Espagne : pour faire la fête au village, merci de payer des droits

Alors que la saison des sacro-saintes fêtes patronales bat son plein en Espagne, deux municipalités disent avoir reçu des factures exorbitantes qui menacent de rafraîchir l'ambiance. En jeu, les droits de pièces de théâtres classiques réclamés par la Société générale des auteurs et éditeurs (SGAE).
Devant le scandale populaire, cette dernière tentent de se justifier. En vain. Elle incarne aujourd'hui l'ennemi numéro un d'une curieuse alliance de médias conservateurs et de gauche, d'altermondialistes et de chantres du « copyleft ». « Aucune municipalité espagnole n'échappe à la grande ombre de la SGAE en pleine saison estivale », se lamentait vendredi le quotidien monarchique et conservateur ABC.
« C'est du pillage », protestent les municipalités rebelles
Une colère provoqué par le cas de Fuente Obejuna, en Andalousie, dont les quelques 5 400 habitants seraient redevable de 31 000 euros à la Société des auteurs pour avoir monté chaque année, pendant une décennie, la pièce écrite au XVIIe siècle par le célèbre dramaturge espagnol, Lope de Vega, et baptisée du nom de la ville.
Une somme « aberrante », selon la maire, Isabel Cabeza, qui souligne dans les page d'ABC la participation volontaire des habitants. « C'est du pillage », s'insurge-t-elle.
La nouvelle suit de près le témoignage, tout aussi outré, du maire de Zalamea de la Serena, en Extremadure, repris là-aussi par la plupart des médias cette semaine. La ville doit, selon lui, s'acquitter d'une facture de 14 000 euros pour les représentations d'une pièce de Calderón de la Barca, qu'elle monte chaque année depuis des lustres et intitulée… « Le Maire de Zalamea ».
Dans ce dernier cas, la SGAE tente de se défendre, en expliquant qu'elle ne taxe pas tant la sympathique pièce villageoise que tous les actes culturels tenus dans la ville depuis 1998 et jamais réglés. Montant de l'ardoise ? Quelque 24 000 euros.
Peine perdue, sa défense est pratiquement inaudible : la SGAE est devenue le « méchant » préféré des espagnols.
Des inspecteurs infiltrés dans les mariages
Il faut dire que les détails de son fonctionnement offrent une mine d'actualités saugrenues.
On apprend ainsi, en décembre 2008, qu'elle envoit régulièrement des détectives privés s'introduire discrètement dans des mariages, caméscope au poing, pour filmer la fête et épingler ainsi les salles ne payant pas les droits d'auteurs sur les musiques diffusées.
Problème, des tourtereaux scandalisés découvrent les intrus et les dénoncent. La SGAE est alors condamnée à une amende de 60 000 euros pour infraction au droit à l'intimité et à l'image.
Elle fait appel et échappe finalement à l'amende. Mais l'image rocambolesque reste dans les mémoires et à coups de gros titres retentissants, les Espagnols découvrent depuis l'étendue de son intrusion dans leur vie quotidienne.
Pas un bal populaire, pas un lâcher de taureau, pas un match de football où elle ne s'assure que tout les tributs sont dûment payés aux auteurs des musiques diffusées.
Un enfant malade forcé de reverser une partie de sa collecte
En mai, nouveau scandale médiatique. Bien moins drôle cette fois. Les parents d'un enfant atteint d'une maladie rare affirment aux édias qu'ils ont été forcés par la SGAE de reverser 10% des recettes d'un concert de charité organisé en son honneur. Les artistes, certains célèbres, se sont pourtant produits gratuitement.
La photo du petit Juanma fait le tour des rédactions et l'on découvre que la pratique est courante… Et bien légale.
« La SGAE a droit à 10% des bénéfices (des spectacles de charité) et elle n'y renonce jamais », dénonce alors le journal régional de Ménorque, Última Hora, avant de préciser que tous les fonds prélevés sur un spectactle local de charité auraient « permis d'acheter un hôpital de campagne. »
« Des agissements conformes à la loi »
Devant le scandale, la SGAE se rétracte en assurant qu'elle remboursera la famille du garçonnet. Mais elle insiste :
« Cet acte a été absolument respectueux de la loi sur la propriété intellectuelle qui ne permet pas de licences gratuites. »
Dans tous les cas dénoncés jusqu'à maintenant, la SGAE a en effet pu démontrer que ses agissements étaient légaux et conformes à ses statuts.
Mais dans un pays où musique et films sont téléchargés allégrement sur Internet -dans ce domaine, l'Espagne figure sur la « liste noire » élaborée par les Etats-Unis- sa politique de communication a apparemment besoin d'être revue.
Peu l'entendent lorsqu'elle affirment défendre aussi les intérêts de jeunes artistes qui luttent pour survivre. Plus de 21 800 « fans » ont en revanche rejoint le groupe Facebook « Contre la SGAE ».
Photo : des participants à la « Fiesta de las Piraguas », fête nautique à Arriondas, dans les Asturies (Eloy Alonso/Reuters)
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De eben
11H25 | 15/08/2009 |
Bientôt il faudra vraiment être riche pour pouvoir écouter de la musique, voir un film ou participera une pièce de théâtre. C'est vraiment comme ca que ca doit se finir ? Le professeur qui lira des passages de livres, ou fera apprendre des poèmes à ses élèves devra aussi payer des royalties ?
C'est tout simplement honteux. La culture pour tous !
à eben
De pablico
13H57 | 15/08/2009 |
non, il vont générer une autre culture, ou d'autres formes de cultures. Ceux qui tirent trop sur la corde seront couillonnés..
cela marche toujours comme cela… le besoin créé l'outil…
mais bon…
De mick69
11H30 | 15/08/2009 |
Des droits pour Lope de Vega et Calderon, ça m'étonne vu qu'ils sont dans le domaine public. Ce n'est pas plutôt parce que les haut-parleurs de la fête du village passent aussi Madonna ou Britney Spears en boucle ?
à mick69
De yami
ingenieur | 20H59 | 17/08/2009 |
Oui, je suis bien d'accord, les pièces sont vielles et doivent donc être dans le domaine publique.
Ou alors, il y a un article de loi espagnol qui donne des droits a vie a cet organisme ?
Ça mérite un éclaircissement de la part du rédacteur
De Jhal
11H43 | 15/08/2009 |
c'est toujours le meme probleme de la compréhension de ce que vaut la propriété intellectuelle. On accepte de tout payer sauf les droits d'auteurs. (je parle d'une facon generale, pas de ce cas specifiquement)
la bière doit couler à flot dans ce genre de festivité… est elle vendue a prix coutant ? probablement pas. Les marchand font leur beurre, pourtant c'est l'art qui est l'argument.
à Jhal
De Lurker
Neant | 11H48 | 15/08/2009 |
Vous oubliez, comme tout le monde, qu'un litre de bière a un coût. Une chanson n'en a pas, intrinsequement. Si je diffuse (c'est un exemple) une chanson de Johnny à mon mariage, je n'ai strictement rien coûté à Johnny.
Il est beaucoup plus facile de comparer de l'immateriel à de la bière ou à du pain quand on veut prouver que cela coûte. Sauf que le raisonnement est fondamentalement faux.
Vous allez alors partir sur l'habituel « mais si tout le monde fait comme vous … », tout aussi à coté de la plaque. « Si on legalise le canabis, les rues seront jonchées de drogués » « Si on autorise le piratate, les artistes vont mourir de faim ». C'est faux, le piratage existe depuis belle lurette, et pourtant il y a toujours plus d'artistes. Ne me parlez pas du chiffre d'affaire des majors, ce sont des entreprises commerciales qui, comme chaque industrie, connaissent des hauts et des bas. Pourquoi tout mettre sur le dos du piratage (ce qui est le cas dans cet article, diffusion non-autorisé d'oeuvre, quelle qu'elle soit), alors que tant d'autres raisons participent a leur deliquescence ?
Pour conclure, au lieu de répéter bêtement ce que vous entendez de la part d'une industrie en train de se casser la gueule pour tout un tas de raisons, réfléchissez un peu. Le droit d'auteur à un but précis, qui est celui de defendre l'auteur. Pas les distributeurs et les rentiers, comme on aimerait nous le faire accepter depuis si longtemps.
à Lurker
De Jhal
12H32 | 15/08/2009 |
c'est sans doute pour cela que j'ai parlé de « prix coutant ».
mais sans doute que prendre la peine de lire corrrectement est un peu trop difficile.
à Lurker
De mick69
12H38 | 15/08/2009 |
Votre discours est très répandu mais il est faux. Car la bière n'est pas vendue à prix coûtant, elle est vendue avec du BENEFICE
Donc, quand un évènement est basé sur la MUSIQUE et rapporte des dizaines de milliers d'euros de bénéfices, il est tout à fait normal que les auteurs réclament leur part, surtout que dans ce cas, la part réservée à l'auteur compositeur est très correcte par rapport à la part de l'Editeur (major ou label).
De mémoire, il me semble que la SACEM réclame 8% des recettes d'une fête. Ensuite, la clé de répartition des droits d'exécution publique, c'est 33% pour l'auteur, 33% pour le compositeur et 33% pour l'éditeur. Dans le cas des droits de reproduction mécanique, c'est 25% pour l'auteur, 25% pour le compositeur et 50% pour l'éditeur.
à mick69
De Jhal
12H52 | 15/08/2009 |
merci ^^
c'etait exactement le sens de mon propos.
à mick69
De I.P
Flat4 | 21H12 | 15/08/2009 |
Si les gens de la SACEM cessaient de se comporter comme des cowboys ils seraient peut-être mieux reçus pour commencer.
Ensuite il faudra me dire où vous voyez des fêtes de village engendrer des dizaines de milliers d'euros de bénéfices grâce à de la musique enregistrée. La plupart du temps c'est fait avec de la musique live et des petits groupes locaux pas inscrits à la SACEM, qui ne touchent donc rien du tout de la SACEM, et d'ailleurs elle fait tout pour qu'ils ne s'inscrivent pas (voire les conditions délirantes pour s'enregistrer à la SACEM et les droits qu'elle s'arroge).
à I.P
De mick69
01H02 | 16/08/2009 |
La sacem a un tarif réduit pour les fêtes bénévoles. Il y a aussi des conditions plus favorables lorsque le spectacle est occasionnel (1 seule fois par an). Cela dit, même bénévole, une fête de village est désormais conçue pour dynamiser l'activité économique, tourisme, cafetiers, hôtels…
Par ailleurs, si un groupe joue du repertoire hors sacem, il n'y a pas de droits à payer. Cela dit, il est bien rare qu'une sono de village ne diffuse pas du repertoire protégé avant et après un concert amateur
Du point de vue des AUTEURS, le gros problème de la sacem, c'est plutôt tous les cas où elle collecte des droits sans connaitre les musiques jouées : dans ce cas, les droits sont répartis de façon statistique et non aux vrais auteurs concernés. Par ailleurs, ses statuts font que c'est uniquement les auteurs les plus riches qui accèdent au conseil d'administration.
à mick69
De Tyrian
Informaticien | 10H45 | 16/08/2009 |
Faut un poil arrêter le foutage de gueule. Déjà pour les petits évènements, la SACEM en France n'hésite pas à en faire beaucoup. Rappelez-vous le cas de cette classe de primaire qui lors d'une fête pour le départ en retraite de leur enseignante avait chanté une chanson du répertoire de la SACEM. Celle-ci avait tout de même demandé une somme d'argent conséquente pour ça. C'est pathétique. Il a tout de même fallut que le chanteur à l'origine de la chanson paie pour l'amende à la place, car lui-même, réel propriétaire de la chanson, n'a put faire reculer la SACEM.
Sans compter que la SACEM ne redistribue que très mal l'argent qu'elle perçoit. Seule poignée d'artiste privilégiés gagnent réellement de l'argent à travers elle. Les autres perdent surtout leur droit à faire ce qu'ils veulent de leur propre musique. Au final, la SACEM spolie essentiellement les artistes de leurs droits.
Pour finir, contrairement à ce que vous dîtes la SACEM n'hésite pas à demander des droits pour chaque fête. Ils considèrent d'office que des chansons appartenant à leur répertoire sont jouées. A vous de prouver que ce n'est pas le cas (bonne chance). Vous le démontrez très bien avec le fait qu'elle répartie des sommes même quand elle ne sait pas ce qui a été jouée.
à mick69
De MrNatural
Ressortissant | 12H13 | 17/08/2009 |
Bonjour,
d'abord, on parle de la SGAE, pas de la SACEM. Donc tarif réduit en France ou pas, ce n'est pas le problème, je crois.
Quant à la « fête de village concue pour dynamiser l'activité économique »…. hein ? ! ? ! ? ! ? ! ?
Sachez qu'en Espagne, la fête du village est un évènement très importants pour le village. Toutes les familles payent pour pouvoir l'organiser, participent gratuitement et s'ils ont la chance d'avoir des bénéfices, c'est utiliser pour organiser une meilleure fête l'année suivante.
Et ca marche comme ca même dans les villages où il n'y a PAS de cafetiers, d'hotels…
Peut être que dans votre région francaise ce n'est pas le cas, mais la fête de village españole est une fête populaire qui tient au coeur des habitants du village.
à MrNatural
De mick69
14H57 | 17/08/2009 |
Oui je pensais à tous ces villages de France frappés par l'exode rural (et la perte des fêtes traditionnelles) et qui inventent des fêtes du terroir de juillet-août un peu artificielles (mais néanmoins sympathiques) pour distraire le touriste
Concernant l'Espagne, comme souvent sur Rue89, il n'y a pas de véritable enquête. Donc je suis vraiment très étonné que la SGAE réclame de l'argent pour Calderon. Il me semble que le droit d'auteur et le domaine public sont définis dans le Traité de Rome. Donc, soit l'info est vraie et il y a un véritable scandale, soit la réclamation de la SGAE concerne toute la musique moderne diffusée pendant la fête autour de Calderon
à mick69
De Scotian
| 22H40 | 15/08/2009 |
Oui, mais dans les cas particuliers cités dans l'article (fêtes patronales), il n'y a pas vraiment de bénéfices réalisés. Les prix prohibitifs demandés reviennent à interdire ce genre d'événements…
D'ailleurs je ne vois pas sur quoi se base la réclamation sur la production de pièces du domaine public. Peut-être le journaliste pourrait-il nous renseigner ?
Pareil, pour les marriages, je ne vois pas ou est le bénéfice (ce n'est pas un jugement sur le principe du marriage ; -) ).
à Jhal
De nixar
informaticien, Paris | 12H23 | 15/08/2009 |
Les pauv'z'artisss et les pauv » cad'sup de la SGAE ou de la Sacem, si ils peuvent pas récupérer 10% du concert de charité, ou faire payer 3000€ à un pauvre village espagnol de 5000 habitants, ils pourront pas remplir le réservoir de leurs 3 Maserati et 12 Ferrari.
C'est trop injuss !
Heureusement qu'il y a de braves collabos respectueux de l'ordre établi et du droit divin de l'artissss pour défendre les droits des puissants contre les masses mal lavées !
à nixar
De Satiricon
13H50 | 15/08/2009 |
Tu es très gentil de nous amuser avec la petite dose de bêtise que tu ajoutes à la discussion. Je suis pété de rire. Car il est évident que dans ce genre de fêtes on ne paie pas la bière et le vin qu'on vend, on ne paie pas les employés de mairie et les sociétés de services qui assurent les installations, on ne paie pas les victuailles que l'on revend au public, on ne paie pas la location des locaux utiles à l'organisation des festivités, on ne paie pas le carburant qui fera rouler les véhicules affectés aux transports divers nécessaires à ce type de manifestation, on ne paie pas non plus leur location, ni même les développeurs du site web de promotion… Bienheureux Nixar, informaticien, qui vit au pays des bisounours, nul doute que le royaume des cieux t'appartient.
à Satiricon
De puresonic
Contempteur irascible | 16H12 | 15/08/2009 |
Oui, c'est clair, « Nixar » et son petit pingouin, symbole du
logiciel gratuit, fait partie de cette de catégorie gens qui
vivent de l'air du temps et sont payés chaque fin de mois
en monnaie imaginaire composée de bisoux et de reconnaissance
éternelle.
Nul doute que Nixar, « informaticien », posséde une jolie page web où il offre gratuitement un super logiciel qu'il a programmé lui-même et qui permet à tout un chacun de calculer l'âge du capitaine ou la température rectale de son poisson rouge.
gratuitement ! ! ! ! ! ….
Bon…là j'abuse un peu…c'est vrai que les sociétés d'auteurs
ont tendance à bien engraisser les vieux barbons du show-bizz
et les majors mais dans le cas concret évoqué, la SGAE fait
apparemment honnétement son taf et on imagine que
les auteurs et compositeurs verront la couleur de leur argent
à puresonic
De Propergol
à bord du Head Hunter | 16H20 | 15/08/2009 |
Demandez-vous comment des start-ups qui proposent des freewares plus performants que leur alter-ego de symantec, microsoft etc..sont toujours là depuis des années. Certes elles ne gagnent pas de quoi racheter google ou rouler en porsche, mais elles sont toujours là et les programmes Avast, Kerio, Spybot, CCleaner, Adware ne cessent de prendre des parts de marchés aux grands…
Une chose d'ailleurs : on paye déjà la SACEM ou la SGAE à l'achat du CD, voire même de tout support informatique de stockage ou de gravage.
Et on doit payer en plus pour une diffusion non commerciale ?
Et ne me sortez pas que les pauvres auteurs n'auront rien à manger ou bien que la SGAE permet aux artistes de survivre. J'ai bossé dans un label indépendant, et le plus gros défi n'était pas le piratage, mais bel et bien le rouleau-compresseur des majors, qui peuvent faire tourner n'importe quel artiste dans n'importe quelle salle rien que grâce au nom Sony ou Universal…tandis que nous devions lutter au jour le jour pour que l'on passe des artistes qui étaient loin de jouer de la bouse formatée. Leur défaut aura été d'avoir été originaux et créatif…
à Propergol
De puresonic
Contempteur irascible | 17H30 | 15/08/2009 |
Les ventes de CD ?
Vous savez comme moi où elles en sont…
et en l'occurence l'article parlait principalement de théatre
où le support physique (film, dvd) est trés peu développé.
Quand au logiciel libre, je pense qu'il y en a peut-être
0,01% qui tient la route, les meilleurs dévelopeurs finissant souvent par bosser pour de gros éditeurs.
à puresonic
De Propergol
à bord du Head Hunter | 19H25 | 15/08/2009 |
Les ventes de CD de Lorie ou Thomas Dutronc ? Je n'en doute pas, elles explosent (ironie..)…
Les ventes de Nightwish, Scott Tixier, Stratovarius, Green Day, elles, elles explosent (pas ironique).
Ce n'est qu'un juste retour des choses vis-à-vis de la créativité développée pour les albums qui bizarrement marchent pas trop bien.
Et inutile de se défiler avec le contenu de l'article, on parle de théâtre mais aussi de musique. Quand je vous répond, je parle de musique.
Et concernant votre chiffre de 0,01% sorti de je ne sais où, j'ajoute que je suis globalement d'accord avec le fait que le logiciel libre n'est pas un monstre en terme de revenus.
Mais c'est oublier que de nombreux éditeurs « payants » se sont cassé la figure aussi. Tient, je pensais justement à Infogrames. Le modèle n'est pas le même. Si le freeware marche bien (en tout cas pour mes antivirus, pare-feu, antispyware et nettoyeurs, c'est complètement plus efficace pour une consommation de ressources système ultra light tandis que les gros Norton font lagger mon PC), il ne se fixe jamais comme objectif de faire du fric à tout prix.
C'est sans doute quelque chose que vous ne comprendrez pas. Je suis musicien, mais je ne vis pas de ma musique, cela dit je compose.
C'est pas du niveau pro, mais si je savais que tant de gens m'écoutent et m'apprécient, ça ferait de moi un artiste, un vrai.
Si en revanche je savais que je fais tant de fric avec ma musique, ça ferait de moi un entrepreneur, un créateur de richesses, que sais-je, mais en aucun cas un artiste.
Dites, vous jouez de la musique vous ?
à Propergol
De puresonic
Contempteur irascible | 20H12 | 15/08/2009 |
Dutronc c'est parce que le clonage a partiellement échoué (une greffe de cigare pourrait le sauver)
Pour les stats de 0.01%, je les sors de mon chapeau
Je suis à moi seul un échantillon représentatif.
Ok il y a des softs en freeware (pas forcément open source) qui sont valabes et parfois meilleurs que les mastodontes du bizness
mais ces petits éditeurs ont souvent une logique commerciale à terme ou vendent d'autres softs à côté de leurs freewares et
c'est trés bien ainsi.
Et oui, je suis musicien à mes heures et surtout je respecte
la création et je n'ai jamais téléchargé un titre
sur un p2p ou autre.
J'ai découvert Deezer il y a quelques mois et je pense que ça
va me stimuler pour redécouvrir des artistes.
Sur ma liste d'achat : Les duos de Marc Lavoine….
à puresonic
De Tyrian
Informaticien | 10H48 | 16/08/2009 |
Sérieux, tu penses très mal. Renseignes toi avant de sortir des conneries.
à Propergol
De Satiricon
22H08 | 15/08/2009 |
On ne paie pas la SACEM à l'achat de CD. On paie le distributeur et le producteur. C'est lui qui a payé d'avance la SDRM et ainsi obtenu l'autorisation de fabriquer et commercialiser les CD. Pour ce qui est de ces fêtes il ne s'agit pas de diffusion non commerciale puisqu'une multitude d'acteurs encaissent des sommes considérables et offrent au public un divertissement à base d'oeuvres soumises au droits d'auteur. Il est légitime qu'ils en acquittent les droits ou alors que comme au XVIIe ils se limitent à la pantomime, sans paroles, sans musique. Il faudrait le leur suggérer. Sûr qu'il comprendraient et trouveraient l'idée proprement géniale.
: -)
Pour les reste il est vrai que le rouleau compresseur de l'industrie des loisirs impose ce qu'elle veut mais ça n'est justement pas une raison pour supprimer les droits des plus confidentiels, ce qui serait le cas si les sociétés de gestion ne réclamaient rien à ce type de manifestations qui brassent des millions d'Euros.
à Satiricon
De amipb
Chef de projet à Barcelone | 09H03 | 16/08/2009 |
La taxe est bien évidemment répercutée sur le prix des CDs et des DVDs vierges, donc nous la payons.
Et si nous n'avons plus de place et achetons 1 disque dur -> Taxe. Même si ce disque n'est pas destiné aux morceaux ou films, achetés parfois en toute légalité.
Et si nous achetons ensuite un balladeur audio ou vidéo pour profiter de nos achats -> Taxe de nouveau.
La SACEM et ses satellites sont devenus de véritables parasites, et que l'on ne nous fasse pas croire qu'ils défendent les artistes. Avant l'ère du numérique, les petits artistes n'avaient pas plus de chances que maintenant face aux blockbusters imposés par les majors.
A lire : http://archive.salon.com/tech/feature/2000/06/14/love/print.html
à amipb
De Satiricon
13H21 | 16/08/2009 |
Le lien est hors sujet puisqu'il concerne une affaire de Copyright et non de Droit d'Auteur. Cela dit, il ne viendrait à l'esprit de quiconque de confondre taxe et salaire d'un travailleur ! Ce sont des droits, le prix de la rémunération du ou des créateurs. Cela fait partie des frais du producteur comme la matière première à presser pour le CD, les séances de studio, etc. Dans le processus de production il paie tout cela d'avance sans rien demander au public. S'il ne vend pas il est perdant, comme avec n'importe quelle marchandise. Et s'il offrait avec le CD l'exclusivité d'utilisation de la partition dans toutes les situations possibles, ad vitam aeternam, considérant l'explosion des frais, le CD serait proprement hors de prix… loin des 60 € pour une kermesse.
Reste que ce refus absolu de la légitimité de la rémunération des créateurs est symptomatique d'une conception moyenâgeuse de la société où le saltimbanque n'a pas droit de cité. Il est considéré comme un parasite dont le travail ne mériterait aucune rétribution : obscurantisme et discrimination. Pourtant nous sommes bien au XXIe siècle.
à Satiricon
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 23H20 | 16/08/2009 |
» Il est considéré comme un parasite dont le travail ne mériterait aucune rétribution : obscurantisme et discrimination. »
Exactement, j'en suis stupéfaite ! Je crois qu'en France on voudrait que les artistes soient fonctionnaires, en fait. Car tous ces gens qui crient haro sur les droits d'auteurs soutiennent les intermittents, c'est sûr.
à Propergol
De mick69
20H01 | 17/08/2009 |
Logiciel freeware pour les particuliers et payant pour les entreprises. C'est juste une stratégie commerciale pour pénétrer un marché verrouillé
à Satiricon
De yan
loin | 13H07 | 16/08/2009 |
comparer la bière avec une pièce de théâtre du XVII siècle est pitoyable.
Ces pièces de théâtre n'appartiennent à personne. Donc à tous.
Doit on interdire de jouer du Molière à la fête de l'école ?
Ouvrez les Zieux bande d'aveugle ! ! ! !
à yan
De Satiricon
13H27 | 16/08/2009 |
Ouvrez les vôtres pour relire l'article. Les droits ne concernent pas la pièce de théâtre du XVIIIe mais l'ensemble des droits de tout ce qui a été utilisé à l'occasion de ces fêtes, genre Madonna à fond la caisse, 24 h sur 24 au bar de la mairie… Bien sûr le mensonge des municipalités qui cherchent à échapper à leurs responsabilités est plus séduisant à croire que la vérité. Alors on croira le mensonge.