
L'histoire des Farc, de la révolution au trafic de drogue
Tout a commencé par un meurtre. Celui de Jorge Eliécer Gaitán, assassiné le 9 avril 1948 à Bogota. Annoncé gagnant aux élections présidentielles de 1950, le chef du Parti libéral colombien enthousiasmait les plus pauvres par ses critiques des inégalités et de l'interventionnisme américain. Leur dernier espoir tué, les membres du Parti libéral se radicalisent. Le soulèvement des paysans (Violencia) qui réclamaient des réformes sera réprimé dans le sang par le pouvoir.
Sans candidat en face, le Parti conservateur gagne les élections de 1949 avec Laureano Gomez. Son parti, installé sur des bases catholiques, et le Parti libéral, composé d'une gauche radicale et d'une gauche plus libérale, se livrent alors une lutte sans merci.
Jusqu'en 1953, la guerre civile fera entre 150 000 et 300 000 victimes, essentiellement des paysans. Ceux-ci tentent de se défendre au sein de petits comités, composés de quelques dizaines d'hommes tout au plus : les premières guérillas sont nées. Un dénommé Manuel Marulanda, encore inconnu, est à la tête de l'une de ces milices d'autodéfense.
1964, quelques vieilles escopettes en guise d'équipements
Pendant des années, le pays baigne ce climat de terreur et de violences. Sans grands moyens, plusieurs groupuscules vivotent. Certains se constitueront par idéologie. Un homme, Jacobos Arenas, fédère quelques guérillas -dont celle de Marulanda- pour le compte du Parti communiste colombien. Il fonde alors la République de Marquetalia sur un bout de territoire. L'expérience est vite anéantie par l'armée, mais Manuel Marulanda récupère ce qu'il en reste en 1964 : les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) sont nées.
Les hommes qui composent le groupuscule sont de simples paysans armés de vieilles escopettes. Dispersés en quelques foyers, sans équipement ni expérience militaire, leur dangerosité est minime. Rapidement, l'armée capture d'ailleurs deux tiers des effectifs révolutionnaires. Le savoir-faire militaire viendra par la suite.
Progressivement, les groupes d'extrême-gauche voient apparaître un nouvel adversaire, avec les paramilitaires proches du pouvoir. Jusqu'en 1980, les Farc demeureront une entité relativement contrôlée. Le pouvoir ne prend d'ailleurs pas très au sérieux ces révolutionnaires.
1980, financés par la cocaïne et le kidnapping
Les années 80 marqueront un tournant avec le trafic de drogue et le début des enlèvements contre rançon. Est-ce compatible avec la lutte affichée contre les inégalités sociales ? Jean-Jacques Kourliandsky, spécialiste de l'Amérique latine à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) explique cette attitude :
« [Les Farc disent agir] au nom de la justice sociale et du principe selon lequel la fin justifie les moyens… Et puis, il ne faut pas oublier que Marulanda n'était pas un idéologue. C'était avant tout un militaire, il était donc très pragmatique. »
Les Farc se lancent donc dans le trafic de cocaïne. Sous la direction d'un Marulanda pragmatique et sans état-d'âme, ils s'associent avec les cartels. Les narcotrafiquants produisent la cocaïne sur les territoires dont les Farc ont le contrôle. En échange, ces derniers empochent une partie des bénéfices. L'argent afflue et change la donne, explique Daniel Pécaut, spécialiste de la Colombie à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) :
« La Colombie est alors un carrefour de la drogue, les effectifs des Farc montent à 3 500 et une atmosphère de Far West s'installe. »
A partir des années 90, la guérilla s'implique et participe directement au trafic de drogue. Les enlèvements contre rançon et les impôts révolutionnaires imposés aux propriétaires et paysans se multiplient. La cocaïne devient la première source de financement des Farc.
Parallèlement, ils amplifient considérablement leurs actions violentes, ce qui a conduit l'Union européenne et les États-Unis à placer le groupe sur la liste des organisations terroristes en 2005.
A partir de 2002, les Farc reculent
La présidence d'Alvaro Uribe, élu en 2002 et réélu en 2006, marque un tournant dans les rapports avec les Farc. Sa politique ferme et offensive à l'égard du groupe révolutionnaire tranche avec celle de son prédécesseur Andrés Pastrana, dont le programme de paix de 1998 a été un échec. Le président Uribe a au contraire accentué la pression militaire et renforcé la collaboration avec Washington.
Ce qui semble porter ses fruits ces dernières années : diminution des zones contrôlées par les Farc, élimination de hauts dirigeants, et surtout baisse du nombre de soldats. Daniel Pécaut (EHESS) évalue entre 8 000 et 10 000 l'effectif actuel des Farc, alors qu'ils étaient 19 000 au plus fort de leur pouvoir en 1999. Le nombre d'otages détenus serait selon lui d'environ 1 500.
Les kidnappings sont devenus une pratique systématique des Farc à partir de la fin des années 1990. La détention de personnalités politiques comme Ingrid Betancourt, estimées à quelques dizaines, a permis d'attirer l'attention de la communauté internationale sur le conflit colombien. (Voir la vidéo.)
Mais pour Jean-Jacques Kourliandsky (IRIS), les estimations que l'on entend ici ou là au sujet du nombre d'otages sont fantaisistes :
« Ce sont des chiffres qui ne reposent sur pas grand chose, l'Insee des otages colombiens n'existe pas… Tout juste peut-on avoir quelques tendances. »
Si les observateurs s'accordent pour évoquer un affaiblissement des Farc, rien n'indique un dénouement rapide. Ni pour la paix en Colombie ni pour les otages.
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De jissé
Ingé retraité | 12H23 | 03/07/2008 |
Merci
Juste un essai, il est devenu possible de vous commenter.
Impossible jusqu'à maintenant depuis la parution.
Article très intéressant.
Jc
à jissé
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 16H11 | 03/07/2008 |
Oui, ce fut récemment le cas pour l'article sur Ben fermé aux commentaires.
J'aurais tellement aimé écrire au sujet de cet artiste niçois
qu'il était d'un commerce très efficace.
à jissé
De Yann Guégan
1836
Rue89 | 14H55 | 03/07/2008 |
Désolé pour le désagrément, du à un petit souci technique.
De stangrof
12H58 | 03/07/2008 |
Bonjour, il manque l » histoire de l'union patriotique, pardonnez moi mais cet article est très orienté pour ne pas dire plus. Tous les groupes, pouvoirs inclus, ont les mains dans la coke.
http://www.la-bas.org/article.php3 ? id_article=1451
Lorsque la C.I.A et la D.E.A importe la poudre, personne n« en parle ?
http://pimpinturtle.com/2007/09/26/cia-plane-crashes-in-yucatan-carrying…
Les plus jeunes d'entre vous ne connaissent pas les “ contrats iraniens” dans les années 80 ou la C.I.A fut pris la main dans la poudre ! cherchez oliver north
L » ancien directeur de la D.E.A le reconnais ici
http://www.ipernity.com/doc/stangrof/2095332/
Le journaliste garry Webb, a démonté tout le circuit et s'est suicidé de DEUX balles dans la tëte
http://www.ipernity.com/doc/stangrof/2095327/
A bientôt
http://www.ipernity.com/home/stangrof
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 13H22 | 03/07/2008 |
Merci monsieur de cet aparté, car je suis, à la lecture de cet essai, resté éberlué !
Non les paramilitaires ne trafiquent pas, les membres du gouvernement d'Uribé ne trafiquent pas, les grands propriétaires terriens ne trafiquent pas !
La CIA ne trafique pas !
Mort de rire, et de honte quelque part !
à adaunis
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 23H19 | 03/07/2008 |
Mais oui, d'ailleurs ça, ça n'existe pas :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Scandale_de_la_parapolitique
Intéressant quand même d'apprendre que l'armée ait réussi a infiltré les FARC, au plus haut niveau . Certains membres des FARC sont donc des agents de l'Etat colombien ? Par nécessité de l'infiltration, ils ont du prouver aux FARC leur loyauté, c'est-à-dire en se mouillant - c'est la loi de l'infiltration.
Si déjà on arrivait pas à distinguer les gentils des méchants, mais qu'on peut pas être sûr de distinguer un FARC d'un agent de l'Etat…
et qu'en plus ça devient difficile de distinguer certains agents de l'Etat des paramilitaires, vu le nombre de politiciens du parti d'Uribe qui sont aujourd'hui en prison du fait de la parapolitique…
que toute cette opération, qui a du prendre un bout de temps, aboutit alors que le chef du DAS, le service secret, a été poussé à la démission il y a déjà plus d'un an…
on se dit qu'on y comprend pas grand chose, à ce qui se passe en Colombie…
De Lemmy_Nothor
Penguin In Bondage | 14H26 | 03/07/2008 |
Très bien le petit film de Gary Webb. Mais ce n'est pas la première fois que la CIA est impliquée dans le traffic de drogue. Les Black Panthers et tout le mouvement qui les supportait fut aussi fauché par des tonnes d'heroine qui furent distribuéés dans les ghettos noirs du milieu des années soixantes. Le procès n'est evidemment pas encore commencé, et je ne vois pas quand il le sera.
Il faut aussi savoir que la CIA possède la plus grosse flotte d'avions au monde.
Mais lel traffic se pratique de tous les cotés, Ho Chi Minh achetait les armes du VietCong a des dealers d'armes Belges, qui étaient payés avec de l'opium.
C'est du reste la principale raison derrière l'interdiction de toutes ces drogues, elles finacent trop de coups fourrés, et ce de tout les bords.
à Lemmy_Nothor
De stangrof
12H38 | 04/07/2008 |
Bonjour, en effet ,la drogue est un trés vieux business. les guerres de l'opium ont fait la fortunes de l'empire britannique ( ainsi que le pillage des matieres premiéres ). La prohibition fait monter les prix et les bénéfices sont réinvestis dans les prisons privées ou les prisonniers ( consommateurs de drogues pour la plupart ) bossent pour 30 cents de l'heure.Sacré business ! ! GOD veur dire « Gold, OIL, DRUGs “ and in god we trust : -)
De Avril
14H48 | 03/07/2008 |
J'en suis estomaqué ! comment justifier un tel oubli ?
1.
En 1984, il est permis aux militants de gauche de se présenter aux élections sous l'étiquette Union Patriotique. Mais de 1985 à 1994, 4000 UPistes sont assassinés, dont les candidats aux présidentielles Jaime Pardo Leal (1987) et Bernardo Jaramillo Ossa (1990), ainsi que des parlementaires.
Des gens reprennent le maquis. A partir de là, il n'est plus possible de s'entendre entre FARC et pouvoir de droite.
2.
La cour suprême de Colombie (donc pas de dangereux gauchistes) vient de condamner 60 parlementaires, dont 80 % d'alliés du président Uribe, pour leurs liens avec des milices paramilitaires d'extrême droite, intimement associées au trafic de cocaïne.
http://www.liberation.fr/actualite/monde/335525.FR.php
Nous recherchons TOUTE la vérité.
à Avril
De Michel5
21H31 | 03/07/2008 |
… rien qu'un peu de vérité vraie ce serait déjà pas mal du tout
à Avril
De mister yozo
19H19 | 04/07/2008 |
Merci pour la piqure de rappel.
Cet oublie de l'article m'a aussi beaucoup choqué. Surtout après la suite inoubliable d'émissions de Daniel Mermet :
http://www.la-bas.org/mot.php3 ? id_mot=188
De Yann Guégan 1836
Rue89 | 15H00 | 03/07/2008 |
Je ne comprends pas bien votre véhémence. L'auteur de l'article n'a pas écrit que les Farc étaient derrière la totalité du trafic de drogue en Colombie, ou bien nié l'existence de groupes paramilitaires d'extrême droite ou de politiques corrompus. Il s'agissait simplement de retracer l'évolution des Farc depuis leur création.
à Yann Guégan
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 15H35 | 03/07/2008 |
« nié l'existence de groupes paramilitaires d'extrême droite ou de politiques corrompus ».
Yann, s'il vous plait, soyons sérieux ! Je dois être très myope, auquel cas je vais consulter auprès de Guillemette !
J'ai beau lire et relire, où votre étudiant journaliste évoque t-il les « politiques corrompus », et pour équilibrer son article pour le rendre crédible , évoque t-il les exactions actuelles des groupes paramilitaires ?
Je suis prêt à faire mon mea-culpa !
à adaunis
De Yann Guégan
1836
Rue89 | 15H42 | 03/07/2008 |
C'est un article sur les Farc, pas sur la Colombie, le trafic de drogue ou la CIA ou la corruption en Amérique latine… Il arrive qu'on fasse des papiers sur les indépendantistes basques sans citer les autonomistes bretons ou les extrêmistes chevénementistes !
J'ajoute que les liens proposés par les internautes en fin d'article permettent de compléter utilement cet article en évoquant d'autres aspects de la réalité colombienne. Mais tout ça ne remet pas en cause le travail mené par Jean-MIchel.
à Yann Guégan
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 16H18 | 03/07/2008 |
Ok Sieur Guégan !
Loin de moi l'idée de remettre en cause le travail de votre « poulain », et j'enregistre l'explication, sachant que j'aurai aimé une autre façon de mettre en perspective son sujet, chose qu'il fera peut être d'ailleurs sous peu.
Alors mes excuses « virtuelles » au jeune homme !
à Yann Guégan
De jac le rat
aventurier | 16H44 | 03/07/2008 |
On ne peut parler de las FARC sans évoquer suffisamment
le contexte colombien !
à Yann Guégan
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 17H29 | 03/07/2008 |
L'article est assez long et donne des repères un peu oubliés pour comprendre la naissance de cette guérilla. Paradoxalement, quand on sent chez un auteur la volonté d'aller assez loin dans les explications, le reproche de ne pas aller assez loin lui revient dessus comme un boomerang. Paradoxe …
Cette guerre civile, comme enkystée, par sa pérennité, au cœur d'une forêt vierge, avec la permanence (sur des décennies) des assassinats de démocrates et de syndicalistes et l'emploi du kidnapping à grande échelle … éveille à la fois la curiosité et l'incompréhension. Les explications ne peuvent être trop simples.
Elle est née sur un terreau de contradictions sociales liées aux relations conflictuelles entre paysannerie pauvre et grands propriétaires —situation qu'il faudrait souvent resituer—, et l'existence de groupes armés (les paramilitaires et les FARC) est grandement liée (difficile d'évoquer les uns sans les autres), le tout dans le contexte du trafic de la drogue et des enjeux de la géopolitique US.
De parousnik
12H54 | 03/07/2008 |
Si les farc combattaient a la manière US il n'y aurait que des assassinés et des otages innocents torturés juste pour que les médias serviles appuient les théories et les mensonges dictés par Washington avec des images… Les otages de gantanamo et des prisons discrètes éparpillées ici et la mérite toute notre attention pour que ces otages soient libérés et indemnisés par les ploutocraties terroristes anglo-saxonne…
De Tyb
(par ici, par là) | 12H54 | 03/07/2008 |
Je me suis pincé à la lecture de cet article…
En gros quelqu'un qui ne connaitrait pas la situation en déduirait que les FARC sont responsables de tous les maux récents de la Colombie et le gouvernement blanc comme neige.
Assez « hilarant » quand par ailleurs on a déjà entendu parlé des liens entre les narco trafiquants et la famille Uribe.
Mais bon je suppose que ce point n'est pas abordé parce que ça allait trop à l'encontre de l'orientation de l'article. C'est bon vous êtes prêt pour entrer à la rédaction d'un JT national
à Tyb
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 13H39 | 03/07/2008 |
Il y a de par le monde de gros sacs de nœuds. En Colombie, difficile de démêler les protagonistes. L'article laisse une place vide, celle des paramilitaires, des grands propriétaires terriens. Ce qui pourrait-être considéré comme du parti-pris si on veut expliquer ce tumulte de violences.
Merci d'avoir rappelé les centaines de milliers de morts, ces paysans tués dans le début des années cinquante, épisode qui constitue le socle fondateur d'une situation de guerre civile qui s'est enkystée.
Dans cette présentation, on aurait pu entendre une autre chose étonnante : il ne doit pas y avoir bcp de pays de par le monde où un quart des parlementaires sont poursuivis par la justice pour leurs liens avec les organisations paramilitaires à caractère fasciste (*).
Une belle bouillabaisse de violences où les Farc n'ont qu'une part. Si les Farc devaient disparaître, cela ne règlerait pas les violences sociales de cette région du monde, les assassinats et cette forme de violence fort prisée localement qu'est le kidnapping.
---
(*) Comme le mot « fasciste » est souvent employé à tort et à travers, je précise.
Il ne doit pas s'appliquer à des formations politiques ultra-réactionnaires mais à des organisations qui poursuivent une politique d'élimination et d'extermination politique de leurs opposants.
à Claude PELLETIER
De jac le rat
aventurier | 13H49 | 03/07/2008 |
Excellent, Claude PELLETIER et autres…
J'ajoute : QUI sont les grands criminels en Colombie ? ! ! !
Uribe se tape le beau rôle, aujourd'hui, avec l'affaire
Bettancourt…
Reste à expliquer au Monde la vraie situation.
Assassinats, disparitions, exodes de populations…
PAR QUI ? ? ?
à Tyb
De freestyler
14H06 | 03/07/2008 |
D'autant plus qu'environ 70 % des homicides ces 30 dernières années en Colombie sont imputés aux paramilitaires et non aux Farc er concernent des progressiste de gauche comme des députés, des syndicalistes, des juges (instruisant des affaires bien pourries sur la parapolitique) et le plus souvent des meurtres gratuits pour asservir les populations rurales en quête de plus de justice sociale.
La mauvaise fois n'étouffe vraiment pas l'auteur de cet article.
Les Farc sont loin d'être seul à produire de la coke et l'exporter, de plus vous ne dite rien à propos des collusions de nombreux députés du même bord que le président Uribe avec des groupes paramilitaires et les puissances économiques locales et internationales (grands propriétaires terriens, industriels, multinationales).
Que je sache un otage est par défition en vie ce qui n'est pas le cas des dizaines de millier de victimes des paramilitaires en Colombie qui sont 6 pieds sous terre et dont presque tout le monde se fout à commencer par vous les journalistes par votre silence. C'est bien plus excitant de blablater sur les off de sarko sur france 3.
De marie 75 3563
13H45 | 03/07/2008 |
Et les tenants d'Uribe… rien à voir avec la drogue ?
Pas si clair, jeune homme !
De Ludovic64
démocrate = espèce en voie d'extinc... | 13H49 | 03/07/2008 |
Il manque tout de même un passage important dans cet article.
J'ai lu dans le Monde diplomatique que dans les années 80 une « amnistie » avait eu lieu pour que les FARC puissent « réintégrer » le corps social colombien : résultat les para-militaires adverses en ont assassiné près de 3 000 en toute impunité …Une bonne partie des survivants ont donc repris le maquis…
Je m'étonne que cet épisode ne soit pas mentionné dans l'historique des FARC présenté dans votre article.
à Ludovic64
De Michel5
21H29 | 03/07/2008 |
Tu m'étonnes que tu t'étonnes…
De Prolo du livre
13H55 | 03/07/2008 |
Pour en revenir à la culture de la coca, à l'exploitation et au trafic de la cocaïne.
Quels sont les sources, et donc les preuves, de l'implication des FARC dans le commerce de la cocaïne ?
Pour Uribe, nous en avons, ses liens en tant que maire de Medellin avec les cartels. Alors, si cette affirmation est aussi solide que celle des ordinateurs de Reyes…
Voir Le Monde diplomatique de ce mois-ci, notamment l'article sur les FARC, la cia et l'informatique…
De Alexad 8145
14H27 | 03/07/2008 |
Je vous assure que ce n'est pas de drogue, mais cette lecture me procure comme un « manque » ! ! …
De clive
14H56 | 03/07/2008 |
Comme ses hélicos,
Uribe repeint en blanc.
De Lechat
esprit critique | 15H03 | 03/07/2008 |
URIBE n'est pas un saint mais ce qui est certain c'est que c'est LUI QUI A FAIT LIBERER LES OTAGES
ARTICLE INTERESSANT
La libération d'Ingrid Betancourt par l'armée d'Uribe sonne le glas des FARC
http://www.latinreporters.com/colombiepol03072008.html
à Lechat
De Lechat
esprit critique | 07H55 | 04/07/2008 |
SUR LE BLOG DE JACQUES THOMET
ALFONSA CANO avait donne l'ordre de supprimer INGRID BETANCOURT dans un guet appens avec l'armée
http://jacquesthomet.unblog.fr/
Eduardo Mackenzie : « La libération de Betancourt confirme le déclin des FARC »
LEMONDE.FR | 03.07.08 | 19h47 • Mis à jour le 03.07.08 | 20h54
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/07/03/la-liberation-de-beta…