
Le droit à manifester pendant les JO conduit en camp de travail

(De Pékin) Un an de séjour dans un camp de « rééducation par le travail » pour avoir voulu manifester légalement pendant les Jeux olympiques de Pékin : Wu Dianyuan et Wang Xiuying font la cruelle expérience du cynisme des autorités chinoises, et de la passivité du Comité international olympique (CIO).
Le gouvernement chinois avait annoncé le 23 juillet, à deux semaines de l'ouverture des JO, une mesure exceptionnelle : la désignation de trois parcs de Pékin pour tenir des manifestations légales, à conditions d'en faire la demande cinq jours à l'avance. Un progrès considérable dans un pays où ce type de protestations est en principe impossible, salué comme tel par le CIO soulagé.
Las. Non seulement le quotidien officiel « China Daily » annonçait fièrement mardi que si 77 demandes avaient été déposées, il n'y avait eu aucune manifestation, mais le communiqué publié mercredi par l'organisation Human Rights in China (HRiC) donne la mesure de la farce sinistre qui s'est jouée : pour l'organisation basée à New York, « rien de plus qu'un show ».
Pétitionnaires en quête de justice
Wu Dianyuan et Wang Xiuying font partie de ceux qu'on appelle à Pékin des « pétitionnaires », c'est-à-dire des citoyens qui s'estiment victimes d'une injustice, mais auxquels l'absence de justice indépendante ne laisse d'autre choix que de tenter de se faire entendre des hauts dirigeants par des voies détournées. Une pratique ancienne qui faisait remonter à l'empereur les complaintes de ses sujets éloignés, généralement pour dénoncer des abus locaux.
Wu et Wang, respectivement 77 et 79 ans, ont été expulsés de leurs logements à Pékin en 2001 - l'année de l'attribution des Jeux olympiques à la capitale chinoise. Depuis, elles tentent en vain d'obtenir réparation.
Entre le 5 et le 18 août, elles se sont rendues cinq fois au Bureau pour la sécurité de Pékin afin de demander le droit de manifester. La première fois, elles ont été détenues et interrogées pendant dix heures.
Puis, dimanche, elles ont reçu chacune notification de leur condamation à un an de « rééducation par le travail », une décision administrative, sans procès, sans avocat, sans appel. La notification était antidatée au 30 juillet, ce qui, légalement, les exclut de la possibilité de réclamer le droit de manifester…
« En conformité avec la tradition olympique »…
Cela n'a pas empêché mardi le « China Daily » de publier un article incroyable présentant comme un grand succès l'absence de manifestation malgré 77 demandes concernant pour la plupart, selon le quotidien, des questions sociales, médicales, ou de vie quotidienne.
Selon le porte-parole du Bureau pour la sécurité, 74 demandes ont été retirées « après accord à l'amiable entre les parties concernées et les autorités », deux autres ont été suspendues en raison de procédures incomplètes, et une a été refusée car elle impliquait la participation d'enfants, « ce qui est contraire à la loi chinoise ».
Si l'on en croit cette annonce, Wu et Wang entreraient dans la catégorie des « accords à l'amiable ».
Cynique ou abusé, un chercheur en droit de l'Université du peuple de Pékin, Mo Yuchuan, est cité par le journal, soulignant que ce droit à manifester « est en conformité avec la promesse de Pékin d'adhérer aux traditions olympiques ».
Deux journalistes du site Aujourd'hui la Chine, partenaire de Rue89, avaient tenté, là encore en vain, de déposer une demande de manifester en faveur des ours chinois brutalisés pour leur prendre la bile. Leur récit édifiant et drôle est à lire ici. La mésaventure de Wu et Wang est moins légère.
On attendra avec intérêt la réaction du Comité olympique international après l'annonce de HRiC, même si, à quelques jours de la fin des Jeux et dans la fièvre de la course aux dernières médailles d'or, il y a peu de chances pour qu'il fasse aujourd'hui ce qu'il a renoncé à faire depuis sept ans.
Photo : marquage sur une maison de Pékin en instance de destruction (Pierre Haski/Rue89).
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De Xa_chan
(nippon ni mauvais) | 04H28 | 20/08/2008 |
Le cynisme des dirigeants chinois à son paroxysme. Mais qu'importe, puisque la foule a eu du pain et des jeux et que les entreprises ont certainement eu des contrats bien juteux ?
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 07H00 | 20/08/2008 |
De kafka à Courteline en passant par Mikhail-Boulgakov, on ne compte pas les auteurs de théâtre ou roman qui se sont attaqués à la bêtise et aux excès de la bureaucratie tentaculaire.
Les dirigeants Chinois ne sont pas en reste.
Cela nous rassurerait presque sur une certaine conformité, et une attitude similaire sur l'espèce humaine de n'importe quel pays et n'importe quelle « couleur » .
Nous pourrions nous même, nous bons Français, balayer devant nos portes.
Mais tel le récit d » Aujourd'hui la Chine, (partenaire de Rue89), les sommets comme l » Himalaya voisin, semblent être franchis.
Ces journalistes à propos du sujet sur les ours, ont l'air de se faire de la « bile » pour rien, car ils connaissent probablement les rouages du système qu'ils veulent dénoncer, mais leur expérience n'en est pas moins symbolique, et n'avait qu'un but de démonstration, je suppose.
On peut même y déceler un brin d'humour dont ils ont l'air de ne pas se départir.
La cause des « héros » malheureux, la mésaventure de Wu et Wang en butte à la bêtise, à cette « pantalonnade » soldatesque et civile des autorités Pékinoises, apparaît bien plus grave.
Je n'imagine pas un seul instant une quelconque intervention, une réaction du Comité olympique international , sinon de pure forme et « langue de roseau », surtout à l'instar de ces Jeux qui ont l'air de se dérouler dans un climat « apaisé », une moindre pollution, sans scandale (pour l'instant), à quelque jours de son épilogue.
Tout cela avec un public souriant et bon enfant, sur fond de « bruits de bottes et de canons », (Géorgie, Afghanistan), ce qui n'émeut presque plus personne, (mis à part les familles de parts et d'autres meurtries, les alentours immédiats, et la compassion « simiesque » des autorités.)
Donc, couchés les « guignols » de l'Olympisme, couchés les médias de nos services publics, qui vont parler de grands moments du sport, des journalistes qui se disent sportifs, qui parlerons d'un grand spectacle comme d'un « grand Dakar », des autorités qui se seront déplacés soit à l'ouverture, soit à la fermeture, qui se vanteront d'avancées évidentes sur les problèmes des droits de l'homme, sur l'ouverture d'esprit de la société civile et du gouvernement Chinois.
Tout va très bien « Madame la Marquise », tout va très bien, et les « nuits de Chine » sont toujours aussi câlines et enchanteresses.
à adaunis
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 08H07 | 20/08/2008 |
Magnifique édito, my friend .
à Charles Mouloud
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 12H01 | 20/08/2008 |
@ Charles Mouloud : Bien d'accord avec vous, mais de grace ne dites pas « my frind » qui est l'expression que McCain dit 20 fois dans chaque discours ; j'entend « Sieg Heil ! » à chaque fois.
Et bien sûr, La Chine n'est pas une vraie démocratie. Les USA non plus. Voyez l'analyse qu'on vient de publier des « machines à voter “ !
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/6.html
à pierrejcallard
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 17H28 | 20/08/2008 |
De grâce JC, arrête de faire de la promo pour ton site à chaque message !
On dirait un bonimenteur aux soldes d'été à Gonflant Ste Honoraire.
à pierrejcallard
De thomasfan
21H19 | 20/08/2008 |
@ Pierrejcallard
J'ai lu avec intérêt ce que vous avez écrit sur la démocratie. Vous pouvez avoir mon avis en lisant ce qui suit :
La démocratie n'est pas une valeur universelle
Les Irlandais ont dit non à la traité de Lisbonne par un référendum. Le peuple souverain n'a pas plus tôt crié victoire que le maître, en occurrence le président actuel du Conseil européen, demande à son élève de revoir sa copie jusqu'à ce qu'il produise un bulletin de oui. Ce n'est pas la première fois que les Irlandais se font taper sur les doigts. Ils avaient déjà fait l'amère expérience avec leur refus du traité de Nice, décision sur laquelle ils avaient été obligés de revenir à la demande expresse de l'UE. Depuis la chute du mur de Berlin, la démocratie est élevée au rang de valeurs universelles par ses promoteurs. La voix du peuple a vocation à s'imposer partout dans le monde. Comment se fait-il que ce peuple tout puissant ait plutôt l'allure d'un cordonnier le plus mal chaussé là où il doive être traité avec toutes les honneurs qu'on doit à un monarque ?
Utopie, la souveraineté populaire ? !
La démocratie, qui veut dire le pouvoir du peuple en grec, a trouvé en Lyncon le meilleur interprète de son esprit, qu'il ramenait à une belle formule : Gouvernement du peuple pour le peuple et par le peuple. Or le désenchantement risque de s'avérer douloureux pour ceux qui se laissent bercer par l'illusion d'une souveraineté populaire. Quand nous faisons un tour d'horizon de la planète, y a-t-il une démocratie où le peuple exerce le pouvoir ? Strictement entendue, la démocratie n'existe nulle part au monde. L'exemple des Irlandais n'en est qu'une illustration récente du genre.
Si la démocratie directe qu'incarne le référendum, ne réussit pas au peuple souverain, avec la démocratie représentative, la chance lui sourit - elle ? Théoriquement, la démocratie est possible quand le détenteur du pouvoir est conçu comme le représentant du peuple, chargé d'appliquer les décisions de celui-ci, qui est le seul détenteur de la souveraineté. Mauvais coup de pioche : la théorie ne colle pas à la réalité. Le peuple français a voté non à la Constitution européenne en 2005 et il se voit désavouer par ses représentants du Parlement censés être dépositaires de sa volonté.
Le problème de fond, c'est que la représentation se situe, dans son origine, aux antipodes de la démocratie. Nul ne l'ignore au temps des révolutions américaine et française. Les Pères fondateurs et leurs émules français n'ont jamais vu d'un bon oeil le gouvernement du peuple par lui-même. La démocratie est pour eux ,une chose trop sérieuse pour être confiée au peuple, qu'ils jugent instable et ignare. Quelques expériences éphémères dans l'histoire moderne semblent plaider pour leur intuition et les dérives populistes qui en découlent, font le reste pour mettre fin à toute velléité de tenter une aventure nouvelle. Il faut qu'une élite compétente sortie des urnes exerce en fait, au nom du peuple, le pouvoir que celui-ci ne saurait exercer sans ruiner le principe même du gouvernement.
Imposture, l'élection ? !
L'élection n'est pas davantage en soi une forme démocratique par la quelle le peuple fait entendre sa voix. Une élite arrivée aux commandes grâce aux suffrages populaires, agit désormais dans l'intérêt général de l'Etat, qui l'emporte sur celui de ses électeurs. Il est même préférable qu'une distance nécessaire soit maintenue entre les attentes des représentés et le traitement qu'en font les représentants. Rien ne serait pire qu'une représentation-miroir de l'opinion publique, qui menace de conduire à l'incertitude ou à une dérive populiste. Cet hiatus n'a pas trompé la vigilance des soixante-huitards qui ont bien compris l'imposture : Elections, piège à con.
Dans ce cas de figure, les représentants qui tirent leur légitimité des suffrages du peuple, voient celle-ci devenue problématique. Lorsqu'ils se laissent guider par l'intérêt général, qui est autre chose que l'intérêt du peuple, la démocratie est vidée de son contenu essentiel. Tout l'échafaudage sur la légitimité des représentants vacille. En plus, les élus sont seuls juges de l'intérêt général, l'opinion publique n'entrant pas en ligne de compte. Ainsi, ont-t-ils les coudes franches pour agir. C'est pourquoi que leurs gouvernements faisaient-ils la sourde oreille, lorsque 60% des Anglais, 70% Italiens et 80% Espagnoles réclamaient le retrait de leurs troupes de l'Irak.
La souveraineté populaire relevant de l'utopie, l'élection ( qui ne peut d'ailleurs s'étendre aux sphères économique et sociale) participant de l'imposture, la démocratie a tout d'une oligarchie (où une minorité a titre à s'occuper des affaires communes) et rien d'une valeur universelle. Ses partisans zélés ont créé autour d'elle des mythes, à grand renfort de propagande, et proclamé la fin de l'Histoire par la voix d'un historien nippon-américain.
La fin de l'Histoire ? ? ?
Dans une euphorie triomphaliste générale née de la chute du mur de Berlin, un Nippon-américain annonçait la fin de l'Histoire. Il considérait que la victoire de la démocratie s'inscrivait dans un mouvement logique et irrésistible en direction d'un anéantissement des logiques totalitaires. Depuis de nombreuses années, nous nous sommes fait conditionner par la propagande dominante et nous percevons le monde à travers un prisme démocratie-dictature. Nous sommes à mille lieues de concevoir que notre monde à multiples facettes ne peut pas se réduire à un simple binôme. A côté du despotisme, Montesquieu parlait de plusieurs régimes modérés parmi lesquels la démocratie(qui n'est pas d'ailleurs son dada, la monarchie constitutionnelle ayant sa préférence.) figure en bonne place et qui comptent désormais dans ses rangs la Chine, une république modérée (dont l'esprit, en donnant une importance centrale à l'intervention de l'Etat, s'oppose à l'esprit de la démocratie qui donne le rôle central aux acteurs sociaux.) en pleine évolution où les libertés( une loi de transparence est entrée en vigueur juste avant le séisme de Wenchuan ; les partis à vocation constructive –non protestataire, c'est tout à son honneur en termes d'efficacité – sont à pied d'œuvre.) gagnent du terrain, l'Etat de droit se construit, les pouvoirs sont séparés et les mandats renouvelables une seule fois sont imposés aux dirigeants de tous les échelons du pays. Tout ne se baigne pas dans l'huile. Mais, qui peut prétendre à la perfection ?
Le Nippon-américain a commis un autre impair d'appréciation, en voyant dans le chute du mur de Berlin la victoire de la démocratie. C'est plutôt une économie exsangue étouffée par la planification qui a fait faillite, précipitant l'URSS dans son implosion et entraînant dans sa chute le bloc communiste. La Chine a en revanche déjoué tous les pronostics catastrophiques qui l'avaient condamné à marcher sur les traces de l'ex-URSS. Tout simplement, la Chine a changé de cap et introduit le marché dans son économie. Le miracle chinois est mis en marche et continue son petit bonhomme de chemin. Plus de 80% des Chinois ont répondu satisfaits de leur gouvernement et confiants dans l'avenir de leur pays, à un sondeur d'opinions américain à l'occasion d'une enquête réalisée dans les 24 pays du monde. Les Chinois arborent un optimisme qui tranche sur la nostalgie de l'époque communiste vécue dans ces pays de l'Est où les gens n'ont pas vu la couleur de la corpulence qu'on avait tant fait miroiter avec la démocratie. Le réveil du lendemain qui chante leur ont été difficile.
Les promoteurs de la démocratie ont tressé à celle-ci plusieurs lauriers et lui a prêté des vertus qui ne lui sont pourtant pas propres. Les libertés d'expression et d'association ainsi que les droits de l'homme sont les refrains qu'ils nous font entendre le plus souvent dans leur petite musique. Ils essaient de nous convaincre que ces libertés ne peuvent s'inscrire dans les faits que dans une démocratie. Faux ! Les autres régimes modérés les respectent aussi. Ils prétendent aussi qu'ils sont exemplaires sur les droits de l'homme et ils n'ont rien à se reprocher là-dessus. Le fait que la France a nommé une secrétaire d'Etat des droits de l'homme et , le cas n'est pas banal, qu'elle la rattache au ministère des Affaires Etrangères, est démonstratif. Faux ! Les faits parlent d'eux-mêmes. La plus vieille démocratie de la planète est aussi le pays de la génocide des Indiens, de la traite des Noirs, de l'esclavage et de la discrimination raciale. L'Angleterre et la France, citées souvent comme modèles exemplaires de la démocratie dans les manuels scolaires, ont été des siècles durant les pays de la colonisation avec tout ce qu'elle comporte de violences , de tortures, de dominations et de pillages. Hitler, que la démocratie porta au pouvoir, représentait le mal absolu dont l'essence se révélait dans l'extermination des Juifs. Ces pages noires de la démocratie doivent inciter à plus de modestie.
Les démocraties n'ont de la démocratie que le nom. Il ne s'agit rien de moins que de banales oligarchies. On imagine mal qu'une forme oligarchique ait la chance d'emporter l'adhésion de la planète en tant que valeur universelle. La chute du mur Berlin marque davantage le triomphe de l'économie du marché qu'un succès de la démocratie. Aujourd'hui, la démocratie est devenue une idéologie au service des puissances néo-coloniales. Il lui a fallu avoir recours à la force des armes pour s'imposer en Irak : elle suscitera plus de désillusions que d'adhésions.
à thomasfan
De Hemenate
23H27 | 20/08/2008 |
Au cas ou vous cherchiez l'info le « Nippon Américain » est Francis Fukuyama, un économiste/chercheur en Science-po, c'est effectivement un Américain d'origine japonaise.
La thèse à laquelle vous vous référez a été développé dans
« La Fin de l'Histoire et le dernier des hommes ».
Sinon en passant, sur le § « Utopie, la souveraineté populaire ? ! »
Je trouve que l'utilisation du mot « populisme » illustre assez bien ce que vous dites.
Au fond ce mot qui est très souvent utilisé montre très bien que, sans forcément s'en apercevoir, les gens sont prêt à reconnaître qu'il ne faut pas forcément écouter le peuple.
Dans le cas contraire on utilise « populaire »…
De kkadim
service public rhone alpes | 06H53 | 20/08/2008 |
je me suis arrêté à la fin du premier paragraphe : « passivité du CIO ». le terme exact est « complicité », au minimum.ces messieurs ( il n'y a pas de femmes de crois ) décidèrent d'attribuer les jeux à Pékin en tout connaissance : ils sont à l'origine de l'évènement, et soutiennent totalement les dirigeants chinois. il n'y a aucune passivité dans leur attitude, mais une activité forcenée.
à kkadim
De Stefi
terrienne | 08H09 | 20/08/2008 |
ça fait penser aux jeux olympiques de Berlin en 1936, non ?
à Stefi
De kkadim
service public rhone alpes | 09H12 | 20/08/2008 |
oui et non.
non car je ne confonds pas l'attitude des dirigeants chinois actuels ( qui n'ont plus grand chose de maoïste) avec les dirigeants nazis.
et oui en ce qui concerne l'attitude des dirigeants du CIO vis à vis des régimes despotiques, pour employer un terme général. il semble que « l'ordre » et « l'argent » ( au sens monétaire de la chose) aient toujours été les éléments moteurs des décisions de ces personnes. en ce sens la chine est la candidate parfaite.
De Alcide Nikopol
Passé a l'Est | 06H58 | 20/08/2008 |
Comment dit-on « le travail rend libre » en chinois ?
Pour Un Monde Meilleur, la bonne blague
De skalpa
actif et militant ? | 07H06 | 20/08/2008 |
J'ai compris la fascination du président français pour ce régime…
A l'heure du travailler plus en période de récession, voilà une mesure qu'il rêverait d'appliquer pour tous ces fonctionnaires « preneurs d'otages » de la population !
Une heure de grève= Une journée de travail forcé, non mais !
http://kprodukt.blogspot.com
à skalpa
De papy55
prof. en province | 07H52 | 20/08/2008 |
Votre illustration m'a fait penser à un passage de l'article :
»…..de Pékin pour tenir des manifestations légales, à conditions d'en faire la demande cinq jours à l'avance…. »
N'y a-t-il pas une nouvelle disposition pour les grèves à l'EN (et peut-être ailleurs), qui oblige les enseignants à se déclarer individuellement « grévistes » 48 heures à l'avance, dans le cas où ils souhaitent faire grève…. !
Pour mettre en place le service minimum ? ? ? ? ?
De pene-r
07H14 | 20/08/2008 |
Il est, si je ne m'abuse, certains pays d'Europe qui promettent des régularisation à des sans papiers et en profitent pour repérer et traquer les dossiers « incomplets » et les renvoyer à Bamako. Ici on appelle ça du pragmatisme : -(
La notification était antidatée au 30 juillet, ce qui, légalment, les exclut de la possibilité de réclamer le droit de manifester…
manque un e à légalment il me semble ; -) (dernier paragraphe, de la partie : « Pétitionnaires en quête de justice »)
De Thorgal46
Informaticien dans le Lot | 07H19 | 20/08/2008 |
Ces Jeux de la honte s'achèvent bientôt.
Lorsqu'on voit la dureté de la répression opérée par les autorités chinoises durant les jeux, on ne peut que craindre le pire pour le peuple chinois APRES ! !
Quand tous les micros et les cameras occidentales seront rentrés à la maison !
J'avais décidé de boycotter toutes les images venues des J.O. de Pekin.
Je me suis tenu à cette décision.
J'en connais parfaitement la totale inutilité mais au moins je n'aurais pas été gavé par les commentaires sirupeux de tous les reporters portant oeillères ! !
Je n'aurais pas applaudi à la victoire d'un tel ou d'une telle pendant qu'on arrçete et qu'on emprisonne des gens à l'extérieur des gradins olympiques !
De Thorgal46
Informaticien dans le Lot | 07H20 | 20/08/2008 |
Et vous avez vu, j'arrive même à ne plus parler de Bouffon 1er tellement il me donne la nausée ! !
(flute ! ça m'a échappé ! )
De Phil2922
Retraite invalidité | 09H00 | 20/08/2008 |
Les JO de Pékin sont l'équivalent de ceux de 36 où la dictature d'hitler avait déjà fait beaucoup de dégâts dès 33. Ca promet…, n'importe comment les jeux olympiques ne font qu'exarcerber le nationalisme de chaque pays. Pour arriver en tête du nombre de médailles, la Chine et les Etats-Unis en sont à faire un classemnt différent. Le ridicule ne tue pas, la dictature chinoise oui… !
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De kkadim
service public rhone alpes | 09H16 | 20/08/2008 |
reconnaissez au moins une chose : le nombre de médaille traduit parfaitement l'état du monde. on ne pourra pas dire que les JO travestissent la réalité.
De Peureux anonyme
09H28 | 20/08/2008 |
Tout ceci ne prouve pas grand chose.
Quels sont les attendus de la condamnation des 2 chinois ?
Si vous voulez trouver des milliers de personnes qui se disent injustement condamnées, il vous suffit de faire le tour des prisons françaises.
Ces gens là sont peut être des victimes, sait on jamais, mais l'article ne donne pas l'impression de reposer sur une enquête à charge et à décharge bien solide.
à Peureux anonyme
De Pierre Haski
(auteur)
Rue89 | 09H56 | 20/08/2008 |
Vous ne semblez pas connaître le système de la rééducation par le travail en Chine. Vous employez le mot condamnation, mais il s'agit d'une décision administrative qui n'a pas besoin d'être justifiée et ne permet pas de faire appel. Je ne crois pas qu'il existe en France un système comparable, les personnes dont vous parlez étant passées par le système d'une justice assurément imparfaite, mais qui a le mérite d'exister.
à Pierre Haski
De pene-r
10H04 | 20/08/2008 |
Je ne crois pas qu'il existe en France un système comparable
Les commissions d'arbitrage peut être, mais on s'éloigne du sujet (enfin on est quand même condamné, tous les français, à travailler pour payer les errements de certaines : -(
à pene-r
De Hemenate
10H34 | 20/08/2008 |
A part que dans le cas d'un tribunal arbitral, les DEUX parties se mettent d'accord sur le choix des arbitres…
à Hemenate
De pene-r
10H45 | 20/08/2008 |
Oui mais dans un certain exemple récent, les représentants des victimes (ceux qui vont payer par leur travail et leurs impôts) n'ont pas été écoutés (sénateur UMP contre le tribunal arbitral entre autre) ; -)
En fait les 2 parties n'étaient qu'une et les victimes ne peuvent faire appel. On c'est fait exproprier de quelques millions d'euros de plus (40 quand même, c'est pas rien) ! !
à Pierre Haski
De virgo
Education Nationale | 17H33 | 20/08/2008 |
cela ne saurait tarder………
tous en ville le samedi 20 septembre pour une grande manifestation qui rassemblera les grands, les petits, les maigres, les gros, le public et le privé ! ! ! ! qu'on se le dise ! ! ! !
à Pierre Haski
De thomasfan
21H42 | 20/08/2008 |
@ PH
L'équivalent s'appelle en France « les travaux d'intérêt public ».
à thomasfan
De Pierre Haski
(auteur)
Rue89 | 03H07 | 21/08/2008 |
@Thomasfan. Outre le fait que je trouve la comparaison plaisante et un peu obscène, il me semble que la condamnation à de tels travaux est prononcée par un tribunal, dont sur la base de lois, avec possibilité d'avoir un avocat et de faire appel, voire même d'aller jusqu'à la Cour européenne de justice. Dans le cas de la rééducation par le travail en Chine, il s'agit d'une décision administrative, sans proc ! s donc sans défense, et sans appel. Voir l'autre cas dont je parlais il y a quelques jours, de cet instituteur du Sichuan condamné à un an de rééducation par le travail pour avoir posté sur le web les photos de son école détruite par le séisme.
à Pierre Haski
De thomasfan
19H08 | 21/08/2008 |
@ PH
Il faut savoir que la rééducation par le travail est taillée aux mesures de ceux qui ont commis des infractions qui ne tombent pas sous le coup de la code pénale. Elle concerne surtout les mineurs. C'est dans ce sens qu'elle ressemble aux travaux d'intérêt public. Une réforme est envisagée pour que les concernés puissent faire appel à la décision admistrative devant un tribunal et la rééducation par le travail sera rebaptisée le redressement des actes délictueux.
à Pierre Haski
De Peureux anonyme
08H30 | 21/08/2008 |
vous ne répondez pas à ma question : quels sont les attendus de la condamnation des 2 chinoises ?
Répondre que ce n'est pas une condamnation mais une décision administrative me laisse un peu sur ma faim.
Dire qu'il n'y a pas de justification.. Ah ! vous l'avez vérifié ? On condamne les gens sans raison ?
J'ai l'impression qu'on nous ressort texto les histoires venant des blogs d'opposants chinois. Les bloggers de par le monde sont certainement des gens très respectables, mais on les a souvent vu annoncer tout et n'importe quoi, de préférence bien distordu.
à Peureux anonyme
De A.V.
tamagotchi89 | 10H22 | 20/08/2008 |
Tiens, Peureux, je me suis fendu d'une trad pour toi. Trouver de l'info sur le Net n'est pas plus difficile que de laisser un commentaire.
Depuis leur expropriation en 2001 dans le cadre des grands projets de restructuration de la ville de Beijing, Wu Dianyuan et Wang Xiuying - respectivement 79 et 77 ans, ont à plusieurs reprises déposé plainte auprès du gouvernement.
Entre le 15 et le 18 Août, les deux femmes ont demandé cinq fois au service de sécurité de la ville de Beijing , à manifester dans le nouveau parc prévu à cet effet. Anciennes voisines, elles voulaient ainsi protester contre l'expulsion de leur logement sept ans auparavant. Sans que leur demande n'ait été ni acceptée ni rejetée, elles ont été interrogées durant dix heures par la police.
Le 17 Août, les deux femmes ont reçu un document de la mairie les informant de leur condamnation à un an de rééducation par le travail pour trouble à l'ordre public, mesure administrative ne requérant aucune procédure judiciaire. La peine prend effet le 30 Juillet de cette année.
Wu Dianyuan et Wang Xiuying sont dispensées de résidence au camp, à moins qu'elles n'enfreignent les termes de leur condamnation qui, notamment, limitent leur libre circulation.
Li Xuehui, le fils de Mme Wu, précise que la voisine de sa mère est invalide et presque aveugle. « De quel genre de rééducation par le travail va-t-elle bénéficier ? Elles peuvent à tout moment être emmenées » ajoute-t-il. Les deux femmes sont restées chez elles sous la vigilance d'un groupe de surveillance constitué de voisins.
http://www.timesonline.co.uk/tol/sport/olympics/article4571141.ece
à A.V.
De GanLanShu
shodavid.blog.lemonde.fr | 11H30 | 20/08/2008 |
Good job !
Le pire, c'est ça :
« Les deux femmes sont restées chez elles sous la vigilance d'un groupe de surveillance constitué de voisins. »