
Pourquoi y a-t-il tant de faits divers dans les médias l'été ?

Affaire du petit Valentin, enfants retrouvés morts dans les voitures, meurtre de deux étudiants français à Londres : l'été apporte sa dose de faits divers dans les médias. Pourquoi sont-ils plus traités pendant cette période ? Comment étaient-ils présentés il y a cinquante ans ? Explications et petit retour en arrière.
A en croire la place qu'ils occupent dans les médias en juillet et en août, les grandes vacances sont propices aux faits divers. Dans certaines régions, effectivement, la population augmente avec l'afflux de touristes, ce qui peut accroître le nombre d'incidents. Mais plus globalement, les chiffres de la délinquance restent stables en été.
Cette invasion de faits divers s'explique par la tendance des médias à les « monter en sauce » pendant la trève estivale. L'agenda politique et judiciaire national est quasiment vide. Du coup, les journalistes n'hésitent pas à faire mousser la moindre petite histoire. Quitte à en faire un peu trop, comme le souligne Matthieu Wintrebert, secrétaire général de la rédaction à l'agence AP (Associated Press) : « La nature a horreur du vide, c'est la même chose dans le journalisme. L'été, les rédactions gonflent les faits divers, assez artificiellement à mon sens ».
Un enfant retrouvé mort dans une voiture ? Les jours suivants, subitement, plusieurs décès de ce type seront signalés par les médias. « Une affaire est catalyseur, tout le monde va être beaucoup plus attentif aux suivantes. Et on va les monter », assure Matthieu Suc, journaliste au Parisien.
Pas de grand feuilleton estival, comme la mort de Marie Trintignant en 2003
Pour le moment, 2008 n'a pas connu l'histoire estivale qui défraie la chronique pendant des semaines. En 2003, la mort de Marie Trintignant a joué ce rôle de feuilleton. Stéphane Bouchet a couvert l'affaire pour le Parisien. Selon lui, tout dépend « du contexte et de la portée émotionnelle » :
« Pour l'affaire Cantat, il y avait tous les ingrédients : la notoriété, les clans familiaux, la bataille médiatique, l'histoire de coeur. Ça concernait à peu près tout le monde. »
Donner au public la possibilité de se sentir concerné, c'est l'une des clés du succès d'un faits divers. Pour Eric Darco, chef de service adjoint des informations générales à l'AFP, cette sorte de personnification s'intensifie pendant la période estivale :
« Le travail est moindre, les gens sont plus en circulation, ils sont reversés dans la vie de loisirs, la vie familiale. Ils sont moins regardants, moins encadrants. Ce sont des éléments qui peuvent jouer davantage pour survaloriser un fait divers qui les renvoie à leur propre existence. »
Pas de pitié pour les présumés innocents
L'été met donc largement en avant les faits divers. Mais le reste de l'année, sont-ils plus médiatisés qu'avant ? On est tenté de répondre par l'affirmative, tant ils semblent omniprésents et de plus en plus racoleurs, voire voyeuristes.
« La presse est née de la fascination du récit du mal »
Ce serait oublier que le traitement des faits divers est aussi vieux que le journalisme : « La presse est née de la fascination du récit du mal », note Philippe Madelin, ancien journaliste et blogueur sur Rue89.
Patrick Eveno, historien de la presse, renchérit :
« Il n'y a pas plus de faits divers qu'avant, il y a simplement une multiplication des canaux médiatiques, et donc un bruit médiatique beaucoup plus élevé »
Sur le fond, on reproche souvent aux « faits-diversiers » (le surnom donné aux journalistes spécialisés dans le domaine) de trop entrer dans les détails macabres, ou encore d'oublier la présomption d'innocence. Jean-Yves Manach, journaliste à Ouest-France, reste sceptique sur le traitement actuel :
« On ne va pas dans le bon sens. Les choses sont présentées comme sûres alors qu'il n'y a rien d'évident. Des gens prétendus coupables sont jetés en pâture sur la place publique, alors que rien n'est prouvé. Il faut faire un scoop avant tout. »
Effectivement, cette course à l'info entraîne des dérapages. Dernier exemple, le 8 août, Florence Schaal annonce en direct sur TF1 la mort d'un enfant porté disparu, retrouvé vivant quelques heures plus tard.
1952 : Gaston Dominici, coupable bien avant d'avoir été jugé
Mais autrefois, où la déontologie était loin de préoccuper certains journalistes, et ça ne choquait personne. Matthieu Wintrebert se souvient :
« Avant, ils prenaient moins de pincettes, la chronique de ce genre d'événement se faisait de façon beaucoup plus “hard'. L'assassin était qualifié d'un tas d'adjectifs, alors que le type n'avait même pas été jugé.”
Pour mieux comprendre, retournons dans les années 50 et à l'affaire Dominici. Dans la nuit du 4 au 5 août 1952, trois anglais sont retrouvés morts au bord d'une route, près de Lurs (Alpes de Hautes-Provence). Gaston Dominici est mis en cause, il avouera les faits, puis et se rétractera. Deux ans plus tard, il sera reconnu coupable et condamné à mort, malgré l'absence de preuves. Finalement, l'enquête fut rouverte, sa peine fut commuée, et il a été libre en 1960.
A l'époque, cette histoire a été largement médiatisée. Le reportage ci-dessous des Actualités Françaises date du 11 novembre 1953, bien avant le procès. Le commentateur débute sa phrase par “Voici l'assassin”, puis ajoute “la veille encore (…) sa culpabilité ne faisait plus de doute”. L'histoire est récapitulée, et sur une image du palais de justice, le journaliste commente ce lieu “où l'audition de l'aïeul se poursuivait” (…), où “les trois victimes de l'affreux vieillard seront vengées”. Quid de la présomption d'innocence ? (Voir la vidéo)
En 1952, France-Soir connaît ses grande heures. Le quotidien populaire a un tirage proche du million d'exemplaires. Tous les jours, la une est emplie de “faits div”. Celle du 7 août évoque l'affaire Dominici :
“Ce triple assassinat (…) révèle de la part du monstre qui l'a exécuté une sauvagerie une fureur meurtrière. Car il ne fait aucun doute que le vol ait été le seul mobile de ce crime abominable.”
A ce moment de l'enquête, rien ne prouve pourtant que c'est ce mobiile qui a motivé le meurtre.
Depuis, les lois sur la présomption d'innocence, la divulgation de l'identité ou encore la protection des mineurs ont été durcies. Ce que regrette Brendan Kemmet, journaliste au Parisien :
“Les sources ont de plus en plus de mal à parler. Nous ne sommes plus dans les années 80, où les journalistes rentraient dans les commissariats et avaient les moindres détails. On entre dans une aseptisation de l'information, dans des éléments très généraux. Ce manque de communication entraîne une course qui n'est pas toujours très bonne, puisque propice à des débordements”.
Photo : la police britannique devant le domicile des deux étudiants français tués à Londres (Stephen Hird/Reuters).
► Rectifié le 25/8 à 12h55 : Marie Trintignant est morte à l'été 2003, et non en 2005.
► Précision le 27/9. Matthieu Suc, journaliste au Parisien, tient à ce qu'on développe les propos rapportés dans cet article. Quand je me suis entretenue avec lui, le journaliste a d'abord précisé qu'il n'avait “pas l'impression qu'il y ait plus de faits divers l'été”.
Il a ensuite évoqué “les modes criminelles, par exemple dans les années 1999-2002, il y avait beaucoup d'attaques de fourgons blindés, on en faisait beaucoup sur le grand banditisme. (…) Il y a donc un phénomène de mode sur les faits divers. Ce sont des crimes qui vont et viennent selon les années”.
C'est seulement à la fin de son argumentaire qu'il a ajouté “Une affaire est catalyseur, tout le monde va être beaucoup plus attentif aux suivantes. Et on va les monter.”
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De Infovite
Plébéien. | 15H15 | 24/08/2008 |
« Nous ne sommes plus dans les années 80, où les journalistes rentraient dans les commissariats et avaient les moindres détails… »
Et cependant… hasard de l'actualité !
« Banderole pro-tibétaine à Paris : quatre interpellations dont 3 journalistes. »
Et oui, les journalistes ont toujours un accès facilité…
http://info-espress.over-blog.com/
De virginie78
Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 16H47 | 24/08/2008 |
« La presse est née de la fascination du récit du mal » dites vous, mais les lecteurs adorent ce genre de lecture, cela leur offre de l'émotion à coup sure à pas cher dans leur morne vie !
Et cet été, il y a un détail en plus : cette vague impression qu'on s'est fait manipulé : le pouvoir en place a la manie de pondre ou de faire pondre des lois au coup par coup, ou coup médiatique.
Les prisons ne sont pas encore assez pleines, hop ! une p'te loi monté sur un fait divers bien glauque et la chose est résolue : )
Restons vigilants !
De pablico
18H52 | 24/08/2008 |
Pourquoi y-a-t-il tant de faits divers dans les médias l'été ?
parce que le monstre du Loch Ness fait la grève, il ne sort plus au mois d'aout. ; -)
à pablico
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 18H59 | 24/08/2008 |
Bien joué pablico !
Et pourquoi en 1952 Gaston Domini ? (dans l'intertitre)
Quant au fait div auquel tu vas sans doute échapper, il est là :
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/08/delano-contre-l.html
et pas sur Rue89…
à FabiendeMénilmontant
De Pascal Riché
Rue89 | 19H13 | 24/08/2008 |
Ooops, on a raté cette info. Bravo Fabien !
à Pascal Riché
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 11H37 | 25/08/2008 |
De Rien Pascal. Tu peux la mettre en A Chaud, si tu veux. La mise à jour a été faite.
Je ne suis pas certain d'être exhaustif, et dois ressortir.
tu la retrouves à la même url :
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/08/delano-contre-l.html
avec les précisions au début et à la fin.
à FabiendeMénilmontant
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 13H18 | 26/08/2008 |
Ouhhh la Fabien ! ! ! C'est à ce point …….. de ne pas remarquer l'ironie ?
à Les Chats
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 01H39 | 27/08/2008 |
@ les chats,
ironie ou pas, ça a été traité en dix lignes avec vidéo sur la col de gauche… et beaucoup ont pris cela au premier degré !
à FabiendeMénilmontant
De XXXXX
compte supprimé | 19H43 | 24/08/2008 |
C'est devenu une pollution insupportable ; plus moyen de naviguer tranquillement sans tomber sur ces tapineurs qui viennent racoler dans La Rue pour leurs blogs de m… sous des prétextes futiles plus hors sujet, aux termes de la charte, les uns que les autres.
à XXXXX
De ysengrimus
20H13 | 24/08/2008 |
C'est vrai. Scandaleux. Ces gens devraient se donner un code d'ethique…
http://ysengrimus.wordpress.com/2008/06/28/debats-sur-blogues-publics-le…
Ils ont tellement rien à dire de toute façon…
Bonjour Fabien. Bonne fin d'été.
Paul Laurendeau
à ysengrimus
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 11H40 | 25/08/2008 |
Salut Paul,
ici, l'été devrait commencer demain, pour une semaine environ. je t'expliquerai…
merci de dégainer ta charte !
à XXXXX
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 11H39 | 25/08/2008 |
merci pour le tapinage ! un fait divers qui fait le tour d'Europe… je n'appelle pas cela du tapinage, mais de l'information !
à FabiendeMénilmontant
De pablico
12H30 | 25/08/2008 |
ce qui est le plus marrant c'est que quand on plaisante, les gens nous notent naze ou inutile.
C'est à vous dégouter d'être sérieux dans la bonne humeur ! !
Ou alors ils ont vraiment le moral dans les chaussettes ! !
souriez ! ! ! !
à pablico
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 16H43 | 25/08/2008 |
c'est à la mode depuis le début de l''affaire Sarkozy-Siné, pablico.
être pastillé « naze » est devenu bien, désormais. et les replis n'ont plus lieu. tu as vraisemblablement loupé un éπsode…
De A.V.
tamagotchi89 | 23H01 | 24/08/2008 |
Pourquoi tant de faits divers l'été ? … Alors qu'en hiver, justement, rien.
à A.V.
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 16H44 | 25/08/2008 |
en hiver, les gens meurent de froid, ce ne sont donc officiellement pas des faits div… alors que mourir de chaud, apparemment, oui !
j'ai bon ?
De skalpa
actif et militant ? | 23H33 | 24/08/2008 |
Même en vacances :

http://kprodukt.blogspot.com
De Coragyps Atratus
Dans l'attente du moment propice | 06H15 | 25/08/2008 |
Un petit garçon perdu fut annoncé décédé par TF1. Le lendemain, il s'avera que le petit garçon en question (dont j'ai oublié le nom) était vivant.
Quelle ne fut pas la déception de la rédaction de devoir faire amende honorable en s'excusant. C'aurait été tellement pratique que ce petit garçon soit effectivement mort et qu'au surplus, il eut été violé dans d'atroces conditions. Le journaliste aurait consacré un quart d'heure là dessus et le montant de la minute publicitaire aurait augmenté, pour le plus grand plaisir des actionnaires de TF1.
De même, la seule information valable pour un JT est celle du nombre de morts ; pas de compréhension du fait dans sa globalité, celui-ci est appréhendé sous l'angle du croque mort (professionnels que je respecte énormément)
Le 20h00 n'est plus un journal mais une rubrique nécrologique.
à Coragyps Atratus
De Houvaton nouveau compte
18H36 | 26/08/2008 |
Bien d'accord mais « Le 20h00 n'est plus un journal mais une rubrique nécrologique. »
N'est plus ? Pourquoi il l'a déjà été ?
Par ailleurs : une info plus la même info démentie font toujours deux infos. C'est avec ça et autres promenades qu'ils ont toujours remplis leurs JOurnaux.
De wieeinstlilimarleen
imbepile.free.fr | 07H44 | 25/08/2008 |
Que les médias, dont rue89 fait partie, montent en épingles des affaires qui sinon ne sont pas si singulière, qu'ils ne fassent que peu de cas dans la modération eut égard des parties en cause, soit. C'est le propre de l'art.
Je vois mal ce qui permet, toutefois, d'affirmer que si l'affaire Cantat s'était déroulée hors période de vacances, elle eut moins de retentissement.
Par ailleurs, on ne peut s'intéresser au discours des médias en 52 sans s'intéresser au discours qui était alors ambiant. Contrairement à aujourd'hui, à cette époque, la présomption d'innocence n'était notamment pas sacro-sainte. Je ne vois pas bien l'intérêt du retour en arrière dans cet article.
De Pseudo
Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 08H46 | 25/08/2008 |
Pourquoi tant de faits divers en été ? Pourquoi tant de faits divers toute l'année, vous voulez dire.
Je crois que les journalistes ont une très piètre idée de leurs spectateurs (et lecteurs). Ce n'est d'ailleurs pas particulier aux journalistes. Regardez les programmes télé en général… On essaie tout ce qui est racoleur, vulgaire pour attirer le chaland. Ca marche un temps… Et puis, malgré tout, de moins en moins de personnes regardent les informations, de moins en moins de personnes lisent la presse écrite, de moins en moins de personnes regardent la télé… Alors, il faut forcer la dose. Faire encore plus malsain, plus vulgaire… Et regardez-les, ces journalistes, quand ils annoncent un fait divers bien horrible, on les voit, ils se pourlèchent les babines. Ils méprisent leur clientèle, mais c'est aussi eux qu'ils voient dans le miroir qu'ils lui tendent.
Bon, ceci dit, l'opinion que les journalistes ont des français… Quand on voit comment ils votent… On peut évidemment se poser des questions.
Enfin, ce que j'en dis… Il y a belle lurette que je ne regarde plus les JT.
De Issue de l immigration
09H15 | 25/08/2008 |
Pour faire peu aux gens, et pour accréditer les mesures mises en place par le Ministre de la Justice, le Ministre de l'Intérieur et le Ministre de l'Immigration et de l'Identité Nationale, voilà pourquoi. Et tout ces journalistes qui se lient d'amitiés avec les politiques pour « on sait jamais », avoir les faveurs du Président et de ses copains.
à Issue de l immigration
De Pseudo
Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 09H24 | 25/08/2008 |
@ Issue de l'immigration
Oui vous avez raison, un peu de ça aussi.
Un peu d'opération camouflage, un peu de cerveau disponible, un peu de racolage, un peu d'abrutissement…
Et hop, bonne nuit les enfants.
De zénon denon 84
Bonne | 09H24 | 25/08/2008 |
Ah les faits d'hiver en été ?
C'est un peu comme les cabinets de dentistes
fermeé l'été …
Il est bien connu que la populasse ne se
soigne pas les dents l'été…
C'est vrai aussi que ces pauvres médecins
ont bien le droit de se payer qq vacances ,non ?
voila bien « un papier » si j'ose dire
qui donne du coude à l'arnaque à la
bouilla-baize de mareseille ! ! !
J'oubliais ,on est encore
au mois d'aout …
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 10H07 | 25/08/2008 |
Je trouve l'article très bon car il recadre bien les choses. Rien à ajouter. Merci.
De pene-r
10H58 | 25/08/2008 |
Ce que regrette Brendan Kemmet, journaliste au Parisien :
« … On entre dans une aseptisation de l'information, dans des éléments très généraux. Ce manque de communication entraîne une course qui n'est pas toujours très bonne, puisque propice à des débordements ».
Personnellement je pense que ce qu'il manque c'est des journalistes de talents, pas seulement des talents journalistique (chercher l'info, la recouper, la traiter, etc…) mais de journalistes ayant un talent narratif en plus. Je me surprend parfois à lire d'une traite des articles sur des sujets qui m'indiffèrent totalement, ou bien je reste scotché devant un reportage (souvent sur la 5) pareillement sur un sujet quelconque. Si je fais le bilan, la grosse différence est la qualité de la narration (il me semble).
Pour en revenir au sujet de l'article, je pense qu'il y a plus de faits divers l'été (et on a en aura de plus en plus dans tous les médias à mon avis), car les bons narrateurs on tendance à disparaître ou sont en congés l'été, à la télé c'est au profit de journalistes ayant une certaine plastique, dans les médias écrits il me semble que l'on préfère moins de talent de narration pour un plus grand respect de la « ligne éditoriale ».
Auparavant les images télé suffisaient à elles seules à capter l'attention, maintenant pour saisir facilement et rapidement l'intérêt du spectateur il faut des émotions (d'ailleurs la majorité des chaînes télé ont d'abord traités l'embuscade afghanes comme un fait divers, « pleurs des familles et des amis, émotions des uns ou des autres, etc… », avant d'aborder ce fait de guerre et son environnement, comme tel).
Je pense que si les « grands sujets » étaient traités avec un peu plus d'application les « faits divers » seraient de nouveaux relégués dans les annexes, sinon ils prendront de plus en plus de place en Une, et pas que l'été.
De Camille D
www.tsubaki.ouvaton.org | 11H00 | 25/08/2008 |
La mort de Marie Trintignant, c'était en 2003.
à Camille D
De Amélia Blanchot
(auteur)
Etudiante en journalisme | 11H43 | 25/08/2008 |
Exact, faute de frappe de ma part.
Merci de me le signaler, je corrige tout de suite cette erreur.
à Amélia Blanchot
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 12H56 | 26/08/2008 |
Amélia,
Il me semble que, cette année, tu as oublié qu'il y avait des JO. Et que subséquemment on nous en a caché certains, pour des raisons économiques.
Il y en a ici :
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/08/saisies-en-casc.html
qui ne prétendent pas être exhaustifs, mais montrent un certain état d'esprit entre la France et la Chine.
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 11H26 | 25/08/2008 |
pourquoi y'a t'il tant de faits divers pendant l'été
ben parceque nos premiers de la classes qui squattent l'info sont en vacançes