Sommés de dénoncer la violence, les séparatistes basques refusent

Nouveau coup judiciaire contre le parti séparatiste Action Nationaliste Basque (ANV), lundi matin, en Espagne. Cinq jours après avoir envoyé en prison la maire ANV de la ville de Mondragon, où un ancien conseiller socialiste avait été assassiné par l’ETA avant les dernières élections législatives, la justice a ordonné mardi matin la fermeture d’un siège municipal du parti. Acculé, le radicalisme basque tient pourtant bon dans sa volonté de ne pas condamner l’assassinat d’Isaias Carrasco  : les motions de censure proposées par les socialistes contre ses conseillers municipaux dans quatre villes basques ont toutes été rejetées fin avril.

Plusieurs dizaines d’activistes et de sympathisants d’ANV s’étaient rassemblés, lundi matin, sous le slogan  » vous ne nous ferez pas taire » à Portugalete (Nord de l’Espagne) pour  » accueillir » la police venue procéder à la perquisition et à la fermeture du siège local d’ANV. Samedi, ils étaient beaucoup plus nombreux, quelques 5000 personnes, à s’être rassemblées à Mondragon pour protester contre l’arrestation mercredi dernier d’Inocencia Galparsoro, la maire de cette ville basque qui a toujours refusé de condamner l’assassinat d’Isaias Carrasco. ETA n’avait alors pas attendu pour exprimer sa colère  : dès le lendemain de son arrestation, à l’aube du 1er mai, trois bombes ont explosé dans des locaux officiels du Pays Basque.

 » Un délire répressif »

Après la nouvelle action judiciaire, lundi matin, le milieu séparatiste radical a affirmé dans un communiqué diffusé par l’agence Europa Press vivre dans un  » état d’exception » , ajoutant que le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) était  » immergé dans un délire répressif.  »

 » Tout cela nous rappelle les époques les plus obscures de notre histoire, car l’inquisition et le franquisme le plus cru sont revenus parmi nous » , lançaient-ils alors.

Du côté de la justice, on se défend de toute influence politique. Figure de proue de la lutte antiterroriste en Espagne, le juge Garzon est à l’origine des dernières actions judiciaires contre ANV. Selon lui, les militants mis en cause ont rompu l’ordre de suspension des activités du parti qu’il avait décrété le 8 février dernier, peu de temps avant les législatives du 9 mars. ANV, avec le Parti communiste des terres basques, lui aussi forcé de suspendre ses activités, avaient alors été décrits comme un  » soutien logistique » du groupe terroriste ETA. Activiste de longue date dans les organisations politiques indépendantistes basques, la maire de Mondragon aurait  » expressément » manqué à la décision juridique, selon lui. Elle est également accusée de  » collaboration avec une organisation terroriste » .

 » L’anomalie basque »
Dans un éditorial intitulé  » L’anomalie basque » , le quotidien de centre gauche El Pais dénonçait lundi l’argumentaire des radicaux basques en avançant que si le Pays Basque connaît bien une  » situation d’exception » , celle-ci est avant tout  » motivée par l’existence d’une bande qui contraint et assassine des membres de partis démocratiques. »

 » Mais le plus inédit c’est qu’il existe des partis qui considèrent ses actions comme légitimes et tentent d’en tirer avantage", complétait le journal.

Le Parti Socialiste Basque (PSE), auquel appartenait Isaias Carrasco, s’est allié au Parti Nationaliste Basque (PNV) le mois dernier pour présenter une motion de censure contre les conseillers municipaux de Mondragon, qui refusaient de condamner son assassinat et les attentats d’ETA. Mais l’opposition des conseillers ANV et d’autres formations, ainsi que l’abstention de l’unique conseillère du parti populaire (droite) l’on fait échouer. En tout, quatre municipalités ont jusqu’ici refusé de voter des condamnations similaires.


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Domingos | Employé administratif à Galice
23H23 05/05/2008

Cet article pouvait être une traduction du journal El Pais, la voix officielle du parti socialiste et du pouvoir. Il y a des visions de gauche sur la situation du Pays-Basque, Euskal Herria.
Mme. Cuzin, vous devez sortir un peu de Madrid et connaître des autres points de vue.

 
BarsouK | Nanochercheur à New York
00H01 06/05/2008

J’aime beaucoup l’annonce google dans la marge pour le spécialiste du Béret « online »!

 
borneo oui-europe.over-blog.com
08H02 06/05/2008

Basta ya

 
bartapas
10H50 06/05/2008

Un état est prêt à tout pour sauver sa peau, autrement dit conserver sinon l’envie d’adhérer, du moins la dépendance et la soumission de ses citoyens.

Publicité, propagande et manipulation mentale, via media, éducation et art du paraître, sont les armes « acceptables » d’une guerre cachée, perpétuelle et sans merci.

Cette guerre sale et disproportionnée, vise à éradiquer les séparatistes et les indépendantistes, y compris les autarciques et les individualités, capables de dénigrer et de se passer de la « nécessaire » couverture étatique, présentée comme la panacée et le bonheur universel pour les veaux infantilisés.

Défaite cycliquement, la dictature s’est ainsi inventée un masque de probité sacralisé pour mieux escroquer la masse : cela s’appelle la démocratie.

Les états et les frontières sont mortels, mais chut, il ne faut pas le rappeler.

La paix comme le libre-choix, sont des illusions renforcées par l’inertie collective. Le panurgisme n’aime pas Darwin.

A violence hypocritement étouffée, violence et demie ouverte.

L’Espagne, grande, une et indivisible, sait que c’est maintenant ou jamais qu’il faut marginaliser la tentation de l’émancipation de ses sujets les plus mâtures.

Elle n’a pas eu la chance historique de pouvoir massacrer ses Vendéens comme de l’autre côté du temps où cela était permis.

Une petite maison sera toujours plus accueillante, durable et bien mieux tenue, qu’un vaste ensemble HLM

 
cpt.kirk | passionné de musique et de politique
11H24 06/05/2008

très drôle de parler de propagande de l’état quand on se contente de rèpéter ce discours répété et usé par tous les pseudos indépendantiste que l’ont retrouve un peu partout en Europe.

 
cpt.kirk | passionné de musique et de politique
11H21 06/05/2008

La violence au Pays Basque ainsi qu’en Corses est inexcusable pour la simple raison que les indépendantistes ont pour interlocuteur une démocratie.
Si les la majorité des basques voulaient de cette indépendance comment se fait il que les partis qui soutiennent ces idées ne soit pas majoritaire dans les assemblées locales.
Non bien sur que l’ont a juste affaire à une poignée de criminel pratiquant le racket et le meurtre et si des partis soutiennent ce genre d’individus alors bien sur ils sont considérer comme des complice.

 
elliotness
13H06 06/05/2008

« comment se fait il que les partis qui soutiennent ces idées ne soit pas majoritaire dans les assemblées locales ? »

de la même façon que les courants émergents ou alternatifs, ne sont pas représentés dans les assemblées françaises bipolarisées par la magouille des règles et de la carte électorale doublée d’une mise à l’index pulsionnelle des insoumis et des déviants des deux « partis » politiquement corrects de la masse télévisuelle, de la même façon qu’un député ou un président élu, ne l’est au final que par moins de 30% de la population, de la même façon que le TCE majoritairement rejeté par référendum, est quand même approuvé par derrière et en catimini, etc.

l’intérêt d’une structure n’est pas de libérer ou de laisser s’émanciper ses constituants.

l’intérêt d’une dictature et d’apparaître comme une démocratie.

l’intérêt d’un prédateur et de se faire passer pour l’ami des moutons.

et de faire passer les sécessionnistes et dissidents du troupeau pour de vilains et dangereux sauvages à exterminer.

dont acte.

 
Lavrenti
16H15 06/05/2008

>l’intérêt d’une structure n’est pas de libérer ou de >laisser s’émanciper ses constituants.

>l’intérêt d’une dictature et d’apparaître comme une >démocratie.

>l’intérêt d’un prédateur et de se faire passer pour >l’ami des moutons.

>et de faire passer les sécessionnistes et dissidents >du troupeau pour de vilains et dangereux sauvages à >exterminer.

(Ce sont des questions serieuses)

Combien de militants nationalistes basques ont ils été extreminés depuis, mettons, dix ans?

Lorsque vous parlez de dictature et de predateur, faites vous allusion à l’état espagnol?

Si j’ai bien compris votre message, vous vilipendez le gouvernement espagnol tout en considerant les militants nationalistes basques comme des victimes.

Dans cette optique, ne craignez vous pas que votre message puisse être compris à l’inverse du sens que vous souhaitez lui donner du seul fait du choix du vocabulaire que vous avez fait? Tout particulierement lorsque vous parlez d’extermination, à savoir une action physique violente visant à la mort de ceux qui en sont la cible?

 
Prolo du livre
13H14 06/05/2008

Au pays basque les partis majoritaires (localement) sont interdits (batasuna) et lorsqu’il n’y en a pas d’autres le P.P. envoie des élus pour remplir les mairies…

Alors la brave morale des bons républicains…

 
NELEPHANT
12H40 06/05/2008

Cop-col de mon post de novembre dernier :

Je n’appelle pas des meurtriers des patriotes.

Aucune cause n’excuse le crime.

Et, à vrai dire,il y en a vraiment MARRE des illuminés qui placent une cause avant la vie humaine. On pouvait comprendre, sous Franco, qu’on fasse sauter Carrero Blanco. Mais l’Espagne connaît depuis 29 ans maintenant un régime de démocratie représentative ( oui, c’est à un Bourbon allié à un social-démocrate qu’on le doit…et avec l’accord de Santiago Carillo, SVP!).. les crimes de l’ETA n’ont vraiment plus aucune excuse.

On relève en outre :

->en interne, le fonctionnement de l’ETA comme une secte (manipulation mentale, lavage de cerveau, intimidation)

->en externe, son comportement mafieux et racketteur…pas à l’égard des des « capitalistes » ( S’pas, M. l’anti-impérialiste? ) mais à l’égard des gens modestes : petits commerçants, patrons de bistros, taxis…trop lâches en fait pour s’attaquer aux grands bourgeois avec gardes privés.

 
paco
21H43 06/05/2008

mais s’agit-il ici d’ETA et de ses actions, de ses crimes, ou des idées indépendantistes. Ton intervention ne parle que d’ETA, alors que le sujet de l’article est bien de montrer une étape vers l’interdiction d’un parti politique. Amalgame facile…que fait souvent la justice espagnole ces derniers temps.
Au nom de la lutte anti-ETA, peut-on tout justifier ? Les interdictions de médias, de partis politiques, d’associations, sans que le lien effectif avec ETA, autre qu’idéologique, soit démontré par la justice, sont-elles acceptables ?
Le gouvernement espagnol a utilisé des organisations para-militaires (GAL, surtout, mais pas seulement) dans les années 1980. Il utilise maintenant la criminalisation d’un courant de pensée (quoiqu’on pense de ces idées). Quelles limites doit se fixer une démocratie ?
Cela dit, au vu des réactions épidermiques à cet article (qui n’apporte aucune information nouvelle, en fait), on se dit que c’est pas pour demain, la paix.

 
Lavrenti
12H14 07/05/2008

C’est une question interessante.

L’espagne est une federation dans laquelle les regions disposent d’une tres large palette de pouvoirs. Au pays basque même les nationalistes/autonomistes sont tres largement representés dans les differentes institutions et pour ce que j’en sais, il n’y a pas de restrictions à cette representation.

Partant de là, peut on parler d’une volonté du gouvernement ou de la justice espagnole de lutter contre l’expression politique du nationalisme basque?

Dans un contexte ou la violence politique est une réalité permanente, ne s’agit-il pas plutot de lutter contre la representativité politique de cette violence? De couper le lien entre le crime politique et la representation legitime?

Les moyens employés peuvent paraitre tres forts mais en existe-t-il d’autres pour interdire toute interaction entre une violence qui n’a rien de justifiable dans le contexte espagnol actuel et une representation politique qui dispose de tous les moyens pour s’exprimer?

Le crime politique n’a rien d’anecdotique au pays basque et je pense que le fait de fixer une limite très précise au delà de laquelle l’expression politique n’est plus legitime est le seul moyen pour lutter efficacement contre cette criminalité.
Je n’ai pas une opinion inamovible sur ce sujet et je ne pense pas qu’il soit bon de laisser un blanc seing à la justice ou au gouvernement central mais ces mesures d’interdiction me semblent positives à tous points de vue.

 
Network 23 | identité perdue dans mes papiers
13H46 07/05/2008

En France, l’amalgame entre acte violent et expression de la pensée a donné lieu aux lois scélérates, qui ont abouti à la fermeture de la plupart des journaux anars de l’époque et au Procès des Trente de 1894 si ma mémoire est bonne…

L’Etat qui lutte contre une opposition extra-parlementaire en limitant les libertés et les droits démocratiques ne peut prétendre être défenseur de la démocratie.

C’est un peu comme l’armée turque qui prétend défendre la démocratie en interdisant l’AKP

 
Lavrenti
15H19 07/05/2008

Mais en quoi la justice espagnole - pas l’état, il y a plus qu’une nuance - lutte-t-elle contre une opposition extra parlementaire?

Les formations politiques nationalistes ou autonomistes basques n’ont elles pas des élus, qui sont libres de promouvoir leurs idées?
Les sanctions qui frappent certaines de ces organisations ont bien pour motivation leur association avec la violence separatiste, pas les idées nationalistes defendues me semble-t-il.
Il n’y a donc pas d’amalgame entre les idées politiques défendues et la violence politique : si tel était le cas, aucune formation nationaliste basque n’existerait.

De même, je ne vois pas en quoi le fait de limiter certains droits en fonction d’une activité criminelle est contraire à la démocratie. Rendre ineligibles Juppé pour detournement de fonds massifs organisés ou Le Pen pour incitation à la haine raciale ne me semble pas être antidemocratique. Le contexte est different mais le principe est le même : l’apologie de la violence politique fut-ce sous une forme detournée entraine une perte de legitimité pour les élus. En quoi est-ce antidemocratique?

Le seul element qui me semble aller dans votre sens n’est pas un element de fond mais de forme. Qu’une decision administrative prise par un juge puisse être aussi lourde de consequences mérite d’être discuté.
En dehors de ça je ne vois pas d’incompatibilité democratique.

 
paco
15H38 07/05/2008

Quand le quotidien Egunkaria a été fermé, il est mort. Et les charges ont depuis été abandonnées par le ministère public.
Une activité criminelle, certes, mais tout dépend de ce qu’on définit comme « criminel ». Ce n’est pas pour apologie d’ETA (d’autres ont été condamnés pour ça) que l’ANV est interdite, mais pour avoir pris la suite de Batasuna, interdite elle même pour « concordance avec les objectifs politiques d’ETA ». Rien à voir avec des condamnations individuelles (de Juppé, de Le Pen ou de dirigeants indépendantistes) basées sur des faits précis. On condamne une expression politique, parce que ses objectifs (l’indépendance,…) sont les mêmes que ceux d’ETA.
A mon avis, la ligne rouge qu’une démocratie ne doit pas franchir n’est vraiment pas loin !

 
Lavrenti
16H30 07/05/2008

Je pense que je comprend ce que vous voulez dire.

Une dernière précision toutefois : le programme politique défendu par ces organisations ne comprend-il pas la lutte armée comme moyen d’accession à l’independance?

Je suppose qu’il est permis de discuter de la pertinence de l’interdiction d’une organisation politique liée à une activité criminelle quand on voit l’exemple de l’ira provisoire et du sin fein.

Mais j’ai toujours un gros doute quand à l’absence de validité de ce type d’interdiction. C’est peut être un erreur, mais c’est en tout cas une mesure qui se defend et qui n’est pas dénuée de sens.

 
Network 23 | identité perdue dans mes papiers
17H19 07/05/2008

On a pas interdit le PCF alors qu’il se prétendait révolutionnaire jusqu’à peu. On enferme des gens pour des actes, pas pour des idées!

 
paco
18H03 07/05/2008

Si la lutte armée était le moyen proposé par Batasuna pour obtenir l’indépendance, ce parti serait interdit en France. Or ce n’est pas le cas, Batasuna existe en France, a des élus locaux. Mais la loi espagnole sur les partis politiques n’existe évidemment pas en France.
Le problème, encore une fois, est de savoir où sont les limites : la notion de « mouvance d’ETA » est quand même bien vague, mais elle a permis la fermeture de médias, l’interdiction de partis ou d’associations.
Encore une fois, ce n’est pas cette « mouvance d’ETA » qui est à défendre, mais des principes qui me paraissent fondamentaux.

 
paco
15H14 07/05/2008

IL y a donc une contradiction fondamentale : certains courants nationalistes ne sont pas représentés, par définition, puisqu’ils sont interdits (d’où appels à l’abstention,…, lors des dernières élections). C’est bien une expression politique qui est interdite (entre 10 et 15% des votes lors des derniers scrutins auxquels ils ont participé). La question est bien là : le crime n’a évidemment rien d’anecdotique, mais l’expression d’idées politiques est bel et bien interdite. Il ne s’agit pas là de condamner ceux qui crient « gora ETA » (vive ETA), mais de faire l’amalgame entre ceux qui commettent des assassinats et ceux qui défendent les idées indépendantistes de gauche.
Je ne suis pas indépendantiste, mais critiquer ces interdictions me fait passer pour un suppôt d’ETA. Les crispations, de part et d’autre, empêchent tout débat. Qu’ETA ne veuille pas de débat, c’est une chose, mais qu’un gouvernement démocratique le refuse, ça me gêne beaucoup. Pas de démocratie sans contradiction…

 
Lavrenti
15H34 07/05/2008

Pouvez vous eclairer ma lanterne?

Existe-t-il des formations politiques nationalistes basques qui soient interdites pour autre chose que le soutien direct ou indirect à la violence politique?

J’ai beaucoup de difficultés à concevoir une organisation politique « de gauche » qui soutienne ou refuse de condamner les assassinats politiques dans un pays democratique.
Qu’ ETA ait honoré l’espagne en faisant effectuer des loopings à la bagnole de Blanco en 1973 est une chose; que des organisations politiques servent de caisse de resonnance à ETA en 2008 en est une autre.

En d’autres termes, ce que vous appelez des organisations politiques representatives sont elles autre chose que des partis liés à la violence politique?

(note : il ne s’agit pas d’un troll, ce sont de vraies questions)

 
paco
15H41 07/05/2008

Problème de coordination, voir post un peu plus haut. Les partis ANV, EHAK, Batasuna, sont liés à la violence politique, oui, parce qu’ils ont les mêmes idées qu’ETA. La lutte contre le terrorisme justifie t-elle l’interdiction de ces idées ? C’est une vraie question, là aussi, mais à mon avis, non.

 
Network 23 | identité perdue dans mes papiers
17H20 07/05/2008

Il s’agit tout à fait du problème des lois scélérates votées en France à la suite de l’assassinat de Sadi Carnot par l’anarchiste Caserio.

L’Etat - et le pouvoir judiciaire fait partie de l’Etat - se défend bien entendu contre des agressions armées. Un Etat démocratique peut-il mettre sur le même plan violence physique et violence verbale?

Que vous critiquiez l’absence de condamnation verbale de l’ANV, cela peut se concevoir - et seule une connaissance imparfaite du conflit basque m’empêche ici de vous rejoindre explicitement.

Mais que cette absence de confession soit l’objet de poursuites pénales, voilà qui est tout simplement intolérable et nous ramène à une certaine pratique inquisitoriale.

===
Quoi qu’il en soit, dans ce genre de conflits, l’Etat a toujours prétendu que les militants qui soutenaient les droits politiques des prisonniers politiques étaient eux-mêmes des terroristes. Cela revient au même que de condamner un avocat pour les crimes de son client.

 
elliotness
13H14 06/05/2008

allez voir au ciné : G.A.L.

ou en dvd : El Lobo

arpentez le coeur du Pays Basque (Mondragon justement) autrement qu’en faisant trempette à Biarritz ou Saint Jean de Luz.

lisez l’article sur la Galice et la Guardia Civil de calle89.

cessez de croire que la réalité s’arrête à la surface des choses.

 
Tony_H | Etudiant en architecture
14H37 06/05/2008

« comment se fait il que les partis qui soutiennent ces idées ne soit pas majoritaire dans les assemblées locales ? »

D’abord il faut savoir que le lendakari [président de la communauté basque] fait parti du PNV : Parti Nationnaliste Basque, et depuis le début le début de la démocratie espagnole il y a eu uniquement un président basque de ce parti nationaliste. Ensuite le président soutient le plan Ibarretxe qui a été aprouvé par le parlement basque. Ce nouveau texte propose un nouveau statu autonomique du Pays-Basque. Bien sur ce texte a été rejeté par Madrid, contrôlé en majorité par le PSOE et le PP.
De même en France, dans une autre échelle, lorsque les provinces demandes une reconnaissance de leurs spécificités culturelles, ceux-ci se font boulé par Paris. Citons la mise en place d’un référendum sur la création du département Pays-Basque soutenu par une majorité d’élus locaux et de plus de 35000 personnes. Plus récement, la mise en valeur des langues régionnales est un problème pour le gouvernement français qui ne respect pas la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires (1992). Dans un contexte où l’année 2008 a été déclarée par l’UNESCO Année Internationale des Langue la France est attendue à ce qu’elle s’aligner sur l’Europe.

 
TonyMo
19H17 06/05/2008

Au début on avait de la sympathie pour ses revendications Nationalistes. (Basque, Corse, Serbe…) Maintenant on découvrent leur idéologies extrémistes & xénophobes. Une idéologie qui exclut tous les non basques. La formes de leurs crânes qui seraient commun à tous les Basques… (Paléolithique ???) Qu’est qui faut pas faire pour revendiqué un bout terre. Ont-ils le Sang argenté? Sur wikipédia il y a une catégorie:Utilisateur origine Terre c’est pas pour ses nationalistes.

 
Tony_H | Etudiant en architecture
19H38 06/05/2008

Comme tous mouvements revendicatifs il y a certaines personnes qui sont pour le dialogue et d’autre, malheureusement, qui sont pour faire imposer les choses par la violence. Le problème est que les seconds nuisent au travaille des premiers. C’est vrai que ce serait meilleur d’avoir un monde rempli de sages et d’intellectuels. Tout le monde ne s’appelle pas Dalaï Lama, d’autre s’éappellent plutôt Jean-Marie LePen. Mais entre les deux extrèmes il existe un large pannel que tu ne peux pas négliger en simplifiant et en généralisant. Ceux-là sont humains comme toi pour la paix, le dialogue et une solution aux problèmes

 
dumè di meme
21H50 06/05/2008

je suis contre la violence sous toutes ses formes. Y compris la violence d’état qui dans tous les pays ne sais répondre à des revendications que par la répression.
regardez les forces de l’ordre des pays les plus pauvres. Ils sont aussi bien équipés que ceux des pays riches!
Souvent, ce sont les états qui transforment des hommes passionnés, mais intègres, en fous furieux, par la non écoute, l’injustice ou le bâton.
Tout peut se résoudre par le dialogue et la non violence, à condition d’être deux pour discuter.
cette condition n’est malheureusement pas toujours remplie.
Il y a aussi des extremistes qui utilisent des mouvements révendicatifs pour assouvir des ambitions personnelles égoistes.
En fait rien n’est simple sous le soleil.

 
jakin33
08H51 07/05/2008

Je ne suis pas basque mais je vais au Pays basque depuis plus de 50 ans . Je vis à Bayonne depuis 15 ans . J’ai de la famille basque.
Je pense que les partis dits nationalistes sont racistes.
Hors d’une certaine culture , ou langue basque point de salut.
Je pense que s’ils se trouvaient en Iran , ils ne seraient pas depaysés.
Tous les soi-disants défenseurs de la nation basque sont tout sauf des basques. Ils ne sont que des paumés dignes de Jean-Marie Le Pen.
La plupart de ces facistes (y compris à l’extrème gauche) sont incapables d’avoir une vie festive, une vie culturelle.
Ce sont des personnes qui combattent l’âme basque et ses spécificités.

 
Network 23 | identité perdue dans mes papiers
14H00 07/05/2008

Vous commencez par assimiler les nationalistes basques - de gauche, je sais c’est difficile à comprendre pour un Français pour qui le nationalisme est à l’extrême-droite depuis l’affaire Dreyfus - à des racistes, pour finir par nous parler de « l’âme basque » !

Vs n’avez pas peur du paradoxe vous! On peut condamner les violences de l’ETA - dont la composition a bcp changé ces dernières années - sans dire autant d’absurdités, essayer de comprendre un peu l’histoire et l’Espagne, ou les skinheads crient plutôt « Viva Espana! » que « Viva Catalunya! » ou « Euskal herria! »

Et pourtant je n’approuve pas des projets tels que ceux des nationalistes catalans visant à ne plus payer d’impôts à Madrid et à laisser l’Andalousie et l’Estrémadure dans sa merde…

Quoi qu’il en soit, l’idée de fédération est fondamentalement étrangère à la culture politique française, mais à l’heure de l’Europe, il faudrait peut-être essayer de renouveler les vieux schémas - pour citer Joey Starr ;-)

 
paco
15H25 07/05/2008

C’est quoi, un basque ? Et « l’âme basque » ? Et un fasciste ? Et un raciste ?
Votre message est caricatural des critiques qui amalgament tout et n’importe quoi, sans rien justifier. Citez les textes, des exemples de racisme des « partis dits nationalistes »?
Pardon, je rêve, en vous demandant de justifier : vous n’êtes pas dans l’argumentation, vous êtes dans la haine. Respirez un bon coup.

 
borat
12H55 10/05/2008

Aucune liberté, aucune indépendance, aucune frontière ne s’obtient hélas dans la paix.

Les « démocraties » usent de terrorisme camouflé, travesti et dilué pour tuer « proprement » leurs sécessionnistes. Ex : Nouvelle Calédonie.

Elles persuadent leurs citoyens qu’ils sont les plus beaux, les meilleurs grâce à elles ; en réalité ce sont des républiques bananières corrompues qui exploitent par le mensonge et la manipulation, l’avilissement et la passivité de leurs veaux. Ex : l’Europe.

Cette réalité insupportable (comme déterrer la preuve que Dieu est une supercherie pour un croyant) est inacceptable donc refoulée par inversion du jugement à l’encontre des autres dans une fuite de soi aliénante. Ex  : litanie des scandales enterrés, 9/11, …

On dit que que les indépendantistes sont une bande de mafieux fachos, racistes, meurtriers, xénophobes, obtus, incultes, attardés, etc. A l’inverse des souverainistes à la sauce Dupont Lajoie ? A l’instar des minorités de résistants-terroristes à passer par les armes de tous temps !?

Que savez-vous vraiment hormis ce qui est relaté par les agents de l’opinion ? Quelle est votre capacité à changer de référentiel, à vous mettre à la place de l’autre qui diffère de vous ? A accepter cette différence ?

Que dire des voyous multimilliardaires de Monaco et Luxembourg, coffres-forts off-shore des actifs détournés nationaux, bien à l’abri des futures révolutions populaires !?

La France et l’Espagne refusent aux Basques (qu’ils soient noirs, jaunes, métis francophones, hispanophones, immigrés et tutti quanti) le droit de gouverner par eux-mêmes : en ce cas et en toute logique, réfutons nos frontières, notre culture, notre langue et adhérons derechef à l’Europe (c’est quasi déjà fait) (et pourquoi pas à l’empire Chinois tant qu’on y est) et au gouvernement mondial (c’est en voie) ! Même peine, même punition, ou deux poids deux mesures ?

Une chose est sûre : la démocratie fonctionne très bien et est attractive en petit comité (tout le monde connaît tout le monde, les escrocs et les voyous sont repérés et envoyés en prison) —> CONTROLE DIRECT ET TRANSPARENCE ; elle est détournée et galvaudée en dictature cachée, à l’échelle supérieure (les représentants élus ont carte blanche pour piquer dans la caisse et faire n’importe quoi en profitant de l’inertie de la masse) —> MAGOUILLES ET DELEGATIONS INTERMEDIAIRES

Les petits états fédérés ont de l’avenir car ils reposent sur l’implication et la dynamique de leurs citoyens responsabilisés, les macro-structures sont fatalement appelées à s’écrouler car de type oligo-monarchique d’une élite parvenue exploitant par le mensonge et l’illusion, son bétail dépravé.

Les gros propriétaires n’aiment pas rendre leurs terres aux petits paysans.