
L'interview. Zhong Hua, peintre optimiste de l'histoire de la Chine
Chaque jour, pendant la durée des JO, Rue89 demande à un Pékinois, célèbre ou anonyme, sa vision de l'avenir, en lui posant la question : Où en sera la Chine dans dix ans ?
Aujourd'hui, Zhonghua, peintre-portraitiste originaire du Shandong, spécialisé dans les tableaux très officiels. Il est d'ailleurs membre du Parti communiste chinois. En 2005, il a exposé une fresque monumentale de dix mètres de long intitulée « un cours historique glorieux », dans le grand hall du Peuple, place Tiananmen, et prépare depuis sept ans une série de huit toîles intitulée « Cent ans de Jeux olympiques ».
« Toutes les peintures que j'ai faite ont un thème central : la grande histoire de la Chine. Je peins cela parce que la Chine est très importante pour moi, les JO le sont aussi. Si un peintre n'a pas de sentiment par rapport aux choses qu'il peint, alors il n'a pas d'inspiration.
Au début, j'avais dans l'idée de représenter tous les peuples du monde, particulièrement les minorités existant en Chine : les Bai, les Ouïgours du Xinjiang, les Miao, les Dai du Yunnan, ce qui exprime une atmosphère d'olympisme international en Chine. Les JO sont un événement pour la paix et l'harmonie, qui s'opposent à la guerre.
Pour moi, les JO ont été très bien préparés par la Chine. Auparavant on était vraiment en retard par rapport au reste du monde, alors pour ce qui est des compétitions sportives, on était encore plus à la traîne.
Liu changchun était le premier et le seul Chinois à participer aux JO de Los Angéles en 1932. En lisant cette information, j'ai eu le coeur brisé. En ce temps, la Chine n'avait pas de position dans le monde, ni de qualifications pour participer à un événement comme les JO. Ce n'était pas un pays fort.
Aujourd'hui, c'est en Chine que ça s'organise. En effet, la Chine s'est développée sur tous les plans, et j'ai le sentiment qu'après les JO, tout le monde viendra voir la Chine, que dans l'avenir, l'influence de la Chine sera très importante.
La société chinoise ne fera que progresser. Certes, des problèmes il y en a. La protection de l'environnement par exemple, à laquelle la Chine attache énormément d'importance. On les règlera progressivement. D'ailleurs il y a déjà des progrès.
Tout jeune, j'ai été éduqué dans les rangs du Parti communiste, j'ai fait mon service militaire. C'est pour ça que j'admire les héros.
D'ailleurs pour moi il existe des héros modernes : [le basketteur] Yao Ming, [le réalisateur] Zhang Yimou, [l'acteur hongkongais] Jacky Chan. Ce sont tous des héros et je veux être à leur image, je veux comme eux contribuer à l'amélioration de la société chinoise. Parti de rien, je veux faire de grandes choses. Si je n'ai pas d'idéal ni d'objectifs alors il n'y a plus de sens à la vie.
Pour moi, les dix prochaines années sont très importantes. La période de 40 à 50 ans est précieuse dans la vie d'un peintre, c'est le moment où il atteint le sommet de son art, allié à une énergie pas encore diminuée par l'âge. Mon projet est d'aller sur les cinq continents et de peindre les gens, le peuple, surtout les enfants et les personnes âgées. Sans le peuple, il n'y a rien. »
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De François-Xavier Prévot
Marcheur-Photographe | 18H08 | 10/08/2008 |
- « Sans le peuple, il n'y a rien. »
Certes…
Zavez trouvé ça tout seul ?
C'est pas une paraphrase de Mao, par hasard ?
Et, en plus, « Sans le peuple, il n'y a rien », c'est même, au passage, la définition de la Démocratie, cher Camarade-Peintre-Membre-du-Parti-Communiste-Chinois…
C'est dire tout le Chemin qu'il vous reste à faire pour mettre enfin votre « art » au (vrai) service du (vrai) Peuple…
- « Au début, j'avais dans l'idée de représenter tous les peuples du monde, particulièrement les minorités existant en Chine : les Bai, les Ouïgours du Xinjiang, les Miao, les Dai du Yunnan »
- Euh…Zhonghua, Zauriez pas (volontairement) oublié plein d'autres « minorités » au passage, Mmmm ?
Je sais pas, moi : par exemple, au hasard, la « minorité » tibétaine, la « minorité » des pratiquants du Falun Gong, et tant d'autres…
-« Les JO sont un événement pour la paix et l'harmonie, qui s'opposent à la guerre. »
- Putain, Zhonghua, tu le fais exprès, non ?
PS : puisque, pour toi « les dix prochaines années sont très importantes(…) dans la vie d'un peintre, ben, dépêche-toi, alors : fais nous une belle peinture réaliste du génocide tibétain et du génocide des pratiquants du Falun Gong…
http://www.fx-images.com
à François-Xavier Prévot
De pikasso02
21H48 | 10/08/2008 |
fx-image, la peinture est morte depuis longtemps.
Tu demandes un nouveau « Guernica » ? Allons ! Où pourrait-on l'exposer aujourd'hui ? Dans une exposition internationale ? Non ! Il faut être Picasso pour peindre ce genre de peinture, qui je vous le dis mais vous le savez sans doute, fut non comprise quand elle fut exposée. Pas assez réaliste ! Le génie de Picasso est d'avoir su recourir à la mythologie et aux oeuvres des peintres qui peignirent l'horreur de la guerre. Picasso a accepté ce travail parce qu'il savait que le peuple ne saurait pas voir cette toile monumentale comme réponse au massacre de Guernica. Le public est nul en histoire de l'art ! Même Jean-louis Ferrier un grand écrivain et critique d'art n'a pas compris Picasso. Mais a très bien parler de peinture. Georges Charbonnier et Jean-Louis Ferrier sont les deux hommes du 20ème siècle qui m'auront ouvert les yeux. Que de parlotes inutiles sur l'art. Ce n'est pas les musées qu'il faut détruire. Ce sont tous ces textes remplis de bêtises qu'il faut étudier à l'école. Ils iront au pilon d'eux mêmes par la suite. Mais surtout pas les brûler ! Un idiot ne sait pas qu'il l'est. Ce qu'il a écrit, peut avec du recul être reconnu comme inutile. Si je fais partie de ces idiots, mon blog sera facile pour le prouver.
Aujourd'hui, c'est un film qu'il faut réaliser sur l'horreur, et avec le génie de Picasso ! Le reste ne servirait à rien. Seul le génie peut tout changer !
http://pikasso02.skyrock.com/
à pikasso02
De Gandijyn
22H30 | 10/08/2008 |
Il doit y avoir une légère différence entre « être nul » et « être ignorant » (par méconnaissance, par manque de culture, manque dinformation, ou autre ! )
Le problème des artistes, c'est de se croire toujours dans une sphère de la déïfication et que leurs oeuvres, pour ne pas dire des croutes, seront toujours inaccessibles au commun des mortels…
Le ressenti n'est pas obligatoirement dans les écrits, mais également dans l'énergie subtile émise par la peinture qui est le reflet énergétique de l'artiste lui-même (avec tous les bons côtés et aussi, des travers) - et, aussi des malheureuses croutes…
Très peu d'artistes peintres en sont conscients.
à Gandijyn
De François-Xavier Prévot
Marcheur-Photographe | 00H30 | 11/08/2008 |
[à Gandijyn]
Précisément : c'est de l'ignorance, et de l'ignorance seulement, dont l'homme doit se délivrer.
Et c'est de l'ignorance, et de l'ignorance seulement, que naissent toutes les peurs, toutes nos peurs.
Et c'est de l'ignorance, et de l'ignorance seulement, dont doit se libérer « notre » peintre…
Précisément aussi : le « reflet » de cette peinture (et de ce peintre) est le reflet de la Dictature, de la Pensée Unique…
Farenheit 451, c'est aussi la température à laquelle brûlent les peintures, non ?
à pikasso02
De François-Xavier Prévot
Marcheur-Photographe | 00H25 | 11/08/2008 |
[à pikasso02]
« Seul le génie peut tout changer ! »
C'est bien ce que je disais…
On est loin du génie », ici, pas vrai, pikasso02 ?
PS : il manquerait plus que ça, que « notre » peintre chinois, très content de lui (et néanmoins un des millions de vecteurs et apôtres inconscients de la Grande Dictature de la Pensée Unique) se prenne aussi pour Picasso…
RE-PS : j'espère qu'il faudra beaucoup moins de temps aux chinois de Chine, et aux internautes en général, pour se rendre compte :
- non seulement de la nullité de ce peintre (ça, c'est facile),
- non seulement que c'est une membre du Parti Communiste Chinois (et donc forcément, au moins un peu, lavé du cerveau),
- mais, aussi et surtout, beaucoup moins de temps pour que le monde ouvre les yeux sur toutes les horreurs infinies commises par le Communisme chinois depuis 1949…
ça tombe bien, d'ailleurs, « Bouddha » ça veut dire « L'Eveillé » :
Quand la Chine (et les peintres) s'éveilleront…
FX
« Le Monde est aveugle. Rares sont ceux qui voient ».
Le Bouddha
De Gandijyn
20H14 | 10/08/2008 |
L'inspiration est bridée, autant que les actes…
Un artiste devrait être capable d'exprimer, sans retenue, toutes les images et pensées qui lui viennent à l'esprit.
On constate, que si cela n'a pas la teinte idéologique du PCC alors, cet artiste végètera dans son placard.
Y-a-t-il une raison « valable » d'être artiste dans ces conditions ? Il peut effectivement rêver d'être le plus talentueux peintre avec une jolie carte d'adhésion… mais restera un artise « frustré », bien que très « optimiste » …
Peut-être ne le sait-il pas encore ?
à Gandijyn
De San De
23H28 | 10/08/2008 |
J'adhère ! Ca me fait penser à ce billet :
19 décembre 2006
Une vie libre sans liberté
Beaucoup des chinois pensent aussi qu'ils sont très libres en Chine.
L'année dernière, j'ai discuté au téléphone avec un des mes ami en Chine, qui est un journaliste un peu connu. Il m'a dit qu'il très libre, peut écrire ce qu'il veut. Et puis il m'envoyé quelques uns des ses articles.
Deux jours après, j'ai lui rappelé en lui disant qu'ils sont nuls, ses écritures (on était toujours très franc quand j'étais en Chine), que je ne vois plus son pertinence, sa poésie, son courage et son émotion, qu'il a un style de femme de ménage. J'ai lui dit cela parce qu'il était un vrai génie dans mon Université. A l'époque, on lisait Kant, Hegel, Marx bien sûr, mais c'étaient les oeuvres de la jeunesse de Marx. On discutait sur existentialisme de Sartre, sur Freud et Wittgenstein ensemble. On cherchais un être authentique sans savoir Heidegger, voulait même créer notre propre système de philosophie afin de remplacer un jour le système de « matérialisme dialectique et matérialisme historique ) stalinien.A 1984, on a créé ensemble notre propre revue politique indépendante, “ La tribune de la Jeunesse ”, grâce au soutien de fils du secrétaire général du Parti, M. Hu Deping qui est un ministre aujourd'hui. Elle était unique en Chine, la revue, a eu 60000 tirages deux ans après. On a écrit, publié tant des essais qui ont brisé tant de tabous politiques et de l'histoire. La revue a été interdite à 1987, C'était le moment difficile, on était solidaire.J'était tellement triste pour lui : devenu un écrivain officiel qu'il avait mépris tant quand on était ensemble. Je ne sais pas si vous, les français puissiez comprendre cette tristesse devant un assassinat intellectuel d“un ami si proche, en plus, il ne le sens pas du tout, il trouve qu'il est libre sincèrement.Il sait que je lui connais mieux et me considère toujours comme son grand frère. Il m'a dit que, ‘on ne peut plus écrire comme avant, tu sais bien. Sinon on ne peut rien publier.
J'ai lui dit : Pourquoi tu crois que tu es libre alors ?
He he. Il a rit.
J'ai repris le langage détudiant à lépoque : Il faut savoir ce que on est quand même, n'arrêtes pas chercher ta liberté même tu ne la trouveras sans doute pas. Sinon la vie est terminée.
Tu ne change pas, toi. Il m'a répondu calmement.
Je suis en France, je sais ce qu'elle est, la liberté quand même. Je ne savais pas pourquoi j'était un peu en colère. Je peux donc rester jeune.
ça alors, les femmes françaises t'aiment ou pas ? il a ainsi changé le sujet de conversation.
Vous voyez, quand on ne connais pas, ou oublié la liberté ou atteint son désir gênant de celle-ci, on peut vivre librement, c'est-à-dire sans contraint quelconque,et être heureux, même très heureux.
http://caichongguo.blog.lemonde.fr/2006/12/19/une-vie-libre-sans-liberte…
De François-Xavier Prévot
Marcheur-Photographe | 00H35 | 11/08/2008 |
[à San De]
Merci, San De, pour ton commentaire, pour ta sincérité, pour ton histoire.
Un jour, ton ami ouvrira les yeux, c'est sûr.
Un jour, tout le monde ouvrira les yeux.
« Le Monde est aveugle. Rares sont ceux qui voient ».
Le Bouddha
à François-Xavier Prévot
De San De
21H48 | 11/08/2008 |
C'est le blog de Cai Chongguo, moi je ne suis que le copier colleur :
De wa
? | 03H19 | 11/08/2008 |
Euh, chère Rue89, vous ne voudriez pas aller interroger d'autres artistes de Pékin ? Celui-là est vraiment une caricature, on y croit à peine…
à wa
De Pierre Haski
Rue89 | 03H34 | 11/08/2008 |
Nous interrogeons chaque jour une personne. Le premier jour, c'était Wang Bing, documentariste, à qui on doit une fresue exceptionnelle sur les bouleversements sociaux de la Chine « à l'ouest des rails ». Qui portrait un autre regard sur la société chinoise évidemment. Mais le but est de montrer la diversité des points de vue, et celui-ci, qu'on l'aime ou pas, existe et n'est pas confiné au cercle du pouvoir. On peut le trouver naif et détestable, il fait partie de l'environnement politique et culturel du système chinois. Il faut aussi le connaître, ce qui ne signifie pas l'apprécier.
De D.C
09H57 | 12/08/2008 |
De la peinture avec de la technique mais pas d'idée, j'appellerai ça éventuellement de l'illustration, mais sûrement pas de l'art. Un genre d'image pieuse, du Saint-Sulpicien faussement communiste.Saleté d'opportuniste ! Ce monsieur fait « du lard ».
D'autant moins de l'art que c'est au service d'une mauvaise cause. J'entends déjà les alibis « Faut bien vivre », « si c'est pas moi qui le fais, ce sera un autre. » Beurk.