13/08/2008 à 10h08

Aux Jeux de Pékin, les Taiwanais ne jouent pas encore « à domicile »

Emilie Li ah Kim | Etudiante

(De Pékin) Yang Huiju, la capitaine des supporters taïwanais a été bloquée à l'aéroport de Pékin, samedi dernier, et contrainte de retourner à Taiwan. Motif : avoir fait campagne aux élections taiwanaises de mars 2008 pour le Parti Démocrate Progressiste (DPP), farouche défenseur de l'indépendance taiwanaise.

L'élection présidentielle avait vu la victoire du parti d'opposition, le Kuomindang (KMT), retrouvant le pouvoir qu'il avait connu sans partage de 1950 à 1991.

Le Taipei Times rapporte que la police de l'aéroport de Pékin, après avoir examiné le visa de Yang, pourtant en règle, l'emmena et l'interrogea pendant une heure, avant de lui signifier que « des supérieurs » avaient « ordonné » son retour immédiat à Taiwan. Avant son départ pour Pékin, Yang avait donné une conférence de presse au cours de laquelle elle avait exprimé sa décision d'adopter un profil bas durant les Jeux tout en dramatisant la situation :

« je ne suis pas certaine de pouvoir revenir à Taiwan cette fois ».

Pékin et le KMT unis contre les ennemis de la réunification

Ces propos avaient suscité des réactions critiques au sein du KMT :

« il est regrettable que Yang essaye d'agir comme une héroïne pour les fans de sports taiwanais pendant les Jeux ».

Le jour même de l'incident, le président du KMT taiwanais, en visite au village olympique à Pékin, faisant référence au premier match de baseball de l'équipe taiwanaise, avait déclaré :

« si on comptabilise les encouragements des spectateurs chinois pour Taiwan, on aura virtuellement l'avantage de “jouer à domicile” ».

La délégation taiwanaise avait effectivement été chaudement applaudie lors de son passage le soir de la cérémonie d'ouverture (voir la vidéo ci-dessous), marque de la nouvelle affection que le peuple chinois porte à ses anciens opposants, suite à la politique de rapprochement du continent effectuée par le KMT.

Le Kuomintang est en effet loin d'être hostile à l'idée d'une réunification, ou tout au moins d'un rapprochement, avec la Chine populaire. Il a repris le dialogue avec Pékin dès 2005, alors qu'il était encore dans l'opposition, et est resté dans le même état d'esprit une fois revenu au pouvoir en mars dernier.

C'est la première fois depuis la rupture entre le Parti communiste et le Kuomintang en 1949, puis la guerre froide entre le continent et Taiwan, que le climat est ainsi aussi propice à la détente.

Les opposants à la Chine refusent de céder

Dans un article publié par le « China Times » de Taipei, intitulé : « Ne faites pas des JO de Pékin un remake des olympiades nazies », le président du DPP, Tsai Ingwen, a établi un parallèle entre Berlin 1936 et Pékin 2008, en s'appuyant sur la même ferveur nationaliste qui agitait alors l'Allemagne nazie d'Hitler et aujourd'hui la Chine autoritaire de Hu.

« Le 1er août 1936, Adolf Hitler présida la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Berlin et la ferveur nationaliste atteint des sommets au sein du peuple allemand. (…) Soixante-douze ans plus tard, le 8 août 2008, nous vîmes à nouveau l'accueil des Jeux par une nation qui ne respecte pas les droits de l'homme. Le dirigeant chinois Hu Jintao a poussé le nationalisme chinois à son sommet durant la cérémonie d'ouverture à la Zhang Yimou. A la télévision, la surexcitation des chinois était exactement la même que celle des Allemands en 1936 ».

Il affirme son refus de prétendre « jouer à domicile » sur le continent en réitérant son désir d'indépendance pour Taiwan, pour cela il met en garde le peuple taiwanais contre les effets des JO de Pékin.

« (…) Il y a quelques pays dans le monde qui ne peuvent pas regarder les évènements sportifs des JO de façon décontractée, confortablement installés dans leur salon. Malheureusement Taiwan est l'un d'eux. Nous ne pouvons pas porter le nom de Taiwan aux Jeux. Nos athlètes n'ont pas de drapeau national ni de titre. (…) Plus que tout je souhaite qu'un jour, les représentants de Taiwan puissent crier haut et fort le nom de leur pays pendant la cérémonie de remise des prix. Tous les citoyens taiwanais devraient réfléchir à si ce rêve ne sera pas de plus en plus éloigné après les Jeux de Pékin ».

La nouvelle « amitié » entre la Chine et Taiwan a donc ses conditions, et ceux qui les refusent, les détracteurs d'hier et de demain, n'ont pas droit de cité sur le continent.

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  • huafeng19
    • Posté à 19h12 le 13/08/2008

    Taiwan est un produit né dans le conflit entre le communisite et les USA. Pour moi, le chinois et le taiwanais ont la meme racine, ils jouent bien 100% à domicile.

    • JetDirect
      JetDirect répond à huafeng19
      • Posté à 21h47 le 16/08/2008

      La défaite de l'équipe « zhong hua tai bei » en baseball face à la Chine qui n'a pourtant pas un niveau internationale acceptable prend des proportions que je n'avais imaginées à Taiwan ! Comme quoi les jeux et la politique...

    • wa
      wa répond à huafeng19
       ?
      • Posté à 05h14 le 16/08/2008
      • Internaute
         ?

      > Taiwan est un produit né dans le conflit entre le communisite et les USA.

      Huafeng, si tu as un tout petit peu de considération pour les être humains, tu ne devrais pas parler de Taiwan comme le produit d'un conflit.

      > Pour moi, le chinois et le taiwanais ont la meme racine

      Avoir la même racine ne veut pas dire être identiques, avoir les mêmes attentes de la vie, les mêmes espoirs.

      Viens rencontrer les taiwanais (il y en a même à Paris), et dis nous ce que tu en penses.

  • LaSoucoupeJaune
    LaSoucoupeJaune
    OVNihiliste
    • Posté à 08h51 le 16/08/2008
    • Internaute
      OVNihiliste

    Sans surprise tout de même, on sait ce qui pollue l'atmosphère : en regardant sur le cable les gesticulation de l'ouverture réussie ou pas, artistique ou propagandiste, je pensais surtout à notre président qui a le culot de venir seul (tant mieux) mais representant tout de meme l'Europe (car c'est sa femme qui fait le plus délier les langues ici tout bêtement0, alors que les Français doivent savoir ou font semblant d'ignoer qu « on leur plante un véritable couteau dans le dos avec ce non-lieu générale de l'affaire des frégates en ce moment-meme ; depuis dix ans que cette affaires traîne pour nous (je connais moi-même le contentieux depuis à peu près cette période- les Taïwanais eux considèrent que cela fait presque 20 ans, 1993, que l'on leur cache la vérité sur un seul meutre au départ d'un importance capital et qu'il est trop tard pour savoir la vérité...) et c'est même ce qui m'a fait m'intéresser à cette île, son désir de démocratie, son courage-celui de son peuple, etc.
    Ce silence arrange bien certains, cela les Francais le comprendront lentement, au fur et à mesure, bien après les Jeux bien entendu... Le résultat est sûrement qu'ils en détesteront encore plus Taïwan qu'ils n'en ignorent quasiment l'existance aujourd'hui.
    Le seul commentaire que j'ai saisi au sujet de notre pdt est qu'on insistait bien sur le fait qu'il avait un ticket d'avion pour revenir le jour-meme ou le lendemain. Cela voulait tout dire...

    Alors chapeau ! une femme (une politique qui plus est ! ) comme dans l'article sur “Tapie et les frégates” elles-mêmes dans RUE qui se penche sur Taiwan. Ici à Taiwan c'est le plus triste pour moi, on a aussi tourne la page là-dessus, quand les Français publient dans le Figaro cela ne fait MEME PAS un article en entete ou en deuxieme page mais en minuscule encart en “je ne sais combien-tième” page dans le seul journal à grand tirage indépendantiste, le Liberty Times, la version en chinois du Taipei Times (et lui même). Je ne suis pas allé voir dans le Apple Daily de HK où il y a pu etre glisse quelque chose dans les breves, mais c'est pareil ; autour de moi j'ai demandé (entendz, amis TAIWANAIS) personne ne connait le “nouvelle” ici de cette rumeur pour la rentree, rien sur la dizaine de chaînes de news en continu 24h sur 24 qui nous déverse des tonnes de sport et d'info trash à longueur de journee. Affligeant.

    Alors l'histoire de cette jeunette, évidemmment est intéressante, mais je ne doute pas qu'elle ne fera guère avancer les relation de la France avec cette île tellemment admirable de courage à son image. Qu'on en parle ou non.
    La seul chose dont j'aimerais bien parler est ceci pour Pierre qui m'a aussi étonné en disant plus ou moins dans son article d'ouverture (cérémonie) que pour lui “Chinese Taipei” était assez synonyme de réchauffement entre les deux Chines, en deux mots...
    Pour cette jeune fille, c'est un affront déjà éhonté. A débattre, car il faut revenir sur le sens chinois du terme et aussi peut-être reparler de la manipulation des organisateurs pour placer physique la déléguation, au pas, dans l'ordre qu'elle désirait, ovation ou pas (jeux de dupe évident..., évidemment que La Chine n'allait pas siffler son cousin égaré, l'enfant prodigue dirait-on dans le testament ! ) ce qui était aussi important que le fait d'utiliser ou pas “Taipei Chine”. Car que le KMT le veuille ou non importe peu, le seul but des Chinois est “Taiwan, Chine” dans toutes les instances mondiales et se foutent pas mal de Taipei, la ville choisi par leur ancien ennemi, Jiang Jie-Shi.

    Le reste ne les intéressent pas. Voyons un seul exemple, le 4 juillet, cela a été noté ici sur Rue, une petite révolution se passait ici : les premiers touristes chinois depuis un demi-siècle (en passant deuux lignes dans quelques journaux frçs...) ; Ma en attendant 3000 par mois, le compte a été fait : il ne sont guère que 300. Où est le bénéfice économique évoque pour enterriner ces mesures ? Toujours pareil, tout pour la Chine communiste... Et il y a fort à parier que tout sera comme cela jusqu'à une réunification complète et totale (eventuelle ou impossible). Le reste n'est qu'une mascarde, de la gomina. JD-SJ

  • LaSoucoupeJaune
    LaSoucoupeJaune
    OVNihiliste
    • Posté à 20h26 le 13/08/2008
    • Internaute
      OVNihiliste

    Quatre mots, je pense qu'Emilie et Huafeng font allusion au su yu « 主場優勢 » zhu chang you shi ; pour ceux qui veulent débattre du ou en chinois... A + PS : Qui veut bien se lancer pour expliquer cette phrase adressée à la déléguation taïwanais par le comité de Pékin, car il y évidemment plusieurs interprétations. La nuit porte conseille.... > Un couteau planté dans (leur) dos...> Je parlais des Francais.
    Lien

  • LaSoucoupeJaune
    LaSoucoupeJaune
    OVNihiliste
    • Posté à 08h29 le 16/08/2008
    • Internaute
      OVNihiliste

    ...

  • San De-
    • Posté à 02h01 le 14/08/2008

    Je vous transmet la derniere partie d'une interview de Hu Ping, dissident chinois en exil, auteur de « la pensée manipulée : le cas chinois » et de « Chine : à quand la democratie ». Un des esprits les plus brillants de notre epoque !

    voici l'intr de l'entretien :

    L'INDEPENDANCE ET / OU LA GUERRE
    Cet entretien a été conduit
    par Marie Holzman
    Marie Holzman - Monsieur Hu Ping, vous êtes le rédacteur en chef de la revue dissidente Beijing Spring. Vous êtes également l'un des acteurs les plus engagés dans la lutte pour la démocratisation de la Chine. Cette double particularité vous a amené à suivre avec passion le déroulement de l'élection présidentielle à Taiwan au printemps 2004. Pouvez-vous nous donner votre sentiment sur ce que ce scrutin a révélé de la situation dans l'île et sur les deux rives, de part et d'autre du détroit de Formose ?

    Voici la partie de l'entetien :

    M. H. - En tant que militant pour la démocratie en Chine, vous soutenez forcément l'existence d'une République de Chine démocratique à Taiwan. Selon vous, quelle attitude les Occidentaux devraient-ils adopter pour protéger Taiwan ?
    H. P. - L'idéal serait qu'un grand nombre de pays reconnaissent Taiwan dans son état actuel, et que des instances internationales comme l'ONU ou l'Organisation mondiale de la santé, par exemple, acceptent l'île en leur sein. Si Taiwan était admis sans avoir à changer sa Constitution, son drapeau ou son appellation, tout pourrait se dérouler sans heurt. Taiwan n'aurait même pas à proclamer son indépendance.
    M. H. - Mais cela reviendrait au même !
    H. P. - Effectivement. Taiwan accéderait ainsi à un nouveau statut légal qui vaudrait reconnaissance d'indépendance, comme ce fut le cas pour les deux Allemagnes, et comme c'est toujours le cas pour les deux Corées. Tant que les deux Constitutions chinoises affirment le principe de l'unité nationale, cette attitude laisse la porte ouverte à une éventuelle réunification. Il est évident que l'idéal serait que les deux Chine parviennent à ce genre d'accord entre elles. Pour le moment, c'est impensable. C'est donc aux autres pays démocratiques de faire comme si cet accord existait, ce qui permettrait d'avancer dans le sens d'une cohabitation pacifique. Hélas, je n'ai pas l'impression que les chefs d'Etat actuels soient prêts à franchir ce pas.
    M. H. - Autre solution : la Chine devient un pays démocratique ! Dans cette hypothèse, la réunification pourrait-elle se faire immédiatement ?
    H. P. - N'allons pas trop vite en besogne ! Il faudrait voir comment et à quel rythme la Chine accepte de se démocratiser. Mais il va de soi qu'une Chine démocratique faciliterait grandement la réunification. Il s'agit tout de même de deux pays très proches l'un de l'autre, qui partagent une même culture. Le processus pourrait s'enclencher assez naturellement.
    M. H. - Comment expliquez-vous le peu de soutien apporté par Taiwan aux dissidents chinois qui, à travers le monde et en Chine, essaient de lutter pour la démocratisation de leur pays ?
    H. P. - Les Taiwanais doivent considérer comme improbable une démocratisation rapide de la Chine. Du coup, ils n'ont pas envie de provoquer inutilement la colère des dirigeants de Pékin. Même le Parti démocratique progressiste n'y a pas intérêt. S'il faut se battre, ce sera pour obtenir l'indépendance, non pour forcer la Chine à devenir une démocratie. C'est une vision à courte vue, mais c'est la leur...
    M. H. - Votre position, modérée et pacifique, apparaît comme particulièrement minoritaire, y compris dans les milieux dissidents. Il me semble que les Chinois, en dehors de Taiwan bien sûr, sont plutôt hostiles à la politique actuelle de Chen Shui-bian. Ils lui reprochent, en particulier, ses manigances en vue d'obtenir l'indépendance. A quoi attribuez-vous ces réticences ?
    H. P. - A mon avis, ils n'ont pas suffisamment réfléchi au problème. Ils n'ont pas saisi les conséquences à long terme de l'unification de Taiwan à la Chine. Ils pensent que l'unification est un but en soi, une noble cause - à tel point que certains dissidents, qui s'opposaient autrefois violemment au PCC, se retrouvent aujourd'hui aux côtés des dirigeants chinois pour appuyer cette revendication. Il fut un temps où ils auraient peut-être soutenu une réunification initiée par Taiwan. Mais à mesure que la Chine se renforce et que Taiwan s'affaiblit, ils changent de camp. Ce qui compte, pour eux, c'est la réunification, et non la façon dont les deux pays seront réunifiés. C'est ridicule... Il ne faudrait pas qu'ils perdent de vue des principes supérieurs tels que la liberté ou la démocratie, et qu'ils fassent passer leur désir de voir une grande Chine réunifiée après ce genre d'idéal !
    M. H. - Si vous deviez rencontrer Jacques Chirac, que lui diriez-vous ?
    H. P. - Je lui dirais que la situation dans le détroit de Taiwan devient explosive, que les considérations qui primaient hier doivent être réévaluées. Je lui demanderais de réfléchir très sérieusement aux conséquences dramatiques que pourrait avoir un conflit militaire entre la Chine et Taiwan. Il y a vingt ou trente ans, on pouvait se contenter d'affirmer le principe d'une seule Chine. On n'en est plus là aujourd'hui. Voici le message que je voudrais lui transmettre : « Il est temps de remettre complètement à plat votre stratégie concernant les relations entre la Chine populaire et Taiwan. “
    pi n° 104 - été 2004

    mon opinion : dans l'etat actuel des choses, la cause des droits de l'homme et le combat contre la dictature du pcc doit etre indissociable du soutien à Taiwan ! La majorité des Taiwanais semblent se sentir identitairement taiwanais, et non chinois, et c'est l'exemple de la democratie asiatique de culture dorigine chinoise. Et Taiwan fait dans le develloppement, pas dans la coquille vide de la politique economique qu'est la course à la croissance...

    • LaSoucoupeJaune
      LaSoucoupeJaune répond à San De-
      OVNihiliste
      • Posté à 08h32 le 16/08/2008
      • Internaute
        OVNihiliste

      Merci San De pour votre interet. Je vais me plonger dans les ecrits de Marie Holzman que j'avais croisee avec Pierre il y a 3 ans lors d'une dedicace en librairie francaise. A plus tard !

  • JetDirect
    • Posté à 22h18 le 16/08/2008

    (mon post etait imbuvable, je m'en excuse, même s » il est un peu tard pour le remanier- une fonction que je viens de découvrir sur PC/« Editer » et qui marche un coup sur deux sur mon vieux laptop Mac de 2003).. ! ( : Bon week-end et courage à tous avant la dernière ligne droite direction le 24 août)

    Les blogueurs chinois* en dehors de la Republique Pop de  Chine n'emploient pas pour la plupart le meme mot pour "preservatif" (避运套)par exemple comme bon nombre de vocabulaire courant : « bao xian tao » et pas « bi yun tao », c'est rapé pour ce mot-là ! 。。。

     Ils comprendront la blague, mais n'utiliseront pas celle-la entre eux。

    Un exemple pour expliquer que les Taiwanais, surtout les plus jeunes, ne peuvent pas se sentir 100% zhu chang you shi, comme "un match a domicile"。。。

    Sinon, tres bon article!

    Un autre exemple : en France on demande depuis l'ere Sarkozy de chanter voire reciter les paroles de la Marseillaise (vous devez le savoir etant a Pekin, lors du 14 juillet...), c'est le respect vis-a-vis de l'identite francais que nos nouveaux gouvernants demandent au minimum d'arborer en bons citoyens.
    Demandons la meme chose aux jeunes Taiwanais : impossible, ils n'ont pas appris le meme hymne !

    Bien sur on peut me remédier à cela, mais pour le sentiment national c'est trop tard. Le KMT n'y changera rien, le sentiment de l'identité taiwanaise est déjà bien implanté. [China is a civilization which pretends to be a nation -d'un sinologue connu]

    Je tiens enfin à rapporter cela : quelqu'un à qui je demandais son sentiment envers les personnes chinoises presentant l'ouverture, vues de Taiwan en retransmission LIVE, devant ses hommes sortis d'un musée de cire : « ce sont des étrangers » me dit-elle, sinon des wai xing ren, ( « extra-terrestres », ça c'est moi qui le rajoute...).

    Ceci pour la jolie question d'Emilie comme pour la réponse toute cuite « 100% a dom“/ 100% prêt-à-penser de Huafeng19. Merci !
    * Lien