Non, l'ampoule basse conso n'est pas dangereuse

« Les ampoules basse consommation émettent des ondes électromagnétiques, sont des mini-usines d'éclairage, et contiennent du mercure, toxique » : c'est ce que prétend Annie Lobé, qui se présente comme « journaliste scientifique » dans une longue pseudo-démonstration vidéo que l'on reçoit de plus en plus souvent, accompagnée du message « il ne nous reste plus qu'à nous éclairer à la bougie ».

Alors que les ampoules à incandescence sont sur le point de disparaître de la circulation, il est temps de démonter la rumeur. (Voir la vidéo)


1 - Pourquoi cette rumeur ?

Calendrier de la disparition des lampes dites énergivores en PDF.Dans la série des scandales des ondes cancérigènes, vieux comme le micro-ondes et récemment réactivés par la polémique sur les téléphones portables et leurs antennes-relais, les ampoules ne sont pas les pires.

Mais le 1er septembre prochain, les lampes à incandescence de plus de 75 watts, halogènes non claires et autres lampes vont être bannies de la vente (consulter le calendrier ci-contre). Et un marché plus vaste s'ouvre alors pour les lampes basse consommation, puisqu'elles deviennent la règle : sur les 180 millions de lampes vendues en 2008, les « basse consommation » ne représentaient que 30 millions. Elles sont vendues six fois plus cher (pour une durée d'utilisation prétendue au moins six fois supérieure).

Bref, tous les ingrédients sont rassemblés : un « marché de la peur » avec toutes les personnes inquiètes des ondes dégagées par tous les appareils électriques, une obligation d'achat et un marché de masse. Le « journalisme d'épouvante » peut commencer.

2 - Qui est Annie Lobé ?

On ne sait pour quelle obscure raison la journaliste Annie Lobé a pris l'initiative de cette vidéo amateur, qui a fait rire tous les scientifiques l'ayant vue. Auteure de « La Fée électricité », livre auto-publié chez Santé Publique éditions où elle donne ses conseils pour lutter contre la « pollution électrique ». Contactée par mail via sa maison d'édition elle n'a pas répondu à nos sollicitations. Poursuivie par SFR pour avoir écrit « Les gens meurent sous les antennes », elle a été selon ce qu'elle écrit sur son site « à la fois relaxée et condamnée » à payer 500 euros d'amende. Sa bonne foi a été reconnue.

Cela n'avait pas suffit à faire d'elle une journaliste connue… Mais depuis sa vidéo sur les ampoules, son nom est souvent cité en lien avec cette polémique résumée en « ampoule basse conso égale danger ». Sa rigueur journalistique s'illustre bien dans la dernière séquence de la vidéo, qu'on vous détaille (si vous n'avez pas le courage d'aller à la sixième minute) :

« Il y aurait actuellement un pic mondial de l'incidence du cancer de la prostate en Guadeloupe, où 350 000 lampes ont été acquises par 43 000 foyers au début des années 90. Ces deux informations pouraient-elles être liées ? Permettez moi d'en faire l'hypothèse et de vous conseiller de ne pas utiliser ces ampoules basse conso. »

3 - Les lampes dégagent-elles des ondes ?

Oui, comme tous les appareils électriques. Le ballast électronique inclus dans l'ampoule et qui permet de produire la lumière en émet, mais dans des proportions jugées non dangereuses pour la santé. Le Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks (SCEHNIR), organisme indépendant qui a travaillé pour la Commission européenne, a publié le plus récent et officiel rapport sur les risques liés à la sensibilité lumineuse.

Il prévient seulement les autorités contre l'exposition prolongée, dans des conditions extrêmes et à une distance inférieure à 20 cm, à la lumière de ces lampes dites « fluo-compactes », et met en garde contre d'éventuelles séquelles pour la peau et les yeux. Oui mais « ces lampes ne sont pas faite pour être collées à la joue, dès qu'on s'éloigne, le champ magnétique diminue considérablement », remarque le Syndicat de l'éclairage.

Ce n'est donc pas à 5 cm qu'Annie Lobé aurait dû faire ses mesures mais à 30 cm, et de toutes façons avec un autre appareil que un gaussmètre incapable de mesurer les ondes produites sous cette distance. La question de la mesure exacte de ces lampes est si complexe que l'Afsset (l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail) vient d'y consacrer, à la demande de l'Ademe, Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, un rapport d'une trentaine de pages.

A l'Ademe, Bruno Laffitte, l'expert en charge du sujet explique ainsi :

« Dans le but de rassurer le consommateur et d'actualiser les mesures sur les nouvelles lampes, l'Ademe va lancer des grandes campagnes de mesure du champ électromagnétique. »

Citons aussi cette mise au point de Martine Souques, médecin de santé publique à EDF, dans un article paru sur le site de la sérieuse Association française pour l'information scientifique (AFIS) :

« Les lampes basse consommation émettent des champs électromagnétiques dans plusieurs gammes de fréquences, de 50 Hz à 10 MHz. Cependant, les mesures effectuées dans ces différentes gammes (…) sont très inférieures aux niveaux indiqués dans la recommandation européenne de juillet 1999 sur l'exposition du public aux champs électromagnétiques. »

4 - Les lampes dégagent-elles du mercure ?

Oui, mais ce n'est ni nouveau ni un secret. La directive européenne ROHS impose un maximum de 5 mg de mercure par lampe. Le Syndicat de l'éclairage nous assure :

« Il faudrait des centaines de lampes fluo-compactes pour obtenir l'équivalent du contenu en mercure d'un thermomètre à l'ancienne. De plus, le contenu en mercure est passé en 20 ans de 100 mg par lampe à 2 à 5 mg aujourd'hui. »

Pour l'instant, on ne connaît pas d'alternative au mercure pour produire des lampes peu énergivores. « L'avenir, ce sont sans doute les diodes électro-luminescentes (LED), tout le monde cherche la lampe du futur dans cette direction », nous dit-on au Syndicat de l'éclairage. Mais personne n'a encore trouvé…

Si le mercure était potentiellement dangereux, ce serait à l'occasion d'un bris de lampe. Mais les vapeurs qui sortent ne sont pas dangereuses à ces dosages, d'autant que le mercure s'incorpore dans le verre de la lampe au fur et à mesure de son utilisation et en fin de vie il y a encore moins de mercure dans la lampe.

5 - Faut-il recycler ces lampes ?

Rappelons enfin qu'il est impératif de les recycler une fois qu'elles sont arrivées à la fin de leur (longue) vie. Pour cela, la filière est organisée autour de Récylum, organisme collecteur agréé dont les points de collecte, sont disponibles sur ce site. Mais la filière a encore des progrès à faire et les consommateurs ne sont pas tous au courant. Il suffirait pourtant de lire sur l'ampoule qu'il est interdit de les jeter à la poubelle.

Mis à jour le 27 août après la rencontre avec Annie Lobé, qui nous a demandé de préciser le jugement du procès SFR et d'ajouter le mot « hypothèses » sur les cancers en Guadeloupe. Elle nous a à cette occasion précisé qu'elle auto-publiait ses livres dans la maison d'éditions créée à cet effet.


►Droit de réponse, 10-09-09 : Annie Lobé nous a finalement adressé le droit de réponse suivant :

Dans son article publié sur Rue89.com : « Non, l'ampoule basse consommation n'est pas dangereuse », Sophie Verney-Caillat qualifie ma vidéo de « journalisme d'épouvante » et minimise les risques inhérents à ce mode d'éclairage.

Non seulement ses allégations sont contredites par ses propres sources, mais de plus son article dissimule quatre spécificités de ces lampes basse consommation (LBC) : elles émettent des ultraviolets dont la dangerosité est officiellement reconnue, des radiofréquences à des intensités supérieures aux valeurs réglementaires, des champs magnétiques de 50 hertz reconnus comme cancérogènes possibles par l'OMS et les vapeurs de mercure qu'elles contiennent sont hautement toxiques.

Mercure. Le taux de mercure présent dans ces lampes est limité à 5 mg par la réglementation. Présent sous forme de vapeur, ce mercure est libéré en cas de bris d'une lampe. « Mais les vapeurs qui sortent ne sont pas dangereuses à ces dosages », assène Sophie VC. Le lecteur attentif aura noté l'absence de source pour étayer cette énormité. Car le mercure est neurotoxique et reprotoxique « dès les premières vapeurs », pour paraphraser les commentaires d'internautes dont je salue ici la capacité d'investigation -une belle leçon de journalisme pour Sophie VC-, qui ont déniché, entre autres, le Guide de gestion du mercure de l'Institut national de santé publique du Québec où sont décrits en détails les effets de cette substance « très toxique pour la santé humaine », dont les vapeurs sont « très bien absorbées par voie respiratoire », qui « s'accumule au niveau du cerveau où il affecte les neurones sensitifs et moteurs » et « traverse facilement la barrière placentaire et présente donc des risques pour le fœtus ».

Ultraviolets. Il faut lire le rapport cité par Sophie VC, Sensibilité à la lumière, rédigé en anglais par le SCENIHR, Comité scientifique sur les risques sanitaires émergents, pour découvrir (p. 14) qu'il révèle la présence d'ultraviolets dans les LBC, dont Sophie VC ne dit mot. Or, chacun sait que les ultraviolets (UV) non seulement accélèrent le vieillissement de la peau mais également provoquent des cancers cutanés.

Saisie en 2004, l'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail) leur a consacré un rapport très explicite, Rayonnements ultraviolets et santé, que les internautes peuvent consulter sur le site www.santepublique-editions.fr (avec d'autres « perles » issues de mes récentes investigations, notamment sur le recyclage).

L'agence y affirme : « Les lampes basse consommation dites à lumière naturelle (…) sont manifestement des émetteurs d'UV artificiels non conformes à la réglementation française (…). Le risque est que les personnes qui les utilisent soient exposées de manière permanente (…) notamment en milieu professionnel puisque les promoteurs les recommandent dans les bureaux, les magasins et même les écoles ».
Cette dénonciation officielle s'applique désormais à l'ensemble des LBC, puisqu'il est aujourd'hui établi qu'elles émettent des UV.
Radiofréquences et champs électromagnétiques. Le rapport du SCENIHR confirme ce que montre ma vidéo : les champs électromagnétiques émis par les LBC sont « plus élevés » que ceux des ampoules à incandescence.
Mais un subtil amalgame est fait entre les fréquences (p. 22).

Ainsi la présence de radiofréquences (30-60 kilohertz) est reconnue en septembre 2008, mais sans que soient précisées leurs intensités, qui sont pourtant supérieures aux valeurs limites autorisées. Un phénomène révélé dès août 2007 par le CRIIREM, le Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques, qui a lancé toute l'affaire.

Sophie VC reste muette sur ce point. Or, il s'agit d'une caractéristique spécifique à ces lampes, qui n'est partagée par aucun autre appareil électrique. Même les tubes néons classiques, dont les LBC sont la version miniaturisée, en sont dépourvus : ces fréquences sont générées par les nouveaux ballasts électroniques. Sans cette technologie, pas de miniaturisation !

Ne citant aucun chiffre précis, le rapport du SCENIHR affirme que le champ magnétique de 50 hertz mesuré à 30 centimètres est « très faible ». Mais faut-il comparer le champ magnétique émis par ces lampes à celui d'autres appareils électriques ou à celui des ampoules à incandescence ? La nuance est de taille car tous les appareils électriques émettent un champ magnétique, alors qu'aucune ampoule à incandescence n'en émet !
Quant au fait que les intensités sont « de loin inférieures aux valeurs limites fixées par les recommandations des organisations internationales », ceux qui auront la curiosité de lire mon livre La fée électricité découvriront que ces recommandations sont… 250 fois supérieures aux intensités reconnues depuis 2001 comme « potentiellement cancérigènes pour l'Homme » par le Centre international de recherche sur le cancer, affilié à l'OMS (Organisation mondiale de la santé).

La distance de mesure du champ magnétique de 50 hertz dans ma vidéo aurait dû être, selon Sophie VC, de 30 centimètres. Qu'elle relise le rapport de l'Afsset de février 2008 joint à son article. Les ingénieurs limitent « a priori » leur protocole (p. 21) aux fréquences comprises entre 10 000 hertz et 10 millions de hertz, éludant purement et simplement les fréquences inférieures à 10 000 hertz.
Et si la plupart des utilisateurs sont, dans la pratique, assez éloignés de ces lampes, il m'est arrivé de voir, lors de mesures à domicile, des situations de proximité immédiate : lampes de bureau, plafonniers de cuisine. De fait, aucune LBC n'est entourée d'une grille de protection pour empêcher les utilisateurs de s'approcher à moins de 30 cm…

Mercure, ultraviolets, radiofréquences, champs électromagnétiques : c'est beaucoup pour des ampoules à lumière blafarde soi-disant « écolos ».

Lobby. L'Association française de l'éclairage est présentée comme « indépendante ». Mais elle a la même adresse que le Syndicat de l'éclairage, dont Sophie VC reconnaît qu'il s'agit d'un lobby (voir sa réponse du 24 août à 12h57). Une brève enquête a suffi à une consœur journaliste pour s'apercevoir, début septembre, que le service de presse du syndicat et celui de l'association sont assurés par la même personne.
Le Syndicat de l'éclairage, l'Association française de l'éclairage, EDF et l'ADEME sont à ce point liés qu'il suffit de faire un rapide tour sur leurs sites pour y voir les logos des uns et des autres.

Entre les allégations de Sophie VC et les précisions objectives que j'apporte, les internautes ont la possibilité de choisir. Et de décider, tant que cela sera possible, de ne pas utiliser ces ampoules basse consommation.
Je les remercie de penser aussi aux personnes exposées au mercure au moment de la fabrication, de l'éventuelle collecte et de l'hypothétique recyclage de ces ampoules toxiques.
Non, la lumière au mercure n'est décidément pas acceptable !

Annie Lobé, journaliste scientifique.

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Portrait de jacques13

De jacques13

11H04 | 24/08/2009 | Permalien

Ce que je ne comprends pas pour les lampes fluo-compactes, c'est qu'il faille changer l'ensemble.En effet sur les néons traditionnels on ne change que le tube pourquoi pas sur ces lampes là.

Portrait de quintus

à jacques13 Portrait de jacques13 De quintus

11H11 | 24/08/2009 | Permalien

Par ce que sur les « néons » traditionnels, le ballast est magnétique (du fil bobiné) et parfaitement increvable. La seconde pièce qui peut également faire l'objet d'un remplacement est le starter. Sur les fluocompactes, les ballasts sont électroniques (le starter, en tant que tel n'existe plus) et leur durée de vie est mauvaise compte tenu du choix des composants et de la pression énorme des coûts de revient. Il existait des lampes fluocompactes, nues, sans ballast. Mais les appliquer aux lampes vendues en supermarché impliquerait des prix de vente prohibitifs car la connectique associée est onéreuse.

Portrait de Sophie Verney-Caillat

De Sophie Verney-Caillat (auteur)

Rue89 | 11H57 | 24/08/2009 | Permalien

Chers riverains en colère (ou pas),
Mon article ayant passionné les foules, mais aussi suscité de vives critiques, permettez moi de m'expliquer :
- D'abord, un petit mea culpa sur le fait que je n'ai pas réussi à joindre Annie Lobé et aurais du attendre d'y parvenir afin qu'elle puisse se défendre. J'aurais peut-être dû citer la mise en garde du Criirem, des experts indépendants assez sérieux sur le sujet mais d'une part je n'ai pas réussi à les joindre (encore en vacances), d'autre part j'ai sur par l'Ademe que leurs mesures étaient aussi peu fiables que celles d'Annie Lobé. D'ailleurs pour le démonte-rumeur sur l'étude du Criirem c'est fait par hoaxbuster, notre partenaire et c'est ici : http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/hoax.php ? idArticle=75897
- Ensuite, sur l'indépendance des sources, certes le Syndicat Français de l'Eclairage est le lobby de l'éclairage, mais sachez que le discours est exactement le même du coté de l'Association Française de l'Eclairage qui regroupe toutes les parties prenantes du secteur et n'est donc pas un « lobby », le résumé est ici : http://www.afe-eclairage.com.fr/uploads/documentation/10146-ext.pdf et la version complète ici : http://www.afe-eclairage.com.fr/uploads/documentation/10145-ext.pdf
- Pour préciser les différents points qui vous ont dérangés :
1/ La couleur de la lumière : on trouve actuellement des lampes fluo-compactes ayant la même « température de couleur » que les lampes à incandescence, de plus la température de couleur sera obligatoire selon une norme européenne bientôt. Toutes les qualités de lampes et donc les prix existent, il paraît que les lampes faites en Chine ou bon marché auraient cette caractéristique « blafarde » plus que les autres.
2/ Lampes de chevet et de bureau : la mise en garde du SCEHNIR que je cite dans mon article peut effectivement se lire de manière alarmiste si on le veut bien, mais elle concerne les personnes ultrasensibles à la lumière (une infime minorité), qui passeraient plus de 6 heures par jour à moins de 20 cm d'une lampe. De là à ce qu'il y ait des milliers de morts du cancer, permettez moi de penser qu'on en est loin…
3/ Sur l'obligation d'achat et les lobbies : je ne pense pas qu'il y ait un lobby qui ait cherché à imposer cette nouvelle technologie au détriment d'autres. Tout le monde dit bien que c'est une des solutions de substitution aux lampes énergivores et pas la seule et tout le monde attend le jour où les LED seront au point. Ce qui sera interdit de vente au 1er septembre, ce sont les lampes énergivores (notamment les lampes à incandescence classique non directionnelles très répandues), mais pas les lampes à halogène claires et il existe aussi les LED.
4/ Sur le mercure : je ne peux que répéter ce qui est dit dans l'article et insister : oui il y en a et oui cela pollue, mais n'est pas toxique dans les quantités contenues dans les lampes. Regardez le document de l'AFE, le bris d'une ampoule n'est pas dangereux même si bien sûr il est conseillé d'aérer la pièce si cela arrive.
5/ Je rappelle qu'il est impératif de recycler et qu'au final les lampes fluo-compactes restent moins émettrices de gaz à effet de serre (recyclage compris) que la plupart des lampes à incandescence.
J'espère avoir répondu à vos interrogations et suis à votre disposition si vous me proposez un texte publiable sur ce sujet ou d'autres. La Rue reste ouverte !
Sophie

Portrait de Cataphractaire

à Sophie Verney-Caillat Portrait de Sophie Verney-Caillat De Cataphractaire

Asen | 12H56 | 24/08/2009 | Permalien

Il est conseillé de ne pas placer une lampe d'économie d'énergie à moins d'un mètres d'un écran d'ordinateur (conseil que donnent des informaticiens professionnels) au risque de le détériorer.
Ceci à cause des volts émis par les lampes, qui à trop forte émission peuvent être nuisibles pour la santé publique.

Portrait de quintus

à Cataphractaire Portrait de Cataphractaire De quintus

13H22 | 24/08/2009 | Permalien

Quelle sottise ! Je ne vois pas de lien entre un écran LCD et la présence d'une lampe CCFL, surtout que ces mêmes écrans LCD intègrent eux-même des lampes à cathodes froides pour leur rétro-éclairage. En revanche, si l'on utilise un ballast magnétique, qui rayonne du champ 50 Hz, alors oui, un risque de perturbation existe sur un écran télé traditionnel (à tube cathodique). Les lampes n'émettent aucun « volt », vous pensiez peut-être au champ électrique, exprimé en V/m…

Portrait de Grégory

à Sophie Verney-Caillat Portrait de Sophie Verney-Caillat De Grégory

13H19 | 24/08/2009 | Permalien

Merci en premier lieu de la réponse assez dense, j'ai trouvé ça intéressant. Quelques remarques sur vos points :

3) je ne vois aucune logique dans votre réponse. Selon vous, il n'y aurait personne d'intéressé à faire du lobby là dessus puisque c'est une solution de substitution. Et pourquoi pas parceque le mois de janvier tomber en hiver ? Ce qui peut intéresser à faire du lobby là dessus est une perspective de gain. Y en a-t-il une ? Oui. Fin. Ou plutôt début d'une enquête sur le lobbying.

4) la dernière phrase vaut son pesant de cacahuetes. Ce n'est pas dangereux, mais si une seule ampoule se casse, il est « bien sur » recommandé d'ouvrir la fenêtre. Et sinon quoi, vue que « ce n'est pas dangereux “ ?

De façon plus générale, et ce n'est pas la première fois que je me fais cette réflexion, je pense qu'il y a un vrai problème avec cette rubrique du ‘démonte rumeur’. Le pitch, mis à plat par la pratique : ‘une équipe de gens non spécialisés qui y passent peu de temps ridiculisent le propos d'autres gens, en général spécialisés et y aillant passé plus de temps, en s'appuyant sur les recommandations lénifiantes de la voix officielle’. Je ne dis pas que tout ce qui vont dire EDF ou les petites mains de la commission Européenne (combien de lobbyistes à Bruxelles, déjà ? Officiellement, s'entend, le chiffre est déjà assez stupéfiant de mémoire…) est à jeter. Mais si toutes les sources de votre réfutation viennent d'eux, votre article ne sert à rien. En gros, il y a la voix de la régulation qui dit une chose, des gens qui la conteste, et vous voilà avec vos gros sabots qui répondez : ‘non c'est faux, car la voix de la régulation dit autre chose’.

Outre que je ne vois pas très bien où est le journalisme là dedans, on n'est pas bien avancés avec ça. Où sont les sources indépendantes ? Ou à défaut, où est l'équilibre des sources ?

C'est réellement agaçant, tout comme il est réellement agaçant de faire passer tout ça comme un besoin de se faire peur. Je rappelle que dans ce pays, les taux de leucémie grimpent en flèche dans les régions exposées aux pesticides, que notre gouvernement a menti, et pas qu'un peu, à l'époque de tchernobyl, que ça a tué des gens, et que concernant les OGM et la régulation européenne, voici ce qu'en dit une ancienne ministre de l'écologie :

OGM Corinne Lepage
envoyé par patrickgermano. - Regardez les vidéos des stars du web.

Il est bien arrogant de se mettre en position de ‘moi je sais’ avec des arguments aussi faibles. Ce dont nous avons besoin c'est d'articles honnêtes, humbles, laborieux, voire non conclusifs. D'articles qui cherchent à comprendre, pas à façonner notre opinion. De ce point de vue là, Annie Lobé fait un meilleurs travail - même si pour ma part, je pense que je ne risque avec mes basses consos (chez moi c'est haut de plafond : P )

Portrait de Sophie Verney-Caillat

à Grégory Portrait de Grégory De Sophie Verney-Caillat (auteur)

Rue89 | 14H05 | 24/08/2009 | Permalien

Grégory, permettez moi de souligner à mon tour quelques unes de vos contradictions, à commencer par la dernière phrase : A. Lobé fait un meilleur boulot que moi même si vous vous rangez à mes arguments bien que vous pensiez que mes sources soient illégitimes …
Corinne Lepage a publié plus d'une tribune chez Rue89 sur les OGM et le manque de transparence.
Enfin, si vous avez un début d'explication sur la manière dont un certain lobby aurait agi dans cette affaire, je vous remercie de me le faire savoir par mail.

Portrait de Yvon le Zébulon

à Sophie Verney-Caillat Portrait de Sophie Verney-Caillat De Yvon le Zébulon

Retraité | 11H50 | 26/08/2009 | Permalien

J'ai sollicité rue 89 et c'est Corinne qui m'a répondu !

* Il s'agissait d'une demande de renseignement sur les balises…
…et Corinne a promis de donner suite à ma demande :

- Depuis, j'attends…comme j'attends des réponses par rapport aux 10 ou 15 emails directs que je vous ai expédiés et dont l'un en particulier devait m'aider à vous aider - « financièrement » à conserver votre autonomie et votre libre arbitre…

■ Je pense que vous devez vous montrer moins snobinards envers ceux qui contribuent à donner un sens à vos débats.

Je ne suis pas encore fâché, mais je ne trouve pas normal que vous ne puissiez prendre une seconde de votre temps pour répondre à une question basique d'un internaute.

Je ne suis pas pessimiste, mais vous nous invitez à « faire le Mur »…alors qu'il me semble que nous allons droit dedans !
* sans rancune à l'équipe !

Vous devez rester libre de pensée, quelques soient les pressions !

Portrait de lumlum

à Grégory Portrait de Grégory De lumlum

gérant | 10H27 | 25/08/2009 | Permalien

J'ai fait une grillade dans ma cuisine et j'avais de la fumée. Compte tenu de la quantité ce n'était pas dangereux ;
Désolé, j'apprends que je n'aurais pas du, mais j'ai ouvert ma fenêtre ! !
Voici le paragraphe auquel je réponds :
 » la dernière phrase vaut son pesant de cacahuetes. Ce n'est pas dangereux, mais si une seule ampoule se casse, il est « bien sur » recommandé d'ouvrir la fenêtre. Et sinon quoi, vue que « ce n'est pas dangereux “ ?

Tout peut être démonté, et ce n'est pas parce que le taux de mercure augmente de façon très faible et non dangereuse que l'on va se délecter à le respirer.

Cordialement

Portrait de jeffouletofou

à Sophie Verney-Caillat Portrait de Sophie Verney-Caillat De jeffouletofou

cddiste | 20H53 | 24/08/2009 | Permalien

« D'ailleurs pour le démonte-rumeur sur l'étude du Criirem c'est fait par hoaxbuster, notre partenaire et c'est ici : http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/hoax.php ? idArticle=75897 »

s'en est presque à mourir de rire ! !

qui sont les gens de hoax buster ? ? ? je ne sous entend pas qu'ils ont toujours tort, mais ils sont comme vous et moi, des non specialistes et des personnes qui cherchent à demonter de « soit disant rumeur » par des recherches qu'ils font eux meme sur le net ou ailleurs (comme en citant wikipedia super la credibilite….), autrement dit, leurs infos peuvent etre aussi tronque que les votre, que celles des autres.

Vous leur apportez simplement plus de credit qu'aux personnes qui n'iraient pas dans votre sens c'est donc biaise des le depart.

des les premieres lignes de votre reponse, vous vous discreditez, comme si hoax buster connaissait/detenait toutes les verites.

sur ce, j'ai assez lu de conneries comme ça, je vais me bouffer une glace a l'eau.

Portrait de Pierrrrre

De Pierrrrre

15H46 | 24/08/2009 | Permalien

Attention au montage des douilles à vis :

► Nous avions des douilles à baïonnette,
remplacées aujourd'hui par des douilles à vis :
les douilles à baïonnettes présentaient 2 pôles de contact, situés en fond de douille, ne faisant pas de distinction entre phase et neutre.

Les douilles à vis présentent aussi 2 pôles de contact, le pas de vis sur le coté de la douille et le fond au centre de la douille.

Les lampes à vis se vissent donc sur un pas de vis souvent en métal, apportant le premier contact,
jusqu'à ce que le fond de la douille touche le deuxième contact ;

De nombreux culots femelles d'ampoules à vis peuvent être touchés du bout des doigts, au bord du pas de vis sous tension, en vissant ou dévissant l'ampoule :
Si c'est la phase qui y a été branchée, risque évident d'électrocution
(d'où le conseil de brancher la phase sur le plot central au fond de la douille, et le neutre (fil bleu) sur le pas de vis de la douille femelle.)

Certaines douilles femelles sont sécurisées, (pas de vis en plastique et contact se faisant à la fin du vissage), mais pas toutes.

Dommage pour la disparition de nos baïonnettes au principe + sécurisé.. mais victimes d'un tour de vis.

Portrait de Keldan

De Keldan

Polytoxicomane à temps partiel | 13H09 | 24/08/2009 | Permalien

C'est quand même bizarre ces ampoules, on sait jamais trop ce qu'on achète.
D'un côté j'en ai une qui met une minute à éclairer à pleine puissance, mais de l'autre une petite qui éclaire à fond tout de suite… Il y a là des subtilités qui m'échappent…
Par contre, j'adore les nouvelles formes, avec des tubes qui partent dans tous les sens.

En tout cas, je suis témoin, ces ampoules provoquent de graves dommages. J'ai passé trois jours non stop assis sur quarante ampoules basse consommation, et j'ai plein de tâches rouges sur les fesses : D

Le problème, c'est seulement la présence de mercure. Même si dans une seule ampoule c'est infime, dans une décharge groupée en tonne ça le sera nettement moins.
Car même s'il faut les recycler, tout le monde ne le fera pas. Je n'ai pas encore essayé, mais si les mecs qui reprennent mon matos électronique n'en veulent pas, ça partira à la poubelle.

Enfin d'ici dix ans, une fois les ampoules OLED au point, on en parlera plus.

Portrait de jjj

De jjj

Professeur de mathématiques | 15H59 | 24/08/2009 | Permalien

Annie Lobé manque cruellement de rigueur scientifique, cet article aussi. Il faut encore une fois fouiller dans les commentaires pour obtenir des informations plus sérieuses.
Et dans le domaine des ondes, les pistes s'égarent entre pressions des lobby et protocoles expérimentaux douteux.
Entre GSM, four et ampoule, on entend tout et son contraire.

Portrait de marre.du.pipe.hole

De marre.du.pipe.hole

16H58 | 24/08/2009 | Permalien

Attention , un ampoule basse conso l'est réellement , quand elle est utilisée sur une assez longue durée ( pour la cuisine , le salon etc…)

Mais cette ampoule n'est pas du tout basse conso lorsqu'elle est utilisée sur des temps trés courts (w.c , garage etc..)

Je trouve donc dommage d'interdire à la vente les anciennes ampoules…..

Portrait de lumlum

De lumlum

gérant | 10H05 | 25/08/2009 | Permalien

Bonjour.
Annie Lobé se prétend journaliste et scientifique. A t elle déjà produit ses diplômes de :
1°) de journaliste
2°) de scientifique
Merci d'1 réponse et si A Lobe lit ce message peut-être aura t elle l'obligeance de me répondre pour lever un doute.

Cordialement

Portrait de jayah

De jayah

rentier | 10H37 | 25/08/2009 | Permalien

experience perso :

je suis passé aux lampes basses conso il y à 3 ans environ…

résultat : sur une dizaine dampoules achetées dans les 7 euros dans 3 enseignes brico / grandes surfaces differentes…au bout d'a peine 2 ans 4 ampoules se sont retrouvées grillées en moins d'un an…1 fonctionne encore…les autres je les ai jeté car elles se sont mises a éclairer partiellelment( la moitié ou les 3 quarts de l'ampoule n'éclairant plus.

à 7 euros la piéce, je sens comme un parfum d'arnaque d'autant plus que l'éclairage est lamentable même avec des ampoules basse conso 100 W l'équivalence indiquée sur la boite me semble totalement fausse. de plus l'éclairage fourni est trés laid par rapport aux ampoules classiques.
De plus, il faut ensuite les rapporter aux magasins vu que dans ma ville( caen) aucun point de collecte public…vraiment pas simple.

conclusion : j'ai définitivement arrété leur emploi et acheté un stock conséquent d'ampoules classique( espace bloqué dans un placard)..

vraiment j'espère que la technologie led progressera vite car super interessante au nivo conso…par contre les basse conso classiques…non merci….à moins que leur qualité s'améliore…

Portrait de Lakidette

De Lakidette

citoyenne | 20H11 | 25/08/2009 | Permalien

« Pour l'instant, on ne connaît pas d'alternative au mercure pour produire des lampes peu énergivores. “ L'avenir, ce sont sans doute les diodes électro-luminescentes (LED), tout le monde cherche la lampe du futur dans cette direction ”, nous dit-on au Syndicat de l'éclairage. Mais personne n'a encore trouvé… »

« lampes fluos comme LEDs produisent une lumière perçue artificiellement comme blanche, mais donnant un éclairage blafard »

Et voilà, toutes les idées reçues sur les LED sont là…non, ce n'est pas l'avenir mais le présent. Les ampoules à LED sont performantes, existent en plusieurs températures de couleur (dont le « blanc chaud », donc fin de l'éclairage blafard), ne contiennent pas de mercure, n'émettent pas d'ondes.

Il faut simplement éviter les ampoules avec 60 LED à moins de 10€…c'est la première génération d'ampoules ( et de LED), elle « claquent » rapidement et ne devraient même plus être vendues ! ! Elles servent juste à conforter les gens dans l'idée que les LED, ça ne fonctionne pas…. tout comme les balises à planter dans le jardin…

En revanche le technologie LEd a fait de gros progrès depuis et est vraiment au point, contrairement à ce que certains fabricants d'ampoules continuent à soutenir à leurs revendeurs…et je parle en connaissance de cause : j'éclaire toute ma maison avec.

Portrait de jma14

De jma14

17H50 | 26/08/2009 | Permalien

Info complémentaire tiré de Science et Vie :
« Le marché des LBC représente environ 30 millions de lampes. A raison de 3mg par lampe, cela représente 90kg de mercure soit 1.1% des 7.9 tonnes relachées en France en 2006 ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

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