
L'histoire (3/3). Le maoïsme est-il soluble dans l'olympisme ?

(De Pékin) Robert Guillain, l'envoyé spécial du « Monde », a décrit dans un reportage célèbre, l'entrée des soldats de Mao dans Shanghaï : des « Martiens », a-t-il écrit, impressionné par leur discipline, leur rigueur, tranchant avec le chaos de la Chine de l'époque, à peine sortie de la guerre avec les Japonais et retombée dans la guerre civile.
La proclamation de la République populaire de Chine, le 1er octobre, avait pour ambition d'étendre à tout le pays le règne de ces « Martiens » au drapeau rouge : ils promettaient de redresser l'« homme malade de l'Asie », de mettre fin à un siècle d'échecs.
Près de soixante années plus tard, ses lointains successeurs sont embarrassés par le bilan du maoïsme.
Paraphrasant sans le savoir Georges Marchais à propos de l'URSS, les actuels dirigeants du Parti communiste chinois (PCC) considèrent le bilan de Mao comme « globalement positif ». Le PCC va même jusqu'à quantifier la part négative : 30 % ! Dans les 70 % positifs, il place évidemment la création de la République populaire et l'arrêt du chaos (1949), mais aussi la bombe atomique chinoise (1964), la réintégration du siège chinois au Conseil de sécurité de l'ONU (1971), la réconciliation avec les Etats-Unis (1972). Bref, tous les symboles de la puissance, de la souveraineté, de l'Etat qui manquaient à la Chine d'avant 1949.

Mais dans la partie négative ? C'est un immense tabou. Aucun pays ne se penche spontanément sur les parts d'ombre de son histoire (Vichy ? L'Algérie ? …), mais en Chine, ça prend des proportions abyssales. Il est permis de raconter des histoires individuelles de cette époque, de ses excès ou de ses crimes, mais pas de travail sérieux d'historien, pas de retour indépendant sur une histoire qui pèse encore sur le présent.
|
L'histoire officielle ne retient donc pas la « campagne anti-droitiers » qui purgea une première fois le monde intellectuel chinois de tout élément déviant et détruisit tant de vies… Ni le « Grand bond en avant », par lequel Mao Zedong avait voulu rattraper les Occidentaux dans la production d'acier et qui produisit une famine catastrophique et des millions de morts…
Sans oublier, bien sûr, la « Grande révolution culturelle prolétarienne » déclenchée par Mao dans ses jeux de pouvoir, et qui plongea la Chine dans un tourbillon de folie pendant une décennie, et pèse lourdement, aujourd'hui encore, sur toute une génération (parfois avec humour, comme cette photo ci-dessous, prise dans les années 2000 dans un restaurant où un faux garde rouge ironise sur cette période) :

L'amnésie se poursuit à propos de l'histoire la plus récente. Un journal s'est récemment fait taper sur les doigts pour avoir publié sans le réaliser une photo de victime du massacre de Tiananmen, en juin 1989, dans le cadre d'un portfolio de photographe. Explication : le jeune Chinois qui a sélectionné les photos ne savait pas ce que ça représentait, le 4 juin étant un tabou dont on ne parle absolument jamais en public.
Cette manipulation constante de l'Histoire a permis le tour de passe passe des successeurs de Mao, qui ont réussi à conserver l'icone du Grand Timonier comme symbole de la Nation redressée, en gommant tout ce qui pourrait rejaillir négativement sur des hommes qui sont issus du même parti, du même appareil que lui.

L'opération a réussi, même si, dit-on, l'amnésie historique n'est jamais une bonne base sur laquelle construire l'avenir. Plus de trente ans après la mort de Mao, celui-ci est devenu bien utile : il sert de ciment national -Mao, sans doute, était un nationaliste chinois avant d'être un communiste- sans empêcher ses successeurs de faire le contraire de ce qu'il professait. Et, de surcroit, il a acquis une valeur marchande dans l'art contemporain, Merci Andy Warhol, suivi par une cohorte d'artistes chinois !
Avec Mao comme icône, et le marché comme ligne politique, les dirigeants du Parti communiste chinois ont trouvé la martingale. Ou, comme le dit plus crûment encore Naomi Klein, l'auteur de « No logo » : « La Chine, c'est la rencontre du stalinisme et du capitalisme global, et ça fonctionne. »
Comment ne pas voir, après deux décennies de croissance à deux chiffres, de transformation brutale mais effective, de la société chinoise, de montée en puissance de la Chine sur la scène internationale, qu'il y a aujourd'hui une véritable fierté d'être chinois dans la population. Y compris, paradoxalement, parmi ceux qui n'ont pas eu la chance d'être les bénéficiaires de ces deux décennies de réformes économiques.
Le Parti a réussi à capitaliser sur cette formidable croissance pour renforcer sa légitimité : Mao + la croissance ? Pourquoi changer une équipe qui gagne ? … De ce point de vue, de nombreux Chinois estiment que leurs actuels dirigeants ont brisé le cycle du déclin et de l'échec entamé au milieu du XIXe siècle.
Ce n'est pas un hasard si tout a été fait, lors de ces Jeux de Pékin, pour flatter l'orgueil national, le sentiment patriotique, voire le nationalisme chinois. Et l'enjeu artificiel, presque puéril (mais peut-être est-ce un point de vue de « petit pays » ! ), de la course effrénée aux médailles et à la victoire finale sur les Etats-Unis, résume toute cette histoire.
Sans doute, la Chine n'est-elle pas à l'abri de crises futures, économique, sociale, environnementale, et inévitablement politique dans la mesure où elle a retardé depuis deux décennies toute avancée sur le front des réformes démocratiques. Mais elle aura prouvé au monde, et surtout à elle-même, qu'une ancienne civilisation n'était pas nécessairement condamnée au déclin. Cette revanche sur l'histoire est le grand moteur de la montée en puissance de la Chine, une motivation ambigüe, mais efficace.
- 9186 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque






























52
(Pour réagir, connectez-vous)
De San De
21H03 | 17/08/2008 |
Bof, un article qui manque de perspective à long terme et qui develloppe une vision superificielle de la periode qui commence en 1949. On croirait un devoir de lycéen.
à San De
De -Candide-
Jardinateur | 09H42 | 18/08/2008 |
Un peu cassant mais tellement vrai.
un exemple :
quand Georges marchais parlais de « bilan globalement positif » de l'URSS en refusant d'évoquer précisément le moindre élément négatif : il était dans le déni total.
Quand le pouvoir chinois évoque un bilan du maoïsme « à 30% négatif », ça se traduit clairement (et c'est sans ambiguïté pour les chinois) par « un bilan très contrasté, pour ne pas dire plus »
La comparaison est donc hors de propos et complètement à coté de la plaque.
La partie négative serait tabou ?
Elle est tellement criante et présente à l'esprit des chinois qu'il n'ont pas besoin d'en parler pour s'autoflageller.
De 20 à 50 millions de mort dans les famines du grand bond en avant, auquelles on rajoute quelques années après les exactions de la révolution culturelles, les dizaines de millions de personnes ruralisés de forces.
Celà a laissé des traces dans presque toutes les familles.
Y compris chez Deng Xiao Ping, père spirituel de l'actuel pouvoir en place, dont le propre fils avait été défenestré par les gardes rouges.
Quant aux évènements de Tian'anmen, ils sont certes toujours bel et bien tabous, mais n'ont strictement rien à voir avec le maoïsme.
Contrairement à la vision simplificatrice occidentale, il ne s'agissait pas là tant d'une répression pour sauvegarder le pouvoir en place coûte que coûte, mais d'un arrêt brutal d'un mouvement populiste qui aurait pu dégénérer en une deuxième révolution culturelle.
Encore aujourd'hui je rencontre bon nombre de chinois, et pas nécessairement du PCC, qui soutiennent *pour l'instant* le régime en place ; non parce qu'ils rejettent les valeurs démocratique occidentales mais parce d'une certaine manière ils pensent que le mieux peut être l'ennemi du bien et qu'il convient d'effectuer les changement très progressivement.
à -Candide-
De thomasfan
15H17 | 18/08/2008 |
@PH
« Ni le “ Grand bond en avant ”, par lequel Mao Zedong avait voulu rattraper les Occidentaux dans la production d'acier et qui produisit une famine catastrophique et des millions de morts… “
L'autre jour, vous me donnez le sentiment que vous attachez de l'importance à ‘l'honnêteté intellectuelle’. Alors expliquez-moi le lien entre le ‘Grand bond en avant’ et la grande famine ! En 1958, paradoxalement( ? ) la Chine a enregistré les meilleures récoltes agricoles de son histoire. Dans les 3 années qui suivent, la Chine est frappée par la sécheresse et les inondations qui sont à l'origine de la famine. Il suffit de sortir l'hebdomadaire américain ‘Times’ de l'époque pour s'en convaincre, dont le ministre chinois de l'agriculture occupe la couverture avec d'immenses champs craquelées sous l'effet de la sécheresse comme toile de fond. Il y a belle lurette, la propagande dominante a crédité la famine sur le compte du ‘ Grand bon en avant ’, au mépris de la moindre honnêteté intellectuelle, comme si l'on mettait aujourd'hui les 90 000 morts victimes du séisme du Sichuan sur le dos de la ‘ politique harmonieuse ’ de Hu Jingtao.
Vous dites le ‘ Massacre de Tiananmen ’ ? Permettez-moi de ressortir mon ancien commentaire, puisqu'il est toujours d'actualité et que vous ne puissiez plus le censurer.
Le massacre Tiananmen = le mensonge du siècle ! ! !
Un musicien français, dont la réputation n'est plus à refaire et qui a inscrit entre autres sur son palmarès un immense concert musical à la belle étoile à la Défense, dédié au bicentenaire de la République, se voit invité à rééditer son exploit en Chine. L'hôte chinois se fait un point d'honneur à mettre à disposition la plus prestigieuse place de son pays au plein cœur de la capitale. Pourtant nombreux sont ceux qui , dans l'entourage du maître d'œuvre, s'empressent de le mettre en garde et de lui faire remarquer que la place en question a été le théâtre d'un grand massacre du mouvement des étudiants chinois. On connaît l'épilogue de l'anecdote : l'artiste s'est produit à la dernière minute au Temple du Ciel, proche de la banlieue de Pékin . Si je me permets de ressortir ce vieux fond de tiroir, c'est vous dire si pour beaucoup d'entre nous, le massacre Tiananman est une évidence ‘ avérée ’, gravée dans la marbre. Or les évidences sont souvent trompeuses.
Chaque année, à l'approche du jour fatidique, la machine de propagande se met en marche en Occident. Les battages médiatiques reprennent le même refrain en chœur et font rimer Tiananmen et massacre. Depuis bientôt 20 ans, cette propagande n'a pas pris une ride. La manipulation, le mensonge et la tromperie sont devenus la norme. Les résultats sont au-delà de toutes les espérances. Mêmes les gens censés être bien informés ont passé à la trappe et joignent sans connaître le dessous des cartes leur voix à l'anathème. Personne n'est préservé du piège tendue par les promoteurs de la pensée unique.
Au lendemain de la nuit du 3 au 4 juin 89, une image a fait le tour du monde. Un étudiant chinois brave une colonne de chars qui avancent à la file indienne. Ce spectacle se hisse désormais en symbole de la répression du mouvement des étudiants chinois. Si nous fouillons un peu dans notre mémoire, la suite de l'événement ne manque pas de refaire surface : le conducteur du char a réalisé quelques manœuvres difficiles pour éviter l'étudiant. Devant la ténacité de ce dernier, il a baissé les bras et il s'est immobilisé. L'étudiant est monté sur le char pour tenter un dialogue…
Une question qui aurait pu nous brûler la langue, ne nous a même pas effleuré l'esprit : pourquoi le char n'a-t-il pas roulé dessus ? Alors que le massacre sanglant place Tienanmen est sur toutes les lèvres et que l'ordre semble selon certains être donnée. Pourquoi l'armée n'est-t-elle pas allée jusqu'au bout de sa logique de répression ? La réponse est simple, mais beaucoup d'entre nous menacent de tomber des nues : le massacre Tiananmen n'avait jamais eu lieu !
C'est un secret de Polichinelle dans les milieux avertis. Or ces gens-là se murent dans un silence assourdissant et laissent se propager la rumeur. D'une pierre, ils font coup double : la Chine écope d'un label du massacre Tiananmen et elle est traînée dans la boue ; dans la foulée, nous nous faisons avoir et nous jouons leur jeu sans nous en rendre compte. Ce qui est extraordinaire, c'est que la Chine ne bouge même pas son petit doigt pour s'inscrire en faux et laisse l'Occident s'enfoncer dans son mensonge.
Qu'est-ce qui s'est réellement passé dans la nuit du 3 au 4 juin 89 Place Tiananmen ? 4,000 étudiants ont évacué pacifiquement la place qu'ils avaient occupée près de 2 mois, suite à une négociation avec le contingent de l'armée prêt à intervenir. Les images de cette nuit-là rapportées par les télévisions occidentales montrent que les étudiants en pleurs sont en train de quitter la place dans l'obscurité.
L'événement s'est produit peu après la venue de Gorbatchev en Chine. Les journalistes occidentaux étaient arrivés nombreux avec la mission de couvrir cette visite officielle qui scelle la réconciliation des deux grands pays. Pris de court par la tournure que prennent les manifestations des étudiants, la Chine a écourté le séjour du secrétaire général soviétique. Après son départ , les journalistes étrangers saisissent cette occasion inespérée pour relayer le mouvement des étudiants qui bat son plein. Aussi, avons-nous pu visionner les images au fil des jours pendant tout l'événement. Mais, aucune image ni photo ne démontrent un début de massacre sanglant sur cette fameuse place.
Les leaders des étudiants, qui occupent le devant de la scène au moment des faits sont au nombre d'une vingtaine. Personne d'entre eux n'a laissé sa peau place Tiananmen. Ils auraient été les premiers à faire les frais. Mais ils vivent tous saints et saufs en Occident. Comment se fait-il qu'ils l'échappent belle, sans la moindre égratignure, si le massacre était perpétré ?
Si ces analyses ne vous convaincrent pas, permettez-moi de vous recommander la lecture d'un livre qui a pour titre ‘ Les archives de Tiananmen ’(Editions du Félin). Ce livre a été écrit apparemment par un dissident chinois sous un prête-nom. Quelques sinologues de renommée internationale, qui se signalent par leur hostilité à la Chine, ont pesé de tout leur poids pour cautionner ce livre. L'auteur invoque une note interne émise par le Ministère chinois de la Sécurité d'Etat pour conclure son chapitre sur la nuit du 3 au 4 juin : ‘ De nombreuses enquêtes ont établi que, durant l'ensemble du processus d'évacuation de la Place par les troupes de la loi martiale, personne n'a été tué et personne n'a été écrasé par un char. ’(P516).
Les dires des témoins oculaires recoupent cette version de fait. Pour le moins, les 4,000 étudiants présents sur la Place cette nuit-là détiennent la vérité. Toute tentative de l'étouffer ou de la travestir est vaine. Ces étudiants ont tout lieu de garder le silence pour ‘ la bonne cause ’, de faire l'impasse sur cette épisode de l'histoire et d'emmener leur secret dans la tombe. Mais ils ont parlé ! Qui ? Les protagonistes de la négociation, en occurrence les leaders des étudiants ! Ils sont formels. Leurs déclarations faites à diverses occasions ne laissent aucune place à l'ambiguïté. Détrompez-vous, ils n'ont pas changé d'un iota leur position face au régime. Ce n'est pas leur genre de caresser le pouvoir en place dans le sens du poil. Notre problème à nous, c'est qu'aucun média de grande diffusion en Occident n'a jugé digne d'intérêt de répercuter leurs témoignages et ceci dans le but d'entretenir le mythe et de mieux nous manipuler
Si je suis en présence d'un coriace, je vous mets au défi de signaler un nom, un seul nom d'un étudiant chinois, avec un minimum d'informations vérifiables, qui a trouvé la mort dans la nuit du 3 au 4 juin 89 Place Tiananmen.
Ce défi est bien entendu valable à tous ceux qui ont leur mot à dire sur ce sujet.
à thomasfan
De thomasfan
15H35 | 18/08/2008 |
@ PH
« le jeune Chinois qui a sélectionné les photos ne savait pas ce que ça représentait, le 4 juin étant un tabou dont on ne parle absolument jamais en public. »
Cette théorie de l'amnésie ne tient pas la route. Ding Ziling, une des « Mères de Muxidi », est de son propre aveu, submergée littéralement par une océan d'injures émises par les jeunes internautes chinois, le jour de l'inauguration de son site du 4 juin. Les jeunes chinois sont mieux informés que vous ne l'imaginez !
à thomasfan
De thomasfan
15H53 | 18/08/2008 |
« Sans doute, la Chine n'est-elle pas à l'abri de crises futures… »
L'avenir dira si vous avez raison. Une chose est sûre : la campagne « anti-droitière », le « Grand bond en avant », la « Révolution culturelle »… ne pourront plus se reproduire en Chine. De parler du stalinisme, cela relève de la pure propagande.
à thomasfan
De -Candide-
Jardinateur | 16H13 | 18/08/2008 |
Tout d'abord, si vous voulez répondre à Pierre Haski, vous n'êtes pas obligé de faire un reply à mon post au seul fins que votre article se positionne un peu devant celui des autres.
Ce procédé éculé est mesquin.
Ensuite, vous radotez Mr thomasfan !
La plupart des gens savent, sans avoir à le répéter comme vous le faites sans cesse, qu'il n'y a eu aucun massacre proprement dit sur la place qui a été évacuée à temps.
Votre défi de savoir si précisément, sur le lieu dit de la place, pendant la nuit du 3 au 4 juin il y a eu ou non un étudiant mort, on s'en bat les couilles.
L'important est de savoir que pendant plusieurs jours, et en dehors de la place, s'est poursuivi des batailles de rues, y compris entre des factions différentes de l'armée dont certaines soutenaient les émeutiers.
Ces batailles de rues et les répressions on bel et bien fait des millier de morts.
J'habite pékin, et je peux vous dire que même si les gens ont quelques réticences à évoquer ces évènements, il est vraiment pas difficile en insistant un peu d'obtenir des témoignages des gens qui les ont vécu.
Quand à la famine du grand bond en avant, je vous invite à lire :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Bond_en_avant
Le désastre agricole est dénoncé dès 1959 par le Maréchal Peng Dehuai d'origine paysanne.
Emprisonné par Mao sous prétexte d'être à la solde de Moscou, il n'en reste pas moins que ce type est aujourd'hui complètement réhabilité.
Libre à vous de croire que la famine n'est que la résultante d'une sécheresse sous prétexte que le « times » en avait parlé à l'époque.
Libre à vous de croire que ce que l'on enseigne à l'université aujourd'hui en Chine n'est que de la propagande visant à faire du révisionisme sur Mao
Toujours est-il qu'aujourd'hui, dans le china daily, organe on ne peut plus officiel, on hésite pas à écrire
« The campaign came alongside the setting up of the people's communes and the Great Leap Forward that spelt disaster for China's agriculture and caused famine and starvation deaths on an unprecedented scale. »
(je vous ferai grace de l'article qui parle globablement d'un Indien qui revient sur le campus de pékin à l'age de 81 après avoir passé toute sa jeunesse en chine, mais vous pouvez le consulter
http://www.chinadaily.com.cn/cndy/2008-07/11/content_6836669.htm)
A ne plus vous lire, tellement vous êtes gonflant.
à -Candide-
De thomasfan
17H16 | 18/08/2008 |
Puisque le courant ne passe pas entre nous, je vous promets de vous répondre pour la 1ère et pour la dernière fois.
« La plupart des gens savent, sans avoir à le répéter comme vous le faites sans cesse, qu'il n'y a eu aucun massacre proprement dit sur la place qui a été évacuée à temps. » Si c'était le cas, j'enterrais volontier ma hache de guerre. En ce qui concerne ce qu'il est arrivé ailleurs à Pékin dans les jours qui suivent, j'aurai l'occasion d'y revenir. Chaque chose à son temps.
Quant au Grand bon en avant, personne ne peut m'expliquer qu'il est comptable de la famine !
à thomasfan
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 23H43 | 18/08/2008 |
@ Thomasfan. Merci pour ces explications honnêtes. Même les jornaux occidentaux d l'époque ne parlaient pas d'un « massacre » sur Tiananmen. Pure propagande à la Bernay-Goebbel.
Dans quelques années, quand il n'y aura plus de témoins, on mentira sans vergogne. Raison de plus de tenter de maintenir un peu de vraisemblance, pendant que c'est encore possible.
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.wordpress.com
à thomasfan
De Pierre Haski
(auteur)
Rue89 | 03H30 | 19/08/2008 |
@Thomasfan. Pour la famine, je vous suggère la lecture de « la grande famine de Mao », de Jasper Becker, ed. Dagorno. Ca devrait répondre à toutes vos questions.
Pour Tiananmen, je vous laisse à vos certitudes qui vont à l'encontre de tous les témoignages et toutes les études.
à -Candide-
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 00H04 | 19/08/2008 |
@ Candide. N'était-ce pas Giscard qui disait que la Révolution française devait être acceptée comme un tout et qu'on ne pouvait applaudir les Années-lumiere en rejettant les années terribles ?
Même chose pour Mao. Sans Mao, la Chine aujourd'hui serait, comme l'Afrique, une collection de petites satrapies inféodées à toutes les Puissances occidentales. Mao a été l'« homme du 20 ème siècle ».
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org
De parousnik
21H05 | 17/08/2008 |
Le maoïsme est-il soluble dans l'olympisme ?
Trop tard il est détectable…
De Carmagnole
retraité de l'Education Nationale | 21H27 | 17/08/2008 |
Rue 89 a t-il sombré dans la« pensée unique ? »
Qu'il y ait beaucoup de critiques à faire sur le régime chinois est certain…mais que dire de la « démocratie modèle du régime US ? »
Rue 89 nous abreuve d'articles à sens unique sur la Chine…articles souvent très médiocres tant par leur contenu que par leurs « clichés à répétition ! “Cela manque sérieusement de profondeur ! ! !
Par contre toujours rien sur la Bolivie et les menaces d'éclatement de ce pays fomentées par l'administration Bush ?
Où est le journalisme d'investigation et d'alerte ?
à Carmagnole
De Carmagnole
retraité de l'Education Nationale | 21H50 | 17/08/2008 |
Avant de s'ériger en « donneur de leçons et moralisateur » il faut balayer chez soi ! Si l'auteur de l'article cite Vichy et l'Algérie dans les tabous bien français il y aussi ; l'esclavagisme et la traite des noirs qui sont à l'origine de constitution d'immenses fortunes,la colonisation et ses séquelles,le travail forcé des enfants dans l'industrialisation de la France,les pelotons d'exécution de soldats français en 14/18 pour l'exemple(accès aux archives militaires toujours interdit ! ),Vichy ET LA COLLABORATION,la chasse aux sans papier et les charters,etc…
à Carmagnole
De San De
23H02 | 17/08/2008 |
Le donneur de leçon, n'est il pas celui qui parle de la sorte de la france tout en portant pour pseudo le titre d'une chansson dont le refrain est « vive le son du canon » ?
à San De
De Carmagnole
retraité de l'Education Nationale | 08H14 | 18/08/2008 |
Que signifie « parler de la sorte de la France ? “Cela veut-il dire que ‘les pages noires’ de notre histoire sont un sujet tabou qu'il faut taire ?
Quand à la remarque sur ‘vive le son du canon’ quelle méconnaissance de l'histoire ! Je vous renvoie à l'étude de la journée du 10 Août 1792 pour comprendre le sens de ce refrain.
à Carmagnole
De San De
12H13 | 18/08/2008 |
Ca signifie evoquer les pages noires non pas pour reclamer justice pour les victimes, mas pour defendre le totalitarisme au gout exotique.
à San De
De Carmagnole
retraité de l'Education Nationale | 13H46 | 18/08/2008 |
Merci de votre réponse qui dénote un aveuglement idéologique et une grande pauvreté d'analyse et de compréhension de l'histoire.
à Carmagnole
De San De
14H00 | 18/08/2008 |
Oui, la france est le pays des hopitaux qui se moquent de la charité… c'est fou comme le français cultive la petite pic mesquine quand il est blessé dans son petit coeur…
Bon, je m'en vais aussitôt pleurer et m'effondrer sur mon bureau à cause de ta réponse !
à San De
De Carmagnole
retraité de l'Education Nationale | 15H23 | 18/08/2008 |
Quand une personne se réfugie derrière des remarques style « Café du commerce“pour esquiver le débat de fond c'est que ses arguments ne valent pas grand chose !
à Carmagnole
De San De
17H07 | 18/08/2008 |
Teigneux en plus de ça…
à Carmagnole
De tonimarus45
08H48 | 18/08/2008 |
bonjour-carmagnole tout a fait d'accord avec vous monsieur haski et donc rue 89 ont pointe la grosse berta sur la chine(il suffit de lire les articles de pierre haski sur la chine le tibet ou les jo).oui rue 89 a sombre dans la pensee unique et la partialite ; j'en arrive a trouver agavox plus objectif
à tonimarus45
De mister yozo
10H48 | 18/08/2008 |
Ouais, pareil !
Je trouve que la vision générale sur « les chinois » est un peu toujours la même : on les voit comme des extra-terrestres.
Ceci dit, même si Pierre Haski va dans ce sens, je rappelle que rue89 publie et traduit des Blogs chinois, où la nuance et le diversité sont de mise. Merci pour ça.
De Pierre Haski (auteur)
Rue89 | 03H22 | 19/08/2008 |
Merci mister yozo ; J'ai l'impression que les gens qui nous reprochent d'être à sens unique n'ont pas lu, même pas vu, la masse d'articles que nous avons publiés depuis les JO : des interviews de Chinois de toutes catégories et de tous points de vue (allez voir par exemple l'interview de la femme de ménage, membre du parti, qui raconte les changements de sa vie, son petit fils à l'université…), et chaque jours une revue de blogs chinois. Le but était justement de montrer la diversité, la complexité. Et voilà qu'on se retrouve accusés de faire de la pensée unique ! Un comble puisque nous avons montré depuis le début le nouveau pluralisme de la société, qui, de surcroit, s'exprime aujourd'hui à fond sur internet. Mes articles ne sont qu'une petite partie de cet ensemble, et si j'y donne mon point de vue, ils sont inséparables de l'ensemble du blog Hors Jeux.
à Carmagnole
De jck
13H46 | 18/08/2008 |
http://www.chinaelections.net/newsinfo.asp ? newsid=1221
« We missed a major development opportunity because of some big policy mistakes, and particularly the disastrous ten-year-long “'Cultural Revolution''”
- Wen Jiabao, Premier ministre de la République populaire de Chine
Pourquoi parler de tabou et d'amnésie alors que le Premier Ministre Chinois actuel qualifie sans détour la révolution culturelle de “désastreuse” ?
Mais bon je sais qu'il faudra se lever tôt pour trouver dans la presse française le point de vu du Premier Ministre Chinois, dont la plupart des français ne connaissent d'ailleurs même pas le nom.
De Fabio Alberti
Enseignant | 21H53 | 17/08/2008 |
Pierre Haski est un inciorrigible anti communiste…
Moi de toute façon , j'attends la décennie qui arrive avec délectation…Une amérique qui commence déjà à sombrer, une Europe incapable d'innover, d'aler de l'avant et totalement liée au intégristes néolibéraux, ….
d'ici 10 ans le monde sera chinois, et franchement à ce que je vois, je dis chapeua bas camarades, vous êtes les meilleurs et les occidentaux ne sont que des gros nazes….
à Fabio Alberti
De San De
23H08 | 17/08/2008 |
etre anti-communisme est une vertu, n'oublions que l'on parle d'une idéologie totalitaire ! C'est trop facile d'être militnt communiste sans n'avoir jamais vecu sous un regime communiste, ni totalitaire ! C'est de celà qu'il est question, car socialement et economiquement, c'est le captalisme le plus sauvage… Qu'importe le système pourvu qu'il soi totalitaire et anti-democratique !
Sinon, c'est bizarre, mais les chinois qui pensent ne sont pas si optimiste… et l'Amérique a encoe un bel avenir devant elle… la démocratie, ça aide. Le bel avenir de la Chine commencera peut et avec la fin de la Republique Populaire.
à Fabio Alberti
De Pierre Haski
(auteur)
Rue89 | 02H31 | 18/08/2008 |
@Fabio : anti communiste ? Parce que vous pensez que la Chine est toujours communiste ? Vous y avez mis les pieds ?
à Pierre Haski
De tonimarus45
08H36 | 18/08/2008 |
bonjour-monsieur haski,je ne sais pas si la chine est toujours communiste ce que je sais c'est que pour vous,sans aucune nuance,elle fait partie de l'axe du mal ; pour moi il y a deja quelque temps que rue 89 a cesse d'etre objectif
à tonimarus45
De amipb
Chef de projet à Barcelone | 16H41 | 18/08/2008 |
Vous feriez mieux de lire l'ensemble des articles, car les Etats-Unis de Mr Bush font bel et bien partie de l'axe du mal. Celui-ci passe d'ailleurs également par la France de Sarkozy.
Moralité : ne pas confondre politique / gouvernants et peuple.
à Pierre Haski
De San De
12H26 | 18/08/2008 |
Parce que le communisme n'est qu'un programme economique et social ?