
Ossétie : comprendre la nouvelle guerre du Caucase
Hasard ou ruse de guerre ? Les Géorgiens ont choisi la trêve olympique pour lancer une vaste offensive dans la nuit de jeudi à vendredi sur l'Ossétie du Sud. Selon les dernières dépêches, l'armée géorgienne a pris, puis reperdu, le contrôle de la capitale ossète. Des forces russes participent aux combats. D'où vient ce conflit ? Quels en sont les enjeux ? Explicateur.
D'abord, ne pas confondre l'Ossétie du Nord et l'Ossétie du Sud. Les deux territoires, situés sur les contreforts de la chaîne du Caucase, à plus de 1000 mètres d'altitude, dans la zone des ex-républiques soviétiques, ont pour point commun d'avoir subi au XXe siècle les oukases des maîtres de Moscou. Staline a massivement déporté les Ingouches, selon la bonne vieille méthode du diviser pour mieux régner. Les deux territoires ont été formellement séparés au moment de l'éclatement de l'URSS.

La République d'Ossétie du Nord-Alanie, qui bénéficiait d'un statut de république autonome depuis les années 30, se retrouve alors directement rattachée à la Fédération de Russie. C'est l'une des ex marches de l'Empire soviétique les plus industrialisées de la région (mineraies, sidérurgie). Deux fois plus petite, dix fois moins peuplée, la République d'Ossétie du Sud fut rattachée à la Géorgie le 9 avril 1991, au moment de la déclaration d'indépendance de cette dernière.
Grand comme huit fois la principauté d'Andorre, l'Ossétie du Sud est occupée par environ 100 000 habitants, dont beaucoup ont un passeport russe. Au moment où la Géorgie tente de reprendre le contrôle de la région, beaucoup vont fuir vers le Nord. En 1994, l'Ossétie du sud proclame son indépendance, mais sans être reconnue par la communauté internationale. La petite république se place alors délibérément sous la coupe de Moscou. Elle a un Président, un Premier ministre et sa monnaie officielle est le rouble.
D'un côté, Moscou estime que l'Ossétie du Sud peut devenir une sorte de cheval de Troie de l'occident dans la région. Ainsi, Vladimir Poutine voit d'un très mauvais oeil le projet géorgien de rattachement à l'Otan. Jean-Sylvestre Mongrenier, chercheur à l'Institut Thomas More, y voit d'ailleurs dans un récent article le prétexte pour justifier une intervention armée :
« Lors du sommet atlantique de Bucarest, du 2 au 4 avril dernier, la décision de surseoir à la signature d'un Plan d'action pour l'adhésion à l'Otan avec la Géorgie et l'Ukraine était justifiée, selon les gouvernements allemand et français notamment, par la volonté d'accorder du temps à Dmitri Medvedev, au seuil du Kremlin, et de préserver les chances d'une solution diplomatique en Abkhazie et en Ossétie du Sud. Il est malheureusement à craindre que la Russie ait interprété ce report comme un acte de faiblesse et une incitation à “pousser les feux'.”
Derrière la géopolitique, on peut aussi déceler un enjeu autrement plus lourd : le contrôle des routes du pétrôle et du gaz produits dans la région. La proximité des champs pétrolifères de la mer caspienne, mais surtout la position stratégique de ces petits territoires permettant de faire passer les tuyaux d'approvisionnement en matières premières vers la Turquie les rendent particulièrement précieux.
Aussi bien pour les Russes qui exploitent ces ressources par le consortium Gazprom que pour les Européens, dont Total, qui ont désormais de gros intérêts dans la région. Un point qui, pour Jean-Sylvestre Mongrenier, permet aussi de comprendre la situation :
“Les capitaux de milieux proches du maire de Moscou, Iouri Loujkov, de son épouse, l'une des plus grosses fortunes russes, affluent dans les centres et infrastructures touristiques du littoral abkhaze. En Ossétie du Sud, Gazprom construit un gazoduc, reliant la Russie à cette portion du territoire géorgien, sans accord préalable avec les autorités géorgiennes ; il en est de même en Abkhazie, où Gazprom négocie l'exploitation d'hydrocarbures ‘off shore'. Dans chacune de ces entités, les trafics prospèrent.’
Pour le nouveau pouvoir à Moscou, cette guerre sera peut-être aussi l'occasion d'une reconfiguration de l'équilibre des pouvoirs entre les deux têtes de l'exécutuf russe.
Depuis quatre ans, Tbilissi (capitale de la Géorgie) essaie de reconstituter son unité territoriale puisque, entre l'Ossétie du Sud et l'Abkazie, c'est environ un tiers de son espace qui échappe à sa tutelle. En 2004, l'élection d'un président nationaliste, Mikhaïl Saakachvili, en Géorgie relance le débat autour de l'Ossétie. Un premier référendum sur l'indépendance et le rattachement à la Russie -approuvé par la majorité des votants- a lieu en 2006. Il n'est pas reconnu par la communauté internationale. Résultat : la situation empire. En avril dernier, Moscou reconnaît officiellement l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud. En juin, les Russes amassent des troupes en Abkhazie. Depuis plusieurs semaines, les incidents se sont multipliés entre les troupes géorgiennes et russes.
La nuit dernière, l'artillerie géorgienne a ouvert les hostilités. L'armée russe n'a pas tardé à réagir en envoyant trois avions bombarder un poste de police. Selon un porte-parole du ministère géorgien de l'Intérieur :
‘Trois Soukhoï-24 russes ont pénétré dans l'espace aérien géorgien vendredi. L'un d'eux a lâché deux bombes à proximité d'un poste de police à Kareli.’
Quant à Vladimir Poutine, en déplacement à Pékin pour la cérémonie d'ouverture des Jeux, il a promis des ‘mesures de rétorsion’. Pourquoi avoir choisi cette date pour déclencher les hostilités ? A l'heure où le monde entier a les yeux tournés vers la Chine, les protagonistes ont sûrement estimé qu'ils pourraient régler discrètement leur querelle.
Enfin, le Conseil de sécurité de l'ONU, qui s'est réuni la nuit dernière à la demande expresse de Moscou, n'a pas réussi à se mettre d'accord sur une déclaration commune. D'après l'ambassadeur russe aux Nations-Unies, certains membres du conseil était réticent à accepter une référence à ‘la renonciation à l'usage de la force’.
► Corrigé le 9/8/2008 à 18h47, l'Ossétie du Sud (4000 km2) n'étant pas grande comme deux fois Monaco (2 km2 ! ) mais comme huit fois Andorre (470 km2). Nos excuses aux habitants de ces différents Etats, aux géographes et à nos lecteurs.
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à Humain
De compte supprimé 13
08H49 | 10/08/2008 |
je parlais du GAZoduc, pas de l'Oléoduc
De stangrof
18H31 | 08/08/2008 |
Bonjour, la russie défends ses prérogatives face a l'encerclement U.S+OTAN
« Bérets verts en Géorgie : des Forces spéciales américaines assurent la formation des soldats géorgiens pour lutter contre les musulmans radicaux. La mission pourrait profiter à d'autres intérêts américains aussi. »
Bien sur , les grands médias vont taper sur la Russie.
http://findarticles.com/p/articles/mi_m0LIY/is_10_89/ai_87509631
Au fait, allez vite faire le plein ! si cela continue, le baril va prendre un coup de chaud.
A bientôt
http://www.ipernity.com/home/stangrof
De Yawn
Chomiste | 00H13 | 09/08/2008 |
Ce serait bizarre que les médias critiquent la Russie, pays qui s'est toujours montré si soucieux du respect de la souveraineté des peuples…
à Yawn
De renlog
15H58 | 09/08/2008 |
Comme le peuple birmain ou celui du Zimbabwe. Toujours du bon côté, la Russie.
De Valence
Allemagne | 18H37 | 08/08/2008 |
Source : AFP
08/08/2008 | Mise à jour : 16 : 32
Les forces militaires américaines déployées en Géorgie ne sont impliquées en aucune manière dans le conflit entre la Géorgie et la Russie, ont déclaré aujourd'hui des hauts responsables du Pentagone.
Les militaires américains en Géorgie « ne sont en aucune façon impliqués dans le conflit entre l'armée russe et l'armée géorgienne », a déclaré le lieutenant-colonel John Dorrian, un porte-parole du commandement américain en Europe.
La Géorgie apporte la troisième plus importante contribution en troupes à la coalition menée par les Américains en Irak et l'armée américaine a mis en place un programme de formation des troupes géorgiennes.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/08/08/01011-20080808FILWWW00428-o…
à Valence
De moijepense
15H45 | 09/08/2008 |
Ouf ca me soulage … il faut toujours croire ce que disent les américains et surtout le Pentagone … puorquoi me direz vous ? mais parce que c'est la vérité et on ne transige pas avec la vérité … vous avez vu en Irak ! ! !
à Valence
De Jean-François@Carenton
19H37 | 09/08/2008 |
Pour rapatrier ses troupes d'Irak, le Président géorgien a demandé explicitement l'aide de la logistique américaine. A mon avis, on ne refuse pas un coup de main à un ami.
JFT_Charenton
De Job
18H38 | 08/08/2008 |
Je vais reposer une question restée sans réponse sur un autre fil. Pourquoi les allocutions du président géorgien se font-elles sur un fond où figure, à droite, le drapeau européen ? Cela ne gène-t-il pas à Bruxelles ?
Exemple sur CNN :
http://edition.cnn.com/video/#/video/world/2008/08/08/intv.saakashvili.c…
à Job
De compte supprimé 13
19H26 | 08/08/2008 |
ça devrait ! à moins qu'il y ait une dérogation pour les pays dont la candidature a été acceptée mais qui ne sont pas encore intégrés ?
mais là c'est une grosse supposition, pas du tout une certitude ! ; -)
à compte supprimé 13
De Job
21H07 | 08/08/2008 |
Je ne sais pas. La symbolique est quand même grande : un des deux belligérants d'un conflit armé, peut-être mineur, certes, arbore le drapeau bleu étoilé. Moi ca me gène.
à Job
De Madmad
passante | 21H10 | 08/08/2008 |
Cf. mon post sur la brève :
Ils bénéficient de la politique de voisinage et que pour eux, l'intégration à l'UE un objectif. A Tbilissi, tous les bâtiments officiels ont les deux drapeaux (Géorgien et Européen), ce n'est pas spécifique à cette allocution.
Je sais pas s'ils ont besoin d'une dérogation ou pas car je ne sais pas si l'usage des drapeaux est si reglementé que cela : voir les grands hôtels internationaux qui en ont toujours une ribambelle.
à Madmad
De Job
21H19 | 08/08/2008 |
Merci de la précision Madmad, j'ignorais que cet objectif-là était aussi fortement mis en avant. N'empêche que je reste mal à l'aise à le voir dans une allocution télévisé d'un chef d'état annonçant un état de guerre.
à Job
De Vitrolaid
politico-dépressif | 22H23 | 08/08/2008 |
« L'entreprise chargée de gérer ces infrastructures, un contrat de 4 mds $, est British Petroleum (BP), dont la part s'élève à 30,1%.
Le groupe azerbaïdjanais Socar détient 25%, l'américain Unocal 8,9%, le norvégien Statoil 8,71%, le turc TPAO 6,53%, l'italien Eni 5%, le français Total 5%, les japonais Itochu 3,4% et Inpex 2,5%, et les américains ConocoPhillips et Amerada Hess 2,5% et 2,36%. »
En faisant la somme des parts détenues par les entreprises européennes dans le projet BTC, le drapeau de l'Europe n'est plus si incongru lors des allocutions du président géorgien.
Il me semble me souvenir qu'une franco-géorgienne est conseillère du président géorgien et que celle-ci est restée longtemps rémunérée par un ministère français (si ce n'est pas encore le cas).
L'Europe participe activement à cette course mondiale à l'énergie. Ce sont pour les pays qui constituent l'Union des sujets d'intérêts stratégiques.
Mon avis.
à Job
De Lapin Bleu
Journaliste n°89910 | 02H46 | 09/08/2008 |
N'empêche que je reste mal à l'aise à le voir dans une allocution télévisé d'un chef d'état annonçant un état de guerre
Ca (re)viendra plus tôt que tu ne le crois, depuis Paris…
à Job
De Zontar
étudiant | 01H59 | 09/08/2008 |
Tout simplement parce que ce drapeau est aussi celui du Conseil de l'Europe, dont la Géorgie est membre.
à Zontar
De Vitrolaid
politico-dépressif | 16H20 | 09/08/2008 |
http://www.coe.int/T/F/Com/A_propos_COE/Etats_membres/default.asp
Effectivement.
à Zontar
De lorgnierl
22 ru des sables | 21H31 | 13/08/2008 |
j ai ataque la russie , mais monsieur celle ci repond et elle repond fort, c est vraiment trop injuste
j'ai detruit des villes, tues des civils et deplaces des peuples qui etaient chez eux et ne voulaient pas de moi, mais je porte palinte pour crime contre l humanite.
je me protege derriere le drapeau europeen que je detourne et un sourire hypocrite, affame mon peuple, detourne les aides humanitaires.
mes snipers tiraient sur les ambulanciers
j'ai commis des desastres , mais ce n est pas grave les habitants de la CEE, voir les francais vont payer pour moi
et oui, calimerosakkashvili
que ne ferais je pour rester au pouvoir ?
à Job
De BrunoC
( ° ) ( ° ) | 23H35 | 09/08/2008 |
La Georgie fait partie du Conseil de l'Europe.
Ceci étant, la présence ostentatoire du drapeaux n'est pas innocente.
De Valence
Allemagne | 18H40 | 08/08/2008 |
La Géorgie va rappeler un millier de soldats stationnés en Irak pour les redéployer sur son territoire
http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/international/200832/ossetie-tbilissi-ra…
De Phil2922
Retraite invalidité | 19H00 | 08/08/2008 |
Comme en Irak, il y a des enjeux économiques avec le pétrole et le gaz. A la radio, ce soir, j'ai entendu que la guerre avait bien commencé entre la Géorgie et la russie. Des milliers d'innocents, les civils, vont encore payer une lourde contribution à un conflit d'où les intérêts financiers les dépassent… !
http://phil195829.overblog.com
De le _grand_clown_malade
if 6 was 9 | 14H59 | 10/08/2008 |
Discrétos, pendant que « tout le monde » parle des jeux.
Faites péter le gaz ! Moscou n'attendait que ça, une occasion de récupérer « légalement » le territoire.
Et c'est encore les civils qui vont en prendre plein la tronche.
Heureusement que Chirac a filé la légion d'honneur à Poutine il y a pas longtemps, on peut espérer être de la partie.
Bravo la communauté internationale ! On voit bien que ce qui intéresse c'est d'être en bon terme avec le propriétaire du gaz. Y'a qu'ça qui compte ! pas vrai ?
Ah dur monde mondialisé !
Une pensée pour les habitants du coin…
En espérant qu'ils ne soient pas des morts en suspend. Et que les militaires auront la courtoisie de se foutre sur la gueule entre eux (trop demander, les civils sont un outil de guerre).
edit :
« Les gardiens de la paix russes présent dans la région ont déclaré que 5 avions militaires géorgiens ont bombardé des positions ossètes à Tskhinvali. Le Ministère de l'Intérieur géorgien a quant à lui affirmé que 3 avions russes ont lâché des bombes hors de la zone de conflit, aux alentours d'un poste de police de la ville géorgienne de Kareli. »
http://www.caucaz.com/home/depeches.php ? idp=2379&PHPSESSID=506953991a2cb…
De N A F
en territoire apache | 19H34 | 08/08/2008 |
allocutions du président géorgien se font-elles sur un fond où figure, à droite, le drapeau européen ? Cela ne gène-t-il pas à Bruxelles
ben non , l ue et l otan sont devenue le cheval de troie des usa , l ours russe voit des troupes des missile et des radars s installer dans l aire et les confins qu il considere comme stratégique a sa securité les americains les encerles depuis 10ans
et ont desormais des bases et des conseillers dans d anciennes republiques asiatiques on se sentirai
encerclé a moins la difference c est que outre un affaiblissement yankee il y a un reveil militaire russe concomittant avec des fonds qui rentrent l occident qui depuis elstine c est essuyé les pieds sur
la russie
vas d une façon ou d une autre recevoir la facture
de l ire slave en bon pragmatique Moscou commence
par derouiller les plus proches , vous barrez pas en courant poutine et medvedev vont pas nous envoyer les chars a nous juste nous couper le gaz avant de majorer la facture
à N A F
De compte supprimé 13
19H43 | 08/08/2008 |
« nous couper le gaz avant de majorer la facture »
pas à toute l'Europe mais seulement aux pays Baltes, à la Pologne, la Tchéquie, l'Ukraine, la Géorgie, bref, tous ceux que les Zétasunis courtisent de près. Cela dit si notre politique étrangère (en avons nous encore une ? ? ) nous conduit vers les EU… là il est possible que vous ayez raison !
à N A F
De Madmad
passante | 21H29 | 08/08/2008 |
Imaginons un instant, que se passerait-il si…
le président turc faisait une allocution avec le drapeau européen à sa droite ?
à Madmad
De Yawn
Chomiste | 00H17 | 09/08/2008 |
Sarko aurait une attaque. Pour ma part, je dirais « Chouette ! »
De N A F
en territoire apache | 19H49 | 08/08/2008 |
les russes nous considérent comme totalement inféodés
a washington , le seul homme européen qu ils respecte
s appelle Angela et est allemande*
révérence gardée pour cette veritable « femme politique »
à N A F
De Madmad
passante | 21H30 | 08/08/2008 |
… qui n'est pas allée à la cérémonie des JO pour incompatibilité avec ses congés annuels.
ENORME. Même pour ceux qui ne sont par pour le boycott, ça devrait être apprécié.
J'ouvre un fan club, quel culot ! ! !
De sarkophage_xyz
19H58 | 08/08/2008 |
Merci pour cette article et aux contributeurs par voie de commentaires. Mais je n'ai toujour pas bien compris les tenants du conflit.
Je résume vite fait ce que j'ai compris : suite à l'éclatement de l'URSS, la Géorgie met la main sur l'Ossetie du sud, qui préfère se rapprocher de la Russie d'ou tension entre ces deux et l'entrée de la Géorgie dans l'OTAN. D'aprés les informations disponibles la Géorgie a envahi (ou tenté de)l'Ossetie du sud. On évoque le passage d'un oléoduc mais il n'a pas l'air de passer par l'Ossetie du sud (contrairement à celui dont on a trés peu parler qui passe par la Tchetchenie). Quand on regarde la carte, on constate la proximité de cet évenement avec l'Iran, la Turquie, le Kurdistan. Tout ceux-ci auxquels on peut rajouter les USA qui piétinnent pas loin ne vont sans doute pas tourner le dos aux conflits plus ou moins ouvert qu'ils ont pour aller jouer pour ou contre la Russie.
Alors la Géorgie compte envahir la Russie toute seule ?
Folie pure ou divertion ?
à sarkophage_xyz
De Madmad
passante | 21H42 | 08/08/2008 |
NON la Géorgie ne met pas la main sur l'Ossétie :
l'Ossétie du Sud était une région (jouissant d'uen certaine autonomie) appartenant à la République Socialiste Soviétique (RSS) de Géorgie.
A la chute de l'URSS, un certain nombre de ces « républiques » ou « régions » etc. au statut un peu particulier ont voulu prendre aussi leur indépendance (autre ex. : Karabagh, Tchétchénie…).
MAIS les indépendances ont été faites avec les frontières des RSS existantes. Point. Pas plus d'éclatement. Pas à discuter.
Mais avant tout cela, lesdites frontières avaient (parfois) été soigneusement redessinnées (entre autre par le camarade Staline) avec pour principe : « diviser pour mieux régner » (et éviter pr là toute velléité indépendantiste) (comme tout le monde était socialiste et frère etc., peut importait qu'officiellement on soit là où là, tout n'était qu'une grande famille et tout en commun…). Dans tous les cas, le Caucase a toujours été une mosaïque donc même sans cela…
DONC les pays issus de l'ex-URSS ont très souvent hérité des problèmes qui allaient avec ces frontières…
En gros, j'espère ne pas avoir écrit d'erreur (mais on me corrigerait bien vite).
De Valence
Allemagne | 20H07 | 08/08/2008 |
« Je ne pense pas que Saakachvili ait convenu de son attaque avec Washington. Mais Saakachvili était sûr que les Etats-Unis seraient obligés de le soutenir. La récente visite de Condoleeza Rice en Géorgie l'a convaincu que les Etats-Unis prendraient son parti. Le comportement général de l'administration Bush à son égard l'a convaincu qu'il aurait carte blanche : il pourrait faire n'importe quoi et les Etats-Unis seraient toujours d'accord. Il lui fallait saisir l'occasion avant le changement d'administration à Washington. Bush s'est engagé personnellement en Géorgie alors que le prochain président américain n'aura pas les mêmes engagements personnels, surtout si c'est Obama. »
« La Géorgie a joué son va-tout »
Fiodor Loukianov, rédacteur en chef de la revue Russia in global Affairs, revient sur l'offensive armée de la Géorgie contre la république séparatiste d'Ossétie du Sud et sur la riposte immédiate de la Russie.
http://www.liberation.fr/actualite/monde/343870.FR.php