
Réchauffement climatique : les ministres tombent la cravate

Le ministre de l'Industrie en col de chemise au Parlement ? L'image aurait pu facilement échapper aux Espagnols, écrasés mercredi par une chaleur étouffante. Mais le président du Congrès, choqué, a décidé de lui faire porter une cravate neuve par un huissier en pleine session (coût : 35 euros à la boutique officielle de la vénérable institution). Pas démonté, le responsable de l'Industrie, Miguel Sebastián, a refusé de la mettre avant de lui renvoyer en cadeau dès le lendemain… un thermomètre.
Pour mieux comprendre cette délicate attention, il faut revenir à la semaine dernière, lorsque M. Sebastián décide que la climatisation de son ministère ne refroidira désormais les lieux que jusqu'à 24 °C, -contre les 19 °C qui soufflent, selon des journalistes délateurs, dans les couloirs du Parlement- en autorisant du même coup le personnel à ne plus porter de cravate pour ne pas souffrir de cette élévation de la chaleur.
Son département a en effet calculé que chaque degré en plus programmé sur une climatisation permettait d'économiser 7% de la consommation électrique. Une bonne façon, selon lui, de lutter contre le réchauffement climatique mais aussi de montrer aux ménages espagnols, qui verront leur facture d'électricité augmenter de 11% cette année, comment économiser quelques précieux euros en ces temps de crise.
L'opposition surfe sur la vague
Les difficultés économiques que traverse l'Espagne servent justement de munitions à ceux qui reprochent au gouvernement Zapatero d'occuper le terrain médiatique avec un geste futile. Editorialiste pour le journal conservateur ABC, Ignacio Camacho osait la métaphore vendredi : « Au lieu de se serrer la ceinture, le Gouvernement relâche sa cravate. » Une députée de l'opposition s'indignait, elle, que l'on aborde l'économie d'énergie de manière aussi « frivole ». L'Espagne figure parmi les plus mauvais élèves en matière de respect du protocole de Kyoto. Elle émet déjà 50% de CO2 en plus qu'en 1990, alors qu'elle s'était engagée à limiter cette augmentation à 15% d'ici à 2010.
M. Sebastián a toutefois des alliés dans sa croisade inspirée d'une idée japonaise et déjà reprise par plusieurs entreprises espagnoles. Dans un « coming out » solidaire, le ministre du Travail et de l'Immigration, Celestino Corbacho, a défait jeudi sa cravate devant un parterre de journalistes avant de lancer que l'on pouvait respecter le décorum « avec ou sans cravate ». Pourquoi ne pas avoir décidé plutôt de tomber la veste ? M. Sebastián ne s'est pour l'instant pas expliqué là-dessus.
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De parousnik
11H01 | 06/07/2008 |
Lutter contre le réchauffement des planètes du système solaire en cravatant les populations naïves par de nouvelles taxes et impôts divers ne suffiront qu'à fragiliser un peu plus et appauvrir ces populations déjà sur les rives de l'asphyxie…et à enrichir les propriétaires actionnaires de banque a qui ces populations emprunteront pour consommer et survivre…aux dérèglements sociaux, aux baisses constantes des salaires et a la montée spéculatives du prix des matières premières… à la raréfaction de l'emploi….du à la docilité de la technologie et a la résurgence des privilèges féodaux…
http://www.dailymotion.com/video/x1t851_le-rechauffement-climatique-glob…
http://www.surfandbiz.com/article/rechauffement-climatique.htm
De stangrof
12H22 | 06/07/2008 |
Bonjour
vous avez absolument raison, c'est une partie de l'agenda politico-eugeniste.
Les deux boss du club de rome ont publié un livre qui résume leur travail depuis les années 70 dans lequel on peut lire ceci. Ces gens ne sont pas payé pour réver !
http://www.amazon.com/First-Global-Revolution-Alexander-King/dp/06797382…
L » ennemi commun de l'humanité est l'homme
Dans la recherche d » un ennemi commun, contre lequel nous pourrions unir ( la planète ), nous avons développés l'idée que la pollution, la menace du réchauffement de la planète, la pénurie d'eau, la famine et ainsi de suite, ferait l » affaire. Dans leurs totalités et leurs interactions, ces phénomènes constituent une menace commune qui doit être confronté par tout le monde, ensemble. Mais, en désignant ces dangers comme l » ennemi, nous tombons dans le piège, dont nous avons déjà mis en garde les lecteurs, à savoir confondre les symptômes avec les causes. Tous ces dangers sont causés par les interventions humaines dans les processus naturels, et ce n'est que par un changement d » attitude et de comportement qu » ils peuvent être surmontés. Le véritable ennemi est l » humanité elle-même.
La Première révolution mondiale : un rapport du Conseil du Club de Rome
par Alexander King (Auteur), Bertrand Schneider (Auteur) 1991
A bientôt
http://www.ipernity.com/home/stangrof
De re-belle
mère au foyer | 17H02 | 06/07/2008 |
il y a quelques années, au japon, on demandait à ceux qui travaillent dans les bureaux de laisser tomber la veste pour économiser l'énergie des climatiseurs et que meme le premier ministre donnait l'exemple en se rendant au travail en chemise ! ! ! …
eh ! ! ! …rika zarai ! ! ! …
chante-nous sans chemise et sans pantalong ! ! ! …
pouquoi pas short et t-shirt pour un nouvel uniforme de travail en été ? ? ? ! ! ! …
cela serait plus cool ! ! ! …
De A.V. 24685
tamagotchi89 | 12H13 | 07/07/2008 |
Pour en finir avec les conventions, et en particulier celles qui concernent l'écologie, il faudrait enfin sortir du symbole pour entrer dans la maturité. Ça fait maintenant 25 ans que les politiques nous bassinent avec l'écologie des petits gestes sensés enseigner les grandes vertus. Mais les symboles ajoutés aux symboles ne font pas avancer les choses.
On va tous tomber la cravate, trier nos déchets, maîtriser notre consommation d'eau, éteindre nos appareils plutôt que de les mettre en veille, et… et… et rien du tout. Parce que c'est du pipi de chat, et que les principales mesures sont bien plus radicales et politiques que cela.