
La guerre en Afghanistan a-t-elle encore un sens ?
La mort de dix soldats français, mardi, relance le débat sur ce conflit qui dure depuis sept ans.

La mort des dix soldats français de la force de l'Otan en Afghanistan, tués lundi et mardi lors de combats contre les talibans (qui ont également fait 21 blessés dans les troupes françaises), non loin de Kaboul, relance le débat sur le sens de cette guerre démarrée il y a sept ans. Nicolas Sarkozy doit se rendre mardi soir en Afghanistan, où 3300 militaires français sont actuellement déployés.
Où en est la situation, sept ans après les premiers bombardements ?
L'état du pays est de plus en plus chaotique (lire le reportage d'Anne Nivat). L'année 2007 a été marquée par une forte dégradation de la situation. En juin dernier, 49 soldats de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan et de la coalition sous commandement américain sont morts. Le bilan le plus lourd depuis le début de la guerre.
On est loin du plan initial. Le 7 octobre 2001, moins d'un moins après l'attaque du World Trade Center, George W.Bush annonçait que les frappes américaines, soutenues par les pays de l'Otan, par l'ONU et par l'Alliance du Nord, coalition afghane anti-talibans, avaient commencé contre les camps d'Al-Qaeda, soupçonnée d'être à l'origine des attentats du 11 septembre. Washington avait, en vain, réclamé la tête d'Oussama Ben Laden avant d'attaquer le pays.
En novembre 2001, la chute des talibans, « étudiants en religion » à la tête d'une dictature islamiste brutale depuis 1996, consacrait la victoire-éclair des Américains. Rapide, mais ephémère : la guerre s'est éternisée ; les talibans ont ouvert des fronts dans l'Est du pays et la démocratie rêvée est restée une illusion. En dépit de l'élection présidentielle de 2004 et de l'arrivée au pouvoir d'Hamid Karzaï, les Occidentaux n'ont pu se retirer du pays. L'insécurité n'a fait que croître : plusieurs ministres ont été tués, le président Karzaï a échappé à plusieurs tentatives d'assassinat. Sans compter les victimes civiles afghanes : durant les cinq premiers mois de 2008, la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan a fait état de 698 civils tués, tandis que durant la même période de 2007 on enregistrait 430 décès. Enfin, le nombre de tués au sein de la coalition internationale n'a fait que croître d'année en année :
- 2001 : 12 tués
- 2002 : 68 tués
- 2003 : 57 tués
- 2004 : 58 tués
- 2005 : 130 tués
- 2006 : 191 tués
- 2007 : 232 tués
- 2008 : 183 tués depuis le 1er janvier 2008
Côté français, y compris les pertes d'aujourd'hui, 24 soldats sont morts depuis 2001.
Quel est le rôle joué par la France ?
Malgré la présence d'environ 50000 hommes de l'Isaf -dont près de la moitié d'Américains-, la sécurité se délite continuellement en Afghanistan. Les Etats-Unis ont donc appelé à renforcer la force internationale. L'Allemagne a refusé, le Canada a hésité et la France a dit oui.
Pourtant, en 2007, pendant la campagne présidentielle et alors que des humanitaires français étaient retenus en otages par des talibans, Nicolas Sarkozy estimait que la guerre en Afghanistan n'était pas « décisive » pour la France :
Depuis, Nicolas Sarkozy a changé d'avis et juge désormais prioritaire le renforcement des troupes françaises dans cette partie du monde. En mars 2008, en visite en Angleterre, il déclare :
« Est-ce que l'on peut se permettre, nous, l'Alliance, les alliés, de perdre en Afghanistan ? La réponse est non. Parce qu'en Afghanistan se joue une partie de la lutte contre le terrorisme mondial, donc on doit gagner. Est-ce que la France veut partir, la réponse est non. »
Pourquoi ce revirement ? Officiellement, parce que la situation s'est dégradée et que tant la France que l'Europe ont intérêt à ce que l'Afghanistan ne retombe pas dans le chaos. Pour le grand public, Nicolas Sarkozy place son action sur le plan moral : il s'agit d'empêcher le retour au pouvoir de gens qui « ont amputé d'une main une femme parce qu'elle avait mis du vernis à ongles » (une rumeur non vérifiée, soit dit en passant).
Mais le revirement du président français s'inscrit aussi dans une inflexion de la stratégie nationale. Sarkozy souhaite que la France reprenne sa place pleine et entière dans les instances de l'Otan - à commencer par son commandement militaire - et qu'elle prenne la tête de son « pilier européen ». Envoyer des troupes en Afghanistan, c'était apparaître comme le chef déterminé d'une France qui n'hésite pas à engager ses troupes au côté de ses frères d'armes de l'Alliance sur des terrains éloignés. Une France qui se distinguerait ainsi dans une Europe de plus en plus frileuse.
Sur le terrain, après avoir stationné à Kandahar des Mirage autrefois basés au Tadjikistan et envoyé des formateurs supplémentaires auprès de l'armée afghane, Nicolas Sarkozy décidait en avril d'envoyer 700 hommes supplémentaires. Il y a donc désormais 3 300 soldats français affectés au terrain d'opération afghan.

Cet été, la France a pris la direction du Commandement régional à Kaboul, succédant ainsi à l'Italie. Le contingent français a plusieurs missions : stabiliser et sécuriser les zones qui lui sont attribuées ; surveiller les zones sensibles (aéroports, frontières) ; détruire des munitions (obus et mines) ; soigner militaires et civils dans certaines zones ; assurer le transport des troupes (hélicoptères, avions) et former l'armée nationale afghane.
Ce qui est regrettable, c'est que ces décisions aient été prises sans débat national, presque en catimini. Elles n'ont pas été bien accueillies par l'opinion, qui y a vu non seulement un alignement sur Washington, mais aussi un risque inutile pour la vie de ses soldats. Non sans raisons, comme l'embuscade mortelle le démontre aujourd'hui.
Faut-il négocier avec les Talibans ?
La situation est aujourd'hui si mauvaise pour les forces occidentales, que le parallèle avec l'occupation russe s'impose. Après l'invasion de 1979, l'armée rouge a occupé le pays pendant dix ans, sans jamais parvenir à le contrôler.
L'Américain Eric Margolis, chroniqueur pour le Toronto Sun, l'un des experts les plus réputés de l'Afghanistan, juge cette guerre impossible à gagner, comme il nous l'a expliqué en avril dernier. Dans les années 1980, les Soviétiques avaient mobilisé 160 000 hommes et, face à une communauté pachtoune déterminée, et soutenue par les Etats-Unis, ils n'avaient pas réussi à contrôler le pays, malgré des appuis pro-communistes importants.
Alors, comment espérer contrôler cette mosaïque de tribus avec 20000 soldats occidentaux ? « Il ne peut y avoir de solution militaire », assène Margolis, qui suggère de donner aux Pachtouns une représentation politique plus importante et même d'ouvrir une négociation avec les ennemis d'aujourd'hui : les talibans. (Voir la vidéo.)
Margolis n'est pas le seul à prôner le dialogue avec les talibans : c'est une proposition qui a également été avancée en Grande Bretagne. Mais un tel discours est actuellement inaudible aux Etats-Unis (ou « taliban » et « Al-Qaeda » sont quasiment synonymes). Et pour Sarkozy, discuter avec les « amputeurs de mains » n'est pas non plus une option envisageable, même si son ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner s'est montré plus ouvert.
Zineb Dryef et Pascal Riché
Photo : Tireurs d'élite du 2e Régiment étranger d'infanterie en Afghanistan en 2005 (Darvic/Wikipedia)
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à The last Puppet
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 19H13 | 19/08/2008 |
Vous rappelez-vous quand Charles Pasqua voulait « terroriser les terroristes » ? : D Pas très efficace, comme méthode.
La seule façon de lutter contre le terrorisme est de lutter contre les raisons qui le provoque. La « guerre contre le terrorisme » menée par Bush ne fait qu'accroître le mal. Depuis toutes les années où les armées occidentales luttent en Afghanistan, contre « Al Quaida », faut croire qu'ils croissent à vue d'oeil, ces terroristes ! Toutes les armées les plus puissantes du monde n'y arrivent pas à bout. Faudrait peut être penser à changer de méthode, non ?
à Di
De The last Puppet
Etudiant | 20H37 | 19/08/2008 |
« lutter contre les raisons contre les raisons qui le provoque ».
Quelles sont-elles ?
à The last Puppet
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 21H33 | 19/08/2008 |
Peut être le désespoir ?
à The last Puppet
De Augustus
Globe-trotteur en quête de dromadai... | 21H44 | 19/08/2008 |
C'est hallucinant de voir qu'il y a encore des gens qui savent lire et écrire qui croient à la version officielle des évènements du 11 septembre. Je rappelle simplement que cette version ne repose sur RIEN et que les preuves promises n'ont jamais été rapportées (sept ans, zéro inculpation, zéro procès, mais d'innombrables arrestations et détentions arbitraires)
et pour finir une question à 9,99 € : depuis 2001, combien dans les pays occidentaux de victimes d'attentats terroristes imputables à OBL ? (je vous aide un peu, allez voir sa fiche sur le site du FBI)
Pour lire la réponse à cette question, retourner l'écran :
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De Phil2922
Retraite invalidité | 17H17 | 19/08/2008 |
Sans être de son bord politique, je reconnais que l'intervention de Villepin à l'ONU pour dire non à la guerre en Irak avait de la gueule… Heureusement que l'Atlantiste Sarkozy n'était pas encore au pouvoir, sinon il y aurait des soldats français dans le bourbier irakien avec des cerceuils à ramener. Aux Etats-Unis les cerceuils sont ramenés la nuit pour ne pas trop démoraliser les Américains….
Je ne sais pas si les Talibans détruisent des écoles, en tout cas ils se renforcent, d'autant plus que Bush avait déclaré envoyer des soldats américains pour aider les Afghans à construire des écoles, des routes, des hôpitaux. En fait les soldats présents dans ce pays sont là pour protéger des intérêts économiques (Pavot, pétrole…).
En tout cas, comme l'écrivait un précédent internaute, Angela Merkel, elle, elle l'en a. Après avoir dit non à l'envoi de soldats allemands en Aghanistan, elle a aussi dit non à la cérémonie d'ouverture à Pékin…
Encore 4 ans…, en plus de la casse sociale, il risque d'y avoir aussi d'autres casses internationales… ! !
http://phil195829.overblog.com
De socrat
medecin | 17H19 | 19/08/2008 |
Messieurs de Rue89,
Merci pour cette article très clair et bien documenté. Si bien documenté d'ailleurs qu'il répond à une question que je voulais vous poser, avant d'entendre la réponse dans l'extrait de « A vous de juger ». Néanmoins, je vous pose la question parce que celui qui m'en donne la réponse n'est pas très crédible à mes yeux.
Voici donc ma question (pardonnez mon ignorance) : y a t-il dans un passé récent, une armée au monde qui ait gagné une guerre en terre étrangère contre les nationaux ? Je me souviens par exemple de l'échec de l'opération « restore hope » qui opposait la grande Amérique à la petite Ethiopie. J'exclus l'Irak qui est un cas, à mon sens, un peu mitigé. Merci de votre réponse.
à socrat
De compte supprimé 13
17H46 | 19/08/2008 |
Il faudrait définir ce que vous entendez par « gagner une guerre ». Savoir s'il s'agit de la cessation des combats suivis d'une occupation/annexion ou d'un retrait obligé après victoire de la guérilla.
Considérez-vous par exemple que l'Irak à « gagné sa guerre » contre le Koweit ? ou que récemment la Russie a « gagné sa guerre » contre la Géorgie.
si l'on s'en tient à la question strictement d'un point de vue technique, sans limite de temps, ni sans définition du terme « nationaux », la réponse est oui.
Exemple les guerres Indiennes aux EU.
j'ai essayé de répondre ! ! me tapez pas ! !
à socrat
De Peureux anonyme
18H13 | 19/08/2008 |
On peut peut être considérer qu'Israel a gagné des guerres contre les palestiniens qui étaient les « nationaux » de la Palestine, mais l'affaire n'est pas terminée.
Idem, les russes semblent avoir eu la peau des résistants Tchétchènes.
Dans ces deux cas, le résultat ne s'inscrit dans la durée qu'en organisant une colonisation qui conduit à changer de « nationaux ».
On pourrait aussi citer les américains à Porto Rico, encore que la population ne leur était pas hostile.
à socrat
De ababush
20H28 | 19/08/2008 |
à socrat : la formulation de votre question laisse la porte ouverte à des réponses faciles
Oui, il y a une armée qui a récemment (2001) gagné une guerre contre les nationaux : les américains contre les talibans en Afghanistan, par exemple.
Par contre, pour ce qui est du « nation building » (imposition d'un pouvoir) avec occupation à la clé, je pense effectivement qu'il n'y a pas grand monde (les vietnamiens au Cambdoge ? ).
à socrat
De rafigui
21H26 | 19/08/2008 |
Je ne vois pas non plus dans le passé récent de guerre (ou plutôt d'opération de maintien de la paix)qui se soit terminée favorablement pour l'« envahisseur ». Éventuellement la Bosnie ou le Kosovo, encore que, je pense que dès que la coalition aura quitté le Kosovo, ce « pays“sera à nouveau dans le chaos.
C'est bizarre car en général les coalitions choisissent leur cible. Elles sont certes guidées par des intérêts plus ou moins avouables ou par leurs opinions publiques, mais en général ne s'attaquent pas à des pays trop forts : pas d'intervention en Tchéchénie, ni en Iran, encore moins au Tibet… Elles prennent le temps de faire des études stratégiques pour savoir quelle sera l'issue de leur engagement, combien ça durera, combien ça coûtera.
Cependant, en Afghanistan, je ne pense pas que les forces de la coalition se battent contre ‘les nationaux’. Au contraire elles ont une majorité de la population afghane derrière elles et sont là pour l'aider.
Les talibans ne représentent qu'une infime partie la population afghane, mais elle fait régner la terreur sur le reste du pays. En outre, tous ne sont pas afghans et reçoivent le plus gros de leur soutien de l'étranger, notamment du Pakistan (avec la démission du président Mucharaf ce soutien ne va faire que croître ! ! ).
La tâche sera quand même très difficile et l'issue plus qu'indécise.
Rafigui.
PS : il me semble que ‘Restore hope c'était en Somalie’ (ce qui ne change rien quant au résultat)
à socrat
De compte désactivé 2
10H44 | 20/08/2008 |
Ah Jer ! C'est donc toi, l'enflure boutonneuse qui sévit sur BBB, l'enflure au style bousoufflé, orgueilleux comme un pet, bouffi de sotte vanité, la gueule enfarinée de service ? Bravo ! ! !
à socrat
De jimmyb
10H47 | 20/08/2008 |
En fait, je crois qu'il est très difficile pour une armée régulière de battre définitivement une guérilla qui combat sur son propre territoire. Les combattants talibans sont très motivés, ne craignent pas de mourir et ils connaissent très bien le territoire ce qui leur permet des actions ponctuelles à objectif limité, mais gagnant presque à tout coup. Ils prennent bien garde de ne pas affronter la coalition de front, là ils savent qu'ils n'ont aucune chance, mais par de multiples coups de main, ils comptent insécuriser leurs adversaires et leur saper le moral. Une armée régulière n'est pas faite pour combattre dans ces conditions ou plutôt, elle ne sait pas le faire, l'ennemi apparait et disparait très vite, il ne sert à rien d'engager des troupes en masse pour tenter de « nettoyer » un secteur dont il est sûr qu'il aura été évacué avant même le début de l'opération.
L'armée allemande malgré une répression sanglante n'a jamais réussi à faire disparaitre la résistance dans les pays qu'elle occupait pendant la seconde guerre mondiale. L'armée Irakienne s'est délitée devant l'armée des États-Unis, mais sitôt qu'elle a été remplacée par la guérilla, l'espoir de victoire s'est envolée pour les américains.
Là dessus, il faut ajouter la configuration du terrain, les montagnes d'Afghanistan sont propices aux embuscades et aux cachettes.
Je crois que l'on aurait mieux fait de donner des moyens importants au commandant Massoud qui avec ses hommes, tout aussi motivés que les Talibans, aurait pu venir à bout de leur ennemi, certes il n'était pas tout blanc, mais comparé aux talibans, la question ne se posait pas. Mais en ce temps là, nos « chers amis » d'outre Atlantique songeaient surtout à fournir en armes les Talibans, parce que cela les arrangeait bien. Combien de fois Massoud a-t-il crié que c'était une folie, mais il n'est pire sourd que celui qui est guidé par l'intérêt.
En résumé, pour combattre une guérilla, il faut adopter ses techniques, sa manière de procéder, apprendre le terrain, il faut être adaptable. Bref c'est très difficile pour une armée qui se déplace en colonne, et qui ne sait pas prévoir.
Le pire, c'est que c'est ceux-là même qui ne savent pas comment combattre leur ennemi qui tente d'enseigner à la nouvelle armée afghane à le faire. Je crois bien que nos hommes ne sont pas là de rentrer en France hélas.
à socrat
De Jor-Ice
Résistant en Bretagne | 14H39 | 22/08/2008 |
Petite précision qui a son importance cher socrat, l'opération « Restore Hope » ne se déroulait pas en Ethiopie mais plutôt en Somalie ! ! Votre ignorance en matière d'opérations militaires est pardonnée. Et cette opération n'opposait pas la Grande Amérique aux « pauvres » petits somaliens mais plutôt l'ONU aux rebelles somaliens. Il faut savoir que la France a participé a cette opération comme beaucoup d'autres nations…
D'autre part, je ne comprends que des gens puissent parler de négociations avec des talibans ! ! Je ne suis pas un Lieutenant-Colonel Kilgore qui veut tout balayer au napalm mais je suis complètement opposé à l'idée de négocier avec des fanatiques ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! Pensez-vous à ce moment là que W.Churchill aurait du négocier avec les nazis ! ? ! ?
De Phil2922
Retraite invalidité | 17H27 | 19/08/2008 |
Autant pour moi : Une précision sur les intérêts économiques, il s'agit du pavot, du charbon, de minerais et pierres précieuses…
Il faudrait dire à sarkozy qu'il y a tout un stock de Ray-ban et de montres « bling-bling » au Darfour… ! !
http://phil195829.overblog.com
De AlexRio
17H33 | 19/08/2008 |
Excellent article, merci !
Cela prouve une chose en tout cas, la France comme les autres pays, doivent laisser régler le problème afghan par les afghans eux-même ! L'idéologie impérialiste (ou néocolonial) néocons repris par Sarko et Kouchner devient la régle dans ce gouvernement.
ça a marchait pour Bush, pourquoi cela ne marcherait-il pas pour Sarko ? une réélection brillante dans 4 ans si les guerres se développent (et le terrorisme) et que Sarko envoie au nom de son propre intérêt nos enfants de la Patrie mourir pour une cause républicaine (Reagan et Bush).
Nous jouons avec le feu. Sarko comme Bush alimentent le terrorisme en envoyant nos enfants provoquer d'autres Peuples « inférieurs ». Un lavage de cerveau, les médias au service de l'intérêt de l'idéologie néocons de Sarko sont au menu de la rentrée. Oublier aussi la crise…et les salaires !
Alexis de Rio de Janeiro
à AlexRio
De parousnik
18H25 | 19/08/2008 |
Bush a été rresdésigné grace aux programmations frauduleuses d'ordinateurs de vote …
http://www.reopen911.info/11-septembre/hacking-democracy-la-democratie-p…
à parousnik
De AlexRio
18H38 | 19/08/2008 |
Et alors ? Sarko peut faire la même chose démocratiquement parlant ?
Bush réélu quand même. Sarko joue la même carte des néocons : la guerre. Même si cela alimente le terrorisme et la haine contre la France. Il s'en fout, la fin justifie les moyens.
Venir pleurer les morts, le silence imposé, le « rassemblement » derrière un seul homme (tous derrière Sarko), le « respect » du drapeau…les socialistes ne diront rien faute d'être accusé de « anti-patriote ». Les autres gauchistes pire !
Le politiquement correct est de se taire et laisser faire laisser passer l'idéologie néocons !
à AlexRio
De jide
jide.romandie.com | 21H59 | 19/08/2008 |
« La fin justifie les moyens » : Tout a fait d'accord !
http://jide.romandie.com
De Compte supprimé 6
17H42 | 19/08/2008 |
Une belle saloperie que d'aller faire mourir des Français dans cette guerre des profits !
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 17H41 | 19/08/2008 |
Je me dis que c'est pas cette guerre qui doit être remise en question, mais le rôle même de l'armée, celle de la France comme celle de tout les pays civilisés.
Ce genre d'action, péter trois tanks et occuper un pays en trois mois, puis tenter de rétablir l'ordre, la sécurité et la paix entre les différentes factions, va être de plus en plus fréquente.
Alors à quoi sert d'avoir des super bombardiers qui tapisse 20km² et des missiles qui détruisent les meilleurs avions du monde quand en face ils n'ont que des ânes lance-roquette, des enfants-bombe ou des fanatiques à Kalachnikov.
Ce dont le monde à besoin aujourd'hui, ce sont de flics internationaux, pas de fiers combattants sans peur.
De nilauclr
Âne à la retraite | 17H44 | 19/08/2008 |
Allez Mr Gaetan , cause un peu on t'entend plus , j'adore quand tu déblatères sur la gauche et le front popu….
Ah la bonne droite bien française n'est pas morte ! la preuve Mr Gaetan vit encore .
à nilauclr
De Jean-François@Carenton
20H43 | 19/08/2008 |
C'est vrai, ce mec, il me motive, il m'inspire. Des fois, on doute, on se dit que rien n'est simple, que peut-être que les mecs de droite ne sont pas tous des cons, tout ça, et puis on croise un Gaetan, et là, c'est comme un rayon de soleil, une révélation : ILS EXISTENT POUR DE VRAI !
Merci
JFT_Charenton
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 17H45 | 19/08/2008 |
Il devient peu à peu impossible de recadrer le débat. L'hostilité à Bush et Sarkozy dans ces pages est telle que l'on ne discute même pas d'alternatives PLAUSIBLES.
(1) « Discuter avec les Talibans ? » Ce serait formidable si quiconque savait avec qui entamer des négociations. Si l'on « choisit » les partenaires de la négociation, il est très vraisemblable qu'ils n'auront pas plus de légitimité, en Afghanistan, que les suppôts du gouvernement Karzaï coupables de s'être enrichis à peu de frais en captant l'aide matérielle (déjà considérable) des puissances coalisées. Ce seront simplement des partenaires jugés acceptables par les Américains et leurs alliés. Autant dire que nous aurons alors « désigné » un gouvernement fantoche, en tout cas pas plus représentatif que le précédent.
(2) Il n'y a pas à l'heure actuelle de nation afghane, il n'y a que des populations éparses (sauf à Kaboul et à Kandahar) et des groupes armés disparates à dominante pashtoune qui s'y mêlent afin de poursuivre leurs propres objectifs. Croire que ces groupes parviendront à s'unir dans le cadre d'une politique de véritable démocratisation et de développement du pays, c'est aller très vite en besogne, car nous ne disposons d'aucun précédent sur lequel nous appuyer.
(3) Tout le monde en Occident -- même aux USA -- souhaite la fin des tueries et des affrontements. Mais s'il est proposé de se retirer purement et simplement, c'est laisser la place à une solution talibane identique à la précédente, avec tout ce que cela suppose en matière d'oppression des populations civiles et d'accaparement des terres afin d'augmenter encore la culture du pavot, seul produit d'exportation rentable, dans un pays morcelé. Et qui croira que l'Occident soit prêt à financer le développement économique du pays si les fonds qu'il met à disposition ne sont pas utilisés par un « Etat » digne de ce nom acceptant de rendre des comptes sur l'usage qu'il en fait ?
(4) On ne peut pas non plus se permettre de considérer qu'Al Qaïda est morte et enterrée, car cela ne correspond tout simplement pas à la réalité. Jusqu'ici, du moins, la présence militaire française a été utile en ce qu'elle a permis de maintenir sous contrôle, au moins partiellement, les échanges ayant lieu entre l'est de l'Afghanistan et les zones tribales du Pakistan complètement acquises à Al Qaïda.
(5) La solution proposée dans l'article ne tient pas compte de ces aspects des choses, il les ignore même superbement. Il se cantonne à déplorer les morts, les bavures et les exactions. Je regrette de devoir le dire, mais tout le monde peut se « permettre » de le faire. Rien de moins coûteux que la compassion à bon marché.
Ce qu'on met donc ici en avant sans oser le dire, c'est une simple politique de renoncement, avec un retour de l'Afghanistan au statu quo antérieur à 2001, avec toutes les conséquences que cela suppose : « rebond » d'Al Qaïda, qui aurait de nouveau les coudées franches, d'autant plus qu'on imagine mal le gouvernement de coalition pakistanais (sans Musharraf) ayant davantage d'impact, militairement ou politiquement, sur ce qui se passe dans les zones tribales.
Pas plus que les auteurs de l'article je ne soutiens Sarkozy. Mais c'est s'illusionner que de croire, face à une situation afghane très complexe, qu'un autre gouvernement que celui de NS agirait très différemment.
On peut très bien être pacifiste sur le fond (c'est mon cas), mais le pacifisme se discrédite s'il se traduit par un simple abandon.
à Jaycib
De NING
18H09 | 19/08/2008 |
JAYCIB
Mme Merkel , présidente de la plus puissante nation
européenne, serait donc dénuée de tout bon sens ? ? ? ?
à NING
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 18H45 | 19/08/2008 |
Je ne sache pas qu'Angela Markel soit en pointe sur ce dossier. Prière de citer ce qu'elle a pu en dire.
à Jaycib
De Mon-Al
roturière :-) | 21H50 | 19/08/2008 |
Je n'ai pas trouvé grand-chose de ce que Mme Merkel a pu dire, juste cet article du spiegel :
www.spiegel.de/politik/ausland/0,1518,515241,00.html
à Jaycib
De The last Puppet
Etudiant | 18H39 | 19/08/2008 |
« Il devient peu à peu impossible de recadrer le débat. L'hostilité à Bush et Sarkozy dans ces pages est telle que l'on ne discute même pas d'alternatives PLAUSIBLES. »
C'est fou comme tu as raison. Sarkozy fait un aller retour en Afghanistan aujourd'hui et hop, le voilà responsable des 10 morts d'hier oubliant le pourquoi de la situation.
L'on va me retorquer que ces 10 militaires faisaient partie des nouveaux envoyés il y a peu en Afghanistan par Mr Sarkozy … mais d'ou viennent les autres ? les quelques 3000 autres français encore là bas ?
à Jaycib
De zorbek
18H40 | 19/08/2008 |
Je suis assez d'accord avec vous, et autant je souhaite le retrait US de l'Irak ou ils n'ont rien à y faire, autant le retrait de l'Afghanistan ne me parait pas souhaitable (l'Afghanistan était et reste un repère d'Al Qaida).
Le problème, c'est que ça n'a pas de sens de rester sans y mettre tous les moyens nécessaires, militaires d'abord (c'est 10 x plus qu'il faudrait envoyer), et civils aussi pour rendre le développement possible d'un pays complètement arriéré à la base et détruit par des décades de guerres tribales ou d'occupation.
Une aide civile seule n'a malheureusement pas de sens : à quoi cela servirait de reconstruire des écoles si les menaces des Talibans sur ceux ou celles qui les fréquenteraient ont une portée réelle et immédiate ?
Ce qu'il faudrait aussi adresser, c'est le rôle pour le moins ambigu du Pakistan, celui de l'ISI et des zones tribales notamment…
à Jaycib
De Peureux anonyme
20H02 | 19/08/2008 |
Ce qui se joue en Afghanistan, c'est le pouvoir en Asie. Ca se joue entre les USA, la Russie et la Chine. L'Inde fera son entrée un jour, mais pour l'heure est hors du jeu.
La soit disant lutte contre le terrorisme relève du discours pour simples d'esprit. Les prétendus terroristes, qui contestent le pouvoir US, étaient des gens très bien que les américains armaient quand ils luttaient contre les russes.
Dans cette affaire les armées européennes sont des forces supplétives de l'armée américaine. Nos soldats sont des auxiliaires qui font ce le commandement US leur dit de faire.
Dans ces conditions, le débat de savoir s'il faut discuter avec les talibans,…etc, ne concerne pas les dirigeants français. C'est un débat qui regarde les dirigeants américains.
Les dirigeants français peuvent, peut être, décider de retirer leurs troupes, si le commandement américain y consent.
à Jaycib
De michel 13
| 19H55 | 19/08/2008 |
Jaycib
votre participation au débat me laisse sur ma faim car vous ne proposez rien d'autre que le statu quo. Autrement dit, les troupes d'occupation peuvent (doivent) encore rester dans ce pays 10 ans ou 100 ans en attendant que la situation s'améliore. Cette guerre n'est pas la nôtre, pas plus qu'elle n'était celle des Russes. Certes, la situation est complexe mais la solution reste encore à inventer. Ce n'est pas en envahissant le pays que les USA et ses alliés y installeront la paix durable.