
L'histoire (3/3). Le maoïsme est-il soluble dans l'olympisme ?

(De Pékin) Robert Guillain, l'envoyé spécial du « Monde », a décrit dans un reportage célèbre, l'entrée des soldats de Mao dans Shanghaï : des « Martiens », a-t-il écrit, impressionné par leur discipline, leur rigueur, tranchant avec le chaos de la Chine de l'époque, à peine sortie de la guerre avec les Japonais et retombée dans la guerre civile.
La proclamation de la République populaire de Chine, le 1er octobre, avait pour ambition d'étendre à tout le pays le règne de ces « Martiens » au drapeau rouge : ils promettaient de redresser l'« homme malade de l'Asie », de mettre fin à un siècle d'échecs.
Près de soixante années plus tard, ses lointains successeurs sont embarrassés par le bilan du maoïsme.
Paraphrasant sans le savoir Georges Marchais à propos de l'URSS, les actuels dirigeants du Parti communiste chinois (PCC) considèrent le bilan de Mao comme « globalement positif ». Le PCC va même jusqu'à quantifier la part négative : 30 % ! Dans les 70 % positifs, il place évidemment la création de la République populaire et l'arrêt du chaos (1949), mais aussi la bombe atomique chinoise (1964), la réintégration du siège chinois au Conseil de sécurité de l'ONU (1971), la réconciliation avec les Etats-Unis (1972). Bref, tous les symboles de la puissance, de la souveraineté, de l'Etat qui manquaient à la Chine d'avant 1949.

Mais dans la partie négative ? C'est un immense tabou. Aucun pays ne se penche spontanément sur les parts d'ombre de son histoire (Vichy ? L'Algérie ? …), mais en Chine, ça prend des proportions abyssales. Il est permis de raconter des histoires individuelles de cette époque, de ses excès ou de ses crimes, mais pas de travail sérieux d'historien, pas de retour indépendant sur une histoire qui pèse encore sur le présent.
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L'histoire officielle ne retient donc pas la « campagne anti-droitiers » qui purgea une première fois le monde intellectuel chinois de tout élément déviant et détruisit tant de vies… Ni le « Grand bond en avant », par lequel Mao Zedong avait voulu rattraper les Occidentaux dans la production d'acier et qui produisit une famine catastrophique et des millions de morts…
Sans oublier, bien sûr, la « Grande révolution culturelle prolétarienne » déclenchée par Mao dans ses jeux de pouvoir, et qui plongea la Chine dans un tourbillon de folie pendant une décennie, et pèse lourdement, aujourd'hui encore, sur toute une génération (parfois avec humour, comme cette photo ci-dessous, prise dans les années 2000 dans un restaurant où un faux garde rouge ironise sur cette période) :

L'amnésie se poursuit à propos de l'histoire la plus récente. Un journal s'est récemment fait taper sur les doigts pour avoir publié sans le réaliser une photo de victime du massacre de Tiananmen, en juin 1989, dans le cadre d'un portfolio de photographe. Explication : le jeune Chinois qui a sélectionné les photos ne savait pas ce que ça représentait, le 4 juin étant un tabou dont on ne parle absolument jamais en public.
Cette manipulation constante de l'Histoire a permis le tour de passe passe des successeurs de Mao, qui ont réussi à conserver l'icone du Grand Timonier comme symbole de la Nation redressée, en gommant tout ce qui pourrait rejaillir négativement sur des hommes qui sont issus du même parti, du même appareil que lui.

L'opération a réussi, même si, dit-on, l'amnésie historique n'est jamais une bonne base sur laquelle construire l'avenir. Plus de trente ans après la mort de Mao, celui-ci est devenu bien utile : il sert de ciment national -Mao, sans doute, était un nationaliste chinois avant d'être un communiste- sans empêcher ses successeurs de faire le contraire de ce qu'il professait. Et, de surcroit, il a acquis une valeur marchande dans l'art contemporain, Merci Andy Warhol, suivi par une cohorte d'artistes chinois !
Avec Mao comme icône, et le marché comme ligne politique, les dirigeants du Parti communiste chinois ont trouvé la martingale. Ou, comme le dit plus crûment encore Naomi Klein, l'auteur de « No logo » : « La Chine, c'est la rencontre du stalinisme et du capitalisme global, et ça fonctionne. »
Comment ne pas voir, après deux décennies de croissance à deux chiffres, de transformation brutale mais effective, de la société chinoise, de montée en puissance de la Chine sur la scène internationale, qu'il y a aujourd'hui une véritable fierté d'être chinois dans la population. Y compris, paradoxalement, parmi ceux qui n'ont pas eu la chance d'être les bénéficiaires de ces deux décennies de réformes économiques.
Le Parti a réussi à capitaliser sur cette formidable croissance pour renforcer sa légitimité : Mao + la croissance ? Pourquoi changer une équipe qui gagne ? … De ce point de vue, de nombreux Chinois estiment que leurs actuels dirigeants ont brisé le cycle du déclin et de l'échec entamé au milieu du XIXe siècle.
Ce n'est pas un hasard si tout a été fait, lors de ces Jeux de Pékin, pour flatter l'orgueil national, le sentiment patriotique, voire le nationalisme chinois. Et l'enjeu artificiel, presque puéril (mais peut-être est-ce un point de vue de « petit pays » ! ), de la course effrénée aux médailles et à la victoire finale sur les Etats-Unis, résume toute cette histoire.
Sans doute, la Chine n'est-elle pas à l'abri de crises futures, économique, sociale, environnementale, et inévitablement politique dans la mesure où elle a retardé depuis deux décennies toute avancée sur le front des réformes démocratiques. Mais elle aura prouvé au monde, et surtout à elle-même, qu'une ancienne civilisation n'était pas nécessairement condamnée au déclin. Cette revanche sur l'histoire est le grand moteur de la montée en puissance de la Chine, une motivation ambigüe, mais efficace.
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De CrocMignon
Fan de Carla et fane de carotte | 22H41 | 17/08/2008 |
« et franchement à ce que je vois, je dis chapeua bas camarades, vous êtes les meilleurs et les occidentaux ne sont que des gros nazes… »
Si les enseignants s'expriment de cette manière, je comprend que l'Europe soit incapable d'innover.
De total_destructor
--ano professionnel-- | 23H11 | 17/08/2008 |
la ou certains voient un devoir de lycéen, c'est quand même une belle synthèse.
pour ceux qui sont décus de ne lire qu'un article de quelques feuillets, rien n'empêche de se plonger dans une documentation plus fournie.
De Riboulbo
etudiant | 23H55 | 17/08/2008 |
« d'ici 10 ans le monde sera chinois, et franchement à ce que je vois, je dis chapeua bas camarades, vous êtes les meilleurs et les occidentaux ne sont que des gros nazes…. »
Allez camarade, vous êtes les meilleurs ! En plus d'ici 10 ans, y a un réservoir entier de tibétain à éliminer !
Continuez sur cette voie, il est certain que l'avenir de l'Humanité n'en sera que meilleur !
(j'ai beau me forcer à écrire des phrases semblables aux votres, j'arrive pas à le penser ! comment faites-vous ? ? )
« etre anti-communisme est une vertu, n'oublions que l'on parle d'une idéologie totalitaire ! C'est trop facile d'être militnt communiste sans n'avoir jamais vecu sous un regime communiste, ni totalitaire ! C'est de celà qu'il est question, car socialement et economiquement, c'est le captalisme le plus sauvage… Qu'importe le système pourvu qu'il soi totalitaire et anti-democratique !
Sinon, c'est bizarre, mais les chinois qui pensent ne sont pas si optimiste… et l'Amérique a encoe un bel avenir devant elle… la démocratie, ça aide. Le bel avenir de la Chine commencera peut et avec la fin de la Republique Populaire. »
J'espère sincèrement que vous ne pensez pas ce que vous dites, San De !
Les régimes communistes actuels n'ont de communistes que le nom !
Une fois de plus je refuse de voir des personnes faire l'amalgame entre communisme et totalitarisme.
Bien que l'existence d'un pays parfaitement communiste soit utopique, cette idéologie est bien plus « noble » que celle du capitalisme, qui privilégie avant tout l'individualité et les possessions, au groupe et au bien être social.
Quant au bel avenir de l'Amérique, je le trouve fortement compromis.
Devant l'échec de la politique américaine et israelienne au Caucase, je pense qu'on assiste plutot au second épisode de la fin des USA, après avoir assisté aux crises des subprimes.
J'ai bien peur qu'élire un type comme Obama ne changera rien.
Et puis, excusez-moi, mais les USA sont loins d'être un exemple de démocratie.. En existe-t-il un d'ailleurs, je vous le demande ? ?
à Riboulbo
De solstice
pigiste | 08H46 | 18/08/2008 |
« les USA sont loins d'être un exemple de démocratie »
Certes, mais quel pays peut se vanter d'être une référence en la matière ?
Ah oui, la France, pays des Droits de l'Homme…
On a mis 70 ans à réaliser que le communisme était une utopie. L'homme n'est pas naturellement bon. Il est pour le collectivisme quand il n'a rien, et très capitaliste dès qu'il devient possédant, même du plus petit pavillon de banlieue.
Combien de temps mettrons-nous à comprendre que c'est peut-être même la démocratie qui est une utopie ?
TOUS les pays sont « démocratiques » sur le papier…
La France est une sorte d'aristocratie, au sens grec du terme : on fabrique des élites à l'ENA, et on obtient des dirigeants totalement déconnectés du peuple qu'ils sont censés diriger. Pas si loin que cela des élites chinoises formées au PCC, non ?
à solstice
De mister yozo
10H59 | 18/08/2008 |
Entièrement d'accord.
Si ce n'est sur les perspective d'avenir.
Je crois que la démocratie est possible. Utopique, mais possible. Sans quoi on perd toute envie de changer le monde.
C'est une magnifique envie, celle de changer le monde, il y a au moins ça de beau dans l'idéologie communiste.
L'internationale est une magnifique chanson, non ?
à Riboulbo
De San De
12H22 | 18/08/2008 |
le communisme n'est pas juste un programme economiques, c'est une ideologie phagocyteuse, une ideologie qui vise à changer, transformer l'humaniter. C'est pas juste un programme economique, c'est tout une vision du monde. Les programmes de lavage de cerveaux en sont les illustrations les plus eclatantes. C'est tout un projet global. je suis fatigué…
« Cette idéologie englobe tout les phénomènes : la terre, le ciel, la nature et la société, la Chine et les pays étrangers, le passé et le futur. elle modèle la façon dont le croyant observe les phénomènes, comprend les questions philosophiques et appréhende la vie. En dehors d'elle, rien n'existe, rien n'a de sens. Cette idéologie ne reste pas au stade de la pensée, elle se transforme en en un phénomène matériel et devient vite le centre de notre univers contemporain.. Dans cette univers, lorsqu'un homme était abandonné par le comité central du Parti, non seulement il avait l'impression d'avoir été délaissé par les cadres, mais aussi d'avoir été abandonné par tout le pays, par le peuple entier, par le monde et par l'histoire. Deng Tuo s'est suicidé parce qu'il avait l'impression que sa vie n'avait plus aucun sens. Pourtant, son dernier voeu fut d'être accepté de nouveau par le parti, ce qui impliquait d'une part un sens de l'honneur, mais aussi un très fort besoin de reconnaissance. La victime persecutée à mort cherchait jusqu'à la fin à s'identifier à son tortionnaire. »
Testé et éprouvé.
De l´axe du bien
23H59 | 17/08/2008 |
« la ou certains voient un devoir de lycéen, c'est quand même une belle synthèse. »
une synthèse… ou simplement une salade !
Parce que bon, « Le maoïsme est-il soluble dans l'olympisme ? », c´est un mélange un peu chelou.
et puis pour conclure :
« Cette revanche sur l'histoire est le grand moteur de la montée en puissance de la Chine », il faut pas avoir peur du ridicule avec des talons hauts…
et puis dites, si la phrase concernait la Russie, elle aurait une toute autre saveur…la montée en puissance ferait tout de suite un peu plus frémir…
De GanLanShu
shodavid.blog.lemonde.fr | 03H39 | 18/08/2008 |
Article globalement positif ! : ) Ni anti ni pro chinois ! Difficile trentative d'impartialité… Manque cependant l'important rôle que joue et que l'on fait jouer à Confucius dans l'actuelle société civile… Un quatrième volet peut-être ? D'ici là, à lire la teneur de certaines réactions, je décerne la médaille d'or de la patience à PH !
PS - Bonne cérémonie de clôture, je fuis à Hainan Dao !
à GanLanShu
De Pierre Haski
(auteur)
Rue89 | 03H46 | 18/08/2008 |
merci pour cette médaille d'or non méritée. A lire les commentaires, tout ce que je mérite c'est une bonne note de lycéen appliqué ! Bonne fuite à Hainan.
à Pierre Haski
De Ruedes
Expat | 05H24 | 18/08/2008 |
Mais non c'est tres bien.
Par contre attention a Hainan, il y a 35 ans pendant cette fameuse GRP que le monde entier envie encore a la Chine les etudiants mangeaint leurs professeurs pour prouver leur devouement au Parti.
Ca a du changer, haha
De manusan
06H04 | 18/08/2008 |
Le thème répété sans cesse de la fierté d'être chinois enfin retrouvé mérite d'être approfondi. Si on se penche un peu sur ce que racontait les occidentaux résident à Shanghai ou Canton au XIX siècle, finalement il existait déjà. Même dans les récits des jésuites on retrouve l'orgueil chinoise.
Même quand la Chine crevait de faim, les chinois étaient fière d'être chinois, en apparence au moins. Et aujourd'hui même si la situation de la Chine en campagnes ressemblent plus à l'Afrique, on dira que toute la Chine, c'est Beijing 2008.
Mais bon, faite un tour en Inde, c'est la même chose. Faite un tour en Arabie saoudite, c'est pareil.
A notre époque, le critère économique est l'unique critère (hélas) qui permet de justifier sa fierté aux autres, mais dans le fond l'orgueil nationale, n'existe que par la culture, l'identité.
De Panama
enseignant | 15H59 | 18/08/2008 |
Je pense que nous sommes surpris par le « nationalisme » chinois parce que nous estimons, plus ou moins consciemment, que le communisme est « internationaliste » et qu'il regarde les Etats et les frontières comme des données provisoires, liées à un mode de pensée bourgeois.
C'est bien sûr une erreur totale — aucune révolution communiste ne s'est imposée sans faire fonds sur un très fort nationalisme ou, pour ne pas employer un terme stigmatisant, un fort patriotisme.
Ce que je trouverais rassurant, ce serait de savoir que les facultés d'histoire et de lettres sont remplies en Chine, qu'il y a un intérêt pour le passé qui dépasse l'imagerie des films populaires… Mais ça, je n'en suis pas sûr. Comme vous le dites bien, Manusan, le critère aujourd'hui semble être davantage la réussite matérielle. Cela peut se comprendre dans une économie marquée par la privation et souvent la misère — mais cela rend aussi l'avenir un peu inquiétant.
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 06H31 | 18/08/2008 |
Bof, Faites pas la « gueule » Pierre !
Certains vous ont rajeuni.
Être comparé à un lycéen « boutonneux » , c'est sympathique !
Et puis si cette synthèse emporte un 1er prix du concours général, c'est pas mal !
Comme GanLanShu j'estime que ce papier n'est ni anti ni pro chinois, donc globalement positif !
Bon, si on considère avec déjà un certain recul, après huit jours de « festivités » que cette démonstration de force, de sens de l'organisation, d'unité factuelle nationale, est sensiblement réussie, il m'apparait tendancieux, (et vous échappez à cela) d'en tirer des conclusions hâtives, sur le futur, et le positionnement futur de cet Empire.
Un pas a certes été franchi, sur fond de course (vous le dites, « puéril ») aux « breloques », mais en cela ils ne ne sont pas coupables, puisque d'autres avant eux, et toujours actuellement, font de cet « artifice » de « feux », leur « fond de commerce ». (Allo Nicolas.S, Roselyne.B, Bernard.L pourquoi vous toussez ! )
Vous résumez fort bien, en expliquant que c'est une sorte de « revanche », « un moteur », mais maintenant, comme nombre de citoyens, même « engoncés » dans nos difficultés et mal être, pour peut qu'on s'intéressent à la « marche du monde », je crois qu'il nous faut rester en alerte, et circonspect, vis à vis de cette Hyper-Puissance, et ne rien lâcher au sujet de nos encouragements aux luttes et combats contre les atteintes aux droits de l'homme, et actions « liberticides ».
Nous ne devons pas ignorer que nous n'avons nous aussi, en tant que citoyens, dirigeants, ainsi que toutes les autres puissances Occidentales, pas toujours les « mains propres », et devrions également nettoyer devant nos portes.
L'un n'empêche pas l'autre.
Enfin, voilà, Pierre, et continuez bien votre « périple », et vos explications, qui ne sont à mon gout, ni sinophiles, ni sinophobes, mais relativement bien Francaises. ; -))
De Panama
enseignant | 09H20 | 18/08/2008 |
Moi aussi, je trouve l'article excellent, et un peu navrants les commentaires — bon, « le » commentaire — exhibant le vieux réflexe de « l'éqivalence morale » : dès qu'on pointe vers une faiblesse d'un régime communiste (ou soi-disant tel), dénoncer les crimes de l'Amérique et, bien sûr, le silence complice des médias… Cette pulsion de symétrie rappelle l'ambiance d'une cellule PCF des années Marchais, ça nous rajeunit !
L'année 89 et Tienanmen semblent vraiment marquer un trou noir de la mémoire chinoise, et aussi une sorte d'année zéro pour la jeunesse. Ceux qui ont grandi après 89 me semblent beaucoup plus nationalistes, avec beaucoup moins de recul vis-à-vis du gouvernement, que ceux qui ont connu « l'avant ». Un « jeune instruit » (…), qui étudie en France depuis 5 ans, et fait preuve pourtant d'une curiosité assez peu commune chez les étudiants chinois, me disait n'avoir aucune idée du nombre de morts à Tienanmen. Il ne sait pas si c'est de l'ordre de la dizaine, de la centaine ou du millier…
De linden
Précaire du Social ?! | 09H35 | 18/08/2008 |
Première réaction, mais là, ça dépasse l'entendement parfois : quel est le niveau de raisonnement de certains des usagers pour lire de telles fadaises ? On reproche un article brouillon ou partial, comme on traite un automobiliste de « con » parce que sa tête ne revient pas…
Pour revenir à l'article lui-même, je conseille aux usagers la lecture de romans chinois, par exemple ceux de l'excellent auteur de polars Qiu Xiaolong qui donnent une description de la Chine « de l'intérieur », même s'il vit aux USA et publie en anglais désormais.
Lisez aussi les romans édités chez Picquier, vous pourrez éviter ainsi de juger le monde à l'aune de vos propres valeurs judéo-chrétiennes (je ne cherche la aucun jugement de valeurs, seulement à essayer de me mettre à la place de…)en acquérant facilement des éléments de ces philosophies asiatiques.
à linden
De San De
18H38 | 18/08/2008 |
Tu ne devrais pas réagir aux choses que tu ne comprend pas et que de toute façon, tu ne veux pas chercher à comprendre.
Bon, tu as fait ta petit B.A exotique, c'est bien…
De skalpa
actif et militant ? | 10H18 | 18/08/2008 |
Ben, il est déjà bien soluble le « tea-monier »

http://kprodukt.blogspot.com
De ALLAIN JULES C@MMUNICATION
11H15 | 18/08/2008 |
Au-delà de certaines chinoiseries, il faut avouer néanmoins que les autorités chinoises sont passés au capitalisme, alors que les populations sont encore communistes. C'est un vrai paradoxe, d'autant plus que, ces derniers vivent encore sous des restrictions abyssales, notamment sur le méthode du planning familial.
Dans une certaine mesure donc, il faut noter que, l'ex géant aux pieds d'argiles -vieux qualificatif-, est en passe de surpasser les grandes puissances occidentales. Sur tous les plans sauf en démocratie. Mais, quelle société dite moderne est-elle vraiment démocratique ? La démocratie restant quelquefois ou toujours, une utopie, de même que toutes les idéologies.
La falsification de l'histoire a de beaux jours devant elle, pas seulement en Chine, mais, partout dans le monde où, le bourreau continuera à l'écrire. Il n'y a donc pas de miracle.
http://allainjulesblog.blogspot.com/
à ALLAIN JULES C@MMUNICATION
De San De
18H34 | 18/08/2008 |
les boureaux ne sont pas les seuls menteurs, les victimes qui cherchent protection chez le boureaux du voisin aussi, de même que d'autres victimes qui se voit bien prendre la place du boureau.
Vous ne devriez pas confondre « utopie » et « principe »…
De jck
13H46 | 18/08/2008 |
http://www.chinaelections.net/newsinfo.asp ? newsid=1221
« We missed a major development opportunity because of some big policy mistakes, and particularly the disastrous ten-year-long “'Cultural Revolution''”
- Wen Jiabao, Premier ministre de la République populaire de Chine
Pourquoi parler de tabou et d'amnésie alors que le Premier Ministre Chinois actuel qualifie sans détour la révolution culturelle de “désastreuse” ?
Mais bon je sais qu'il faudra se lever tôt pour trouver dans la presse française le point de vu du Premier Ministre Chinois, dont la plupart des français ne connaissent d'ailleurs même pas le nom.
à jck
De Pierre Haski
(auteur)
Rue89 | 03H11 | 19/08/2008 |
IL faudra surtout se lever tôt pour trouver un vrai travail d'historien indépendant sur ce qui s'est passé pendant la Révolution culturelle, les jeux de pouvoir de Mao, etc. C'est totalement interdit. Le dernier survivant de la banque des quatre a été autorisé à écrire son autobiographie à condition de la faire relire par le PCC avant de la publier : des centaines de pages ont été expurgées et je ne suis pas sûr que le livre soit jamais sorti.
S'agissant de Wen Jabao, vous vous trompez, la presse a été inondée de portraits de « grand père Wen » au printemps, au moment du séisme. Il est généralement présenté sous des traits beaucoup plus favorables que Hu Jintao.
De johnGalt
libre penseur | 15H55 | 18/08/2008 |
PH : « Dans les 70 % positifs, il place évidemment la création de la République populaire et l'arrêt du chaos (1949), mais aussi la bombe atomique chinoise (1964), la réintégration du siège chinois au Conseil de sécurité de l'ONU (1971), la réconciliation avec les Etats-Unis (1972). »
Il y a 2 autres succes importants que les chinois attribuent au PCC :
1) La reunification de la chine.
La division remontait au temps du colonialisme occidental. Apres avoir battu le KMT le PCC s'est immediatement lance dans la reconquete. Cela passait par l'annexion du tibet (1950). Que le tibet ait ou non jamais fait partie de la chine est discutable. Il est probablement impossible d'apporter une reponse claire et definitive. Toujours est-il que la plupart des chinois pensent que c'est le cas et que le PCC a effectue la reunification. Il faut noter que Mao avait aussi envoye l'armee chez les Ouigours un peu avant en 1949. Il aurait aussi probablement annexe la Mongolie si celle-ci n'avait ete protegee par l'URSS.
Ce paradigme de division par l'occident et reunification par le PCC est important pour comprendre les chinois aujourd'hui. C'est l'une des raisons pour lesquelles ils ne veulent rien entendre au probleme tibetain. Les chinois sont persuades, a tort ou a raison, que les occidentaux ont un plan pour rediviser la chine.
2) Le PCC s'est attribue la part du lion dans le combat contre les Japonais. C'est sujet a polemique. Des historiens pensent que le KMT a eu un role aussi sinon plus important.