
Zapatero veut réformer les marchés comme les grands
Le dicton « Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué » se traduit pourtant parfaitement en espagnol mais José Luis Rodriguez Zapatero a décidé de ne pas y faire attention.
Depuis des jours, son gouvernement affirme sans détour que « l'Espagne sera au sommet international » qui se tiendra à Washington le 15 novembre. Problème, elle ne fait partie ni du G8 ni du groupe des pays émergents conviés à la « refondation du système financier ».
La presse espagnole s'interroge, Zapatero sait-il quelque chose que nous ne savons pas ? Ou faut-il attribuer cet acharnement à son fameux optimisme. Toujours est-il que les tractations diplomatiques d'ordinaires plus discrètes sont conduites ouvertement depuis des jours.
Dernière nouvelle encourageante pour son gouvernement, un confidentiel du Figaro affirme ce matin que Nicolas Sarkozy, « qui s'entend très bien avec Zapatero » est favorable à la présence de l'Espagne au sommet et aurait trouvé une solution : céder « le siège de la France à José Luis Rodriguez Zapatero », puisque lui sera de « toute façon présent en tant que président en exercice de l'Union européenne ». L'idée serait soutenue par le Premier ministre britannique Gordon Brown, lui aussi supporter de la cause ibérique.
Consulté par les médias espagnols ce matin, l'Elysée n'a pas confirmé l'information et a précisé que les Etats-Unis étaient en charge de la liste des invités. Les mauvaises relations de Zapatero avec George Bush, depuis le retrait des troupes espagnoles d'Irak au lendemain de son arrivée au pouvoir, en 2004, pourraient donc bloquer l'accès de l'Espagne à la réunion.
Le Brésil a demandé aux Etats-Unis que l'Espagne soit invitée
L'ancien chef du gouvernement, José Maria Aznar, grand ami de Bush, en a profité jeudi pour affirmer que l'Espagne payait aujourd'hui le prix de « cinq ans de mépris » de M. Zapatero envers la politique internationale.
Le chef de l'opposition, Mariano Rajoy, a lui annoncé le week-end dernier à sa formation, le parti populaire, qu'il appuyait la démarche du gouvernement socialiste mais sans lui épargner une petite flèche :
« Ce n'est pas le moment de passer la facture au gouvernement mais plutôt d'éviter que la communauté internationale nous fasse payer ses erreurs. »
Pas démonté, Zapatero a continué cette semaine ses efforts diplomatiques, cette fois auprès des pays latino-américains réunis au Salvador. Avec succès. Le Brésil a en effet révélé hier qu'en tant que président en exercice du G20, il avait fait appel directement auprès des Etats-Unis pour que l'Espagne participe à la réunion du 15 novembre. Le Chili et le Mexique l'ont également soutenu publiquement, tout comme l'Argentine un peu plus tôt. Le Roi d'Espagne Juan Carlos I s'est lui aussi engagé dans cette cause.
Le tapage inquiète certains membres de l'entourage de Zapatero
Le tapage médiatique et diplomatique inquiète dans l'entourage du chef du gouvernement, où certains regrettent que celui-ci se soit engagé aussi personnellement. Zapatero a en effet déclaré que si l'Espagne était finalement invitée, cela serait une victoire pour le pays mais que s'il échouait, il le considérerait comme un échec personnel.
Interrogé au tout début de cette saga, le ministre de l'Economie Pedro Solbes avait affirmé ne pas voir de problèmes à l'absence de l'Espagne puisque le pays ne faisait pas partie du G20, ni du G8, en ajoutant que de toutes façons les décisions importantes se prendraient depuis l'assemblée générale du Fonds Monétaire International. Depuis, silence.
Un éditorialiste du quotidien El Mundo, Arcadi Espada, écrivait un billet dans le même sens, vendredi dernier, non sans ironie :
« La très théâtrale plainte du président pourrait être reprise par des pays comme la Belgique, la Hollande, la Suède, le Chili, Singapour, l'Egypte ou le Maroc, pour citer des exemples variés.
Mais on n'a pas entendu leurs plaintes, peut-être parce que les dirigeant de ces pays savent à quoi servent les clubs et quels types de décisions difficiles de politique internationale ils permettent de contourner. »
Avant d'ajouter un éclaircissement « stupéfiant » :
« Il est possible que le président Zapatero n'aille pas à la réunion. Mais cela ne sera pas le cas de l'Espagne. Parce que l'Union européenne fait partie du G-20 et que l'Espagne fait partie de l'Union Européenne. »
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De themalade
medecin | 15H41 | 31/10/2008 |
test
à themalade
De yan
loin | 16H05 | 31/10/2008 |
ah oui quand même.
très malade alors…. ; -)
à themalade
De JP_JP
16H30 | 31/10/2008 |
osterone
icules
ament
iculaire ?
De Czar.
réac | 21H03 | 31/10/2008 |
Juste une question d'orgueil mal placé : l'Espagne se veut un « grand d'Europe » alors qu'elle est considérée au mieux comme l'Italie, d'où son irritation à être associée à la Pologne (même poids démographique)
Sauf que la « merveilleuse » croissance espagnol s'est faite à coup de fonds structurels européens ce qui a permis de poser aux modernisateurs et bons gestionnaires.
Aujourd'hui, la politique de croissance basée sur la monoculture du batiment montre ce qu'elle était : un mirage.
à Czar.
De Courage-Fuyons
Encerclé par l'ennemi. | 00H11 | 01/11/2008 |
« Sauf que la “ merveilleuse ” croissance espagnol s'est faite à coup de fonds structurels européens ce qui a permis de poser aux modernisateurs et bons gestionnaires. »
Vrai.
C'était d'ailleurs la droite d » aznar qui se vantait d'avoir opéré le miracle, Zapatero ayant écopé de la « resaca » (le lendemain de fête douloureux).
De pablico
16H44 | 31/10/2008 |
« Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué »
« mais n'oublions pas que l'union fait la force. »
et plus il y aura des européens qui font bloc mieux cela sera.(peut-être)
à pablico
De marie 75
3563
10H41 | 01/11/2008 |
parce que la France moulinée par SarKo l'UMP est un grand ? ? ? ?
De Lemmy_Nothor
The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 16H47 | 31/10/2008 |
Ce sont les Américains qui ont dréssé la liste des invités à ce mini sommet. Au début, voyant que l'Espagne avait été ignorée, j'ai cru qu'il s'agissait d'une « punition » infligée par Washington, contre Zapatero et le retrait des troupes espagnoles d'Irak.
Mais il y a quelques semaines, j'ai aussi lu que Cuba avait découvert d'important gisement de pétrole au nord de l'ile. A 100 bornes des USA……et les Américains ne peuvent y accéder. Mais l'Espagne y est déjà……Repsol a signé avec Cuba pour mettre les foreuses en marche……au nez et a la barbe des Exxons et Shells …..je crois plutot que c'est cette raison la qui vaut la douche froide aux espagnols…..
En attendant, Zapatero a conduit une campagne en sa faveur assez extraordinaire……et peut etre parviendra t'il a y être à cette réunion. Je lui souhaite, il l'a mérité.
De Phil2922
Retraite invalidité | 17H33 | 31/10/2008 |
Sur le toit international, on a tout de suite l'impression que c'est l'Atlantiste Sarko qui veuille s'installer. Allez un coup de taser, comme dans les Boches-du-Rhône, et il devrait tomber… !
http://phil195829.overblog.com
De jabier 31087
consultant dans les Landes | 17H40 | 31/10/2008 |
L'Espagne monte en puissance, tandis que nous la perdons depuis les années 70
De antietatiste
médecin | 17H44 | 31/10/2008 |
L'espagne n'ayant pAs été invitée par le Guide risque d'être refoulée par le GIGN ?
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 19H58 | 31/10/2008 |
En tout cas, il est dans l'intérêt de TOUS que l'Espagne soit présente au G20. Sa situation économique est encore plus désastreuse que celle de la France. Et elle risque de devoir être aidée d'urgence, car son marché de l'immobilier hypertrophié est exsangue.
De antonh
curieux | 20H22 | 31/10/2008 |
bof, si l'espagne se sent écartée, avec un peu de chance, elle se tournera vers l'amérique du sud…
si tout ce joli bordel peut faire qu'on revienne aux droits de douane, c'est une bonne nouvelle car si les capitalistes (j'ai pas dit liberaux, c'est voulu…)sont internationaux et jouent avec des règles qu'on ne comprend plus, les peuples, eux, vivent toujours au meme endroit…
dans ma petite tete, j'avais cru que la politique, c'était la vie du peuple, dans la leur, c'est la vie des entreprises…
révolution ! !
De padiran
Chroniqueur mondain | 23H24 | 31/10/2008 |
Zapatero à certainement plus de légitimité pour parler de « refondation du capitalisme » que Berlusconi qui lui fait parti du G8 et du G20. Berlusconi est pour la démocratie ce que Zapata est pour la révolution mexicaine
Zapatero a su (avant la crise de l'immobilier) utiliser intelligemment les fonds Européens pour faire rentrer l'Espagne dans l'Europe du XXI ème siecle. L'Italie avec Berlusconi est coincée entre Garibaldi et le Duce. Ses décisions financières sont soumises aux fourches caudines de ses partenaires de la Ligue du Nord et par ceux qui sont aimablement soutenus par la Camora, cosa nostra et autres « Ndrangheta et surtout par ses propres intérêts
De Un compte supprime
nc | 02H58 | 01/11/2008 |
Viva Zapata, viva Espana… C'est tres tres bien qu'il donne un coup de pied dans la fourmilliere : les membres du G8 ont prouve que leur gestion de l'economie mondiale etait pour le moins contestable, alors qu'ils prennent conseil aupres d'autres un peu moins grades, ca peu pas leur faire de mal. L'espagne est decidement en 2008 un des pays les plus avances sur le plan politique et culturel. Le changement doit passer par ces etats moins arrogants et plus proches des reallites sociales et globales que ne le sont les super puissance. Optimiste donc.
De Patrick de Vigo
journaliste retraité de la BBC | 10H01 | 01/11/2008 |
A propos des fonds structurels européens, j » aurais préféré que Bruxelles se penchât sur leur destination effective et sur leur utilisation judicieuse. Combien de subventions ont été détournées ?
De Patrick de Vigo
journaliste retraité de la BBC | 10H01 | 01/11/2008 |
A propos des fonds structurels européens, j » aurais préféré que Bruxelles se penchât sur leur destination effective et sur leur utilisation judicieuse. Combien de subventions ont été détournées ?
De Nicole Muchnik
Journaliste à Madrid | 12H08 | 01/11/2008 |
On peut ironiser sur le forcing de l'Espagne pour être presente au G20 encore faut-il reconnaître d'abord qu'il y a autant droit que l'Italie et moins que les pays que cite l'article par Arcadi Espada interposé.
A ce propos, on peut se demander pourquoi l'auteur de l'article se sert des opinions de l'extrême droite espagnole : Aznar, El Mundo et de l'opposition : Rajoy… sans donner aucun des arguments économiques et politiques réels pour une présence de Zapatero « dans la cour des grands ».
De Hagakure
Auto-Entreprenneur | 18H31 | 01/11/2008 |
Hummm… l'Espagne n'est peu être pas économiquement un grand de l'europe, mais quand j'y compare la vie à celle en France, je me dis qu'il serait peu être plus malin de confier nos destins à des pays où les gens font de leur mieux pour VIVRE qu'à des pays qui font de leur mieux pour s'enrichir sur le dos des autres et ou le peuple est apathique. Donc sans vouloir faire de la philosophie ou de la poésie, la grandeur se mesure à quoi ? !
à Hagakure
De Czar.
réac | 19H33 | 01/11/2008 |
Par « qualité de vie espagnole » vous pensez sans doute à ces jeunes forcés de rester à 30 ans chez leurs parents faute de pouvoir payer un loyer exorbitant ?
à Czar.
De jnspqd
20H16 | 01/11/2008 |
Non, je pense qu'il veut dire que des « jeunes forcés de rester à 30 ans chez leurs parents faute de pouvoir payer un loyer exorbitant » restent dans leur famille au lieu de se retrouver SDF.
L'inconfort et le désir de liberté des jeunes comme des « vieux » se font petits devant la solidarité et c'est encore cela l'une des parties de la « qualité de vie » des espagnols, ne vous en déplaise, monsieur. L'autre c'est l'envie de vivre et le sens de la fête qui semble tellement vous manquer.
Je vous conseille la chanson de la murga argentine afin de vous dérider :
« Para cuatro días locos que vamos à vivir… »
à jnspqd
De Czar.
réac | 12H30 | 02/11/2008 |
Ouais, c'est bien connu qu'en France les familles virent leurs gosses à 18 ans en les laissant crever de faim.
D'ailleurs, en France on a tellement peu « l'envie de vivre » qu'on y fait deux fois plus d'enfants que dans « l'Espagne qui a le sens de la fête » et qui est en train de crever doucement avec le taux de fécondité le plus bas d'Europe.
Ca se vend bien le cliché à deux balles ? Tu souffres pas trop de la crise ?
De fouqs
cadre du BTP | 21H41 | 01/11/2008 |
l'Espagne au moins c'est liberée du fachisme et de ses idées ,zapattero en est un des principaux acteurs,pour preuve la capacité de laisser vivre et travailler un certain nombre de sans papiers dans des conditions dignes ,la France est malade de son alter ego ,l'esprit de Vichy est de plus en plus présent,les pauvres et les immigrés sont des proies façiles ,surtout lorsqu'ils s'agit de masquer les agissement de certains ; la débaque n'est plus trés loin !
à fouqs
De Czar.
réac | 12H35 | 02/11/2008 |
l'Espagne « c'est libérée du fachisme » et toi des règles basiques de la langue française, on a les combats qu'on peut.
De sopadeajo
? | 04H10 | 02/11/2008 |
Pourquoi après tant de mauvais journalisme (décadent, en fait (people si vous voulez, et rue 89 y était de plein)) sur Betancourt, aucun journal ne fait de l´information sur les assassinats commis par Uribe et ses amis ?
http://www.insurgente.org/modules.php ? name=News&file=article&sid=15081
PS : Sur le sujet de l´article il faut dire que le petit Zapatero fait tellement de bruit pour rien, le roy aussi veut être à Bretton Woods II, mais personne au gouvernement ni dans les média a esquissé une quelconque proposition de réforme du système financier ; ils y vont pour boire, manger et draguer, et tout ça gratuitement…c´est nous qui payons, comme toujours.
Zapatero en particulier aime beaucoup que les femmes (et les hommes riches) le voient, il se croit important.
à sopadeajo
De sopadeajo
? | 23H31 | 07/11/2008 |
a
De Hagakure
Auto-Entreprenneur | 19H27 | 02/11/2008 |
Par qualité de vie des Espagnols, j'entends le fait qu'ils sortent, que les villes et campagnes sont vivantes le soir, qu'on peut encore manger le soir a 23h au restaurant sans vivre à la capital, que les gens se retrouvent le plus souvent possible. Je trouve l'argument de la fécondité vraiment risible, je doute que le bonheur des chinois expliquent leur nombres. C'est sûr, il est vexant de s'entendre dire que nos voisins sont plus heureux que nous, mais c'est un fait et non pas un cliché. Je viens de Galice, une des régions les plus pauvre d'Espagne, et je vis en Alsace, une des régions les plus riches de France, et la vie est bien plus heureuse labas, qu'ici. Donc je réitère mes propos, avoir sont mot à dire lors de conseils comme le G8, ne doit pas être réservé à des pays qui prône l'argent avant le peuple. Et svp, ne me dites pas que notre gouvernement cherche plus d'argent pour amélioré la vie de TOUS ses citoyens !