Géorgie et Afghanistan, tests de la politique étrangère de Sarkozy

Des soldats français à Kaboul en décembre 2007 (Reuters).

A deux reprises cet été, les choix de politique extérieure de Nicolas Sarkozy ont été bousculés, soumis à rude épreuve. En Afghanistan et en Géorgie, les réalités géopolitiques ont été plus fortes que les options idéologiques du Président, qui tente toujours de concilier les deux.

Le Conseil européen extraordinaire convoqué lundi à Bruxelles, sous présidence française, ne devait rien changer à cet équilibrisme d'une diplomatie qui a encore du mal à trouver sa cohérence.

La crise Russie-Géorgie

La guerre Russie-Géorgie a failli être l'heure de gloire de Nicolas Sarkozy, transformé en chef d'Etat-pompier au cœur de l'été. Une navette Tbilissi-Moscou et la paix était gagnée… ou presque. Le diable se nichant toujours dans les détails, c'est à l'arrivée une cote mal taillée qu'a obtenue le président en exercice du Conseil européen, mais au moins les armes s'étaient tues.

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La reconnaissance par Moscou, quelques jours plus tard, de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, étaient le signe d'une faille majeure de l'accord, l'absence de référence à l'intégrité territoriale de la Géorgie, et le signe que, pour la Russie, la diplomatie était la poursuite de la guerre par d'autres moyens.

En réunissant lundi un Conseil européen extraordinaire à Bruxelles consacré à la crise géorgienne, Nicolas Sarkozy n'avait pas d'autre ambition que de définir un consensus minimal à vingt-sept, pas vraiment de prendre des décisions. Les Vingt-sept sont divisés sur la question, et la France est elle-même en quête d'un point d'équilibre dans ses relations avec la Russie.

Début 2007, le candidat Sarkozy avait bombé le torse vis-à-vis de Vladimir Poutine, on allait voir ce qu'on allait voir avec le bourreau des Tchétchènes et le chef du pays qui avait vu l'assassinat d'Anna Politkovskaia.

Las, au G8 en Allemagne, à peine quelques semaines plus tard, on vit le nouveau Président de la France partager de joyeux moments avec le même Poutine, moment immortalisé par l'International Herald Tribune dans une série de photos hilarantes autour du Blackberry présidentiel…

Depuis, malgré l'infléchissement atlantiste marqué de la diplomatie française, et son rapprochement significatif avec Washington et Londres, Nicolas Sarkozy s'est montré extrêmement prudent vis-à-vis de la Russie.

Au point de s'être opposé, avec l'Allemagne, à l'entrée immédiate de la Géorgie et à l'Ukraine dans l'Otan, lors du sommet de l'Alliance atlantique à Bucarest en avril dernier - un refus qui aurait encouragé la Russie à durcir le ton, selon les plus « faucons ».

Aujourd'hui encore, Nicolas Sarkozy court le risque de se voir accuser de « mollesse » -un comble ! - par certains Européens, refusant de s'aligner sur la position de Gordon Brown, premier ministre Britannique qui appelle les Vingt-sept à « revoir totalement » les relations euro-russes, ou sur celle de la Pologne, particulièrement dure. La France exclut des sanctions, du moins pour l'instant, pas avant le sommet UE-Russie qui se tiendra à Nice le 14 novembre.

Cette voie étroite du « dialogue ferme » avec Moscou accompagné d'aucune mesure de rétorsion pour le geste provocateur de reconnaissance des deux Républiques dissidentes, risque fort d'être un plus petit dénominateur commun de courte durée pour une Europe divisée, aux intérêts géopolitiques, énergétiques et stratégiques différents.

Nicolas Sarkozy aura la dure tache de faire évoluer ce consensus minimal au fil du déroulement de la crise dans les prochains mois : il y joue la crédibilité de sa présidence européenne.

Les morts d'Afghanistan

Autre crise de l'été qui met à mal les lignes de force de la politique étrangère de l'Elysée : la guerre d'Afghanistan, et les dix morts de l'embuscade de la mi-août.

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De nouveau, on se retrouve en terrain glissant. En pleine campagne électorale, le candidat Sarkozy avait estimé que la présence militaire française dans ce pays n'était pas « décisive ». Aujourd'hui, elle l'est devenue, le président affirmant que la France ne « cèderait pas » face aux terroristes, ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense déclarant même que le statut de « grande puissance » (sic) de la France se jouait sur le théâtre afghan.

Pourtant, c'est un jeu de billard à trois bandes que le président de la République a entamé en Afghanistan au printemps ; il s'y joue non pas tant l'avenir de ce pays trop complexe pour les schémas manichéens qu'on veut lui imposer, que l'avenir de la France au sein de l'Alliance atlantique.

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L'envoi de renforts français et la participation plus active des soldats français aux combats, décidés au printemps après un simulacre de débat parlementaire, visent avant tout à préparer le retour de la France dans les structures militaires intégrées de l'Otan, quatre décennies après la décision de De Gaulle de l'en retirer. Décision qui sera sans doute effective l'an prochain, à l'occasion du soixantième anniversaire de l'Alliance dirigée par les Etats-Unis.

Le grain de sable de ce choix stratégique important, ce sont les dix morts de l'été, et le choc de l'opinion publique, soudain propulsée en état de guerre. Cela faisait un quart de siècle que la France n'avait pas perdu autant d'hommes d'un seul coup, depuis l'attentat du Drakkar, à Beyrouth, en 1983, qui avait coûté la vie à cinquante-huit parachutistes français.

Là encore, Nicolas Sarkozy va devoir avancer en tenant compte du risque de se voir désavouer par l'opinion, surtout si l'élection d'un John McCain aux Etats-Unis et la montée en puissance d'une nouvelle « guerre froide » mettent plus haut la barre de l'engagement atlantique.

L'Atlantisme viscéral

Dans son discours-programme aux ambassadeurs réunis à Paris, la semaine dernière, le Président a déclaré : « J'ai voulu situer, franchement et nettement, la France au sein de sa famille occidentale, restaurer une relation confiante avec le peuple et les dirigeants américains et rénover notre relation avec l'Alliance Atlantique ».

Depuis un an, ses discours sont empreints de référence à l'« Occident », un mot qui était banni autrefois du vocabulaire diplomatique français.

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C'est sur ce terrain que porte la principale « rupture » voulue et assumée par Nicolas Sarkozy. Et elle n'est pas indifférente dans un monde qui se recompose en vitesse accélérée, loin de l'univers unipolaire de l'immédiat après-guerre froide qui avait vu le triomphe de l'Amérique, l'avancée des idées démocratiques, l'émergence de l'« ingérence humanitaire »…

Deux décennies, ce bel ordonnancement a volé en éclat : sont passés par là le 11-Septembre, les guerres d'Afghanistan et d'Irak, l'émergence de nouveaux « pôles » comme cette Russie revigorée par les prix de l'énergie et une stabilisation de fer version Poutine, comme cette Chine à l'économie capitaliste triomphante tout en restant autoritaire et officiellement communiste, ou encore les fonds souverains des producteurs de pétrole ou les économies émergentes.

La conclusion à tirer de ce monde multipolaire aux contours incertains, et, disons-le, inquiétants, est-elle nécessairement que l'« Occident » doit resserrer les rangs ? N'est-ce pas dans ce maelström-là, au contraire, que des voix singulières, comme celle qu'a pu incarner un temps la France, peuvent et doivent se faire entendre ? Ou que l'Europe peut avoir un rôle spécifique à incarner, à inventer (d'accord, ça n'en prend pas le chemin…) ?

C'est en tous cas le choix de Nicolas Sarkozy, qui, toutefois, n'a pas encore convaincu aussi bien l'opinion française que les partenaires de la France, qu'il y a une véritable cohérence derrière une indéniable énergie. A suivre, dans un monde de plus en plus dangereux.

131 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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De said sellali

cadre à nantes | 22H59 | 01/09/2008 | Permalien

L'atlantisme de Sarkozy serait comique s'il ne démontrait sa méconnaissance totale de ce qui se passe aujourd'hui dans le monde : une révolution copernicienne où les Etats-Unis , en plein déclin économique vivent leurs derniers jours en tant que superpuissance mondiale. En effet, la rétrogradation actuelle des USA devrait nous interroger et nous faire réfléchir. Pourquoi ce suivisme risible chez Sarkozy d'un pays à la puissance dégradée, qui doit faire face à l'avènement d'un monde multipolaire avec de nouveaux géants sur la scène internationale (Chine, Inde, Russie, Brésil,pays pétroliers du Golfe….).Bizarre, bizarre.
Quant à l'Afghanistan, si au bout de 7 ans , nous n'avons pas été foutus de permettre l'éclosion d'un gouvernement compétent, responsable et crédible devant son peuple, c'est que nous n'avons plus rien à faire là-bas.D'ailleurs, les afghans nous voient aujourd'hui comme des occupants et soutiennent majoritairement les talibans, ce qui causent et causera encore davantage dans le futur notre défaite déjà écrite dans le marbre.

Portrait de Janus 333

à said sellali Portrait de said sellali De Janus 333

Slainte! | 20H54 | 03/09/2008 | Permalien

« Pourquoi ce suivisme risible » ? On peut effectivement se poser la question. Et si Sarko n'était qu'une taupe des néocons américains qui lui ont assigné la tâche de transformer la France en succursale de l'impérialisme financier ?

Portrait de chinchilla1967

De chinchilla1967

plate | 00H02 | 02/09/2008 | Permalien

A noter qu'on n'a pas du tout parlé à cette réunion bruxelloise de l'implication des américains et de l'OTAN dans ce dossier géorgien, alors que Cheney, ce bon pasteur , va faire son petit pélerinage dans la région. « C'est fini, Yalta ! », a beuglé l'ânon atlantiste, ouais peut être mais l'OTAN elle c'est pas fini du tout, au contraire, ça enfle ! Quel benêt ce Sarkozy…On verra les conséquences conrètes de tout ça et en particulier de l'alignement total de l'Europe sur la « politique » des américains, intéressés uniquement par le pétrole, le pétrole et encore le pétrole.

Portrait de chinchilla1967

De chinchilla1967

plate | 00H03 | 02/09/2008 | Permalien

Hum j'aurais dû dire, a brait, et non beuglé : )

Portrait de chinchilla1967

De chinchilla1967

plate | 01H12 | 02/09/2008 | Permalien

Et dire que les rodomontades du nain vont avoir des conséquences directes sur notre vie. Il se prend pour un nobliau austro-hongrois en train de réprimer une jaquerie. C'est à désespérer. Cultivons notre jardin disait l'illustre ancêtre.

Portrait de lapinours

De lapinours

bancale | 03H00 | 02/09/2008 | Permalien

Quand Pierre Haski parle des morts d'afghanistan,je pensais qu'il parlait des victimes civiles de bombardements allies.

Portrait de Pierre Haski

à lapinours Portrait de lapinours De Pierre Haski (auteur)

Rue89 | 07H30 | 02/09/2008 | Permalien

Les victims civiles sont l'une des raisons pour lesquelles les forces de l'Otan sont de plus en plus perçues comme forces d'occupation, mais ce sont pas ces victimes-là, qui comptent aux yeux de l'opinion française et donc qui constituent un problème politique pour Sarkozy. Ce n'est pas être cynique de le dire, c'est la simple réalité.

Portrait de clive

à Pierre Haski Portrait de Pierre Haski De clive

09H25 | 02/09/2008 | Permalien

Peut-être aussi est-ce parce qu'un bombardement de l'OTAN qui fait 80 (90 ? 95 ? ) morts principalement des civils, femmes, enfants ne fait pas les gros titres du 20h ni la couve de ParisMatch, et qu'il n'y a pas d'images du désastre…

L'« opinion française », dont je ne dois pas faire partie, se construit aussi et surtout sur TF1, RMC, Europe 1 etc…et dans les sondages, car ceux-ci sont utilisés à l'envers pour signifier au public ce qu'il pense ou doit penser.

C'est de la responsabilité des journalistes, entre autres mais principalement, de rendre compte de la réalité, de fournir les éléments nécessaires à l » « opinion publique » pour son (eventuelle) réflexion.

Enfin, l'utilisation de l'expression « simple réalité » me choque.

Portrait de lapinours

à Pierre Haski Portrait de Pierre Haski De lapinours

bancale | 09H31 | 02/09/2008 | Permalien

alors a quoi servez vous ? Ou plutot qui servez vous ?

Portrait de pomponette75

à Pierre Haski Portrait de Pierre Haski De pomponette75

=^..^= | 11H48 | 02/09/2008 | Permalien

« Pierre Haski | Rue89

Les victims civiles sont l'une des raisons pour lesquelles les forces de l'Otan sont de plus en plus perçues comme forces d'occupation, mais ce sont pas ces victimes-là, qui comptent aux yeux de l'opinion française et donc qui constituent un problème politique pour Sarkozy. »

L'opinion française forge son opinion selon la manière dont les faits sont relatés et orientés.

Finalement, 90 morts dans la population afghane ne valent pas le traitement médiatique de 10 soldats français.

Les médias français manipulent les masses en faisant en sorte de leur faire croire qu'en Irak et en afghanistan il y a des guerres virtuelles.

Le cynisme est de savoir qu'à ce jour nous ne connaissons pas le nombre total de victimes afghanes et irakiennes et qu'il existe une zone de non droit, où l'on torture, emprisonne en toute impunité.

Belle exemple, de démocratie que ces zones de non droit qui n'ont soulevé aucun grand mouvement de protestation, ni de grands discours dans les médias pour forcer l'opinion publique internationale a faire cesser ces attitudes hors la loi !

Portrait de chinchilla1967

à pomponette75 Portrait de pomponette75 De chinchilla1967

plate | 23H52 | 03/09/2008 | Permalien

Par pitié, n'employez pas le terme de bombardement qui est vulgaire, dites « frappes », si possible avec l'accent légèrement ennuyé de CLaire Chazal. Merci pour nos chastes oreilles.
Ah pardon, si vous parlez des russes , dites « coup de force », « disproportionné », « tanks » « feu » « flammes » et « putrefaction », si possible avec l'air légèrement colère de Condie ou de Claire (tin de fantasme sm) : merci encore.

Portrait de le poupre

De le poupre

contempleur | 04H33 | 02/09/2008 | Permalien

Sarkozy a une main dans l'OTAN et l'autre main en Europe c'est normal qu'il implose . L'Afghanistan va être sa Bérézina , est l'Europe l'île d'Elbe . Est dire depuis de Gaule nous avions une politique étrangère respecter et là il est allez chercher un pro américain comme super ministre des affaires étrangères . Sarkozy déjà il fait << fanny >> avec le budget de la France et en politique étrangère voyer vous même .

Portrait de BA

De BA

- | 06H21 | 02/09/2008 | Permalien

Les conclusions de la présidence du Conseil européen extraordinaire sur la Géorgie sont à cette adresse :

http://www.ue2008.fr/webdav/site/PFUE/shared/import/0901_conseil_europee…

« Le Conseil européen est gravement préoccupé par le conflit ouvert qui a éclaté en Géorgie, par les violences qu'il a entraînées et par la réaction disproportionnée de la Russie. Ce conflit a provoqué de grandes souffrances de part et d'autre. De telles actions militaires ne sont pas une solution et ne sont pas acceptables. Le Conseil européen déplore les pertes de vies humaines, les souffrances infligées aux populations, le nombre de personnes déplacées ou réfugiées, et les dégâts matériels considérables. »

Pas un mot sur la responsabilité de la Géorgie.

Pas un mot pour condamner l'agresseur.

Pas un mot pour rappeler que la Géorgie a attaqué l'Ossétie du Sud le 7 août à 23 heures 30.

Pas un mot pour rappeler que la Géorgie a attendu le début des Jeux Olympiques pour déclencher les hostilités.

Pas un mot pour condamner la présence des militaires américains en poste dans l'armée géorgienne et leur participation aux bombardements de l'Ossétie du Sud.

Pas un mot contre la Géorgie.

Pas un mot contre les Etats-Unis.

Décidément, l'Union Européenne a choisi son camp. L'Union Européenne est dans le camp des Etats-Unis, comme le rémora est dans le camp du grand requin blanc.

Portrait de mec   de banlieue

à BA Portrait de BA De mec de banlieue

un martien sur cette planete | 01H37 | 03/09/2008 | Permalien

http://afp.google.com/article/ALeqM5jfCbX4DsHbmrQJUGeZueYsXWG3-A

MOSCOU (AFP) — Le président russe, Dmitri Medvedev, a déclaré mardi soir dans une interview que la Russie ne considérait plus Mikheïl Saakachvili comme le président géorgien, et Tbilissi a répliqué en accusant M. Medvedev de vouloir « renverser » la direction géorgienne.

« Pour nous, le régime actuel géorgien a fait faillite. Le président Saakachvili n'existe plus pour nous. Il est un “cadavre politique'”, a déclaré M. Medvedev dans une interview à la chaîne de télévision italienne RAI.

NO COMMENT.

Le Premier ministre François Fillon a évoqué lundi le prochain envoi de « moyens supplémentaires » en Afghanistan, se plaçant ouvertement dans le cadre d'un combat contre « le monde musulman ».

Intervenant sur Europe 1, Fillon a déclaré : « le conflit va durer, parce que les causes de ce conflit sont très profondes (…) C'est l'opposition entre le monde musulman et une grande partie du reste de la planète, c'est le conflit israélo-palestinien, c'est les déséquilibres économiques et sociaux qui règnent dans le monde ».

De l'aveu même du chef du gouvernement, l'armée française est donc en croisade contre le monde musulman auxquels appartiennent aussi, faut-il le rappeler, plusieurs millions de citoyens français. Et pour que cette provocation soit complète, Fillon a choisi le premier jour du mois de ramadan pour se lâcher.

Pendant ce temps, un député afghan a accusé dimanche les troupes de l'OTAN d'avoir tué ou blessé plus de 500 civils dans un seul sous-district du sud de l'Afghanistan en l'espace d'une semaine, tandis que l'ONG Oxfam estime que la famine menace plus de 4 millions d'Afghans, du fait du chaos total régnant dans le pays.

CAPJPO-EuroPalestine

« Et pour que cette provocation soit complète, Fillon a choisi le premier jour du mois de ramadan pour se lâcher. » Ces hommes politiques sont-ils sans culture, sans conseillers ou sans scrupules ?

Portrait de septentrion

De septentrion

_/) _/) _/) | 07H10 | 02/09/2008 | Permalien

@BA
Vous oubliez de dire que depuis un an, il y avait des tirs sporadiques russes du côté de la Géorgie. Il arrive donc un moment où ça énerve un tantinet de se prendre des bombes sur le coin de la tronche. Mais ceci n'excuse pas cela je vous l'accorde.

La Russie Géorgie
En faisant mine de s'asseoir à une table de négociation, même si c'était pour ne rien négocier du tout, la Russie s'est achetée une conduite en apparaissant comme une nation, sûre de sa puissance, tout en dictant sa paix à l'Europe et en imposant sa propre carte géopolitique.
M. Sarkosy de son côté, toujours aussi vibrillonant n'a pas pu résister à l'appel des caméras, et il a fait des pieds et des mains pour être sur la photo au moment du cessez le feu (Ça fait toujours bien sur un CV).
Mais quand j'ai lu le lendemain « Medvedev dicte sa paix à l'Europe » ça m'a fait penser à Munich où en 1938, pour tenter de sauver la paix, la France et la Grande-Bretagne avaient sacrifié la Tchécoslovaquie aux appétits de Hitler. (Munich est resté depuis synonyme de lâcheté politique).

L'Afganistan
Quand les Etats-Unis ont appelé à renforcer la force internationale, l'Allemagne a refusé, le Canada a hésité et la France a dit oui. Oui sans débat national et en catimini.
Perso c'est le manque de débat qui me pose problème.

Des nouvelles des dissidents Chinois ?
On se demanderait presque si au sujet de la liste fournie par M. Cohn-Bendit le président n'aurait pas dit « Carlita mia, ça c'est rigolo, devine ce que je retrouve dans la poche de ma veste » ?

Portrait de cMoi69

De cMoi69

Informaticien à Dardilly | 07H30 | 02/09/2008 | Permalien

La Diplomatie,la politique.. de grandes phrases, des idéologies, des belles paroles.. de l'enfumage.

Si vous pensiez que le monde est sous la responsabilité de personnes morales, sérieuses et honnêtes..
Nous sommes entrer dans l'Ere Nikienne selon Jean-François Probst.

Regardez ces photos et prenez peur.
http://www.info-palestine.net/article.php3 ? id_article=4989

http://www.bakchich.info/article4344.html
http://www.bakchich.info/article4385.html

PLQ

Portrait de Cor

De Cor

fonctionnaire en retraite | 07H41 | 02/09/2008 | Permalien

RUE89 fait un choix judicieux en plaçant le dossier Europe-Russie en tête de son information.
Il n'en est pas, hélàs, pour TF1 par exemple, qui, lors de son journal de 20 heures, ne développe le sujet qu'à 20 heures 25 après moults faits divers.
Les chaînes allemande, belge et anglaise ont toutes traitées le Sommet de Bruxelles en priorité.
Les journaux télévisés des 3 grandes chaînes françaises sont vraiment d'une piètre qualité.
Cor

Portrait de lOmnivore Sobriquet

De lOmnivore Sobriquet

Les frontières créent les responsab... | 08H08 | 02/09/2008 | Permalien

A propos de Géorgie et « d'Europe » :
Une euro-aide humanitaire a été décidé hier en grands flonflons pour aider
« La Géorgie » , « victime de la riposte foudroyante de Moscou »…
Question à un milliard d'euro :
Comptent-ils la « région » - zone ravagée, et par qui on sait - d'Ossétie du Sud parmi les provinces « de Géorgie » récipiendaires de cette aide ?
Hm ?

Portrait de lesuperdidou

De lesuperdidou

Saltimbanque | 08H25 | 02/09/2008 | Permalien

 »…options idéologiques du Président… »
Ah bon ? Niko-la-Kame dit « Vibrion 1er » en a ?

Portrait de C. Creseveur

De C. Creseveur

D'actualité | 09H03 | 02/09/2008 | Permalien

J'ai entendu hier soir sur France Info une chronique hallucinante de Jean Quatremer expliquant que l'Europe et plus particulièrement l'Europe de la défense avait besoin d'un ennemi pour exister. Selon lui nous baigniions depuis la fin de la guerre froide dans une atmosphère « woodstockienne », dans laquelle notre population, nos jeunes ont perdu le sens de l'effort et de l'opposition ! Quatremer appelait donc presque de ses voeux un retour à cette époque bénie où l'ennemi avait un nom !
J'ai envie de dire à ce Tartarin des Alpes que s'il veut donner un sens à sa vie il n'a qu'à lui même prendre son petit fusil, son petit treillis de chasseur, et filer dare-dare en Georgie pour tirer sur les russes.

Pour ce qui est de la guerre là-bas et du sens qu'il faut lui donner, je trouve justement que son côté guerre froide tombe à point nommé dans l'affaiblissement prononcé des motifs de faire la guerre pour le gouvernement américain.
Il me semble que cette logique qui consiste à « redonner un nom à l'ennemi » à des airs manichéens propre à expliquer à l'électeur américain qu'il faut donner son bulletin au seul parti capable d'affronter cet ennemi : le parti républicain.

Portrait de lesuperdidou

à C. Creseveur Portrait de C. Creseveur De lesuperdidou

Saltimbanque | 09H21 | 02/09/2008 | Permalien

Quatremer a raison : choisissons nous un ennemi.
Je propose au choix ou en bloc :
- le profit
- la bêtise
- le mépris
- le travail
- les sièges inconfortables
- etc…

Portrait de lOmnivore Sobriquet

à C. Creseveur Portrait de C. Creseveur De lOmnivore Sobriquet

Les frontières créent les responsab... | 14H08 | 02/09/2008 | Permalien

Cher Creseveur, votre texte allait très bien, jusqu'au dernier mot : que vient faire « parti républicain » dans tout ce fatras « de gouvernement d'opinion » ? Quel rapport ?
L'autre volet du bi-partisme serait-il si différent ? L'équipe politique compte-t-elle tant que ça dans le système des pouvoirs actuel ?

Quelle chute !

Portrait de C. Creseveur

à lOmnivore Sobriquet Portrait de lOmnivore Sobriquet De C. Creseveur

D'actualité | 16H09 | 02/09/2008 | Permalien

Il me semble que oui. Bush et Halliburton qui l'emploiera de nouveau sous peu ont besoin d'un ennemi pour alimenter les programmes militaires.
Je ne crois pas qu'Obama soit lié à ce lobby. Mais je peux me tromper.

Portrait de DIOPZO

De DIOPZO

09H04 | 02/09/2008 | Permalien

La solution, une vielle idée : L'Europe de l'Atlantique à l'Oural.Il faudra du temps mais on y viendra

Portrait de Keloglan

De Keloglan

09H46 | 02/09/2008 | Permalien

La bonne nouvelle est que Sarko semble avoir compris l'utilité de la Turquie, ce que l'U.E. avait déjà reconnu à l'unanimité en décidant l'ouverture des négociations d'adhésion.
Premier signe clair : la Turquie était présente lors de la première réunion des Ministres des Affaires Étrangères de l'U.E. après le début de la crise de Géorgie. Avantage des Turcs sur les diplomates de Bruxelles : voilà bientôt trois siècles qu'ils sont voisins directs d'une Russie qui fut toujours discrètement mais fermement ambitieuse.

Portrait de tintouin

à Keloglan Portrait de Keloglan De tintouin

16H05 | 02/09/2008 | Permalien

Ainsi l'utilité d'un pays pour l'Europe en ferait un candidat légitime à l'UE ?

Désolé, mais il faut satisfaire un peu plus de critères pour cela.

Ne mélangeons pas tout.

L'Europe est une communauté de nations fondée sur des critères géographiques, historiques, politiques et culturels.
La Turquie suivant ces critères n'est pas dans l'Europe. Que ces critères déplaisent à certains parce que cela contrecarre leurs projets, je peux le comprendre, mais c'est ainsi.

Qu'on veuille modifier la nature de l'UE ,pour en faire un grand marché extensible à la Turquie et pourquoi pas ensuite à toute l'Eurasie, c'est une option, mais qui nécessiterait auparavant un sérieux débat débouchant sur l'accord des peuples de l'Europe atuelle.

Portrait de nigo

De nigo

13H16 | 02/09/2008 | Permalien

à diopzo

« La solution, une vielle idée : L'Europe de l'Atlantique à l'Oural.Il faudra du temps mais on y viendra »

vous voulez couper le Russie en deux ?

Portrait de clomani14

De clomani14

Paris | 14H43 | 02/09/2008 | Permalien

Bravo au Yéti…
J'adhère totalement à ce qu'il énonce… et lui rappelle aussi que Foutriquet a un adjoint ex humanitaire devenu foudre de guerre : B. Kouchner !
Ne parlons pas de ses conseillers du cabinet noir… tous ces foutriquets vont vraiment arriver à mettre le feu à la planète !

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