Madrid : ceci n'est pas le couple Sarkozy transposé au théâtre

Les apparences sont, très volontairement, trompeuses. Lui, président d'un pays fictif au nom à consonance francophone. Elle : Paoloa D'Angio, ancienne mannequin et jeune épouse qui peut le regarder de haut, vu la bonne tête qui les sépare.
Honnête, l'auteur et interprète de la pièce « Scandale au palais », Pedro Ruiz, reconnait facilement que l'intérêt suscité dans les médias par cette ressemblance avec Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en facilite plutôt la promotion. Joint par téléphone, l'auteur et humoriste vétéran admet :
« Cela ne me fait pas de mal que l'on fasse le rapprochement. Je suis un homme d'âge mûr, je mesure à peine trois à quatre centimètres de plus que le président français et mon personnage est avec une très belle jeune femme. Alors évidemment que l'on parle d'une certaine ressemblance… »

« Mais plus que chercher les personnages de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni, j'ai surtout voulu m'éloigner de la politique espagnole, dont j'ai toujours parlé, pour que cette pièce prenne une dimension plus large.
Il s'agit ici d'un mariage de convenance et intéressé entre Bernard Mathieu et Paola D'Angio (Lidia San José). Or j'ignore totalement si le leur l'est aussi. Il n'y a rien, au-delà de cette apparence, qui rappelle leurs parcours particuliers. Ils me servent d'archétypes proches et actuels pour aborder la problématique éternelle des liens entre l'amour et le pouvoir. »
Un président encore marié et la jeune mannequin en situation compromettante
Toute ressemblance serait donc absolument fortuite avec l'évènement déclencheur de l'intrigue :
La diffusion sur une grande chaîne de télévision d'une vidéo peu romantique montrant les ébats des deux amants dans des toilettes alors que lui, déjà président, était encore marié avec sa précédente épouse. Scandale.
Les spectateurs ont aussi droit à la vidéo, diffusée sur l'immense téléviseur qui trône sur scène au milieu du salon du couple présidentiel.
On ne quitte jamais cette pièce cossue alors que les deux personnages tentent de digérer le coup bas puis d'assumer la gène lorsque la mère ou la fille de l'un et l'autre appellent après avoir vu les images crues et enfin de préparer la démission apparemment inévitable du président déchu. Une ambiance oppressante où fusent les récriminations. Exemple avec ce dialogue, où Bernard Mathieu demande à sa belle :
- « M'aurais-tu remarqué si j'étais un pré-retraité de la grande distribution ?
- Et toi, m'aurais-tu remarquée si je n'avais pas ce derrière et cette silhouette ? »
« Nicolas Sarkozy semble avoir le sens de l'humour »
Plus vaudeville que pamphlet politique, la pièce laisse transparaître une certaine compassion pour ses personnages, ces « souris de laboratoire de luxe » victimes de la « loupe impitoyable et suralimentée de l'opinion publique » et que les spectateurs scrutent, comme par le trou de la serrure.
Un faible qu'il admet ressentir également pour le « vrai » couple présidentiel.
« C'est honteux que l'on parle tout le temps de la silhouette ou du derrière de Carla Bruni [en référence à la célèbre photo prise lors de leur passage à Madrid, en avril, ndlr].
Je ne crois pas aux hommes politiques et je n'ai jamais voté. Mais vu d'ici, Nicolas Sarkozy semble être capable de venir assister à la pièce et d'en rire. Il parait décomplexé et doté d'un plus grand sens de l'humour que les politiques espagnols. »
Il sera d'ailleurs présent, sous forme de statue de cire installée dans le public, lors de la première le 16 septembre.
► Escándalo en Palacio au théâtre Reina Victoria de Madrid en avant-première depuis le 9 septembre - première le 16 septembre.
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De Frère bien aimé
10H59 | 15/09/2009 |
Nous , on aimerait bien que le rideau se baisse sur notre pitoyable comédie pseudo démocratique .
à Frère bien aimé
De kawaayi
"fatties will be eaten first" | 14H19 | 15/09/2009 |
MORT DE RIRE…
à kawaayi
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 14H26 | 15/09/2009 |
C'est à l'occasion de la journée de la prostate ? ? ? ? ?
à Tigerbill
De kawaayi
"fatties will be eaten first" | 15H01 | 15/09/2009 |
Non je crois que c'est la récré du périnée en ce moment ! ! !
De steed1
prosateur à mi-temps | 10H40 | 15/09/2009 |
et ça se joue quand chez nous ?
à steed1
De Chabouline
Chab ou Line | 10H51 | 15/09/2009 |
Tous les jours !
à Chabouline
De Gilgamesh157
Raleur professionnel | 13H27 | 15/09/2009 |
Marrant j'allais mettre la même chose
De screugneugneux
râleur-NRV | 10H49 | 15/09/2009 |
sarkoland, c'est la comedia del arte………
on se maque de nous partout, je crois que c'est le president français le plus meprisé et le plus moqué…. un bouffon quoi….. !
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 11H27 | 15/09/2009 |
« Nicolas Sarkozy semble être capable de venir assister à la pièce et d'en rire. Il parait décomplexé et doté d'un plus grand sens de l'humour que les politiques espagnols »
Bien sûr qu'il est capable d'assister à la pièce mais il posera ses conditions comme il le fait toujours dans tous ses déplacements et j'ai bien peur que sa première condition soit que ce soit une autre pièce qui lui soit présentée, une qu'il a pris le soin de faire choisir par un de ses conseillés.
D'autre part j'adore le second degré de cette phrase de Pedro Ruiz.
De Laffreux Jojo
penseur libre | 11H34 | 15/09/2009 |
Parlerait-on de cette pièce qui de toute évidence est une grossière merde de boulevard, s'il n'y avait pas la « ressemblance » avec le couple Sarko-Bruni ?
Aucun intérêt.
à Laffreux Jojo
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 14H28 | 15/09/2009 |
de toute évidence
Ah ? ? ? ? ? ? ? ?
De marie 75
11H54 | 15/09/2009 |
A Madrid, le couple Sarkozy inspire une comédie sur l'amour et le pouvoir
cf tageblatt (rub. people)
« Scandale au Palais » (de l'Elysée ? ) : le couple Sarkozy a librement inspiré une pièce de théâtre jouée actuellement à Madrid sur les affres de l'amour et du pouvoir médiatisés.
Il s'agit bien sûr d'une fiction. Mais toute ressemblance entre les deux protagonistes de cette comédie à l'affiche du théâtre Reina Victoria avec Nicolas Sarkozy et Carla Bruni n'est pas pure coïncidence. La scène se déroule dans le salon cossu de Bernard Mathieu, président dans la cinquantaine d'un pays non-spécifié, et de sa jeune épouse Paola d'Angio, comme par hasard ex-top-model et présentatrice télé d'origine italienne. Le couple assiste, nerveux, au lancement d'un journal télévisé qui annonce la diffusion d'images saisies par des caméras de sécurité : on y voit le président Mathieu faisant l'amour avec Paola dans les toilettes d'un palais officiel, alors qu'il était encore marié à son ex-épouse.
Il assure vouloir démissionner : « Je ne suis plus le président de la République, je suis le président qui baise dans les toilettes ». Pour elle, il n'en est pas question. Les dialogues sont vifs, parfois crus. « Chérie, est-ce que tu m'aurais remarqué si j'avais été pré-retraité d'un grand magasin ? » demande le président à son épouse. La réponse fuse : « Et toi, est-ce que tu m'aurais remarquée si je n'avais pas ce cul et ses jambes ? » L'auteur, directeur et acteur principal de « Scandale au Palais », Pedro Ruiz, se défend d'avoir voulu faire un vaudeville, mais une comédie « sur deux être humains pris au piège de leur position, de leurs ambitions et d'une énorme pression médiatique ». Il ne cache pas s'être inspiré du couple Sarkozy, mais jure que ces personnages ne sont que des « archétypes proches, plutôt la radiographie de tous que la photo figée de quiconque ».
(…)
De YoshiL7
13H20 | 15/09/2009 |
Pour bien moins que cela, d'autres ont pris des procès au cul en France… reste qu'on ne peut souhaiter que des rappels pour cette pièce… rappels, par contre, que nombre de gens n'espèrent pas voir en France d'ici 2012…