Trahisons et gros cachets : la guerre des festivals espagnols

Au festival de Benicàssim en 2007 (FIB Archive/Kike Olmedo)

Morrissey, Radiohead, Nick Cave, Bob Dylan, Leonard Cohen… L'avalanche de grands noms qui se produiront cet été en Espagne a de quoi donner le tournis. Dans les villes, dans les banlieues, dans les campagnes, les festivals y ont poussé comme des champignons ces dernières années. Mais tout n'est pas que bonne nouvelle pour les Espagnols fans de musique et les Français qui s'y rendent de plus en plus nombreux. Pris dans une spirale de surenchères, les promoteurs espagnols se livrent une guerre acharnée qui pourrait bien causer la mort des meilleurs évènements.

Terre pratiquement vierge de grands festivals de rock indépendant, pop ou électronique jusqu'au milieu des années 1990, l'Espagne en compte aujourd'hui plus d'une centaine. A Barcelone, Madrid, Bilbao, mais aussi dans des petites villes aux quatre coins du pays qui parviennent à attirer d'énormes têtes d'affiches comme Bjork ou Metallica. Sans parler du méga festival Rock in Rio qui tiendra bientôt sa première édition madrilène et où, grâce à un budget de 30 millions d'euros, défileront dans une programmation quelque peu éclectique Amy Winehouse, Alanis Morisette, Tokio Hotel, Jamiroquai, Lenny Kravitz, The Police et bien d'autres.

Des sommes pharamineuses pour les artistes en Espagne

Qu'est-ce qui attire ces hordes d'artistes vers la péninsule ? Les cachets exorbitants qu'on leur offre pour être sûr qu'ils n'iront pas jouer chez le voisin. Journaliste musical vétéran, Victor Lenore a entendu beaucoup de groupes lui dire » qu'on les paye plus dans les festivals espagnols que n'importe où ailleurs » :

 » Vampire Weekend (qui vient de se produire au Primavera Sound de Barcelone) ne voulait signer ici avec aucun promoteur jusqu'à ce qu'ils découvrent les offres des festivals. De nombreux autres artistes ne font pas de tournées espagnoles car ils préfèrent se produire dans un festival et empocher en une nuit plus que pour quatre concerts moyens. Nous devons être le seul pays européen où Arcade Fire n'a jamais joué en salle. »

Après une bataille d'offres entre festivals, The Police devait ainsi toucher autour de 2 millions d'euros pour un concert à Bilbao. Les Rage Against The Machine peuvent eux espérer entre 600000 et 800000 euros pour un soir et les Breeders sont passées de 25000 à 100000 euros par festival sur la péninsule, selon le quotidien El Pais. En plus de la folie dépensière des promoteurs privés, les artistes peuvent désormais compter sur les mairies, qui ont trop bien compris qu'un festival réputé pouvait améliorer l'image d'une ville mieux que mille campagnes de communication. Bilbao financerait ainsi à hauteur de 1,5 million d'euros le nouveau venu BBK Live.

Si ouvrir le portefeuille peut effectivement assurer une tête d'affiche spectaculaire, la générosité ne va pas sans danger, comme l'explique Victor Lenore :

 » Peu de festivals espagnols ont jusqu'ici disparu. L'un d'eux, le Doctor Music, aurait payé Beck plus de 220000 euros en 2000 pour le « voler » à Benicàssim (FIB) avant de faire faillite. Ceux qui font exploser le marché deviennent vulnérables et risquent de devoir fermer à la première baisse de fréquentation. »

Le public espagnol n'est en effet pas extensible à l'infini et les grandes affiches de la péninsule cherchent de plus en plus à attirer des spectateurs étrangers. Pionnier des festivals indépendants en Espagne, le FIB joue là-dessus depuis longtemps et vend la moitié de ses tickets hors d'Espagne, dont 13000 rien qu'en Grande-Bretagne et 1500 en France. D'autres commencent à suivre le même chemin, comme le Primavera Sound, qui a attiré cette année 45% de festivaliers étrangers.

Les organisateurs s'affrontent dans une guerre de mots

Un public limité, une concurrence âpre et des sommes pharamineuses déboursées : le panorama est vite devenu asphyxiant pour les organisateurs. Comme dans un western, le FIB et le nouveau venu, Summercase, crée en 2006 par la maison de disque indépendante Sinammon, ont dégainé leur hostilité au grand jour en décembre dernier. Le Summercase annonce alors qu'il retarde son ouverture jusqu'au 18 juillet pour éviter d'entrer en concurrence avec d'autres grands festivals européens. Mais la date est loin d'être anodine, c'est celle prévue par le FIB. On enrage à Benicàssim, car le Summercase a la particularité de se tenir en même temps à Madrid et à Barcelone, pas si loin de son site, au nord de Valence.

Trois mois plus tard, le FIB réplique avec un coup de maître : il emmène Morrissey, Babyshambles et compagnie sur les terres du Summercase, à Madrid, en organisant une journée de festival le même week-end. La guerre est définitivement ouverte. Son promoteur, José Morán, n'épargne pas son concurrent dans le magazine spécialisé Rockdelux qui consacre l'édition de ce mois à la guerre des festivals :

 » Ce promoteur est arrivé en jouant des coudes et en cassant le marché à coups de contrats aux artistes à n'importe quel prix, en acceptant n'importe quel chantage de l'agent anglais et sans que cela ne le gène de passer devant toi avec des artistes avec qui tu as déjà travaillé. »

L'organisation de Summercase réplique, elle, dans la même édition qu'elle est » fatiguée d'entendre toujours parler des cachets » et réfute les chiffres publiés.

22 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de belette

De belette

lectrice du canard | 13H10 | 21/06/2008 | Permalien

Autant aller voir de bons groupes rock espagnols. Les 27 et 28 juin prochains se tiendra le « Festin Canibal » à Barcelone avec le meilleur de la scène actuelle. Et les tickets sont abordables ! !

Portrait de personne

De personne

13H31 | 21/06/2008 | Permalien

« Les Rage Against The Machine peuvent eux espérer entre 600000 et 800000 euros pour un soir »

Encore des artistes étranglés par le piratage et qui bientôt ne vivront plus de leur musique.

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à personne Portrait de personne De Pol_Liber

intermittent profiteur | 12H22 | 22/06/2008 | Permalien

800000 euros et l'intro du concert est l'internationale on est loin du RATM des débuts…

Portrait de quetzal2012

De quetzal2012

enseignant précaire | 13H52 | 21/06/2008 | Permalien

à quand la rage against the business et le fric, on est bien loin de cette bonne vieille fusion qui faisait de la musique surtout par plaisir et engagement…
cela ne tuera rien car il existe un tas de petits festivals avec des groupes espagnol qui seproduisent gratuitement ou presque, commes si on allait en espagne écouter les grands noms de la scène internationale sans connaître ne serait-ce que la sublime voix de Paco ibanez…

http://alternativealaconstipationdelapensee.blogspot.com

Portrait de welcome_at_guillaume_home

De welcome_at_guillaume_home

. | 13H54 | 21/06/2008 | Permalien

Il me semble qu'en France c'est un peu pareille.
Un exemple ?
Le premier week-end de juillet a traditionnellement son 1er gros festival de l'été : Les Eurocks. Comme d'hab, y'a des grosses pointures. Et le même week-end y'a un certain festival de trois ans d'age, le Main Square festival d'Arras, où pour le coup la prog est meilleur qu'à Belfort. Je voulais aller aux Eurocks, finalement ce sera Arras. Et au vu de la prog des 2, y'a intéret d'avoir des entrées pour payer les artistes et faire des bénéfices.
En espérant quand même que ça fasse le plein pour les deux.

Portrait de ljaguin

De ljaguin

14H40 | 21/06/2008 | Permalien

En France c'est effectivement presque pareil, seules la loi EVEN et la modestie du mécénat privé nous brident pour l'instant.
Au delà du débat petit/grand festival, il semble surtout dommage que l'historique, l'âme de certains événements semblent de bien peu de poids face à des avatars industriels et cliniques.

Portrait de TonyMo

De TonyMo 22269

Athée in Heaven | 14H51 | 21/06/2008 | Permalien

Un festival à ne pas rater en Espagne c'est « 'Sonar''.

Portrait de CA Not Dead

De CA Not Dead

Glandouilleur Pro | 15H17 | 21/06/2008 | Permalien

Comme dit avant, en france c'est pareil. Le problème est même à un niveau mondial depuis deux ans. Pour racoler certaines têtes d'affiches reformés, les festivals surenchérissent.

Le problème c'est que certains festivals se mettent en danger financièrement pour attirer quelques têtes de gondole (route du rock…). On risque ainsi de voir disparaitre, ceux qui n'ont pas les reins assez solides au bout d'un certain temps.

Ils seraient temps qu'ils se calment avec les « grosses $tar$ », surtout que les prestations des groupes reformés, sont bien souvent mauvaises.

Sinon, il reste les petits festivals, bonne ambiance, on découvre des groupes, on discute, on bouffe pas trop mal (sur certains), c'est moins l'usine…

Portrait de kinonico

De kinonico

15H25 | 21/06/2008 | Permalien

Trouvez ici une interview très intéressante du co-directeur du festival de la Route du Rock de St Malo qui explique l'histoire des cachets mirobolants, et le fragile équilibre budgétaire d'un petit festival « indépendant » qui vit sans doute sa dernière édition cette année (la 28ème ! )

http://routedurock.free.fr/itwff02.html

En Espagne, les partenariats privés (sponsoring) avec les marques de bières permettent la surenchère des cachets qui tuent les autres festivals, et notamment français.

Trouvez ici une interview très intéressante du co-directeur du festival de la Route du Rock de St Malo qui explique l'histoire des cachets mirobolants, et le fragile équilibre budgétaire d'un petit festival « indépendant ».

http://routedurock.free.fr/itwff02.html

En effet la Route du Rock de St Malo vit sans doute sa dernière édition cette année (la 28ème ! )

Sa programmation n'a jamais cédé à aucun diktat financier ou médiatique, et c'est peut-être aussi cette intégrité que le festival paye aujourd'hui, à laquelle il faut ajouter un investissement trop faible des collectivités publiques.

Qu'un festival en vienne à l'appel aux dons de ses spectateurs (http://routedurock.free.fr/pind.html), voici un vrai signal d'alarme qui montre la mauvaise santé d'une filière tout entière.

Quand les ventes de disques baissent, les artistes (et les tourneurs) cherchent à gagner l'argent sur les concerts, le plus d'argent possible !

Quant aux (gros) labels et aux autres boîtes privées, elles on pour but l'intégration verticale de la filière, en rachetant des salles de concert (cf Carling en Angleterre, Clear Channel dans le monde entier), des festivals (Live Nation), des médias (Virgin Radio ex-Europe 2)… et dans ce cas il est évident qu'on ne pourra plus parler d'indépendance artistique, puisque les programmations sont imposées par le haut, et de façon globale dans le monde entier.

VV, chanteuse des Kills (Angleterre) se plaint sur leur dernière tournée anglaise d'avoir eu à écumer le réseau des salles Carling, toutes rénovées, décorées et construites exactement de la même façon, alors qu'un an plus tôt ces salles avaient toutes leurs particularités, leurs défauts, et donc leurs charmes.

Les concerts dont on parle ici sont de l'ordre du business entre producteurs financiers et consommateurs, du B2C déshumanisé, et non plus de l'ordre d'une expérience de découverte des artistes de la part de spectateurs… Quel dommage.

Portrait de Charles Mouloud

à kinonico Portrait de kinonico De Charles Mouloud

Bras gauche de la Vénus de Millau | 22H22 | 21/06/2008 | Permalien

Pour la route du Rock à St Malo , c'est moins grave que si c'était pire !

Certes les finances ne sont pas au mieux, mais la casse est limitée.
Différents partenariats naissent.
Cette année , pas de grosses affiches en tête de gondole, ce que ne semblent pas regretter les organisateurs , croisés à L'Ubu pour la soirée fin d'année.

L'édition de 2008 sera « indé », et bien dans l'esprit de ce festival.

Jeudi 14 août : The Breeders, Tindersticks, The Do, Cold War Kids, Foals, The War On Drugs, The Dodos, Fuck Buttons, …
Vendredi 15 août : Sigur Rós, The Notwist, Why ? , Adam Kesher, Pivot, No Age, Micah P. Hinson, Bowerbirds, …
Samedi 16 août : Midnight Juggernauts, The Ting Tings, Poni Hoax, Menomena, Windsor For The Derby, Phosphorescent, …

Je vous en dirais plus d'ici peu.Je dois les rencontrer pour justement aborder la question de la viabilité des festivals , des coûts et de l'investissement , ou pas , des collectivités locales….

Allez , je file , c'est la fête de la musique.
Petite mise en jambes avant les festivals de l'été en Bretagne.

(Les Tombées de la nuit, Les vieilles Charrues, et ..la route du Rock ! )

Profitez du spectacle vivant !

Portrait de Sutpen

à kinonico Portrait de kinonico De Sutpen

22H28 | 23/06/2008 | Permalien

C'est un peu exagéré. Benicassim qui est un des symboles du festival gros budget, heinekenisé etc… propose souvent une belle programmation avec aussi des groupes pas/peu connus et qui gagneraient à l'être. Simplement ils jouent à 15h ou 3h du matin, en dehors des horaires qui attirent le plus de monde. Ou pire pour eux, à 21h sur une petite scène quand Radiohead ou Amy Winehouse passent sur la grande.

Mais c'est vrai que c'est dommage que les festivals « indépendants » et exigeants comme la Route du Rock disparaissent petit à petit. C'est pourtant là que se produisent souvent les futurs têtes d'affiches des plus gros festivals. Le meilleur exemple est peut-être les Transmusicales de Rennes qui est le seul à avoir accueilli Nirvana en France (à leurs débuts) mais a du se spécialiser plus tard dans l'électro pour survivre.

En tout cas, bon courage à la Route du Rock !
Vu leur programmation cette année, j'ai du mal à croire que cela puisse être la dernière.

Portrait de léo solo

De léo solo

15H50 | 21/06/2008 | Permalien

« Bling

Money
Money »

Mais oui, se dit mon voisin ; ça me rappelle quelque chose.

La financiarisation de la chansonette s'accélère.

La quoi ?

La finaciarisation de la chansonette ?

Qu'es aco ?

Portrait de laf001

De laf001

Matheux | 16H06 | 21/06/2008 | Permalien

Des sommes faramineuses ou bien un budget pharaonique ? Quelqu'un a enquêté sur les couilles de logiciels correcteurs d'orthographe, notamment ceux de Bilou, ou bien est-ce qu'il n'y a que moi que ça fait phantasmer ?
PS : Cherchez l'erreur ! ( et l'autre aussi )

Portrait de pancho

De pancho

23H01 | 21/06/2008 | Permalien

Je vous aime bien en général, Elodie, mais là, permettez-moi de vous dire que vous nous faites une resucée d'articles d'El País de ces derniers jours (et d'aujourd'hui particulièrement), particulièrement inintéressants.
Sur la forme, je vous dirai que l'inflation des cachets me laisse froid. Je me souviens des blaireaux de la Ligue Communiste scandant, à Bordeaux, en 1974, « Ferré,bourgeois, le peuple aura ta peau » devant la scène où le pauvre Léo (Ferré, donc), qui avait le malheur de faire ses tournées en Jaguar (déviationnisme consciencieusement dénoncé au préalable par l'organe de délation « Rouge »), essayait de se produire (soit dit en passant, il les avait mouchés bien comme il faut, le vieux, avant de délivrer un concert mémorable, accompagné de son seul pianiste –Loulou, je crois).
Je les connaissais bien, ces trotskards : c'étaient pour la plupart des gens à qui je parlais dans les manifs contre la guerre au Vietnam ou Pinochet, et je peux témoigner qu'au moins l'un d'entre eux roulait en Mercedes (d'occasion, mais quand même ! ) et un autre sur une moto BMW, grosse et récente. L'un était fils de médecin et l'autre, je crois, d'avocat. Les deux de Mont de Marsan, pour être précis. Bref, des cris d'orfraie d'une sincérité douteuse, par des gens à qui je devine une trajectoire July-Cohnbendiste juteuse depuis lors. Eh quoi ! Il aurait fallu que Léo Ferré fît ses tournées à bicyclette sous prétexte qu'il chantait « Les anarchistes » ? Quelle connerie !
Non, Elodie. Franchement, le problème est ailleurs.
Le problème est que la musique en général n'est plus qu'un papier peint ou un pot de yaourt : dans le premier cas, on en recouvre son quotidien et, éventuellement, avec beaucoup de chance, on s'arrête quelques instants sur la petite bulle qu'une pose imprécise a laissée derrière elle, et on s'en fait un drapeau, voire un univers (cf. l'engouement actuel pour Radiohead ou Portishead). Dans le deuxième cas, le plus fréquent et de loin, on remplit son frigo (rebaptisé iPod pour la circonstance) de tonnes de yaourt musical, et on consomme en pensant à autre chose.
Tenez : vous qui connaissez apparemment bien l'Espagne : j'étais l'été dernier sur la plage de San Sebastián, pour le concert gratuit de Bob Dylan (une paille ! ) sponsorisé par une marque de bière hollandaise. Pour moi, une joie immense : écouter live l'une de mes idoles absolues, une légende, et en plein air en plus, avec la brise océanique pour nous rafraîchir. Autour de moi ? Autour de moi, des gens en train de manger des pizzas, de descendre des bières, de se prendre en photo avec leur portable ou de se téléphoner pour se demander « où t'es ? », ce genre de choses essentielles et, surtout, de HURLER. Tous ces gens n'aiment pas la musique. , J'ai abandonné depuis longtemps les concerts à ces andouilles (vous avez vu les bannières et les drapeaux nationaux brandis dans les concerts de Glastonbury ? C'est à voir gratuitement sur la BBC4 chaque été : hallucinant de bêtise, là encore) ; j'essaie d'en écouter à la radio (merci internet) ou sur la BBC TV : là, j'entends presque tout, je n'ai aucune odeur de bouffe, d'intimités mal rincées ou de joints dans le pif. Mais peut-être que je vieillis… A part ça, Tom Waits en Espagne à 130 euros la place (tarif de cet été), ça tente qui, franchement ? Les fans ou les « pijos » (snobs) qui ne distinguent pas sa voix de celle, « aguardentosa » (alcoolisée), du rémouleur du coin ? Moi, M. Waits, je vous conseille un usage suppositoire des billets de vos spectacles, à ce tarif-là, et avec tout le respect que je dois à votre œuvre jusqu'aux années 80.

Portrait de Sutpen

à pancho Portrait de pancho De Sutpen

05H55 | 22/06/2008 | Permalien

Moi je n'ai pas vu d'insinuations comme quoi les artistes étaient trop payés, faut pas voir le trotskard partout non plus.

En revanche vous semblez déplorer que Tom Waits vendent ses places à 130 euros en salle. Tom Waits, bourgeois, le peuple aura ta peau ?

Les festivals servent aussi justement à atténuer les prix pour les spectateurs. Mais je ne comprends pas que le cachet des artistes en festival vous laisse froid, alors qu'il est étroitement lié au prix qu'ils gagneraient s'ils faisaient une tournée classique.
L'exemple d'Arcade Fire montre bien qu'ils ont choisi de jouer en festival, car peut-être il leur faudrait vendre leurs places en salle à 100 euros pour gagner autant d'argent. Donc plus les cachets des festivals augmentent et moins vous aurez de chances de voir Tom Waits (même si ce n'est pas le meilleur exemple) ou autres à moins de 130 euros. Évidemment il n'y a pas que l'argent qui les motivent mais bon…

Mais sinon,le fait que les concerts de rock sentent la transpiration, la bière et les joints, ça ne date pas vraiment d'hier. Et question hurlement, vous avez déjà vu un concert des Beatles ?

Les univers c'est pas vraiment nouveau non plus. On a vu les papiers peints psyché, folk, hard, punk, new-wave, rap, électro… et chacun a (eu) ses bubulles.

Pour finir, j'aurais une pensée pour Pasteur qui répétait souvent que les plus belles fermentations naissent des plus mauvais yaourts.

Portrait de lucifer

De lucifer

lunatic | 07H43 | 22/06/2008 | Permalien

Et alors ? En quoi celà vous gêne-t'il que ces artistes se produisent en Espagne et pas ailleurs ?

Portrait de welcome_at_guillaume_home

à lucifer Portrait de lucifer De welcome_at_guillaume_home

. | 08H41 | 22/06/2008 | Permalien

En quoi celà vous gêne-t'il que ces artistes se produisent en Espagne et pas ailleurs ?
et pas ailleurs ? : c'est con d'aller voir un festival si il y a personne !

Portrait de oui ben non

De oui ben non

10H10 | 22/06/2008 | Permalien

Chez nous, en France, les festivals de rock c'est dangereux pour les honnêtes gens et il n'y a pas assez de CRS pour les protéger des voyous.. C'est pour cela qu'il n'y en a pas beaucoup…
Chez nous, en France, le rock, faut qu'il soit intello, et comme il n'y a que chez nous que les rockeurs sont intellos, on est forcément limité.
Chez nous, en France,le rock il est alternatif ! Comment ? Vous n'étiez pas au courant ?
Chez nous, en France, le rock c'est Carla !
Chez nous, en France,c'est en France et pas ailleurs.

Portrait de léo solo

De léo solo

10H12 | 22/06/2008 | Permalien

La photo montre trois dames empressées d'atteindre leur objet de désir.
Les voir courir me ravit.
Rien de plus beau qu'une pulsion à l'oeuvre.

Portrait de léo solo

à léo solo Portrait de léo solo De léo solo

11H46 | 22/06/2008 | Permalien

Trois muses à la fontaine de Picasso me ravit aussi.

Portrait de Patrick desche-zizine

De Patrick desche-zizine

09H40 | 23/06/2008 | Permalien

Et ceci expliquant peut-être cela (très certainement en fait) : il n'y a toujours pas de syndicat de musiciens digne de ce nom au pays du flamenco…

Les représentants des collèges patronaux apprendraient à mieux se définir et s'organiser comme le font (un peu plus) nos chers patrons des théâtres privés et festivals contraints à négocier avec les professions du spectacle. Il n'y a qu'en France qu'on voit une « patronne des patrons » se plaindre devant l'assemblée de voir bafoué le droit syndical. Même si nous n'en sommes pas dupe, cela reste respectable…(glups je l'ai dit)

Une dérive des couts, dangereuse surtout pour les organisateurs espagnols, n'entrainerait qu'une hausse des billets, malheureusement pas une valorisation de l'ordinaire du musicien professionnel espagnol.

Quand à la promotion de la musique vivante espagnole, elle risque de subir un désintérêt croissant de sa population, sauf si elle se décide à déserter les shows des vedettes (plutôt des idoles) hors de prix pour soutenir la création contemporaine et tout le vivier des ressources musicales exceptionnelles de ce beau pays…
Mais là je rêve bien sûr.

http://www.dailymotion.com/video/x371f1_la-caita-dans-vengo_shortfilms

Portrait de uppercut

De uppercut

23H38 | 23/06/2008 | Permalien

JE N'AI PAS LU L'ARTICLE MAIS JE SAIS QUE L'EAU A BIEN MOUILLE LE SEIN GAUCHE QUE DU BONHEUR !
(ELLES COURENT VOIR UNE ARRIVEE DE HARAGAS AVEC UNE MUSIQUE RAI…

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