
Première victime mortelle d'un attentat sous l'exécutif socialiste basque
Le Pays Basque s'est réveillé avec la déflagration d'une voiture piégée, vendredi matin. Au volant, un inspecteur de police de 49 ans, Eduardo Antonio Puelles García, est décédé dans la voiture après avoir demandé de l'aide aux passants.
C'est la première victime mortelle d'un attentat depuis que le premier Lehendakari (chef du gouvernement basque) socialiste de l'histoire récente du Pays Basque, Patxi López, est arrivé au pouvoir, il y a à peine plus d'un mois. Un acte que le gouvernement attribue à l'organisation indépendantiste ETA.
« Nous allons en finir avec eux. Nous allons employer toute la force de l'Etat de droit et toutes les ressources de la loi pour ne pas donner ni une minute de répit aux violents », a-t-il déclaré dans un discours à l'unisson avec celui du gouvernement national de José Luis Rodriguez Zapatero.
Son prédécesseur pendant dix ans, Juan José Ibarretxte, membre du Parti Nationalise Basque (PNV, modérés) bien qu'ayant condamné les attentats commis sous son mandat, avait parfois été accusé de montrer plus d'ambiguïté face à la bande armée.
Plusieurs formations ne condamnant pas la violence de l'ETA avaient été interdites par la justice avant les dernières élections du 1er mars. La jeune chef de file de la formation indépendantiste Aralar, qui siège au parlement basque et dénonce la violence, Aintzane Ezenarro, a elle aussi condamné l'attentat :
« Il faut que nous affirmions que ceci n'est pas la bonne voie, et que nous rompions le silence car on dit que cela se fait en notre nom. »
Accompagné du ministre de l'intérieur Alfredo Pérez Rubalcaba, Patxi López s'est rendu en début d'après-midi au chevet de l'épouse et des enfants de la victimes, apparemment hospitalisés après avoir souffert de crises d'anxiété.
Le premier ministre José Luis Rodriguez Zapatero a quitté le conseil européen et Bruxelles précipitamment pour rentrer à Madrid.
« Patxi Lopez, fils de syndicaliste, a d'abord souffert de la dictature de Franco puis de la dictature d'ETA. Il n'a jamais vécu en liberté et enterre des compagnons depuis au moins 1984 », a affirmé le journaliste spécialiste du Pays Basque José María Calleja, sur la chaîne CNN +.
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De sarga
étudiant | 20H01 | 19/06/2009 |
Les terroristes..
…Je suis un lecteur assidu de votre site d'information et je ne m'étais jamais décidé à laisser de commentaire. Cette fois ci ça vaut le coup…
SVP, quand vous publiez des informations à propos de l'ETA, n'ajoutez pas le qualificatif de « organisation indépendantiste » car de
1) vous manquez de respect pour toutes les victimes de l'ETA qui ont été assassinés pendant les 30 ans de démocratie en Espagne
2) vous manquez de respect pour les partis politiques independentistes qui sont contre la violence ( par exemple Aralar, que vous citez dans votre article)
Il faut comprendre que l'ETA n'est pas un groupe de romantiques anti-système et anti-fasciste qui ont conduit à la démocratie en Espagne. NON, l'ETA est un groupe d'assassin qui veux imposer sa vision du monde avec les moyens suivant : extorsion, tirs dans la nuque, voiture piegée, sequestres….
Je m'excuse si je suis vulgaire, mais merde, il faut le comprendre. Je vous accorde que l'ETA combattait le franquisme (avec de la violence) mais elle combat aussi la démocratie ! merde ! son seul objectif c'est celui d'imposer une etat basque indépendant socialiste-marxiste ou les « non basques » (ceux qui ne pensent pas comme eux) seront réduits par la force. Merde s'ils vous plait !
Ne répondez pas qu'il est dificil de se situer à la frontière entre guerrilla-terrorisme-mouvements contestataires. Ce sont des assassins, point barre.
Merci pour votre attention, et mes condoléances pour la femme, les deux enfants, le reste de la famille et autres amis du policier assassiné.
De tlaloc
Retraité | 10H24 | 20/06/2009 |
Le titre est mal venu
à tlaloc
De Elodie Cuzin
(auteur)
Journaliste | 20H08 | 20/06/2009 |
Merci. J'ai rectifié, en espérant que cela soit plus clair.