
Géorgie et Afghanistan, tests de la politique étrangère de Sarkozy

A deux reprises cet été, les choix de politique extérieure de Nicolas Sarkozy ont été bousculés, soumis à rude épreuve. En Afghanistan et en Géorgie, les réalités géopolitiques ont été plus fortes que les options idéologiques du Président, qui tente toujours de concilier les deux.
Le Conseil européen extraordinaire convoqué lundi à Bruxelles, sous présidence française, ne devait rien changer à cet équilibrisme d'une diplomatie qui a encore du mal à trouver sa cohérence.
La guerre Russie-Géorgie a failli être l'heure de gloire de Nicolas Sarkozy, transformé en chef d'Etat-pompier au cœur de l'été. Une navette Tbilissi-Moscou et la paix était gagnée… ou presque. Le diable se nichant toujours dans les détails, c'est à l'arrivée une cote mal taillée qu'a obtenue le président en exercice du Conseil européen, mais au moins les armes s'étaient tues.
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La reconnaissance par Moscou, quelques jours plus tard, de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, étaient le signe d'une faille majeure de l'accord, l'absence de référence à l'intégrité territoriale de la Géorgie, et le signe que, pour la Russie, la diplomatie était la poursuite de la guerre par d'autres moyens.
En réunissant lundi un Conseil européen extraordinaire à Bruxelles consacré à la crise géorgienne, Nicolas Sarkozy n'avait pas d'autre ambition que de définir un consensus minimal à vingt-sept, pas vraiment de prendre des décisions. Les Vingt-sept sont divisés sur la question, et la France est elle-même en quête d'un point d'équilibre dans ses relations avec la Russie.
Début 2007, le candidat Sarkozy avait bombé le torse vis-à-vis de Vladimir Poutine, on allait voir ce qu'on allait voir avec le bourreau des Tchétchènes et le chef du pays qui avait vu l'assassinat d'Anna Politkovskaia.
Las, au G8 en Allemagne, à peine quelques semaines plus tard, on vit le nouveau Président de la France partager de joyeux moments avec le même Poutine, moment immortalisé par l'International Herald Tribune dans une série de photos hilarantes autour du Blackberry présidentiel…
Depuis, malgré l'infléchissement atlantiste marqué de la diplomatie française, et son rapprochement significatif avec Washington et Londres, Nicolas Sarkozy s'est montré extrêmement prudent vis-à-vis de la Russie.
Au point de s'être opposé, avec l'Allemagne, à l'entrée immédiate de la Géorgie et à l'Ukraine dans l'Otan, lors du sommet de l'Alliance atlantique à Bucarest en avril dernier - un refus qui aurait encouragé la Russie à durcir le ton, selon les plus « faucons ».
Aujourd'hui encore, Nicolas Sarkozy court le risque de se voir accuser de « mollesse » -un comble ! - par certains Européens, refusant de s'aligner sur la position de Gordon Brown, premier ministre Britannique qui appelle les Vingt-sept à « revoir totalement » les relations euro-russes, ou sur celle de la Pologne, particulièrement dure. La France exclut des sanctions, du moins pour l'instant, pas avant le sommet UE-Russie qui se tiendra à Nice le 14 novembre.
Cette voie étroite du « dialogue ferme » avec Moscou accompagné d'aucune mesure de rétorsion pour le geste provocateur de reconnaissance des deux Républiques dissidentes, risque fort d'être un plus petit dénominateur commun de courte durée pour une Europe divisée, aux intérêts géopolitiques, énergétiques et stratégiques différents.
Nicolas Sarkozy aura la dure tache de faire évoluer ce consensus minimal au fil du déroulement de la crise dans les prochains mois : il y joue la crédibilité de sa présidence européenne.
Autre crise de l'été qui met à mal les lignes de force de la politique étrangère de l'Elysée : la guerre d'Afghanistan, et les dix morts de l'embuscade de la mi-août.
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De nouveau, on se retrouve en terrain glissant. En pleine campagne électorale, le candidat Sarkozy avait estimé que la présence militaire française dans ce pays n'était pas « décisive ». Aujourd'hui, elle l'est devenue, le président affirmant que la France ne « cèderait pas » face aux terroristes, ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense déclarant même que le statut de « grande puissance » (sic) de la France se jouait sur le théâtre afghan.
Pourtant, c'est un jeu de billard à trois bandes que le président de la République a entamé en Afghanistan au printemps ; il s'y joue non pas tant l'avenir de ce pays trop complexe pour les schémas manichéens qu'on veut lui imposer, que l'avenir de la France au sein de l'Alliance atlantique.
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L'envoi de renforts français et la participation plus active des soldats français aux combats, décidés au printemps après un simulacre de débat parlementaire, visent avant tout à préparer le retour de la France dans les structures militaires intégrées de l'Otan, quatre décennies après la décision de De Gaulle de l'en retirer. Décision qui sera sans doute effective l'an prochain, à l'occasion du soixantième anniversaire de l'Alliance dirigée par les Etats-Unis.
Le grain de sable de ce choix stratégique important, ce sont les dix morts de l'été, et le choc de l'opinion publique, soudain propulsée en état de guerre. Cela faisait un quart de siècle que la France n'avait pas perdu autant d'hommes d'un seul coup, depuis l'attentat du Drakkar, à Beyrouth, en 1983, qui avait coûté la vie à cinquante-huit parachutistes français.
Là encore, Nicolas Sarkozy va devoir avancer en tenant compte du risque de se voir désavouer par l'opinion, surtout si l'élection d'un John McCain aux Etats-Unis et la montée en puissance d'une nouvelle « guerre froide » mettent plus haut la barre de l'engagement atlantique.
Dans son discours-programme aux ambassadeurs réunis à Paris, la semaine dernière, le Président a déclaré : « J'ai voulu situer, franchement et nettement, la France au sein de sa famille occidentale, restaurer une relation confiante avec le peuple et les dirigeants américains et rénover notre relation avec l'Alliance Atlantique ».
Depuis un an, ses discours sont empreints de référence à l'« Occident », un mot qui était banni autrefois du vocabulaire diplomatique français.
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C'est sur ce terrain que porte la principale « rupture » voulue et assumée par Nicolas Sarkozy. Et elle n'est pas indifférente dans un monde qui se recompose en vitesse accélérée, loin de l'univers unipolaire de l'immédiat après-guerre froide qui avait vu le triomphe de l'Amérique, l'avancée des idées démocratiques, l'émergence de l'« ingérence humanitaire »…
Deux décennies, ce bel ordonnancement a volé en éclat : sont passés par là le 11-Septembre, les guerres d'Afghanistan et d'Irak, l'émergence de nouveaux « pôles » comme cette Russie revigorée par les prix de l'énergie et une stabilisation de fer version Poutine, comme cette Chine à l'économie capitaliste triomphante tout en restant autoritaire et officiellement communiste, ou encore les fonds souverains des producteurs de pétrole ou les économies émergentes.
La conclusion à tirer de ce monde multipolaire aux contours incertains, et, disons-le, inquiétants, est-elle nécessairement que l'« Occident » doit resserrer les rangs ? N'est-ce pas dans ce maelström-là, au contraire, que des voix singulières, comme celle qu'a pu incarner un temps la France, peuvent et doivent se faire entendre ? Ou que l'Europe peut avoir un rôle spécifique à incarner, à inventer (d'accord, ça n'en prend pas le chemin…) ?
C'est en tous cas le choix de Nicolas Sarkozy, qui, toutefois, n'a pas encore convaincu aussi bien l'opinion française que les partenaires de la France, qu'il y a une véritable cohérence derrière une indéniable énergie. A suivre, dans un monde de plus en plus dangereux.
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à Yawn
De chinchilla1967
plate | 00H31 | 04/09/2008 |
Mieux vaut un démocrate mort qu'un civil-collabo-de-fait-avec-des-barbus-aux-noms-imprononçables vivant.
Terroriser les civils fait partie de la doctrine militaire us : lisez l'article « shock and awe » de wikipedia. Ce n'est pas que du collatéral (mot atroce et tellement pratique), loin de là. Et ce n'est pas la même chose qu'en 1940 où la France était occupée : là ce sont des pachtouns qui sont là depuis plus longtemps que les romains à Rome.
Donc , renseignez-vous et n'adherez pas par principe ou confort intellectuel aux « thèses » claire-chazaliennes de « frappes » chirurgicales qui dérapent. 50 % des afghans sont pachtouns : petit rappel…
à chinchilla1967
De Yawn
Chomiste | 06H49 | 04/09/2008 |
C'est vrai. Et Hamid Karzai est pachtoune aussi. Comme quoi la division ethnique ne signifie pas nécessairement grand chose.
Quant à la doctrine shock & awe, j'ai bien lu Wikipedia et j'en retiens surtout que c'est une doctrine qui n'a jamais été appliquée. D'ailleurs je ne sais pas d'où vous tenez que la doctrine consiste à terroriser les civils. L'article sur Wikipedia que vous citez n'en fait pas du tout mention.
à Yawn
De chinchilla1967
plate | 07H44 | 04/09/2008 |
Extrait de l'article de wikipedia « shock and awe »
« Bien qu'Ullman et Wade affirment que “ la réduction des pertes civiles, des morts, et des dégâts collatéraux ” est “ a un sens politique qui aurait besoin d'être compris sur le front ”, leur doctrine requiert pourtant l'interruption de tous les moyens de communication, de transports, de production alimentaire, de distribution d'eau, et toutes les autres infrastructures[6], et, en pratique, l'usage approprié du Choc et de l'effroi doivent provoquer […] un sentiment de menace et de peur d'agir, qui peuvent abattre totalement ou en partie la société adverse, ou réduire considérablement ses capacités de combattre par la destruction des moyens matériels[7]. » : si ça ne s'appelle pas terroriser les civils : ) : je crois que vous ne voyez que ce que vous voulez voir. C'est triste pour un étudiant.
D'autre part elle a été appliquée, cette doctrine. Exemple : le bombardement à la bombe à fragmentation du marché de Nis en Serbie pendant l'attaque de l'OTAN. Ce n'est évidemment qu'un exemple. Viser une ville avec des lance roquettes multiples en est un autre tiré de l'histoire récente de l'Ossétie du sud.
à chinchilla1967
De chinchilla1967
plate | 08H37 | 04/09/2008 |
J'aime bien aussi le « la réduction des pertes civiles, des morts, et des dégâts collatéraux a un sens politique qui aurait besoin d'être compris sur le front ». Le « aurait besoin » est délicieux…
à Yawn
De chinchilla1967
plate | 07H43 | 04/09/2008 |
Hamid Karzai et consorts sont appelés les « pots de chambre » par la population. Son ethnie est indifférente, il est considéré comme un traitre, point. Enormement de talibans sont pachtouns, c'est un fait.
De compte supprimé 13
20H46 | 01/09/2008 |
Depuis la chute du mur de Berlin et la fin de l'Union soviétique, « l'occident » n'a fait qu'empiler les erreurs. La Russie, à chaque coup porté à son ancienne puissance, ne pouvait répondre et se contentait d'encaisser les coups.
« Profitant » du 11/9, les EU ont voulu croire qu'ils avaient le champ libre pour achever de convaincre le monde de leur prépondérance. Mais de nombreux pays ont fait comprendre leur désaccord face à cette vision unipolaire.
Nous venons d'assister à une rupture franche entre deux modes de pensée. L'une « archaïque », celle de l'Occident qui espérait pouvoir continuer le même jeu pendant des années, en grignotant de plus en plus l'ancien empire russe, l'autre qui s'appuie sur les nouveaux pôles de puissance. Et le monde « occidental » découvre que la force armée ne suffit plus à faire peur et surtout s'aperçoit qu'il n'a plus les moyens de répliquer tous azimuts.
Sarkozy dans ses choix s'est trompé d'époque et a cru, en réintégrant l'Otan militaire, ramasser des miettes de succès. Manque de chance, les EU ne sont plus en position de force, l'otan n'est plus adaptée (ce n'est qu'un jouet étatsunien), et l'UE ne propose rien de cohérent, bien au contraire (on le constate aujourd'hui même).
Autre rupture dans ce Grand jeu, l'attitude de la Russie qui lassée de prendre des coups s'est refait une santé économique (même fragile encore, et aussi contestables que soient ses moyens pour y parvenir).
Cette Russie a observé les vieilles manières des EU (petites provocs, agitations de navires tous horizons, soutien de révolutions plus ou moins colorées, propagande et perte d'influence en Amérique Latine, etc.), sous l'oeil impuissant de l'union européenne.
Quel meilleur moment pour la Russie ? Une manière de dire « vous voulez tout écraser ? Chiche on vous attend ». Mais contrairement à ce que pensent les anglo-saxons (toujours ces vieux réflexes ! ) ce n'est plus une Guerre Froide, porteuse d'un certain équilibre, qui se joue.
Le Monde est devenu multiple et instable. Reste à savoir comment on veut sortir du merdier installé par l'Occident. Si c'est en continuant avec les vieilles méthodes arrogantes, alors je nous souhaite bonne chance.
à compte supprimé 13
De padiran
Chroniqueur mondain | 22H05 | 01/09/2008 |
Non le monde n'est pas devenu multiple et instable, il est limpide car il répond à des intèrêts purement économiques et énergétiques. Les US sont devenus fragiles car dépendants de leurs approvisionnements en matière première. La bourse de NY est encore parmie les premières du monde mais pour encore combien de temps ?
La Russie grâce à ses ressources qui sont maintenant économiquement rentables grâce aux investissement Européens et Amèricains est redevenue une puissance reconnue
Les Russes n'ont pas pour le reste du monde une reconnaissance éternel pour cette aide financière, ils ne rêvent que de rejouer dans la cour des grands et ils en ont les moyens (ceux qu'on leur a donné)
La guerre est déja commencé, elle n'est pour l'instant qu'économique, mais l'acier des canons est dans les forges, pour le plus grand intérêt de la bourse des matières premières
à padiran
De compte supprimé 13
23H05 | 01/09/2008 |
« Non le monde n'est pas devenu multiple et instable, il est limpide “
ce n'est pas incompatible. ; -)
multiple : car plusieurs pôles de puissances
instable : car alliances changeantes
limpide : si l'on ne se fait pas ‘aveugler’ par des faux-semblants
De AlfredoGarcia
Rien | 20H57 | 01/09/2008 |
Le problème de Sarkozy en politique étrangère est la prétention : « Yalta, c'est finit ! “ dit-il en exposant toute l'ignorance qu'il a des processus historiques.
Il cherche toujours à réécrire l'histoire dans le but de s'y trouver une place magistrale. Il a de la chance de ne pas se trouver au milieux d'une période de crise majore - genre Première ou deuxième guerre, ou Révolution Française etc - il en serait écrasé.
De padiran
Chroniqueur mondain | 21H04 | 01/09/2008 |
Consternant :
Entendre le Président de la République Française, par ailleurs Président pour quelques mois encore de l'Union Européenne annôner un texte laborieusement élaboré par les 27 membres de l'Europe est particulièrement consternant . Les intérêts énergétiques et stratégiques des divers Etats de l'Europe sont totalement divergents . Ce soir je me sent plus proche d'une Angela Merkel que d'un Nicolas Sarkosy. J'ai honte d'être Français, j'espère qu'un jour (pas trop loingtain) je serais fière d'être Européen.
De crock_
retraité | 21H08 | 01/09/2008 |
sarko est débordé lui qui fou son nez partout la belgique va être française la
france va avoir un roi,on va combatre le
térorisme on s'ataque au russe pour la georgie . en 2007 lui qui prométais le beau
temps il à même dit à md royal q'il aurait
arrété cette guerre en Arganistant.au fait
combien sa coute à la france cette guerre de 8 ans .il ferait pas mal de s'occuper un
peu des JEUNES QUI ARRIVE AVEC LEUR DIPLOMES EN MAIN POUR TRAVAILLER EN SEPTEMBRE : : : : : DE REMBOURSER LA SÉCU TAXE DE L'ALCOOL,DU TABAC,DES ASSURANCES VOITURE. …….LA SÉCU AURAIS UN EXSÉDENT
DE 9 MILLIARDS D'EUROS : : : : : : : :
MERCI SARKO.
De Djékeul
ramage et plumage | 21H21 | 01/09/2008 |
Une chance que nous puissions consulter bon nombres de médias pour nous faire une idée, et garder la tête froide, ne pas prendre parti pour l'un ou l'autre des antagonistes.
Malgré les accusations de génocide, de « c'est lui qui a jeté la pierre le premier etcc….
Pour moi, le conflit de la Géorgie est un exemple “frappant”, des limites des théories néolibéralistes, élaborées dans les think thank et appliquées par les (peu) perspicaces conseillers de notre bon George W.
L'installation d'une “pseudo” démocratie , un mini plan Marshall pour jeter les bases d'une coopération économique sous perfusion US, un containment (loupé)des puissances émergeantes ou ré-émergeantes et des états voyous….
Bref, je n'en attendais pas mieux depuis la révolution Géorgienne.
Je ne comprends pas non plus comment prôner une indépendance de la diplomatie européeenne , et en même tant s'inscrire dans l'Otan.
Enfin, je me demande vraiment où est l'Onu et à quoi ca sert, ce “machin”…
De Le Yéti
yetiblog.org | 05H00 | 02/09/2008 |
FADAISES
Arrêtons ces fadaises ! Ni la Géorgie, ni l'Afghanistan, ni le Moyen-Orient ; ni même la situation dans le neuf-trois, ou le neuf-cinq, ou la Vendée profonde, ou le Liban, ou l'Iran, ne sont le moins du monde des « tests de la politique étrangère (ou intérieure) de Sarkozy ».
Foutriquet s'agite sur des terrains, intérieurs ou extérieurs, qui le dépassent totalement. Il s'agite pour s'agiter, pour se donner l'impression qu'il a une importance. Il fait de la politique extérieure (ou intérieure) comme il faisait, au début de son désolant quinquennat, du jogging en tenue immaculée devant ces lèche-cul de caméras télé (avec ce crétin de Kouchner paradant servilement à ses côtés), pour capter désespérément l'attention, comme un vulgaire et inutile fort-en-gueule de cours de récré.
La seule conséquence de sa foutriquerie ? Mettre de l'huile sur le feu partout où il passe, par son incommensurable suffisance. Et sa soumission flagorneuse à l'Empire.
Ces gens, Foutriquet en tête, sont définitivement nuls à chier. Mais tant qu'on parle d'eux, ils ont l'impression d'exister. Ajoutons une pincée de quelques nouilles à dents carnassières genre Carla Bruni, et les voilà qui se prennent pour des soleils ! Lamentable.
Puis-je suggérer à ma chère Rue 89 (et à Pierre Haski) d'arrêter de donner dans ce grossier et fatiguant panneau ? D'essayer de décrypter le monde tel qu'il est, et non de relayer, même en la critiquant, l'image que ces bouffis imbéciles cherchent à donner de leur agitation.
De Carmagnole
retraité de l'Education Nationale | 21H33 | 01/09/2008 |
NicolasB qui croit que Sarkozy envoie des troupes en Afghanistan pour « le bien du peuple Afghan ! »
Il oublie l'intérêt géostratégique( mainte fois affirmé ) des USA,le pétrole,le gaz,etc…
Il aurait du aussi écouter Fillon sur Europe 1 qui se prenant pour la réincarnation du pape Urbain 2 a déclarait :
« C'est l'opposition entre le monde musulman et une grande partie du reste de la planète » …qui justifie notre présence en Afghanistan.
UN VERITABLE APPEL AU RETOUR DES CROISADES !
à Carmagnole
De parousnik
21H51 | 01/09/2008 |
« C'est l'opposition entre le monde musulman et une grande partie du reste de la planète »
« Le monde musulman » ce n'est donc plus les Talibans…
quant « a la grande partie du reste de la planète » c'est qui c'est quoi sans les Russes les Chinois Les Indiens les Africains les pays d'Amérique du sud ?
à Carmagnole
De mec de banlieue
un martien sur cette planete | 01H32 | 03/09/2008 |
et oui mr Carmagnole « UN VERITABLE APPEL AU RETOUR DES CROISADES ! “ou un CHOC des CIVILISATION son petit nom est 3 ieme GUERRE MONDIALE .
De Djékeul
ramage et plumage | 21H38 | 01/09/2008 |
Fillon a vraiment dit celà ?
Et beh, je vais pas tarder à faire jouer ma double nationalité, moi….
De anna5513
regardez | 21H41 | 01/09/2008 |
La Géorgie a admis le week-end dernier à Human Rights Watch avoir utilisé des bombes à sous-munitions dans différents endroits », a indiqué Bonnie Docherty, spécialiste à la division armes de l'organisation de défense des droits de l'homme
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 21H46 | 01/09/2008 |
Difficile rentrée des classes pour l » Europe à 27 .
-M'sieur, m'sieur : Y a la Pologne et les trois Baltes qui vont chier dans leurs frocs, tellement ils ont les jetons !
-Bon , ils peuvent sortir, mais qu » ils fassent vite ..
De Djékeul
ramage et plumage | 22H00 | 01/09/2008 |
Et concernant cette « force de maintien de la paix », mandatée par l'ONU ou bien ?
De clive
22H02 | 01/09/2008 |
Le problème est que le premier justificatif des conflits actuels a été officiellement la guerre contre le terrorisme, et que plus grand monde y croit…hors politiques et médias….
Et qu'ils commencent sérieusement à manquer de gravier pour cacher la baleine.
à clive
De Crispus
23H09 | 01/09/2008 |
« Ils commencent sérieusement à manquer de gravier pour cacher la baleine » ! Magnifique ! J'adore ! Merci Clive pour cette succulente métaphore.
De Djékeul
ramage et plumage | 22H30 | 01/09/2008 |
Voilà ce que je cherchais :
http://www.armees.com/Les-casques-bleus-russes-resteront-ils-au-Caucase-…
A prendre avec des pincettes, vu le parti pris de l'article, et la spécificité du site, non institutionnel…
De Compte supprimé 6
22H31 | 01/09/2008 |
Politique étrangère de Sarkozy :
- Envoyer de jeunes soldats Français faire la guerre en Afghanistan à la place des Afghans ; résultat, 10 jeunes soldats Français morts pour l'OTAN.
- Faire signer un accord de paix en forme de passoire aux Géorgiens et aux Russes ; résultat, la Russie est totalement libre et elle ne se prive pas d'exploiter les faiblesses de cet accord sarkozien.
- L'épisode catastrophique avec le colonel Mouammar Kadhafi reçu en grande pompe en France et qui c'est bien moqué de Sarkozy devant les membres de la Ligue arabe.
La France est représentée par un globe-trotter qui vole de pays en pays, qui gesticule devant les médias et qui nous ridiculise de plus en plus. Le commerce extérieur est historiquement au plus bas, les étrangers reconnaissent de moins en moins la France, nous perdons nos valeurs avec ce Président, nous nous « américanisons ».
à Compte supprimé 6
De Gandijyn
10H48 | 02/09/2008 |
Plus un petit voyage en Syrie les 03 et 04 ! …
Y'a personne au Gouvernement pour l'arrêter, où ils sont tous devenus aveugles, ou payés pour être de dociles toutous ?
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 22H36 | 01/09/2008 |
En réintégrant l'OTAN sarko a laissé tomber l'Europe au profit des USA.
L'Europe doit exister au même titre que les Etats Unis et au besoin en élargissant ses frontières jusqu'à la Russie. Gorbacheev parlait de l'Europe de l'Atlantique à l'Oural mais personne ne l'a entendu.
De sarkophage_xyz
22H41 | 01/09/2008 |
Qu'il est dommage de parler des relations internationales et en particulier de celles avec la Russie de Poutine de notre foutriquet national sans rappeler ses chaudes félicitations (il fut le seul) au bon Vladimir pour son glorieux score aux présidentielles. Mais bon tout ça s'oublie aprés une bonne cuite.
De alfred le distrait
22H52 | 01/09/2008 |
L'Afghanistan c'est 9000 tonnes d'héroïne que les britanniques récupèrent en contrepartie d'une aide militaire aux talibans pachtounes…
C'est le pipeline TAPI que Karzaï a pour mission de sauvegarder pour le compte des anglo-saxons…
Nos soldats meurent pour de la drogue et du gaz, pas pour la liberté, ni contre le terrorisme…
La Géorgie c'est un président mafieu, qui voulait génocider son propre peuple, pour permettre à Israël de perpétrer en Iran, à partir de son territoire, des bombardements chimiques et bactériologiques…
Comment peut-on, nous européens accepter, que nos dirigeants cautionnent ces criminels ?
à alfred le distrait
De chinchilla1967
plate | 00H24 | 02/09/2008 |
Merci de rappeler l'existence de ce pipeline que j'avais oubliée ! : ) Toujours chercher le pipeline !
à alfred le distrait
De pomponette75
=^..^= | 11H33 | 02/09/2008 |
« -c'est 9000 tonnes d'héroïne
-C'est le pipeline TAPI que Karzaï a pour mission de sauvegarder pour le compte des anglo-saxons… »
Les américains ont une spécialité, ils profitent du chaos pour s'enrichir.
Ils sont comme les anglais
Ils repartent les poches pleines en ne laissant rien de ce qu'ils étaient censés apporter à un pays : ni liberté, ni technologie, et surtout pas de la démocratie.
J'aimerai bien voir un reportage sur l'Afganistan, qu'y a t il de changé aujourd'hui dans ce pays après 7 ans d'occupation.