
Internet : la loi sur le piratage expliquée aux nuls (1/3)
Présenté mercredi au Conseil des ministres, le projet de loi contre le piratage suscite réactions passionnées et interrogations.
La version finale du projet de loi « Création et Internet » (loi Hadopi ou loi Olivennes) a été présentée mercredi au Conseil des ministres par Christine Albanel, en charge de la culture et de la communication. Cette loi Hadopi (pour Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet) prévoit notamment une « riposte graduée » contre le piratage des œuvres sur Internet (celui qui télécharge illégalement des œuvres recevra des avertissements avant d'être sanctionné). Une idée qui a soulevé des réactions passionnées sur Internet en général et sur Rue89 en particulier. Le blogueur « Versac » (Nicolas Vanbremeersch) a accepté d'expliquer à nos lecteurs les plus nuls en la matière, c'est-à-dire vous et moi, les enjeux de ce débat. En trois points.
La dématérialisation des œuvres augure-t-elle une révolution irréversible ?
Il nous faut revenir un peu en amont. Que se passe-t-il ? Une révolution comme nous n'en avons jamais connue, dans le domaine de la création, qui est simple à comprendre : la dématérialisation de l'œuvre et la capacité infinie de copier. Je m'excuse par avance auprès des habitués de ces problématiques, mais il semble qu'elles ne passent pas toujours très bien.
Cette révolution remet en cause de manière profonde tout l'écosystème de la création. Par écosystème, il faut ici comprendre plus que « des emplois » ou « du chiffre d'affaires », mais se dire qu'il s'agit d'équilibres et de la manière dont apparaît et se concrétise la valeur créée. Les trois données de cette révolution sont connues des acteurs qui s'y intéressent, mais, semble-t-il, pas de nombreux autres. Y revenir est nécessaire avant d'aborder ce qu'est ce projet de loi.
Avant, c'était simple (ou presque) : une œuvre était caractérisée par un support unique, non reproductible par l'utilisateur de celle-ci. Cela a permis pendant des centaines d'années, du livre à la musique en passant par les images enregistrées, le développement d'un modèle efficace et robuste. Ce modèle est simple : la valeur culturelle créée se transforme en valeur économique au moment unique de la vente du support (le CD, la cassette, la VHS, le DVD…). Un bien culturel est un bien privé (il m'appartient quand je l'ai acheté). Toute l'économie de l'industrie du divertissement s'est créée sur la base de ce point unique de matérialisation de la valeur de l'œuvre.
Maintenant, une création devient un support dématérialisé, soit un bien non rival et non excluable. Ces deux termes techniques signifient des choses simples. Si je copie ton fichier de la dernière chanson de Mylène Farmer, je ne t'en prive pas (non rival). Pour le non excluable, c'est assez simple. Cela veut dire que personne ne peut, a priori, être exclu de la jouissance de ce bien : tout le monde peut y avoir librement accès, facilement.
Comment faire payer directement un bien public librement accessible à tous, de manière obligatoire ?
Quand un bien est non rival et non excluable, cela devient un bien public. Par exemple, une route. Tout le monde peut l'emprunter, et, sauf congestion, cela n'empêche personne de l'emprunter. Autre exemple, la télévision. Quand je regarde une émission, cela n'en prive personne et tout le monde y a accès.
Un bien public peut être facturé. Il l'est souvent de manière plus ou moins indirecte. On met des péages (pour limiter la rivalité), on crée une redevance, on met de la publicité. Mais personne n'a trouvé le moyen de faire payer directement un bien public librement accessible à tous, de manière obligatoire.
La création d'œuvres de l'esprit devient un bien public par la force des choses. Les fichiers sont copiables, à peu près librement accessibles, dématérialisés qu'ils sont. Copier un disque ne prive personne et tout le monde y a accès.
Voilà la révolution. La fondation de l'industrie du divertissement disparait peu à peu. Le mécanisme du droit d'auteur se disperse. Et tous les patrons de maisons de disques (qui sait ce que sera un disque dans cinq ans ? ) se demandent comment sauver la baraque. Leur cauchemar ne s'arrête pas là.
Est-ce la fin du monopole des maisons de disques ?
L'autre dimension du cauchemar du patron du producteur de disques, c'est la nouvelle économie de l'attention qui se crée en ligne. Dans le même mouvement de dématérialisation, se crée une autre révolution : sur le Web, dans les réseaux sociaux, sur les blogs, partout, des millions de gens partagent leurs goûts, leurs envies, publient, partagent et échangent de manière publique. Ils remplissent des fonctions qui étaient jusqu'ici le monopole des maisons de disques et des médias : identifier, sélectionner, faire connaître des artistes. Sur le site Amazon, des tas de gens notent et commentent à l'infini les créations. Jusqu'à ce que le responsable des relations publiques d'Universal se demande à quoi il sert. Deuxième coup de massue : la désintermédiation, la fin du monopole de la maison de disques sur les phases amont de la production.
Cette révolution est profonde car elle inverse le modèle de l'attention. D'une économie fondée sur la rareté et le hit-parade (je produis 100 disques, dont un me rapportera de l'argent), on passe à une économie où un micro-groupe peut enfin avoir accès à une audience. C'est le modèle économique d'Amazon, fondé sur la vente de millions de références, qui lui rapportent la majorité de ses bénéfices. C'est l'inversion de la loi de Pareto (« 20 % des produits rapportent 80 % du chiffre d'affaires ») et du principe du hit-parade : il y a de la place pour les petits. On appelle souvent ça la « longue traine » : vive la cohorte de millions de contenus particuliers vendus à des millions de micro-cibles.
Ajoutez à cela la formidable démocratisation des moyens de production, et vous comprenez l'ampleur du malaise qui agace les sociétés dont le modèle économique est fondé sur ces éléments qui disparaissent, et, par extension, de ceux qui profitent aujourd'hui d'un système fondé sur la rareté et l'exclusivité.
Voilà l'ampleur de la révolution. Est-ce à dire que tout est foutu et que, faute de modèle économique (puisque l'ancien s'en va), la création va disparaitre ? Est-ce à dire que les artistes vont forcément mourir si l'on n'empêche pas les « téléchargements » ? Faut-il interdire l'Internet pour sauver Patricia Kaas ? Les réponses seront dans le prochain épisode.
► A Lire : la note de Terra Nova contre le projet « internet et création ».
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à versac
De XavXav
02H26 | 21/06/2008 |
essayez de vous renseigner aussi sur la loi qui vient de passer en suède : elle autoriserait le fichage de toutes les IP des ordis qui effectuent des connections via la Suède.
Je pense que sous prétexte de lutte contre la pédophilie ou le terrorisme, ça a des chances d'être la prochaine étape du contrôle d'internet.
Ne vous leurrez pas : internet facilite les échanges grâce au numérique, mais le numérique facilite aussi le contrôle : des programmes de contrôle automatique des fichiers échangés, ça existe !
à Le Yéti
De petit pain
13H02 | 20/06/2008 |
.
« Il y a aujourd'hui des dizaines et des dizaines de millions d'internautes qui ÉCHANGENT (je dis bien “échangent”, pas “piratent”) des fichiers. »
Moi j'dis « partage »
.
à petit pain
De mat-34
15H42 | 20/06/2008 |
Ce que je comprend, c'est que vous partagez avec plaisir ce qui ne vous appartient pas, mais est-ce que vos biens personnels sont aussi à partager ?
Parce que ça, ça serait vraiment révolutionnaire…
Comment appelez-vous un type, qui, juste pour le prestige, n'a pas d'autres but dans la vie que d'être le 1er au monde à mettre en ligne, un film sur lequel des centaines de personnes ont travaillé, en détournant un master ou en volant un exemplaire interne, avant sa sortie au cinéma officielle ?
Et donc vous arrivez à vous convaincre que les dizaines de millions d'internautes qui vont se « partager » ce film, sont de parfaits innocents et que cela n'aura aucune incidence sur la création, bien au contraire ?
Tant qu'il reste encore quelques cons pour aller au cinéma ou acheter un film, vous aurez encore des films gratos à « partager », mais y'aura bien un moment ou ces cons vont commencer à devenir rares…
Votre route, même si elle n'a pas de péage, il a bien fallu que des cons travaillent et payent des impôts pour qu'elle soit construite ou ne serait-ce qu'entretenue.
Le train a remplacé la dilligence ? Oui, c'est vrai, mais il me semble pas que les voyages soient devenus gratuits. C'est vrai aussi qu'on peut toujours monter sans billet, vous expliquerez au contrôleur que vous ne faisiez que « partager » le voyage mdr…
D'ailleurs, pourquoi ne pas imaginer un monde meilleur, des pov'cons qui bossent pour poser des rails, fabriquer des trains,et les conduire, pas de nazis de contrôleurs(cette grave entrave à la liberté de « partager » les voyages), et donc pleins d'innocents voyageurs qui « partagent » gratuitement leur voyage.
Le seul hic, c'est qu'on va les trouver où les pov'cons qui payent, ça va être chaud pour trouver encore des trains.
Votre mythe de la gratuité, dans le meilleur des cas, vous le paierez en buvant du Coca-cola® et en achetant les produits dont la pub envahit la toile.
Je me demande si c'est pas le Coca qui commence à vous niquer les neurones, faites gaffe !
Bon, j'espère vous avoir pas trop coupé l'appétit, je vous laisse continuer de dl à donf en croyant faire la révolution, pendant ce temps, la World Company continue de se gaver et franchement, je crois qu'elle s'inquiète pas…
à mat-34
De timmy
(écrivain public) | 15H58 | 20/06/2008 |
Alors que l'offre de films à la demande, de chaines spécialisées, de possiblités légales ou illégales de téléchargement croit de jours en jours, on a jamais autant vu de gens dans les salles de cinéma en France.
Et c'est pareil pour la musique, alors que télécharger des morceaux (gratuitement ou non) n'a jamais été aussi simple, les salles de concert publient des chiffres de fréquentation record.
Alors peut être qu'un jour les gens arreteront d'aller au cinéma ou dans les salles de concert, mais pour l'instant je range ça avec une vieille idée qui disait que la voiture rendrait les gens obèses à force de ne plus se servir de leurs jambes.
Le jour ou ça arrivera (si ça arrive), ils accepteront la licence globale, et basta.
à timmy
De mat-34
17H11 | 20/06/2008 |
Dans vos rêves !
« Les premières estimations du marché espagnol indiquent une baisse de -3,9 %, alors que le nombre d'entrées a diminué de -5,9 % en France et de -8,2 % en Allemagne. »
2007 par rapport à 2006 (http://www.obs.coe.int/about/oea/pr/mif2008_cinema.html)
A la fin de cette année, quand les chiffres seront publiés, vous en reparlerez et tiens, juste pour rire, imaginez que Bienvenue chez les ch'tis soit pas sorti en 2008 et refaites les calculs.
C'est ce qu'on appelle l'arbre qui cache la forêt…
Le cinéma Français résiste un peu mieux parce qu'on trouve pas les films plusieurs mois ou semaines avant leur sortie salle.
On peut pas en dire autant du cinéma US, ça doit être de la faute à Bush et de la guerre en Irak, surement pas parce que les films US sont toujours au hit-parade des téléchargements illégaux, souvent bien avant leur sortie…
à mat-34
De petit pain
18H01 | 20/06/2008 |
.
Bonsoir Mat »,
Je ne bois pas de Coca. Il faut 9 litres d'eau potable pour confectionner un litre de coca. Considérant la valeur vraie de ce bien de l'Humanité mon plaisir de boire n'enrichit pas ceux que j'abhorre.
Oui, il m'arrive parfois de partager ce qui ne m'appartient pas. De l'espace, de l'eau, du son ou des images aussi, mais probablement pas ceux qui vous évoquez.
Tout ne relève pas du commerce, dans l'Art notamment.
Vous semblez présumer que tout coutumier du téléchargement est avide. Vous vous trompez. Avec le téléchargement il existe de fait un élan de partage jusqu'à présent réservé aux « élites », qui par ailleurs diffusaient ce que bon leur semblaient.
Concrètement, et dans le domaine du cinéma, j'ai dans mes fichiers en partage le film Bled Number One… Vous n'imaginez pas le nombre de personnes qui peuvent voir cette oeuvre car quelques-uns d'entre nous la mettent libre d'accès. Mon écran contrôle l'indique. Idem pour les films du Groupe Medvekine, par exemple.
Je ne cherche pas à me cacher derrière une brindille et je vous assure que je ne vois là nulle piraterie, cela même si les Editions Montparnasse auraient édité cela en dvd.
Pour le son : Je me passionne pour le reggae, un genre qui ne se limite pas aux rayons de grandes surfaces. La pratique du téléchargement m'offre d'explorer cet univers dans des proportions que mon pouvoir d'achat ne peut suivre. J'ai accès à des oeuvres anciennes, gratuitement, autant qu'à des productions de l'année. Néanmoins je paye ma part aux artistes, j'achète. J'achète moins que je n'écoute mais je dépense… et je partage.
Comme vous le constatez vous ne m'avez pas coupé l'appétit. Vous n'avez pas le talent d'un député moraliste.
Une chose encore, si la toile est envahie par la pub allez au cinéma et évitez les salles de consommation.
Si dans votre coin du monde vous n'avez d'autre choix qu'un multiplex, téléchargez un bon John Cassavetes et invitez des ami-es pour une soirée olives et petits radis.
hop !
.
à petit pain
De skejendi
19H26 | 20/06/2008 |
« tout ne relève pas du commerce », oui d'autant plus quand on n'a pas de thunes… Ils veulent qu'on achète ? ils n'ont qu'à nous payer décemment avant ! ça s'appelle la redistribution de la richesse. Bientôt on ira en prison parce qu'on ne consomme pas, on marche sur la tête ! ! !
à petit pain
De Victor Kaplan
enseignant | 21H37 | 20/06/2008 |
« Tout ne relève pas du commerce, dans l'Art notamment »
La phrase de trop, parce que si quelque chose relève bien du businees, c'est bien l'art…
à Victor Kaplan
De petit pain
07H30 | 21/06/2008 |
.
Contre-argument (par exemple) :
http://www.jamendo.com/fr/albums
.
à petit pain
De mat-34
02H07 | 21/06/2008 |
Je ne connais pas les films que vous êtes si fier de « partager ».
Je ne doute pas que ce soit, néanmoins, des chef-d'oeuvres authentiques.
Je veux bien croire qu'en faisant cela vous ne causez pas beaucoup de tort au système et même que vous contribuez à une bonne action culturelle sauf que vous le faites sans l'accord des auteurs ou ayant-droits.
Je n'imagine pas, c'est vrai, combien d'heureux vous faites en offrant si généreusement ce qui ne vous appartient pas, mais je suis sûr que c'est infime par rapport au nombre de téléchargements illégaux d'un Harry Potter ou d'un Spiderman.
Même si les recettes de ces films paraissent encore très confortables, c'est forcément un manque à gagner, donc moins d'impôts sur les sociétés, sur les dividendes, moins de tva et moins d'argent pour produire des films moins commerciaux et donner une chance à des auteurs que vous êtes susceptibles d'aimer.
Je ne suis pas député, ni moraliste et je ne prétend pas avoir de talent particulier, ni d'intérêt d'ailleurs à vous convaincre.
Je ne suis qu'un pov'con de Rmiste, victime entre autres du p2p, qui se contente de donner un point de vue, certes minoritaire, mais réfléchi.
J'estime avoir payé suffisamment cher pour être autorisé à le donner.
Je me suis résigné d'avoir tout perdu, je peux même comprendre le fait qu'on télécharge tant mais ce qui m'exaspère ce sont tous ces discours hypocrites, cette mauvaise foi généralisée.
Merci pour vos bons conseils, mais je ne télécharge pas.
Malgré mes très faibles revenus, j'emmène mes 2 jeunes enfants voir un grand spectacle au cinéma, 2 ou 3 fois dans l'année.
Le reste du temps, si je veux voir un bon film, je fais un tour à la médiathèque (5 €/an) ou au distributeur vidéo du coin (2 € pour 6 heures)tant qu'il est encore en service.
Conserver l'internet représente un sacrifice, mais je ne renonce pas à cette fabuleuse ouverture sur le monde et la connaissance.
Quel dommage que pour tant de jeunes, ça ne serve qu'à dl ou presque.
Enfin, je vous avouerais franchement, ma vraie préoccupation c'est plutôt de nourrir mes enfants, et payer le loyer.
Grâce à l'assistanat et à l'aide alimentaire, je n'ai pas encore eu besoin de voler pour le faire, mais au moins j'aurais des circonstances atténuantes.
à mat-34
De petit pain
09H09 | 21/06/2008 |
.
Bonjour Mat »,
Vous vous faites du mal. Et semblez tourner le dos à bien des plaisirs.
Grimpez sur la mule et régalez-vous. Tapez à coups de pioche dans la caverne et « offrez » à vos enfants ce qu'ils ne verront plus sur une toile. Téléchargez « le roi et l'oiseau », « Gandahar », « le chateau ambulant » ou encore un bon fichier du « Livre de la jungle ».
Ne vous privez pas des films de Raymond Depardon. Découvrez l'oeuvre de Lucas Belvaud (« Cavale » est excellent). Changez votre télé pour une vidéothèque de qualité et dépensez votre misère chez un libraire.
Branchez-vous sur Inter de 15 à 16h00 et pour le reste jouez-vous en famille du Brian Jonestown Massacre, du Papet-J, un bon vieux The Feelies et découvrez ce monument qu'est « Heart of the Congos » (vous pourrez l'écouter en « son vinyle », encodé par un amateur).
Nourrissez vos enfants du meilleur et payez-vous le dernier Lavilliers en édition limitée, pour le son et l'objet.
Soyez sûr que vous ne participerez pas à la destruction des solidarités. La question de l'impôt participatif des sociétés est ailleurs.
Déplacez votre point de vue et ouvrez-vous d'infinis horizons.
Du sacrifice faites jouissance.
Bref, vous semblez porter, comme d'autres une croix, une grande moralité. N'en abusez plus. Sortez du ridicule.
Je vous souhaite un excellent week-end.
http://media.putfile.com/04-Papet-jcom
Enfin, je vous invite à acheter le cd « pensées dansantes » du Bhale Bacce Crew, une auto-production de qualité.
Extrait : http://media.putfile.com/Bhale-Bacce-Crew---cet-homme---2008
.
à petit pain
De mat-34
15H37 | 21/06/2008 |
Bonjour,
La vie est plus simple quand on est bouffi de certitudes et qu'on sait naturellement, sans risque d'erreur, ce qui est bon et beau…
J'avais un vidéo-clubs avec près de 6000 k7 et plus de 4000 dvd, pour ma vidéothèque personnelle de qualité, j'ai pas eu besoin d'attendre vos avis définitifs et encore moins le divx.
En matière de ridicule, vous semblez un expert, je suis moins convaincu en matière d'infinis horizons.
Pour finir cette discussion, Je vous laisse imaginez ce que, ma grande moralité et moi-même, vous engage à faire de vos conseils et de votre condescendance.
PS : par honnêteté, je me dois, toutefois, de vous remercier pour le dernier lien de votre message. On sera au moins d'accord sur ce point, ça mérite d'être encouragé par un achat (si je le trouve) et non pas par un dl gratos (ça j'ai trouvé de suite).
à mat-34
De petit pain
16H26 | 21/06/2008 |
.
Tiens, un point de vente :
http://www.onsfoudkilao.com/index.php ? page=accueil&numpage=1
Ne faites pas tant de manière et soulagez-vous d'une culpabilité mal placée, sachez que le Bhale Bacce Crew a mis en ligne sa petite chanson bien avant de mettre en vente ce second album.
La version que vous avez pu écouter est celle de l'album.
La version originelle a été mis en ligne par les artistes en janvier 2007, en pleine campagne.
Pour l'album et pour coller au triomphe électoral de Sarkozy, le texte a été modifié .
Faites-vous plaisir, la voici :
http://fr.youtube.com/watch ? v=GQ9UiaAZ_Hs
.
à petit pain
De mat-34
16H29 | 21/06/2008 |
merci
à mat-34
De skejendi
08H54 | 22/06/2008 |
loin de moi l'idée de juger votre démarche (la résignation est quelque chose de dur à vivre) mais sachez aussi qu'il y a plein d'oeuvres qu'on ne trouve nulle part en vente ou en location. Des oeuvres de qualité que nos chères maison d'édition ne daignent pas ou plus publier car, voilà, elles ont décidé que ce n'était pas intéressant. Mais au bout d'un moment, c'est vraiment pénible que d'autres décident à notre place. Cette censure qui nivelle par le bas, moi ça me fatigue vraiment. Alors de grâce, laissez les internautes s'approprier un nouvel outil qui nous redonne une liberté qui s'érode jour après jour.
à petit pain
De LienRag
13H37 | 24/06/2008 |
L'inconsistance des arguments de Mat ne justifie pas pour autant l'intégralité de la position contraire…
Je me suis posé la question à propos de l'oeuvre de Rabah-Ameur Zaïmeche ; non pas Bled Number One mais Wesh Wesh, et non pas télécharger mais tout simplement ripper un DVD emprunté.
Autant il est probable qu'effectivement cet homme soit un artiste, qui souhaite que son oeuvre soit vue par un large public, plutôt qu'un mercanti qui se préoccupe essentiellement de ce que tous ses spectateurs aient payé leur dû ; autant il reste que ce film lui appartient, et qu'il ne lui a pas rapporté énormément…
Ce que je vois comme solution est de lui signaler, si un jour je le rencontre (les jeunes cinéastes comme lui tournent souvent dans les salles pour des projections-débat), que j'ai gravé son DVD, et lui demander combien il veut pour sa peine (en plus c'est un arabe, donc on pourra marchander…).
Mais c'est un compromis que je passe avec ma conscience, pas une règle que je pourrais me permettre de généraliser.
Il n'y a pas, pour l'instant, de modèle économique remplaçant celui de la piraterie institutionnelle que défend Mat, celui où les détenteurs de droits s'accaparent l'ensemble des revenus de la création culturelle et en redistribuent quelques miettes aux auteurs.
Certes, les différentes pistes d'expérimentation, comme ce que tentent Radiohead ou Jamando, valent mieux que l'immobilisme et la crispation sur un modèle qui n'a effectivement plus de légitimité, mais il reste que ces ballons d'essais peuvent être plus facilement médiatisés que généralisés, et ne constituent donc pas pour l'instant un contre-modèle fonctionnel.
à mat-34
De Le Yéti
yetiblog.org | 19H01 | 20/06/2008 |
@ Mat-34
Les auteurs et les artistes n'ont rien à voir avec la loi anti-piratage. La loi anti-piratage n'est pas faite pour eux, mais pour les seules multinationales du son et de l'image.
Les seuls auteurs qui se réclament ouvertement de cette loi paient tous l'impôt sur la grande fortune. La plupart des autres auteurs et artistes, on les appelle des intermittents du spectacle. Que je sache, on a guère vu les multinationales en question, ni leurs écuries d'artistes multimillionnaires, ni les législateurs voler au secours des artistes intermittents quand leur statut se trouva menacer.
Les multinationales du son ou de l'image n'ont strictement rien à foutre des artistes dès lors qu'ils ne sont pas ou plus assez rentables (Nougaro en sait quelque chose, lui qui fut viré sans ménagement par sa première maison de disque quand son étoile commerciale eut pâli).
Alors par pitié, cessez de détourner l'attention sur ces malheureux artistes pour défendre cette loi ridicule et rétrograde.
à Le Yéti
De mat-34
00H29 | 21/06/2008 |
Par pitié, cessez d'essayer de faire croire que vous défendez une cause noble, les petits auteurs ou les intermittents du spectacle, ou même que vous menez un combat contre les majors et les milliardaires du secteur, alors que vous ne défendez que votre cause et votre petit confort.
Vous ne me ferez pas croire une seconde qu'en ce domaine, autre chose vous intéresse si ce n'est la jouissance de consommer gratuitement, sans limite et surtout sans entrave. Tout le reste n'est que littérature et arguments spécieux.
Je me fous encore plus que vous du sort des milliardaires de l'audio-visuel, ce n'est pas eux que vous menacez, la plupart d'entre eux sont à l'abri pour plusieurs générations.
Bien sûr que les revenus de ces stars, comme ceux des grands patrons de ces multinationales, sont colossaux et extrêmement choquant, mais ni plus ni moins que ceux des stars de la tv, de la haute finance ou de la world company. C'est ça le monde capitaliste dans lequel vous vivez.
Ce que, par contre la majorité d'entre vous, semble incapable de concevoir, tant votre vision est étroite, c'est que derrière quelques milliers de dirigeants de multinationales, leurs milliers d'actionnaires et quelques milliers de stars, ce sont des millions de gens, qui font des centaines de métiers divers, qui travaillent et vivent des miettes du gâteau.
C'est surtout une partie de ces emplois à tous les niveaux de la chaine que vous mettez en péril, l'énorme majorité de ceux que vous sacrifiez sans vergogne au nom de votre droit au plaisir à moindre cout, n'ont ni jet privé, ni Mercédès.
Dans ma ville en 2005, il y avait 6 vidéo-clubs et 4 magasins de jeux-vidéo, aujourd'hui 3 vidéo-clubs à l'agonie qui vivent peut-être leur dernière année et plus aucun magasin de jeux. Ca ne représente que 20 à 30 personnes qui pourront se recycler dans le bâtiment, mais ce n'est que la partie immergée de l'iceberg. En amont, ce sont des grossistes qui mettent la clé sous la porte, des manutentionnaires, des secrétaires, des chauffeurs livreurs etc… Plus des fournisseurs divers de ces grossistes qui pour certains, n'ayant pas été réglé, peuvent se trouver en difficulté et licencier aussi.
Heureusement, y'a plein d'embauche en Roumanie ou en Afrique pour les plate-formes de hot-line des FAI, c'est pas perdu pour tout le monde.
Vous supportez mal la frustration ?
Vous trouvez ce monde injuste ?
Moi aussi.
Si vous croyez sincèrement le changer et lutter contre « le système » que vous critiquez, confortablement et anonymement installé derrière votre pc en téléchargeant musiques, vidéo et jeux, alors c'est vraiment foutu, y'a plus d'espoir.
à mat-34
De Le Yéti
yetiblog.org | 06H52 | 21/06/2008 |
« Dans ma ville en 2005, il y avait 6 vidéo-clubs et 4 magasins de jeux-vidéo, aujourd'hui 3 vidéo-clubs à l'agonie qui vivent. »
Dans le service où je travaille, nous étions vingt-cinq il y a une douzaine d'années, nous sommes treize aujourd'hui. Et pourtant nul téléchargement dans ce secteur, et pourtant, toujours, des profits exceptionnels.
Dans ma ville de quand j'étais petit, il y avait aussi des marchandes de quatre saisons au quatre coins des rues, des poinçonneurs dans le métro, un chef de quai sur chaque quai… Le temps passe, vous voyez.
« C'est surtout une partie de ces emplois à tous les niveaux de la chaine que vous mettez en péril »
C'est dingue, ce système économique où le but n'est plus de produire le mieux possible les biens et les services nécessaires à satisfaire les besoins de la population. Mais de stupidement « sauver des emplois », même inutiles, pour fabriquer des engins totalement nuisibles (des armes, des 4x4, des milliers de sortes de téléphones différents…), produire du fric et du fric pour des poches qui sont déjà tellement pleines qu'elles n'en n'ont plus le moindre besoin sauf à l'enterrer dans les coffres-forts des paradis fiscaux. Dingue et tellement con !
« confortablement et anonymement installé derrière votre pc »
Qu'en savez-vous, monsieur le suffisant ? Qu'est-ce qui vous permet cette arrogance et cette morgue ?
à Le Yéti
De mat-34
14H45 | 21/06/2008 |
Il suffit de parcourir ces commentaires pour constater de quel côté se trouvent l'arrogance et la suffisance.
Qui a dit que les téléchargements étaient la cause de tous les maux ?
Par contre, vu les déchainements qui se manifestent à chaque fois qu'on en critique le principe ou qu'une menace se profile pour en limiter les excès, on se rend compte qu'il s'agit d'un intérêt hautement supérieur.
Ce que, moi je dis, c'est qu'il y a des causes plus vitales et plus urgentes, qu'il y a en ce monde tant de problèmes plus importants et que télécharger sans limite, sans contrainte et sans vouloir payer n'est que la satisfaction d'un plaisir, mais en rien un besoin, ce n'est qu'une maigre consolation à d'énormes frustrations. Ces dernières étant par contre bien compréhensibles.
« stupidement “sauver des emplois”, même inutiles, »
Merci pour eux, c'est drôle, je ne peux pas m'empêcher de vous imaginer, quitter votre clavier pour aller expliquer votre subtile vision de notre système économique aux pécheurs ou aux agriculteurs, sans oublier les employés d'usines qui ferment pour cause de délocalisation.
Ce qui est dingue et tellement con, c'est :
- que tout le monde peut crever, pourvu qu'on vous laisse dl tout ce que vous voulez.
- le mépris qui se dégage de vos propos.
- comment vous définissez un emploi utile ou pas et comment on élimine les inutiles.
- faire un rapport ENTRE la prise en compte d'aspects économiques et humains au sujet de la destruction d'emplois pour cause de comportements irresponsables et égoïstes ET la fabrication et le commerce des armes ou des 4x4.
Pour les « poches qui sont déjà tellement pleines qu'elles n'en n'ont plus le moindre besoin sauf à l'enterrer dans les coffres-forts des paradis fiscaux », je suis à 100 % d'accord avec vous pour considérer cela comme insupportable et inacceptable, mais sur le fond du problème, cela n'a aucun rapport.
Par contre, sachez que mon emploi comme des milliers d'autres n'ont en aucun cas été sauvés, on a crevé et on crève encore la gueule ouverte dans l'indifférence générale, non pas par une impérieuse nécessité ou un intérêt supérieur de l'humanité, mais simplement pour que vous ayez accès sans limite et sans casquer à des loisirs audio-visuels.
Il est vrai que les sacrifiés des filières audio-vidéo ne bloquent pas les routes, ni ne brûlent de pneus dans la rue…
« confortablement et anonymement installé derrière votre pc »
Si vous vous sentez visé, ça doit pas être pour rien,
Ce que j'en sais ?
Je n'ai pas pour habitude de faire des généralisations simplistes, cependant, depuis plusieurs années que je suis au coeur du problème, je ne vous ai pas attendu pour en avoir une bonne vision d'ensemble.
PS : Dans la ville de moi (45 000 ha), y'a plein de marchand de 4 saisons (2 dans mon quartier), 3 marchés par semaine plus des halles (ouvertes tous les matins) et c'est très bien. J'ai pas besoin d'aller à Carrouf pour mes fruits et légumes.
Pas de métro, mais à Montpellier y'a le tram, pas de poinçonneurs, mais plein de contrôleurs (par groupe de 4-5), c'est chiant, mais sinon personne paierait le partage des voyages.
à mat-34
De Redab
20H24 | 21/06/2008 |
mat-34
la transformation économique est un pot de fer ; celle qui nous préoccupe ici prend beaucoup de personnes au dépourvu, des plus riches aux plus démunis, car le modèle économique vole en éclat.
cette transformation demande de revenir à l'essentiel, dans ce cas précis, celle de la création artitistique. personne ne pourra s'opposer au copier-coller ou au téléchargement durablement, sans transformer toute une nation dans un camp, isolée des autres.
ces nouveaux modes économiques ouvrent des emplois qualifiés ou non, dans une autre ambiance.
mais il est vrai que les pouvoirs publics ne se sont pas préparés à cette transformation et n'ont pas préparé la nation et l'Etat à cette transfromation profonde.
le pouvoir actuel essaie simplement par son projet de loi de se détourner des difficultés et de faire croire qu'il les a affrontées.
justement c'est là où il y aura encore plus de dégâts « collatéraux“comme vous les dénoncez à juste titre.
à Redab
De mat-34
23H52 | 21/06/2008 |
Je suis bien d'accord avec votre analyse.
Dommage que face au pouvoir actuel, aucune proposition sérieuse et raisonnable ne soit apparue.
On ne pouvait pas imaginer qu'une loi satisfaisante soit mise en place par un pouvoir, déjà autiste en soi, qui n'avait face à lui, que des interlocuteurs de mauvaise foi et naïfs qui pensaient pouvoir tenir une position indéfendable.
Le problème, c'est que tout le monde va en payer le prix : taxes de toutes sortes et de bons prétextes pour reprendre un contrôle minimum sur le net.
à Le Yéti
De skejendi
09H13 | 22/06/2008 |
entièrement d'accord avec vous le Yéti, nous sommes en plein changement de paradigme au sens épistémologique du terme. Le système économique est en train de changer et « l'élite » financière de ce monde (aidées par les politiques bien entendu) s'accroche désespérément à son fric et refuse toute cette création qui vient du peuple ou autrement dit de toutes ces personnes qui, elles, veulent avancer vers d'autres horizons. Effectivement « le temps passe » et moi, je refuse de me figer, de me scléroser dans des diktats de m….
à mat-34
De haiker
17H48 | 26/06/2008 |
Une grande partie des emplois à tous les niveaux de la chaine classique, matérielle, sont en péril depuis longtemps, téléchargement illégal ou pas.
La dématérialisation supprime l'essentiel des emplois dans l'industrie de reproduction matérielle (CD, DVD). L'énorme réseau social qu'est Internet réduit fortement l'efficacité du marketing classique, où là aussi des emplois sont désormais inutiles.
Les offres légales de téléchargement ne maintiendront pas non plus ces emplois, chacun le sait et c'est être hypocrite de le faire croire, c'est être malhonnête intellectuellement d'en rendre responsable le piratage.
C'est comme vouloir rendre responsable la disparition des labos de développement de pellicules photos les vendeurs d'imprimantes couleurs : la photo numérique toute seule a rendu inutile le développement, et donc les emplois qui en dépendaient.
La seule responsable, c'est la révolution technologique. Celle-ci crée beaucoup d'emplois, mais des nouveaux, ailleurs. Au moment où on nous bassine en permanence, ce gouvernement en particulier, que le changement est obligatoire, qu'il faut s'y adapter ou mourir, je trouve les excuses données par la vieille industrie de culture de masse pour refuser de changer particulièrement imbécile : la révolution numérique change obligatoirement son métier, et donc son modèle économique, ses emplois. D'autres emplois, d'autres modèles économiques existent, y compris celui de la licence globale, mais camper sur un modèle économique rivé à la production matérielle de biens ne la sauvera pas.
L'ère où l'on produisait des biens culturels sur support matériel à la chaine dans des usines et ou on devait faire de la promotion soit-même pour les vendre est REVOLUE, caduque, inutile. Des emplois disparaissent, d'autres apparaissent. C'est dur pour les personnes, mais c'est pareil dans tous les secteurs d'activité un jour ou l'autre, une mutation débarque. Ici elle est technologique, parfois c'est économique, politique ou écologique, souvent un mélange.
Le changement étant inévitable. Nos dirigeants qui n'hésitent jamais à secouer notre conservatisme quand il s'agit de nous rendre plus flexible donc - croient-ils - plus productifs, devraient pouvoir le voir eux aussi quand le leur est sous leurs yeux !
Je refuse donc de m'apitoyer sur ce secteur plus que sur tout autre. Que je sache, on a jamais vu les dirigeants de ces majors et ces artistes venir soutenir les ouvriers en grève contre la fermeture d'industries qui n'ont su s'adapter à temps aux nouvelles demandes, à la nouvelle concurrence, etc.
Qu'ils s'adaptent. Qu'ils fassent pour eux ce qu'ils demandent en permanence aux autres de faire. Et surtout qu'ils arrêtent de se mentir, de croire que sans piratage leur business serait toujours aussi florissant. Leçon n°1 sur la courbe d'un produit : elle redescend toujours.
à Le Yéti
De skejendi
19H17 | 20/06/2008 |
voilà une vision intéressante, qui redonne le moral, merci
à Le Yéti
De Weatherboy
Comédien dans un système oligarchiq... | 00H20 | 21/06/2008 |
La SNCF, Air France, les impôts, tous les sites de vente en ligne (à commencer par la FNAC) auront de graves soucis à se faire quand des dizaines et des dizaines de millions de consommateurs potentiels se verront privés de liaison internet pour passer leurs commandes. [Rires.]
Tout simplement excellent, tout comme Chavez qui menace de couper les ravitaillment en pétrole de l'Europe en réponse à la directive de la HONTE, mettez celà en gras, en gros, en majuscule et mettez leur bien sous le nez, les libertés celà fait bien longtemps qu'ils s'en tapent (allez demandez aux sans-papiers, « vous expliqueront), ca par contre c'est le seul langage qu'ils comprennent.
à Le Yéti
De Nicotine
22H24 | 22/06/2008 |
C'est clair, ON S'EN FOUT ! C'est trop tard ! La culture, toutes les cultures enfin accessibles à tous grâce à une valeur morale qu'on nous apprend tout petit : le partage ! Alors ça les fait flipper grave : un peuple cultivé (et smicard) devient dangereux.
J'fais le pari que lorsqu'enfin ils comprendront qu'ON S'EN FOUT ! , ils balanceront des bandeaux pub Cétélem ou Optic 2000 sur la Mule et qu'ils la coteront en bourse (c'est Djhonny qui sera content)..
De The Coolcat
catastrophé depuis l'election de Sa... | 12H07 | 20/06/2008 |
CULTURE GRATUITE ET ACCESSIBLE POUR TOUS.
à The Coolcat
De jimmyb
14H46 | 20/06/2008 |
Il faut être un rien sérieux, « culture gratuite » = plus de culture ou presque, créer une œuvre coute de plusieurs manières, s'il n'y a plus de rémunération à la clé, cela disparaitra, c'est aussi simple que ça. Donc il faut trouver un moyen de rémunérer au moins les artistes. La diminution de la vente de cds a déjà mis au rencart nombre de chanteurs qui avaient pourtant encore leur place au détriment de la variété des œuvres proposées.
Mais cette loi n'aura qu'une durée de vie limitée de toute façon, à la vitesse de développement de l'informatique, il serait étonnant que quelqu'un ne trouve pas une parade à la collecte des IP ou en masquant la connexion au serveur. Ce n'est donc qu'une réponse provisoire. Par contre, elle va engendrer des couts pour les FAI, qui ne manqueront pas de les répercuter sur tous les abonnements, que ce soit pour ceux qui piratent, que ceux qui ne piratent pas.
à jimmyb
De The Coolcat
catastrophé depuis l'election de Sa... | 15H30 | 20/06/2008 |
Je crois que l'on ne parle pas de la même chose.
Je parle de culture, pas de rémunérations des artistes…encore faut il faire la nuance.
Le commerce et l'esprit petit boutiquier n'ont rien a voir là dedans.
Aujourd'hui, on peut écouter des musiques gratuitement sur internet (deezer…) ou à la radio. On peut aller dans certains musées gratuitement certains jours.
On peut lire gratuitement des oeuvres sur internet ou à la bibliothèque.
On peut assister à des concerts gratuits surtout depuis la fête de la musique…
On peut voir des films gratuitement à la télé.
Donc oui, le plus sérieusement du monde, la culture gratuite et totale c'est possible et il faut la généraliser.
Sinon pour parler d'autre chose.
Télécharger une oeuvre qui est disponible gratuitement en quoi est-ce illégal. Comparaison n'étant pas forcément raison certe, mais pour vous donner une image : Vous marchez dans la rue vous trouvez un cd de carla bruni par terre. Vous ne pouvez pas le ramassez parce que vous ne l'avez pas payé ? Désolé moi je le ramasse (et je le met dans une poubelle).
Enfin, sur la riposte graduée, on va rigoler.
Car, si les FAI devaient supprimer l'abonnement de tous ceux qui téléchargent en p2p, et ben, à mon avis, les jours des FAI sont comptés.