
Zhang, cinéaste de la Chine d'en bas, des JO et du pouvoir

(De Pékin) C'est l'histoire d'un cinéaste talentueux qu'un égo démesuré et une soif intangible de reconnaissance ont conduit à mettre son grand talent au service du pouvoir chinois. Zhang Yimou, réalisateur primé à Cannes et à Venise, met en scène le plus grand spectacle de sa carrière : la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, hymne spectaculaire à la gloire de la Chine - et de ses dirigeants.
Zhang Yimou appartient à une génération très particulière en Chine : celle qui a subi de plein fouet la Révolution culturelle, qui lui a valu de passer trois ans dans une ferme, et sept ans en usine. A l'issue de cette épreuve, à 27 ans, il intègre la première promotion de l'Institut du cinéma de Pékin qui rouvre ses portes.
La promotion 1982, à laquelle appartient Zhang Yimou, mais aussi Chen Kaige, l'un des cinéastes chinois les plus connus dans le monde, ainsi que les réalisateurs Tian Zhuang-zhuang, Li Shaohong, He Qun, et le chef opérateur Gu Chang-wei, marquera une rupture dans l'histoire du cinéma chinois. Ces hommes incarnent la « cinquième génération », celle qui tournera résolument le dos au réalisme socialiste des années Mao.
Zhang Yimou se fait dabord remarquer comme chef opérateur de Chen Kaige dans « Le Sorgho rouge », le film symbole de la « cinquième génération » qui révèle également son actrice fétiche : Gong Li. A son tour, il passe à la réalisation, et enchaîne des films marquants par leur esthétique nouvelle, leur approche d'une Chine vue d'en bas, une manière de parler d'aujourd'hui en évoquant le passé…
Cela donne le célèbre « Epouses et concubines », Lion d'argent à Venise en 1991, là encore avec Gong Li. Et l'année suivante « Qiu Ju, une femme chinoise », Lion d'or cette fois, et prix d'interprétation féminine pour Gong Li à Venise. Le cinéma de Zhang Yimou première époque est tout entier dans ce film. En voici un extrait :
Deux ans plus tard, Zhang Yimou réalise « Vivre », Grand Prix du Jury à Cannes en 1994, tiré du roman de Yu Hua. Une fresque historique qui lui permet de traverser un demi-siècle d'histoire chinoise, de la guerre civile aux première années du pouvoir communiste, et cette Révolution culturelle qui l'a profondément marqué. La censure n'apprécie pas et le film est interdit en Chine. En voici un extrait :
Qu'est-il arrivé à Zhang Yimou pour qu'il tourne, à la fin du XXe siècle, la page de cette longue succession de films, certes plus appréciés dans les festivals étrangers que dans son propre pays, pour qu'il change radicalement de style, de positionnement et même d'engagement ? En 2001, on le retrouve ainsi en première ligne dans la bataille des JO, puisqu'il réalise le clip de présentation de la candidature de Pékin. Un succès qui lui vaut d'être désigné pour la mise en scène du 8.8.08.
Il est initialement flanqué de Steven Spielberg, un casting de choc de la part des dirigeants chinois. Mais Spielberg est attaqué de front par l'actrice Mia Farrow, très engagée en faveur des victimes du Darfour, qui accuse le réalisateur de « la liste de Schindler » d'être en passe de devenir le « Leni Riefenstahl » des JO de Pékin, rebaptisés « les Jeux du génocide ». Spielberg jette l'éponge et Zhang Yimou se retrouve seul.
Si on veut savoir dans quelle optique travaille Zhang Yimou, il suffit de voir ses trois derniers films : « Hero », « Le secret des poignards volants », et enfin « La Cité interdite », sorti en France l'an dernier. Des fresques historiques à grand spectacle, avec des milliers de figurants (il y en a 15000 ce vendredi à Pékin), des scènes de kung-fu volant remises au goût du jour par Ang Lee dans « Tigre et dragon », et des décolletés avantageux. Voici la bande annonce de « Hero », modèle du genre :
Ce n'est pas seulement un changement d'esthétique - et, de ce point de vue, « Hero » est assez réussi, grâce à l'image de Chris Doyle, le génial chef op » australien (l'image de « In the mood for love » de Wong Kar-wai). C'est aussi une question de fond.
Le cinéaste qui avait fait d'une paysanne en quête de justice (Qiu Jiu) une héroïne de la nouvelle Chine, célèbre désormais le statu quo (l'« harmonie » dans la novlangue du moment), des empereurs invincibles dans lesquels le public populaire reconnait les nouveaux maîtres rouges de la Chine, et la gloire d'une histoire et d'une culture millénaires.
Zhang Yimou se défend d'avoir trahi ses engagements d'antan. En 2001, face à la montée des critiques, il nous déclarait :
« Depuis dix ans, tout ce que je fais est discuté, certains m'adorent, d'autres me critiquent à fond. Avec Internet, ça va encore plus vite qu'avant… Je travaille avec mes principes, je ne fais de concessions à personne. Mais je dois aussi tenir compte de la réalité chinoise. Ceux qui me critiquent connaissent bien cette réalité, mais à les entendre on a l'impression qu'ils vivent à l'étranger. On ne peut pas changer cette réalité. Il est impossible de faire tout ce que l'on veut en Chine. L'important est de garder son cap. »
Mais ses jeunes détracteurs, notamment les cinéastes de la « sixième génération », moins respectueux du pouvoir, ne marchent pas. Pour Zhu Wen, jeune critique et cinéaste, les réalisateurs de la génération de Zhang Yimou « sont des personnages pathétiques, mégalos, qui confondent le sentiment amoureux et l'amour de la patrie, qui restent profondément marqués par l'idéalisme auquel ils ont adhéré dans leur jeunesse ».
C'est à cette ambiguité-là qu'il faut s'attendre ce vendredi, à laquelle Zhang Yimou apportera tout son talent, aidé par deux autres maîtres dans leur art, le compositeur Tan Dun et l'artiste pyrotechnicien Cai Guo-chang.
Photo : Zhang Yimou à Pékin en 2000 (P.Haski/Rue89)
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De Tyb
(par ici, par là) | 13H21 | 08/08/2008 |
au delà même du fond de ses films, quand on voit les pathétiques boursouflures fluo que sont devenus ses films, caricatures friquées des wu xia pian d'antan, ça fait plus vraiment envie, alors qu'il reste tant de Shaw Brothers à voir ou revoir, ainsi que de films du même genre de la génération Hark…
après bouaf du point de vue politique, certes c'est très connotés, mais le cinéma américain ou français l'est il vraiment moins dans ses films d'espionnage ou de guerre ? et que dire de nos jeux vidéos…..
à Tyb
De thomasfan
00H12 | 10/08/2008 |
@PH
Grâce à quelques films époustouflants, ZHANG Yimou a su bâtir une réputation internationale et consacrer sa place de leader parmi les réalisateurs de la 5ème génération. Ainsi, lui revient de pleins droits le titre du maître d'œuvre de la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin. Les 4 milliards de Terriens ont eu l'occasion de prendre la mesure de son talent immense qui a une fois de plus fait merveille.
Contrairement à ce que laisse croire PH, ZHANG n'a jamais pousser sa vanité jusqu'à caresser le pouvoir dans le sens des poils. D'ailleurs, les dirigeants chinois se gardent surtout de s'identifier à quelque empereur que ce soit dans l'histoire, car dans la propagande officielle, ils étaient tous les oppresseurs du peuple.
ZHANG veille jalousement à son indépendance. Il ne se laisse jamais instrumentaliser ou récupérer par qui que ce soit, même au moment où un de ses films était censuré en Chine. Je garde encore en mémoire l'image d'une chaise vide, montrée il y a une dizaine d'années, au journal de 20 heures de PPDA. C'est dire si l'événement avait marqué les esprits. Mais Zhang refuse d'entrer dans le jeu anti-chinois orchestré par l'Occident. La colère est à la mesure de la déception à l'Occident qui a tant misé sur lui pour en faire le plus grand dissident chinois. On comprend mieux que PH a trempé sa plume dans le fiel et nous a brossé le portrait d'un Zhang vaniteux en mal de reconnaissance. La caricature n'a évidemment rien à voir avec son original.
à thomasfan
De Pierre Haski
(auteur)
Rue89 | 08H32 | 10/08/2008 |
J'aimais beaucoup les films de Zhang Yimou, jusqu'à Hero et les suivants qui ont des scénarios nuls et misent tout sur les effets visuels des milliers de figurants ou les scènes de kung fu. C'est décevant. Vous pouvez penser que Zhang Yimou n'a pas changé, mais il est clair que tant sur le plan cinématographique que sur le plan politique, il a changé. Il est libre de le faire et ça n'enlève rien à sa filmographie, mais ne faisons pas comme si sa carrière avait été linéaire. Ce n'est pas le cas.
à Pierre Haski
De YannF
parigot | 11H24 | 11/08/2008 |
Je ne trouve pas que Zhang ait si changé que ça. Pour moi, « la Cité Interdite » s'inscrit tout à fait dans la continuité d'un film comme « Epouses et Concubines », sur le fond, comme sur la forme. « La Cité Interdite » est un film résolument politique, pas vraiment en faveur du régime chinois en place. L'Empereur interprété par Chow Yun Fat, qui incarne le pouvoir et l'autorité, est quand même un immense salaud, brutal, menteur et sanguinaire. Il empoisonne sa femme pour la garder sous son contrôle, dans sa prison dorée (le luxe d'apparat de la Chine moderne convertie au capitalisme) et massacre ses fils lorsqu'ils se révoltent contre son pouvoir arbitraire. La scène de répression finale, où l'armée du fils rebel est décimée, est une évocation assez explicite de la répression de Tian'anmen en 1989 (un épisode de l'histoire contemporaine chinoise qui obsède Zhang Yimou). La scène du film se déroule même sur ladite place. Je trouve qu'on fait un très mauvais procès à Zhang Yimou en Occident. Je pense que ce type fait de l'entrisme de façon très habile. Il flatte en apparence le pouvoir en place pour mieux le critiquer et en exposer les travers. C'est un double-jeu payant : « Epouses et concubines » avait été interdit en Chine dans les années 90 alors que « la Cité Interdite » a été un immense succès dans les salles chinoises en abordant des thèmes assez proches. Plutôt que de le comparer bêtement à Leni Riefenstahl comme le font certains, je pense que Zhang Yimou a, vis-à-vis du pouvoir, une position très proche d'un Molière, à la fois « responsable des divertissements » de la cour de Louis XIV et grand pourfendeur des moeurs de l'Ancien Régime. On peut aussi le comparer à un Lafontaine ou à un Beaumarchais, qui furent eux aussi des « artistes officiels », des « artistes de cour » mais dont les écrits ont alimenté « l'esprit des Lumières ». Certains comparent également Zhang à Eisenstein, pour son goût du gigantisme, de l'épique et du spectaculaire, pour cette façon aussi de chanter la grandeur de la nation éternelle. Eisenstein, c'est aussi celui qui, dans le deuxième volet d'« Ivan le Terrible », évoquait la paranoïa et les dérives autocratiques staliniennes (Staline ne s'y est pas trompé en l'interdisant). La différence toutefois entre Zhang Yimou et Eisenstein, c'est qu'Eisenstein était un militant bolchevik convaincu.
De Jean-no
très occupé | 17H22 | 08/08/2008 |
Dans tous ses films, Zhang Yimou parle de son pays, il aime son pays, je ne vois pas pourquoi on lui demanderait de se comporter en « résistant » au moment même où le pays progresse à tous les niveaux. On est très forts en France pour exiger que les autres désavouent le pays où ils vivent. Les américains ne nous plaisent que s'il détestent l'Amérique, etc. Et on est presque vexés quand les gens ne parlent pas français. Ne serions-nous pas un peu chauvins et donneurs de leçons ? Le pompon a été atteint, pour moi,
lorsque les journalistes couvrant les JO se sont plaints de ne pas avoir le droit de consulter les sites qui sont interdits aux chinois
De Snowman
Fanboy | 17H27 | 08/08/2008 |
Pas mieux que Tyb, ses films sont des boursouflures pour bobs de festivals et ses wu-xia pian, à partl e très beau mais bien faf Hero, sont des idioties prétentieuses pour ceux qui n'ont jamais vu un vrai film d'arts martiaux (Chang Cheh, King Hu, Chu Yan pour les plus connus).
Mention spéciale au foutage de gueule La Cité Interdite qui, non content de repiquer au plan près le Gouffre De Helm des Deux Tours (un chef d'œuvre lui) est un remake à peine déguisé du magnifique Le Chateau De L'araignée de Kurosawa.
Sans la réflexion sur le pouvoir et sans la maîtrise de l'image de son modèle.
Bref une coquille vide.
à Snowman
De Jean-no
très occupé | 22H07 | 08/08/2008 |
Euh… Les deux tours, c'est à dire ? ? ? Le Seigneur des anneaux ? C'est aussi pompier que les mauvais Zhang pour moi. Laissez Kurosawa en dehors de tout ça par pitié.
De Mingxuan
Etudiant | 17H30 | 08/08/2008 |
Aimer son pays, c'est un sentiment naturel. On n'a pas besoin de le cultiver dès le plus jeune âge comme on le fait en Chine ou aux USA. Aux USA il faut réciter le « pledge » tous les matins la main sur le coeur jusqu'à la fac il me semble ; en Chine, la cérémonie de lever du drapeau c'est une fois par semaine. La propagande du « aiguozhuyi » c'est tout le temps, en permanence, jusque dans les bouquins publiés par les Chinois pour l'étude du chinois comme langue étrangère. Je viens juste de finir de regarder la cérémonie d'ouverture, je suis sûr qu'on n'a pas été nombreux à relever la petite fille du début qui chantait « Gechang zuguo » (chantons notre patrie). C'est vraiment de la provocation ! ! ! Cette chanson a été écrite au plus fort de la révolution culturelle, c'est un hymne au maoïsme !
Evidemment, elle a été réarrangée pour l'occasion et le couplet le plus explicite (« notre président Mao Zedong nous montre le chemin(…), qui ose nous attaquer s'expose à une mort immédiate », etc etc.) est passé à la trappe, mais tout de même…
Je digresse. Ce que je veux dire, c'est : Combien de fois dans notre vie avons nous été forcé de chanter la Marseillaise ? Y-avait-il même un drapeau tricolore dans votre lycée ? Pas dans le mien en tout cas. Evidemment, nous les français nous avons plein de défauts(on en parle dans un autre topic), mais le nationalisme n'en fait pas parti, à moins d'être mataf ou flic.
Ce qui me rend malade, c'est qu'aujourd'hui on ai permis aux dirigeants chinois de se gaver d'orgueil patriotique contre rien du tout, et que du même coup on ne puisse pas protester sans passer pour un affreux impérialiste auprès du peuple chinois(et de ma femme chinoise elle aussi,accessoirement.) Merci le CIO, merci Rogge.
à Mingxuan
De thomasfan
00H39 | 10/08/2008 |
Un philosophe célèbre s'était donné le devoir de « vaincre le patriotisme comme la dernière bastion du xxème siècle ». Il n'a pas plus tôt relu ce qu'il a écrit noir sur blanc, qu'il est devenu aujourd'hui le défenseur le plus farouche d'un jeune pays du moyen-oriant. Et son patriotisme est tel que nous ne pouvons plus critiquer les E-U sans nous attirer son foudre. C'est tout à son honneur à mon avis. Mais ne soyons pas naïfs, sinon De Gaule doit rebondir de sa dernière demeure. Les Chinois sont un vieux peuple. Ils savent à quoi s'en tenir.
De Jean-no
très occupé | 18H41 | 08/08/2008 |
Aimer les montagnes et les rivières de son pays, aimer les gens, la langue, la musique, c'est naturel. En revanche croire en la patrie ou la nation, ça me semble débile, mais je ne suis pas propagandé à l'école depuis mon enfance, en France on a été vacciné par Verdun puis on a eu droit à une piqure de rappel avec Pétain : ici les gens n'aiment pas trop leur drapeau, on ne le sort que pour le sport (dans les pays scandinaves on le sort pour les anniversaires, noël, etc.). Je pense que la France est un cas de gène vis à vis du sentiment national (et bizarrement on reste chauvins…). Très bien ! Mais a-t-on le droit de reprocher aux gens qui ont chanté la nation, agité le drapeau, chaque jour depuis qu'ils savent marcher, d'avoir du mal à voir les choses autrement ? De plus la transition du maoisme vers le socialisme de marché ne peut fonctionner qu'avec une croyance supérieure dans quelque chose, ici la « foi » c'est la « Chine éternelle », chez d'autres (Russie, ex-Yougoslavie) ça aura été la religion… À tout prendre…
Pour moi Zhang Yimou n'a jamais dévié, mais je préfère « Vivre » à ses contes kung fu un peu froids.
Je pense que ce n'est pas le moment de donner des leçons aux chinois. Ils s'ouvrent, ils veulent s'ouvrir, faire partie du monde, c'est le moment de leur tendre la main. Quand à remettre le « démocratique » (pas élu à ma connaissance) Dalaï Lama sur le trône de sa sinistre théocratie thibétaine ou donner du pouvoir à la secte Falung Gong, ça doit pouvoir attendre un peu.
On n'a jamais obtenu grand chose des chinois en les embarrassant publiquement, je ne comprends pas pourquoi une ONG comme Reporters sans Frontières fait autant de remous (à destination de… Nous), c'est à croire qu'ils ne cherchent pas vraiment à régler les problèmes qu'ils dénoncent. Leur mode de financement explique sans doute les choses.
à Jean-no
De Gandijyn
23H08 | 09/08/2008 |
Vous avez raison de leur tendre le bras… « ILS » vont vous happer le bras entier, et tout ce qui s'ensuivra dans le mouvement…
Tout cela n'est qu'une façade au monde… mais rien ne fera plier le « Parti »… Tout est fait pour la cause du Parti, même sur le plan individuel… en famille, ou économie extérieure.
Ce n'est plus de l'illusion de que croire le contraire, c'est carrément de la « bétise » basée sur une grande ignorance. 5000 ans de conditionnement ! … c'est demander 15.000 ans de « dégrogrammation » volontaire … et là, c'est pas gagné !
Une fois la fête achévée, fini les courbettes ! … encore 15 jours, et … changement de disque.
De Jean-no
très occupé | 18H53 | 08/08/2008 |
note pour clarifier les choses, je ne défends absolument pas le régime autoritaire chinois. Je note juste que c'est au moment où la Chine change et, a priori, s'améliore, qu'on lui tape le plus dessus ici.
à Jean-no
De Gandijyn
23H27 | 09/08/2008 |
C'est de la déco pur jus…
une mise en scène théâtrale… mais là, ce n'est pas une main d'acier dans un gant de velours, c'est plus d'un milliard d'individus à exécuter bêtement, sans réflchir ce que le parti PCC impose.
Même les chinois de deuxième et troisième génération (donc nés à la Réunion, en France, ou à l'extérieur de la Chine … bien qu'éduqué(e)s en langue française, scolarisé(e)s dans les lycées et universités françaises, salariés ou autres, … pensent ENCORE comme s'il faisaient partie intégrante du PCC…)
En Chine, beaucoup découvrent le « capitalisme à la chinoise » (rien de comparable avec ce que nous vivons en Occident)… moins d'impôts, beaucoup de magouilles, potentialités d'ouverture de marché, et indusrielles… Combien vont tenir, et combien de temps ? … Et combien auront accès à ce vent de folie capitaliste comparé à la masse de personnes ? …
Et là, le PCC se frotte les mains… tant que l'argent rentre, et que les hororables chinois « écrasent », et « marchent droit »…
De Peureux anonyme
07H03 | 09/08/2008 |
La furia anti chinoise perdure, signe qu'elle reflète un malaise profond dans les pays occidentaux en général et la France en particulier. La puissance montante fait grincer les dents chez les puissances en décadence et notamment chez la puissance en déconfiture.
On met en cause le cinéaste chinois qui a réalisé le show d'inauguration des jeux. Mais est il utile de mentionner que la France est bien incapable de monter un spectacle de ce niveau avec 15000 figurants ? Le show du bicentenaire de la révolution française, qui n'était pas si mal, fait très petit braquet en comparaison de ce que savent faire les chinois.
Toutes les vaticinations des Sarkozo Socialistes relayées par le Charity Business et sa filiale « Droits de l'Homme » n'y changeront rien et n'empêchent pas les chinois de nous pisser au cul, en y mettant les formes évidemment.
à Peureux anonyme
De Gandijyn
23H16 | 09/08/2008 |
Effectivement, il faut comparer ce qui est comparable. ne serait-ce que le nombre d'habitants !
quand à la programmation artistique, Bravo … rien à redire, sauf que l'éxécution à été opérée par le grand maître du pays, assistée de son armée ! (avec des écouteurs dans les oreilles, policiers, miliaires, bénévoles … regardez bien les vidéos ! )…
Par contre synchro parfaite, esthétique, …bref, le pied pour l'image et tous les messages « codés » de propagande qui sont derrière…
Pour le reste, les Chinois sont bernés eux-mêmes, et se bernent à croire qu'il seront plus estimés dans leur famille, ou dans le pays, une fois qu'ils auront réussi leur études supérieures en Occident, ou avoir une réussite professionnelle sur le plan internationale… La vie humaine, là-bas, ne vaut rien, pinuts ! … sourire glacé et « rigidité marionnetiste » pour accueil… tout le reste est calculé pour produire pour le PCC… C'est tout !
De Bambou sans frontière
23H22 | 08/08/2008 |
La cérémonie d'ouverture est MAGNIFIQUE, comme la CHINE éternelle…
Bravo et merci à Zhang Yimou ! ! !
Bravo et merci à tous ceux qui y ont travaillé ! ! !
De Joseph60
France | 08H33 | 09/08/2008 |
La cérémonie d'ouverture était absolument sublime et c'était un régal que de voir les chinois heureux .
Pourquoi ne pas partager cette joie durant ces jeux et accepter un trêve olympique
Toute cette beauté et cette joie contribuent pour autant sinon plus à l'ouverture d'esprit et à la démocratie que de nombreux discours souvent sectaires et parfois haineux
De Mon-Al
roturière :-) | 10H48 | 09/08/2008 |
Je n'ai pas regardé, alors, j'ai rien vu …
Mais le cinéma de Yimou, oui, j'aime : Epouses et concubines, le sorgho rouge et Qiu, femme chinoises, avec la sublime Gong Li.
Mais tout ce qui concerne les Jeux, je zappe ! ! ! ! !
Même pas sectaire, mais pour moi, ce sont les jeux de la honte, attribués par un organisme pourri à une dictature….