
Après son succès, Pékin face aux défis de l'après-JO
Organisation parfaite, dissidences étouffées, fierté nationale renforcée : les Jeux ont rendu le pouvoir chinois plus puissant que jamais.
(De Pékin) Inutile de tourner autour du pot, la Chine a remporté un triple succès au cours de ces Jeux olympiques. La seule vraie question est de savoir ce qu'elle va faire de ce triomphe ambigu.
D'abord, elle a relevé le défi du déroulement technique des épreuves : installations parfaites, organisation plus efficace que tout ce que la Chine a pu organiser précédemment. Mais qui en doutait ? Ces Jeux n'étaient sans doute pas les plus festifs, tenus dans une capitale aseptisée, mais ils ont été jugés techniquement parfaits.
Ensuite, elle a réussi à faire venir le monde entier à Pékin sans rien lâcher sur son système politique et en marginalisant les détracteurs de ces JO chinois, ce qui n'était pas évident lorsqu'on repense aux polémiques du passage de la flamme olympique à Paris et ailleurs ; Nicolas Sarkozy a fait, à ses dépens, l'expérience du nouveau rapport de force international.
Enfin, elle a servi à sa population une overdose de jeux et de fierté nationale, notamment par le biais d'un nombre record de médailles d'or, qui lui ont permis de dépasser les Etats-Unis au classement final ; Le nationalisme a assurément remplacé le communisme comme source de légitimité du parti de Mao.
La superpuissance chinoise est née
On l'a dit, la Chine attachait une importance démesurée à ces Jeux de Pékin, qui devaient symboliquement signifier, au peuple chinois et au reste du monde, la fin de l'époque de l'« homme malade d'Asie », le surnom de la Chine au début du XXe siècle ; la fin de cent-cinquante ans d'« humiliations » et d'échecs du pays le plus peuplé au monde ; et enfin le retour de la Chine au centre du monde, avec des ambitions de puissance, sinon de superpuissance.
Cet enjeu était tel que les dirigeants de Pékin n'étaient pas prêts à accepter la moindre note discordante, comme Nicolas Sarkozy en a fait la rude expérience. Pour avoir mis des conditions à sa venue à la cérémonie d'ouverture, avoir tergiversé et changé d'avis plusieurs fois, et enfin agité le « diable en habit de moine » qu'est le dalaï lama pour le gouvernement chinois, il a été humilié et a dû aller à Canossa/Pékin en restant muet.
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Le message a été reçu par tous les partenaires de la Chine : on ne fait pas perdre la face au secrétaire général du Parti communiste chinois, la leçon numéro un de tout apprenti sinologue est plus vivante que jamais.
Dans une situation économique et sociale plus difficile qu'il n'y parait, et que ces JO ont laissé paraître, Hu Jintao jouait rien de moins que sa place dans l'histoire chinoise, Sarkozy ne l'a compris que trop tard.
Ce rapport de force est bien réel. Puissance économique et financière, la Chine est aussi devenue une puissance politique qui déploie son influence en Asie, en Afrique et progressivement au-delà. Pour le meilleur, quand elle facilite un compromis américano-nord coréen, ou pour le pire, quand elle met son veto au Conseil de sécurité de l'ONU afin de protéger le régime de Mugabe au Zimbabwe.
Les plus optimistes estiment qu'une Chine qui a repris confiance en elle et dans sa place dans le monde, au travers de l'expérience réussie de ces JO, pourra se montrer plus responsable, moins crispée, dans ses relations internationales. Rien n'est moins sûr, car la Chine a aussi découvert qu'il n'y avait pas grand monde, aujourd'hui, en mesure de lui tenir tête.
Les protestations étouffées
Ces Jeux n'ont pas fait avancer la cause des droits de l'homme et des libertés en Chine. C'est la triste réalité à l'issue de ces années de préparation et de ces dix-sept jours d'épreuves, au cours desquels le pouvoir chinois n'a cédé sur rien.
Pas une seule libération de prisonnier avant les Jeux, les rares dissidents muselés, exilés ou assignés à résidence, et interdiction de fait de toute protestation pendant les Jeux. On a ainsi eu droit à la tartufferie des trois zones attribuées aux manifestations à condition de s'enregistrer cinq jours à l'avance auprès de la police.

Pour l'avoir fait, les deux femmes ci-dessus, Wu Danyuan et Wang Xiuying, respectivement agées de 77 et 79 ans, ont été condamnées à un an de camp de « rééducation par le travail ». Expulsées de leur logement en 2001 pour cause de JO, elles s'estiment lésés et voulaient manifester leur désaccord.
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Elles resteront le symbole des promesses olympiques non tenues, et du silence complice du Comité international olympique (CIO).
Les protestataires étrangers n'ont pas eu plus de marge de manoeuvre. Les banderoles « Free Tibet » ou les happenings sur la place Tiananmen n'ont pas eu plus d'impact que des piqûres de moustique sur un événement aussi géant, et quasiment pas un seul Chinois n'en a entendu parler.
Cette incapacité des défenseurs des droits de l'homme à s'adresser directement ou indirectement aux Chinois, notamment par le biais d'Internet, seul espace de liberté très relative en Chine, est sans doute révélatrice du désarroi de ces organisations face à une situation inédite.
Le pouvoir chinois a, là encore, démontré sa capacité à gérer la présence de 20000 journalistes étrangers et de nombreux visiteurs sans risque sécuritaire majeur, et en leur vendant une image moderne et efficace. Même les polémiques sur les « petites libertés avec la vérité » de la cérémonie d'ouverture, comme la vraie-fausse chanteuse ou les enfants de minorités qui ne l'étaient pas, n'ont pas écorné la belle façade de ces Jeux.
Du nationalisme et de ses dangers
Cela faisait sept ans que les Pékinois « bouffaient » des JO, depuis l'attribution des Jeux à leur capitale qui a vécu, depuis, un véritable tourbillon de transformations. Nouvelles lignes de métro, stades et piscines, remodelage d'une capitale multiséculaire transformée en métropole de plus en plus « américaine »…
Il y a de nombreux perdants dans cette aventure, ceux qui ont été chassés de chez eux pour céder la place au changement, ou ceux qui espéraient des retombées économiques plus importantes de cet événement, ceux encore qui ont dû fermer leur usine pour baisser la pollution, ou ces centaines de milliers de migrants renvoyés chez eux sans salaire pendant la durée des Jeux.
Mais au-delà de ces désagréments, il y a une opinion publique gonflée d'orgueil, de fierté d'avoir pu et su accueillir un événement comme la Chine n'en a jamais organisé avant. Et il y a une lame de fond nationaliste dans une partie de la jeunesse, visible lors des polémiques autour du Tibet de la flamme olympique au printemps, et qui s'est enivrée des succès chinois aux JO.
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L'enjeu des médailles d'or est devenu symbolique, et le gouvernement, depuis des années, a élaboré un plan d'action -le « projet 119 », dit-on, qui a repéré 119 compétitions gagnables pour les Chinois- permettant à la Chine de dépasser les Etats-Unis. On ainsi vu des générations spontanées de champions chinois dans des sports où la Chine n'existait pas, comme le hockey sur gazon féminin où elle a terminé en finale, ou le base-ball ! Sur Internet, certains blogueurs chinois dénoncent ce « sport d'Etat » coûteux et qui ne correspond pas à la réalité de la pratique sportive du pays. Ils y voient une approche idéologique comparable au dopage des athlètes est-européens à l'époque communiste. Mais c'est légaln et ça rapporte gros.
L' »affaire Liu Xiang », née du forfait du chamion chinois du 110 mètres haies, a été le révélateur de l'approche très « militaire » de la population chinoise : le sportif blessé est pour beaucoup de jeunes un déserteur en temps de guerre… Les sponsors ont senti le vent du boulet.
Malgré toutes ces réserves, Pékin 2008 n'a rien à voir avec Berlin 1936. La comparaison est injuste, et la Chine ne s'apprête pas à fondre avec ses tanks sur ses voisins ou à exterminer ses minorités, même les Tibétains ou les Ouïgours sur lesquelles les menaces qui pèsent sont d'abord politiques, culturelles, économiques.
De surcroit, le gouvernement sait très bien qu'il ne peut plus vendre son idéologie communiste à son peuple, il n'y croit pas plus que les dirigeants du PCC eux-mêmes… Il lui donne, à l'opposé, des points de PIB et de la fierté nationale. Il doit malgré tout rendre des comptes.
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L'exercice est évidemment délicat. Le nationalisme est une arme qui peut très vite se retourner contre ses apprentis-sorciers, et peut façonner une génération -celle qui est née dans les années 80- tellement consciente du nouveau rapport de force international qu'elle en deviendra dominatrice. Une sorte d'Amérique-bis, sans les garde-fous institutionnels des Etats-Unis.
Les dirigeants du Parti communiste chinois doivent donc aujourd'hui apprendre à gérer leur succès, tant dans le monde qu'en interne. Les défis de l'après-JO restent entiers pour une Chine dopée par son triomphe : les enjeux du système politique chinois, du modèle économique et social, ou encore de son rôle dans le monde n'ont pas encore obtenu de vraie réponse. Les leçons que Pékin tirera de son triomphe ambigü pèseront lourd sur le monde de demain.
En attendant, laissons le mot de la fin à Li Yang, cinéaste indépendant chinois que nous avons interviewé pendant notre couverture « hors jeux ». Non sans humour, il a suggéré de rendre la Chine aussi belle que celle que le gouvernement a « vendu » au monde pendant les JO.
Photos : membre d'un groupe d'animation des stades olympiques, fière de son ticket (P. Haski/Rue89), Wu Danyuan et Wang Xiuying (DR), publicité avec Liu Xiang dans le métro pékinois (P. Haski/Rue89), à Pékin (P. Haski/Rue89).
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à vol19
De Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
wanderer | 12H04 | 25/08/2008 |
« En Inde…. l'effet démographique plus d'hommes que de femmes et donc des incidences : suppression de la dote… Observe t-on des phénomènes équivalents en Chine ? »
Non malheureusement, je n'ai qu'une vision encore partielle de le réalité chinoise, toutefois une amie chinoise m'a dit qu'il n'était pas rare que lorsque l'accouchement avait lieu dans un hôpital et qu'il donnait lieu à la naissance d'une fille, il n'était pas rare surtout dans les campagnes que les parents abandonnent l'enfant à l'hôpital.
Par ailleurs, petit fait divers révélateur, sur le manque de femmes en Chine. Il faut savoir que parmi les innombrables superstitions ou traditions des chinois le rituel autour de la mort (hérité des anciens Hans de Xian) , quand l'homme mourrait il était de bon ton de tuer sa femme pour l'enterrer simultanément (très équivalent d'une coutume viking).
Ainsi, récemment un chinois un peu pervers prolonge cette coutume ancestrale en exerçant une profession inédite autour des grands chantiers de construction où d'assez nombreux accidents mortels ont lieu faute de sécurité. Ainsi ce quidam, dès qu'il apprenait une mort accidentelle sur un chantier se mettait en chasse d'une femme du même âge que la victime pour l'assassiner et la vendre à la famille du défunt d'autant plus cher que son âge était proche de celle du défunt. Stupéfiant, n'est ce pas !
à Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
De Pas lolo
fasciné | 21H01 | 25/08/2008 |
Pourriez vous nous citer une source quant à ces coutumes viking SVP ?
à Pas lolo
De Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
wanderer | 23H59 | 25/08/2008 |
A défaut d'avoir retrouvé le livre dans lequel j'avais lu ce type de funérailles et pour aller vite, j'ai retrouvé sur le net ce lien
http://www.kirikino.biz/article-17530306.html
à Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
De Pas lolo
fasciné | 13H48 | 26/08/2008 |
Merci.
J'en ai trouvé un autre plus détaillé sur les cérémonies de funérailles.
http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Vikings
Reprend l'anecdote de Ibn Fadlan. Ca aura été l'occasion de découvrir que le 13e homme avait un vague fondement historique.
à Pas lolo
De Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
wanderer | 13H33 | 27/08/2008 |
Merci pour le lien.
Excusez moi cet aparté sur les Vikings mais en lisant …« Pendant la période qui s'étend de l'an 800 à l'an 1050 après J.C., les peuples du Nord firent leur entrée spectaculaire sur la scène européenne. »
Je me suis toujours étonné de n'avoir jamais lu un texte faisant la relation avec les incursions de Charlemagne chez le saxons, qui sacrifia des milliers de nobles les autres s'enfuirent où ? fort probablement vers le nord et on pourrait supposer qu'ils auraient pu les vikings. Peut être avez vous des lectures qui pourraient me mettre sur cette piste ?
à Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
De Pas lolo
fasciné | 20H53 | 30/08/2008 |
Me semblait plutôt qu'ils s'étaient plutôt expatriés en angleterre pour ceux qui y avaient de la famille.
En fait, je me plantait. Semble qu'ils aient été déportés en flandre par le grand charles.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saxons
Pas contrôlé cette source, mais je ne pense pas que ce soit un sujet sensible.
à Pas lolo
De Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
wanderer | 13H36 | 27/08/2008 |
il fallait lire
. »..un texte faisant la relation avec les incursions de Charlemagne chez le saxons, qui sacrifia des milliers de nobles les autres s'enfuirent où ? fort probablement vers le nord et on pourrait supposer qu'ils auraient pu armer les vikings ? »
à vol19
De Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
wanderer | 12H40 | 25/08/2008 |
« il y a eu progressivement de plus en plus d'étudiants Chinois. J'ai observé de grandes différences entre les filles et les garçons en terme de comportements. Les filles plus sérieuses, rien de surprenant, par contre les garçons, très mous, parfois agressifs, et à ce qu'ils ont pu me dire très très dépendant des jeux vidéos. (Certains y passaient des nuits entières, pas génial pour suivre des cours après) »
Je partage complètement vos observations.
Les cybercafés sont un lieu extraordinaire d'observations.
Ce sont des cyber qui peuvent aligner plusieurs centaines d'ordinateurs.
Ce sont surtout les garçons qui peuplent ces lieux. Que font-ils ils suffient de regarder les écrans.
Et, tout à coup, en voyant ces batteries d'écran montrant à l'exception près les mêmes choses vous êtes pris de vertige … dans un silence glacial, tout ce beau monde casque sur les oreilles, yeux fixés sur l'écran , cigarette au bout des doigts les autres frappant le clavier nerveusement.
Que des « wargames » !
On est loin du nid d'oiseau avec de pareils piafs.
Quelques uns assez rares, les plus … « romantiques… » ont en médaillon, un chat avec une congénère.
L'heure de fermeture officielle c'est souvent minuit. Officielle car en réalité tous les cyber sont ouverts toute la nuit. J'ai vécu l'expérience de l'heure fermeture, la patronne du cyber m'annonçant régulièrement l'heure de la fermeture. A l'heure dite, ne voyant personne quitter les lieux ( tous les PC étaient occupés),je pris la décision de rester.
A ma surprise, la tenancière ne vint pas me relancer mais les rideaux de fer en façade furent baisser,
« l'honneur à la chinoise » était sauf,
« l'établissement était officiellement fermé »,
les internautes pouvaient continuer à « s'entretuer » et ceci pour une nuit blanche.
Une demi-heure après ayant compris le processus, je me levais pour quitter les lieux je fus immédiatement accompagné par cette jeune femme tout sourire (certainement soulagé que le « Laowai » (étranger quitte les lieux car si la police l'apprenait ce ne serait pas du meilleur effet qu'un occidental soit témoin des nombreuses faces cachées du « one world, one dream »). Elle me dirigea vers une porte dérobée qui donnait à l'extérieur sur une ruelle derrière le cyber.
Comme un peu partout dans le monde, les femmes chinoises sont plus ouvertes aux langues, plus curieuses que les garçons et ardues à la tâche que ce soit pour balayer les artères à grandes circulation ou pour pédaler durement pour transporter de lourdes charges.
à Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
De vol19
awash | 20H41 | 25/08/2008 |
La dépendance vis à vis des jeux vidéos se pose à des degrés divers un peu partout, et s'inscrit dans une logique de création d'un nouveau sujet pour ne pas dire « toxicomane », mais plutôt dépendant (besoin de fusion avec un produit, un dispositif). Il est toutefois très accentué en Extrême-Orient. Au Japon, ou celà renforce dans certains cas des situations d'isolement ou d'exclusion. Le danger, il est présent partout, c'est comme il s'agit de combats ces jeux, que pour certains sujets fragiles celà conduise à des confusion entre ce qui est réel et virtuel. Il y a eu des débats sur ce site sur les jeux et ce type de débat n'a pas été apprécié.
Il n'empêche que celà renforce la représentation d'une masse (sans connotations négative) sans cadres, sans institué lisible, sans transmission, ce qui qui mener le sujet et les groupes à se comporter pour survivre du fait de l'absence de contenant un peu comme des « vampires » ou de succomber à des déferlentes nationalistes. Ce problème n'est pas que celui de la Chine, sans doute renforcé, il l'est potentiellement du sujet dit « postmoderne » tant que les collectifs n'inventeront pas des modes de régulation nouveaux.
à vol19
De Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
wanderer | 22H04 | 25/08/2008 |
@vol19
Je suis bien d'accord avec vous, bien sûr. Je suis très conscient que ce qui se passe dans les cybercafés en Chine est un phénomène mondial. L'avantage de ce lieu d'observation ici en Chine c'est l'effet loupe qu'il procure. Et là, vous percevez tout à coup avec force ce modelage des cerveaux qui passent de TV à Wargames pendant des heures et des heures, c'est effrayant.
Ce que la plupart des Occidentaux ne se rendent pas compte c'est le poids que représente cette masse chinoise. Tant qu'on a pas vecu dans les centres à haute densité de population, 1 milliard 300 millions ça fait beaucoup mais cela ne reste qu'un chiffre.
Passer 2 à 3 heures dans la gare de Canton donne toute la dimension de la réalité chinoise.
Et quand on sait que l'immigration massive est déjà planifiée en Afrique 300 millions que l'Europe doit avoir son quota. Quand on mesure qu'ici en Chine, la quantité l'emporte inévitablement sur la qualité, je ne peux rester indifférent sur le danger pour nos sociétés qui ont en partie sombré dans un matérialisme profond.
La chine a le pouvoir de phagocyter ce que le Japon n'avait pas. Si la Chine a toujours été un empire avec des variantes …communiste et maintenant capitaliste elle a absorbé tous les territoires et leurs cultures.
On nous bassine avec les minorités qui sont honorées à toutes ocassions (du moins celles que les Hans ont rendu inoffensives)dans les shows il s'agit de Hans déguisés avec les costumes folkloriques des minorités.
En France on se glause de la grande culture et vieille culture chinoise mais le pékin moyen en ignore tout.
Ce vide culturel est effrayant car la démographie aidant c'est un bras de levier vers encore plus d'obscurantisme … voire même d'arrogance.
De cobra
09H47 | 25/08/2008 |
Le grand succès de la média-politique chinoise.
Les JO de Beijing s'achèvent comme ils ont commencé, par un super show plein de lumières et paillettes, de clinquant, de bling-bling… Un monde de synthèse diffusé par toutes les télés.
Les Gouvernements du libre-échange auront apprécié cette diversion opportune de la crise économique mondiale d'aujourd'hui qui demain ne fera que s'affirmer. En ce jour de clôture des JO tous les ayants-droit au chapitre continuent à s'extasier et à promouvoir cette débauche de l'argent-Roi…
Quels spectacles… ouverture et clôture –
Un voile pudique a été jeté sur le bilan humain de ces JO, où le Régime militaro-populo-communiste a développé ses fantasmes et donné au monde la success-story de son efficacité selon elle, celle de la négation du petit peuple au profit de la nomemclaturat et des spéculateurs, par le mépris absolu de la démocratie et de la chartre des Droits de l'Homme.
Il y eut le parcours de la flamme qui traverse le monde, encadrée par les sbires chinois qui réaliseront l'exploit à Paris de l'éteindre et d'en abréger le parcours… Eux seuls peuvent empêcher la Terre de tourner !
- ensuite les tableaux tirés au cordeau où l'orchestration du nombre remplace l'émotion -
Pensez donc, 2008 tambours… et des milliers de participants en uniforme militaire ou de milice des JO ; toutes ces danseuses et pom-pom's girls ou acrobates gravissant les tours élevées lors de la clôture. Un sale goût de fourmilière à l'assaut d'un cadavre à décortiquer… est-ce le monde soumis à sa volonté ?
Toutes ces hôtesses, poupées de porcelaine en robe longue de soirée, maquillées, portant chignon, représentent-elles l'image du peuple de Chine ? Ces marionnettes de militaires tirés à quatre épingles, figurines de terre cuite qui s'emparent du drapeau Olympien. Un symbole ?
Qui peut prétendre aujourd'hui après ce simulacre mieux connaître la Vraie Chine, celle des Chinois et non celle de l'Armée Populaire support de la nomenclaturat ?
En clôture Londres nous a donné un espoir à ne pas appréhender les J.O. de 2012, avec ce magistral pied-de-nez à cette mascarade 2008. Ils nous ont gratifié de tableaux de la vie quotidienne londonienne et plutôt que de faire appel à une contre-façon chinoise de petite fille chantant à capela ont fait venir un original de fillette des quartiers pauvres où sera édifié le site olympien londonien.
Méditons ce proverbe chinois :
« la modestie fait avancer,… l'orgueil fait reculer ».
De Frank Durel
3 enfants | 09H50 | 25/08/2008 |
Je suis très étonné du calcul du classement classique des médailles. Il me semble évident que l'on ne peut pas comparer et classer les choux avec ma Grand-Mere. Alors je propose ce classement qui est a mon avis le plus intéressant et le plus juste. Sachant que le nombre de médaille est directement lié à la politique social.
Combien de Médailles par million d'habitants
Pour moi L'australie est très largement 1ere.
La France est 3eme et la Chine seulement 10eme.
1er - Austr 46 Médailles divisés par 21M d'habitants = 2,19 par Million d'habitants
2eme - GB 47 / 59 = 0.79
3eme - Fr 40 / 60 = 0.6
4eme - Rus 72 / 143 = 0.503
5eme - AL 41 / 82 = 0.500
6eme - Ital 28 / 59 = 0.47
7eme - Esp 18 / 45 = 0.40
8eme - USA 110 / 300 = 0.36
9eme – Jap 25/ 128 = 0.19
10eme - Chine 100 / 1314 = 0.07
11eme - Corée du Sud 31 / 49 = 0,02
12eme - Turq 8 / 70 = 0.11
à Frank Durel
De sopadeajo
? | 05H11 | 26/08/2008 |
Vous avez oublié Cuba : 24 médailles et 11,3 millions d´habitants-->2,12 médailles/million d´habitants.
une mçédaille de plus (celle que l´arbitre leur vola en karaté) et cela ferait 2,21 soit mieux que l´Australie
De cobra
09H53 | 25/08/2008 |
Le grand succès de la média-politique chinoise.
Les JO de Beijing s'achèvent comme ils ont commencé, par un super show plein de lumières et paillettes, de clinquant, de bling-bling… Un monde de synthèse diffusé par toutes les télés.
Les Gouvernements du libre-échange auront apprécié cette diversion opportune de la crise économique mondiale d'aujourd'hui qui demain ne fera que s'affirmer. En ce jour de clôture des JO tous les ayants-droit au chapitre continuent à s'extasier et à promouvoir cette débauche de l'argent-Roi…
Quels spectacles… ouverture et clôture –
Un voile pudique a été jeté sur le bilan humain de ces JO, où le Régime militaro-populo-communiste a développé ses fantasmes et donné au monde la success-story de son efficacité selon elle, celle de la négation du petit peuple au profit de la nomenclaturat et des spéculateurs, par le mépris absolu de la démocratie et de la chartre des Droits de l'Homme.
Il y eut le parcours de la flamme qui traverse le monde, encadrée par les sbires chinois qui réaliseront l'exploit à Paris de l'éteindre et d'en abréger le parcours… Eux seuls peuvent arrêter la Terre de tourner !
- ensuite les tableaux tirés au cordeau où l'orchestration du nombre remplace l'émotion -
Pensez donc, 2008 tambours… et des milliers de participants en uniforme militaire ou de milice des JO ; toutes ces danseuses et pom-pom's girls ou acrobates gravissant les tours élevées lors de la clôture. Un sale goût de fourmilière à l'assaut d'un cadavre à décortiquer… est-ce le monde soumis à sa volonté ?
Toutes ces hôtesses, poupées de porcelaine en robe longue de soirée, maquillées, portant chignon, représentent-elles l'image du peuple de Chine ? Ces marionnettes de militaires tirés à quatre épingles, figurines de terre cuite qui s'emparent du drapeau Olympien. Un symbole !
Qui peut prétendre aujourd'hui après ce simulacre mieux connaître la Vraie Chine, celle des Chinois et non celle de l'Armée Populaire support de la nomenclaturat ?
En clôture Londres nous a donné un espoir de ne pas appréhender les J.O. de 2012, avec ce magistral pied-de-nez à cette mascarade 2008. Ils nous ont gratifié de tableaux de la vie quotidienne londonienne et plutôt que de faire appel à une contre-façon chinoise de petite fille chantant à capela ont fait venir un original de fillette des quartiers pauvres où sera édifié le site olympien londonien.
Méditons ce proverbe chinois :
« la modestie fait avancer,… l'orgueil fait reculer ».
à cobra
De Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
wanderer | 11H00 | 25/08/2008 |
« Un sale goût de fourmilière à l'assaut d'un cadavre à décortiquer… est-ce le monde soumis à sa volonté ? »
Le prochain os à ronger, c'est l'Afrique avec une fourmillière débridée de 300 millions d'individus.
Alors la Chine : combien de tentacules « modestes » comme dirait Sun Tzu ?
à cobra
De Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
wanderer | 11H33 | 25/08/2008 |
J'aime bien votre post car il exprime très bien ce que j'ai ressenti
De stephanemot
Author & Chief AtoZ Officer | 10H08 | 25/08/2008 |
Je vous rejoins totalement sur le risque nationaliste. C'est le choix de la facilite sur le court terme mais le plus dangereux a moyen et long terme.
Apres la poussee d'adrenaline des jeux, le pays va se retrouver la gueule de bois et le meilleur moyen de maintenir la pression sera de remettre une couche sur les themes federateurs.
Hu Jintao fait une premiere etape aujourd'hui a Seoul pour pousser des accords bilateraux asymetriques. Il ne visite pas Lee Myung-bak au meilleur moment et la fete post olympique s'annonce gachee par la pluie et les manifestants.
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 14H36 | 25/08/2008 |
Pierre, il faudra m'expliquer comment la Chine, nouvelle « super-puissance », pourra se passer de le démontrer non seulement par le commerce et la contrefaçon, arts où elle est passée maître, mais aussi par les armes, qui ne lui manquent pas.
Il semblerait (je dis bien : il semblerait) qu'à Rue89 on se soit joint au choeur de ceux (à l'OTAN et ailleurs) qui veulent à tout prix affaiblir la Russie afin de promouvoir par tous les moyens les droits à l'autodétermination de contrées ou ethnies excentrées naguère intégrées à l'URSS (cette version révisée du droit-de-l'hommisme recouvre évidemment des motivations autrement moins reluisantes ! ).
Le récent papier de Rue89 portant sur le conflit Géorgie-Russie constitue à mes yeux un indice de cette dérive anti-russe, qu'il est impossible de justifier d'un point de vue stratégique gaullien, lequel je considère toujours comme le mieux adapté aujourd'hui. Ce point de vue présente le gros avantage de ne pas jouer dangereusement avec le concept d'une pluralité des puissances.
Si l'on choisit d'abandonner ce concept, je vous renvoie à ma première interrogation ci-dessus. Et là, il me semble que la cible d'une Chine ultra-nationaliste (et éventuellement expansionniste) est toute trouvée : c'est la Russie, et notamment les vastes espaces de Sibérie extrême-orientale, la Mongolie pouvant avantageusement être « dévorée » du même coup. On aurait dans le même temps une Russie assaillie au coup par coup dans ses positions traditionnelles à l'ouest et au sud, et à l'est, on pourrait compter sur la Chine pour faire le travail.
Est-ce le fruit de mon imagination délirante ? Je ne vois pas d'autre explication au silence complice des pays occidentaux vis-à-vis de la Chine, alors que les vieux démons de la guerre froide s'activent à qui mieux mieux pour dénoncer un impérialisme russe aux abois.
Pour ma part, bien que nullement prêt à renoncer à la sévérité à l'égard de Medvedev, Poutine et consorts, je ne vois pas l'utilité d'essayer de démanteler la Russie. La France, en tout cas, n'a VRAIMENT RIEN à y gagner. L'alignement sur les positions d'une OTAN aventuriste est un NON-SENS stratégique.
De cedricc
étudiant | 16H48 | 25/08/2008 |
Incomplet mais fin, merci
De sopadeajo
? | 05H00 | 26/08/2008 |
Voici une analyse (par Fidel Castro) des résultats de Cuba qui avait le meilleur ranking du monde en médailles/habitant.Ils se sont fait saquer par les arbitres ( plusieurs médailles perdues à cause des arbitres).
http://www.insurgente.org/modules.php ? name=News&file=article&sid=14499
De reality
21H19 | 26/08/2008 |
La Chine pays de fourmis, La France pays de cigale.
Chantes, chantes, la cigale, avec autant de bruit que tu pourras, si au moins cela pourrait te sortir de ta dépression…
à reality
De Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
wanderer | 18H25 | 27/08/2008 |
A force de vous distinguez en pointeur d'insectes et autres coléoptères, méfiez-vous, tout de même de l'effet boomerang, et si l'un d'entr'eux s'aventurait en vous « épinglant » en tant que « punaise »…
à Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
De reality
22H56 | 28/08/2008 |
Effet de Boomerang :
Racler entre les orteils des autres pour se consoler de la tristesse de sa propre existence peut marche pendant un moment, mais à la longue, on risque de se faire ronger l'esprit par les champignons.
Savourez !