
Après son succès, Pékin face aux défis de l'après-JO
Organisation parfaite, dissidences étouffées, fierté nationale renforcée : les Jeux ont rendu le pouvoir chinois plus puissant que jamais.
(De Pékin) Inutile de tourner autour du pot, la Chine a remporté un triple succès au cours de ces Jeux olympiques. La seule vraie question est de savoir ce qu'elle va faire de ce triomphe ambigu.
D'abord, elle a relevé le défi du déroulement technique des épreuves : installations parfaites, organisation plus efficace que tout ce que la Chine a pu organiser précédemment. Mais qui en doutait ? Ces Jeux n'étaient sans doute pas les plus festifs, tenus dans une capitale aseptisée, mais ils ont été jugés techniquement parfaits.
Ensuite, elle a réussi à faire venir le monde entier à Pékin sans rien lâcher sur son système politique et en marginalisant les détracteurs de ces JO chinois, ce qui n'était pas évident lorsqu'on repense aux polémiques du passage de la flamme olympique à Paris et ailleurs ; Nicolas Sarkozy a fait, à ses dépens, l'expérience du nouveau rapport de force international.
Enfin, elle a servi à sa population une overdose de jeux et de fierté nationale, notamment par le biais d'un nombre record de médailles d'or, qui lui ont permis de dépasser les Etats-Unis au classement final ; Le nationalisme a assurément remplacé le communisme comme source de légitimité du parti de Mao.
La superpuissance chinoise est née
On l'a dit, la Chine attachait une importance démesurée à ces Jeux de Pékin, qui devaient symboliquement signifier, au peuple chinois et au reste du monde, la fin de l'époque de l'« homme malade d'Asie », le surnom de la Chine au début du XXe siècle ; la fin de cent-cinquante ans d'« humiliations » et d'échecs du pays le plus peuplé au monde ; et enfin le retour de la Chine au centre du monde, avec des ambitions de puissance, sinon de superpuissance.
Cet enjeu était tel que les dirigeants de Pékin n'étaient pas prêts à accepter la moindre note discordante, comme Nicolas Sarkozy en a fait la rude expérience. Pour avoir mis des conditions à sa venue à la cérémonie d'ouverture, avoir tergiversé et changé d'avis plusieurs fois, et enfin agité le « diable en habit de moine » qu'est le dalaï lama pour le gouvernement chinois, il a été humilié et a dû aller à Canossa/Pékin en restant muet.
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Le message a été reçu par tous les partenaires de la Chine : on ne fait pas perdre la face au secrétaire général du Parti communiste chinois, la leçon numéro un de tout apprenti sinologue est plus vivante que jamais.
Dans une situation économique et sociale plus difficile qu'il n'y parait, et que ces JO ont laissé paraître, Hu Jintao jouait rien de moins que sa place dans l'histoire chinoise, Sarkozy ne l'a compris que trop tard.
Ce rapport de force est bien réel. Puissance économique et financière, la Chine est aussi devenue une puissance politique qui déploie son influence en Asie, en Afrique et progressivement au-delà. Pour le meilleur, quand elle facilite un compromis américano-nord coréen, ou pour le pire, quand elle met son veto au Conseil de sécurité de l'ONU afin de protéger le régime de Mugabe au Zimbabwe.
Les plus optimistes estiment qu'une Chine qui a repris confiance en elle et dans sa place dans le monde, au travers de l'expérience réussie de ces JO, pourra se montrer plus responsable, moins crispée, dans ses relations internationales. Rien n'est moins sûr, car la Chine a aussi découvert qu'il n'y avait pas grand monde, aujourd'hui, en mesure de lui tenir tête.
Les protestations étouffées
Ces Jeux n'ont pas fait avancer la cause des droits de l'homme et des libertés en Chine. C'est la triste réalité à l'issue de ces années de préparation et de ces dix-sept jours d'épreuves, au cours desquels le pouvoir chinois n'a cédé sur rien.
Pas une seule libération de prisonnier avant les Jeux, les rares dissidents muselés, exilés ou assignés à résidence, et interdiction de fait de toute protestation pendant les Jeux. On a ainsi eu droit à la tartufferie des trois zones attribuées aux manifestations à condition de s'enregistrer cinq jours à l'avance auprès de la police.

Pour l'avoir fait, les deux femmes ci-dessus, Wu Danyuan et Wang Xiuying, respectivement agées de 77 et 79 ans, ont été condamnées à un an de camp de « rééducation par le travail ». Expulsées de leur logement en 2001 pour cause de JO, elles s'estiment lésés et voulaient manifester leur désaccord.
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Elles resteront le symbole des promesses olympiques non tenues, et du silence complice du Comité international olympique (CIO).
Les protestataires étrangers n'ont pas eu plus de marge de manoeuvre. Les banderoles « Free Tibet » ou les happenings sur la place Tiananmen n'ont pas eu plus d'impact que des piqûres de moustique sur un événement aussi géant, et quasiment pas un seul Chinois n'en a entendu parler.
Cette incapacité des défenseurs des droits de l'homme à s'adresser directement ou indirectement aux Chinois, notamment par le biais d'Internet, seul espace de liberté très relative en Chine, est sans doute révélatrice du désarroi de ces organisations face à une situation inédite.
Le pouvoir chinois a, là encore, démontré sa capacité à gérer la présence de 20000 journalistes étrangers et de nombreux visiteurs sans risque sécuritaire majeur, et en leur vendant une image moderne et efficace. Même les polémiques sur les « petites libertés avec la vérité » de la cérémonie d'ouverture, comme la vraie-fausse chanteuse ou les enfants de minorités qui ne l'étaient pas, n'ont pas écorné la belle façade de ces Jeux.
Du nationalisme et de ses dangers
Cela faisait sept ans que les Pékinois « bouffaient » des JO, depuis l'attribution des Jeux à leur capitale qui a vécu, depuis, un véritable tourbillon de transformations. Nouvelles lignes de métro, stades et piscines, remodelage d'une capitale multiséculaire transformée en métropole de plus en plus « américaine »…
Il y a de nombreux perdants dans cette aventure, ceux qui ont été chassés de chez eux pour céder la place au changement, ou ceux qui espéraient des retombées économiques plus importantes de cet événement, ceux encore qui ont dû fermer leur usine pour baisser la pollution, ou ces centaines de milliers de migrants renvoyés chez eux sans salaire pendant la durée des Jeux.
Mais au-delà de ces désagréments, il y a une opinion publique gonflée d'orgueil, de fierté d'avoir pu et su accueillir un événement comme la Chine n'en a jamais organisé avant. Et il y a une lame de fond nationaliste dans une partie de la jeunesse, visible lors des polémiques autour du Tibet de la flamme olympique au printemps, et qui s'est enivrée des succès chinois aux JO.
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L'enjeu des médailles d'or est devenu symbolique, et le gouvernement, depuis des années, a élaboré un plan d'action -le « projet 119 », dit-on, qui a repéré 119 compétitions gagnables pour les Chinois- permettant à la Chine de dépasser les Etats-Unis. On ainsi vu des générations spontanées de champions chinois dans des sports où la Chine n'existait pas, comme le hockey sur gazon féminin où elle a terminé en finale, ou le base-ball ! Sur Internet, certains blogueurs chinois dénoncent ce « sport d'Etat » coûteux et qui ne correspond pas à la réalité de la pratique sportive du pays. Ils y voient une approche idéologique comparable au dopage des athlètes est-européens à l'époque communiste. Mais c'est légaln et ça rapporte gros.
L' »affaire Liu Xiang », née du forfait du chamion chinois du 110 mètres haies, a été le révélateur de l'approche très « militaire » de la population chinoise : le sportif blessé est pour beaucoup de jeunes un déserteur en temps de guerre… Les sponsors ont senti le vent du boulet.
Malgré toutes ces réserves, Pékin 2008 n'a rien à voir avec Berlin 1936. La comparaison est injuste, et la Chine ne s'apprête pas à fondre avec ses tanks sur ses voisins ou à exterminer ses minorités, même les Tibétains ou les Ouïgours sur lesquelles les menaces qui pèsent sont d'abord politiques, culturelles, économiques.
De surcroit, le gouvernement sait très bien qu'il ne peut plus vendre son idéologie communiste à son peuple, il n'y croit pas plus que les dirigeants du PCC eux-mêmes… Il lui donne, à l'opposé, des points de PIB et de la fierté nationale. Il doit malgré tout rendre des comptes.
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L'exercice est évidemment délicat. Le nationalisme est une arme qui peut très vite se retourner contre ses apprentis-sorciers, et peut façonner une génération -celle qui est née dans les années 80- tellement consciente du nouveau rapport de force international qu'elle en deviendra dominatrice. Une sorte d'Amérique-bis, sans les garde-fous institutionnels des Etats-Unis.
Les dirigeants du Parti communiste chinois doivent donc aujourd'hui apprendre à gérer leur succès, tant dans le monde qu'en interne. Les défis de l'après-JO restent entiers pour une Chine dopée par son triomphe : les enjeux du système politique chinois, du modèle économique et social, ou encore de son rôle dans le monde n'ont pas encore obtenu de vraie réponse. Les leçons que Pékin tirera de son triomphe ambigü pèseront lourd sur le monde de demain.
En attendant, laissons le mot de la fin à Li Yang, cinéaste indépendant chinois que nous avons interviewé pendant notre couverture « hors jeux ». Non sans humour, il a suggéré de rendre la Chine aussi belle que celle que le gouvernement a « vendu » au monde pendant les JO.
Photos : membre d'un groupe d'animation des stades olympiques, fière de son ticket (P. Haski/Rue89), Wu Danyuan et Wang Xiuying (DR), publicité avec Liu Xiang dans le métro pékinois (P. Haski/Rue89), à Pékin (P. Haski/Rue89).
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De DBL8
Retraité | 06H22 | 24/08/2008 |
»…une opinion publique gonflée d'orgeuil… »
Là… vous poussez ; dans des reportages nous avons pu voir que la « Chine profonde » s'en moque complètement !
»…la Chine ne s'apprête pas à fondre avec ses tanks sur ses voisins ou à exterminer ses minorité… »
Je me demande si nous parlons du même pays ?
Même sur le site « d'aujourd'hui la Chine, partenaire de Rue89 » nous ne lisons pas des propos pareil.
N'avez-vous pas vue & entendu ce qu'il ce passe dans certaines provinces (50% du territoire Chinois) ? Pensez-vous que ce qu'il ce passe dans celle-ci soit « normal » par rapport aux pays occidentaux ?
Mais là est toute la différence entre les pays d'Asie & Occidentaux, pas du tout les même références idéologiques. C'est la grosse erreur que font nos politiques !
à DBL8
De Pierre Haski
(auteur)
Rue89 | 06H26 | 24/08/2008 |
Que contestez-vous ? Vous pensez que les chars chinois font tourner les moteurs pour envahir d'autres pays ? Ou qu'il va y avoir extermination des Ouigours et des Tibétains comme il y a eu tentative de génocide des juifs et des tziganes par les nazis ? Les mots ont quand même un sens et à vouloir exagérer on perd toute crédibilité.
Quand à l'orgeuil, je parle de Pékin où je me trouve, et même les plus indifférents des Pékinois, et il y en a beaucoup, regardent d'un coin de l'oeil le score des médailles… Ce qui est humain (nous aussi, en France, mais pour en pleurer…).
à Pierre Haski
De DBL8
Retraité | 08H31 | 24/08/2008 |
je conteste votre façon d'écrire sur le comportement des Chinois au sujet des jeux !
Ce n'est pas du tout ce que nous pouvons voir lors de reportages OU émissions dans les provinces Chinoises ; là est toute la différence.
Je n'ai pas écris que les chinois allaient envahir d'autres pays !
Quant à des exterminations… certains vont jusqu'à dire & écrire qu'elles ont déjà commencés.
Nous ressortir les exactions de la dernière guerre… il y en a eu « HÉLAS » d'autre depuis ; lâchez-nous avec celle-ci.
Qui de nous deux exagère ? Je n'ai pas à avoir de crédibilité auprès de qui que ce soit, et ne le recherche pas ! Je commente comme tous riverain peut le faire.
Les Pékinois regardent du coin de l'œil les jeux… mais pas n'importe ou, car dans la rue sur les écrans OU dans des bars (peut importe le nom que porte ces établissements) de ce que j'ai lu sur « rue89 » c'est interdit, et les personnes dispersés rapidement.
N'y avait-il pas écrit sur ce même site qu'il y avait des ilotiers pour surveiller la populations pendant les jeux ? Et peut-être en temps ordinaire, et même surement. Sans oublier ceux qui veulent manifester !
Lisez les articles qui paraissent sur ce site & sur aujourd'hui la Chine.
Nous ne sommes pas d'accord, c'est tout.
à DBL8
De Peureux anonyme
10H03 | 24/08/2008 |
Vous ne me semblez pas avoir un grand recul vis à vis de ce que vous présentent la presse et la télévision.
Je crains que vous ne répétiez ce que l'on vous a raconté.
Du reste que pouvez vous faire d'autre ?
à DBL8
De asozial
aus Berlin | 12H23 | 24/08/2008 |
PH tirait un parallèle avec Berlin en 1936 - d'où la référence à l'Allemagne nazi et la 2nde guerre mondiale…
à DBL8
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 15H13 | 24/08/2008 |
DBLS : En effet, nous ne sommes pas d'accord. J'ai rarement lu ici un texte aussi bien fignolé que celui de Haski et je l'approuve entièrement. Je remarque aussi que tous les commentaires que j'ai faits sur ce theme depuis des mois se sont aussi avérés. Du « Canossa » de Sarkozy - j'ai utilisé cette expression même - à la victoire sportive des Chinois, en passant par le ralliement inconditionnel des Chinois à leur gouvernement et L'oubli total des Tibetains quand les USA ne financeraient plus les protestations.
Il va falloir apprendre vivre avec un Chine qui gagne.
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/5169.html
à Pierre Haski
De pablico
11H59 | 24/08/2008 |
tous comptes fait, il vaut mieux devenir une grande puissance, en captant les économies des autres, en astiquant son image avec des jeux olympiques et toute l'infrastructure qui va avec, que de faire une guerre avec morts et fracas, pour prouver sa grandeur.
à pablico
De DBL8
Retraité | 12H26 | 24/08/2008 |
Tout à fait !
Le gouvernement Chinois, comme d'autre par ailleurs, ne pas de scrupule avec le peuple, et sa conscience… en a-t-il une ?
C'est un pays gouverné par une idéologie dite « communiste » mais dans les faits, capitaliste ; mais ça qui l'ignore ?
Et comme tout bon capitaliste il n'y a que le fric qui compte ; peut importe les moyens seul le résultat compte !
à Pierre Haski
De General Subverciòn
réfractaire délocalisé | 20H29 | 24/08/2008 |
Il est moins cher le cirage en chine Camarade Haski ?
Franchement,j'ai trouvé vos écrits d'une complaisance consternante et ils me donnent une véritable envie de vomir.L'orgueuil nationaliste,humain…la lâcheté aussi…
De manusan
06H54 | 24/08/2008 |
Les chinois oublieront ces JO aussi rapidement que le séisme du Sichuan.
Ces JO n'ont pas été les JO que le parti leur avaient promis depuis 7 ans, le monde n'a pas aimé la Chine pendant 2 semaines comme prévus. J'ai entendus certains dire : « on ne pourra jamais organiser les JO avant 100 ans ».
tournons la page, revenons au quotidien : inflation de 8%, stock market en berne, préparer la retraite/santé des vieux ….
De mica
07H21 | 24/08/2008 |
Monsieur Haski, c'est vous qui trouvez la victoire Chinoise ambigùe.En vertu de quoi ? . Moi, je salue cette formidable organisation, tout comme la gentillesse et l'accuil des chinois, relevés par tous les commentateurs et journaliste. ( je ne parle pas des journaleux politisés, mais des vrais journalistes, qui font leur boulot, rendre compte des jeux,et non exploitent politiquement cet évènement de façon minable). Bravo aux sportifs.
à mica
De Suzanna
14H08 | 24/08/2008 |
Et nous saluons nos sympathiques sportifs et les gentils organisateurs ! Trop mignon…
On ose même plus mentionner le Tibet, mais les 2 vieilles dames condamnées à un an de camp, çà c'est une manifestation de l'esprit olympique chinois qui va rester dans les annales !
à mica
De solstice
pigiste | 21H10 | 25/08/2008 |
? ? ?
Personne ne met en doute la gentillesse des chinois de la rue ni les exploits des sportifs (encore que, là, on va peut être apprendre que X ou Y étaient dopés mais ce n'est pas le sujet).
Un journaliste sportif fait bien son travail quand il relate des exploits sportifs, PH et rue89 ont choisi de nous montrer autre chose, l'envers du décor : la comparaison ne tient pas la route.
La victoire ambigüe de la Chine est celle du PCC qui nous a vendu une belle fête genre « Asio-Disney ». Même en n'ayant pas regardé la jolie fête où tout le monde il est beau et gentil, à moins de rester enfermé, de n'écouter ni regarder aucun média, on en a bouffé, du chinois à la sauce US. J'ai, pour ma part, rarement autant été sur Rue 89 !
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 07H41 | 24/08/2008 |
Un aspect apparait mineur, mais qui bien sûr peut nous toucher à titre purement hexagonal.
Ce fut cette pathétique escapade Pékinoise de notre représentant de commerce illustre, qui nous
a un peu plus ridiculisé à la face du monde.
Cela dit, le « Monsieur » a été un peu bousculé pendant son « farniente » au Cap Nègre, et il a du interrompre sa dolce vita, et sa bonne compagnie.
Évènements divers, drame National, il a été au « four et au moulin ».
Vous me rétorquerez, que c'est un peu normal pour un Président, puisque ce n'est pas un « péquin moyen » lui.
Donc, la question qui ne va pas manquer de remplir les rubriques à venir de nos journaux, magasines, et émissions de télé, est : mais après !
Après, mais ainsi que je le pense depuis des « lustres », c'est la « régénérescence » du « Nationalisme ».
Mais pas seulement, dans l'empire du Milieu !
Non, ils n'ont été le temps de ces « festivités sportives » que la tête de gondole de ce mouvement qui resurgi comme les « vieilles lunes », ce « fléau de l'humanité », symbole de toutes les dérives et exactions perpétrées par l'espèce humaine, le « Nationalisme ».
Ne pensons pas que nous sommes à l'abri.
Ce décompte des « médailles », cette course à la « championite » effrénée, m'inquiètent au plus haut point.
Les derniers évènement (d'ailleurs pas encore réglés à l'heure qu'il est) en Ossétie, et en Géorgie, ce qui se passe en Afghanistan, ne sont que des exemples de ces « bouffées » de Nationalisme sous prétexte de recherche d'identité, de « racines culturelles partagées », cachant souvent des pensées bien différentes de la part de leur auteurs.
Je voulais juste étendre, au delà des interrogations que vous posez, le champ de celles ci, au niveau de la « planète » toute entière.
J'ai l'impression grâce à ces Jeux, d'avoir une autre vision de ce pays, les images, les reportages depuis des mois, divers et variés, les écrits, commentaires et éditoriaux, concernant la Chine, nous ayant probablement soit confortés ou à l'inverse remis nos convictions en bernes.
Personnellement, je n'émets pas un avis définitif tant que je n'aurais pas sillonné en long large et travers cet espace infini.
Mais mon approche se veut empirique, du fait que j'ai une défiance naturelle face aux « masses », aux démonstrations de puissance, de fierté des « pouvoirs quelqu'ils soient » au détriment de peuples et masses laborieuses, manipulées et sans recul par rapport aux « gouvernants ».
Bon retour en République Pierre ! ; -))
à adaunis
De Jean-François@Carenton
14H53 | 24/08/2008 |
Bon papier. C'est vrai, en 3 semaines, on a vu l'ouverture des JO, la « question Géorgienne », et nos morts en Afghanistan. A chaque fois, avec une sorte d'application, de constance dans le médiocrité, on a vu notre président se pisser dessus et nous mettre la honte.
A dans 4 ans…
à Jean-François@Carenton
De miremond
34942
19H15 | 24/08/2008 |
oui mais dans quatre ans il y a des chances pour qu il puisse continuer son cinéma car il n aura personne en face
à adaunis
De -Candide-
Jardinateur | 06H53 | 25/08/2008 |
Un aspect mineur très certainement,
qui peut nous toucher à titre hexagonal, j'en doute même.
Mais qui sent bon la propagande de rue89, a n'en pas douter.
Un peu de sarkophobie pour brosser le coeur de cible de ce journal « ouvert à tous », mais surtout à ceux qui pensent comme il le faut ^^
D'ailleurs, on vous a même mis en tête de gondole comme disent les gens du marketing.
Pour la seconde partie, vous dites
« Personnellement, je n'émets pas un avis définitif tant que je n'aurais pas sillonné en long large et travers cet espace infini. »
En conséquence, vous n'aurez donc jamais d'avis définitif. Ce n'est pas une mauvaise chose après tout.
De A.V.
tamagotchi89 | 12H02 | 24/08/2008 |
La normalisation des échanges avec la Chine est une réalité depuis longtemps. Et normalisation est un euphémisme, puisque ce pays est notre usine à tous. Dans ce contexte, les JO n'avaient d'autre enjeux que d'être la cerise sur le gâteau. Pourquoi, à cette occasion, la Chine aurait-elle « lâché quoi que ce soit sur son système politique », quand ce dernier est justement plébiscité par le monde entier en vertu, notamment, de ses conditions de travail aussi inhumaines que rentables ?
Petite lapalissade : aux jeux, les organisateurs organisent et les participants participent. Sans les seconds, rien n'est possible. Les jeux de Pékin, comme tous les précédents ou presque, sont donc les jeux du monde entier.
De AbdulAziz
PEINARDE | 08H07 | 24/08/2008 |
Il y a les costauds,les supermen,les bebes au carrure d'athlete.Croyez vous que je sois jaloux ? -Pas du tout,pas du tout ? -Moi j'ai un piege a filles,un piege tabou.Un joujou extra qui fait crac boum hi ! ! !
à AbdulAziz
De Peureux anonyme
10H04 | 24/08/2008 |
Les filles tombent elles à vos genoux ?
De NING
08H07 | 24/08/2008 |
tout semble parfait aux JO sauf les retombées économiques négatives ,déja maintes fois commentées ! c'est peut-être là que se situera le probléme de la Chine.
Aprés ces sommes titanesques dépensées , quel est le
pays« normalement constitué » qui pourra recevoir dorénavant les jeux olympiques !
C'est finalement une bonne chose que Paris n'ait
pas été choisi !
à NING
De asozial
aus Berlin | 12H26 | 24/08/2008 |
regardez Athènes ! ! !
De Phil2922
Retraite invalidité | 08H23 | 24/08/2008 |
Certes la persécution faite aux Tibétains et aux Ouïgours va se poursuivre, mais les conditions carcérales dans lesquelles travaillent les paysans qui viennent dans les villes et également la dramatique situation des femmes et des enfants fabriquant des jouets va continuer également…
75% des jouets vendus dans le monde sont chinois et ceux-ci sont construits par des femmes et des enfants qui travaillent 7/7, 12H par jour, pour 1 euro de la journée. Les usines de fabrication ressemblent plus à des prisons avec des conditions d'hygiène déplorables.
300, 500 millions de paysans (les Mingongs) viennent faire le sale boulot que les citadins ne font pas pour payer les études scolaires de leurs enfants restés au village, dans la mesure où ils n'ont pas le droit de venir faire leur scolarité en ville. Ils travaillent dans les mines où il y a 4 000, 5 000 morts chaque année. 12% d'entre eux ont un contrat de travail et ils sont logés dans des tentes, sur les chantiers ou dans des taudis à la périphérie des villes. En sachant que la liberté syndicale n'existe pas en Chine, le premier qui râle est renvoyé chez lui ou emprisonné où l'on torture allègrement…
Pendant les JO cette facette sociale de la Chine aura été occultée et montre que cette « super puissance économique » n'est rien qu'un pays totalitaire aux pieds d'argile et a besoin du nationalisme sportif pour continuer à tromper le monde extérieur… ! !
http://phil195829.overblog.com
De Infovite
Plébéien. | 08H29 | 24/08/2008 |
Quand on réalise comment la Chine a instrumentalisé « ses » Jeux ; comment croire à la sincérité de ceux qui ont oublié la défense des droits de l'homme au nom de la non-politisation du sport.
http://info-espress.over-blog.com/
De ericj
08H53 | 24/08/2008 |
J'avoue ne pas avoir d'avis définitif à formuler sur la Chine et les Chinois (encore moins, hélas, sur les Chinoises…) par manque de Culture, tout simplement…
C'est pourquoi j'ai apprécié les différents articles de Rue89 sur ce pays somme toute fascinant.
La seule chose qui me semble désormais évidente est que nous avons (nous, Européens) un axe pro-Chine à développer et pas seulement dans le dommaine commercial ; plutôt dans le partenariat culturel et l'apprentissage des langues : combien de diplomates français et/ou politiques de premier plan parlent le Chinois ?
L'apprentissage du Chinois au collège est une option à envisager rapidement…
à ericj
De Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
wanderer | 15H54 | 24/08/2008 |
Ni hao ericj,
« combien de diplomates français et/ou politiques de premier plan parlent le Chinois ? »
voilà une bonne question, je me permettrais d'en proposer une autre : Combien de chinoises et de chinois parlent français ?
De mémoire il me semble qu'il y a 5000 étudiants français en Chine pour 15.000 étudiants chinois en France.
« L'apprentissage du Chinois au collège est une option à envisager rapidement » voilà une proprosition …quelle est bonne !
1ère difficulté : pour un Occidental il faut 3 fois plus de temps que pour un Chinois à apprendre l'anglais.
2ème difficulté : pour quelle type de communication ? Comme la plupart des sujets sont tabous, vous n'aurez rarement l'authenticité attendu.
Bien décourageant.
En option, le mot « humour » n'existe pas en chinois ou du moins s'il a été adopté maintenant, c'est sous la phonétique anglaise.
Alors, vive les jeux à Londres en 2012, qu'on retrouve l'élégance de « l'humour british » bien préférable cette langue de bois Han.
Zai Jian
à Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
De huafeng19
un chinois en France | 10H14 | 25/08/2008 |
savoir dire « ni hao » et « zai jian » ne montre pas que vous savez parler le chinois.
C'est aussi difficile pour les chinois d'apprendre le français aussi. si on est motivé, on n'a pas peur des difficultés.
en option aussi, si vous ne savez pas le mot « humour » en chinois, c'est que vous n'avez pas de niveau en chinois, le mot « humour » s'écrit comme ça 幽默.
c'est pas beau de critiquer une chose qu'on ne maitrise meme pas
à huafeng19
De Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
wanderer | 17H10 | 25/08/2008 |
@huafeng19
Oh là là … mais je ne cherche pas à montrer quoique ce soit, mais c'est en tout cas une méthode efficace pour repérer les Hans qui trainent sur tous les forums qui font tous le même boulot.
Mission qui, à l'instar des commis d'état du service de propagande sur internet en Chine, détournent, contournent, déforment les vrais débats et distillent si possible les grands messages du « one world , one dream » avec une raideur à en donner des frissons dans le dos.
Le reste n'étant que du pipeau .. pour naïfs et ignorants (c'est plus facile en Chine car vous tenez le peuple chinois dans l'ignorance la plus totale, ils ne connaissent pas leur histoire puisqu'à l'école c'est service minimum).
Alors, balayez devant votre porte avant de nous donner des leçons.
En ce qui concerne l'humour (幽默_« you mo »)j'espère que je vous apprendrais rien en vous signalant qu'il est plus important de le pratiquer que de savoir l'écrire (toutefois je vous suis gré de participer malgré vous à mon instruction des cartactères chinois).
Encore une fois du côté « humour » entre les British et Zhong guo ren il n'y a vraiment …
mais … vraiment pas photo !
Alors, vive les JO en 2012 à Londres, qu'on s'amuse enfin … vraiment !
à Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
De -Candide-
Jardinateur | 18H26 | 25/08/2008 |
Je m'inscris en faux
N'étant pas particulièrement doué, au bout de trois mois je le parlais suffisamment le chinois pour prendre le taxi, négocier le bout de gras dans les magasins, commander ce qui me plait au restau.
Le parlé chinois est incontestablement plus facile à apprendre pour un français que pour un chinois qui veut parler français.
Les différents tons et les différente consonnances s'intègrent en un peu plus d'une semaine, (sans chercher bien sûr à avoir le parfait accent pékinois)
Les mots de base sont tous monosyllabiques, et l'association des mots de base qui composent les mots en général rendent simple la compréhension.
Pas besoin d'avoir fait du grec et du latin pour deviner un mot par ses racines comme en français.
Et la grammaire est un jeu d'enfant.
Le hic c'est l'écrit, car y a pas vraiment de moyen simple de se mémoriser les idéogrammes, en particulier si on veut les écrire.
Personnellement, je pense que l'on peut très bien s'initier à une langue étrangère en mettant de coté l'écrit au départ.
Il n'y a qu'en france que l'on pense que pour apprendre une langue, il faut passer son temps à faire des thèmes et des versions.
Résultat, on est un des pays les plus nul en langues étrangères.
Et ce n'est pas vous, péquin très moyen, qui allez encourager les autres à s'y mettre.
Quand aux sujets tabous,
les chinois ont bien conscience que leur savoir n'est que le reflet d'UNE vision qui leur a été donnée, et sont en général très heureux de connaître d'autres points de vue.
à -Candide-
De Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
wanderer | 19H38 | 25/08/2008 |
médaille d'or