
Réforme des institutions : des avancées et des pièges

Le processus de réforme des institutions poussé par Nicolas Sarkozy parvient à son terme, sans que l'on sache encore s'il sera couronné de succès ou jeté aux orties. La fin de parcours de ce projet, lancé il y a un an, est pour le moins chaotique.
Après un travail préparatoire réalisé par un comité de » sages » présidé par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur, puis un débat animé au Parlement, le projet -qui touche près de la moitié des articles de la Constitution- doit être soumis au vote des deux chambres réunies en Congrès lundi prochain. Une majorité des trois cinquièmes est nécessaire pour son adoption, ce qui est loin d'être acquis, le PS ayant appelé à voter contre.
Dans une interview au Monde, le chef de l'Etat a remis des propositions de dernière minute sur la table, pour tenter d'amadouer quelques élus récalcitrants, notamment les radicaux de gauche. Il garantit ainsi que l'opposition pourra répondre à la télévision chaque fois que le Président s'y exprimera ; il suggère une réduction du nombre d'élus pour former un groupe parlementaire ; il se dit ouvert à une modification du mode d'élection des sénateurs…
Mais ces propositions arrivent bien trop tard : le Sénat a voté dans la nuit de mercredi à jeudi le texte dans des termes identiques à ceux qui ont déjà été adoptés par l'Assemblée. Impossible, donc, de reprendre l'ouvrage, sauf à reporter la date du Congrès…
Ce projet de révision est ambivalent : il comporte des avancées certaines, en terme de démocratie et de libertés publiques. Mais en affaiblissant le rôle du Premier ministre, il renforce les pouvoirs du Président, déjà écrasants dans le système de la Ve République. Sans pour autant accroître sa responsabilité face au législateur. Et il laisse de côté la réforme du Sénat, chambre qui, du fait de son mode d'élection, a toujours connu une majorité de droite. Il n'aborde ni la question du cumul des mandats (dont le comité Balladur demandait pourtant l'interdiction) ni celle d'une introduction d'une dose de proportionnelle dans le scrutin des législatives.
Quelles sont les principales dispositions du projet ?
La presse a surtout évoqué la limitation du nombre de mandats du Président (à deux successifs) et sa volonté de pouvoir s'exprimer devant le Parlement. Mais la réforme va bien au-delà. Officiellement, elle vise à rééquilibrer les pouvoirs au profit du Parlement et à renforcer les droits des citoyens.
Renforcement des pouvoirs du Parlement :
- Jusque-là, le gouvernement contrôlait entièrement l'ordre du jour parlementaire, ce qui n'était pas ce qu'on faisait de mieux en terme de » séparation des pouvoirs » . Ce pouvoir serait désormais partagé à parts égales. (Mais la majorité continuerait de nommer les présidents de toutes les commissions et l'opposition ne pourrait fixer l'ordre du jour qu'une journée par mois).
- L'article 49-3, qui prévoit l'adoption d'un texte sans vote, ne serait pas supprimé (hélas) ; mais il ne pourrait désormais être utilisée que pour la loi de finances, le budget de la Sécurité sociale et » un autre texte par session » .
- Certaines nominations devraient avoir le feu vert des commissions parlementaires concernées. Elles pourraient s'y opposer à la majorité des trois cinquièmes.
Renforcement des droits des citoyens
- Une » exception d'inconstitutionnalité » permettrait aux justiciables de contester, devant le juge, la conformité à la Constitution de dispositions législatives. Le juge se tournerait alors vers le Conseil constitutionnel. La plupart des pays occidentaux disposent d'une telle disposition. A la fin des années 1980, Robert Badinter, président du Conseil constitutionnel, avait suggéré de l'intégrer dans la Constitution, mais sans succès.
- Un référendum d'initiative populaire » : il pourrait être déclenché à l'initiative d'un cinquième du nombre de parlementaires et d'un dixième du nombre d'électeurs (soit plus de 180 parlementaires et 4,5 millions de signataires).
- Les citoyens pourraient saisir directement le Conseil supérieur de la magistrature, de même qu'un « défenseur des droits ».
- La présidence du Conseil supérieur de la magistrature, actuellement dévolue au président de la République, serait confiée au Premier président de la Cour de cassation et au procureur général près cette cour.
Qui en sort renforcé ?
Une chose est sûre, ce n'est pas le Premier ministre. Officiellement, il s'agit de rééquilibrer les pouvoirs du législatif face à celui de l'exécutif. Et de fait, pas une seule disposition (à part la faculté du président de la République de s'adresser au deux chambres réunies en Congrès) ne renforce les prérogatives de l'exécutif.
Mais par un jeu de bascule, le Président voit sa fonction renforcée. Certains constitutionnalistes jugent même que la réforme n'a pour but que de présidentialiser un peu plus le régime de la Ve République.
C'est le cas de Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel à l'université de Montpellier, qui explique dans Libération que cette réforme ne vise qu'à mettre fin à la » dyarchie » Premier ministre/Président, au profit du second. Le Premier ministre doit partager avec les présidents des groupes parlementaires son pouvoir de fixer l'ordre du jour du travail législatif. Rousseau ne croit pas à un rééquilibrage au profit du Parlement, qu'il considère comme soudé à l'exécutif.
Le risque de la réforme est donc d'accentuer la dissociation entre pouvoir (Président) et responsabilité (Premier ministre) : le parlement ne pourra frapper que le ménin, à défaut de pouvoir s'en prendre au dauphin…
Pourquoi le PS s'oppose-t-il à la réforme ?
Le PS reproche principalement au projet de ne pas réformer le Sénat, chambre condamnée à rester de droite par son mode d'élection. Le Sénat, qui est censé représenter » les territoires » de la France, est en effet élu par un collège électoral, composé d'élus locaux, et où les communes rurales sont surreprésentées. Avec pour résultat que la chambre haute ne connaît jamais d'alternance. Est-ce compatible avec la » démocratie irréprochable » que prône Nicolas Sarkozy ?
Dans son entretien au Monde, Nicolas Sarkozy apporte son soutien à une proposition de loi déposée en 1999 par le sénateur UMP Henri de Raincourt, et qui propose d'abaisser de 30 000 à 9 000 le seuil de population à partir duquel les communes élisent des délégués supplémentaires. Une ouverture rejetée le PS, qui la juge à la fois trop tardive et insignifiante.
Quels sont les risques d'échec du projet ?
Pour Nicolas Sarkozy, déjà très bas dans les sondages, l'enlisement de la réforme serait un grave revers. Comme l'a remarqué l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin :
» Un échec abîmerait l'ensemble du bilan [de Sarkozy] et compliquerait la situation politique. »
Les risques d'échec sont importants, car le PS affiche jusque-là une solide unité. Par ailleurs, une dizaine de députés UMP, qui vénèrent la Constitution de la Ve République dans sa forme originale -celle voulue par » le Général » - menacent de voter contre la réforme.
Nicolas Sarkozy et son équipe doivent s'employer à retourner un par un les récalcitrants les plus influençables, pour parvenir à la fameuse majorité des trois cinquièmes d'ici lundi.
Jack Lang, qui était membre du comité Balladur, a fait part de ses hésitations dans une tribune publiée dans Le Monde. Un appel du pied auquel Nicolas Sarkozy a répondu dans son interview au même journal.
Pour obtenir les voix des élus du Parti radical de gauche, Sarkozy a accepté que le seuil de constitution d'un groupe à l'Assemblée soit abaissé de vingt à quinze députés. Mais d'autres négociations plus discrètes ont lieu sur une base individuelle. Mercredi soir, Bernard Debré, élu UMP et fils du principal rédacteur de la Constitution originale, a ainsi renoncé à s'opposer à la révision constitutionnelle. Il y a quelques jours, pourtant, il déclarait pourtant martialement :
» Nous sommes une dizaine de parlementaires UMP décidés à voter contre la réforme de la Constitution. »
Entretemps, il a eu droit à un tête-à-tête avec le Président de la République.
► Lire aussi l'édito Nicolas Sarkozy, un président incompris ?
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De Chad
12H56 | 17/07/2008 |
La droite est aux ordres. Elle votera la réforme des institutions. C'est au centre que cela se jouera. Le PS est-il capable de s'opposer à cette majorité ? Ou plutôt en a-il la volonté ?
Il me semble que non.
Je vois bien une abstention de quelques-uns, un vote oui de quelques-autres qui permettrait à cette réforme de passer.
On verra bien. J'espère me tromper rien que pour gêner (un peu) le président qui a l'air de tenir particulièrement à ce projet.
à Chad
De Marat l'ami du peulple
citoyen juriste | 13H27 | 17/07/2008 |
bien sur que la droite est aux ordres ! ! qu'est ce que c'est que cette « majorité » qui se fait convoquer à l'Elysée ? , ou est la séparation des pouvoirs ? ce projet cher au « président amateur » ne ferait qu'entériner son omniprésence et son admiration pour le président des usa, faut pas qu'il oublie qu'aux USA le Congrés a de vrai pouvoirs qu'il n'est aux ordres de personnes et certainement pas du Président ( qu'il peut destituer par ailleurs)
Enfin derniere précisons, le Congrés compte 100 sénateurs et environ 365 rprésentants pour 300 millions d'habitants, Chez nous députés + sénateurs= environ 900 à 1000 parlementaires pour 60 millions d'habitants……la soupe est vraiement bonne pour ces chambres d'enregistement et « d'enrichissement.
à Marat l'ami du peulple
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 16H35 | 17/07/2008 |
Le nombre des membres de la Chambre des Représentants aux USA est 435.
à Chad
De kkadim
service public rhone alpes | 14H34 | 17/07/2008 |
je partage votre point de vue : nous verrons le « courage » de nos « socialistes ».je redoute leur médiocrité.
à Chad
De pablico
16H24 | 17/07/2008 |
changer la constitution, fait penser à ces gamins qui changent la règle du jeu, pour que ce soit la règle qui s'adapte au jeu, et non le jeu qui s'adapte à la règle.
c'est un peu cela qu'on fait là non ?
à Chad
De NING
16H29 | 17/07/2008 |
La modification de la constitution passera grâce
à des apostats comme DJAK LANGUE(mauvaise)et des cumulards-danseurs comme VALSE (mauvaise orthographe voulue)
à Chad
De Beryl
22H16 | 17/07/2008 |
Ce qui est hilarant : ceux qui voteront oui sont ceux qui gicleront aussi, selon le bon plaisir du petit despote, lequel leur met un pistolet sur la tempe : tu votes non, je te flingue, tu votes oui, je te flinguerai plus facilement, si besoin.
Cetteclasse politique, c'est vraiment de la tourbe.
à Chad
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 01H01 | 18/07/2008 |
Ce qui sera fait et ne sera pas conforme à la volonté populaire sera défait par la prochaine majorité. Si on ne met pas en place une vraie procédure de consultation populaire, nous entrons dans une phase de va-et-vient et de stagnation sur le plan des institutions.
La consultation populaire doit pouvoir : 1) etre lancée par n'importe qui sur n'importe quoi sur Internet, 2) être reprise via le réseau des cartes bancaires si elle obtient 100 000 appuis IDENTIFIÉS, 3) être soumise à la population par réferendum, si elle en obtient 1 000 000 sur ce réseau.
Toutes les propositions a être soumises a référendum peuvent l'ëtre simultanément à jour fixe, une fois par année. Les propositions acceptées par référendums peuvent être sujettes à un veto dilatoire du Président pour un an. L'années échue, chaque proposition est soumise de nouveau à la population et, si elle est encore une fois acceptés, devient loi sans autre discussion.
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/613.html
http://nouvellesociete.org/620.html
à pierrejcallard
De guynaouec
Tête de con Breton | 12H58 | 18/07/2008 |
Bonjour les propositions populistes ! ! ! !
De stangrof
13H24 | 17/07/2008 |
Bonjour, comme etienne chouard,
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/
Je soutiens que les hommes de pouvoirs ne devraient pas changer les régles du pouvoir.
Seuls les citoyens doivent établir les régles sous lesquelles ils vivent sinon les hommes politiques pourraient même ne pas tenir compte d'un referendum ! : -(
A bientôt
De Marat l'ami du peulple
citoyen juriste | 13H33 | 17/07/2008 |
Tout a fait d'accord avec toi, en effet comment par exemple le non cumul des mandats pouraient être proposés par des députés ou des sénateurs ? ils ne vont pas se tirer une balle dans le pied ! !
Je suis pour le « vrai » réferendum » d'initiative populaire pour débattre notamment du cumul, Guy carcassonne Prof de Droit Constitutionnel et membre de la commission Balladur l'a déclaré aussi comme étant une priorité.
à Marat l'ami du peulple
De kkadim
service public rhone alpes | 14H35 | 17/07/2008 |
il faudrait tout au moins que le peuple élisent une assemblée constituante spécifique pour changer la constitution.
à kkadim
De stangrof
15H06 | 17/07/2008 |
Oui mais a condition que les membres de la constituante ne puissent avoir accès aux pouvoirs ensuite. Il faudrait également faire attention aux influences pour avoir une neutralité la plus grande possible.
A bientôt
http://www.ipernity.com/home/stangrof
De guynaouec
Tête de con Breton | 15H22 | 17/07/2008 |
Je reprends les propos de Marat : « ils ne vont pas se tirer une balle dans le pied ! ! »
à kkadim
De guynaouec
Tête de con Breton | 15H18 | 17/07/2008 |
Et, à votre avis, quels sont ceux qui y seraient élus ?
Réponse : les mêmes !
à Marat l'ami du peulple
De NING
16H35 | 17/07/2008 |
Les radicaux de gauche vont voter la réforme et ils
iront rejoindre
leurs cousins Radicaux « Valoisiens » où officie le
grand moraliste TAPIE !
!
De Glasgo
Etudiant | 13H49 | 17/07/2008 |
Bonjour,
Apres lecture de cet article , plusieurs questions me taraude l'esprit…
Dans un premier lieu on parle du pouvoir parlementaire
La loi 49-3 qui est entièrement anti-démocratique est révisé mais pas reformé ni même supprimé..
En effet il sera réservé aux lois de finance , de budget de la sécu et l'article mentionne les « autres textes par session »..
en somme , rien ne change et à travers du « blabla » ils veulent nous faire gober la fin des
lois votées en catimini ?
Qu'entendent-ils par « autres texte par session » ?
Ensuite , à propos des droits des citoyens..
on parle d'un « référendum d'initiative populaire » avec 1/5 eme des parlementaires et 1/10eme des électeurs..
Personnellement je ne nommerai pas ça référendum qui part définition « permet d'obtenir l'aval DU PEUPLE ( et non pas d'une portion de celui-ci ) sur les grandes questions de société ou institutionnelles. “
Alors j'aimerai qu'on éclaire ma lanterne quant à la supercherie qui se trame la haut…
Merci d'avance.
à Glasgo
De Marat l'ami du peulple
citoyen juriste | 14H51 | 17/07/2008 |
le referendum d'initiative populaire est un vrai refenrendum. Par contre les modalités sont tellements compliquées à réunir ( avec en plus le filtre des parlementaires), ce referendum ne verra jamais le jour.
Ainsi si un citoyen avait lidée » saugrenue » de proposer l'interdiction totale du cumul des mandats avec l'impossibilité de se présenter plus de deux fois et ce quelque soit l'élection ( nationale ou locale) vous croyez que vous trouverez des parlementaires pour soutenir la proposition ? là comme par enchantement il y aurait consensus « droite“gauche”.
En fait l'une des propositions de la Commission Balladur qui était aussi intéressante c'etait celle de la possibilité donner à n'importe quel citoyen à l'occasion d'un procés de pouvoir saisir le conseil constitutionnel pour faire invalider une loi. Mais bon, même si cette possibilité existe dans certaines démocratie comme les USA, force est de constater que chez nous les “élus” “obligatoires” ( en fait on n'a pas le choix)nous considérent comme des mineurs…
à Marat l'ami du peulple
De guynaouec
Tête de con Breton | 15H38 | 17/07/2008 |
« Ainsi si un citoyen avait lidée » saugrenue » de proposer l'interdiction totale du cumul des mandats avec l'impossibilité de se présenter plus de deux fois et ce quelque soit l'élection ( nationale ou locale) vous croyez que vous trouverez des parlementaires pour soutenir la proposition ? là comme par enchantement il y aurait consensus « droite“gauche”. »
c'est normal qu'il y aura un consensus. Il ne faut pas oublier qu'une vrai démocratie ne peut bien fonctionner qu'avec une professionalisation des élus ! ! Poser la question aux Maires des petites bourgades de moins de cent habitants. Et si en plus, ils ne peuvent pas se présenter plus de deux fois, les trois quarts des communes françaises n'auront rapidement plus de Maire.
De même, avec une telle limitation des mandats, il ne faudra pas s'étonner que tous les élus soient fonctionnaires !
Enfin, la question n'est pas l'interdiction du cumul des mandats, mais plutôt celle de la limitation du cumul des mandats. En effet, la plupart des cumuls de mandats se font au niveau local, entre les différentes collectivités territoriales et l'intercommunalité. En revanche, je ne vois rien de choquant à ce qu'un élu national, par exemple un Député, soit aussi Maire, ça lui permet de garder un certain encrage avec la base, avec la réalité provinciale et ne fait pas de lui oligarque parisien !
à Marat l'ami du peulple
De Tante Adrienne
15H54 | 17/07/2008 |
Le « référendum d'initiative populaire » n'est ni automatiquement un référendum, ni une initiative populaire, puisque qu'il faut une initiative d'un cinquième des parlementaires (en clair, l'UMP ou le PS) et que la proposition n'est soumise au référendum que si elle n'a pas été examinée par les deux assemblées dans un délai fixé par la loi organique. Donc, si la majorité est contre, elle peut empêcher le référendum en examinant la proposition au Parlement, éventuellement pour la rejeter. Si elle est pour, on a une belle usine à gaz qui permet au Président de la République de soumettre au référendum une proposition de loi qui pourrait être adoptée par le Parlement. Cette innovation, loin d'être révolutionnaire, va surtout créer beaucoup de frustrations.
à Tante Adrienne
De Glasgo
Etudiant | 16H03 | 17/07/2008 |
Pour en revenir à mes autres interrogations …
Que penser du 49-3 et est ce que quelqu'un pourrait expliquer ce qu'ils entendent par la formule « autres textes par session » ?
à Glasgo
De guynaouec
Tête de con Breton | 16H15 | 17/07/2008 |
l'article 49-3 de la Constitution dispose que « Le Premier Ministre peut, après délibération du Conseil des Ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l'Assemblée Nationale sur le vote d'un texte. Dans ce cas, ce texte est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues à l'alinéa précédent. »
Si la réforme passe, le Premier Ministre ne pourrait plus l'utiliser que pour le vote des Lois de Finances, des Lois de financement de la Sécurité Sociale et un autre texte par session, c'est-à-dire que comme il n'y a qu'une session ordinaire ( quand le Parlement se réunit de plein droit) d'octobre à juin, le Premier Ministre ne pourra donc plus utiliser l'article 49-3 que pour le vote d'une seule loi ordinaire.
Par contre, je ne sais pas s'il retrouvera ce droit lors des sessions extraordinaires, lorsqu'il l'aura déjà utilisé en session ordianire ?
à guynaouec
De Tante Adrienne
16H24 | 17/07/2008 |
Oui, la session extraordinaire est une nouvelle session, il retrouve ce droit.
De Bigseb
Blazé | 14H04 | 17/07/2008 |
Ca va (malheureusement) passer. Les tractations de couloir n'en sont pas.
Moi, j'appelle ça des menaces.
Mode d'emploi ?
->Trouver un centriste « contre ».
->Faites le patienter dans votre bureau pendant 2 min.
->Ensuite, lui adresser, sur un ton martial : « on va te mettre un UMP dans ta commune la prochaine fois. Tu va être obligé de changer de métier. »
->Laisser refroidir une heure.
->Tendez lui une caméra de TF1.
->Prenez donc plaisir à l'entendre dire « je voterais pour ».
Mais pas que des menaces, on a aussi la carotte et la baton.
Carotte aux villepinistes : « on met Villepin en tete de liste aux européennes »
Baton aux villepinistes : « on va rien lacher sur l'affaire Clearstream »
Etc…
Et enfin, si ça passe pas, alors je dirais bravo.
à Bigseb
De guynaouec
Tête de con Breton | 15H42 | 17/07/2008 |
Ben oui ! ça se passe comme ça dans toutes les démocraties !
De mosndup
14H15 | 17/07/2008 |
Oserait on un référendum ?
à mosndup
De el Chiquito
en promenade | 15H06 | 17/07/2008 |
Dans le contexte actuel, si un référendum était organisé et que la majorité réponde non, il faudra revoter jusqu'à ce que le peuple dise oui !
De robert 91
14H21 | 17/07/2008 |
afin de ne pas changer de république la 5eme deviendra la sarkobannannière ! ! ! ! ! ! ! ! !
De kkadim
service public rhone alpes | 14H37 | 17/07/2008 |
bref si j'ai bien compris c'est un peu comme si on nous expliquait qu'avec deux canots de sauvetage en plus le Titanic n'aurait jamais coulé…
De Cocal
14H56 | 17/07/2008 |
Mais par un jeu de bascule, le Président voit sa fonction renforcée. Certains constitutionnalistes jugent même que la réforme n'a pour but que de présidentialiser un peu plus le régime de la Ve République.
Quel jeu de bascule ? ? En quoi cette réforme renforce t-elle le rôle de président ?
Quelqu'un peut m'éclairer la dessus car pour moi le point numéro 2 ressemble à de la paranoïa.