
Outrage à Sarkozy : faut-il passer par les tribunaux ?
Entre le respect de toute personne ayant autorité et la liberté d'expression, l'outrage. Gros plan sur un délit en vogue.
Jeudi soir, Rue89 publiait le témoignage d'Hervé Eon, manifestant contrarié et riverain installé en Mayenne. Hervé Eon est aujourd'hui pousuivi pour avoir voulu brandir une pancarte intitulée « Casse toi pov'con » au passage de Nicolas Sarkozy à Laval, le 28 août.
La convocation qu'il a reçue du tribunal correctionnel de Laval précise qu'il a « offensé par parole, écrit, image ou moyen de communication -en l'espèce un écriteau avec les inscriptions “ Casse-toi pov'con ”- le président de la République française. »
Cette affaire médiatise un nouveau cas d'outrage, une incrimination qui explose en France : 31 731 faits d'outrage à agents dépositaires de l'autorité en 2007 pour 17 700 en 1996 selon les chiffres de l'Observatoire national de la délinquance. Le code pénal précise qu'en cas de condamnation, l'outrage est passible d'emprisonnement (jusqu'à six mois de prison) et d'une amende qui peut atteindre 7500 euros.
Précisons toutefois qu'il ne s'agit pas, ici, d'un simple cas d'outrage classique, mais d'un cas d'offense au Président de la République. Un délit spécial pour lequel une loi de 1881 prévoit en son article une amende de 45 000 euros.
Outrage ou insulte : qui porte plainte ?
La loi indique que « toute personne dépositiaire de l'autorité publique » peut le faire dès lors qu'elle estime qu'on lui a manqué de respect « dans l'exercice ou à l'occasion de ses fonctions ».
En clair : si votre voisin est policier et que vous l'insultez en pleine nuit parce qu'il fait du bruit (pure hypothèse), vous n'êtes théoriquement pas condamnable pour outrage.
En revanche, si, à cette heure tardive, excédé(e) sur le pallier vous lâchez « tous des cons, ces flics », il peut vous poursuivre. De même, toute insulte proférée contre un policier, un magistrat, un sous-préfet ou un ministre dans le cadre de ses fonctions est passible d'une condamnation.
A noter au passage : si c'est une personne dépositaire de l'autorité publique -par exemple le président de la République- qui insulte un passant -par exemple au salon de l'agriculture- en lui donnant du « Casse-toi pov'con », le passant ne pourra pas porter plainte pour « outrage » car il n'incarnait rien au moment où il a croisé le chemin -par exemple- du président de la République.
Une opportunité de « faire du chiffre »
Le plus souvent, ce sont les policiers qui portent plainte pour outrage. Effet mathématique oblige : ils sont plus nombreux et davantage en contact avec des outrageurs potentiels. Le syndicat de la magistrature, très remonté contre cette nouvelle tendance synonyme d'engorgement dans les tribunaux, a appelé à la modération, estimant que ces poursuites, basées sur la seule parole des policiers, pouvait aussi être regardée comme une opportunité de « faire du chiffre ».
L'outrage à magistrat, dans le cadre d'audiences qui dégénèrent, n'est pas non plus rare. Ce qui l'est davantage, c'est, comme dans le cas de l'affaire Hervé Eon, l'offense à président. Dans ce cas, c'est rarement l'intéressé qui porte plainte en personne, mais plutôt le ministère public, c'est-à-dire le parquet.
Outrage au président de la République, pourquoi ça se discute ?
Parce que deux principes sont en conflit lorsque l'outragé (« offensé », selon les termes de la loi) est le président de la République. D'un côté, le respect du chef de l'Etat. De l'autre, la liberté d'expression.
Sur son blog, Me Eolas relève d'ailleurs que ce délit, sur lequel on a légiféré à une époque où le président de la République avait des pouvoirs bien moindres, « était tombé quasiment en désuétude » :
« Le Général de Gaulle n'avait fait engager des poursuites que 5 fois, et sous Pompidou, une fois seulement, je crois. Le Président Giscard d'Estaing a indiqué en début de mandat qu'il n'aurait jamais recours à ce délit, le considérant comme désuet (même si l'affaire des diamants de Bokassa lui a fait regretter ces propos) et Mitterrand n'a lui non plus jamais eu recours à ce délit, imité en cela par son successeur Jacques Chirac.
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Techniquement, Nicolas Sarkozy est bien sûr “dépositaire de l'autorité publique” lorsqu'il se rend à Laval, le 28 août dernier, pour officialiser la généralisation du revenu de solidarité active. Mais c'est sur le terrain politique que ça se discute : Hervé Eon attaque-t-il l'Etat en tentant de brandir sa pancarte “Casse toi pov'con” ?
Ne peut-on pas considérer que l'agitateur reste dans les clous de son droit à la contestation politique ? Qu'en tant que citoyen, il est autorisé à critiquer un personnage public, fût-il le locataire de l'Elysée sans pour autant devoir lester sa position d'un argumentaire soigné en bonne et due forme ? “Casse toi pov'con ! ” relève-t-il de l'insulte ou de la contradiction politique ?
C'est donc sur le terrain de l'opportunité qu'une telle procédure peut se discuter. C'est d'ailleurs souvent en ce sens que se plaident des affaires d'outrages, hors vices de forme.
Lorsque Romain Dunand a été condamné pour avoir comparé le ministère de l'Intérieur époque Nicolas Sarkozy à Vichy, Rue89 avait interviewé son avocate. En janvier 2008 et Me Marianne Lagrue arguait alors qu'il s'agissait d'un courrier et donc de la sphère privée… à quoi Nicolas Sarkozy aurait pu choisir de répondre en privé.
D'ailleurs, tous les parquets ne réagissent pas à l'unisson : il y a près d'un an, à La Rochelle, une affaire avait été classée sans suite. Il s'agissait alors aussi de Nicolas Sarkozy, déjà visé en sa qualité de président de la République. En cause : une affiche de militants de l'Unef sur laquelle le chef de l'Etat faisait un doigt d'honneur. A l'époque, ce n'était pas le ministère public qui avait décidé d'ester en justice mais bien le chef de l'Etat. Qui a été contredit par le parquet.
Le nouveau fichier Edvige va-t-il augmenter le nombre de cas d'outrage ?
Dans les faits, les personnes visées le plus souvent sont des militants associatifs ou politiques. Ainsi, Hervé Eon, l'outrageur mayennais de cette semaine, est aussi faucheur volontaire et militant de gauche.
Edvige va-t-il faciliter les procédures pour “outrage” ? Dans le monde associatif, mais aussi chez les avocats et les juges, Edvige fait hurler. Ce nouveau fichier entré en vigueur cet été autorise le fichage de tout individu de plus de treize ans “ ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ”. Autant dire que c'est large.
Alors que les affaires d'outrage ont déjà presque triplé en 2007, Edvige pourrait permettre de recenser provocations verbales et autres pancartes pleines de noms d'oiseau adressées, par exemple, à nos représentants politiques.
Photo : L'“outrageur” Hervé Eon (DR).
Modifié le 8 septembre à 19h11 : Préicision ajoutée au sujet de la spécificité du délit d'offense au président de la République, après lecture de Me Eolas, avocat-blogueur.
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De profgryzzli
Jeune | 21H20 | 07/09/2008 |
Simple question du point de vue « Juridique ».
La phrase « Casse-toi pov » con » peut-elle être envisagée comme une citation ? J'ai vu des T-Shirts avec celle-ci se vendant correctement sur le net.
S'il s'agit d'une citation, venant du président lui-même, donc d'un haut homme de la société française (au niveau de la société et non de la taille, un nain reste nain, même haut gradé, vous suivez ? ), cette citation peut-être réutilisée à des fins politiques, de la même façon qu'une phrase de Bakounine peut-être brandie en manif (Fait rare malheureusement) ou utilisée lors d'un débat.
Il s'agirait alors d'une aide à la construction du débat. Je vous assure que je suis sérieux. Peut-on reprocher à quelqu'un de citer quelqu'un d'autre d'illustre, même mal illustré (Cf Hitler ou Staline, je ne range pas Sarkozy au même niveau que ces monstres) ?
Si oui, cela classe Sarkozy dans les hommes illustres, soit. Mais cela fait de sa citation un outil politique et de débat (Surtout débat de comptoir je pense).
Si non, cela classe Sarkozy au rang de ma Grand-Mère qui comme chacun sait disait bien souvent « Pleurs un coup tu pisseras moins ».
Dans le cas du non, poussons le vice. Il s'agit bien d'une insulte. Mais comme le dit l'article ou un commentateur, je ne sais plus, le pov » con vise la personne et non ce qu'il représente. Une femme de policier qui le trouve en train de la tromper et le traite de connard, même s'il est en service, insulte l'homme et non l'officier.
Cet homme, on a le droit de le malmener dans les journaux. Dans des caricatures. Mais il serait interdit de l'insulter.
Niveau constitution et droit de l'homme, nous naissons égaux devant la loi et pourtant il est interdit d'insulter un policier à la différence d'un quidam. Est-ce contraire à la constitution ? Un recours devant le conseil d'Etat ne donnerait-il pas raison à tout insulteur d'officier ?
Merci aux lecteurs motivés et d'avance aux réponses
De caro
délinquante avérée | 21H24 | 07/09/2008 |
puisqu'on reparle d'EDVIGE, ce fameux fichage de citoyens honnêtes et participatifs, de jeunes dès 13 ans, à propos d'outrage à dépositaire de l'autorité publique, avez-vous signé la pétition ? Déjà plus de 121 000 signatures
http://nonaedvige.ras.eu.org/
et un merveilleux petit clip
http://www.dailymotion.com/trescourt/video/x63okf_edvige_news
et une caricature de Messire Loup
à caro
De Gandijyn
21H44 | 07/09/2008 |
Euf … ! Fichez-les tous dehors (du fichier) ?
Où qu'il est le stock central de ces 37 fichiers accordés par la CNIL : ))))
De Julien83
chroniqueur de Bande Dessinée au MA... | 21H30 | 07/09/2008 |
Si on ne peut même plus citer le Président de la République sur une pancarte… !
Diantre !
Rappelons que Nicolas S. ne peut pas être convoqué devant un juge, un tribunal … il est intouchable ! l'Elysée est intouchable !
De JJ Reboux outrageur de poulets
21H31 | 07/09/2008 |
Les poursuites pour outrage émanant des gendarmes sont relativement rares, mais souvent gratinées. Voici la dernière en date arrivée sur la boîte @ du CODEDO (Collectif pour une dépénalisation du délit d'outrage).
Serge Szmuszkowicz est jugé le 15 SEPTEMBRE à 13h30 au tribunal de PONTOISE pour outrage à gendarme. Son témoignage, édifiant, prouve à quel point d'aberration on est arrivés avec le délit d'outrage !
« Je suis poursuivi en correctionnelle à Pontoise, le 15 septembre à 13h30 pour outrage à militaire dans l'exercice de ses fonctions. c'est un abus de pouvoir manifeste car, comme décrit ci-dessous, cet homme EN CIVIL faisait ses achats avec sa famille.
Ce 8 décembre 2005 en fin d'après-midi, je me rendais au magasin GIFI d'Ezanville en compagnie de mon épouse et de notre fille cadette. Les trottoirs étant encombrés de véhicules en stationnement et le parking complet, sauf une place, je me suis engagé en montant sur le trottoir afin de ne pas perdre cet emplacement. Mon bas de caisse a dû heurter la bordure et a produit un choc. A ma gauche, une voiture à l'arrêt. Ce véhicule était occupé par quatre personnes : le conducteur, une passagère avant, un passager arrière, un monsieur d'un certain âge, un enfant à l'arrière.
Mon épouse et ma fille sont sorties et ont dû m'attendre car j'étais dans l'attente de la descente du véhicule de la passagère avant.
Lorsque je suis moi-même sorti de ma voiture, j'ai entendu quelqu'un crier : c'était le conducteur qui m'invectivait en me traitant de taré, de chauffard, de fou furieux, et autres qualificatifs dont je ne me souviens plus. Il m'accusait également d'avoir fait peur à son épouse. Il était totalement hors de lui. Je lui ai répondu qu'il fallait qu'il se calme, que personne n'avait été touché, que sa voiture n'avait rien et, voyant qu'il ne s'arrêtait pas, je lui ai dit d'aller se faire voir et de me foutre la paix. Durant tout cet échange, il se tenait à l'arrière gauche de son véhicule et moi à l'avant droit. Le monsieur âgé m'interpellait également sans que j'entende ce qu'il me disait, ayant déjà fort à faire avec le conducteur. C'est uniquement à ce moment qu'il a sorti une carte de gendarme et m'a menacé de poursuites judiciaires. Il m'a même menacé d'intervenir auprès du magasin GIFI afin que le gérant dépose plainte pour dégradation du parking.
Cet homme était en civil et accompagnait donc sa femme, son enfant et ce monsieur faire leurs achats. Je lui ai répondu qu'il fasse ce qu'il voulait. Pour moi l'incident étant clos, je rejoignis ma femme et ma fille dans le magasin. J'y ai croisé ces personnes à plusieurs reprises sans que rien ne se passe.
Quelques jours plus tard, j'étais convoqué à la brigade de gendarmerie d'Ecouen.
Un gendarme m'a lu la plainte, que j'ai contestée quant à mes soit disant propos tenus envers un de ses collègues. Il n'a jamais accepté ma version des faits, me menaçant durant une demi-heure ou trois quarts d'heure de me “coller” en garde à vue si je continuais à contester ce document. Complètement dépassé par les évènements, et la gravité de ce dont il me menaçait, moi qui n'ai jamais eu affaire à la justice, je crois avoir signé un document, mais les faits étant trop anciens, je ne peux l'affirmer. J'ai compris que je ne pourrais pas m'en sortir dans cet environnement ni neutre ni impartial où je n'étais même pas écouté. Il m'a alors proposé de présenter des excuses à son collègue afin de, peut-être, stopper cette action. Dans ce moment de pression intense, j'ai accepté. Le gendarme plaignant étant à la brigade, j'ai présenté des excuses tout en rejetant la majeure partie des injures soit disant prononcées.
Cet échange verbal a bien été initié par le conducteur tiers en civil et il pouvait s'attendre à ce que je ne reste pas sans réaction face à ses propos aggravés par une colère incontrôlable.
C'était, tout comme moi, un usager lambda du parking et non un gendarme dans l'exercice de ses fonctions. Encore un exemple d''injustice.
Je me défendrai sans avocat.
Serge SZMUSZKOWICZ »
à JJ Reboux outrageur de poulets
De Gandijyn
21H54 | 07/09/2008 |
ben dis donc… Dorénavant, va falloir se promener en permanence avec un caméra embarquée dans la tête pour apporter des preuves pour les tribunaux ! …
Un flic (en service ? ) qui fait ses courses(en famille) et abuse de son statut (sortir la carte pour n'importe quel prétexte)…
- témoignages contradictoires, dont les caméras du magasin ?
- Caméras de surveillance du parking et environs (rue, autres commerces, …) ?
- Le flic était-il « ivre » (ce qui arrive encore assez souvent) ?
- Un flic pourqu'il soit « opérationnel », doit être missionné, et/ou accompagné d'un autre flic assermenté ?
Ne vous laissez pas « intimmider » par l'approche pénale… Trouvez les éléments pour votre défense, même seul !
à Gandijyn
De wieeinstlilimarleen
imbepile.free.fr | 13H24 | 08/09/2008 |
« Un flic pourqu'il soit “ opérationnel ”, doit être missionné, et/ou accompagné d'un autre flic assermenté ? »
En aucun cas. Les actes produits par les policiers sont en leur nom propre, individuels.
C'est par principe de sécurité qu'ils n'agissent jamais seul, sauf lorsqu'ils agissent hors service.
à wieeinstlilimarleen
De Gandijyn
15H54 | 08/09/2008 |
Quelque soit son état (alcoolo bien imprégné, shooté au shit obligé de consommer tout ce qu'il shope dans les poches des djeuns, à la masse à cause de la belle-mère ou de sa épouse éprise par quelques amis-amants, ou simplement énervé-fatigué d'avoir surveillé pendant 2 jours des manouches, …/… ) ?
Autant jouer avec un élastique, car dans tous les cas, la parole du flic sera toujours considéré d'office comme étant la « vérité » de l'acte constaté !
à Gandijyn
De wieeinstlilimarleen
imbepile.free.fr | 16H09 | 08/09/2008 |
Notre société n'a pas le caractère dictatorial que vous lui prêtez. Allez faire un tour dans les tribunaux que vous décriez, vous verrez comment se fait la vérité judiciaire en matière correctionnelle. Je ne dis pas que tout y est parfait, mais votre vision d'une police omnipotente, dont la parole aurait valeur de présomption irréfragable, semble tout simplement sans rapport avec le réel.
Quant à vos divagations sur les motivations et mode de vie des policiers, doit-on vraiment les commenter ?
à wieeinstlilimarleen
De General Subverciòn
camembert délocalisé | 18H35 | 08/09/2008 |
« Notre société n'a pas le caractère dictatorial que vous lui prêtez »…ça finit un peu par y ressembler,sauf pour ceux qui jouent la politique de l'autruche,ça c'est très clair…
» mais votre vision d'une police omnipotente, dont la parole aurait valeur de présomption irréfragable, semble tout simplement sans rapport avec le réel »…et dans quel genre de réel vivez-vous.vous même pour faire si peu de cas de celui des autres ? ? ? …
à JJ Reboux outrageur de poulets
De Thomas GREDAT
| 21H54 | 07/09/2008 |
Il y a plus de soixante ans, un écrivain, dans un de ses ouvrages, a employé la formule suivante : « Parfois, les militaires, s'exagérant l'impuissance relative de l'intelligence, négligent de s'en servir. »
L'auteur de cette formule spirituelle, mais fort injurieuse, ne fut jamais poursuivi. Il fit même une brillante carrière. Il était alors capitaine, et répondait au nom de Charles de Gaulle.
Il y a quelques années, j'ai sorti cette phrase au beau-père de mon frère, aujourd'hui à la retraite, mais qui était à l'époque officier de l'armée. Sans lui en dire l'auteur, dans un premier temps. Comme le gendarme de l'histoire du post ci-dessus, il n'était pas en fonctions. Il a beaucoup ri. Et je suis toujours en liberté !
à Thomas GREDAT
De Tombouctou
06H09 | 08/09/2008 |
?
à Tombouctou
De Thomas GREDAT
| 07H32 | 08/09/2008 |
!
à JJ Reboux outrageur de poulets
De argiope
chatouille ou pique, c'est selon | 22H04 | 07/09/2008 |
Notre société s'inspire de plus en plus du monde de George Orwell.
Edwige a un petit air de 1984, et ces exemples « d'outrages » rappellent le commandement de la Ferme des animaux :
« Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d'autres. »
à argiope
De wieeinstlilimarleen
imbepile.free.fr | 16H10 | 08/09/2008 |
Vous n'avez qu'une version de l'affaire. C'est bien léger pour tirer des conclusions.
Votre raisonnement ne participe pas d'un principe de bonne justice.
(Edit : mais apparemment c'est ainsi que se ferait la justice si rue89 avait un pouvoir judiciaire, vu votre approbation populaire (plebiscite) qui ressort dans le vote en faveur de votre commentaire. Ca fait peur, quelque part)
à JJ Reboux outrageur de poulets
De tofxl76
ras le bol | 13H51 | 08/09/2008 |
Ce compte rendu me fait penser à un jour où dans Rouen, une rue étroite était bloqué par un véhicule de police, dont les occupants étaient visiblement occupés à « bavarder » avec des collègues à pieds… Derrière ma voiture, un conducteur s'impatiente, puis klaxonne ! Un fonctionnaire s'approche, et invite « l'impatient » à descendre de son véhicule, une superbe Audi A6… Le type est sorti, vêtu d'un joli costume, et a exhibé une carte professionnelle… Visiblement, ce n'était pas « n'importe qui »… Après quelques échanges assez cordiaux, il a fini par répliquer que le fait d'être policier donnait de droits, mais des devoirs ! ! ! Le flic en est resté bouche bée, il est retourné à sa voiture, et a débloqué la rue…
De Le Yéti
yetiblog.org | 22H32 | 07/09/2008 |
CASSE-TOI POV'CON !
J'assume et suis prêt à subir les foudres des tribunaux. Comme un vulgaire faucheur d'OGM.
à Le Yéti
De elarips
08H09 | 08/09/2008 |
en ligne …
http://cassetoipauvrecon.com/
à Le Yéti
De Choucroute
08H27 | 08/09/2008 |
Drôle de démocratie qui interdit à un citoyen de recopier une citation de l'un des plus grands penseur de son époque. Casses-toi pov » con c'est du Hugo, du Balzac, voir du Zola et pourtant on traine un citoyen en justice pour avoir recopier cette maxime illustre sur un petit carton. La loi contre le piratage commence à être mise en application. Attention danger.
De Thomas GREDAT
| 21H39 | 07/09/2008 |
Voilà un article qui remet les choses à leur place, et Leprince remet le Prince à la sienne. Pour condamner quelqu'un pour outrage au Président de la République, encore faut-il prouver que c'est la fonction qui est outragée, et non la personne. Qui Hervé Eon a-t-il traité de « pôv'con » ? Le Président de la République ou Nicolas Sarkozy ? A mon sens, Nicolas Sarkozy n'est pas un Président, malheureusement je crains que l'argument ne soit pas valable juridiquement…
Méthode de fichage politique ? Vu ce que le personnage montre de lui-même (je parle de l'homme, pas de la fonction, enlevez-moi ces menottes ! ), ne serait-ce pas plutôt la manifestation d'une susceptibilité maladive d'un Nicolas Sarkozy qui ne supporte pas la critique ?
Toujours est-il que le problème juridique est réel. Hervé Eon a été arrêté en possession de la criminelle pancarte et inculpé d'outrage au Président de la République. Fort bien. Les policiers qui l'ont interpellé se sont-ils assurés que cette pancarte visait le Président (et non Nicolas Sarkozy) ? Qu'elle était destinée à une manifestation anti-Président (il s'agissait d'une manifestation anti-Sarkozy) ? Qu'elle était la propriété de son porteur ? Qu'il était l'auteur du propos outrageant ? Cela semble bien être le cas, et je ne veux pas le contester. Je m'interroge seulement sur les PREUVES qui ont conduit les agents de la maréchaussée à officier. N'y aurait-il pas eu plutôt PRESOMPTIONS ? Cela me paraît inquiétant. Imaginez un manifestant porteur d'un panneau contenant une insulte qui POURRAIT s'appliquer au Président de la République. Sera-t-il inculpé pour outrage sur de simples présomptions ? Sera-t-il inutile de chercher des preuves ? Voilà, à mon avis, une question qu'il faudrait se poser. Je sais que cette pauvre présomption d'innocence a du plomb dans l'aile, mais enfin quand-même…
Concernant Edvige, une adresse mail pour pétitionner contre cette dangereuse ficheuse : contact@nonaedvige.ras.eu.org. Faites passer !
à Thomas GREDAT
De G7
Etudiant en droit | 23H58 | 07/09/2008 |
Juste une petite remarque, faire référence à la pauvre présomption d'innocence est un peu gros sur ce coup là.
En lisant l'autre article relatant complètement les faits ayant mené à l'arrestation, on apprend que c'est au moment du passage du convoi présidentiel que la personne a sorti sa pancarte, la personne visée était donc le Président, soit en tant que porteur de l'autorité publique, soit en tant que simple citoyen.
A partir de là, le policier doit interpréter ce qu'il voit. S'il considère qu'il y a outrage, il doit agir et le parquet (en engageant ou non les poursuites) puis le juge (lors de son verdict s'il y a bien eu poursuites) donneront raison ou tort au policier.
La présomption d'innocence est « le principe selon lequel toute personne qui se voit reprocher une infraction est réputée innocente tant que sa culpabilité n'a pas été légalement et définitivement établie. » (source Wikipédia).
En arrêtant cette personne, l'agent de police ne porte pas atteinte à cette présomption, surtout qu'il n'a pas mis les menottes.
Après, on peut discuter de l'opportunité de cette arrestation. Je trouve personnellement qu'elle est plutôt abusive car même s'il y a insulte, la connotation de cette phrase, employée par le Président de la République comme le rappelle l'article, est plutôt ironique humoristique avant d'être offensante (cela n'enlève rien au problème de savoir si c'est la fonction ou l'homme qui est visé, mais la le problème peut être contourné, autant en profiter).
Plus que l'arrestation, ce sont plutôt les poursuites engagées que je trouve stupide (mais attention, je ne dis pas que le magistrat ayant décidé d'engager ses poursuites était stupide, je ne tiens pas à être poursuivi… là aussi, c'est ironique).
à Thomas GREDAT
De papy55
prof. en province | 19H32 | 08/09/2008 |
« Concernant Edvige, une adresse mail pour pétitionner contre cette dangereuse ficheuse : contact@nonaedvige.ras.eu.org. Faites passer ! “
Cette pétition ‘électronique’ n'est-elle pas directement connectée à EDVIGE qu'il faut bien gaver… ?
De mosndup
11H31 | 08/09/2008 |
Cette suite d'événements est rocambolesque depuis le début. Le président Sarkozy aurait tout intérêt à ce qu'un non-lieu soit obtenu. L'histoire gardera cette insulte attachée à son nom de toutes les manières.
Imaginons par contre que le sieur Eon soit condamné, imaginons ensuite que 100000 tee-shirts portant l'inscription incriminée soient portés par autant de manifestants un jour de manif anti-gouvernementale à Paris. Qui condamnera t'on alors et comment ?
De rafael345
21H45 | 07/09/2008 |
le monsieur du salon de l'Agriculture va pouvoir porter plainte alors….
De JJ Reboux outrageur de poulets
21H47 | 07/09/2008 |
D'accord avec toi, Le Yéti.
J'ai une idée (plutôt marrante) : que chaque Français(e) qu'exténue et insupporte le grand cirque sarkozyste écrive sur une carte postale à l'Elysée :
« CASSE-TOI POV » CON ».
Signé : « Edvige. »
Opération gratuite vu que le courrier adressé au président de la République est en franchise postale÷
Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
à JJ Reboux outrageur de poulets
De Le Yéti
yetiblog.org | 21H59 | 07/09/2008 |
Merci J.J. Tout à fait d'accord avec toi (tu permets que je te tutoie ? ).
Juste une remarque à propos d'Edvige : tenons-nous à leur disposition pour leur fournir TOUS les renseignements nous concernant. Nos coordonnées, nos gouts musicaux ou littéraires ou culinaires, nos appétits sexuels, nos perversions politiques… Si besoin est, inventons même quelques irrémédiables tares complémentaires. On emmerde ces connards !
à Le Yéti
De JJ Reboux outrageur de poulets
22H10 | 07/09/2008 |
Pareillement.
Et je trouve que ça pourrait être intéressant, si la saloperie Edvige n'était pas retirée ( ? ) de lancer une grande (et joyeuse) campagne en bombardant l'Elysée, MAM, Hortefeux @ Cie de fausses fiches de renseignements blindées… en s'inspirant des méthodes anarcho-pas-tristes qu'on retrouve dans « L'anthologie de la subervsion carabinée » de Georges Le Gloupier, alias Noël Godin.
Un million de Français envoyant des CV bidon à l'Elysée (courrier gratuit, rappelons-le), ça foutrait un joyeux merdier, non ?
à JJ Reboux outrageur de poulets
De ToRDReLoRDRE
chien de talus | 23H21 | 07/09/2008 |
» L'anthologie de la subervsion carabinée » de Georges Le Gloupier, alias Noël Godin. »…ouvrage indispensable d'histoire qu'il convient de compléter au présent !
à ToRDReLoRDRE
De Servais-Jean
4591
HS | 00H09 | 08/09/2008 |
A propos du gloupier, il envisage d'entarter de nouveau sarko et quelques membres du gouvernement.
A écouter ici :
http://www.la-bas.org/article.php3 ? id_article=1487
Il y a aussi son site gloupgloup.be
à Le Yéti
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 23H29 | 07/09/2008 |
Oui, comme tare a inventer, on pourrait dire qu'on milite a l'UMP !