
Non, l'ampoule basse conso n'est pas dangereuse
« Les ampoules basse consommation émettent des ondes électromagnétiques, sont des mini-usines d'éclairage, et contiennent du mercure, toxique » : c'est ce que prétend Annie Lobé, qui se présente comme « journaliste scientifique » dans une longue pseudo-démonstration vidéo que l'on reçoit de plus en plus souvent, accompagnée du message « il ne nous reste plus qu'à nous éclairer à la bougie ».
Alors que les ampoules à incandescence sont sur le point de disparaître de la circulation, il est temps de démonter la rumeur. (Voir la vidéo)
1 - Pourquoi cette rumeur ?
Dans la série des scandales des ondes cancérigènes, vieux comme le micro-ondes et récemment réactivés par la polémique sur les téléphones portables et leurs antennes-relais, les ampoules ne sont pas les pires.
Mais le 1er septembre prochain, les lampes à incandescence de plus de 75 watts, halogènes non claires et autres lampes vont être bannies de la vente (consulter le calendrier ci-contre). Et un marché plus vaste s'ouvre alors pour les lampes basse consommation, puisqu'elles deviennent la règle : sur les 180 millions de lampes vendues en 2008, les « basse consommation » ne représentaient que 30 millions. Elles sont vendues six fois plus cher (pour une durée d'utilisation prétendue au moins six fois supérieure).
Bref, tous les ingrédients sont rassemblés : un « marché de la peur » avec toutes les personnes inquiètes des ondes dégagées par tous les appareils électriques, une obligation d'achat et un marché de masse. Le « journalisme d'épouvante » peut commencer.
2 - Qui est Annie Lobé ?
On ne sait pour quelle obscure raison la journaliste Annie Lobé a pris l'initiative de cette vidéo amateur, qui a fait rire tous les scientifiques l'ayant vue. Auteure de « La Fée électricité », livre auto-publié chez Santé Publique éditions où elle donne ses conseils pour lutter contre la « pollution électrique ». Contactée par mail via sa maison d'édition elle n'a pas répondu à nos sollicitations. Poursuivie par SFR pour avoir écrit « Les gens meurent sous les antennes », elle a été selon ce qu'elle écrit sur son site « à la fois relaxée et condamnée » à payer 500 euros d'amende. Sa bonne foi a été reconnue.
Cela n'avait pas suffit à faire d'elle une journaliste connue… Mais depuis sa vidéo sur les ampoules, son nom est souvent cité en lien avec cette polémique résumée en « ampoule basse conso égale danger ». Sa rigueur journalistique s'illustre bien dans la dernière séquence de la vidéo, qu'on vous détaille (si vous n'avez pas le courage d'aller à la sixième minute) :
« Il y aurait actuellement un pic mondial de l'incidence du cancer de la prostate en Guadeloupe, où 350 000 lampes ont été acquises par 43 000 foyers au début des années 90. Ces deux informations pouraient-elles être liées ? Permettez moi d'en faire l'hypothèse et de vous conseiller de ne pas utiliser ces ampoules basse conso. »
3 - Les lampes dégagent-elles des ondes ?
Oui, comme tous les appareils électriques. Le ballast électronique inclus dans l'ampoule et qui permet de produire la lumière en émet, mais dans des proportions jugées non dangereuses pour la santé. Le Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks (SCEHNIR), organisme indépendant qui a travaillé pour la Commission européenne, a publié le plus récent et officiel rapport sur les risques liés à la sensibilité lumineuse.
Il prévient seulement les autorités contre l'exposition prolongée, dans des conditions extrêmes et à une distance inférieure à 20 cm, à la lumière de ces lampes dites « fluo-compactes », et met en garde contre d'éventuelles séquelles pour la peau et les yeux. Oui mais « ces lampes ne sont pas faite pour être collées à la joue, dès qu'on s'éloigne, le champ magnétique diminue considérablement », remarque le Syndicat de l'éclairage.
Ce n'est donc pas à 5 cm qu'Annie Lobé aurait dû faire ses mesures mais à 30 cm, et de toutes façons avec un autre appareil que un gaussmètre incapable de mesurer les ondes produites sous cette distance. La question de la mesure exacte de ces lampes est si complexe que l'Afsset (l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail) vient d'y consacrer, à la demande de l'Ademe, Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, un rapport d'une trentaine de pages.
A l'Ademe, Bruno Laffitte, l'expert en charge du sujet explique ainsi :
« Dans le but de rassurer le consommateur et d'actualiser les mesures sur les nouvelles lampes, l'Ademe va lancer des grandes campagnes de mesure du champ électromagnétique. »
Citons aussi cette mise au point de Martine Souques, médecin de santé publique à EDF, dans un article paru sur le site de la sérieuse Association française pour l'information scientifique (AFIS) :
« Les lampes basse consommation émettent des champs électromagnétiques dans plusieurs gammes de fréquences, de 50 Hz à 10 MHz. Cependant, les mesures effectuées dans ces différentes gammes (…) sont très inférieures aux niveaux indiqués dans la recommandation européenne de juillet 1999 sur l'exposition du public aux champs électromagnétiques. »
4 - Les lampes dégagent-elles du mercure ?
Oui, mais ce n'est ni nouveau ni un secret. La directive européenne ROHS impose un maximum de 5 mg de mercure par lampe. Le Syndicat de l'éclairage nous assure :
« Il faudrait des centaines de lampes fluo-compactes pour obtenir l'équivalent du contenu en mercure d'un thermomètre à l'ancienne. De plus, le contenu en mercure est passé en 20 ans de 100 mg par lampe à 2 à 5 mg aujourd'hui. »
Pour l'instant, on ne connaît pas d'alternative au mercure pour produire des lampes peu énergivores. « L'avenir, ce sont sans doute les diodes électro-luminescentes (LED), tout le monde cherche la lampe du futur dans cette direction », nous dit-on au Syndicat de l'éclairage. Mais personne n'a encore trouvé…
Si le mercure était potentiellement dangereux, ce serait à l'occasion d'un bris de lampe. Mais les vapeurs qui sortent ne sont pas dangereuses à ces dosages, d'autant que le mercure s'incorpore dans le verre de la lampe au fur et à mesure de son utilisation et en fin de vie il y a encore moins de mercure dans la lampe.
5 - Faut-il recycler ces lampes ?
Rappelons enfin qu'il est impératif de les recycler une fois qu'elles sont arrivées à la fin de leur (longue) vie. Pour cela, la filière est organisée autour de Récylum, organisme collecteur agréé dont les points de collecte, sont disponibles sur ce site. Mais la filière a encore des progrès à faire et les consommateurs ne sont pas tous au courant. Il suffirait pourtant de lire sur l'ampoule qu'il est interdit de les jeter à la poubelle.
► Mis à jour le 27 août après la rencontre avec Annie Lobé, qui nous a demandé de préciser le jugement du procès SFR et d'ajouter le mot « hypothèses » sur les cancers en Guadeloupe. Elle nous a à cette occasion précisé qu'elle auto-publiait ses livres dans la maison d'éditions créée à cet effet.
►Droit de réponse, 10-09-09 : Annie Lobé nous a finalement adressé le droit de réponse suivant :
Dans son article publié sur Rue89.com : « Non, l'ampoule basse consommation n'est pas dangereuse », Sophie Verney-Caillat qualifie ma vidéo de « journalisme d'épouvante » et minimise les risques inhérents à ce mode d'éclairage.
Non seulement ses allégations sont contredites par ses propres sources, mais de plus son article dissimule quatre spécificités de ces lampes basse consommation (LBC) : elles émettent des ultraviolets dont la dangerosité est officiellement reconnue, des radiofréquences à des intensités supérieures aux valeurs réglementaires, des champs magnétiques de 50 hertz reconnus comme cancérogènes possibles par l'OMS et les vapeurs de mercure qu'elles contiennent sont hautement toxiques.
Mercure. Le taux de mercure présent dans ces lampes est limité à 5 mg par la réglementation. Présent sous forme de vapeur, ce mercure est libéré en cas de bris d'une lampe. « Mais les vapeurs qui sortent ne sont pas dangereuses à ces dosages », assène Sophie VC. Le lecteur attentif aura noté l'absence de source pour étayer cette énormité. Car le mercure est neurotoxique et reprotoxique « dès les premières vapeurs », pour paraphraser les commentaires d'internautes dont je salue ici la capacité d'investigation -une belle leçon de journalisme pour Sophie VC-, qui ont déniché, entre autres, le Guide de gestion du mercure de l'Institut national de santé publique du Québec où sont décrits en détails les effets de cette substance « très toxique pour la santé humaine », dont les vapeurs sont « très bien absorbées par voie respiratoire », qui « s'accumule au niveau du cerveau où il affecte les neurones sensitifs et moteurs » et « traverse facilement la barrière placentaire et présente donc des risques pour le fœtus ».
Ultraviolets. Il faut lire le rapport cité par Sophie VC, Sensibilité à la lumière, rédigé en anglais par le SCENIHR, Comité scientifique sur les risques sanitaires émergents, pour découvrir (p. 14) qu'il révèle la présence d'ultraviolets dans les LBC, dont Sophie VC ne dit mot. Or, chacun sait que les ultraviolets (UV) non seulement accélèrent le vieillissement de la peau mais également provoquent des cancers cutanés.
Saisie en 2004, l'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail) leur a consacré un rapport très explicite, Rayonnements ultraviolets et santé, que les internautes peuvent consulter sur le site www.santepublique-editions.fr (avec d'autres « perles » issues de mes récentes investigations, notamment sur le recyclage).
L'agence y affirme : « Les lampes basse consommation dites à lumière naturelle (…) sont manifestement des émetteurs d'UV artificiels non conformes à la réglementation française (…). Le risque est que les personnes qui les utilisent soient exposées de manière permanente (…) notamment en milieu professionnel puisque les promoteurs les recommandent dans les bureaux, les magasins et même les écoles ».
Cette dénonciation officielle s'applique désormais à l'ensemble des LBC, puisqu'il est aujourd'hui établi qu'elles émettent des UV.
Radiofréquences et champs électromagnétiques. Le rapport du SCENIHR confirme ce que montre ma vidéo : les champs électromagnétiques émis par les LBC sont « plus élevés » que ceux des ampoules à incandescence.
Mais un subtil amalgame est fait entre les fréquences (p. 22).
Ainsi la présence de radiofréquences (30-60 kilohertz) est reconnue en septembre 2008, mais sans que soient précisées leurs intensités, qui sont pourtant supérieures aux valeurs limites autorisées. Un phénomène révélé dès août 2007 par le CRIIREM, le Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques, qui a lancé toute l'affaire.
Sophie VC reste muette sur ce point. Or, il s'agit d'une caractéristique spécifique à ces lampes, qui n'est partagée par aucun autre appareil électrique. Même les tubes néons classiques, dont les LBC sont la version miniaturisée, en sont dépourvus : ces fréquences sont générées par les nouveaux ballasts électroniques. Sans cette technologie, pas de miniaturisation !
Ne citant aucun chiffre précis, le rapport du SCENIHR affirme que le champ magnétique de 50 hertz mesuré à 30 centimètres est « très faible ». Mais faut-il comparer le champ magnétique émis par ces lampes à celui d'autres appareils électriques ou à celui des ampoules à incandescence ? La nuance est de taille car tous les appareils électriques émettent un champ magnétique, alors qu'aucune ampoule à incandescence n'en émet !
Quant au fait que les intensités sont « de loin inférieures aux valeurs limites fixées par les recommandations des organisations internationales », ceux qui auront la curiosité de lire mon livre La fée électricité découvriront que ces recommandations sont… 250 fois supérieures aux intensités reconnues depuis 2001 comme « potentiellement cancérigènes pour l'Homme » par le Centre international de recherche sur le cancer, affilié à l'OMS (Organisation mondiale de la santé).
La distance de mesure du champ magnétique de 50 hertz dans ma vidéo aurait dû être, selon Sophie VC, de 30 centimètres. Qu'elle relise le rapport de l'Afsset de février 2008 joint à son article. Les ingénieurs limitent « a priori » leur protocole (p. 21) aux fréquences comprises entre 10 000 hertz et 10 millions de hertz, éludant purement et simplement les fréquences inférieures à 10 000 hertz.
Et si la plupart des utilisateurs sont, dans la pratique, assez éloignés de ces lampes, il m'est arrivé de voir, lors de mesures à domicile, des situations de proximité immédiate : lampes de bureau, plafonniers de cuisine. De fait, aucune LBC n'est entourée d'une grille de protection pour empêcher les utilisateurs de s'approcher à moins de 30 cm…
Mercure, ultraviolets, radiofréquences, champs électromagnétiques : c'est beaucoup pour des ampoules à lumière blafarde soi-disant « écolos ».
Lobby. L'Association française de l'éclairage est présentée comme « indépendante ». Mais elle a la même adresse que le Syndicat de l'éclairage, dont Sophie VC reconnaît qu'il s'agit d'un lobby (voir sa réponse du 24 août à 12h57). Une brève enquête a suffi à une consœur journaliste pour s'apercevoir, début septembre, que le service de presse du syndicat et celui de l'association sont assurés par la même personne.
Le Syndicat de l'éclairage, l'Association française de l'éclairage, EDF et l'ADEME sont à ce point liés qu'il suffit de faire un rapide tour sur leurs sites pour y voir les logos des uns et des autres.
Entre les allégations de Sophie VC et les précisions objectives que j'apporte, les internautes ont la possibilité de choisir. Et de décider, tant que cela sera possible, de ne pas utiliser ces ampoules basse consommation.
Je les remercie de penser aussi aux personnes exposées au mercure au moment de la fabrication, de l'éventuelle collecte et de l'hypothétique recyclage de ces ampoules toxiques.
Non, la lumière au mercure n'est décidément pas acceptable !
Annie Lobé, journaliste scientifique.
- ► Le dossier de l'Ademe sur les lampes basse consommation
- ► Tout sur le recyclage des lampes
- ► L'avis de l'Ademe sur l'impact de ces lampes
- ► L'article de démonte-rumeur sur le site hoaxbuster
- ► La mise au point de l'Association Française de l’Eclairage (indépendante)
- ► Une étude indépendante sur les risques liés à la collecte
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De sinclair
15H51 | 22/08/2009 |
C'est le plus bel exemple de récupération du délire ecolo bobo (j'insiste) par l'état et l'industrie. Le premier mais pas le dernier
Cette ampoule est
-six fois plus chère et éclaire moins bien
-doit durer 6 fois plus longtemps (pas prouvé ni garanti)
-est soumise a une ecotaxe renforcé
-coute en empreinte carbone un max pour la fabriquer
- avec des matériaux très polluant très difficilement recyclable
-nécessite une remise délicate dans un réceptacle spécialisé dans les magasins (a créer) pour ne pas la briser et tenter son recyclage (si possible)
-a provoqué pas mal de licenciement
-en plus faut pas trop s'en approcher (rayonnement)
Tant qu'aux économies faudra se fouiller vu qu'EDF de toute manière vendra plus cher a plus de monde moins de courants. Et on doit applaudir ?
à sinclair
De Sophie Verney-Caillat
(auteur)
Rue89 | 11H00 | 23/08/2009 |
Bon courage pour vérifier les durées de vie des ampoules ! Je peux juste préciser que j'ai pris la fourchette la moins favorable en disant qu'elles durent 6 fois plus longtemps que les autres, le syndicat de l'éclairage me parlait d'une durée de vie de 6 à 20 ans contre 1 an pour les classiques.
D'où sortez vous que son empreinte carbone est élevée et qu'il y a eu pas mal de licenciements (logique lors de toute mutation industrielle) ?
Enfin, le but de ce changement de norme est de faire économiser la consommation d'énergie de tous, le chiffre moyen estimé par l'Ademe est de 33 euros par an par foyer.
à Sophie Verney-Caillat
De Yvon le Zébulon
Retraité | 15H43 | 23/08/2009 |
Chère Sophie,
Puisque l'objectif affiché de cette mesure est de « faire économiser la consommation d'énergie de tous » selon vos propres termes,…peut-être pourriez vous nous expliquer pourquoi :
- Pourquoi les ampoules hallogènes ne sont pas concernées par cette interdiction de vente, alors que nous savons tous à quel point elles sont avaleuses d'énergie… ? - (regardez « la roue » de votre compteur EDF ! )
° Pourquoi ne pas envisager également de légiférer sur les abus d'éclairages concernant les hall d'expo, les monuments publics, les bureaux et autres statues équestres, éclairés toutes les nuits sans que cela ne soit justifié ni par la sécurité des lieux, ni par la maintien de l'aspect joliment touristique des sites.
* Je pense que vous avez votre idée sur la question !
…et ne me dites pas par exemple que les « poeples » aiment le bel éclairage et que leurs moyens leur donne le droit de s'exonérer d'une contribution écologique à cette économie mondiale….
…je ne vous croirais pas… ! .. !
Di - P250
à Yvon le Zébulon
De CalvinKid
éudiant | 20H10 | 23/08/2009 |
Je suis d'accord avec vous en ce qui concerne l'éclairage des enseignes la nuit, et pire l'intérieur des magasins ( ! ! ? ).
Par contre je fais plutôt confiance à l'ADEME mais il faudrait qu'on ait le détail des calculs parce qu'un chiffre sorti comme convainc de moins en moins les gens.
Enfin on verra bien…
à Sophie Verney-Caillat
De sinclair
20H51 | 23/08/2009 |
En ce qui concerne la durée juste mon expérience deux grillées sur trois ans pour 6 ampoules.
Beaucoup d'ampoules étaient fabriquées en France aujourd'hui zéro. Sauf erreur elles sont toutes allemandes ou asiatiques. Osram vous connaissez par exemple ? (ah c'est le progrès ! normal ! ) tant qu'a l'empreinte carbone renseignez vous sur les composants d'une lampe a incandescence et les produits entrant dans sa fabrication et ceux d'une ampoule fluorescente. Incomparable. sans tenir compte du recyclage nul pour l'incandescence et très élevé et couteux pour le fluo. Ce qui rentre dans l'empreinte carbone non ? .
En terme d'économie là c'est aléatoire faites le calcul avec la différence de prix il faut que chaque lampe fluo durent plus de deux ans et demie pour commencer a voir une économie d'argent. Ceci pour un différentiel de prix de 1 a 6 et une durée aléatoire j'ai des incandescence tres vieilles. (calcul (au pif) sur la base du tarif heures pleines le moins favorable tarif EDF de base HP=0,1106 €/kWh et HC=0,0673 €/kWh) Sachant que le nombre allume /éteint est limité en fluo, là la durée de vie chute ? (parfois noté sur la boite)
L'ADEME donne les chiffres qui suivent la politique du gouvernement. Non fiable car non indépendant.
Seul avenir l'ampoule led mais ceci est une autre histoire. Au fait suffirait de blinder le culot des fluos pour arrêter le rayonnement et autres discussions mais on retombe sur une question de cout. Au fait le risque du rayonnement est très faible mais n'est pas nul en particulier en lampe de chevet. D'autre part il s'agit de vapeur de mercure et pas du mercure du thermomètre qui s'échappe du produit.
Pour finir c'est une déchet dangereux interdit en décharge ou ordure ménagère. Il est impératif de les rapporter dans un point de dépôt prévu pour et intact. Quasi inexistant actuellement. Pourtant il est taxé pour a l'achat (ecotaxe)
Je continue donc a penser a preuve du contraire que l'économie est illusoire voir dangereuse dans ses conséquences.
à sinclair
De Yvon le Zébulon
Retraité | 14H26 | 26/08/2009 |
Votre mini inventaire du système enculatoire n'est même pas exhaustif !
* J'enlève votre dernière phrase considérant semble-t-il que l'exposition aux rayons serait dangereuse, vu que vous même et votre dame (avec vos mômes innocents) prennent leur pied à s'installer sur les dunes du Pilat avec force pommade coëfficient 12 pour bronzer tout en refusant les UV, mais en acceptant tout ce que les crèmes contiennent, qui sont loin d'être « innocentes »…
° Il y a juste à considérer que ce n'est ni vous ni les votres qui bénéficierez des produits de la vente d'ampoules nouvelles dont l'innocuité n'est pas prouvée, ni à l'usage, ni à la décharge…
- Il y a là de très grosses fortunes à réaliser… !
* * * Mais comme d'hab, les ponctionnés sont tout trouvés !
De ksournave
musicien | 15H55 | 22/08/2009 |
Finalement, les débats qui animent les commentaires sont plus intéressants que l'article… Mais posent-on les bonnes questions ? Je suis assez sensible à l'idée de bilan énergétique global soulevé (effectivement, prenons en compte la fabrication, la consommation en « exploitation » et le recyclage de chaque modèles - on a des chiffres ? ).
Côté risque électro-magnétiques… Combien d'heures passe-ton les mains collées sur le clavier et la tête en face de l'écran d'ordi pour commenter la dangerosité d'une ampoule ?
Enfin, si le souci est de faire des économies d'énergie, il me semble que l'on devrait considérer l'activité humaine dans sa globalité ? L'éclairage domestique des ménages représente quelle part de notre consommation d'énergie face aux transports (individuel, marchandises, etc), à l'industrie ? Finalement qu'est-ce qui est le plus gourmand en énergie, en absolu ?
J'ai le pressentiment que l'on focalise sur des détails… Réduire de 80% la consommation des ampoules, c'est bien. Mais si au final, l'éclairage est anecdotique, on ferait peut-être mieux de s'attaquer aux plus grosses consommations.
à ksournave
De Hibou_Myope
Criticologue | 18H52 | 22/08/2009 |
Réduire de 80% une consommation « anecdotique », c'est réduire tout de meme la consommation. C'est toujours bon à prendre.
Il faut bien commencer qq part, et ca n'empeche pas de changer son comportement économique global.
Là où je vous rejoins, c'est que les lampes basse consommation servent souvent d'alibi. « Je roule en 4x4 pour acheter le pain à la boulangerie d'à coté, mais attention, chez moi, j'ai des ampoules basses conso… »
à Hibou_Myope
De ksournave
musicien | 21H18 | 22/08/2009 |
D'abord désolé pour le chiffre imprécis. J'ai annoncé 80 % de réduction, si on se base sur la « consommation en marche », mais je ne connais toujours pas le bilan total sur la vie d'une ampoule, c'est sûrement bien moins.
Ensuite, je crois que la question « anecdotique » est bien plus importante qu'il n'y paraît. Car de plus en plus, on fait croire que ce serait le consommateur qui en choisissant l'ampoule verte au lieu de l'ampoule bleue pourrait peser sur les orientations politiques, sociales ou environnementales globales (voir aussi le débat sur le commerce équitable, sur l'agriculture raisonnée, etc)
Je crois plutôt que si de telles options sont de l'ordre de l'éthique personnelle, d'une conduite morale ou d'un choix de vie, elles n'en restent pas moins pas (en tout cas peu) probantes.
Les enjeux, les tenants et les aboutissements de la production et de la consommation d'énergie (tout comme les conditions de travail et de rémunération des « prolo d'ailleurs » si on continue le parallélisme avec le commerce équitable) concerne la Collectivité dans son ensemble et dépendent de choix et d'orientations politiques.
On peux voir comment chaque orientation des consommateurs (le bio, le café équitable, les voitures qui consomment moins, les vacances au vert, et le joli pantalon en lin nature) ne sont finalement que des nouveaux marchés, des petites niches qui deviennent des grosses…
C'est peut-être des petits plus pour l'environnement et le social, mais au finale, on alimente la chaudière d'un système capitaliste qui au fond, s'en fout pas mal et prospère là-dessus comme il le fait quand il s'agit - en lieu et place d'ampoule fluorobidule - de vendre des missiles, de l'amiante, des GSM, des gadgets en plastique merdique, des catalogues de pub ou des pots d'échappement spécial tuning.
Au final, la fameuse « anecdote » dont on s'enorgueillit nourrit le marketing et la capital de ceux qui nous éloignent des vrais débats…
De lapinot
chômiste | 16H12 | 22/08/2009 |
il faut choisir, pour moi ces ampoules basse consommation sont intéressantes parce qu'elle consomment moins, tout simplement, et que je ne crois pas à la « propreté » du nucléaire.
Il faut bien avoir conscience que ces « choix » risque d'être douloureux : par exemple avec la voiture électrique.. c'est bien une voiture électrique, MAIS, il faut voir ce que ça implique :
-construction de plusieurs grosses usines, classées « Sévéso » pour la production de millions de batteries (200kg par batterie, c'est pas de la batterie d« 'i-phone, une vraie bombe chimique…)
- construction de plusieurs usines de récupération et de recyclage pour ces batteries, avec production de déchets.
- nécessité d'installation minières pour extraire toutes les cochonneries dont serons constitués ces batteries..
etc…
pourtant je suis le premier à râler contre la pollution automobile, mais je préfèrerais une réflexion sur le transport (absurdité de l'éloignement domicile travail par exemple ) qu'un “tout voiture électrique”
bref c'est pas simple tout ça… ; -)
à lapinot
De Somersen
08H23 | 23/08/2009 |
La voiture éléctrique implique encore autre chose :
comment produit-on l'électricité nécessaire ?
L'électricité n'est pas un énergie primaire. Donc, en gros dans le monde l'électricité des bagnoles viendrait encore du pétrole (mais y en a bientôt plus), du charbon (y en a « plein », avec tout plein de CO2 dedans), et marginalement du nucléaire.
De plus passer du tout pétrole (ou presque) pour les voitures au tout électrique, ça réduirait drastiquement les « durées de vie » des réserves d'énergie.
La voiture électrique : catastrophe à très court terme.
« mais je préfèrerais une réflexion sur le transport (absurdité de l'éloignement domicile travail par exemple ) qu'un “tout voiture électrique” »
Tout à fait. Mais combien ici même seraient prêt à abandonner leur pavillon à la campagne, quand bien même on rendrait les villes plus humaines ?
De MD_69
Un écouteur | 16H34 | 22/08/2009 |
Au sujet des LEDs, cela vaut la peine d'écouter cette extrait sonore, provenant de « La Planète Bleue » :
« Cette semaine, La Planète Bleue va évoquer la lumière du futur, les diodes, les LED. Les éclairages à LED n'ont que des avantages : ils consomment moins que les ampoules soi-disant basse consommation, ils durent plus longtemps et sont moins chers. Pourtant, on ne les trouve toujours pas dans les magasins, alors qu'on sait fabriquer les diodes de puissance agréables et à tout petits prix. Nous allons voir pourquoi l'industrie retient cette technologie… »
émission du 13 juin 2009
http://www.pittet.org/blog/public/2009/juin/Planete_Bleue_LED.mp3
Sources : La Planète Bleue
à MD_69
De Yvon le Zébulon
Retraité | 16H48 | 22/08/2009 |
Ceux qui nous pillent ne s'intéressent pas à ces petites choses qui pourraient nous faire économiser quelque chose.. !
° Un comportement opposé serait pour eux même aller à l'encontre de leurs propres intérêts.
▒ Les ampoules classiques sont-elles supprimées en France seulement ?
* Sa - P119
à Yvon le Zébulon
De MD_69
Un écouteur | 16H55 | 22/08/2009 |
Fin de la vente des ampoules à incandescence - Voici l'agenda :
http://pme.service-public.fr/actualites/breves/fin-vente-ampoules-incand…
à MD_69
De Yvon le Zébulon
Retraité | 20H38 | 22/08/2009 |
J'aimerais que quelqu'un me dise si l'éclairage néon est moins cher (en terme de consommation - car le néon lui même est coûteux à installer) que l'éclairage actuel au tungstène.
° Je trouve très agréable pour l'ambiance la lumière diffusée par les néons et je ne comprend pas (sinon pour des raisons de décor) qu'il ne soit pas davantage utilisé dans les logements.
Ce qui me fait penser qu'à l'usage c'est nettement moins cher, c'est que c'est le néon qui est adopté pour tous les bureaux ou les locaux commerciaux (hall d'expo compris) qui restent allumés 24 h / 24. Je pense que si c'était plus cher, ils préféreraient autre chose !
à Yvon le Zébulon
De Somersen
08H30 | 23/08/2009 |
Je trouve atroce l'éclairage au néon, et très bien l'éclairage des basse-conso. Les goûts et les couleurs…
« Je pense que si c'était plus cher, ils préféreraient autre chose ! “
Sans doute vrai, mais ce n'est pas pour autant que l'on paye les néons leur vrai prix (remarque valable pour les incandescence et les basse-conso)
Mais obtenir un véritable bilan des coûts de chaque solution semble impossible dans un monde capitalo-libéral soumis à la concurrence pure et parfaite.
Impossible de connaitre le montant des subventions accordées à chaque type d'industrie, ou comme le faisait remarquer un autre riverain : où sont fabriqués les choses, à quel coût environnemental et humain…
Je me méfie donc des coûts comparés. Le pétrole est actuellement moins cher que tout le reste parce qu'il est hypersubventionné (2 euros par litre d'essence/diesel quand même). Donc tout calcul qui ferait intervenir du pétrole dedans (transport, production…) devrait prendre en compte ces subventions.
à Somersen
De Yvon le Zébulon
Retraité | 13H08 | 23/08/2009 |
Je ne savais pas que les utilisateurs de néons bénéficiaient de tarifs préférentiels, et je prends donc acte de votre réponse me précisant que la comparaison à ce niveau n'est pas très évidente…
- Rassurez vous au sujet de mes goûts…
Je n'aime pas davantage le néon que vous, car le tube est moche et peu décoratif….et il convient donc de le « planquer » …
- Juste que les ampoules basse conso d'aujourdui ne sont pas très belles non plus, et que l'on peut cacher le néon dans une coque qui ne permet pas de déceler sa nature tubulaire.
Le néon n'est pas beau, mais je trouve qu'il éclaire très bien !
à Yvon le Zébulon
De Somersen
19H52 | 23/08/2009 |
« Je ne savais pas que les utilisateurs de néons bénéficiaient de tarifs préférentiels, “
Je ne sais pas, je sais juste que la réalité des coûts nous est quasiment systématiquement cachée, pourquoi pas sur les néons !
‘Juste que les ampoules basse conso d'aujourdui ne sont pas très belles
Tout à fait d'accord (et on peut les cacher aussi)
mais je trouve qu'il éclaire très bien !
C'est la couleur que ça donne aux choses (et la sensation de vibrations que cela me donne) qui m'insupporte.
Peut-être jamais été confronté à des néons de qualité non plus ?
à Somersen
De Yvon le Zébulon
Retraité | 21H53 | 23/08/2009 |
Je pense qu'il existe des gens qui ne supporteront jamais le néon car ce système les rend malade. Une de mes vieille tante a passé sa vie à souffrir des néons de son entreprise sans pouvoir faire part à ses employeurs des manifestations allergiques, migraines, vertiges, et quelquefois même trous de mémoire…provoqués par ça.
° Secrétaire de Direction d'un grand labo, elle travaillait dans un simple petit bureau, et même pas dans un grand hall !
* Vous aussi, faite surement partie des électro-sensibles.
(Quoi qu'il en soit, quand on ne supporte pas le néon, il n'y a rien à faire contre ça - Pas de médocs pour régler le problème)
à MD_69
De Liger
liger.amsud.net | 18H22 | 22/08/2009 |
C'est quoi cette blague ? Chez moi, j'ai quelques lampes LEDs depuis au moins 9 mois (origine Casto ou Leroy-Merlin, je ne sais plus).
Par contre, c'est carrément plus cher (alim. basse tension en plus).
à MD_69
De jmax
17H21 | 23/08/2009 |
ils ont juste un inconvénient, une lumière très focalisée et dans le bateau, on voit bien ce qu'il y a dans l'assiette mais pour trouver le sel sur la table, il faut une frontale
De moguerou
17H18 | 22/08/2009 |
Ce que vous appellez « lampe “ je l'appelle ‘ampoule’ mais je ne suis ni scientifique ni académicien
De nicogé
le colporteur | 17H29 | 22/08/2009 |
j'aurais aimé avoir plusieurs avis, un article différent, je ne sais pas moi…
l'auteure avance son opinion, aussi convaincante (donc un peu quand même) que l'idée du nuage qui s'arrête à la frontière…
les « vagues » références aux portables incite à se méfier encore plus : en gros, on comprend ; ces lampes, c'est comme les portable, ça ne risque rien » ! ! !
c'est comme les pesticides quoi.
et puis il faut arrêter de manger bio parce que dans les supermarchés (et malheuresement pas que ! ) on trouve du bio qui vient de l'autre bout de la planète (record : des pommes « bio » de Nouvelle-Zélande en Franche-Comté ! ! ! ).
je veux dire : dans toute théorie, certains arguments peuvent être intéressants : ça ne fait pas une vérité scientifique (ou autre).
dernière chose : l'accusation sur une seule personne ne tient pas : les raisons de se méfier (vraies ou fausses) de ces lampes « miracles » circulent depuis bien longtemps.
bien @ vous,
nicogé
www.lecolporteur.org
à nicogé
De Liger
liger.amsud.net | 18H25 | 22/08/2009 |
Ouais mais enfin, là, on rappelle juste que la terre tourne autour du soleil, et pas l'inverse. Et on s'aperçoit que 40% des gens croient le contraire (véridique ! ).
Après, à chacun ses besoins psychologiques d'y voir un complot.
De uscan
17H43 | 22/08/2009 |
Cette journaliste avance des arguments, vous en avez d'autres, elle cite des rapports, vous en citez d'autres. Rien ne permet de trancher dans un sens ou dans l'autre. L'OMS contre la Commission Européenne ? Aucun de ces deux organisations n'a ma confiance a priori. SFR a gagné son procès ? Est-ce la preuve que les ondes des portables sont inoffensives ? Et l'amiante et le tabac, et les pesticides… on a su pendant des décennies en faisant semblant de ne pas savoir. Il se peut que ces ampoules soient, in fine, inoffensives, mais il n'y a aucun moyen d'en être certain puisqu'il y a polémique dans la communauté scientifique. Ce qui est gênant, c'est de nous retirer le choix…
De Erg
Citoyen malgré lui | 17H59 | 22/08/2009 |
« Les ampoules basse consommation émettent des ondes électromagnétiques… »
Et il faut être une « journaliste scientifique » pour avouer à la face du monde que les ampoules émettent…. de la lumière ?
nb : La lumière visible, les ondes radios, les méchantes ondes des portables, les rayon x, les rayons gamma, les ultraviolets, les infrarouges, les méchantes ondes des micro ondes, etc sont TOUS des rayonnements électromagnétique qui ne diffèrent que par l'énergie de la particule/onde, elle même proportionnelle à la fréquence et inversement proportionnelle à la longueur d'onde de ces rayonnements.
De Liger
liger.amsud.net | 18H28 | 22/08/2009 |
Au fond, ce qui me semble le plus dangereux ici, c'est l'ignorance de tant de gens sur des vérités scientifiques de base.
à Liger
De CalvinKid
éudiant | 19H02 | 22/08/2009 |
C'est peut-être la base pour toi mais aujourd'hui on n'apprend plus grand chose à l'école. Si on sait lire à peu près correctement en 3ème aujourd'hui c'est déjà une victoire de l'éducation nationale. Et si on a la chance d'aborder des sujets comme les ondes et l'électromagnétisme, on ne parle pas (ou pas beaucoup) des différences entre basse et haute fréquence et des effets sur l'organisme.
à CalvinKid
De Erg
Citoyen malgré lui | 20H31 | 22/08/2009 |
C'est bien pour cela que beaucoup devrait se dispenser d'émettre des opinions partisanes sur des sujets qu'ils ne comprennent pas.
à Erg
De CalvinKid
éudiant | 21H06 | 22/08/2009 |
Certainement pas, c'est bien de donner son avis comme ça ça permet à des types comme Liger ou d'autres de réagir, de corriger et d'apporter des informations complémentaires. Par contre il faut éviter les commentaires de prophète c'est un peu inutile.