
Sommet du G8 au Japon : qui dirige réellement la planète ?
Le G8 qui s'ouvre lundi sera peut-être le dernier du genre. Sans la Chine, l'Inde ou le Brésil, quelle est sa légitimité ?

Pendant longtemps, le G8 (autrefois G7) a véhiculé le fantasme du « directoire du monde ». Aujourd'hui, les dirigeants des pays dits les plus industrialisés de la planète s'interrogent ouvertement sur la pertinence de leur structure en l'absence des puissances émergentes comme la Chine, l'Inde ou le Brésil. Le G8 qui s'ouvre lundi sur l'île d'Hokkaido, au nord du Japon, sera peut-être le dernier du genre. Reste une question : qui dirige réellement le monde aujourd'hui ?
A quoi sert le G8 ?
C'est au cerveau fécond de Valéry Giscard d'Estaing que l'on doit le concept de réunir, initialement « au coin du feu » (on était à Rambouillet), les dirigeants des cinq premières puissances économiques mondiales -c'était en 1975- pour discuter des questions monétaires et financières en des temps turbulents de lendemains du premier choc pétrolier (1973).
Mais très vite ce G5 est devenu G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume Uni, Italie, Canada) et a élargi ses sujets de discussion (sida, drogue, environnement…). Très vite aussi, les réunions « au coin du feu » sont devenues de véritables sommets planétaires, avec des « sherpas » (conseillers) pour les préparer tout au long de l'année, des délégations de plus en plus grandes, des dizaines de milliers de journalistes, de manifestants, de policiers…
Dans les années 80, les déclarations finales du G7 ont commencé à ressembler à un « discours sur l'état du monde » vu par les pays riches et puissants (les Occidentaux plus le Japon pour faire court), avec un point de vue sur tout et des recommandations âprement négociées pendant des mois et avalisées par les chefs d'Etat et de gouvernement sans même discussion. A cette époque, assurément, il y a eu la tentation, en particulier à Washington, d'en faire le « directoire mondial », déplaçant le centre de gravité des décisions de l'ONU vers le G7.
La fin de la guerre froide a une première fois changé la donne, avec l'invitation faite à Mikhaïl Gorbatchev de se joindre au club, d'abord comme « ami invité » à un bon repas (ce fut le cas en juillet 1989 à Paris, pour le G7 qui coïncidait avec le bicentenaire de la Révolution française). Puis, à partir de 1996, la Russie rejoint ce qui devient alors le G8.
Paradoxalement, plus il s'est élargi, plus le G8 a perdu de sa pertinence et est devenu un cirque annuel dont les décisions n'avaient que peu d'impact. Certes, les discussions entre « maîtres du monde » sont utiles, mais les déclarations de fin de G8 depuis dix ou quinze ans sont un catalogue de promesses non tenues (vis-à-vis de l'Afrique, par exemple) ou de vœux pieux sur les grands conflits de l'heure.
Après le G8, le G13, G20, G combien ?
La poussée des pays émergents, comme la Chine, l'Inde, le Brésil, ou encore la Corée du Sud, et même l'Afrique du Sud, a rendu de plus en plus anachronique ce club de dirigeants blancs (à l'exception du Japon) repus qui prétendait régir la planète. On a donc commencé à inviter la diversité du monde à l'heure du dessert, pour une concertation et une belle photo de famille multicolore.
Aujourd'hui, cette phase de transition touche à sa fin. Le G8 n'a plus de sens en restant un club fermé non représentatif -l'Italie en fait partie mais pas la Chine ou l'Inde- et tout le monde sent bien que s'il ne changeait pas, ce format tournerait à la farce plus encore qu'à l'obscénité.
C'est là que les problèmes commencent. Quels pays inviter à se joindre au club, et surtout, pour quoi faire ? Il y a les évidents : la Chine, l'Inde et le Brésil, les trois autres membres des « Bric » (Brésil, Russie, Inde et Chine) qui sont les nouvelles puissances économiques du XXIe siècle. Mais comment s'arrêter là ? Le Mexique s'impose au côté du Brésil pour l'Amérique latine. Et l'Afrique ? Elle vivrait mal d'en être écartée : l'Afrique du Sud, malgré ses problèmes, est le candidat naturel du continent noir, même si le Nigeria, le pays le plus peuplé d'Afrique, aimerait le contester ce rôle. On est donc déjà à treize pays. Et qui des puissances financières colossales du Golfe, devenues incontournables ? Au G8 de cette année, le Japon a également invité trois autres pays pour cette concertation d'après sommet : l'Australie, la Corée du Sud et l'Indonésie, pour un G13+3 à coloration nettement plus Asie-Pacifique, plus représentative de la tendance de l'économie mondiale. Sept pays africains (Afrique du Sud, Algérie, Sénégal, Ghana, Tanzanie, Nigeria, Ethiopie) participent par ailleurs lundi à une réunion spéciale sur l'aide au développement, sur fond de promesses non tenues par les pays développés.
On en arrive donc à une sorte de G20 au minimum, pour assurer une représentativité relative de la diversité du monde, des nouveaux pôles économiques et politiques de la planète.
Pourquoi le G8 et pas l'ONU ?
La vraie question est là : élargir le G8 d'accord, mais pour quoi faire ? Pourquoi créer une autre structure au lieu de réformer le système des Nations unies, certes imparfait, mais qui a le mérite d'exister et qui permet à tous les Etats de se faire entendre ? L'ONU a assurément plus de légitimité que le G8/G20 pour être le « directoire mondial ». C'est une organisation universelle, qui traite -en principe- tous ses membres à égalité. Le problème est que les Nations unies ont été paralysées ou inefficaces pendant la majeure partie de leurs soixante ans d'histoire. D'abord par la guerre froide, puis par le torpillage délibéré de la superpuissance américaine, et aujourd'hui encore par les puissances émergentes ou retrouvées de la Russie et de la Chine (voir l'exemple du Zimbabwe en ce moment, de la Birmanie hier, etc.).
Réformer l'ONU s'est révélé une mission impossible. Kofi Annan s'y est cassé les dents, ne parvenant pas à faire passer sa réforme du Conseil de sécurité et du droit de veto représentatif du monde d'hier, pas d'aujourd'hui. La Chine n'a pas voulu y faire entrer le Japon, les Latino-américains se sont neutralisés sur leur choix, et les Européens, Français en tête, se sont accrochés à leur sureprésentation.
Alors exit l'ONU au profit du G20 ? C'est aller un peu vite en besogne. L'ONU reste un outil de légitimation international sans équivalent. Une résolution du Conseil de sécurité peut décider de la paix ou de la guerre, même si sa mise en œuvre est délicate. Une déclaration du G8 actuel ne vaut que le poids du papier sur lequel elle est imprimée. Faire passer la légitimité d'une instance à l'autre est à manier avec précaution, on sait ce qu'on perd, on ne sait pas ce qui va émerger à la place.
Alors, finalement, qui dirige le monde ?
C'est peu dire qu'on est dans une phase de transition du monde dans laquelle tout est fluctuant. Les instances de régulation mondiale sont dans l'impasse : l'ONU, on l'a vu ; mais aussi le FMI dépassé par le monde réel de la finance, ou l'OMC qui ne parvient plus à conclure son nouveau « round ».
Où se trouvera le centre de gravité de demain ? Paradoxalement, l'une des structures qui se réorganise activement est l'Otan, passée en quelques années de bloc de défense de l'Europe de l'Ouest face aux chars soviétiques et qui n'a jamais tiré un coup de feu à l'époque de la guerre froide, à bras armé de l'Occident aux quatre coins du monde, et en particulier en Afghanistan face aux islamistes.
C'est un paradoxe car les Etats-Unis, dont on pensait après l'effondrement soviétique qu'ils étaient la seule « hyperpuissance », selon le mot d'Hubert Védrine, se sont eux-même dévalorisés sous l'administration Bush, en particulier avec leur enlisement en Irak dont ils ne sont pas près de sortir. Mais dans le même temps, ils ont consolidé l'Alliance atlantique, qui est aujourd'hui prête à intervenir dans ce qui était autrefois considéré « hors champ », c'est-à-dire le reste du monde. Et la France s'apprête à réintégrer le commandement militaire intégré de l'Otan sous contrôle américain, rentrant ainsi dans le rang occidental pour le plus grand bonheur des Etats-Unis.
Une instance de concertation mondiale autour d'un G8 élargi à une vingtaine de pays, et une Otan, bras armé de l'Occident transformée en gendarme du monde : est-ce à cela que ressemblera le monde de demain ? Difficile d'y voir un gage de stabilité et de progrès… La seule certitude est que l'organisation actuelle du monde prend l'eau de toutes parts et qu'il est urgent d'en inventer une autre.
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De Mon-Al
roturière :-) | 14H55 | 06/07/2008 |
LE FRIC …..
à Mon-Al
De Lohiel
non-officiel89.forumactif.net | 15H54 | 06/07/2008 |
La Mondialisation n'aura pas lieu. Ce mouvement économique globalisé dont nous craignons tous les conséquences inhumaines ne pourra pas se poursuivre, parce qu'il s'agit d'un système entièrement appuyé sur l'énergie abondante et bon marché. Qui, elle, est irrémédiablement condamnée.
Yves Cochet (Député Vert du 14e Arrondissement de Paris) tente d'attirer notre attention depuis plusieurs années déjà. Aujourd'hui les faits lui donnent raison.
Nous sommes drogués au pétrole, nous ne pouvons pas nous en passer, nous sommes prêts à tout pour continuer notre addiction. Nous, c'est-à-dire le tiers le plus riche des habitants de la planète. Cette situation, à elle seule, aura bientôt des conséquences dévastatrices dans tous les domaines, sur tous les continents. La hausse actuelle du cours des hydrocarbures n'est pas un simple choc pétrolier - comme ceux que nous avons affrontés en 1973 et 1979 - c'est la fin du monde tel que nous le connaissons.
Chronique parue sur le site Actu-Environnement (29 mai 2008)
http://www.yvescochet.net/wordpress/ ? p=125
En effet, la mondialisation économique semble poursuivre inexorablement sa route. Mais si les entreprises délocalisent aujourd'hui, ce n'est pas en vue d'un expansionnisme à long terme : c'est pour faire un maximum d'argent le plus vite possible. Nous nous obstinons à contempler l'arbre qui cache la forêt.
Ceux qui tirent des bénéfices du système n'ont plus qu'un seul objectif : accélérer le pillage de tout ce qui peut encore produire de la richesse, de toutes les manières imaginables. Afin d'être parfaitement à l'aise le jour où il deviendra indispensable pour eux et leurs proches de se mettre en sécurité. Protégés du réchauffement sous des climatisations puissantes. Comme de la vue - et de la riposte - de l'humanité en dérive dans un environnement saccagé.
Aucune conspiration secrète là-dedans : leurs résidences ultra-luxueuses, surveillées par des milices privées, existent déjà. Les hôtels cinq étoiles en plein désert ou sur des îles isolées sont photographiés pour les magazines sur papier glacé. Tout se passe au grand jour, l'information existe : il suffit d'observer.
Noam Chomsky remarque que dans la population générale, seule une petite partie de la société participe aux décisions : élus, journalistes, universitaires, etc. « Ceux-là, dit-il, il convient donc de les endoctriner ». Les autres, qu'il évalue à au moins 80%, il suffit de les faire obéir, car « ce sont eux qui payent ». Et voilà pourquoi Monsieur le Lay vend du temps de cerveau disponible.
Il est encore assez courant de croire que les grands de ce monde ont le nez sur le guidon, ne prévoient rien, nous mènent à la catastrophe sans réagir. En réalité (et nous le savons aussi) ils disposent des services d'informations les plus puissants qui soient.
Et s'ils n'ont rien dit, s'ils ont discrédité ceux qui tentaient d'informer le public, c'est simplement pour pouvoir vendre leur camelote le plus longtemps possible.
Le mouvement s'accélère et beaucoup d'Etats autrefois démocratiques, mais désormais noyautés par les bénéficiaires directs de ce mécanisme d'aspiration des richesses, n'hésitent plus à recourir à une répression de plus en plus violente pour faire taire les mécontents. En particulier ceux qui s'opposent à la liquidation du bien commun, qui paraît-il, maintenant, coûte trop cher. Les pillards ne sont jamais rassasiés.
En France, une alerte du Syndicat de la Magistrature, la contestation du système va bientôt être assimilée au terrorisme :
http://www.syndicat-magistrature.org/IMG/pdf/communique_DACG.pdf
La fin du pétrole signifie la relocalisation des cultures vivrières, la réactivation du tissu social qui a été méthodiquement neutralisé, euthanasié même, afin que tout lien d'échange désintéressé soit remplacé par une transaction financière taxable. Le pouvoir ne pourra pas se mondialiser : la fin du pétrole signifie une reprise en main par le citoyen de son destin, à l'échelle de communautés plus modestes… mais aussi plus humaines.
Et c'est à nous de nous en occuper : nous devons cesser de nous en remettre à eux et admettre enfin qu'ils ne nous sauveront pas, car cela n'a jamais été leur but.
Comme nous l'ont écrit les Anciens Hopis, depuis l'Arizona, en 2002 : Nous sommes ceux que nous attendions.
http://lohiel.over-blog.net/article-20650603.html
à Lohiel
De pablico
17H30 | 06/07/2008 |
a la lecture de votre lien du syndicat de la magistrature, on se demande quel sera le mode de démocratie future. La contestation, les manifestations, les colères, font partie du débat démocratique tel qu'on le connait.
Le président lui-même s'est gaussé publiquement : quand il y a une grève en France personne ne s'en rend compte.
va-t-on vers une dictature douce, ou dure ?
Si je vous ai bien compris : il faut attendre la fin du pétrole pour que tout se calme ?
faute de carburant, c'est plus dur de faire la guerre ?
faute de carburant, on va se consacrer à ne pas mourir de faim, et pendant ce temps là on n'aura plus d'état d'âme ?
à pablico
De Ellwe
Rêveur | 21H47 | 06/07/2008 |
« Va-t-on vers une dictature douce » ? On est déjà en plein de dedans. Ce qu'on pourrait appeler un « totalitarisme mou »… C'est malheureusement une triste réalité, mais une réalité tout de même.
Quant à déduire du message de Lohiel qu'il faille attendre la fin du pétrole passivement, je pense que c'est radicaliser le propos. Cette fin du pétrole, on peut l'entendre comme une « revanche » de la Terre qui est à bout de souffle. Ceux qui l'épuisent pour en retirer une richesse matérielle n'auront bientôt plus rien à en retirer. La Terre nous a beaucoup donné, à présent elle nous en retire. Et si les hommes sont incapables de changer de modèle économique, ils le feront forcément par la force des choses. Mais à ce moment-là, ce sera déjà trop tard pour soigner cette Terre malade. D'où l'importance d'agir et de ne pas attendre passivement, à contempler le chaos et la destruction.
à pablico
De Lohiel
non-officiel89.forumactif.net | 21H48 | 06/07/2008 |
c'est vrai, ça ne dépend QUE de nous pour que ça se passe bien, la mutation…
et là c'est clair que déjà ce sera pas facile de s'unir dans l'effort de transformation plutôt que de se perdre définitivement dans la bagarre… surtout qu'il y en a certains qui nous mettent méchamment des bâtons dans les roues…
à pablico
De quetzal2012
enseignant précaire | 22H01 | 06/07/2008 |
N'oublions pas qu'il existe des alternatives à cette insulte aux trois quart de l'Humanité que constitue la réunion du G8, notamment en Amérique Latine :
http://bellaciao.org/fr/spip.php ? article64741
http://alternativealaconstipationdelapensee.blogspot.com
à pablico
De tooms4444
p'tit con | 08H49 | 07/07/2008 |
Pas la peine d'attendre la fin du pétrole ; des voitures électriques ont DEJA existé et c'est possible :
http://www.pluginamerica.org/dontcrush.shtm
Reste à savoir si cela est effectivement écologique (comment produit-on l'électricité qui les meut ? ).
On va nous vendre le pétrole jusqu'à la dernière goutte, ça c'est sûr. Et ensuite la pub nous fera payer plus cher un produit de substitution en nous racontant que les coûts de développement sont prohibitifs.
à tooms4444
De jcb29arz
Retraité à Dijon (Bourgogne) | 01H40 | 09/07/2008 |
POUR SAUVER LA PLANETE…
LA SOLUTION DE GUY NEGRE
Un Ingénieur Français… et Niçois !
Véhicules et technologies écologiques
L'AUTOMOBILE PROPRE
« ZERO POLLUTION »
Véhicules et technologies écologiques
1 €uro pour parcourir 100 km.
MDI Enterprises S.A. Motor Development International S.A.
http://www.mdi.lu/
Documentation Générale MDI http://www.mdi.lu/doc.pdf
VIDEO France 2 JT 13 H – 3 Janvier 2008 http://www.dailymotion.com/search/mdi/video/x3xvjv_la-voiture-a-air-comp…
ENVIRO 2B « Interview de Guy Nègre » http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/75…
Ses véhicules seront commercialisés en France en 2009 ! ! !
à Lohiel
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 21H45 | 06/07/2008 |
Tout ce qui est ostensible est pour la galerie. Quand les Grands veulent discuter, ils n'invitent personne et on ne le sait pas. Les G8 servent de distraction.
http://nouvellesociete.org/5161.html
Pierre JC Allard
à Lohiel
De Raoul le Maléfique
bosse dans un fond et ne vit pas au... | 21H13 | 07/07/2008 |
Je n'ai pas besoin du clown Yves Cochet ou de l'autre pastèque Mamère pour me rendre compte des ravages de l'ultraliberalisme mondial sur la planète…..
Je n'ai pas besoin de l'ultra gauchiste haineux qui déteste l'Amérique Noam Chomsky pour me rendre compte de l'influence qu'a l'ultraliberalisme sur les guerres….
Pour info les Etats-Unis abritent d'autres penseurs et intellectuels, que votre chéri CHOMSYYYYYYY ! ! ! !
Je n'ai pas besoin de ces grands guignols pleurnicheuses du syndicat de gauche de la magistrature pour me donner des leçons de morale sur la sécurité ou le terrorisme….
Attention trop lire Politis ou le monde diplo peut rendre profondément con et sectaire….
De Beeks
14H56 | 06/07/2008 |
pas moi ça c'est sur.
De skalpa
actif et militant ? | 23H49 | 06/07/2008 |
Allez, je réveille mon côté rastafarilliminati,

la réponse est :
http://kprodukt.blogspot.com
à skalpa
De pomme53
Médiation | 16H55 | 07/07/2008 |
Somptueux !
De Pinoo
Artiste | 15H03 | 06/07/2008 |
On devrait le nommer autrement le G8, comme le célèbre jeu vidéo : GT ► Gran Turismo. Car il ne sert qu'à s'en mettre plein l'estomac à ceux qui le composent. Et plein les poches. Et à chaque réunion, c'est pareil : même joueur, joue encore. Disons, que le G8 se modifie grandement. Soit G20, soit toujours G8, seuls les acteurs auront changé. Je verrais bien la Chine, les pays de l'Est, du Moyen-Orient et l'Amérique latine. Les States et l'Europe sont foutus en tous cas et on l'aura voulu. C'est une question de cycles.
De hood
Cordiste | 15H04 | 06/07/2008 |
A lire : les nouveaux maitres du monde de Jean Ziegler
à hood
De Martin D
08H50 | 07/07/2008 |
je l'ai lu il y a 2 mois, il est magnifique ce livre !
il décrit comment les gvnmts n'ont plus que très peu de pouvoirs, car la majorité des pouvoirs appartiennt au lobbie industriel qui dicte sa loi…
à hood
De ih844
enseignant | 20H57 | 08/07/2008 |
jean Ziegler ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! qui à Fidel Castro comme modèle : BRAVO
De virginie78
Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 15H05 | 06/07/2008 |
Qu'à une époque, quelques chefs d'Etat se réunissent, entre hommes, loin des tumultes diplomatiques et journalistiques, devaient être quelque part salutaire pour règler de manière informelle des problèmes politiques ou économiques qui auraient pu prendre rapidement une ampleur exagérée ou catastrophique.
Mais aujourd'hui, cette sauterie annuelle, ayant changé de décor et de mode de perception évenementtielle, peut paraitre « has been » face à la mondialisation de l'économie et au pouvoir des puissances économiques qui se fait fi des frontières nationales.
Les frontières-nations que symbolisent nos chefs d'Etat sont dépassées. Et je suis persuadée qu'il existe des même « sauteries » entre dirigeants de ces puissantes structures économiques internationales où là, réellement, l'avenir du monde est discuté sur le plan énergétique, alimentaire, etc.
Alors, le G8, pffff ….
De Pierrrrre
15H09 | 06/07/2008 |
»….et une Otan, bras armé de l'occident transformée en gendarme du monde : est-ce à cela que ressemblera le monde de demain ? Difficile d'y voir un gage de stabilité et de progrès…. »
==> il est vrai que la prééminence d'un islamisme conquérant ou d'un marxisme renaissant serait plus porteur de « stabilité et de progrès ».
Oui, je crois qu'un monde occidental doté d'une force d'intervention rapide et efficace est un gage de stabilité dans le monde.
Oui, je crois que la fermeté de ce monde occidental est indispensable pour éteindre les tentatives d'embrasement, en Amérique latine, en Afrique, dans le Proche Orient, en Iran.
Je porte espoir dans le fait que la réussite de l'opération Betancourt soit emblématique de l'attitude à avoir face au terrorisme international, par une absence de concession et un combat sans merci.
Je crois que la mondialisation sera porteuse de démocratie et de nivellement des différences de par le monde.
Je pense que l'ONU est muselée par le fait que les nations puissantes démocratiques y sont représentées au même niveau que d'autres petites nations despotiques,
ce en quoi le G8 est une excellente initiative de contre pouvoir.
L'illustration caricaturale qui en est faite sur la photo de l'article semble afficher le fait que cet avis n'est pas partagé.
à Pierrrrre
De virginie78
Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 15H11 | 06/07/2008 |
Pierre, tant qu'il y aura plus de la moitié de la planète qui crève de faim, vous ne pourrez trouver cette stabilité dont vous rêver, car les autres n'auront qu'un rêve : nous éliminer pour pouvoir manger et ceci, tous les jours !
à virginie78
De Pierrrrre
16H26 | 06/07/2008 |
»….tant qu'il y aura plus de la moitié de la planète qui crève de faim, vous ne pourrez trouver cette stabilité dont vous rêver…. »
==> D'abord, je ne me sens pas responsable de la misère de l'humanité.
Je suis d'accord pour leur tendre la main, mais pas pour un assistanat à vie,
pas pour l'entretient de potentats s'engraissant sur la misère de leur peuple.
D'autre part, si vous voulez fertiliser le désert,
il ne sert à rien de l'arroser avec l'eau de votre oasis :
le désert restera désert et asséchera l'oasis.
Je sais que ma démarche est égoïste, pragmatique,
mais que voulez-vous, je tiens tant à mon petit point d'eau fraîche,
que je me méfie de ceux qui essayent d'en polluer la rive, et suis prêt à les en éloigner… aussi sec.
à Pierrrrre
De totolarigo
16H48 | 06/07/2008 |
il faudrait deja que les multinationales arretent de piller l'Afrique en polluant les rives de leurs petits points d'eau fraiche et financant des guerillas pretes a mettre au pouvoir des dictateurs pour remplacer ceux qui veulent eloigner les pillards et etablir une democratie.
à Pierrrrre
De hogan
actif | 17H26 | 06/07/2008 |
D'abord, je ne me sens pas responsable de la misère de l'humanité.
Ah non ? Regardez ce que vous consommez, le prix que vous le payez, le pays d'où çela vient, la nécessité que vous avez d'avoir ce produit…
Il est révolu le temps où l'on pouvait moralement ce dire : « C'est un enfant qui a produit ma paire de Nike ? Et alors c'est pas ma faute… » Si ces produits sont fabriqués, c'est parce-qu'il y a des irresponsables qui les achètent.
Donc oui, nous avons tous une part de responsabilité, du simple fait qu'acheter est un acte, et qu'un acte a des conséquences.
La consommation d'une part de l'humanité entraîne l'exploitation de l'autre part…
à hogan
De Naradamuni
sans | 18H41 | 06/07/2008 |
++++
Consommer du latin consumarèa : Achever ! !
à hogan
De Pierrrrre
18H43 | 06/07/2008 |
»..La consommation d'une part de l'humanité entraîne l'exploitation de l'autre part… »
==> et donc, quand vous vous tartinez du Nutella, vous avez une pensée pour ces enfants chinois qui triment à récolter les petites graines ?
mais vous êtes la bonté même, je vous assure.
J'espère que ça ne vous gâche pas trop le goût de votre tartine.
à Pierrrrre
De hogan
actif | 19H10 | 06/07/2008 |
Je n'ai pas de pensée quand je mange ma tartine de Nutella, je ne mange pas de Nutella, quand je consomme je paie des produits qui permettent à leurs producteurs de vivre. On trouve bien normal que le boulanger du coin de la rue vive de son travail, alors pourquoi pas le producteur de café du bout du monde ? Justement parce-qu'il est à l'autre bout du monde, et que contrairement au boulanger il ne peut pas vous mettre un coup de boule ? Il y aurait donc une part de lâcheté dans l'asservissement du sud par le nord ?
à hogan
De Lohiel
non-officiel89.forumactif.net | 21H44 | 06/07/2008 |
oui, perso je fais aussi attention à acheter le plus local possible pour éviter le transport, sauf de temps en temps commerce équitable… j'ai pas beaucoup de sous donc ça me permet de faire comme de petits « dons » - vu la différence de prix- à des structures qui sont intéressantes pour les petits producteurs du bout du monde et d'avoir en prime un bon produit.
…par contre, j'évite à mort le sur-transformé qui en plus est souvent plein d'OGM (pas de nutella, ni confiseries chocolatées genre kitkat, nestlé et consorts, liste noire OGM tout ça)
…et j'ai remarqué que sans télé, on a pas d'envie compulsive d'achats comme autrefois quand on l'avait chez moi… beaucoup plus facile d'apprendre à consommer juste l'indispensable…
à Lohiel
De Martin D
08H59 | 07/07/2008 |
bonjour Lohiel,
idem, pas bcp d'argents moi aussi, j'essaie de ne pas acheter en grande surface car on y va pour un truc, mais on ressort au final avec 15 trucs sans acheter ce qu'on voulait au départ…
du coup, les petites surfaces comme lidl, ou le petit casino ou les épiceries arabes ou turcs de mon quartier me suffisent…c'est cher à l'achat, mais sur le long terme, il y a des économies (pas d'achat plaisir, juste des achats pour vivre)…
à Pierrrrre
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 15H57 | 06/07/2008 |
Merci Pierrrre, vous avez le mérite d'afficher vos convictions pour ce qu'elles sont : des points de vue subjectifs dénués de toute objectivité et n'en réclamant guère, ou si peu.
Plus sérieusement, l'OTAN, « force d'intervention rapide et efficace » : OK, mais quelle légitimité derrière l'utilisation de cette force ?
Récemment l'OTAN a surtout servi, au-delà des opérations semi-publiques en Afghanistan et ailleurs, a mettre en place le circuit des extraordinary renditions décidées par M. Bush et sa clique de néo-cons.
On a ainsi pu voir que l'imam égyptien Abu Omar, enlevé à Milan par des agents de la CIA - actuellement sous le coup d'un mandat d'extradition délivré par la justice italienne -, a transité par la base aérienne d'Aviano, qui appartient à l'OTAN, avant d'aller se faire torturer dans les geôles égyptiennes.
Quant à l'ONU, il semble que son problème soit plutôt l'influence démesurée - le droit de veto - des grandes puissances que celui d'une soi-disante égalité des Etats entre eux.
Quand on sait en plus que les votes à l'ONU font l'objet d'intimidations de la part des grandes puissances - si vous votez pas pour nous, bye-bye pour l'accord de libre-échange ou l'aide économique… on doute que le problème soit que les « petites nations despotiques » (démocratie rimant avec grande puissance, comme chacun sait) aient le même niveau que la Trilatérale (USA, Europe, Japon).
Enfin, G8, un « contre-pouvoir » ; on ne partage d'évidence pas la même notion du droit constitutionnel ni de la démocratie et de ce que peut signifier un « contre-pouvoir ».
Ravi de vous entendre (sincèrement), il faut bien que quelqu'un représente dans la Rue les opinions que vous relayez. Salut !
à Network 23
De Pierrrrre
16H57 | 06/07/2008 |
»….Plus sérieusement…. »
==> j'allais vous le suggérer
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« ….. l'OTAN, “force d'intervention rapide et efficace” : OK, mais quelle légitimité derrière l'utilisation de cette force ? …. »
==> c'est d'une naïveté.. vous voulez quoi ? un référendum populaire mondial et démocratique pour chaque intervention de l'OTAN ?
la « légitimité » de l'OTAN n'est que dans la conviction et la détermination de l'emploi de sa puissance.. comme toute force armée…
C'est une coalition armée de pays occidentaux et démocratiques qui défendent leurs interets dans le monde et se protègent de toute agression.
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« ……..Récemment l'OTAN a surtout servi, au-delà des opérations semi-publiques en Afghanistan et ailleurs, a mettre en place le circuit des extraordinary renditions décidées par M. Bush et sa clique de néo-cons. …. »
La « clique »… évitez d'utiliser cette terminologie stalinienne.
L'OTAN, sans elle, nous serions aujourd'hui communistes,
je serais moi même très certainement inscrit au Parti Communiste afin d'avoir un grand logement et obtenir un travail bien placé pour mes enfants.
Et dans mon salon, il y aurait le portrait de Staline, afin que les rapports que ma femme de ménage ferait régulièrement à son commissaire politique me soient favorables.
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»…On a ainsi pu voir que l'imam égyptien Abu Omar, enlevé à Milan par des agents de la CIA - actuellement sous le coup d'un mandat d'extradition délivré par la justice italienne -, a transité par la base aérienne d'Aviano, qui appartient à l'OTAN, …. »
==> Ça vous inquiète ? moi, ça me rassure de savoir qu'il existe des hommes qui traquent le terrorisme et assurent ma sécurité et celle de ma famille.
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»…Enfin, G8, un « contre-pouvoir » ; on ne partage d'évidence pas la même notion du droit constitutionnel … »
==> c'est quoi ça ?
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»…ni de la démocratie… »
==> ah ça non, je ne la vois pas du même coté du mur que vous
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»…..Ravi de vous entendre (sincèrement), il faut bien que quelqu'un représente dans la Rue les opinions que vous relayez….. »
==> navré, je ne relaye aucune opinion, ce sont les miennes, tout simplement.
Pour les vôtres, ce sont simplement celles de tous les autres ici… et ailleurs…c'est le politiquement correct qu'il est bon de colporter si on veut bien se faire voir dans une conversation de cantine, de salle des profs ou du bac à sable d'en bas de l'immeuble.
Inutile de me le dire, je sais tout ce que vous pensez sur tous les problèmes sociaux, économiques, familiaux, politiques…
je sais ce que vous votez, toutes élections confondues,
vous êtes la transparence même…