Défaire le nœud psychologique qui rend Anouk malade

J'ai revu Anouk récemment en consultation pour lui expliquer l'évolutivité de sa maladie dans le foie. Et cette fois, pas de son, pas de lumière ou seulement :

« Bon, alors comment on fait maintenant, quel traitement, peut être une IRM pour préciser les lésions ? »

Non seulement elle devançait ma réflexion mais c'était si froid, si cartésien, presque plus insupportable pour moi que pour elle… Je ne comprenais pas pourquoi on allait dans le mur. Son stoïcisme me mettait mal à l'aise et m'interpellait en même temps.

J'ai pensé que ce comportement ne l'aiderait pas. Je ne voulais pas la faire craquer, je voulais seulement comprendre pour pouvoir enfin l'aider.

Alors je l'ai poussée dans ses retranchements. La situation était compliquée, on allait se donner les moyens de freiner cette évolution tumorale mais je lui ai simplement dit qu'il me semblait que quelque chose ne nous aidait pas, peut être sa difficulté à communiquer.

On a reparlé de sa fille dont je prenais des nouvelles régulièrement et qui devait arriver le soir même chez elle pour passer la semaine. Et puis, je ne sais pas pourquoi mais je lui ai dit :

« Une si bonne mère comme vous êtes a du recevoir beaucoup d'amour pour le transmettre avec autant de force et de joie. »

Et là, dommage… elle m'a expliqué en sanglotant qu'elle pensait que sa mère était morte pour lui faire payer le décès de son père.

Une grande pause s'est installée entre nous et j'ai repris ses mains. J'ai longtemps écouté ses pleurs et je lui ai répondu que ce mécanisme de réflexion ne participait pas à cette paix intérieure dont nous avions souvent parlé. Qu'il fallait démêler ce nœud à tout prix parce qu'il « la rendait malade ». Pour elle et pour sa fille, il était raisonnable de s'occuper de cela et que sa combativité serait d'autant plus efficace.

Je connais mes limites et si j'écoute beaucoup mes patients, je sais que je n'ai pas les compétences d'un psychothérapeute. Je l'ai donc encouragée à consulter.

Plus fortes après cette pause, nous avons décidé ensemble des prochaines étapes de son traitement.

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

56 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

  • Téléchargez votre photo sur votre page perso. Elle apparaitra à côté de vos réactions.
  • Merci de respecter la charte des commentaires, sans quoi nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
  • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
Portrait de Six renards

De Six renards

Étudiant | 10H15 | 11/11/2009 | Permalien

C'est quoi cette manie d'aller voir un psy au moindre problème, les gens ne sont plus capables d'accepter le fait d'avoir une vie imparfaite qui n'est pas faite que des sommets du bonheur ?

A quand le droit d'être malheureux quelques temps et qu'on nous foute la paix ?

Portrait de taki

à Six renards Portrait de Six renards De taki

11H31 | 11/11/2009 | Permalien

"Ma mère est morte pour me faire payer le décès de mon père"

C'est surement un "moindre" problème. Alors quand quelqu'un se casse la jambe, on lui dit : vous allez bien être capable d'avoir une vie imparfaite, prenez une sucette ça ira mieux ?

Portrait de Azza

à Six renards Portrait de Six renards De Azza

Ingénieur en informatique scientifi... | 11H42 | 11/11/2009 | Permalien

Personne ne vous demande rien a vous !

Portrait de mish

à Six renards Portrait de Six renards De mish

ex fonctionnaire | 14H07 | 11/11/2009 | Permalien

C'est quoi cette manie d'aller voir un oncologue à la moindre tumeur??
Voyez quand je transpose que votre question devient un peu ridicule. Si on a le droit d'être malheureux, en deuil, cela ne nécessite pas forcément de consulter un psy. Mais quand on a un blocage, un mal être qui ne passe pas, qu'on en souffre au jour le jour et que cela nous empêche de vivre "normalement" il vaut mieux consulter.

Portrait de Soye

à Six renards Portrait de Six renards De Soye

Grouillot | 22H42 | 11/11/2009 | Permalien

Quelle intolérance !
Tu devrais tenter de changer de point d'observation. De là où tu es, tu vois le monde d'une façon que tu décrètes seule possible, seule valide. Incontournable. C'est la bonne puisque c'est toi qui le dis.

Change ton angle de vue. Essaie une seconde d'aller te glisser derrière cette femme pour regarder par dessus son épaule et adopter sa propre vision.
Tu n'imagines pas à quel point tu vas t'enrichir.

Soye
(qui n'a pas de psy, n'en a jamais eu besoin mais admet que son modeste avis n'est pas une loi absolue).

Portrait de Vuedechezmoi

De Vuedechezmoi

utopiste | 10H17 | 11/11/2009 | Permalien

Oui... les mots des meaux, puis... l'espoir qu'un jour notre médecine moderne admette enfin que la chimie et les rayons seuls ne font que repousser les meaux organiques. L'occident est terrorisé devant l'immense champs vibratoire du vivant.... toujours 1er champs atteint avant toute détérioration physique...

Portrait de tecole74hs

à Vuedechezmoi Portrait de Vuedechezmoi De tecole74hs

passe repasse trépassera... | 11H47 | 11/11/2009 | Permalien

Quand les maux nous font monter la moutarde (de Meaux) au nez, nous n'avons plus que les mots pour maudire le sort.

Portrait de Erg

à Vuedechezmoi Portrait de Vuedechezmoi De Erg

Citoyen malgré lui | 12H33 | 11/11/2009 | Permalien

Entre être terrorisé et incrédule, il y a un monde...

Portrait de TAZeur

à Vuedechezmoi Portrait de Vuedechezmoi De TAZeur

z.onea.utonomet.emporaire | 15H16 | 13/11/2009 | Permalien

QUI délivrera à Anouk de salutaires doses massives de CHLORURE DE MAGNÉSIUM ?

RÉFÉRENCES : Dr Delbet, Dr Robinet, Dr Neveu.

Portrait de Albufera

De Albufera

Observateur. | 10H34 | 11/11/2009 | Permalien

Je m' interroge sur votre approche de la maladie: voilà maintenant que vous voyez des noeuds psychologiques à défaire que la patiente désemparée -essentiellement confrontée à la mort et à sa disparition- ne va pas tarder à voir elle aussi en se découvrant névrosée par la faute de sa mère. Le vrai noeud est celui -coulant- de la corde passée autour du cou de la patiente qui s' appelle ici cancer. L' accompagnement des patients atteints d' un cancer aussi respectable et éprouvant qu' il soit est la porte ouverte aux petites cuisines psychologiques et psychanalytiques dont on peut se demander si elles ne sont pas là pour rendre supportable l' épreuve au soignant: vous concluez en écrivant vous sentir "plus forte".... vous aussi. Les fameux noeuds à défaire ne sont-ils pas une forme de soucis dilatoire pour oublier l' essentiel qui est la disparition? Pourquoi pas, à condition de ne pas remplacer une souffrance par une autre généralement matinée de ressentiment.

Portrait de taki

à Albufera Portrait de Albufera De taki

13H10 | 11/11/2009 | Permalien

Le système immunitaire d'une personne heureuse est plus fort. La combativité est un facteur important face à toute maladie. De même s'impliquer dans le soin de sa maladie est un facteur d'efficacité du traitement.
Sans toujours comprendre le fonctionnement, ce sont des faits avérés. Tout comme l'effet placebo.
Est ce étonnant ? Pourtant tout le monde sait que l'humeur influe sur l'équilibre hormonal (et inversement). Et personne ne dirait que l'équilibre hormonal est indépendant du système immunitaire. Sans parler des liens avec le système neurologique sympathique ...

Toute maladie n'est pas provoquée par des trouble de la psychée, et il ne faut pas se focaliser la dessus. Une personne très combative va récupérer plus vite d'une fracture du tibia (parce qu'elle s'investira plus dans la réeducation, bougera plus...). Mais c'est clair qu'on ne va pas envoyer toute personne fracturé dans une psychanalyse. Toute maladie est complexe, et joue à plusieurs niveau, et il faut reconnaitre les facteurs et influencer ceux qui sont accessibles. Le tout sans acharnement, le thérapeute doit proposer, pas imposer.
Le patient doit avoir même le droit de rester malade (tant qu'il n'est pas un grave danger pour autrui, et qu'on est pas dans un régime fachiste).

Et puis il y a la fin ... Dans le traitement palliatif d'un cancer, l'accompagnement et prise en charge psychologique est primordiale, elle permet au gens de partir plus sereinement, c'est mieux pour eux, c'est mieux pour la famille, c'est plus facile pour faire le deuil.

Portrait de Nekrobastard

à taki Portrait de taki De Nekrobastard

médecin à Lunéville | 17H17 | 11/11/2009 | Permalien

euh....en fait il y eut des études comparants les patients au bon moral, combatifs.. et ceux plus deprimés etcetc... ayant un cancer:
-pas de modification de l esperance de vie en fonction du groupe
-moins d effets secondaires ( ressentis) dans le groupe des "combatifs"....

quelques exemples

BMJ. 2002 Nov 9;325(7372):1066.

Influence of psychological coping on survival and recurrence in people with cancer: systematic review.
Petticrew M, Bell R, Hunter D.

MRC Social and Public Health Sciences Unit, Glasgow G12 8RZ. mark@msoc.mrc.gla.ac.uk

Comment in:

BMJ. 2003 Mar 15;326(7389):598; author reply 598.
BMJ. 2003 Mar 15;326(7389):598; author reply 598.
Evid Based Nurs. 2003 Jul;6(3):88.

OBJECTIVE: To summarise the evidence on the effect of psychological coping styles (including fighting spirit, helplessness/hopelessness, denial, and avoidance) on survival and recurrence in patients with cancer. DESIGN: Systematic review of published and unpublished prospective observational studies. MAIN OUTCOMES MEASURES: Survival from or recurrence of cancer. RESULTS: 26 studies investigated the association between psychological coping styles and survival from cancer, and 11 studies investigated recurrence. Most of the studies that investigated fighting spirit (10 studies) or helplessness/hopelessness (12 studies) found no significant associations with survival or recurrence. The evidence that other coping styles play an important part was also weak. Positive findings tended to be confined to small or methodologically flawed studies; lack of adjustment for potential confounding variables was common. Positive conclusions seemed to be more commonly reported by smaller studies, indicating potential publication bias. CONCLUSION: There is little consistent evidence that psychological coping styles play an important part in survival from or recurrence of cancer. People with cancer should not feel pressured into adopting particular coping styles to improve survival or reduce the risk of recurrence.

PMID: 12424165 [PubMed - indexed for MEDLINE]

PMCID: 131179

Psychother Psychosom Med Psychol. 1997 May;47(5):163-9.

[Do psychological factors modify survival of cancer patients? I: Review of the literature]
[Article in German]

Faller H.

Institut für Psychotherapie und Medizinische Psychologie der Universität Würzburg.

The present paper addresses the question whether psychological factors influence the course of the disease in cancer patients. Studies investigating this issue are reviewed from a methodological point of view. The main objective is to design guidelines for future research. The review begins with Greer's and his co-workers' study on breast cancer patients. They demonstrated that ways of coping called fighting spirit and denial are predictive of longer survival. However, axillary lymph node status and oestrogen receptor status could not be controlled, because these measures had not been assessed on a routine basis at the time of diagnosis. The Greer study has been stimulating a series of replications. Moreover, investigations into patients with various other cancer sites including melanoma and lung cancer have been performed. In general, results were inconsistent. Studies with positive findings are contrasted by those with negative results. Within positive findings, results were partially contradictory. Moreover, most of the investigations suffered from serious methodological limitations rendering interpretation difficult. The following methodological conclusions can be drawn: Testing of a priori hypotheses instead of multiple retrospective tests; prospective design to prevent that psychological predictors turn out to be indicators of the somatic state of the patient; multi-method and longitudinal assessment of coping and adaptation; homogeneous sample; taking into account all known biological prognostic factors; multivariate statistical analysis.

PMID: 9265197 [PubMed - indexed for MEDLINE]

Portrait de taki

à Nekrobastard Portrait de Nekrobastard De taki

17H46 | 12/11/2009 | Permalien

La deuxième étude indique que le facteur psychologique !seul! n'est pas un critère pertinent de la durée de survie. Je suis d'accord avec ça. Et que pour le reste les donnée ne permettent pas de sortir des affirmations. Mouaif ...
Quand au premier article, un état de l'art de 13 études retenue, ça m'a titillé un peu, et puis en lisant l'article lui même et pas son abstract (merci pour la référence) http://www.bmj.com/cgi/content/full/325/7372/1066 on s'aperçoit que les études citées sont bien loin d'être aussi tranchée que le résumé !

Surtout si on regarde pour l'esprit combatif et le moral (espoir, anxiété).

Portrait de framboise92

De framboise92

Je refleurirai un jour ! | 10H34 | 11/11/2009 | Permalien

Malaise vagal : urgent, demandons un psy !

Portrait de framboise92

à framboise92 Portrait de framboise92 De framboise92

Je refleurirai un jour ! | 14H09 | 11/11/2009 | Permalien

Espérons que le noeud qu'il nous a mis à l'estomac ne dégénèrera pas en cancer !
Depuis 2007, j'ai le noeud à cause de 53% de mord-moi le .... !

Portrait de Gotch

De Gotch

10H37 | 11/11/2009 | Permalien

Moins un consulte un médecin, mieux on se porte. Croyez-en ma femme, qui est malade depuis plus de 25 ans et a enfin tout récemment accepté d'être aidée par un centre anti-douleur. Cela ne la rend absolument pas davantage prête à avoir souvent la visite, ne serait-ce que d'un généraliste. Pour mémoire, il y a presque 20 ans qu'elle n'a pas mis le pied par terre : vivre allongée, elle connaît.

Je suis la seule personne qu'elle accepte. Même nos enfants sont reçus avec réticence. Mais dans sa tête, çà va maintenant. Évidemment, dans vingt ans nous en serons peut-être au même point, alors la mort, c'est loin.

Tout cela pour dire que la meilleure façon de rendre service à cette dame est peut-être de la laisser tranquille, comme l'observe Six Renards.

Portrait de Majesté

De Majesté

Trader à la banque du sperme | 10H53 | 11/11/2009 | Permalien

Je ne suis pas certain que le "couvercle" soit la meilleure des solutions.

Il est vrai que notre civilisation, depuis l'aube du christianisme, nous a toujours dit qu'en cas de malheur, il faut accepter la destinée, parce que c'est la volonté de Dieu, et continuer d'avancer, sans se poser de questions.

A l'époque actuelle, influencés en plus par la cartésianisme, puis par la vision anglo-saxonne de "l'action" plutôt que de la réflexion profonde, nous continuons à emmagasiner toutes sortes de stress et de traumatismes, en les niant ou en leur attribuant une cause physique, extérieure, observable.

Résultat: il nous est impossible de vivre sans somnifères, stimulants, anti-dépresseurs, etc.

Beaucoup d'autres cultures que la nôtre intègrent le côté humain dans leur diagnostic, avec souvent des résultats que nous n'avons pas à leur envier.

A force d'individualiser la maladie, nous avons fini par oublier le pouvoir de l'écoute, des liens humains et sociaux, de l'échange.

Souvent, cette chape mise sur les émotions conduit à des maladies psycho-somatiques. Parfois, dans des cas extrêmes, au suicide.

Plusieurs employés de France Télécoms auraient pu témoigner de l'enfer de la solitude, si on avait pris la peine de leur tenir la main et de les écouter.

Portrait de caro

De caro

délinquante avérée | 10H57 | 11/11/2009 | Permalien

Pourquoi ce texte ? La Rue découvre que parfois la maladie, dont le cancer, peut avoir des causes psy ? mais ce n'est pas nouveau, ma bonne dame. Et puis ? une fois qu'on a trouvé le noeud, on est guéri ? mais non, on sait de quoi on meurt ...

Portrait de tecole74hs

à caro Portrait de caro De tecole74hs

passe repasse trépassera... | 11H56 | 11/11/2009 | Permalien

Pourquoi ce texte? parceque tout le monde n'a pas la même conscience ou la même vision de la vie, et que pour la majorité des gens la maladie est une forme de fatalité, de même que j'ai du mal à expliquer à mes patients que le déni face à leur problématique personnelle peut les amener à tomber physiquement malade. La Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) elle, soigne le corps physique et psychique sur un même plan.

Portrait de caro

à tecole74hs Portrait de tecole74hs De caro

délinquante avérée | 12H53 | 11/11/2009 | Permalien

je suis tout à fait pour la médecine globale qui "soigne le corps physique et psychique sur un même plan", pour moi, c'est l'homéopathie par une homéopathe très versée aussi dans la médecine chinoise d'ailleurs.
Cette approche globale de la maladie n'est pas du tout évoquée dans le texte puisque le médecin, certainement à l'écoute de ses malades, mais désemparée, veut envoyer Anouk chez un psy. Pour tous les cas de cancer dans ma famille très proche, médecins oncologues différents, services hospitaliers différents, aucun n'a proposé cette approche globale du cancer. De toute façon, certains l'aurait acceptée, d'autres pas, ç'aurait été leur choix, même si l'issue aurait été certainement la même dans leur cas. Les malades ne sont pas tous prêts à se remettre en cause, il faut beaucoup de courage.

Caro, une "patiente" pas du tout patiente quand elle est malade ... heureusement pour les médecins, ce n'est vraiment pas souvent ...

Portrait de Compte supprimé le 4 janvier 3

à caro Portrait de caro De Compte supprimé le 4 janvier 3

| 13H50 | 11/11/2009 | Permalien

"Les malades ne sont pas tous prêts à se remettre en cause, il faut beaucoup de courage."

Ouh là ! Donc si les malades sont malades, c'est de leur faute... Je reconnais bien là l'idéologie douteuse des homéopathes et autres adeptes des médecines "alternatives" plus ou moins charlatanesques. Tant qu'à donner dans la magie, l'homéopathie, ça marche moins bien que les sorciers africains ou les guérisseuses bien de chez nous.

Portrait de caro

à Compte supprimé le 4 janvier 3 Portrait de Compte supprimé le 4 janvier 3 De caro

délinquante avérée | 14H38 | 11/11/2009 | Permalien

je parlais du cas très spécifique des différents cancers, tels que j'ai pu les observer dans ma famille. Il y a des cancers et autres maladies complètement indépendants du psychisme des malades.
Parfois il serait intéressant de savoir pourquoi telle personne développe une maladie, alors que d'autres, parfois dans les mêmes circonstances, ne la développent pas.

Je connais des charlatants allopathes ...

EDIT : un bon médecin est un médecin qui doute, cherche, écoute, il n'est pas, comme vous, bardé de certitudes. Si guérir relevait d'une science exacte, ça se saurait.

Portrait de Compte supprimé le 4 janvier 3

à caro Portrait de caro De Compte supprimé le 4 janvier 3

| 16H26 | 11/11/2009 | Permalien

De là à dire que les patients devraient "se remettre en cause"...

Je ne connais pas de médecins bardés de davantage de certitudes que les homéopathes et autres acuponcteurs. Ils sont aussi sûrs d'eux que les guérisseurs et guérisseuses du fond de nos campagnes - et pas plus efficaces. S'ils doutaient, ils s'apercevraient que leur perlimpimpin n'a jamais - je dis bien jamais - fait scientifiquement la preuve de sa supériorité par rapport à l'effet placebo.

Mais bon, on a le droit inaliénable de croire à ce qu'on veut. Car c'est de l'ordre de la croyance, pas de la science.

Portrait de mathias

De mathias

mangeons bio et local :-) | 11H02 | 11/11/2009 | Permalien

Merci pour ce court article simplement courageux et tellement rare, écrire cela c'est encore aujourd'hui prendre le risque d'être traîné dans la boue.

Merci aussi à Rue89 pour ce choix éditorial courageux lui aussi.

Internet est une révolution de l'information aussi pour cela.

Portrait de Lohiel

De Lohiel

non-officiel89.forumactif.net | 11H07 | 11/11/2009 | Permalien

Même les médecins allopathes les plus stricts constatent que la survenue du cancer semble souvent liée à un événement traumatisant (le deuil d'un proche par exemple) ou qu'il est plus courant chez certains types de personnalités... c'est curieux mais c'est comme ça.

Dans les années 70, l'oncologue (absolument pas porté sur les médecines alternatives) qui avait soigné une personne de ma famille, jeune et décédée en deux mois d'un cancer fulgurant, nous avait fait part de son désarroi devant le phénomène, par ces mots : "le cancer, depuis le temps que j'en vois, je sais que c'est une maladie de l'âme"...

Et effectivement, en ce qui nous concernait, il s'agissait bien de quelqu'un qui n'avait jamais réussi à vivre vraiment, après plusieurs événements terribles pendant son enfance, dans les années 40.

Ce n'est pas la seule cause, c'est clair, et c'est celle sur laquelle il sans doute est le moins facile d'agir, mais il n'est pas possible non plus de la nier parce qu'elle ne semble pas rationnelle.

Portrait de eelisa

à Lohiel Portrait de Lohiel De eelisa

Délinquante au coin de la rue | 11H37 | 11/11/2009 | Permalien

Une de mes connaissances a développé un cancer des ovaires après avoir fait une IVG (un peu par obligation, séparation récente et son ex-compagnon ne désirait pas l'enfant)

Personne ne sait au juste si ce cancer découle vraiment de son geste (punition de son âme pour avoir refusé le bébé ?)

Juste une énorme culpabilité pour ceux qui sont restés.

Portrait de Dormeurduval

à eelisa Portrait de eelisa De Dormeurduval

Etudiant | 12H14 | 11/11/2009 | Permalien

Salut Elisa ! Les femmes qui ont subi une IVG ont plus de risques de contracter plusieurs types de cancers (ovaires, col de l'utérus)... Le traumatisme psychologique post-avortement n'arrange rien, pour l'avoir vu de près, mais je ne pense pas que ce soit une cause directe.

Concernant l'article :

"Et puis, je ne sais pas pourquoi mais je lui ai dit : « Une si bonne mère comme vous êtes a du recevoir beaucoup d'amour pour le transmettre avec autant de force et de joie. »"

Nous aussi on ne sait pas. C'est dingue comme votre réplique arrive à pic. Et je ne sous-entends rien.

Portrait de tecole74hs

à Lohiel Portrait de Lohiel De tecole74hs

passe repasse trépassera... | 12H01 | 11/11/2009 | Permalien

Tout aussi peu rationnel mais pertinent:
http://www.alasanteglobale.com/origine.html#tableaux

Portrait de yabonn

De yabonn

Chez moi | 12H07 | 11/11/2009 | Permalien

Un peu comme Albufera, je comprends mal l'idée que vous vous faites de vote rôle.

Une patiente vous fais une certaine impression. Vous basez ensuite votre pratique sur cette impression. Je m'étonne :
- de ne voir dans votre récit aucune méfiance envers vos propres impressions
- de voir qu'une telle impression, non examinée, oriente votre pratique.

Je suis inquiet pour la prochaine patiente pas assez expansive à votre gout : aura t elle, elle aussi, un "comportement"? Vu les positions relatives du soignant et du soigné, je ne sais pas comment vous pouvez espérer faire la différence entre votre subjectivité et votre norme - imposée au patient.

"Plus fortes après cette pause"

Excusez moi, mais dans le cadre de votre pratique, il s'agit du patient.

(edits de clarté)

Portrait de Blaise11

De Blaise11

Ich liebe mich | 12H36 | 11/11/2009 | Permalien

Anouk, aimez !

Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89

Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)

Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)

En savoir plus

Accrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.

123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque

Connectez-vous pour entrer votre code