
Géorgie et Afghanistan, tests de la politique étrangère de Sarkozy

A deux reprises cet été, les choix de politique extérieure de Nicolas Sarkozy ont été bousculés, soumis à rude épreuve. En Afghanistan et en Géorgie, les réalités géopolitiques ont été plus fortes que les options idéologiques du Président, qui tente toujours de concilier les deux.
Le Conseil européen extraordinaire convoqué lundi à Bruxelles, sous présidence française, ne devait rien changer à cet équilibrisme d'une diplomatie qui a encore du mal à trouver sa cohérence.
La guerre Russie-Géorgie a failli être l'heure de gloire de Nicolas Sarkozy, transformé en chef d'Etat-pompier au cœur de l'été. Une navette Tbilissi-Moscou et la paix était gagnée… ou presque. Le diable se nichant toujours dans les détails, c'est à l'arrivée une cote mal taillée qu'a obtenue le président en exercice du Conseil européen, mais au moins les armes s'étaient tues.
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La reconnaissance par Moscou, quelques jours plus tard, de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, étaient le signe d'une faille majeure de l'accord, l'absence de référence à l'intégrité territoriale de la Géorgie, et le signe que, pour la Russie, la diplomatie était la poursuite de la guerre par d'autres moyens.
En réunissant lundi un Conseil européen extraordinaire à Bruxelles consacré à la crise géorgienne, Nicolas Sarkozy n'avait pas d'autre ambition que de définir un consensus minimal à vingt-sept, pas vraiment de prendre des décisions. Les Vingt-sept sont divisés sur la question, et la France est elle-même en quête d'un point d'équilibre dans ses relations avec la Russie.
Début 2007, le candidat Sarkozy avait bombé le torse vis-à-vis de Vladimir Poutine, on allait voir ce qu'on allait voir avec le bourreau des Tchétchènes et le chef du pays qui avait vu l'assassinat d'Anna Politkovskaia.
Las, au G8 en Allemagne, à peine quelques semaines plus tard, on vit le nouveau Président de la France partager de joyeux moments avec le même Poutine, moment immortalisé par l'International Herald Tribune dans une série de photos hilarantes autour du Blackberry présidentiel…
Depuis, malgré l'infléchissement atlantiste marqué de la diplomatie française, et son rapprochement significatif avec Washington et Londres, Nicolas Sarkozy s'est montré extrêmement prudent vis-à-vis de la Russie.
Au point de s'être opposé, avec l'Allemagne, à l'entrée immédiate de la Géorgie et à l'Ukraine dans l'Otan, lors du sommet de l'Alliance atlantique à Bucarest en avril dernier - un refus qui aurait encouragé la Russie à durcir le ton, selon les plus « faucons ».
Aujourd'hui encore, Nicolas Sarkozy court le risque de se voir accuser de « mollesse » -un comble ! - par certains Européens, refusant de s'aligner sur la position de Gordon Brown, premier ministre Britannique qui appelle les Vingt-sept à « revoir totalement » les relations euro-russes, ou sur celle de la Pologne, particulièrement dure. La France exclut des sanctions, du moins pour l'instant, pas avant le sommet UE-Russie qui se tiendra à Nice le 14 novembre.
Cette voie étroite du « dialogue ferme » avec Moscou accompagné d'aucune mesure de rétorsion pour le geste provocateur de reconnaissance des deux Républiques dissidentes, risque fort d'être un plus petit dénominateur commun de courte durée pour une Europe divisée, aux intérêts géopolitiques, énergétiques et stratégiques différents.
Nicolas Sarkozy aura la dure tache de faire évoluer ce consensus minimal au fil du déroulement de la crise dans les prochains mois : il y joue la crédibilité de sa présidence européenne.
Autre crise de l'été qui met à mal les lignes de force de la politique étrangère de l'Elysée : la guerre d'Afghanistan, et les dix morts de l'embuscade de la mi-août.
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De nouveau, on se retrouve en terrain glissant. En pleine campagne électorale, le candidat Sarkozy avait estimé que la présence militaire française dans ce pays n'était pas « décisive ». Aujourd'hui, elle l'est devenue, le président affirmant que la France ne « cèderait pas » face aux terroristes, ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense déclarant même que le statut de « grande puissance » (sic) de la France se jouait sur le théâtre afghan.
Pourtant, c'est un jeu de billard à trois bandes que le président de la République a entamé en Afghanistan au printemps ; il s'y joue non pas tant l'avenir de ce pays trop complexe pour les schémas manichéens qu'on veut lui imposer, que l'avenir de la France au sein de l'Alliance atlantique.
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L'envoi de renforts français et la participation plus active des soldats français aux combats, décidés au printemps après un simulacre de débat parlementaire, visent avant tout à préparer le retour de la France dans les structures militaires intégrées de l'Otan, quatre décennies après la décision de De Gaulle de l'en retirer. Décision qui sera sans doute effective l'an prochain, à l'occasion du soixantième anniversaire de l'Alliance dirigée par les Etats-Unis.
Le grain de sable de ce choix stratégique important, ce sont les dix morts de l'été, et le choc de l'opinion publique, soudain propulsée en état de guerre. Cela faisait un quart de siècle que la France n'avait pas perdu autant d'hommes d'un seul coup, depuis l'attentat du Drakkar, à Beyrouth, en 1983, qui avait coûté la vie à cinquante-huit parachutistes français.
Là encore, Nicolas Sarkozy va devoir avancer en tenant compte du risque de se voir désavouer par l'opinion, surtout si l'élection d'un John McCain aux Etats-Unis et la montée en puissance d'une nouvelle « guerre froide » mettent plus haut la barre de l'engagement atlantique.
Dans son discours-programme aux ambassadeurs réunis à Paris, la semaine dernière, le Président a déclaré : « J'ai voulu situer, franchement et nettement, la France au sein de sa famille occidentale, restaurer une relation confiante avec le peuple et les dirigeants américains et rénover notre relation avec l'Alliance Atlantique ».
Depuis un an, ses discours sont empreints de référence à l'« Occident », un mot qui était banni autrefois du vocabulaire diplomatique français.
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C'est sur ce terrain que porte la principale « rupture » voulue et assumée par Nicolas Sarkozy. Et elle n'est pas indifférente dans un monde qui se recompose en vitesse accélérée, loin de l'univers unipolaire de l'immédiat après-guerre froide qui avait vu le triomphe de l'Amérique, l'avancée des idées démocratiques, l'émergence de l'« ingérence humanitaire »…
Deux décennies, ce bel ordonnancement a volé en éclat : sont passés par là le 11-Septembre, les guerres d'Afghanistan et d'Irak, l'émergence de nouveaux « pôles » comme cette Russie revigorée par les prix de l'énergie et une stabilisation de fer version Poutine, comme cette Chine à l'économie capitaliste triomphante tout en restant autoritaire et officiellement communiste, ou encore les fonds souverains des producteurs de pétrole ou les économies émergentes.
La conclusion à tirer de ce monde multipolaire aux contours incertains, et, disons-le, inquiétants, est-elle nécessairement que l'« Occident » doit resserrer les rangs ? N'est-ce pas dans ce maelström-là, au contraire, que des voix singulières, comme celle qu'a pu incarner un temps la France, peuvent et doivent se faire entendre ? Ou que l'Europe peut avoir un rôle spécifique à incarner, à inventer (d'accord, ça n'en prend pas le chemin…) ?
C'est en tous cas le choix de Nicolas Sarkozy, qui, toutefois, n'a pas encore convaincu aussi bien l'opinion française que les partenaires de la France, qu'il y a une véritable cohérence derrière une indéniable énergie. A suivre, dans un monde de plus en plus dangereux.
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De l´axe du bien
19H53 | 01/09/2008 |
je tente cette conclusion :
-l´Europe laisse les USA et leurs alliés relancer la guerre froide a ses frontieres, un beau cadeau a l´heure de la dépendance énergétique vis a vis de la Russie.
- l´Europe se crée une occasion de subir une nouvelle vague de terrorisme en soutenant les USA en Afghanistan, alors qu´on se demande ce qu´elle gagnerait dans ce conflit - sans parler des afghans, qui crevent de faim, sont bombardés, se coltinent un gouvernement corrompu, voient les talibans et autres mafieux renforcés.
De Yawn
Chomiste | 05H18 | 02/09/2008 |
Lorsque vous dites « l'Europe laisse les USA et leurs alliés… » vous faites référence à quels alliés ? Parce qu'à mon sens, l'Europe (les Etats de l'UE en tout cas) est alliée des USA.
Quant à l'Afghanistan, vous nous dites qu'avec l'intervention internationale, les talibans sont renforcés. Oubliez-vous qu'avant cette intervention les talibans étaient carrément au pouvoir dans ce pays ? Vous pensez que c'était mieux ? Je pense qu'il est bon que l'intervention de 2001 ait permis de chasser les talibans du pouvoir à Kaboul.
à Yawn
De parousnik
10H28 | 02/09/2008 |
Obéissant a une ploutocratie d'héritiers cyniques internationaux l'administration Bush/Cheney est coupable d'avoir était complice dans la réalisation des événements du 11 septembre 2001 puis a l'aide des médias serviles d'avoir imputé la responsabilité de ces crimes a d'autres justifiant ainsi l'invasion de l'Afghanistan…
http://www.reopen911.info/
à Yawn
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 13H57 | 02/09/2008 |
Etudiant pour l'UMP ?
à Milarepa-voyageurdanslespace
De Yawn
Chomiste | 15H17 | 02/09/2008 |
Parce que pour vous, être contre les talibans, c'est soutenir l'UMP ? Chapeau pour le raisonnement ! Il vaut mieux que vous restiez dans votre retraite et, autant que possible, loin dans l'espace.
J'observe en tout cas qu'on ne saura pas qui sont ces « alliés » des USA dont l'axe du bien nous parle et qui ne sont pas en Europe.
à Yawn
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 17H29 | 02/09/2008 |
Plus de 60 pour cent de l'ump est pour l'envahissement de l'afganistan par la coalition et le maintient voire le renforcement des forces françaises …..
à Milarepa-voyageurdanslespace
De Yawn
Chomiste | 19H40 | 02/09/2008 |
Vu votre raisonnement, Milarepa, faites comme moi : redevenez étudiant. Vous y apprendrez des choses, notamment les concepts logiques. Ce n'est pas parce que 60% de l'UMP est pour la présence internationale en Afghanistan que tous ceux qui sont pour la présence internationale sont à l'UMP.
Je ne suis pas à l'UMP (et pour être clair je ne vote pas non plus pour la droite) et je pense que la présence internationale en Afghanistan est une nécessité.
à Yawn
De parousnik
13H04 | 03/09/2008 |
70% des français seraient contre l'envoi de soldats en Afghanistan je suppose que certains sont a l'UMP et que même certains ont voté pour le p'ti Nicolas en 2007 croyant a ce qu'il affirmait alors sur la présence sopldatesque francaise en Afghanistan.
à Yawn
De Jean-François@Carenton
19H17 | 03/09/2008 |
Pour quoi faire, en gros ? Pour détruire l'industrie de la drogue ? Pour reconstruire le pays ? Parce que si c'est pour lutter contre le « terrorisme », c'est raté, il faudrait plutôt voir du côté de l'Arabie Saoudite, mais pas de bol, c'est des copains.
à Yawn
De Boduacus
14H31 | 03/09/2008 |
Il y a différentes alliances, avec des degrès variés dans l'alignement. En tête des suiveurs incoditionnels de Bush, la Grande-Bretagne et la Pologne. La France a refusé jusqu'à Sarkozy de faire partie des valets des USA. Malheureusement, les choses changent et nous aurons à en pâtir d'ici peu.
Certes, l'intervention aux ordres des États-unis a chassé les talibans du pouvoir à Kaboul. Mais ils augmentent leur pression tous les jours en Afghanistan d'abord et dans les pays limitrophes ensuite.
C'est à ce titre qu'on jne se trompe pas en disanr que la guerre renforce les talibans, sur le plan militaire, mais renforce plus encore l'image favorable qu'ils ont, dans beaucoup de pays musulmans.
Il faut être aussi stupide que certains pour prétendre le contraire.
à Boduacus
De Jean-François@Carenton
19H20 | 03/09/2008 |
Effectivement, les Talibans ne sont plus à Kaboul City. Ils sont juste au-delà du périph, et partout chez eux.
JFT_Charenton
De Alec Sandre
20H52 | 04/09/2008 |
La visite de Sarkozy en Irak pour la « réintégrer dans la “communauté internationale” » et acheter sa neutralité ainsi que les quelques gestes d'apaisement du gouvernement israélien à l'égard des Palestiniens préparent à coup sur une attaque très prochaine contre l'Iran.
à Alec Sandre
De Alec Sandre
21H12 | 04/09/2008 |
en Syrie, et non en Irak, of course
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 19H57 | 01/09/2008 |
le suivisme de sarko sur les positions américaines est écoeurant.
d'autant plus que les américains nous méprisent de toutes les façons.
Leur seul politique etrangère est de s'assurer leur approvisionnement energetique
-champ petrolifère d'irack
- pipe line de georgie
sarko veut faire de nous les supplétifs des américains et nous serons traités comme des supplétifs
c'est lamentables
à jyeden
De ourwa
oeiciole | 21H45 | 01/09/2008 |
» Supplétifs des Américains « ? , Vous exgagérez jyeden ! Il faut jeter ce genre de chwingum périmé et longtemps machouillé à la poubelle, sinon, il faudrait logiquement jeter en même temps la démocratie et la justice telles qu'elles exsistent dans la constitution française…et dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et tout ce qui en découle.
Les Américains “nous méprisent” ? A la bonne heure ! Sur certains points, je prendrai cela comme un compliment et pour cause…L'actualité le prouve, la logique et le le bon sens idem ; la Politique ne peut plus se mener à court ou à moyen terme, mondialisation oblige ; la population mondiale n'est plus aussi “idiote” qu'elle n'“était,il y a 20 ou 30 ans, et c'est elle qui, aujourdh'ui, ‘dicte’, avec plus de bonheur dans les pays démocratiques, plus de malheur dans les autres, les orientations en politiques intérieure et étrangère,d'où la gamelle de Sarko et de ses mentors Busch et Poutine. Position intenable. Qu'on ne s'étonne pas de l'échec de Sarko sur ces plan. N'est pas le Général de Gaulle qui veut, même pas son petit-fils, à savoir Chirac, très mauvais maître à penser du ‘petit’ Nicolas. Mais Chirac était d'une autre stature, dans tous les sens du terme : il était gauliste, donc réaliste. C'est le sens même de la Politique, tout en gardant intacts et vivaces les invariants constitutifs de La République. Nous ne sommes d'aucune utilité, ni pour les géorgiens , ni pour le Monde Libre, en s” opposant mollement au parrain du Kremlin. Nous pourrions escompter les mêmes résultats ( démocratie véritable, respect des résolutions de l'ONU dans la gestion des affaires politiques, sociales, économiques… d'un pays) en usant d'autres moyens que ceux de l'atermoiement ou de la guerre, mangeuse de vies,prodigue de malheurs, en exercant d'autres outils ; politique, économique…Et la France, seule ou au sein du machin appelé Europe, en a les moyens. L'Histoire l'a prouvé et la conjoncture ne peut s'y opposer. Come dans l'Education, la pédagogie Freinet et celle de Summerhill ont vite montré leurs limites… vite abondonnées. En politique, celle de la contrainte ( et il est heureux qu'elle soit jussqu'à présent avec + ou - d'fficacité, l'apanage du Monde Libre) la seule voie possible pour exterminer définitevement tous les fascismes, dictatures, régimes théocratiques abjects.
Un travail de longue haleine. Et Rome ne s'est pas faite en un jour…
à jyeden
De ourwa
oeiciole | 21H45 | 01/09/2008 |
» Supplétifs des Américains « ? , Vous exgagérez jyeden ! Il faut jeter ce genre de chwingum périmé et longtemps machouillé à la poubelle, sinon, il faudrait logiquement jeter en même temps la démocratie et la justice telles qu'elles exsistent dans la constitution française…et dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et tout ce qui en découle.
Les Américains “nous méprisent” ? A la bonne heure ! Sur certains points, je prendrai cela comme un compliment et pour cause…L'actualité le prouve, la logique et le le bon sens idem ; la Politique ne peut plus se mener à court ou à moyen terme, mondialisation oblige ; la population mondiale n'est plus aussi “idiote” qu'elle n'“était,il y a 20 ou 30 ans, et c'est elle qui, aujourdh'ui, ‘dicte’, avec plus de bonheur dans les pays démocratiques, plus de malheur dans les autres, les orientations en politiques intérieure et étrangère,d'où la gamelle de Sarko et de ses mentors Busch et Poutine. Position intenable. Qu'on ne s'étonne pas de l'échec de Sarko sur ces plan. N'est pas le Général de Gaulle qui veut, même pas son petit-fils, à savoir Chirac, très mauvais maître à penser du ‘petit’ Nicolas. Mais Chirac était d'une autre stature, dans tous les sens du terme : il était gauliste, donc réaliste. C'est le sens même de la Politique, tout en gardant intacts et vivaces les invariants constitutifs de La République. Nous ne sommes d'aucune utilité, ni pour les géorgiens , ni pour le Monde Libre, en s” opposant mollement au parrain du Kremlin. Nous pourrions escompter les mêmes résultats ( démocratie véritable, respect des résolutions de l'ONU dans la gestion des affaires politiques, sociales, économiques… d'un pays) en usant d'autres moyens que ceux de l'atermoiement ou de la guerre, mangeuse de vies,prodigue de malheurs, en exercant d'autres outils ; politique, économique…Et la France, seule ou au sein du machin appelé Europe, en a les moyens. L'Histoire l'a prouvé et la conjoncture ne peut s'y opposer. Come dans l'Education, la pédagogie Freinet et celle de Summerhill ont vite montré leurs limites… vite abondonnées. En politique, celle de la contrainte ( et il est heureux qu'elle soit jussqu'à présent avec + ou - d'fficacité, l'apanage du Monde Libre) la seule voie possible pour exterminer définitevement tous les fascismes, dictatures, régimes théocratiques abjects.
Un travail de longue haleine. Et Rome ne s'est pas faite en un jour…
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 19H59 | 01/09/2008 |
Il est symptomatique que les deux tests concernent des situations dans lesquelles la France n'a aucunement l'initiative, précisément par suite de son choix atlantiste. Que ce soit militairement en Afghanistan ou diplomatiquement pour la guerre en Géorgie, la France ne peut guère jouer que les utilités.
De ce point de vue, l'observation selon laquelle les réalités géopolitiques prennent le pas sur les postures idéologiques s'appliquerait tout aussi bien à n'importe quel dirigeant européen. A titre d'illustration, le sommet de Bruxelles ce jour qui conclut, en forçant à peine le trait, que les sécessions de l'Abkhasie et de l'Ossétie sont inacceptables mais tout à fait acceptées.
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 20H01 | 01/09/2008 |
Les indicateurs de la volonté de Sarkozy de calquer sa politique sur celle des USA. Derrière ces gestes spectaculaires, pensez au complexe réseau de petite décisions qui ne favorisent plus la France, mais l'espace atlantiste que gouvernent les USA et, au premier chef, les capitalistes qui en sont les propriétaires. On nous a vassalisé.
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/5104.html
http://les7duquebec.wordpress.com/
à pierrejcallard
De parousnik
20H57 | 01/09/2008 |
Ira t-il jusqu'a prendre une cuite au stade de France lors de la finale de la coupe pour ressembler a son grand pote Bush ?
De Infovite
Plébéien. | 20H03 | 01/09/2008 |
Un réussite certaine ; nous sommes de plus en plus nombreux à devenir étrangers à cette politique !
http://info-espress.over-blog.com/
à Infovite
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 10H31 | 02/09/2008 |
Oui, effectivement « on est de plus en plus nombreux…. », hélas, les gens, qui n'ont aucune conscience politique, et qui votent au gré du vent et de la mode, ont élus ce dangereux personnage a la tête d'un pays démocratique ; la démocratie est en péril, le silence des médias est coupable de lacheté et de collaboration a cet état de fait. La dérive de la France, vers cette autoritarisme d'état, qui dresse les gens les uns contre les autres, qui envoie se faitre tuer nos jeunes pour faire croire que nous sommes une grande puissance et que la liberté du monde est en danger est très inquiètante. L » Histoire, dans quelques années jugera, bien entendu, trop tard, quand il ne nous restera que les yeux pour pleurer.
De Gandijyn
20H16 | 01/09/2008 |
La tactique du roquet, vous connaissez :
- il aboie très fort
- a l'apparition du gros toutou, il baisse le ton, les oreilles et la queue
- il partage votre écuelle… au risque de ne plus rien avoir pour lui.
Beaucoup de gueule, et pas grand-chose dans les actes, hormis des brassages dignes des cyclones tropicaux, et qui s'écroule dès que l'autre montre qu'il a des gros bras, passe à l'acte.
Les Russes (comme les Chinois), eux, ne rigolent pas ! Ils ne se contentent pas de faire quelques scénariis théâtraux pour la frime. C'est assez surprenant de voir ce guignol semer la terreur en Fance, et quand il y a des morts pour raison de guerre à 2 heures de Paris, Il se fâche à devenir tout roge, gesticule, menace, … Ceux-là auront le droit de crever de faim, de passer l'hiver dehors…faut pas toucher au gaz- Prom : promis ? Il est actionnaire ou quoi ?
ça devrait franchement agacer les légionnaires, et militaires de tous les armées (françaises et européennes)… et ils ont peut-être déjà des oursins dans les mains, tellement ça les démange.
D'autant que cela n'empêche absolument pas la Russie de réitérer son « invasion » dans les deux mois qui viennent. Faire tuer quelques militaires en Afghanistan pour la Gloire, et les écarter d'un soutien de réserve pour défendre l'Europe… deuxième erreur stratégique de combat magistrale !
La Russie vient de démontrer, en moins de deux jours, qu'elle est capable en moyens techniques, humains, stratégie, économie… d'envahir l'Europe en moins d'une semaine, sans que personne ne puisse lever le etit doigt (de la télécommande TV, sans doute) !
à Gandijyn
De ericj
20H30 | 01/09/2008 |
Euh… l'Europe n'est pas la Géorgie.
Le conflit majeur à venir semble se situer dans cette région du monde (Iran, Caucase, Afghanistan) et les Russes, en voisins, s'y déploient.
L'Europe n'a pas les moyens militaires de ses ambitions pacificatrices (phrase bizarre, j'en conviens) ce qui arrange tous les belliqueux (USA compris).
Mais je ne crois pas à l'arrivée des chars russes sur la Pace de la Concorde (que le visionnaire Giscard d'Estaing prévoyait pour Mai 1981…).
à ericj
De Gandijyn
21H10 | 01/09/2008 |
Ah, parce que vous pensez que cela ferait peur aux Russes de venir visiter Paris, comme l'a fait Hitler ? … vous plaisantez ? ça n'est pas ce que pensent les Instituts de Recherches Stratégiques !
à Gandijyn
De ericj
21H18 | 01/09/2008 |
Je ne dis pas que ça ne leur plairait pas (à qui cela ne plairait-il pas de venir dans cette superbe ville ? ) mais que je n'y crois pas… ce qui n'engage que moi.
Les IRS travaillent essentiellement sur des hypothèses.
Ces hypothèses, même plausibles, ne sont destinées qu'à la réflexion politique et pas à la préparation de conflits.
Enfin, c'est comme ça que je le vois…
à ericj
De Millecalottes SARKASTIK
Variable | 09H07 | 02/09/2008 |
Vous voyez bien… Heu…
En plus, Z'ont fait le truc de la dissuasion, le machin fonctionnant plus ou moins, (avec et sans hélices), nos engins restent suffisamment redoutables pour initier la « FIN » des biologiques.
Ce serait ballot de visiter une ville vitrifiée sans pouvoir après rentrer chez soi pour les mêmes raisons, non ? C'est des coups à faire peur aux touristes ! Bouh ! ! !
Cordialement
De brazz
20H24 | 01/09/2008 |
Bien, je répète malheureusement mon antienne : totale incompétence d'un individu tout au plus capable d'agiter un ministère. La fonction de Président n'est ni une sinécure, ni un happening. Le malheur pour les européens c'est qu'il était justement là à ce moment où il aurait fallu quelqu'un de rusé et de sang froid. Un politique quoi, pas un clown.
De NicolasB
Lycéen à Paris | 20H36 | 01/09/2008 |
Je souhaite commenter la guerre en Afghanistan, là où des milliers de soldats français se situent. Depuis que François Fillon a dit, lors d'un discours devant l'Assemblée, qu'il comptait très prochainement envoyer davantage de militaires en Afghanistan, la présence des troupes de notre pays est remis en cause par de nombreuses personnes, notamment par le Parti Socialiste. Leur voilà encore une belle opportunité pour critiquer, rejeter, et gueuler. Au passage, cela devient une routine au PS. Mais, jamais n'ont-ils proposé une idée concrète. Pour eux, c'est critiquer tout ce que le pouvoir fait.
Oui, la guerre en Afghanistan a un sens. Et, oui, la politique que M. Sarkozy mène en ce qui concerne l'Afghanistan est juste et essentielle. Je m'explique. A l'origine, la guerre que George W. Bush a fait en Afghanistan était nécessaire. Les Etats-Unis venaient de se faire attaquer par des terroristes, et il était absolument indispensable d'en finir avec ces groupes terroristes pour d'éviter davantage de dégâts. Seulement, même si l'idée était bonne, ces combats ont fini en un véritable non-sens. En effet, par la suite, on s'est rendu compte que M. Bush avait une ambition particulière et, disons-le, inquiétante, voire menaçante, pour notre monde : celle d'envahir l'Irak. Les troupes américaines sont donc parties trop tôt de l'Afghanistan : la mission dans ce pays n'avait même pas était accomplie.
Ce que certains pensent - l'opposition par exemple -, c'est que la guerre en Afghanistan aurait dû s'arrêter au moment où les forces américaines avaient, pour la plupart, quitté le pays. Mais, c'est là où les sceptiques de cette guerre font une erreur : en abandonnant le pays, on aurait fait place aux Talibans et à d'autres organisations terroristes dangereuses à l'Afghanistan et au monde. Il fallait donc qu'un pays reste pour assurer la sécurité. Personne ne s'est proposé, sauf la France. En voilà un qui comprend les enjeux et les impacts d'un abandon si soudain d'un pays qui est en danger. Qu'est-ce-qui est plus important : qu'un Pays reste les bras croisés ou qu'il envoie des renforts pour assurer la sécurité d'un peuple majoritairement pauvre et sans défense de son propre pays face à des menaces terroristes importantes ?
Il faut faire la part des choses dans un tel débat. On peut remettre en cause la décision de Monsieur Bush sur l'envoi de troupes en Afghanistan et en Irak. Mais, voilà, ceci est du passé et le bilan est chaotique, notamment en Irak. C'est une grande déception et c'est la faute d'une politique négligée des Etats-Unis. Une chose est certaine : ce chaos doit être rétabli car notre monde ne peut se permettre de revoir, par exemple, des Talibans faire leur entrée en Afghanistan.
Je suis conscient que les progrès en Afghanistan ne sont pas spectaculaires et qu'il reste du travail à y faire. Mais, sans la présence de soldats dans ce pays, le pays sera entre les mains de terroristes et de dangereuses personnes.
Permettez-vous de critiquer M. Sarkozy sur de nombreux sujets, mais pas celui-là. Il n'est certainement pas fier de voir ce que M. Bush a fait comme conneries dans le Moyen-Orient mais, au moins, l'envoi supplémentaire de soldats français est une preuve de solidarité envers un peuple qui souffre profondément.
à NicolasB
De parousnik
20H49 | 01/09/2008 |
« Les Etats-Unis venaient de se faire attaquer par des terroristes »
Sauf que ce n'est pas vrai.
http://www.reopen911.info/
à NicolasB
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 21H01 | 01/09/2008 |
t'es bien un des derniers à dire monsieur sarkosy au lieu de sarko
mais puisque tu trouves positif la présence de la France en Afghanistan et si tu es lycéen, dans peu de temps tu pourras t'engager dans l'armée française et aller en afghanistan vivre selon ton idéal
trop cool de jouer les vas t en guerree en restant dans ses pantoufles (que je suppose de bonnes factures)
allez ne te dégonfle vas y