
Non, l'ampoule basse conso n'est pas dangereuse
« Les ampoules basse consommation émettent des ondes électromagnétiques, sont des mini-usines d'éclairage, et contiennent du mercure, toxique » : c'est ce que prétend Annie Lobé, qui se présente comme « journaliste scientifique » dans une longue pseudo-démonstration vidéo que l'on reçoit de plus en plus souvent, accompagnée du message « il ne nous reste plus qu'à nous éclairer à la bougie ».
Alors que les ampoules à incandescence sont sur le point de disparaître de la circulation, il est temps de démonter la rumeur. (Voir la vidéo)
1 - Pourquoi cette rumeur ?
Dans la série des scandales des ondes cancérigènes, vieux comme le micro-ondes et récemment réactivés par la polémique sur les téléphones portables et leurs antennes-relais, les ampoules ne sont pas les pires.
Mais le 1er septembre prochain, les lampes à incandescence de plus de 75 watts, halogènes non claires et autres lampes vont être bannies de la vente (consulter le calendrier ci-contre). Et un marché plus vaste s'ouvre alors pour les lampes basse consommation, puisqu'elles deviennent la règle : sur les 180 millions de lampes vendues en 2008, les « basse consommation » ne représentaient que 30 millions. Elles sont vendues six fois plus cher (pour une durée d'utilisation prétendue au moins six fois supérieure).
Bref, tous les ingrédients sont rassemblés : un « marché de la peur » avec toutes les personnes inquiètes des ondes dégagées par tous les appareils électriques, une obligation d'achat et un marché de masse. Le « journalisme d'épouvante » peut commencer.
2 - Qui est Annie Lobé ?
On ne sait pour quelle obscure raison la journaliste Annie Lobé a pris l'initiative de cette vidéo amateur, qui a fait rire tous les scientifiques l'ayant vue. Auteure de « La Fée électricité », livre auto-publié chez Santé Publique éditions où elle donne ses conseils pour lutter contre la « pollution électrique ». Contactée par mail via sa maison d'édition elle n'a pas répondu à nos sollicitations. Poursuivie par SFR pour avoir écrit « Les gens meurent sous les antennes », elle a été selon ce qu'elle écrit sur son site « à la fois relaxée et condamnée » à payer 500 euros d'amende. Sa bonne foi a été reconnue.
Cela n'avait pas suffit à faire d'elle une journaliste connue… Mais depuis sa vidéo sur les ampoules, son nom est souvent cité en lien avec cette polémique résumée en « ampoule basse conso égale danger ». Sa rigueur journalistique s'illustre bien dans la dernière séquence de la vidéo, qu'on vous détaille (si vous n'avez pas le courage d'aller à la sixième minute) :
« Il y aurait actuellement un pic mondial de l'incidence du cancer de la prostate en Guadeloupe, où 350 000 lampes ont été acquises par 43 000 foyers au début des années 90. Ces deux informations pouraient-elles être liées ? Permettez moi d'en faire l'hypothèse et de vous conseiller de ne pas utiliser ces ampoules basse conso. »
3 - Les lampes dégagent-elles des ondes ?
Oui, comme tous les appareils électriques. Le ballast électronique inclus dans l'ampoule et qui permet de produire la lumière en émet, mais dans des proportions jugées non dangereuses pour la santé. Le Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks (SCEHNIR), organisme indépendant qui a travaillé pour la Commission européenne, a publié le plus récent et officiel rapport sur les risques liés à la sensibilité lumineuse.
Il prévient seulement les autorités contre l'exposition prolongée, dans des conditions extrêmes et à une distance inférieure à 20 cm, à la lumière de ces lampes dites « fluo-compactes », et met en garde contre d'éventuelles séquelles pour la peau et les yeux. Oui mais « ces lampes ne sont pas faite pour être collées à la joue, dès qu'on s'éloigne, le champ magnétique diminue considérablement », remarque le Syndicat de l'éclairage.
Ce n'est donc pas à 5 cm qu'Annie Lobé aurait dû faire ses mesures mais à 30 cm, et de toutes façons avec un autre appareil que un gaussmètre incapable de mesurer les ondes produites sous cette distance. La question de la mesure exacte de ces lampes est si complexe que l'Afsset (l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail) vient d'y consacrer, à la demande de l'Ademe, Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, un rapport d'une trentaine de pages.
A l'Ademe, Bruno Laffitte, l'expert en charge du sujet explique ainsi :
« Dans le but de rassurer le consommateur et d'actualiser les mesures sur les nouvelles lampes, l'Ademe va lancer des grandes campagnes de mesure du champ électromagnétique. »
Citons aussi cette mise au point de Martine Souques, médecin de santé publique à EDF, dans un article paru sur le site de la sérieuse Association française pour l'information scientifique (AFIS) :
« Les lampes basse consommation émettent des champs électromagnétiques dans plusieurs gammes de fréquences, de 50 Hz à 10 MHz. Cependant, les mesures effectuées dans ces différentes gammes (…) sont très inférieures aux niveaux indiqués dans la recommandation européenne de juillet 1999 sur l'exposition du public aux champs électromagnétiques. »
4 - Les lampes dégagent-elles du mercure ?
Oui, mais ce n'est ni nouveau ni un secret. La directive européenne ROHS impose un maximum de 5 mg de mercure par lampe. Le Syndicat de l'éclairage nous assure :
« Il faudrait des centaines de lampes fluo-compactes pour obtenir l'équivalent du contenu en mercure d'un thermomètre à l'ancienne. De plus, le contenu en mercure est passé en 20 ans de 100 mg par lampe à 2 à 5 mg aujourd'hui. »
Pour l'instant, on ne connaît pas d'alternative au mercure pour produire des lampes peu énergivores. « L'avenir, ce sont sans doute les diodes électro-luminescentes (LED), tout le monde cherche la lampe du futur dans cette direction », nous dit-on au Syndicat de l'éclairage. Mais personne n'a encore trouvé…
Si le mercure était potentiellement dangereux, ce serait à l'occasion d'un bris de lampe. Mais les vapeurs qui sortent ne sont pas dangereuses à ces dosages, d'autant que le mercure s'incorpore dans le verre de la lampe au fur et à mesure de son utilisation et en fin de vie il y a encore moins de mercure dans la lampe.
5 - Faut-il recycler ces lampes ?
Rappelons enfin qu'il est impératif de les recycler une fois qu'elles sont arrivées à la fin de leur (longue) vie. Pour cela, la filière est organisée autour de Récylum, organisme collecteur agréé dont les points de collecte, sont disponibles sur ce site. Mais la filière a encore des progrès à faire et les consommateurs ne sont pas tous au courant. Il suffirait pourtant de lire sur l'ampoule qu'il est interdit de les jeter à la poubelle.
► Mis à jour le 27 août après la rencontre avec Annie Lobé, qui nous a demandé de préciser le jugement du procès SFR et d'ajouter le mot « hypothèses » sur les cancers en Guadeloupe. Elle nous a à cette occasion précisé qu'elle auto-publiait ses livres dans la maison d'éditions créée à cet effet.
►Droit de réponse, 10-09-09 : Annie Lobé nous a finalement adressé le droit de réponse suivant :
Dans son article publié sur Rue89.com : « Non, l'ampoule basse consommation n'est pas dangereuse », Sophie Verney-Caillat qualifie ma vidéo de « journalisme d'épouvante » et minimise les risques inhérents à ce mode d'éclairage.
Non seulement ses allégations sont contredites par ses propres sources, mais de plus son article dissimule quatre spécificités de ces lampes basse consommation (LBC) : elles émettent des ultraviolets dont la dangerosité est officiellement reconnue, des radiofréquences à des intensités supérieures aux valeurs réglementaires, des champs magnétiques de 50 hertz reconnus comme cancérogènes possibles par l'OMS et les vapeurs de mercure qu'elles contiennent sont hautement toxiques.
Mercure. Le taux de mercure présent dans ces lampes est limité à 5 mg par la réglementation. Présent sous forme de vapeur, ce mercure est libéré en cas de bris d'une lampe. « Mais les vapeurs qui sortent ne sont pas dangereuses à ces dosages », assène Sophie VC. Le lecteur attentif aura noté l'absence de source pour étayer cette énormité. Car le mercure est neurotoxique et reprotoxique « dès les premières vapeurs », pour paraphraser les commentaires d'internautes dont je salue ici la capacité d'investigation -une belle leçon de journalisme pour Sophie VC-, qui ont déniché, entre autres, le Guide de gestion du mercure de l'Institut national de santé publique du Québec où sont décrits en détails les effets de cette substance « très toxique pour la santé humaine », dont les vapeurs sont « très bien absorbées par voie respiratoire », qui « s'accumule au niveau du cerveau où il affecte les neurones sensitifs et moteurs » et « traverse facilement la barrière placentaire et présente donc des risques pour le fœtus ».
Ultraviolets. Il faut lire le rapport cité par Sophie VC, Sensibilité à la lumière, rédigé en anglais par le SCENIHR, Comité scientifique sur les risques sanitaires émergents, pour découvrir (p. 14) qu'il révèle la présence d'ultraviolets dans les LBC, dont Sophie VC ne dit mot. Or, chacun sait que les ultraviolets (UV) non seulement accélèrent le vieillissement de la peau mais également provoquent des cancers cutanés.
Saisie en 2004, l'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail) leur a consacré un rapport très explicite, Rayonnements ultraviolets et santé, que les internautes peuvent consulter sur le site www.santepublique-editions.fr (avec d'autres « perles » issues de mes récentes investigations, notamment sur le recyclage).
L'agence y affirme : « Les lampes basse consommation dites à lumière naturelle (…) sont manifestement des émetteurs d'UV artificiels non conformes à la réglementation française (…). Le risque est que les personnes qui les utilisent soient exposées de manière permanente (…) notamment en milieu professionnel puisque les promoteurs les recommandent dans les bureaux, les magasins et même les écoles ».
Cette dénonciation officielle s'applique désormais à l'ensemble des LBC, puisqu'il est aujourd'hui établi qu'elles émettent des UV.
Radiofréquences et champs électromagnétiques. Le rapport du SCENIHR confirme ce que montre ma vidéo : les champs électromagnétiques émis par les LBC sont « plus élevés » que ceux des ampoules à incandescence.
Mais un subtil amalgame est fait entre les fréquences (p. 22).
Ainsi la présence de radiofréquences (30-60 kilohertz) est reconnue en septembre 2008, mais sans que soient précisées leurs intensités, qui sont pourtant supérieures aux valeurs limites autorisées. Un phénomène révélé dès août 2007 par le CRIIREM, le Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques, qui a lancé toute l'affaire.
Sophie VC reste muette sur ce point. Or, il s'agit d'une caractéristique spécifique à ces lampes, qui n'est partagée par aucun autre appareil électrique. Même les tubes néons classiques, dont les LBC sont la version miniaturisée, en sont dépourvus : ces fréquences sont générées par les nouveaux ballasts électroniques. Sans cette technologie, pas de miniaturisation !
Ne citant aucun chiffre précis, le rapport du SCENIHR affirme que le champ magnétique de 50 hertz mesuré à 30 centimètres est « très faible ». Mais faut-il comparer le champ magnétique émis par ces lampes à celui d'autres appareils électriques ou à celui des ampoules à incandescence ? La nuance est de taille car tous les appareils électriques émettent un champ magnétique, alors qu'aucune ampoule à incandescence n'en émet !
Quant au fait que les intensités sont « de loin inférieures aux valeurs limites fixées par les recommandations des organisations internationales », ceux qui auront la curiosité de lire mon livre La fée électricité découvriront que ces recommandations sont… 250 fois supérieures aux intensités reconnues depuis 2001 comme « potentiellement cancérigènes pour l'Homme » par le Centre international de recherche sur le cancer, affilié à l'OMS (Organisation mondiale de la santé).
La distance de mesure du champ magnétique de 50 hertz dans ma vidéo aurait dû être, selon Sophie VC, de 30 centimètres. Qu'elle relise le rapport de l'Afsset de février 2008 joint à son article. Les ingénieurs limitent « a priori » leur protocole (p. 21) aux fréquences comprises entre 10 000 hertz et 10 millions de hertz, éludant purement et simplement les fréquences inférieures à 10 000 hertz.
Et si la plupart des utilisateurs sont, dans la pratique, assez éloignés de ces lampes, il m'est arrivé de voir, lors de mesures à domicile, des situations de proximité immédiate : lampes de bureau, plafonniers de cuisine. De fait, aucune LBC n'est entourée d'une grille de protection pour empêcher les utilisateurs de s'approcher à moins de 30 cm…
Mercure, ultraviolets, radiofréquences, champs électromagnétiques : c'est beaucoup pour des ampoules à lumière blafarde soi-disant « écolos ».
Lobby. L'Association française de l'éclairage est présentée comme « indépendante ». Mais elle a la même adresse que le Syndicat de l'éclairage, dont Sophie VC reconnaît qu'il s'agit d'un lobby (voir sa réponse du 24 août à 12h57). Une brève enquête a suffi à une consœur journaliste pour s'apercevoir, début septembre, que le service de presse du syndicat et celui de l'association sont assurés par la même personne.
Le Syndicat de l'éclairage, l'Association française de l'éclairage, EDF et l'ADEME sont à ce point liés qu'il suffit de faire un rapide tour sur leurs sites pour y voir les logos des uns et des autres.
Entre les allégations de Sophie VC et les précisions objectives que j'apporte, les internautes ont la possibilité de choisir. Et de décider, tant que cela sera possible, de ne pas utiliser ces ampoules basse consommation.
Je les remercie de penser aussi aux personnes exposées au mercure au moment de la fabrication, de l'éventuelle collecte et de l'hypothétique recyclage de ces ampoules toxiques.
Non, la lumière au mercure n'est décidément pas acceptable !
Annie Lobé, journaliste scientifique.
- ► Le dossier de l'Ademe sur les lampes basse consommation
- ► Tout sur le recyclage des lampes
- ► L'avis de l'Ademe sur l'impact de ces lampes
- ► L'article de démonte-rumeur sur le site hoaxbuster
- ► La mise au point de l'Association Française de l’Eclairage (indépendante)
- ► Une étude indépendante sur les risques liés à la collecte
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à tlaloc
De Lala13159
enseignante retaitée | 19H16 | 23/08/2009 |
Merci,cela recoupe tout ce que j'ai pu lire sur le sujet sur des sites anglophones.
Lala13159
De MortyReaper
Regard critique | 10H51 | 23/08/2009 |
ce n'est pas tant de lire le mode d'emploi que de trouver réellement un collecteur prévu à cet effet. ces ampoules ne vont pas dans le bac « journaux, bouteilles pvc… » ; )
Et dans les magasins … Rien, alors reprocher l'inaction ou le mauvais geste supposé des consommateurs est une chute un peu facile.
De gicroipa
graphiste | 12H43 | 23/08/2009 |
Bon… j'ai tout compris ! Et je vais acheter un stock de bougie…
Franchement quoi faire d'autres ? ? ?
Ca commence à gaver toutes ces polémiques.
Y'a peut etre plus malin pour que nous allions vers des comportements écolo-citoyens. Des ondes machins qui tuent partout, des industruels plutot pourris, l'état qui fait pas bien son job. Des « assoc » qui ne sont pas toutes à la hauteurs des combats à mener… Et lambda dans tous cela ? ? ? De qui se moque-t-on ? Dur dur d'etre écolo sans etre naif, débile ou simplement logique.
à gicroipa
De lapinot
chômiste | 18H30 | 23/08/2009 |
vos bougies sont certainement fabriqués avec des produits toxiques qui vont se libérer avec la combustion…
De guillemet underscore
pov'con qui ne se casse pas ! | 18H31 | 23/08/2009 |
Je ne comprends pas cette psychose de l'économie d'électricité.
Économie du fuel, de l'essence, du gaz oui.
Mais de l'électricité, NON !
Chacun va bientôt produire sa propre énergie électrique sur son toit ou avec le courant d'air qui passe au dessus. C'est une énergie à profusion qui ne pollue absolument pas contrairement à l'énergie nucléaire qui est hautement polluante (construction, entretien, démantèlement des centrales), extrêmement dangereuse (radioactivité) et source de dépendance et de guerres.
Et se pose un autre problème : je suis en location et la quasi totalité des systèmes d'éclairage intégrés dans les plafonds de mon logement devront être changés puisqu'il n'y a pas d'équivalent fournissant la même intensité d'éclairage avec les nouvelles ampoules. Qui va payer le remplacement ? Le locataire ou le propriétaire ? Car après étude du problème, la note va être salée : il faut revoir la totalité du système d'éclairage qui est encastré.
J'aimerais qu'on mette la même détermination à interdire :
- les véhicules à pétrole et, surtout, les gros cubes totalement inutiles ;
- les courses (rallyes, F1, meetings aériens, …) tant que tout cela ne se fera pas à l'électricité ;
- les déplacements par avions si un autre moyen de transport moins polluant existe ;
- à Sarkozy de sortir du Palais de l'Elysée pour faire le pitre aux quatre coins du pays et du globe ;
- …
qu'on en met à nous emm… avec des ampoules qui sont plus dangereuses pour la santé (ondes, mercure, recyclage, …) que celles à incandescence et qui sont loin d'êtres aussi pratiques.
à guillemet underscore
De Somersen
20H16 | 23/08/2009 |
« Chacun va bientôt produire sa propre énergie électrique sur son toit ou avec le courant d'air qui passe au dessus. C'est une énergie à profusion qui ne pollue absolument pas »
Euh, vous les produisez comment vos panneaux solaires ? vos éoliennes ? Vous les réparez comment ?
Je vous rappelle aussi que, pour l'instant, dans le monde l'électricité c'est en gros 50% pétrole, 30% charbon, 10% nucléaire.
Vois pas bien comment remplacer tout ça par du solaire(1% grand maxi actuelleemnt) et de l'éolien (0,1% et encore ? )
Je voudrais bien, mais je peux point.
J'imagine qu'on pourrait diviser par 2 la conso des américains et des européens sans trop changer leur niveau de vie, mais ça nous fait toujours pas le compte.
à guillemet underscore
De CalvinKid
éudiant | 21H34 | 23/08/2009 |
Produisez donc votre propre électricité proprement et tenez-nous au courant.
cr_tin
De girodpa
18H40 | 23/08/2009 |
S'il y a des cancers de la prostate à la suite de l'utilisation de ces ampoules, c'est qu'elles sont mal utilisées……………….
à girodpa
De CalvinKid
éudiant | 21H35 | 23/08/2009 |
Certains coins sombres doivent en effet le rester.
De Lala13159
enseignante retaitée | 19H13 | 23/08/2009 |
Si vous êtes anglophone ou suffisemment versé dans la langue de Shakespear consultez régulièrement www.mercola.com tout ce qu'il faut savoir sur la santé preuves à l'appui ! et non, je n'ai pas d'actions dans la boîte ! Avez-vous vu « Silence on vaccine » docu québecois ? A voir absolument.
Lala13159
De Tarkus
Passant désabusé | 20H33 | 23/08/2009 |
Bonjour,
En général, j'aime bien quand les rumeurs sont démontées, mais en l'occurrence il ne s'agit pas de savoir si oui ou non, cette journaliste a fait un travail de qualité ou pas.
Toute personne qui est allé à l'école sait que tout courant électrique, même dans une ampoule à incandescence, génère un champ magnétique. Tout le monde sait aussi que les ondes électro magnétiques à haute fréquence sont dangereuses (d'ailleurs les débats autour des antennes relais et des téléphones mobiles le démontrent).
Mais le vrai souci, c'est que la dictature écologique a réussi à faire croire à des décideurs qu'une ampoule « basse consommation » remplie de vapeurs de mercure, impossible à recycler, et surtout n'éclairant pas (embêtant pour une ampoule), vaut mieux qu'une ampoule à incandescence, faite grosso modo de vide, de verre et d'un filament, qui éclaire 10 fois mieux, qui coûte 6 fois moins cher, qui ne pose aucun problème de recyclage ni aucun problème, même potentiel, de santé publique… Depuis 100 ans, on le saurait : o)
Chapeau les écolos bobo. Mais pourquoi réduire la consommation de nos ampoules ? nous avons tout le courant électrique dont nous avons besoin, même plus puisque nous en exportons une partie. En conclusion, ça sert à quoi ? A part faire faire des affaires en or aux fabricants d'ampoules ! ! !
Quelle nausée quand je vois le troupeau applaudir à ce genre de mesure clientéliste et démagogique…. Un peu comme la taxe carbone, cet impôt inique, dont j'espère que Rue89 s'occupera prochainement….
à Tarkus
De lapinot
chômiste | 21H57 | 23/08/2009 |
« nous avons tout le courant électrique dont nous avons besoin »
donc pour vous les ampoules basse consommation sont plus dangereuses que les déchets nucléaires… intéressant… je savais pas que Tchernobyl était une usine d'ampoules, merci de l'info ! quand je pense que tous ces journalistes nous ont fait croire qu'il s'agissait d'une centrale nucléaire… pff… heureusement que vous êtes là pour rétablir la vérité…
à Tarkus
De ben100
21H02 | 24/08/2009 |
ça y est maintenant c'est le lobby écologique, si seulement ça pouvait être vrai, on aurait pas mangé pollué toutes ses années…
Mais enfin, on ne changera pas le comportement de ces gens obnubilés par les taxes, utiles à la société. Ces gens qui ne se posent pas la question d'engraisser les actionnaires et PDG de multinationales en achetant des yaourts et autres biens de consommation qui sont eux taxés pour un enrichissement privé…
De Fabien_Claudel
21H06 | 23/08/2009 |
L » US Environmental Protection Agency (EPA) et de nombreux organismes d'État et locaux de santé et les autorités environnementales recommande les étapes suivantes si une lampe fluo compacte se brise à la maison :
http://www.lamprecycle.org/brokenbulbs.shtml
Extrait : faire immédiatement sortir les animaux et toutes les personnes de la pièce, ne passez pas l'aspirateur, arrêtez l'air conditionné, ouvrez les fenêtres pendant au moins 15 minutes…
comme le dit Sophie Verney-Caillat, ce type d'ampoule n'est pas dangereux ! ! ! ! !
Je me demande qui a commandé cet article.
à Fabien_Claudel
De tlaloc
Retraité | 09H12 | 24/08/2009 |
En cas de casse d'ampoule telematin sur France2 a rappelé ces même précautions surtout aérer
De fonzibrain
célibataire | 21H59 | 23/08/2009 |
ARTICLE HONTEUX
on disait que l'amiante n'était pas dangeureux pendant des années,idem pour des millliers de produit
QUAND UN SYSTÈME EST IMPOSÉ C'EST Q'IL Y A ANGUILLE SOUS ROCHE,C'EST çA LES LOBBY
RUE 89 désinforme,de toute facon vu la honte qu'il se tape avec le 11 septembre comme croire un site come celui la
RUE 89 COLLABO
http://fonzibrain.wordpress.com/
De forest
22H14 | 23/08/2009 |
Il y tellement de mesures plus importantes pour l'environnement, pourquoi s'acharner sur l'éclairage domestique ? D'autres secteurs progressent à pas plus que mesurés (automobile) alors qu'ils sont directement impliqués dans l'urgence (co2).
Dommage de rendre obligatoire des ampoules à mercure, même en quantité moindre. Ce mercure passera inévitablement en partie dans la nature, même en Europe. Et nous trouverons bien le moyen de vendre ces lampes dans des pays au recyclage plus qu'incertain. Et nous en casserons bien quelques unes à domicile.
Boycotter ? A vos bougies (attention, pas n'importe lesquelles ! ).
De D en haut on voit loin - d en bas on voit mieux
artiste | 00H40 | 24/08/2009 |
Donc le fait que la Guadeloupe détienne le pic mondial de cancer de la prostate depuis qu'on était généreusement offerte a la population ces ampoules n'a certainement rien a voir c'est ça ? ? ?
à D en haut on voit loin - d en bas on voit mieux
De tlaloc
Retraité | 09H19 | 24/08/2009 |
le cancer de la prostate est dû à l'insecticide chlorerdorne interdit aux USA en 1992 10 ans pls tard en Guadeloupe Martinique ne mélangez pas tous les problêmes
De tylhdar
lecteur | 03H35 | 24/08/2009 |
« Pour l'instant, on ne connaît pas d'alternative au mercure pour produire des lampes peu énergivores. “ L'avenir, ce sont sans doute les diodes électro-luminescentes (LED), tout le monde cherche la lampe du futur dans cette direction ”, nous dit-on au Syndicat de l'éclairage. Mais personne n'a encore trouvé… »
Les « Ampoules » a LED fonctionnent déjà très bien.
Le problème c'est quelle ont une durée de vie bien trop longue.
De Autist Reading
Plombier/Electricien | 06H19 | 24/08/2009 |
Vous n'avez plus d'argent ?
On va vous le prendre quand même.
L'individu basse-consommation a une durée de vie limitée, par rapport à l'individu à incandescence molotov…
De Frenchym
Vu d'ailleurs | 08H39 | 24/08/2009 |
non les ampoules bc ne sont pas dangereuse vues de l'extérieur. Elle n'emettent pas de mercure mais elles en contiennent.
En revanche il faudra bien un jour que quelqu'un indépendant des lobby s'il en reste fasse le bilan écologique de cette aranque du siecle.
le cout en matiere première de chaque ampoue est énorme comparé aux inandescentes. d'autre part le onsomateur ne s y retrouve pas. elles coutent plus cher et tout le monde sait qu'elle ne dure pas plu longtemps. Personne ne depose plainte, les lobby sont puissants ! ! ! ! ! ! de la même nature que les bequets pour faire reference à un autre commentaire ou ceux de l'amiante. les ampoules bc à tube fluo sont une arnaque mais le sens danslequl nous devons aller est pourtant bien celui là, c est a dre une moindre consommation.
Si vous voulez voir clair dans la cuisine , retournez donc au bon vieux tube fluo, lui dure vraiment ne consomme ps et produit de la lumiere.
De linfo
informaticien | 09H18 | 24/08/2009 |
Au nom du principe de précaution, je dis non à ces ampoules.
Rappelez-vous les téléphones portables…
Rappelez-vous les lignes à haute tension…
Et en plus leur recyclage pose problème !
De qui se moque-t-on ?
Mme la journaliste, ce n'est pas du bon boulot.
Vos sources de renseignements ne sont pas suffisantes et certaines ne sont pas objectives.
Revoyez votre copie.
De Pierrrrre
09H30 | 24/08/2009 |
Autre énigme :
En quelles circonstances la lumière jette-t-elle un froid ?
De guerzit
Incomprenant majeur | 10H00 | 24/08/2009 |
Z'avez des actions chez un fabricant ? Ou c'est juste par esprit de contradiction que vous essayez de défendre une mauvaise solution rendue obligatoire par un texte de loi ?
De quintus
10H35 | 24/08/2009 |
Les lampes à faibles consommation on été introduites il y a plus de 20 ans maintenant. A l'époque, il s'agissait de tube fluorescents miniatures, courbés et encapsulés dans une enveloppe plastique transparente. Utilisant un ballast magnétique traditionnel (le terme ballast peut être remplacé par le mot « stabilisateur », comme le ballast de la voie ferrée par exemple), ces lampes, dites CCFL (Cold Cathod Fluorescent Lamps), effectivement, émettaient une lumière blafarde et réclamaient un temps de chauffe certain. Plus tard, sont arrivées des lampes à ballast électronique, incluant un pré-chauffage lors de leur mise en route et une température de couleur plus élevée. Leur durée de vie s'en trouva alors grandement améliorée et certaines lampes achetées il y a plus de 10 ans fonctionnent toujours à la maison.
Les lampes fluos utilisent le principe de la décharge électrique dans une atmosphère chargée en vapeurs de mercure. Cette décharge donne naissance à un arc lumineux émettant dans l'ultra-violet (dangereux pour la peau). La conversion vers une lumière blanche s'effectue par le biais de poudres disposées sur les parois du tube. Ainsi, des lampes aux parois endommagées peuvent-elles, éventuellement, se révéler dangereuses. Mais le problème principal dont souffre ces lampes est la médiocre qualité de fabrication dont elle sont l'objet. Il y a dix ans, les leaders du marché Philips et Osram, fabriquaient des produits de qualité dont les composants électroniques garantissaient une durée de vie appréciable et supérieure à celle des ampoules à incandescence. Maintenant, les lampes que l'on trouve sur le marché sont de piètre qualité et ne dure pas : nous contribuons à fabriquer du déchet, tout simplement. Et si ce déchet s'écarte des circuits de recyclage, il y a un danger de pollution évident. Pourquoi ne pas imposer une consigne à ces lampes et récupérer sa consigne lors du dépôt dans un lieu de récupération ?
Concernant les rayonnements électromagnétiques, ils peuvent être de différentes natures : le champ magnétique produit par le ballast électronique (fréquence entre 20 et 40 kHz) et le rayonnement électromagnétique de l'arc électrique à l'intérieur de la lampe. Sur le premier, il serait ridicule d'accuser ces lampes de polluer davantage notre environnement : la puissance de ces lampes (5 - 20 W) est ridiculement basse par rapport à celle développée pour alimenter un PC (100-400 W), un téléviseur à écran plat (100-200 W) ou encore un récepteur satellite (20-40 W). Ainsi, il me semble sérieusement difficile d'accuser le rayonnement (faible et décroissant en 1/distance^2) d'un transformateur des maux dont il serait l'objet. Concernant la lumière émise et son impact sur le système nerveux, je ne sais pas.
Maintenant, il est légitime de s'interroger sur le choix des ces ampoules CCFL, bientôt remplacées, nous dit-on, par des ampoules à LED. Afin de comparer les solutions entre-elles, il est nécessaire d'évaluer l'énergie (et les dégâts environnementaux) utilisée de la fabrication de lampe, à son recyclage, en passant par sa consommation propre afin de délivrer le travail attendu (l'éclairage). A cette aune, je suis persuadé que le bilan des CCFL est négatif, du moins dans le cadre d'une utilisation domestique. En effet, comme souligné plus haut, les lampes fluocompactes incluent un maximum de composants électroniques (deux transistors, du cuivre pour le transformateur et le filtre, des condensateurs etc.) et des produits chimiques peu sympathiques. En plus, leur durée de vie, de par la médiocrité de fabrication, en fait des déchets polluants quasiment dès leur mise sur le marché ! Elles font cependant la joie des fabricants de composants électroniques actifs et passifs…
Et les ampoules à LED ? Elles ne valent pas mieux à mon sens. Un fabricant vient d'ailleurs de publier une étude comparant les bilans énergétiques complets (c'est à dire, incluant l'énergie pour la fabrication, l'utilisation puis le recyclage) de lampes à LED et de CCFL : idem !
Alors, ces nouvelles lampes, au panier ? Non, mais elles pourraient cohabiter avec les ampoules à incandescence qui, si elles faisaient l'objet de recherches, gagneraient en rendement lumineux et durée de vie. Par exemple, oui pour une CCFL dans la pièce principale qui reste allumée 4-5 heures par jour, non pour en mettre une dans le couloir ou les WC. Il semble cependant que ces critères purement techniques et rationnels n'aient pas trouvé d'oreilles parmi nos politiciens.
De Yvon le Zébulon
Retraité | 10H48 | 24/08/2009 |
Dès aujourd'hui, je fais le tour des magasins pour me procurer une bonne vingtaine d'ampoules classiques variées (75 w - 60 w - 40 w et 20 w)
° Et il ne m'est pas interdit d'en prendre bien davantage, pour mes amis, mes potes, mes alliés…et quelques anonymes qui pourraient bien vouloir me les acheter plus tard !
- Je proscris bien sur les ampoules à « baïonnettes, car toutes les douilles de ce type ne seront bientôt que des objets de collection…
■ VOUS DEVRIEZ TOUS ET TOUTES FAIRE COMME MOI !
* Lu - P319
à Yvon le Zébulon
De Disciple ressucité
Tiens, il pleut. | 13H34 | 24/08/2009 |
J'ai fait un stock de pièces détachées pour Peugeot 604. J'en ai une d'occasion dans le jardin et une neuve dans le garage, paré pour cinquante ans.
à Disciple ressucité
De Yvon le Zébulon
Retraité | 14H00 | 25/08/2009 |
■ - La critique (ironique) est facile, mais l'art est difficile !
à Yvon le Zébulon
De Disciple ressucité
Tiens, il pleut. | 19H14 | 25/08/2009 |
Et tant va la cruche à l'eau…