Le "retour dans les instances de l'Otan", qu'est-ce que ça veut dire?
En défendant la motion de censure socialiste, François Hollande a déclaré mardi que le retour probable de la France dans le commandement militaire de l’Otan, sérieusement envisagé par Nicolas Sarkozy, était une décision "plus politique que militaire". Cette nuance mérite explication.
L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) a été fondée sous l’égide des Etats-Unis en 1949, alors que la guerre froide Est-Ouest divisait l’Europe en deux camps rivaux. Une organisation politico-militaire disposant même d’une Assemblée parlementaire (dont le président actuel est le portugais Jose Lello, qui a succédé à… l’UMP Pierre Lellouche).
En face, côté communiste, l’Union soviétique alignait en 1955 le Pacte de Varsovie avec ses satellites d’Europe centrale et orientale. Mais en 1966, coup de tonnerre, le général de Gaulle décidait de sortir la France des structures militaires de l’Otan, tout en restant au sein de l’Alliance politique. Pour Frédéric Bozo, auteur de "La politique étrangère de la France depuis 1945" (La Découverte):
"La France ne peut accepter l’évolution de l’Otan dans le sens d’une plus grande intégration voulue par les alliés. (…)
"La décision de de Gaulle arque avant tout le retour de la France à une indépendance que de Gaulle a toujours considérée comme entravée par l’intégration atlantique, une situation incompatible avec l’autonomie de décision indispensable à une puissance nucléaire."
Le départ du Shape pour Mons
Conséquence de cette rupture: le "grand quartier général des forces alliées en Europe" (Shape) quittait Rocquencourt, près de Paris (qui se souvient qu’il y avait une présence militaire américaine en France jusqu’aux années 60!), et allait s’installer à Mons, en Belgique. Les officiers quittaient les structures militaires intégrées de l’alliance, et l’armée française reprenait son autonomie, en particulier sur le plan de sa défense nucléaire.
La France occupa alors une place à part dans le conflit Est-Ouest: dans l’Alliance atlantique, mais pas totalement dedans, ni réellement dehors. Peu de temps après sa décision, de Gaulle effectue d’ailleurs une visite triomphale à … Moscou, signe de ce statut spécial de la France.
Cette rupture n’empêcha pas la France de demeurer un allié fidèle de l’Alliance, et surtout d’amorcer un rapprochement militaire qui s’accéléra dans les années 90. L’armée française devint de plus en plus "Otan-compatible" dans ses modes opératoires, ce qui devenait indispensable à mesure que le rôle militaire de l’Otan se développait. Comme le souligne Frédéric Bozo:
"Face à l’impuissance européenne, la France de François Mitterrand "conduit un rapprochement pragmatique avec l’Otan dans laquelle elle se retrouve de facto de plus en plus impliquée en ex-Yougoslavie.
"Revenant partiellement sur sa participation à certains organes alliés comme le comité militaire et se ralliant, au sommet de Bruxelles de janvier 1994, au concept de groupes interarmées multinationales (GFIM), la France, sans remettre en cause le dogme de la non-intégration militaire, modifie par petites touches sa position dans l’Alliance atlantique."
L’Otan? Combien de divisions?
Cette situation ambiguë est rendue possible par le fait que la structure militaire intégrée de l’Otan est en fait largement une coquille vide: c’est un état major dirigé depuis sa fondation par un général américain (le Commandant suprême des forces alliées en Europe, le "Saceur", actuellement le général John Bullock), des capacités de planification et un Comité militaire, mais pas de troupes. Les forces de l’Otan sont des unités nationales des 26 pays membres qui sont mises à la disposition de l’Alliance. Il suffit donc aux Français d’être prêts à l’"interopérabilité" avec les autres armées de l’Otan pour pouvoir s’intégrer immédiatement à une mission.
Car, paradoxalement, l’Otan, qui n’a jamais eu à tirer un seul coup de feu entre sa fondation et la disparition de son ennemi d’origine, l’URSS, a connu une poussée d’activisme depuis la fin de la guerre froide, faisant également éclater la notion de zone d’intervention, précédemment limitée au "théâtre d’opération européen". L’Afghanistan est actuellement la plus emblématique de ces nouvelles missions de l’Alliance, dans laquelle la France est totalement intégrée, y compris à des postes de commandement.
Voilà pourquoi un retour de la France dans le Commandement militaire de l’Otan ne changera pas grand chose à la situation. Voilà pourquoi cette décision est "plus politique que militaire". Quant à savoir si elle est justifiée ou pas, c’est une autre histoire: retour au débat que nous avons eu avec Justin Vaïsse pour peser le pour et le contre d’une réintégration totale de l’Otan.
► Rectificatif: 9/4/2008: le président de l’Assemblée parlementaire n’est plus Pierre Lellouche. Merci à l’internaute qui l’a signalé.
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l´OTAN est une organisation criminelle dont la légitimité ne repose que sur son arsenal militaire et le poids politique des Etats qui en sont membres ou sympathisants.
L’usage des années a appris à Talleyrand, mais sans doute est-ce à cause de son décès, à se taire lorsqu’il n’a rien à dire…
j´ai copié ici le message d´une posteur de rue89 :
« Lorsqu’on examine de près la toute récente « déclaration d’indépendance» de la province serbe du Kosovo et la reconnaissance immédiate de cette dernière en tant qu’État par les États-Unis, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France, il importe avant tout de savoir trois choses :
Primo, le Kosovo n’obtient aucune indépendance ni la moindre autodétermination. Il sera gouverné par un haut représentant et des institutions désignés par les États-Unis, l’Union européenne et l’Otan. Une espèce de vice-roi à l’ancienne et des administrateurs impérialistes détiendront le contrôle sur sa politique étrangère et intérieure. L’impérialisme américain a tout simplement renforcé son contrôle direct sur une colonie intégralement dépendante située au cœur des Balkans.
Secundo, la reconnaissance immédiate du Kosovo par Washington confirme une fois de plus que l’impérialisme américain entend enfreindre absolument tous les traités ou accords internationaux qu’il a signés jusqu’à ce jour, y compris les accords qu’il a sortis lui-même et imposés à d’autres par la force et la violence. » (« Kosovo: Une nouvelle colonie pour Washington », par Sarah Flouders)
Voir la série d’articles sur les Balkans dans la catégorie du site:
http://internationalnews.over-blog.com/categorie-10334128.html
j´y ajoute la déclaration d´indépendance du Kosovo :
http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/7249677.stm
Mais c’est une mine de réponse toutes faites ce Jess là? Désolé Jess mais tu es nul face à alangaja. Tu peux ne pas être d’accord avec lui mais développe des arguments au lieu de réagir comme tu le fais. On dirait un militant UMP faisant valoir les arguments de son appareil.
@alangaja, j’attends vos contributions « chaudes » sur le sujet, je me ferai un plaisir de les publier.
68 % des Français ne sont pas d’accord…
et ça …on l’oublie?
Monsieur Haski, je vous ai …pas compris !!!
Vous écrivez au début de votre article, pour résumer les conséquence de la décision de De Gaulle: « l’armée française reprenait son autonomie, en particulier sur le plan de sa défense nucléaire ». Puis, en conclusion de ce même article, pour résumer les conséquence de la décision de Nicolito: « un retour de la France dans le Commandement militaire de l’Otan ne changera pas grand chose à la situation ».
Si j’essaie de vous suivre (je m’accroche, je m’accroche …), cela signifie que la perspective de perte de notre autonomie sur la défense nucléaire vous apparaît vraiment peu de chose. Alors en effet, que dire de notre perte d’autonomie dans les décisions d’engagement de troupes par exemple. On s’en fout, mais alors … Perso, j’ai pas de militaire dans ma famille et je ne pense pas que mes gosses iront un jour gonfler les effectifs des armées alors finalement … que les US décident pour nous, gentils caniches !
C’est vrai que cette décision est « plus politique que militaire », comme vous venez de nous l’expliquer. Mais il me semble que vous sous estimez gravement, dans votre conclusion, la portée politique de cette décision.
Je me répète, mais je viens d’avoir un dialogue avec Justin Vaïsse pour critiquer la portée politique de cette décision. Le but de ce papier était de parler de la partie militaire, et, de ce point de vue, c’est moins fort puisque le chemin a déjà été accompli.
Tout à fait d’accord avec vous, il y a eu une émission sur la 5 (télé) sur ce sujet et, tous les intervenants été du même avis que vous ! Et moi aussi.
Alors tous des nazes ?
Réintégrer le commandement de l’OTAN ne changera pas grand-chose.
Puisque nous sommes dedans, autant être aux commandes.
Aux commandes d’une organisation terroristes ?
Bravo la démocratie ….
J’ai du mal à bien saisir la chute du post: « Voilà pourquoi un retour de la France dans le Commandement militaire de l’Otan ne changera pas grand chose à la situation. » J’ai compris que cette conclusion prend appui sur le fait que la mise en cohérence des équipements et des procédures des armées françaises avec les standards de l’Otan a déjà largement atteint un niveau opérationnel suffisant (cf les engagements dans les Balkans, en Afghanistan).
Si la chute du papier signifie que l’impact sera à peu près nul sur l’interopérabilité, j’en conviens volontiers, cette dimension étant strictement « technique ». Mais du coup, s’il ne s’agit que d’équipement et d’organisation, le niveau ministériel suffit.
Or, le fait que M. Sarkozy porte la décision exprime clairement, à mon sens, que son projet s’inscrit dans la hiérarchie des objectifs au niveau le plus élevé, l’objectif politique global.
Rappelons que les institutions, les activités et les ressources civiles et militaires de l’Otan sont organisés pour permettre d’atteindre l’objectif politique. L’intervention de M. Hollande a l’intérêt de mettre le doigt sur l’absence d’une définition et d’une formulation de l’objectif final de la démarche de M. Sarkozy.
L’Otan pour quelles menaces ? L’UE pour quel Otan ? Les armées françaises dans quelle architecture ? Quelle sera la doctrine militaire française, y en aura-t-il ? Toutes questions éminemment politiques. Réintégrer entièrement le commandement militaire sans éclaircissement ni débat public, comporte par le fait accompli des conséquences incalculables parce que non évaluées. La guerre froide est finie, cependant l’Otan continue à s’élargir et se diversifier, comme cherchant à s’auto-réinventer sans se redéfinir.
Vraiment sans conséquences « un retour de la France dans le Commandement militaire de l’Otan (…) » dans un tel contexte ?
Ce que je voulais dire c’est que, comme le dit Holande, le changement sera d’abord politique, c’est-à-dire un affichage atlantique total, alors que sur le plan pratique, la France est déjà largement intégrée sans le dire aux structures militaires. Je ne dis pas que la décision de rejoindre les structures militaires soit mineure, et c’est ce que j’ai expliqué dans mon dialogue avec Justin Vaïsse, mais le but de ce papier était d’expliquer la partie militaire.
Cher Monsieur Haski, comment faire comprendre à ceux qui, hélas! nous gouvernent que l’OTAN, on n’en veut pas du tout ? Ni au niveau militaire, ni au niveau diplomatique…. C’est une structure obsolète, mais bien pratique pour certains, en particulier outre-atlantique où elle sert de prétexte à un prétendu consensus entre nations. Depuis la fin de la Guerre Froide, beaucoup de pays s’y sont réfugiés sans même essayer de comprendre à quoi cela les engageait.
Il est urgent que la France s’en éloigne complètement, il serait souhaitable que les autres pays de l’Europe continentale, au moins ceux de l’ouest européen, fassent de même et réfléchissent à une coalition « entre soi », séparée de l‘« ami » américain. De tels amis deviennent parfois encombrants, quand ils voudraient vous entraîner à un aventurisme dangereux. Pas plus qu’en Irak, nous n’avons rien à faire en Afghanistan, et ailleurs sans doute.
@Pierre Haski
On ne peut pas tout savoir :-)… Lellouche n’est plus président de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN depuis un an environ : il a été remplacé, au terme de son mandat, par José Lello, du Portugal. Lellouche (dont, soit dit en passant, le comportement assez fat et mégalo avait indisposé pas mal de monde à l’AP-OTAN), y menait une politique ultra-américaine et atlantiste, préconisant l’adhésion de la Géorgie (comme ses maîtres à penser), l’envoi de troupes supplémentaires (y compris françaises) en Afghanistan et un renforcement du rôle de l’OTAN en Iraq.
Merci de la précision. Sur sa bio de campagne, il reste dans le flou artistique et donne le sentiment qu’il est toujours président…
Ça lui ressemble…
Boycotter les JO et se rallier à l’Otan ?
Pour ce qui est du parallèle aux jeux de 1936, il est boiteux, car les jeux d’aujourd’hui n’ont pas la dimension raciste qu’ils avaient hier (et qui justifiaient un boycott).
Je ne veux pas défendre l’indéfendable mais je trouve assourdissant ce silence autour des positions atlantistes de sarko et toute cette agitation autour du boycott olympique un brin superficielle. Je partage entièrement l’indignation chinoise devant le « 2 poids 2 mesures » affiché par les Occidentaux.
Exemple flagrant entre mille: « The Economist » a titré récemment « The new colonialists » à propos des Chinois. De la part d’un journal qui a soutenu l’invasion de l’Irak, élaborée sur un bobard de dimension planétaire (et donc parfaitement identifiable par le Chinois de base), ca fait plutôt lapsus. Cela fait plusieurs siècles que la Chine administre le Tibet, peut-on en dire autant de l’Irak de la part des anglos-US? Est-ce que les centaines de milliers d’Irakiens qui ont perdu la vie dans cette croisade valent moins que les quelques Tibétains qui ont perdu la leur lors des émeutes récentes ? Faut-il préciser que les victimes de ces dernières sont des Hans plutôt que des Tibétains ? Pas la peine d’imaginer ce que serait une réaction US face à la crémation de quelques uns de leurs civils…
Mais tout ca n’empêche pas notre nabot national d’aller faire des ronds de jambe et autres risettes devant les vrais colonialistes d’aujourd’hui, et qui pousse même le culot à intégrer totalement l’OTAN. Accessoirement, ca n’empêche pas non plus la moitié du CAC40 d’être possédée par des fonds US, ni la bourse de Paris d’être devenue une filiale du NYSE sans que ca n’émeuve grand-monde, avant de songer à boycotter la Chine on ferait peut-être bien de s’en rendre compte. Désolé, mais pour moi on se trompe d’ennemi. Est-ce qu’il faut attendre que McCain soit au pouvoir du complexe militaro-industriel le plus menaçant du monde et qu’il déclenche une guerre mondiale pour nous réveiller ? Bush avec ses missiles qu’il veut implanter en Europe de l’Est est déjà en train de préparer le terrain ici à nos portes dans l’indifférence générale, et pendant ce temps les bonnes âmes s’émeuvent de la Chine. C’est grotesque et pitoyable.
Parler de la Chine comme d’un ennemi, c’est utiliser la politique extérieure pour mieux détourner l’attention générale de la politique intérieure. C’est ce qu’a fait Bush avec sa guerre en Irak, à un moment où, sur le plan national, cela n’allait pas fort pour lui.
de la a penser que toute l”agitation et la surmediatisation du conflit entre la theocratie thibetaine en exil et le gouvernenment chinois aide à detourner l’attention d’un problème franco francais : l’américanisation de la société francaise à la vitesse lumière … allégance militaire du caniche presidentiel mais egalement adoption des concepts d’enseignement, de santé, de sécurité pour se mettre au service de la plus puissante megalocratie de l’histoire
Ah nos chers médias toujours prompts à s’engager pour toutes les bonnes causes, même les plus manipulées, et puis à faire amende honorable en promettant qu’on ne les y reprendra plus (guerre du Golfe en 1991, Traité de Maastricht en 1992, Grèves de 1995, Kosovo en 1999, Traité constitutionnel en 2005, Sarkozy en 2007 (je n’oublierai jamais le sourire d’Elise Lucet lelendemain du 2e tour)).
Il y a eu un ce soir ou jamais assez intéressant hier, qui aborde la question (c’est vers la fin et la vidéo n’est pas encore dispo au moment ou je poste mais ça devrait arriver).
http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/index-fr.php?page=emission&id_rubriq…
Roland Dumas y aborde un point, qui serait une perte d’indépendance, vis à vis de l’engagement sur tel ou tel théâtre d’opération (on serait obligé d’y aller si l’OTAN le décide), et quelques autres joyeuseries; non maîtrise de l’espace aérien (militaire je pense, impossible d’empêcher le passage de bombardiers par exemple, et si j’ai bien compris).
Si quelqu’un peut nous en dire plus ?
@ pene-r,
Roland Dumas y évoquait notamment que sarko était le premier président depuis la Vème république à réintégrer l’OTAN militairement. Pour lui il devait donner des explications claires à ce changement de position. Il y voyait soit: Un besoin toujours grandissant de pouvoir mais n’écartait pas une guerre pour reprendre ses termes exacts internationale mondiale dans la décennie à venir, sarko dans la peur de se retrouver isolé préfère rallier l’alliance. Problème comme le relate encore Dumas c’est que sarko a oublié de se concerter avec les autres pays européens qui par le traité de Lisbonne font entrer de plein pied l’Europe dans l’OTAN tous les pays européens ne sont pas des pro américains comme sarko. sarko se croit et se voit déjà le président du monde et bientôt de tout l’univers, dieu est enfin visible.
Merci, j’avais pas saisi tout ça dans ses propos ;-)
dieu est enfin visible
Ah!! si dieu estime qu’il lui faut des talonettes pour être un homme parfait, je comprends qu’autant d’êtres humains fassent des conneries ;-)
Euh! »dieu est enfin visible » c’est pas de Dumas c’est de moi. je commençais à perdre patience depuis le temps que tous les religieux en parlent, mais j’admets que j’avais du mal à me l’imaginer comme ça! bon ben maintenant je suis sûr de ne jamais y croire vu le cursus de monseigneur sarkozy.
@pene-r
oui, et cela figure au traité de Lisbonne - que le citoyen moyen non connecté ne connait pas car il n’a malheureusement pour la démocratie pas été diffusé gratuitement à toute personne en faisant la demande - l’intégration de l’Europe à l’Otan, avec ces inconvénients majeurs de perte d’indépendance et risque de se faire entrainer dans des conflits meurtriers injustifiables autrement que par l’appât de matières premières pour quelques puissantes transnationales.
Karcho ne fait que prendre les devants en espérant, le niais, qu’on lui fera une place privilégiée au sein de l’ OTAN, ce en quoi il se gourre énormément.
Zorbek, entierement d accord avec toi. Le probleme du Tibet existe depuis bien longtemps, aujourd hui Sarko et les medias ne s agitent que pour faire le beau toutou devant nous, derriere il n y aura rien de change de toutes facons.
L´imbecilite du monde me navre de plus en plus, pourquoi le monde arabe est-il si divise, pourquoi ne s unifient-ils pas pour contrattaquer ou faire pression sur les US?
Pourquoi nous, europeens, n attaquons pas les US en justice? Sommes-nous des collabos? Bush vaut-il mieux que Hitler?
Pourquoi accepte-t-on l implantation en Europe des radars antimissiles de Bush?
Pourquoi dois-je travailler plus pour gagner pas grand chose de plus? Pour payer plus d impots et que l argent public servent a Sarko pour envoyer des militaires en Afghanistan?
A quand une revolte generale contre tous ces abus?
Attention,
« un retour de la France dans le Commandement militaire de l’Otan ne changera pas grand chose à la situation »
je ne suis pas d’accord.
comme vous le soulignez au début de l’article cela veut dire des bases militaires de l’OTAN seront installés en France. Et que ces bases seront sous le commandement de l’OTAN, autrement dit des Américains.
J’ai l’impression que cela fait une énorme différence.
Comme je l’ai expliqué, la France est déjà largement revenue dans les structures militaires de l’Otan, c’est pour cela que la décision de faire les 10% restant est plus politique que militaire. Des « bases de l’Otan » ça n’existe pas, il n’y a que des structures d’état major, des bureaux. La seule base c’est le QG, à Mons. Toutes les bases françaises seront également des bases de l’Otan. Là où vous avez raison, c’est que la France accepte l’autorité du général américain qui commande tout ça, le SACEUR. Mais uniquement pour les forces qu’elle met temporairement à la disposition de l’Otan. Franchement, le changement sera plus politique que militaire, à mon sens.
D’accord pas d’installation de bases militaires mais des bases Françaises passant ‘temporairement’ sous commandement Américain.
Désolé de passser pour un anti-américain primaire, mais cela me fait quelque chose et c’est justement les 10% politique et non pas le militaire puisque dans ce sens, on n’a jamais vraiment quitté l’OTAN.
promis juré …. il n’y aura pas de presence américaine sur le terrirtoire francais …pas de « conseillers techniques » dans les arsenaux, dans les aeroports… pas de guantanamos francais pour faire le sale boulot (comme en pologne)j’aimerai etre aussi naif
Ça veut dire qu’avant, même alliés, on pouvait toujours dire « non ».
Une fois réintégrés, on sera obligés d’aller là ou le commandement de l’OTAN le dira. De facto et de jure, nous placerons le contrôle de notre armée dans les mains des généraux américains.
N’est ce pas une différence importante ?
http://polemiquons.over-blog.com/
la posture du générale de gaulle me plaisait bien.
en quittant l’otan, on se débarassait des bases américaines en france, et dieu sait si il y en a eu !
on était capable de dire « on vous aime bien, mais quand vous êtes chez vous ».
je ne sais pas encore réellement ce que va impliquer le retour de la france au sein de l’otan. va t-on devoir accueillir a nouveau des troupes US sur notre sol ? des bureaux ? des antennes radar ?
chaque pays qui s’ouvre a l’otan voit débarquer sur son sol au moins une base US et il y a actuellement + de 700 bases américaines a travers le monde, soit plus que lors de la guerre froide.
quelques cartes :
http://www.pro-at.com/modules/fckeditor/UserFiles/Image/Roque/2007_11_26…
http://www.ppu.org.uk/pm/US-military-bases-2001-03.jpg
http://clabedan.typepad.com/photos/uncategorized/2007/07/31/usnuclear_we…
pour ce qui concerne la france, nous avions, grace au général, évité cette mainmise sur notre sol. nous n’en étions pas moins resté alliés, avec une participation à l’alliance atlantique.
nous avions même la possibilité, ponctuellement de donner un coup de main au force de l’otan, notament en ex yougoslavie. mais maintenant ?
je crains de voir revenir nos si gentils amis. ils sont sympa dans l’ensemble, mais quand ils s’installement c’est le bordel. très peu de retombées économiques (ils vivent pratiquement en autarcie dans leurs bases) impunité pour les crimes et accidents etc, etc…
alors effectivement, je crois que ce retour est eminament politique, un geste fort de sarkozy et peut être la récompense du travail de lobbying de lelouch.
enfin, un dernier article :
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=GEL20070…
Oui je sais ça à encore rien à voir mais je faisais une petite liste des gouvernements ( à notre connaissance ) que les américains ont renversé parce que ça leur plaisait pas et je suis pas sûr de tous les avoir :
Iran, Irak 2X, Guatemala, Nicaragua, Afghanistan.
Vous pouvez m’aider ?
Imaginez, umpéens, vous qui défendez la soi-disante démocratie à corps et à cris, que soudain le président américain considère que Nicolas Sarkozy ne lui plaît pas et décide de renverser son gouvernement, c’est sympa, hein ?
Coup d’état au Cambodge le 18 mars 1970, avec l’aide du Maréchal Lon Nol, renversement du roi Norodom Sihanouk.
Le soutien au coup d’État du 11 septembre 1973 au Chili contre Salvador Allende, puis la participation active à l’Opération Condor
Cuba, Saint-Domingue, La Grenade, Viêt Nam, Corée, à peu près toute l’Amérique latine (sur le modèle du Chili)…
j’oubliais… l’installation de bases us sur le territoire métropolitain ne serait peut être pas si intéressant que ça, mais nous avons encore un espace maritime immense, des iles isolées, des territoires d’outre mer, autant de relais intéressant, non ?
en fait je crois que c’est pas une bonne idée du tout de rejoindre l’otan, et la question de la possible implantation de bases US doit être posée au président par nos journalistes.
@steed1
euh.. des journalistes ? où ça ? Il en reste encore en France ?
Le retour de la France dans l’OTAN c’est l’allignement de celle ci aux ordres des Etats Unis ! voila ce qu’on entend.
mais est ce un surprise ? non… ca fait des lustre que ce schema se profile. La france est deja sur le model Américain pour telment de chose que sur le plan militaire ca ne sera que confirmer l’attachement de Nabeau 1er a la premiere democratie du monde !
Et pourtant ! si il y a bien une fausse democratie sur la planete c’est bien les Etats Unis… tres peu d’opposition et tenue au silence… (plus qu’en france mais on y vient) les OGM et les hormones c’est eux ! la politique de l’axe du mal c’est eux ! le capitalisme a outrance c’est eux, la colonisation economique des pays du sud c’est eux (meme si on a pas grand chos ea leur envier) la surpuissance militaire c’est eux ! plus d’un teirs de la populations pauvres tres pauvres voir en voit de le devenir, c’est eux !
Mais !!! j’ai l’impression en ecrivant cela que ca peu aussi s’appliquer a la France, Non ? serions nous deja arrivé a cela ? bah oui… alors le passage a l’OTAN me semble logique dans la demarche anti humaniste de notre cher dirigeant qui comme son homologue d’outre atlantique n’un pour but le paraitre et le pouvoir. Comme pour les Etats Unis la démocratie ne servira bientot plus qu’a justifier des interventions au nom de « Dieu » dans le moyen orient afin de leur apporter un model preconcus de democratie ou plus personne n’aura son mot a dire…
Alors que les pays du sud on tout fait pour renoncer a l’imperialisme arogan des E.U, notre nain de jardin n’a pas besoin de s’abaisser plus pour atteindre les ponpes de GW !
J’ai honte d’appartenir au meme pays que ces personnes qui nous dirige en pietinant tous les principes d’une vrais democratie et ca ne fait que commencer.
J’espere que l’enlisement an Afganistan fera reagir l’opinion punlique comme ca se passe au E.U, mais j’espere aussi que les médias eux seront tjrs assez libre d’ici là pour relater reelement ce qui se passera !
En attendant OTAN ou pas ca continu d’occuper les média pendant ce temps là, les OGM envahiront nos champs nos assiettes et là, aucune armée ne viendra nous en délivrer… pourtant c’est juste ici et maintenant ! pauvre France, si tu voyais tes enfants !
Avec un « Gaulliste » comme Sarko, le Général doit se retourner dans sa tombe !
Si on lancait une journee d action, manif contre l envoi d hommes en Afghnistan et l adhesion a l Otan, combien d entre-nous irait?
Qui pourrait organiser? :)
Au lieu de discuter à n’en plus finir sur la France et l’OTAN et la signification politique et militaire de celle-ci (je suis près de penser qu’en effet les jeux sont déjà faits), on ferait mieux de considérer les dernières déclarations de Sarko en matière de politique sociale.
Là, la guerre est déclarée!
La guerre contre les faibles revenus, les chômeurs, les retraités, les salariés.
Je ne vois pas beaucoup de posts là-dessus sur RUE89.
C’est vrai Sigmund. Sauf que chaque fois qu’on va suivre les américains dans leurs guerres néo-coloniales pour le contrôle des ressources énergétiques nous allons dépenser des fortunes. Toutes sommes qui n’iront pas ailleurs, et tout d’abord au social, non? (On parle déjà de 200 à 400 millions d’euros pour les 1600 soldats, je crois)
La question essentielle n’est pas celle de l’intégration de la France dans toutes les structures de décision et de commandement de l’OTAN, mais celle de la STRATEGIE de l’OTAN, qui paraît aujourd’hui bien bancale.
Pour George W. Bush, d’évidence, l’OTAN doit être le bras armé de toutes les « démocraties », celles-ci étant perçues comme un bloc dont les composantes auraient un objectif libéral commun, face à (1) l’islamisme fondamentaliste aujourd’hui, (2) à terme, éventuellement à la Chine (dont tous le monde craint les tendances hégémonistes), à la Russie, etc.
Je ne vois pas l’intérêt de cette conception de l’OTAN pour la France, qui ne croit pas (ou ne CROYAIT PAS… avant NS) fondamentalement à la notion de choc des civilisations qui sous-tend tous les actes de GW Bush depuis le début de son premier mandat.
A mon avis, il faudrait renégocier le traité de l’Atlantique Nord, aujourd’hui complètement périmé, et définir les missions de l’OTAN de manière plus précise et strictement encadrée.
Je suppose que Sarkozy fait un pari : la constitution d’une Europe de la Défense qu’il appelle de ses voeux est la monnaie d’échange que les USA doivent payer pour la réintégration de la France à tous les niveaux.
Ce pari me paraît bien aléatoire.
En dehors de ça, je ne sache pas que Sarkozy ait une vision stratégique globale visible ou compréhensible.
Et c’est bien là qu’est le hic. Il est pour l’instant dans le flou.
Une fois de plus Sarkozy va arguer d’une situation de fait pour l’entériner. Or il y a une différence fondamentale entre sympathiser et être intégré.
Une fois intégré les décisions françaises ne sauraient plus jamais être unilatérale, ce qui motivait, comme vous l’expliquez, le choix de De Gaulle.
La position de Sarkozy n’a pas de justification stratégique cohérente dans le sens du développement d’une défense européenne autonome. En revanche, c’est une bonne stratégie pour la puissance américaine et sa logique impérialiste, ça oui.
Jusqu’alors être dans le commandement politique signifiait que lorsqu’une décision militaire était prise, nous étions informés.
Etre dans le militaire signifie que lorsqu’une opération aura lieu nous y enverrons des soldats.
Nous allons donc devenir définitivement les supplétifs de Washington et de ses lobbies militairo-industriels.
si De Gaulle avait viré le Shape (c’était un symbole), ce n’était pas pour rien.
On y gagnait en autonomie
OK avec Creveseur!
Nous devenons des supplétifs des states.
Et en cas de conflit, c’est grave!!!
Trois députés expliquent leur vote
Nous avons contacté trois députés pour leur demander quelle a été la motivation de leur vote ou non-vote.
Jean-Michel Clément, député socialiste de la Vienne : « Ma motivation repose sur plusieurs raisons. D’abord, la manière de Nicolas Sarkozy de mener la politique étrangère ne me convient pas : il ne consulte pas le Parlement comme l’ont fait ses prédécesseurs. Par ailleurs, il en fait l’annonce hors de France, en Angleterre, ce qui montre le peu de considération du président de la République pour la représentation nationale. C’est une façon trop personnelle d’exercer la politique étrangère. Sur la forme, on peut déjà contester la démarche. Sur le fond, l’alignement de la France sur la politique américaine vient contredire cinquante ans d’indépendance et de non-alignement sur celle-ci. C’est un reniement de la politique du général de Gaulle. »
Maurice Leroy, Nouveau Centre, Loir-et-Cher : « Je n’ai pas voté la motion car, premier élément, je suis surpris par celle-ci. J’aurais compris que le Parti socialiste en présente une sur la politique intérieure mais là, je n’ai pas compris l’intervention de François Hollande.
« Je reconnais en revanche ce droit aux communistes qui sont cohérents, car ils s’étaient opposés en 2001 sous Jospin – et Jospin avait alors raison – lorsqu’il a été décidé l’envoi de troupes en Afghanistan, alors que les socialistes contestent les renforts d’aujourd’hui. Ce sont eux qui les ont envoyés à l’époque et sans vote du Parlement, ainsi que pour le Kosovo.
« C’est un mauvais procès de la part du PS et j’ai du mal à comprendre. »
Nicolas Forissier, UMP, Indre : « La position de la France exprimée par le Premier ministre François Fillon hier est très claire. Quant à moi, je soutiens évidemment la position du gouvernement et la position est assez simple : j’appartiens à la majorité et sur le point précis de la politique étrangère et du renfort des troupes à apporter en Afghanistan, je n’ai aucun état d’âme. Il fallait le faire. Encore une fois, l’argumentation du Premier ministre a été très claire : il y a une volonté d’aller de l’avant, que ce soit pour la politique intérieure que pour la politique extérieure. »
Propos recueillis par Laurent BERTAGNOLIO, Nouvelle République du Centre-Ouest
Il y a matière à débattre, mais le citoyen n’a pas de pouvoir de dire « OUI » ou « NON » à l’Otan, si ce n’est de voter aux présidentielles, sur ce point il y également une différence entre la Gauche « NON » et la droite « OUI »
O.T.A.N :
Organisation Terroriste pour Anéantissement des Nations.
C’est près de 200.000 soldats américains positionnés en Europe près à tirer sur tout ce qui bouge et sur tout ce qui ne marchera pas dans le sens des USA.