
Grande distribution : pourquoi supprimer les marges arrière ?
Elles sont accusées de tous les maux, mais leur disparition ne devrait pas changer grand-chose au pouvoir d'achat. Explications.
Volet le plus médiatique de la loi de modernisation de l'économie, les réformes concernant le commerce devraient être examinées mercredi dans la soirée à l'Assemblée. Avec une ambition de taille : la fin des fameuses « marges arrière ».
Les marges arrière, c'est quoi ?
Ce terme célèbre autant qu'obscur désigne une pratique apparemment étrange : lorsqu'un fournisseur reverse de l'argent à un distributeur (hyper ou supermarché), à qui il a vendu un produit. Prenons une commande de couches-culottes à un tarif de 100 euros le lot. Le distributeur paie cette somme à l'industriel, puis celui-ci lui reverse 30 euros.
Pourquoi une telle manoeuvre ? Théoriquement, afin que ses couches soient présentées de manière à emballer le client : placement en tête de gondoles, positionnement et surface occupée dans les linéaires, promotions, présence dans les catalogues… Théoriquement toujours, cette somme de 30 euros doit couvrir des frais réellement engagés par l'enseigne pour assurer la promotion des couches-culottes.
Cette pratique des marges arrière est un effet pervers de la loi Galland, votée sous le gouvernement Juppé, en 1996. Olivier Bouba-Olga, maître de conférences à la faculté de sciences économiques de Poitiers, rappelle :
« L'objectif affiché de la loi était d'encadrer un peu la fixation des prix dans la grande distribution, pour éviter une concurrence trop féroce, des baisses de prix trop fortes et donc de préserver un peu le petit commerce, compte-tenu du développement de la grande distribution. »
Pour ce faire, la loi Galland impose au fournisseur d'un produit de proposer le même tarif à tous les distributeurs. La négociation n'est alors possible… qu'après la transaction ! Peu à peu, enseignes et fournisseurs mettent donc en place ce système des marges arrière, mais sans avoir le droit d'en répercuter le montant sur le prix d'achat. En apparence, les fournisseurs y trouvent aussi leur compte, puisqu'ils assurent ainsi une meilleure promotion de leurs produits. C'est d'autant plus pratique que c'est le consommateur qui paie la note.
A qui bénéficie ce système ?
Dans la bataille de communication que se livrent actuellement les différents lobbies, chacun joue les victimes.
Les fournisseurs dénoncent un « racket » des enseignes de la grande distribution, qui seraient en position de force pour imposer leurs tarifs, et rendraient globalement peu de services en contrepartie.
Les distributeurs -notamment le très bavard Leclerc-, crient haut et fort que ce système de tarifs fixes les oblige à proposer des services aux fournisseurs pour pouvoir vendre moins cher en rayon…
Les enseignes sont en force pour imposer leurs marges arrière, c'est un fait : le marché français de la grande distribution est clairement oligopolistique. Sept groupes le dominent, souvent présents sur tous les créneaux, du hard discount à l'hypermarché :
- Carrefour (qui possède aussi Champion, Ed, Shopi)
- Casino (Géant, Leader Price, Franprix et 50% de Monoprix)
- Leclerc
- Intermarché (Netto)
- Auchan (Atac)
- Cora (Match)
- Super U
Sept groupes, mais seulement six grosses centrales d'achat (Super U et Leclerc sont alliés) représentent la distribution.
En face, les gros industriels sont loin d'être en position de faiblesse. « Nos 25 plus grands fournisseurs représentent plus de la moitié de nos achats », explique le patron d'une enseigne de supermarchés.
Nestlé, Coca-Cola, Unilever, Danone et autres mastodontes planétaires de l'agroalimentaire traitent donc sur un pied d'égalité avec les gros distributeurs français. Au détriment des PME, des agriculteurs, des groupes industriels plus petits, et… des consommateurs.
Pour Olivier Bouba-Olga, la loi Galland « a conduit à des évolutions de prix un peu dommageables pour tout le monde, et qui ont bénéficié moitié-moitié aux industriels et aux distributeurs » :
Quels effets peut avoir la nouvelle loi sur les acteurs du secteur ?
La loi de modernisation de l'économie (LME) examinée en ce moment à l'Assemblée prévoit un volet consacré à la grande distribution. Elle entend « mettre un terme à la fausse coopération commerciale et tourner le dos définitivement au système des marges arrière ».
Ce noble dessein pourrait conduire à déséquilibrer les rapports de force dans le secteur, au détriment des plus faibles.
Principale mesure destinée à enterrer cette pratique : la fin des tarifs fixes. Industriels et enseignes négocieront leurs transactions de manière plus libre, et les supermarchés pourront répercuter totalement les ristournes obtenues sur l'étiquette. Le gouvernement table sur une baisse généralisée des prix, depuis les fournisseurs jusqu'aux consommateurs.
S'il satisfait certains gros distributeurs -Leclerc en tête, qui écrit dans ses publicités que « le projet gouvernemental va dans le bon sens“-, il suscite déjà l'opposition de syndicats de fournisseurs et d'agriculteurs, qui ont envoyé la semaine dernière une pétition au président Sarkozy.
Ils considèrent que ‘ce texte donne les clés de (leurs) entreprises à la grande distribution, déjà toute puissante, et fait courir par là-même un grand risque à toute la production, et en particulier à la filière agroalimentaire’. Notamment parce que les distributeurs ne sont pas tenus de prouver la réalité des contreparties commerciales accordées en échange des ristournes… ce qui rappelle tout de même furieusement une des dérives des marges arrière.
Du côté des économistes, les libéraux saluent ce projet de loi forgé dans la droite ligne du rapport Attali sur la libération de la croissance. D'autres craignent les effets pervers d'une guerre des prix à outrance entre distributeurs, notamment sur l'emploi. Selon Olivier Bouba-Olga, cette guerre peut être ‘infernale’ :
Ce renforcement attendu des ‘discompteurs’, comme les Allemands Aldi et Lidl, qui tournent avec moins de salariés, serait provoqué par la réforme de la loi Raffarin, aussi incluse dans la LME : le seuil d'autorisation administrative pour l'ouverture d'un supermarché montera à 1 000 mètres carrés, contre 300 aujourd'hui.
Quel bénéfice pour le consommateur ?
Le fait que les consommateurs-électeurs deviennent des victimes collatérales de la loi Galland ne pouvait laisser le politique longtemps indifférent. C'est un cheval de bataille de Nicolas Sarkozy dès son arrivée au ministère des Finances, en 2004.
Depuis, les lois Dutreil et Chatel (adoptée il y a six mois ! ) sont déjà venues assouplir la loi Galland. Et le prix du chariot de la ménagère… n'a pas baissé : un document interne révélé en février par Nouvelobs.com montrait que dans un hyper, les prix avaient augmenté de 11,5% sur trois ans, soit deux fois plus que l'inflation ! Entre avril 2007 et mars 2008, les prix de l'alimentaire en France ont grimpé de 5,6%.
Avec cette énième loi, l'Elysée table sur 3% de baisse des prix. La fédération du commerce et de la distribution (FCD), envisage une baisse de 2% seulement, notamment parce qu'une fleur promise aux industriels -une réduction des délais de paiement- ferait augmenter la note de 0,5%…
Et le pouvoir d'achat global dans tout ça ? Olivier Bouba-Olga estime que cette mesure permettra de l'augmenter de ‘quelques dixièmes de point’. Car, rappelle-t-il, ‘les dépenses d'alimentation ne pèsent que 17% de la consommation des ménages’ :
- 31609 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque























118
(Pour réagir, connectez-vous)
à R2PH
De re-belle
mère au foyer | 06H50 | 05/06/2008 |
moi, je n'y vais pas à ces caisses inhumaines ! ! ! …
rien ne remplacera un « bonjour et un sourire » d'une caissière ! ! ! …
BOYCOTTEZ CES ROBOTISATIONS ! ! ! …
deshumaniser le travail, c'est un signe d'une société inhumaine ! ! ! …
à re-belle
De ipokop
Lecteur d'idées | 20H00 | 05/06/2008 |
Pourquoi Boycotter les robotisations ?
C'est quand même fou qu'on préfère exploiter des gens au boulot (ou si vous préférez que les gens préfère bosser comme des acharnés) alors que des machines pourraient faire le boulot ! Et cela pour un gain au moins égal, si ce n'est supérieur pour l'entreprise…
Dans ce schéma très avant-gardiste (mais vers lequel on tend inexorablement, ex. la déclaration d'impôts en ligne, les banques en ligne qui permettent les opérations courantes de virement, les machines outils sur les lignes de production, etc.) comme dans le schéma actuel, le problème reste et restera la répartition des richesses !
D'ailleurs pour les grandes surfaces (relation avec les employé, les fournisseurs, etc.), c'est bien cette équation qui est encore posée.
Mais vu que dans notre monde, 20% des gens ont 80% des richesses (plutôt 10/90 d'ailleurs), il passera de l'eau sous les ponts pour que les 80% de pauvres se réveillent pour réclamer leur part car les patrons n'iront sans doute pas la leur donner de leur plein gré.
De même les grandes surfaces vers leurs fournisseurs…
Ou les grandes surfaces vers leurs employés…
Ou vers les pauvres consommateurs…
Faut pas déconner quand même, le pognon chez les leclerc ou autres pinault, on se le garde ! ! !
à pauvre caissiere
De -Candide-
Jardinateur | 05H13 | 05/06/2008 |
oui,
pauvre caissière…
à pauvre caissiere
De Patrick de Vigo
journaliste retraité de la BBC | 07H20 | 05/06/2008 |
Cette idée mne semble très intéressante : , mais les consommateurs sont-ils suffisamment disciplinés et solidaires. En Grande-Bretagne, il y a eu un mouvement de consommateurs qui a boycotté les supermarchés qui vendaient des produits sudafricaines du temps de l´apartheid. Ca a fonctionné.
iL FAUT QUE LES CONSOMMATEURS S´ORGANISENT DAVANTAGE.
à Patrick de Vigo
De solstice
pigiste | 09H19 | 05/06/2008 |
« iL FAUT QUE LES CONSOMMATEURS S´ORGANISENT DAVANTAGE »
Franchement, il n'y a pas besoin de monter une usine à gaz, c'est à chaque quidam de prendre ses responsabilités.
Moi, j'ai choisi « le moins pire » :
- un supermarché pour ce que je ne trouve pas au marché, je regarde les étiquettes, qualitativement et en terme de prix au kilo. La tête de gondole, je m'en méfie…
- je vais au marché et je privilégie les producteurs locaux de produits de saison ;
- je fais marcher mes réseaux : la farine bio, la viande de l'éleveur du coin etc…
- je ne fais pas mes courses plus loin que mon village si je n'ai pas de RV en ville.
De mat-la-menace
commercial | 19H59 | 04/06/2008 |
Ah, la question des marges arrières ne se posera plus quand les consommateurs seront obligés de voler des pâtes pour se nourrir. Les producteurs auront été payés, les consommateurs auront consommé, et carrefour, volé, dira « merde, on est allé trop loin » ! ! Vous avez dis démarque inconnue ?
Non mais plus sérieusement,TVA, Impôts, TIPP, cotisations, dépenses publiques ! Voici les vrais responsables du pouvoir d'achat des français.
De solstice
pigiste | 20H01 | 04/06/2008 |
ALLEZ AU MARCHÉ !
Faites marcher les producteurs locaux, de produits locaux, qui, quand on ne les emmerde pas, arrivent à vivre pas trop mal (quantitativement et surtout qualitativement) des fruits (et légumes) de leur travail.
Si vous avez une AMAP près de chez vous, souscrivez-y !
Je ne suis pas agricultrice, ni agitée du bocal : c'est juste du bon sens !
à solstice
De R2PH
23H08 | 04/06/2008 |
Faut voir…
En Seine-et-Marne (du nord), le marché c'est plus cher que Carrefour
Avec une qualité équivalente
Restent quelques commerces de proximité qui assurent dans leur métier
(La viande surtout - Parceque les fruits et légumes ou la poiscaille c'est pour les nantis de nos jours)
Quand au « producteur au consommateur », c'est plus cher que Auchan même si avec une qualité souvent meilleure
Non, y'a pas, faut qu'on paye
à R2PH
De solstice
pigiste | 09H27 | 05/06/2008 |
« producteur au consommateur », c'est plus cher que Auchan » : ce n'est pas normal, bien sûr mais cherchez, vous êtes dans un bassin de population plus riche que le mien, vous devriez trouver une AMAP qui pratique des prix normaux.
Je paye mes pommes 1 € le kilo à un producteur qui en vend aux forains et au supermarchés le même prix, voire moins cher.
Au marché, elles sont à 1,50, au super à 2 euros…
Je les achète par 15 kg, on les stocke au frais et on les finit en tartes et compotes.
Ce n'est qu'un exemple mais en cherchant et en achetant à plusieurs, on y arrive !
à R2PH
De jeffouletofou
cddiste | 16H34 | 05/06/2008 |
lol r2ph vous netes pas credible, cest comme votre 100 frc 60% de marge sa fait 160 …. revoyez vos calcules….. comme moi je devrai prendre des cours dorthographe.
je ne dirai qu'une chose, la qualite dans la bouffe a un prix sa a toujours ete comme ça et sa le sera toujours. cest un fait du boeuf de kobe coutera toujours plus cher que de la laitiere de reforme.
De alonzanfan
20H33 | 04/06/2008 |
ce qu'il faut savoir c'est que il y a que 5 grands groupes qui ce partage le marché de la distribution qui s'arrange sur les prix en plus comme carefour le gros de sont chiffre d'affaire ce fait a l'etranger donc rien a faire de la france alord quand on parle de marge arriere pour faire baisser les prix cela me fait un peut sourire…..
De soleildusud
chômeur "senior" | 21H13 | 04/06/2008 |
si la situation n'était pas grave, je rirais ; je me souviens qu'il y a quelques années outre carrefour, auchan, casino, leclerc, super u , il y avait euromarché, montlaur, mamouth etc… la politique si chère aux liberaux a fait que rachat après rachat il y a eu concentration d'enseignes et de centrales d'achat ; prenons un exemple pour que Sarko médite : Grand Toulon-83, après le rachat des enseignes : 3 carrefour + 1 auchan + 1 casino + divers supermarchés et bas-coûts, est-ce que ça a fait baisser les prix ? ? ?
et il existe bien d'autres exemples, j'habite une ville de 35000 habitants : 2 hypers + 1 super + 3 bas-coûts sur une bande de 4 kms, on subit l'inflation pareil ; NON mr Sarkozy c'est pas en multipliant les enseignes qu'on y arrivera, votre solution aura à terme la même consequence que par le passé : la concentration (après disparition de certains) parce que le potentiel « clients » n'est pas extensible et ne suivra pas le même developpement que les surfaces de ventes ; tout ça parce que vous ne voulez pas tirer les salaires vers le haut - Niet - tirons ces cons de français lambdas vers le bas comme disait l'illustre Raffarin, allez j'arrête, je suis degouté
De Naradamuni
sans | 21H23 | 04/06/2008 |
Faites l'amour pas les allées des grandes surfaces ! !
à Naradamuni
De re-belle
mère au foyer | 06H57 | 05/06/2008 |
« couvert » s'il vous plait ! ! ! …
les préservatifs ! ! ! …tu les achètent aux supermarchés ? ? ? ! ! ! …car il plus de 19 heures et la pharmacie du coin est fermée ! ! ! …
à re-belle
De ipokop
Lecteur d'idées | 20H05 | 05/06/2008 |
Pas grave, y'a plein de machines qui en distribuent partout maintenant !
De Bebert Cassandre
21H25 | 04/06/2008 |
La grande distribution ! Un état dans l'état ! Six groupes se partagent allègrement 20% du PNB. Ils ne renonceront pas à leur fabuleux profits et Monsieur Sarkozy n'a pas l'intention de les y faire renoncer. Ce ne sont là que gesticulations présidentielles destinées à distraire le gogo. Monsieur Sarkozy ne contrôle rien. Dans une état libéral on n'impose pas le prix du sucre. Un seul remède si vous voulez vous en sortir : consommez moins.
à Bebert Cassandre
De solstice
pigiste | 09H31 | 05/06/2008 |
« consommez moins », cela s'appelle la décroissance et cela fait son bonhomme de chemin.
J'ajouterais : consommez mieux !
A prix de revient égal (y compris les kilomètres), je préfère payer un mec dont je vois le travail qu'une caissière qui ne touchera que des poussières…
à solstice
De soleildusud
chômeur "senior" | 13H53 | 05/06/2008 |
et la caissière ? ? elle vivra de quoi ? ? du chômage ? ?
on est dans une drole de situation car seule les « nantis » ont droit à la qualité, les autres aux hard discount na ! ! ! ! !
De MAGENTA
Pesteux génétique | 22H11 | 04/06/2008 |
Ça me fait penser aux radios libres qui sont apparues à l'arrivée de Mitterand ,il y en avait un sacré paquet et maintenant il reste France Inter France culture etc..,RTL RTL 2..etc,RMC ..etc ,Europe 1 ..etc et NRJ .
Donc ceux d'avant + NRJ qui regroupe tout le reste .
De skalpa
actif et militant ? | 22H15 | 04/06/2008 |
« Je suis le fils maudit de la génération
Du surgelé, de la télévision
Rien qu'une fonction de consommateur
Un problème de plus pour le courrier du coeur
Et je rêve devant les affiches
Possession, je veux devenir riche
Pour aller flirter au supermarché
Tout acheter, ce qui me plaît !
Tout en haut d'un building illuminé
Le bonheur est sur Terre il suffit de l'acheter !
POUR UNE EXISTENCE SAINE ! »
Les Cadavres, 1989…
Et dans un autre style, trouvée telle quelle sur

http://chantalgoya.ifrance.com/abfab.htm
http://kprodukt.blogspot.com
à skalpa
De R2PH
23H48 | 04/06/2008 |
Je dépense donc je suis
à skalpa
De skalpa
actif et militant ? | 05H52 | 05/06/2008 |
erreur 404
désolé
De argiope
chatouille ou pique, c'est selon | 22H08 | 04/06/2008 |
Un autre exemple des coûts parasites de la grande distribution : les « cartes de fidélité » qui donnent droit à de la pacotille « gratuite », « points bonus » et autres fadaises inévitablement payées par l'ensemble des clients. La gestion de ces systèmes de cadeaux débiles doit coûter de l'ordre d'un ou plusieurs pourcents du chiffre d'affaires, et les chalands naïfs qui raisonnent comme des tambours croient faire des affaires… comme toutes les enseignes pratiquent ces systèmes, à l'arrivée le seul résultat c'est que chacune conserve la même clientèle qui paient encore un peu plus cher son pain et son lait… avec en prime la totale mise à disposition des distributeurs des habitudes de consommation de chacun, données personnelles informatisées, qui sont du pain bénit pour les publicitaires.
à argiope
De -Candide-
Jardinateur | 05H52 | 05/06/2008 |
On devrait interdire la publicité, c'est du gaspillage.
De même on devrait forcer la fusion de tous les groupes de distribution pour n'en faire qu'un seul :
ça économisera déjà le salaire de six patrons. Et pendant qu'on y est, nationalisons le tout pour mieux contrôler les prix au service du consommateur.
…
hum, j'ai l'impression que je m'égare ^^
PS :
« et les chalands naïfs qui raisonnent comme des tambours »
Je vous invite à vous replonger dans l'article premier de la déclaration des droits de l'homme qui dit que :
« les êtres humains sont doués de raison et de conscience »
De R2PH
00H08 | 05/06/2008 |
Les marges arrière pour les nuls
(Avis d'expert : Plus nul que moi, t'es pas né)
Il y a quelques temps
Un ministre de l'économie et des finances
Dont le nom m'échappe
Faisant echo à l'activité médiatique de l'héritier Leclerc
A réuni à Bercy
Les « acteurs » de la grande distribution
Grosso-modo les enseignes citées au § 2 de l'article
Un accord s'en est suivi
L'enfin respect du second volet de la loi Galland
Moi qui depuis Mitterand n'ai toujours pas compris par quelle mécanique
Pouvoir licencier permet d'embaucher
J'avais enfin compris UNE mécanique économique
L'accord sur le respect du deuxième volet de la loi Galland c'est ça :
Auourd'hui
J'achette 100
Je fais une marge de 60 %
Je revend 160
Puis je facture au fournisseur 30 de service fictif ou non
(C'est ça la marge arrière)
TU PAYES 160
Ce qui me coûte 70
Demain (Mais un demain de philosophe en l'occurrence)
Plus de marge arrière (Les 30 d'au dessus)
Le producteur baisse les prix d'autant
J'achette 100-30=70
Je fais une marge de 60 %
Je revend 112
TU PAYES 112
Ce qui me coûte 70
A la surprise générale
Cet accord signé, avec photo souriante des participants
N'a jamais été appliqué
Le ministre de l'économie et des finances en question
Après le coup d'esbrouffe en question
C'est empressé d'oublier l'accord historique
Faut comprendre, si on met de la TVA la dessus
Aujourdhui il encaisse 31,36 EUR
Au lendemain qui chanterait (pour nous)
Il encaisserait 21,952 EUR
Pas de quoi s'augmenter de 200 %
S'il avait eu un poil d'envergure
Il aurait fait respecter l'accord signé
Aurait augmenté TON BUYING POWER d'achat
Et aurait peut-être fini président de la république
Moi, dans l'exemple, je suis distributeur
Alors je la ramène pas trop parce que ça va
Je gagne 90 ajourd'hui
Je gagnerais 42 demain
Ch'suis pas con non plus
C'est sans doute parce qu'il avait une si grange GL
Et si peu dans le sac
Que j'ai oublié son nom, au ministre
Comme quoi il a pas du faire carrière en politique
…/…
Le premier volet de la loi Galland, c'est l'interdiction de vendre à perte
Moins cher qu'on achète ?
Faudrait être dingue !
Sauf à compter sur sa trésorerie et vendre à perte juste le temps de couler le « petit » commerce des alentours
Comme ça, après, sans concurrence…
Ben… on augmente les prix autant qu'on veut !
Puisqu'il n'y a personne d'autre…
Quand on vit les hausses depuis l'Euro
Avec la concurrence des commerces de quartier
On imagine…
Notez : Le premier volet de la loi Galland est respecté par l'ensemble de la guilde des commreçants
Jamais au delà du prix coûtant (Hors marges arrière)
Heureusement la « gauche » façon Atali est là
Ce droit-de-l'hommiste nous conjure se supprimer l'interdiction de vendre à perte
Mais bon, tant que la Rue 89 n'édite pas des articles
Tentants de nous motiver CONTRE le respect du second volet de la loi Galland
Tout Va Bien
Tout va bien graves gens
Mourez en paix
Vade Retro à toutes et à tous
à R2PH
De Ellington
10H35 | 05/06/2008 |
Il me semble que ce ministre a été tellement brillantr qu'il s'est auto-promu président non ?
De MAGENTA
Pesteux génétique | 22H35 | 04/06/2008 |
De rachat en rachat ,actuellement aux USA ,il ne reste plus que 4 (quatre) groupes de charcuterie industrielles .Ils sont donc 4 sur ce grand territoire à vendre le jambon et les hot dogs aux Américains .
à MAGENTA
De R2PH
22H54 | 04/06/2008 |
Et le poulet au chlore aux européens ?
De hans lefebvre
22H57 | 04/06/2008 |
Tel n'est pas le point de vue de Christian Jacquiau, même si son argumentaire à l'endroit des grandes surfaces est plus global. En outre, notre mouvement JeBoycotte, propose aux consommateurs de bycotter tant que faire ce peu le commerce de la grande distribution pour les raisons que nous invoquons dans l'article intitulé « les chinois boycottent, ancourageons-les » :
http://jeboycotte.org/index.php ? /archives/7-LES-CHINOIS-BOYCOTTENT,-ENCOURAGEONS-LES ! .html#extended
http://jeboycotte.org
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 23H56 | 04/06/2008 |
Y en a marre de tous ces super épiciers et de leurs problèmes idéologiques de super épiciers
C'est laid , c'est gros, ça pollue le paysage , leurs rayons puent la viande morte , la viennoiserie grasse,le fromage sans gout, le gasoil dans leurs parkings …
On y entend de la musak de merde..
Leurs pubs sont horribles et encombrent nos boites a lettre..
Tout le monde y est exploité sauf les gros patrons et les actionnaires qui se goinfrent.
Y a cent fois trop de produits qui ont le même gout de plastiques, de nomenclatures de yaourt et de shampoings pour 1000 sortes de cheveux et de problemes d » intestins différents , c'est absurde
On ne comprend rien à leurs prix, a leurs promos, a leurs bouts de tickets de réductions à decouper hideux ,a leurs produits moins chers au bord de la date de pourriture et leurs putains de cartes d'enseigne qu » ils obligent toutes les pauv » caissières a nous proposer systématiquement …
Augmentez les salaires au lieu de faire soi disant baisser les prix ! On s'en fout si l » inflation grignote les revenus des rentiers ! ASSEZ ! ASSEZ de ce président de la Republique chef de rayon !