Hymne espagnol sifflé : un responsable de la télé viré
La finale de la Coupe d'Espagne de football occupe tous les médias espagnols au lendemain de la victoire du FC Barcelone contre l'Athletic Bilbao. Non seulement pour revenir sur les performances des deux équipes, qui ont chacune le droit de « se sentir glorieuses », selon El País, mais aussi à cause des sifflets qui ont copieusement accompagné l'arrivée du couple royal et l'hymne espagnol , toujours muet malgré les efforts du Comité Olympique Espagnol. (Voir la vidéo)
Une pancarte a par ailleurs brièvement été dépliée, avant d'être retirée par la police. On y lisait en anglais : « Nous sommes des nations de l'Europe. Au revoir l'Espagne ». Originaires de Catalogne et du Pays-Basque, les deux clubs comptent en effet parmi leurs supporters des partisans de l'indépendance de ces régions.
Avant la finale, la première chaîne publique, TVE, a curieusement opéré des décrochages à Barcelone et Bilbao juste au moment des sifflets, avant de finalement le rediffuser à la mi-temps. Critiquée par la presse ce matin, elle a d'abord présenté des excuses pour cette « erreur humaine », avant de finalement destituer son directeur des programmes sportifs.
Tellement attendue mercredi, la finale est presque parvenue à éclipser, jusque dans les journaux télévisés de la mi-journée, les conclusions d'un grand débat au Congrès des députés. Dès leurs sorties de l'hémicycle, les membres du parti nationaliste basque (PNV) on revêtu les fameux lions qui gardent l'entrée des Cortes des couleurs de l'Athletic (Voir la photo sur soitu.es), tandis que la ministre de la Défense, Carme Chacón, Catalane, prédisait la victoire de son club.
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De Zoude
rien | 16H53 | 14/05/2009 |
En France on fait tout pour que le public ne sache pas que le président est dans le stade, c'est pas mieux…
à Zoude
De sinclair
22H29 | 14/05/2009 |
A tel point que j'étais persuadé qu'il n'avait pas daigne faire l'aller retour du cap nègre.
J'ai donc été obligé de retourner tout les journaux en ligne pour avoir confirmation de sa présence d'une discrétion de pucelle effarouchée.
Voir le Canard Enchainé pour apprécier les contorsions pour être là tout a en le cachant.
Comme s'il avait peur des sifflets lui qui a été élu par 54% des votants et qui serait réélu en cas d'élection aujourd'hui suivant tous les sondages.
Il est vrai que remplir un stade d'UMP encarté c'est difficile.
à sinclair
De Zoude
rien | 11H09 | 15/05/2009 |
J'étais au stade et je peux te garantir que s'il avait pointé le bout de son nez il aurait été conspué par tout un stade, aucun doute la dessus. Rennes et Guingamp sont des villes très à gauche et de plus tout le monde se souvient de ce qu'il avait dit sur les Bretons :
« Qu'est-ce qu'on va foutre dans un centre opérationnel sinistre à regarder un radar ? Qui a eu cette idée de demeuré ? … Je me fous des Bretons. Je vais être au milieu de dix connards en train de regarder une carte ! (…) Derniers jours de campagne dans une salle à voir une carte ! Grand sens politique vraiment ! … »
Pour finir, tout le monde s'impatientait de le voir pour lui rendre la monnaie de sa pièce, voir : http://www.youtube.com/watch ? v=3Q832rV2PWE
à Zoude
De Bernard_du_Nord
19H43 | 15/05/2009 |
Zoude,
Toi qui était au stade, il me semble qu'au début de son exécution, la Marseillaise a aussi été sifflée.
C'est du moins ce que j'ai cru entendre à la télévision. Après, ils ont du couper les micros d'ambiance et nos « gentils journalistes » ont dit que l'hymne n'avait pas été sifflé.
J'ai espéré voir descendre NS sur la pelouse, mais j'avais des doutes. L'an dernier, il n'est déjà pas descendu.
à Bernard_du_Nord
De Zoude
rien | 07H26 | 16/05/2009 |
Il ya bien eu quelques sifflets juste avant l'hymne, très vite camouflés par le chant du reste du stade, on peut pas dire qu'il ait été sifflé ; ).
De 101.7
Promeneur | 17H23 | 14/05/2009 |
El rey est-il descendu serrer la main des joueurs sur la pelouse ?
Si non, quel manque de courage !
C'est pas dans notre beau pays la France que ça se passerait.
Ici les spectateurs et le président savent se tenir, de la classe, pas un gros mot…
De Phil2922
Retraite invalidité | 17H41 | 14/05/2009 |
Ah ces foutus hymnes… ! Quand arriverons nous à les faire supprimer, sachant quils sont tous d'une autre époque… ? !
http://phil195829.overblog.com
De Domingo
| 18H28 | 14/05/2009 |
Eh bien moi j'ai vu les vraies images… sur la TV3 (catalane), laquelle n'a pas effectué de décrochage. En réalité les sifflets n'ont nullement visé le couple royal mais bien l'hymne. Pas vraiment de quoi fouetter un chat (je ne sais pas quelle est l'expression propice en castillan, ni en catalan). D'autres motifs auraient pu être à l'origine de nombreuses évictions de personnel de la TVE : interviews insipides et surtout caméras en sous-nombre, ou bien mal disposées.
http://www.youtube.com/watch ? v=hvkxDLsVgIk&eurl=http%3A%2F%2Fvideo%2Egoo…
De La flèche
20H06 | 14/05/2009 |
Cette année, la finale de la coupe d'Espagne, de son vrai nom Copa del Rey, réunissait les équipes leader des deux communautés les plus indépendantistes de l'Espagne. Une certaine ironie pour ces deux régions qui d'habitude son peu enclines aux révérences royales. N'empêche, quand il s'agit de football, peu importe la politique. Quoique… La finale d'hier était plombée de symboles. Les sifflets étaient attendus et le couple royal, a comme toujours, était parfait dans sa mission décorative. Reste qu'à la fin du match, quand il est appelé à lever la coupe, le capitaine du F.C.Barcelona, Carlos Pujol, ignore le protocole : il ne suit pas le parcours officiel qui impose un salut aux rois et s'empare sans détours de la coupe. Carles Puyol est catalan, il semble être né dans les vestiaires du F.C Barcelone et nul ne doute qu'il y finira ses jours. Après le match, il était le seul à ne pas porter le maillot spécialement imprimé pour l'occasion. Il y était inscrit Rey de copa et rendait hommage à la vingt-cinquième victoire du club dans cette compétition. Cette victoire permet au Barça d'être le club européen qui a remporté le plus de coupes nationales. L'Athletic de Bilbao,lui, compte vingt-trois victoires dans cxette même compétition. Ses équipes ne sont composées que de Basques, qu'ils soient espagnols ou français. Le Barça, même s'il représente un symbole politique de la Catalogne, s'offre plus de largesse, s'offrant les services des joueurs parmi les plus chers du mercato. Sa victoire d'hier est peut-être les prémices d'une saison exceptionnelle, où les supporters rêvent déjà du « triplete » avec la ligue et la Champions.
à La flèche
De El Damien
Espagne | 18H10 | 15/05/2009 |
Je crois que Carles Puyol a bien serré la main du roi
http://www.youtube.com/watch ? v=T1reEmWFVLE (après 10 secondes) en tout cas le roi lui donne une franche tape dans le dos. Il est vrai qu'il ne va jusqu'au bout de la lignée des officiels.
Puyol est effectivement un Catalan de souche (de la Pobla de Segur), il est en même temps capitaine d'un des plus grand symbole Catalan est en est très fier. Pour autant n'allons pas faire de lui un extremiste indépendantiste. Quelque soient ses positions je ne l'ai jamais vu prendre position, il a toujours répondu présent aux convoncations pour jouer en équipe d'Espagne (ce qui n'est pas le cas d'Oleguer par exemple qui est beaucoup plus indépendentiste), parle espagnol sans problème dans les interviews …
Pour vivre à Barcelone, je confirme que tous les catalan ne sont pas indépendentistes LOIN de là.
Le spectre va des plus extrémistes qui refusent (presque) de parler espagnol jusqu'à ceux qui se sentent finalement plus espagnol que catalan.
Mais dans une enceinte sportive plus qu'ailleurs les minorités buryantes s'entendent beaucoup !
Enfin il faut garder en mémoire le rôle central du Futbol Club Barcelona dans la lute contre le Franquisme. Je pense honnêtement que Barcelone reste aujourd'hui le seul club « politisé » du monde
Mes que un Club
à El Damien
De La flèche
13H20 | 17/05/2009 |
Bonjour Damien,
Loin de moi l'idée de faire passer Puyol pour un dangereux indépendantiste et je m'excuse si mes propos ont pu prêter à telle confusion. Je m'arrêtais simplement sur les symboles politiques, omniprésents lors de cette finale basco-catalane.
Je vis également à Barcelone et ne vois pas en chaque catalan un indépendantiste. Reste que je suis bien consciente de vivre en Catalogne et non en Espagne.
Quant au symbole anti-franquiste du Barça, il me semble obsolète vue la politique menée par le club. Comme tous les plus grands européens, le F.C.Barcelone vise le profit et recrute des joueurs (pas tous évidemment) parce qu'ils vendent des maillots. Le système de socios (les supporters officiels qui ont des places assurées lors de chaque match) est hiérarchisé avec deux catégories de supporters, ceux qui ont des places numérotées et ceux qui n'en n'ont pas),ce qui me semble loin de la logique anti-franquiste de la dictature. De même, le statut de socio s'hérite de générations en générations… Et beaucoup garde la carte mais n'assiste que ponctuellement aux matchs.
Encore une fois pas de méprise, je suis une fervente culé (le nom donné aux supporters du F.C.Barcelone),ceci dit ça ne m'empêche pas d'être en désaccord sur quelques points. Barcelone le jour des match vit au rythme du football et, je pense, pour avoir été au stade, que l'ambiance est plus dans les bars qu'au Camp Nou.
De Maximillien Robespierre
Chomeur Fatigué | 21H39 | 14/05/2009 |
C'est fragile les nations. Croire qu'on peut s'en passer est une illusion pour des « modernes creux » et un espoir pour tous les capitalistes : un seul monde, un seul marché, un seul consommateur.
à Maximillien Robespierre
De Prolo du livre
09H05 | 15/05/2009 |
Il est vrai que l'idéal anti-libéral passe par le nationalisme…
? ? ?
Dans les cas Catalans, Basques, Corses, Bretons, Occitans, es-ce que l'on parle de nationalisme, ou d'indépendance des régions ?
Au contraire, le libéralisme, surtout français et espagnol, ne s'est-il pas construit sur des centralismes forts, politiquement, industriellement, et économiquement ?
Le creux des modernes remercie bien le jacobinisme de Robespierre.
De sinclair
22H37 | 14/05/2009 |
Question le directeur a été vire pour avoir diffusé les sifflets à la mi temps ou pour les avoir escamoté au départ.
Ca change tout non ?
Première hypothèse c'est comme en France deuxième hypothèse ce n'est pas a tf1 ou a2 que cela arriverait.
Alors ?
à sinclair
De La flèche
07H30 | 15/05/2009 |
D'après ce que disent les médias espagnols ce serait bien pour ne pas les avoir diffusés au départ. Évidemment le directeur de l'actualité sportive fait office de bouc émissaire car ce serait le directeur de l'information lui-même qui aurait donné l'ordre de couper les sifflets.
à La flèche
De eskimo
09H09 | 15/05/2009 |
En France on aurait donné la légion d'honneur à un directeur de programme arrivant à camoufler des sifflets
à La flèche
De sinclair
15H27 | 15/05/2009 |
Merci je ne lis pas l'espagnol et l'article est ici obscur sur les causes du limogeage . Ceci dit les médias français n'en ayant pas parlé précisément je subodoré sans certitude une culpabilisation face a un TV espagnole qui a le courage de faire son travail quitte a déplaire aux puissants.
J'aimerai tant que A2 ait les mêmes réflexes et le même courage.
De Joanes Apaolaza
Photographe | 10H40 | 15/05/2009 |
Faut peut-être souligner que cet himne est l'himne que Franco a imposé dans après son coup d'état, guerre civile et 40 ans de dictature, et que les partis postfranquistes PP (extrême droite) et le PSOE (social-liberal) ont accepté avec une naturalité absolue. Pareil pour le Roy d'Espagne, qui était désigné par le Général Francisco Franco comme son succeseur, lequel a été accepté meme par le PC à l'exception des patriotes basques (PNB, Patriotes de Gauche), catalans (Ciu, ERC, CUP), galiciens (BNG) et quelques mouvements de l'Andalousie et de Castille.
Le Royaume d'Espagne n'est que le prolongement d'une dictature fasciste, avec l'acceptation de la grande majorité du peuple espagnol, où on torture (selont Teo Van Boven, haut-comisaire contre la torture des NU) notament des imigrés et des prisoniers politiques basques, on illegalise des listes éléctorales (et donc le sufrage universaile n'éxiste plus) pour controler des parlements (le dernier le parlement basque en faveur des socialdemocrates unionistes), l'impugnité de la police est grande.
M'enfin l'Europe n'a aucun interêt et l'Union Européene éncore moins : si tu paye bienvenue au club.
Vive la République !
à Joanes Apaolaza
De Elodie Cuzin
(auteur)
Journaliste | 11H33 | 15/05/2009 |
Bonjour Joanes,
Merci pour votre contribution.
À propos de l'hymne : Selon le gouvernement actuel, peu versé au franquisme, la musique est bien plus ancienne : http://www.la-moncloa.es/Espana/ElEstado/Simbolos/Elhimno.htm.
La « Marche des Grenadiers » daterait de la fin du dix-huitième et a fait office d'hymne national depuis la fin du dix-neuvième, sauf sous la Seconde République.
Sous Franco, la partition était la même en effet, mais avec des paroles : http://es.wikipedia.org/wiki/Marcha_Granadera#Letra_del_Himno_de_Espa.C3…
Elodie
à Joanes Apaolaza
De raskol
à vélo | 16H14 | 15/05/2009 |
mouais… les quelques listes interdites en Espagne sont à chaque fois des vitrines de l'ETA, une organisation qui fait péter des bombes à l'aveugle dans les supermarchés et dans les rues, histoire de tuer des pauvres gars qui ne demandaient rien à personne. Personnellement, pour avoir vécu à Barcelone et à Madrid en période d'attentats et avoir eu des bombes en bas de ma rue, je n'ai aucune sympathie pour ces types.
Ensuite, les principales revendications des indépendantistes basques et catalans sont au final de garder leur fric pour eux (ce sont les régions les plus riches d'Espagne) et de ne pas avoir à le redistribuer aux régions qui en manquent… Pas très noble, mais bon…
« M'enfin l'Europe n'a aucun interêt et l'Union Européene éncore moins : si tu paye bienvenue au club »
----> ? ? ? ?
On ne doit pas vivre dans la même galaxie : il me semblait que l'Espagne était passée en 30 ans du statut de « pays du tiers-monde » à celui de « pays riche » grâce notamment à tout les fonds qu'elle à reçu de l'UE (surtout des Allemands, il faut bien dire), mais bon, visiblement y en a qui ont la mémoire courte…
à raskol
De Joanes Apaolaza
Photographe | 18H38 | 16/05/2009 |
Les insultes contre les independentistes basques et catalans m'étonnent pas. Mais mentir ainsi est classique dans le Royaume d'Espagne.
On dira pour le lecteur francophone que le partie plus à droite de l'echiquier politique patriote basque est le PNB-EAJ (le parti le plus voté dans la CAB) et qui est au Parlément Européen dans le Parti Démocrat Européen avec le Modem et Democrazia è Libertà entre autres. Sont ils pour les 17 haifas, pour le fascisme et pour l'insolidarité Ms Bayrou et Ms Prodi ? Celà est même rigolot dit par un espagnol (regardé votre parlément des conservateurs ineptes comment elle est devant la crise financiere, le pays le pire preparé de l'UE).
http://en.wikipedia.org/wiki/European_Democratic_Party
En suite on a quelques petits partis communistes et trotskistes (Aralar, Zutik, Batzarre) qui sont pour le droit à la libre détermination du peuple basque. Pour en finir avec la soit disant Gauche Patriote qui est illegalisé par son lien ideologique supposé avec l'ETA (et oui en espagne si tas le memes idées que quelq'un qui tue tu devient assassin).
Je suis personelement contre la violence de l'ETA, ainsi comme contre celle du GAL, de l'armé espagnol, de la police nationale, de l'Ertzaintza, de la Police Forale et le reste des « armés » qui infectent le Pays Basque.
M'enfin, je croyai que c'et article était à l'origine sur le foot, le Roy d'Espagne (qui a tué son frére si quelqu'un le sais pas, qui vas au putes régulierement avec l'argent de tous les citoyens) et l'hymne ejpañol.
La république espagnole aurait pû être un état socialment interesant et de gauche, fédérale (avec 5 communautées pas 17), mais bon, aprés le coup d'etat, la guerre, la dictature fasciste et 30 ans de postfranquisme les espagnols ont la tête formaté dans un pays où le sufrage universel n'existe pas, la preuve aujourd'hui même, à vous de juger :
http://nodo50.org/El-insaciable-fascismo-espanol.html
http://www.gara.net/azkenak/05/137541/es/El-Tribunal-Supremo-anula-candi…
Vive les Républiques ! (si vous voulais continuer dans le franquisme monarchique allez-y, les basques on la veux pas, et les catalans nonplus)
Joanes Apaolaza
De Axis7
Prince | 11H11 | 15/05/2009 |
Vive la Catalone libre et independante. Vive la Republique espagnole.
Vive Sebta et Mellila libre de l'emprise coloniale de Madrid.
De corbeau deciitre
Educateur spécialisé | 11H24 | 15/05/2009 |
ha bon ! il y a des royaume en Europe ? ? ? ? ?
Sans doute peu !
De InitiativeDharman
Merde in France. | 17H57 | 15/05/2009 |
L'Espagne se gère en gouvernement autonomes.
Ces territoires, ont toujours été en opposition entre eux, un peu comme nous entre marseillais et parisiens, bretons et auvergnats,
voisin du dessus et voisin du dessous…
Une finale entre les catalans régionalistes et basques régionalistes itou, qui revendiquent fièrement leurs atours avec quelle finesse comme chacun sait ne pouvait que dégénérer…
Dégénérés ?
De Apure
21H26 | 15/05/2009 |
Aujourd´hui les capétiens sont en demi-deuil comme la poularde, vu la bronca que les Catalans et les Basques ont balancé au dernier rejeton régnant de la lignée, hier soir, au stade de Valence lors de la finale de la Coupe du Roi qui en réalité devrait s'appeler Coupe d'Espagne.
C'est ce qui arrive lorsqu'on pousse le bouchon un peu trop loin à lécher les bottes du monarque, en pratiquant l'adulation systématique, le culte de la personnalité comme dans les régimes totalitaires qui dans le cas espagnol n'est pas autre chose que la continuité de la pratique appliquée au chef du régime antérieur, un culte à la personne du chef comme cela se fait en Afrique à l'égard du président de service ou dans une république bananière.
De plus la Télé officielle n'a pas retransmis en direct la diffusion de l'hymne national avec présence du couple royale mais en différé à la mi-temps. L'hymne à été sifflé, hué, conspué et malgré la sono à fond au point de distorsioner le son, les protestations couvraient la zizique. Le couple dit royal qui était présent n'a pas moufté. Le directeur des sports de la télé a été viré. Les commentateurs biens pensants se demandent si le bon peuple bien aliéné, conditionné, drogué et manipulé par le show bise du sport spectacle ne serait pas en train de virer sa cuti. Ça devient une question d'État mon cher. Ne devrait-on pas dorénavant mettre du bromure dans les boissons vendues dans les buvettes des rencontres sportives afin de calmer l'allant de tous ces supporters qui de plus, bien que victorieux comme les Barcelonais se réunissent sur la voie publique chère madame et sur le coup des deux heures du matin se mettent à détruire le mobilier urbain, des vitrines et à faire cramer d'innocents véhicules de particuliers. (Ce sont peut être des mecs de chez Seat, ou Nissan menacés de perdre leur emploi vu la crise et veulent créer de la demande ? …) Ces dégâts nous devrons les payer de nos deniers chère madame Bouzige.
Il est vrai que durant quelques décennies nous avons, nous journalistes sportifs dans le but, je dirai plus, dans l'apostolat le plus pur convergé vers une pensée unique, celui de mobiliser les masses afin qu'elles se consacrent exclusivement à la saine passion du sport et que la jeunesse ne fasse pas autre chose que du sport en ses heures de loisir. Il est vrai que pour les amener à se passionner nous avons su utiliser parfois et je dirai même souvent un langage passionnel de disqualification des rivaux en les traitants d'ennemis, les adversaires de salauds et ainsi de suite, mais c'était de la pure rhétorique chère madame, c'était seulement pour les animer les uns et les autres, voire les uns contre les autres et ma foi si de temps à autre lors de certaines rencontres on pouvait dénombrer quelques morts ici ou là, c'était, globalement parlant, du point de vue économique et social une facture moins onéreuse qu'une fracture de société due a des luttes sociales si ces supporters s'étaient occupés de luttes sociales. Vous comprenez ? Lors de l''affaire de Bruxelles en 84 je crois, celle des anglais et des italiens avec près de 40 morts, a ému sur le moment, mais depuis tout le monde a oublié et ils sont prêts à recommencer n'importe où n'importe quand. Nous les journalistes sportifs, nous fabriquons des hooligans, des fanatiques, des supporters, et nous avons fait du sport spectacle qui était à ses débuts une guéguerre de clochers, une école de xénophobie, de haine et de racisme malgré nos déclarations hypocrites sur « l'esprit sportif » et autres foutaises. Tout ça c'est vrai, mais qu'est-ce que ça peut faire si ça reste dans le monde du football et que cela ne déborde pas dans la société civile ou l'activité politique en ville, sauf quand certains partis ont besoins de nervis pour les services d'ordre en période de campagnes électorales et font appel à certains groupes qui sont parfois financés par les propres clubs. Vous savez combien de personnes vivent du foot et surtout autour du foot comme nous les journalistes sportifs ? Nous pouvons parfaitement faire toute une carrière en commentant pendant des heures, jour après jour, les propos ou les silences, les comportements, les entraînements ou les amours de tels ou tels joueurs ou tels dirigeants de clubs. Ne riez pas chère madame… Oui, oui, oui, c'est un métier, qui me permet de payer d'excellentes études à mes enfants dans les meilleurs établissements privés catholiques de la ville. Nous ne sommes pas des parasites sociaux comme certains voudraient le faire croire nous avons un rôle social : informer toute une masse de supporter qui ne demande pas autre chose.
Non ce qui est grave voyez-vous chère madame c'est quand cette masse tout d'un coup sans crier gare, rejette pour un instant son hochet et s'en prend aux institutions fondamentales, aux valeurs, aux symboles et aux personnages qui les représentent. Ça c'est inadmissible.
Fin de la reflexion voilà le commentaire
Hélas, hélas hélas…. si je peux me réjouir en ma qualité de à première vue de citoyen espagnol d'une réaction anti-monarchique massive et publique en Espagne en présence du roi lors d'un acte officiel en me laissant bercer par de douces et fausses illusions sur une prise de conscience politique et sociale républicaine au sens large et progressiste voire internationaliste, la dure réalité me rappelle que les milliers de supporters catalans et basques présents appuyés par des valencianistes ne manifestaient pas autre chose qu'un étroit nationalisme régionaliste qui passe par un anti-monarchisme y un anti-espagnolisme centralisateur prêté à Madrid.
Ils revendiquent chacun une indépendance politique, un éclatement de l'Espagne. Ni une Espagne fédérale ou confédérale pour certains. L'éclatement pur et simple en 17 petits royaumes ou républiques de Taífa selon le modèle médiéval arabe avec la prosperité si possible de 17 Grand Duché du Luxembourg. Ils rêvent les yeux ouverts. Tous revendiquent un modèle économique de globalisation libérale appliqué à leurs respectives régions, ayant les yeux fixés sur les États-Unis mais personne ne se souvient qu'il eut un certain Abraham Lincoln dans ce pays qui remit les pendules à l'heure quand certains sudistes prétendirent mener à bout ce que eux souhaitent mettre en marche en Espagne appelé sécession.
Il est où le Lincoln Espagnol ?
Ces nationalistes sont des fachots et le PSOE n'est pas plus socialiste que moi archevêque, gouvernant économiquement à droite tout en lâchant quelques miettes sur le social puisque l'Espagne ne consacrait, il y a 1 ans 1/2 que 0,55% de son PIB au social alors que la moyenne européenne était de 2% du PIB et s'est fait rappeler à l'ordre pour cela à ce moment, par la Commission Européenne. Un PSOE qui pressé de gouverner et noyauté par de nombreux éléments douteux venus lors de la transition de la Phalange et des mouvements catholiques voire de l'Opus Dei n'a pas cessé de dire oui à tout le monde comme on dit en Espagne à offrir du « Café pour tous » en matière surtout de régionalisation des compétences économiques, fiscales, politiques, éducationnelles, sanitaires, policières etc… chaque fois que pour des raisons de majorité à la chambre le gouvernement socialiste a eu besoin de l'appui des voix des partis régionalistes
Le reste c'est du blablablabla.
Apure YVORRA
De r0d
exilé heureux | 22H12 | 15/05/2009 |
Bonjour,
ce message n'a rien à voir avec l'article, mais juste j'en profite pour passer une sorte de pétition à Elodie, si tu lis ce message.
La semaine dernière, en descendant sur Grenade (j'habite Madrid), je me suis arrêté en route pour grignoter, et je suis tombé dans un lieu assez particulier. Je pense qu'il pourrait être intéressant de faire un sujet dessus. Il s'agit de la Casa Pepe, au bord de la A4, juste avant d'arriver sur Jaen, à Despeñaperros. Le propriétaire est franquiste, et son bar est un véritable musée du franquisme. C'est un lieu et un point de rencontre fort connu du « milieu ».
Voici quelques liens, si vous voulez vous faire une idée :
http://arriba-espana.blogspot.com/2007/11/casa-pepe.html
http://blogs.20minutos.es/desternillablog/post/2007/03/06/con-franco-se-…
http://www.clubbingspain.com/phpBB/viewtopic.php ? t=9236&highlight=&sid=1…
Ce lieu est un véritable noeud, un point de convergence de tout un tas de questions fondamentales et d'actualité. Par exemple, pendant que l'on réfléchit, en France, à interdire le parti de Dieudonné aux européennes, le franquisme en Espagne n'est absolument pas censuré. Ou bien le rapport entre la crise et la montée en puissance, en Espagne et dans d'autres pays d'Europe, des courants fascistes et fascisants. Etc.
Merci pour vos articles, et pardon pour mon intrusion sur celui-ci.
De Ben85
ramoneur | 21H30 | 17/05/2009 |