Après tout, pourquoi déteste-t-on tant l'inflation ?

On le sentait venir, l'Insee l'a confirmé : l'inflation est de retour… 3,2% en mars (hors tabac et loyers). Alimentée par la flambée des prix du pétrole (+20% en un an) et des produits alimentaires (+5,6 % en un an), cette hausse des prix touche tous les postes de consommation courante (alimentation, énergie, services, produits manufacturés…).

Inédite depuis 1991, cette bouffée d'inflation devrait se poursuivre jusqu'en juin, selon les prévisions de l'Institut national de la statistique (Insee). » Il faut remonter à janvier 1987 pour trouver une progression mensuelle au moins aussi importante » , relève l'institut. Au secours, l'inflation revient, mais faut-il vraiment en avoir peur ?

Pourquoi l'inflation est-elle mauvaise pour l'économie ?

La question peut paraître naïve, mais la réponse est loin d'aller de soi. Imaginez que l'on multiplie par 100 tous les prix, tous les salaires, et la masse monétaire en circulation. Ce serait une simple convention, qui n'aurait aucune incidence pour l'économie (la France avait d'ailleurs réalisé l'opération inverse en 1958, en créant le franc » lourd » ). Mais l'inflation n'est pas une simple convention orchestrée à l'avance. C'est un phénomène avec des gagnants et des perdants, où chacun -entreprise, salarié, épargnant, fournisseur- essaye de tirer son épingle du jeu, d'éviter de prendre du retard. Et ce phénomène a toujours tendance à s'emballer. Tôt ou tard, la banque centrale ou le gouvernement doit intervenir pour stopper cet emballement, par des hausses de taux d'intérêt douloureuses pour l'économie et/ou une politique d'austérité. Le coût principal de l'inflation, c'est ce retour de bâton, qui fait chuter la croissance.

L'autre coût, c'est la déformation de la structure des prix relatifs. Les prix évoluent les uns par rapport aux autres. Si leur évolution est imprévisible, les entreprises prennent de mauvaises décisions. Ils renoncent par exemple à des projets d'investissements qui deviennent trop risqués.

L'inflation est-elle forcément mauvaise pour les salariés ?

C'est ce que suggère le bon sens (les prix grimpent, donc mon pouvoir d'achat baisse). Historiquement, pourtant, les salariés se sortent plutôt bien des périodes d'inflation. Car leurs salaires augmentent aussi.

Le partage de valeur ajoutée de l'économie, pendant les années 1970, a ainsi évolué en faveur des salaires, et au détriment du capital. C'est pendant la désinflation que ce partage s'est déformé au profit du capital.

Aujourd'hui encore, certains économistes jugent que les salariés ne devraient pas compter parmi les perdants. C'est le cas de la directrice des études économiques et de la stratégie des marchés de HSBC France, Mathilde Lemoine. Interrogée par Le Monde, elle parle d'une » corrélation positive » de l'inflation sur les salaires.

Comme le prévoit la loi, le Smic sera relevé de 2,3% dès le 1er mai pour plus de 2 millions de personnes. D'habitude, la revalorisation n'a lieu qu'au 1er juillet. Mais cela ne signifie pas forcément une bonne nouvelle pour les smicards comme répond Jacques Le Cacheux, professeur à l'université de Pau et des pays de l'Adour, et à la tête du département des études de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) :


Malgré le mécanisme d'indexation du salaire minimum, les smicards perdent au jeu de l'inflation, parce qu'ils consacrent une part plus importante de leur revenu à l'achat d'énergie ou de produits alimentaires.

Quels sont les gagnants de l'inflation ?

L'inflation a-t-elle des vertus ? » Quelques-unes » , admet Jacques Le Cacheux. Certes, l'inflation, qui ronge les créances, est crainte par les épargnants. Mais symétriquement, elle est bénie par les ménages qui empruntent à taux fixe. Normal : si votre salaire augmente (pour suivre les prix) mais que vos mensualités ne changent pas, vous faites une très bonne affaire. De très nombreux Français sont ainsi devenus propriétaires à la faveur de l'inflation des années 1970.

Autre grand bénéficiaire de l'inflation, l'Etat, parce qu'il est un gros débiteur, et parce que sa principale ressource est la TVA, qui grimpe avec les prix :

Les français ont sentiment d'un recul de leur pouvoir d'achat, qui n'apparaît pas dans les chiffres de l'Insee. Pourquoi ?

Selon la définition de Fabrice Lenglart, chef du département des comptes nationaux de l'Insee, le pouvoir d'achat, » c'est ce qui reste aux ménages une fois qu'ils ont payé leurs prélèvements obligatoires, leurs impôts et leurs cotisations. C'est le revenu qu'ils ont à leur disposition, pour soit pour consommer, soit pour épargner. »

Les Français sont de plus en plus nombreux à dénoncer une baisse de leur pouvoir d'achat depuis des mois. Pourtant, selon l'Insee, si le pouvoir d'achat devrait » ralentir » en 2008, » il s'est très bien comporté en 2007 et il a progressé » . Pourquoi un tel décalage ? L'insee avance plusieurs facteurs pour l'expliquer :

  • Premièrement, l'Insee fournit une moyenne du pouvoir d'achat, alors que les ménages en ont » une perception individuelle » , avance Fabrice Lenglart :


    Certains Français voient leur pouvoir d'achat augmenter, d'autres baisser. Ainsi, tous les Français ne vivent pas de la même manière la hausse actuelle des prix des produits alimentaires. Pour les ménages les plus modestes, qui consacrent une part plus importante de leur revenu à l'alimentation, celle-ci a un impact bien plus lourd.

  • Deuxièmement, les ménages ne considèrent pas l'évolution de leur pouvoir d'achat comme l'écart entre la hausse de leurs revenus et celle des prix. Ce qu'ils prennent en compte, c'est ce qui leur reste à dépenser, une fois qu'ils ont réglé toutes les dépenses » contraintes » . De quoi s'agit-il ? De frais prélevés tous les mois comme le loyer ou le remboursement des prêts immobiliers, les charges, les impôts, les abonnements Internet ou de téléphonie mobile… Or, la part des dépenses contraintes ne cesse de grimper. Au début des années 1960, elles représentaient un sixième du revenu des ménages. Aujourd'hui, elles en représentent un tiers. La part des dépenses sur lequel on a une marge de manœuvre, elle, ne cesse de décroître.
  • Troisièmement, selon l'Insee, la prise en compte des évolutions démographiques -et particulièrement du dynamisme des naissances- permet également de mieux comprendre la perception qu'ont les ménages d'un ralentissement de leur pouvoir d'achat. Or, » la population française s'accroît. (…) La croissance du pouvoir d'achat par tête s'en trouve amputée d'autant » . Ainsi, alors que, ces dernières années, le pouvoir d'achat augmentait de 2% par an pour l'ensemble de la population, sa hausse par ménage était limitée à 1%.

Marion Mourgue et Pascal Riché

Lire aussi : Rapport Insee sur la mesure du pouvoir d'achat et sa perception par les ménages

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De Missa

04H02 | 19/04/2008 | Permalien

Je n'y vois qu'un article bêtement provocateur. Personnellement, mon salaire n'a pas augmenté et mon caddie me fait de plus en plus mal aux fesses. Je ne suis peut être pas économiste, ni très apte à comprendre, mais me faire gober qu'en fait tout va très bien, il faut soit être un idiot nanti, soit à la solde de la propagande du gouvernement sarko.

Un mini scoop pour r89 : dsk loue une propriété pour ses vacances a 2700€ par jour… Par jour, de quoi nourrir 3 familles pendant un mois… et tout ce que vous trouvez à publier c'est qu'il faut écarter les fesses avec le sourire…

Très bel exemple de gauche caviar, bravo, félicitations r89…

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De Grums

à bâbord + + | 08H22 | 19/04/2008 | Permalien

Vous vivez où Mr le journaliste ? Sur une autre planète assurement, parce que sur celle-ci, si vous ouvrez un tant soit peu vos yeux, vous y verrez des gens riches voir très riches, des gens qui rament plus ou moins péniblement pour avancer et d'autres qui crèvent tout simplement.
Ce sera pis dans les mois à venir avec cette sympathique inflation. Le riche restera riche pour lui pas de gros problèmes, le pauvre crevera comme d'hab sauf qu'il y en aura beaucoup plus, quand aux autres dont je fais partie survivront plus ou moins difficilement.
Point positif : Nous serons bientôt très nombreux dans la rue, Rue 89 avec nous j'éspère !

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De patdu49

chomiste du maine et loire | 09H09 | 19/04/2008 | Permalien

je vie comme un pacha, j'ai hérité de mon propre père (qui lui même en avait hérité de 5 de son père), de 10 appartements que je met en location à 500€ par mois … et avec les profits, je vais en racheter 7 (enfin les faire payer par les locataires) que je ferais hériter à mon fils etc …

ce qui m'assure un revenu + que confortable …
et j'ai un patrimoine de plusieurs millions d'euros qui ne cesse de grossir … et qui ne m'a jamais couté un seul centime d'euros …. car payé intégralement par les locataires et les APL quand ils en perçoivent …

je fais même fort, car grace aux niches fiscales, j'ai des femmes de ménages pour 3€ de l'heure pour entretenir les parties communes, en chèques emplois service, grasse aux éxonérations d'impots de 50% … et idem pour les mecs qui entretiennent les espaces verts, ou astiquent mes voitures au coton tige …

mais comme ça coute encore trop cher, je trouve (pas de petites économies), je suis en train de monter une association, ou je vais pouvoir prendre en CAE des chomeurs, là encore mieux ! ! car avec les aides de l'etat + des collectivités locales d'un montant de 95%, mes exploités me reviendrons à 40 centimes de l'heure …

trop cool, sachant que j'embauche mes propres locataires, et qu'ils me refilent donc en + de ça + de la moitié de leurs ressources, en me payant mes nouveaux appartements, integralement …

le système est super bien foutu …
de + pour faire hériter mon fils, avec les exonérations de transmissions de patrimoines pour les + riches, c'est le top du top …

de + avec les lois de Robien et Boorlo etc, + les niches fiscales à donf, j'arrive à echapper completement aux impots ! !

comme je m'ennuie un peu parfois, je joue un peu aussi en bourse, dés que j'apprend qu'une entreprise va délocaliser, et foutre des nouvelles personnes au chomdu, donc des futurs CAE à exploiter en perspective, j'achete à donf des actions, ça ne manque pas, elles montent en flêche aussi sec dés lors qu'une délocalisation s'effectue ou les ouvriers sont payés 300€ maxi par mois dans les pays pauvres …

et si c'est des jeunes accedant à la propriété, endettés, qui sont virés de leur boulot en france pour cause de délocalisation, je regarde de près, ceux qui se font mettre leurs baraques en vente forcées aux enchères, que j'arrive parfois à acheter pour une bouchée de pain …

c'est passionnant, j'ai des frissons à chaque fois … car je suis pas le seul à sauter sur les bonnes affaires, … enfin bon, même si j'en rate une, c'est un sport, ensuite avec les copains on va se taper un bon gueuleton au fouquets et c'est celui qui a fait la meilleur affaire qui paye le champagne ..

bon, je vous laisse car c'est l'anniversaire à mon filleul, Jean Sarkozy … je vais lui offrir des stages de pilotage d'hélico … je sais pu trop quoi offrir il a déjà pas mal de chose .. j'espère que ça va lui plaire …

son papa, je suis client de son cabinet d'avocat … toujours utile d'avoir des amis qui ont le bras long lol …

Portrait de digbeutape

De digbeutape

Auteur à l'Harmattan | 09H23 | 19/04/2008 | Permalien

Les causes de l'inflation sont multiples, mais l'évolution du prix du pétrole tient une place importante. En effet, le marché mondial du pétrole affiche ses cours en US$, une monnaie presque « fondante ». En janvier 2002, un euro valait 0,88329 $ ; en janvier 2008, il vaut 1,47179 $. En supposant que l'euro est constant (ce qui n'est pas exact, puisque la BCE ne doit intervenir que si l'inflation excède 2 %) le dollar US ne représentt plus que 66,6 % de sa valeur de 2002. Le baril de brut vendu 115 $ courants ne coûte que 76,59 $ (presque) constants.
A partir de décembre 2000, le cours du brent se stabilisait autour de 28 US$. C'est dire qu'en huit ans, le cours de ce produit a sensiblement triplé.
Il s'agit là d'une « mauvaise inflation » puisqu'elle est subie. Au contraire, en France, les « trente glorieuses » (le mot est de Jean FOURASTIE) ont été marquées par une inflation qui a parfois atteint 14 %. Elle a été l'un des moteurs du redressement économique du pays : les dettes se remboursaient presque seules, les stocks prenaient de la valeur et dionnaient une impression de profit aux entreprises, favorable à l'investissement. Il s'agissait dond d'une « bonne » inflation ; elle était endogène, à la fois conséquence des dépenses militaires (guerres d'Indochine et d'Algérie) et de la pression syndicale. A partir de 1973, elle a tourné à la stagflation combinant inflation et stagnation. D'où le statut de la BCE dont le seul objectif est la lutte contre l'inflation.

Portrait de alexreddef

De alexreddef

Bonjour de Granada | 10H01 | 19/04/2008 | Permalien

Bonjour,

Quelque chose m'échappe dans l'article. 1) L'auteur dit qu'à la faveur de l'inflation la richesse, la valeur ajoutée, est répartie en faveur du travail et non du capital. L'exemple est donné des années 70. 2) Le SMIC sera valorisé mais comme le souligne l'auteur la vie restera difficile pour un smicard.
La question que je me pose c'est par quelle magie les salaires augmentent (hors smic et décision de l'Etat) pendant une période d'inflation ? ? ? J'imagine mal une entreprise dont le prix des matières premières a peut-être augmenté (même si elle vend plus cher, il y a forcément un contre-coup car les ménages achètent par priorité), décider une augmentation de salaire de tous ses salariés ? ? ? ! ! Vraiment cela me paraît improbable surtout dans la tendance à la réduction des coûts et augmentation de la productivité, dans laquelle nous sommes.

Donc si qqun peut m'expliquer… M'écrire à alexreddef@yahoo.fr. Merci !
Alex

Portrait de Pascal Riché

à alexreddef Portrait de alexreddef De Pascal Riché

Rue89 | 22H35 | 19/04/2008 | Permalien

Dans les années 70, les salaires étaient très souvent indexés sur l'inflation. Le chômage était par ailleurs bien plus bas, et les salariés n'étaient donc pas dans la même position de faiblesse.
Aujourd'hui, la situation est bien différente. La Banque centrale et les économistes « sérieux » mettent en gardent contre une « inflation de second tour ». De quoi s'agit-il ? D'une hausse des salaires qui compenseraient la hausse des prix. Selon eux, ce serait le début de l'engrenage. Autrement dit, les salariés sont invités à amortir, seuls, par leurs sacrifices (leur appauvrissement) la hausse des prix de l'énergie ou des produits alimentaires. L'autre voie, l'inflation, mettrait le fardeau sur les épargnants, créanciers et retraités.

Portrait de Croa

à alexreddef Portrait de alexreddef De Croa

12H27 | 20/04/2008 | Permalien

Il n'y a pas de magie, l'auteur s'est tout simplement trompé. Il l'a fait en prenant référence sur l'inflation des années 60-70 qui n'est pas du même type.

Portrait de voxpopuli

De voxpopuli

10H31 | 19/04/2008 | Permalien

De nombreuses et excellentes remarques ont déjà été évoqués sur l'inflation. Notamment par Guerrier Pacifique dont la vision est plus globale. Je n'apporterais donc qu'une modeste contribution.
A contrario des inflations passés qui étaient générée par des mécanismes économiques nationaux, celle-ci l'est beaucoup moins, puisqu'elle est généré pour une bonne part par la spéculation sur les matiéres premiéres (pour mémoire ce traider qui avait tenu à acheter le premier baril de pétrole à 100 Dollars, ce qui allait briser ce seuil psychologique à la hausse). La folie financiére s'empare des marchés qui cherchent de nouvelles sources de revenu après la déconvenue des subprimes. D'un autre coté, la majeure partie des MP est payé en USD, alors que l'EURO c'est apprécié de près de 60% par rapport au dollar, (1EURO = 1.60USD). L'inflation sur les MP ne devrait donc avoir qu'un impact marginal sur les prix. Ce qui n'est pas le cas, +40% sur les produits laitiers etc… Ce qui équivaudrait à une augmentation de salaire de 40% réparti entre salaire et MP. (la populiation mondiale n'ayant pas augmenté de 40% ou fait augmenté sa consommation de 40% en 3 ans à mon avis) et ce n'est pas non plus les 2% de croissance en France qui crait une inflation sur les salaires par une pénurie de main d'oeuvre. Cette inflation ne peut donc être qu'en grande partie spéculative. Et c'est ce qui est préjudiciable pour l'ensemble. Car elle ne repose sur rien de réaliste et va faire un carnage au meme titre que les subprimes. Surtout pour les pays veillissant dont l'épargne et le niveau de vie va fondre comme neige au soleil. Pays qui porte le commerce mondial et ce n'est pas les pays émergents qui vont compenser cette consommation, ils se battent déjà pour manger. Au delà des problèmes de pouvoir d'achat qu'elle va engendrer dans les pays riches, celle-ci va se ressentir rapidement sur la consommation et par conséquent sur l'emploi à court terme. Ces augmentations inflationnistes sont pour ma part bien anticipés pour la crise à venir. En effet, une fois l'augmentation des prix justifiés par l'inflation, on s'assure contre les baisses d'activités et de consommation à venir tout en préservant ses bénéfices (quid début de récession au US et quand les US tousse c'est l'Europe qui est malade). D'un autre coté, on assure la communication sur « on augmente pas nos prix, c'est mondial ». Mais concrètement, comment une entreprise peut elle continuer à augmenter ses bénéfices si ces couts de production ont augmenté et qu'elle ne répercute cet augmentation qu'après cout. J'aimerais que l'on m'explique, comment fait Danone ! Qui d'après les augmentations constatées devrait voir ses bénéfices réduire d'autant ?
Je ne fais l'apologie de personne, mais il faudrait arrêter de nous prendre pour des imbéciles, ca fait un moment que ca dure. Et si les émeutes pour la faim existe ailleurs, il se pourrait bien que Mai 68 ne fête pas que ses 40ans. Car en effet, entre la pression fiscale, la stagflation salariale, et le surcapitalisme, il y a un modèle qui va obligatoirement exploser, si l'on travaille pour survivre autant aller élever des chèvres dans le LARZAC. On y gagne en qualité de vie, voir meme et surement en qualité de produit !

Portrait de Auda Louis

De Auda Louis

Retraité du BTP | 10H34 | 19/04/2008 | Permalien

L'inflation,l'augmentation des prix,qui en souffre ?
Ce ne sont pas ni Sarkosy,ni Ségolène,ni les ministres ou secrétaires d'état,pas même les PDG,pas non plus les gros salaires ou les grosses retraites,non,ils ont de la marge eux ! ils peuvent supporter le choc sans trop de souffrances !
Mais les petits salaires,les petites retraites,ceux qui sont au bas de l'échelle,oui,eux ils en souffrent et durement.Les « pauvres »,ceux qui ont du mal à joidre les deux bouts,les malades(non fortunés)qui doivent payer les franchises,les médicaments non remboursés ou qui paient les 0,50 € par boite,et qui ne peuvent plus se soigner correctement et même quelques fois pas du tout,ceux qui ne peuvent plus se payer ni vacances,ni cinéma ou autre menus plaisirs que la vie nous propose,oui,ceux là ils en souffrent,ils ressentent la hausse des prix,au marché,dans les grandes surfaces ou même les petits commerces….
Les « Grands » ils s'en foutent eux,ils n'ont pas a compter à un centime près,ce sont ceus là les malheureux,mais pas ceus qui se gargarisent de grandes phrases,de grandes formules et qui font semblant de nous pleindre nous qui n'en pouvons plus !
Ils se payent de grands voyages pour « soutenir » tel ou untel dans ses campagnes mensongères de droite ou de gauche,ou aller à un enterrement à l'autre bout du monde,ils ne payent pas ce qu'ils doivent(l'Etat,Ségolène,Sarko et d'autres)ceux qui gagnant beaucoup,arrivent à ne pas payer d'impôts,les grands commerces ou industriels qui par un jeu d'écriture arrivent à camoufler leurs bénéfices et les transformer en pertes(investissements ou autre)
Mais les autres,la majorité,oui ils ressentent l'inflation,même si on ne veut l'appeler ainsi,eux ce sont des malheureux,et il y en a de plus enplus.

Portrait de Auda Louis

De Auda Louis

Retraité du BTP | 13H33 | 19/04/2008 | Permalien

Ségo-Sarko-et les autres !

J'approuve ce que Aimé Césaire a fait et faisait,je trouve que c'était un Grand Homme,mais moi,je n'ai pas les moyens d'aller à l'autre bout du monde pour assister à son enterrement et je le regrette !
Mais ceux que j'ai nommés en tête le peuvent eux ! avec l'argent de qui ?
Est-ce avec leur propre porte monnaie qu'ils le font ? ou est-ce avec les impôts que nous payons,ou encore nos cotisations ? Alors que Ségo ne paye même pas son salaire à une de ses employées,que nous en bavons tous devant une vie qui ne cesse d'augmenter et que nous n'arrivons même pas à nous payer l'essentiel,trouvez vous que cela est décent ? moi non,à l'heure ou tout est si difficile pour les « petits » de la société,je trouve que l'on devrait être plus regardant avant de dépenser ainsi l'argent de la Nation ! il est vrai qu'Estrosi a bien fait dépenser 23000 € pour aller assister à un pot !
Alors,un peu plus un peu moins est-ce que ça compte ?
Au fait,les jeux télé(qui coûtent si cher)tous ces jeux de loto et autres,pour lesquels il y a de l'argent,alors que pour nous soigner il n'y en a pas,qui paye ? combien de taxes payent-ils eux ? et les propriétaires de chiens qui emmerdent nos trottoirs,combien payent-ils eux aussi ?
Non,tout çà n'est pas beau,quand les caisses sont vides,on économise,quand je ne puis me payer du beurre,je mange mon pain sec !
Pas eux ! les caisse sont vides,on ne peut pas payer les salaires à leur prix,on ne peut pas faire soigner les malades,mais çà na fait rien,on dépense sans compter,on gaspille,c'est l'a'rgent des autres….
Quelle indescence ! quelle impudence !

Portrait de gribouillemoqueur

De gribouillemoqueur

14H07 | 19/04/2008 | Permalien

Cet article soulève des critiques et peut laisser songeur beaucoup de lecteurs car il nous ramène à une autre époque où l'inflation n'avait pas ce coté « mal absolu » tel qu'on le décrit dans la pensée économique moderne.

Cette pensée économique dominante fait peur pour l'avenir immédiat car on sait que le moindre soubressaut de l'inflation peut remettre en action de la part des gvts et des autorités monétaires des politiques désinflationnistes qui passent par des politiques de rigueur salariale se traduisant inmanquablement par un surplus de baisse du pouvoir d'achat réél des salariés.

Je m'apperçois en lisant les commentaires des internautes que l'on retrouve les arguments des politiques qui ne cessent de présenter l'inflation comme le malheur des petites gens (mais jamais comme le malheur des rentiers) alors qu'en vérité il y aura finalement un équilibre avec des perdants et des gagnants (et peut être plus de gagnants si plus de croissance) ….
On remarque également que les politiques désinflationnistes des années 80 ont laissé un souvenir collectif négatif qui tend probablement à cofondre dans la tête des français les conséquences sociales et économiques désastreuses des remèdes appliqués, avec l'inflation elle-même.
Mais les français oublient aussi que parmi les promesses faites à l'époque, on disait qu'un monde sans inflation devait nous permettre une croissance plus saine et plus forte, ce qui ne fut jamais vérifié par la suite, comme quoi la mémoire est sélective……

La question que pose cette article est, qu'il existe peut être, une raison objective de laisser l'inflation faire son oeuvre, qu'il ne faut pas céder à la rigueur salariale, et qu'au contraire il faut laisser filer les salaires.
Cet article vient à point nommé pour nous remémorer, que les périodes inflationnistes ont été des périodes de croissance économique comme l'illustrait en son temps la fameuse courbe de Philips.

Les données actuelles ne sont pas aussi contradictoires avec la courbe de philips que l'on veut bien le reconnaitre en Europe.
Si on prend l'exemple des Etats-Unis, la fed ne s'est jamais réellement préoccupée de l'inflation, du moins autant que la BCE Européenne. Les conséquences ont été une inflation légèrement supérieure à celle de l'Europe (d'où peut être le coté improductif des fameuses politiques monétaires) mais avec une croissance structurelle qui s'est traduite par une longue période de prospérité et de plein emploi.

Finalement, est-ce que les politiques de rigueur excessives dans le prolongement des politiques de l'offre appliquées en France ne sont pas pire que l'inflation. C'est peut être le principal enseignement auquel on devrait aboutir si nous n'étions pas trop influencés par une parole économique obsolète.

Portrait de papy55

à gribouillemoqueur Portrait de gribouillemoqueur De papy55

prof. en province | 10H58 | 20/04/2008 | Permalien

Je ne suis pas spécialiste en Economie, donc je n'ai pas d'avis tranché en matière d'inflation… !
Cependant je me souviens d'un temps où Monsieur Barre (période de forte inflation) disait : « les français » vivent au dessus de leurs moyens……, il faut éradiquer l'inflation, avoir une monnaie forte….et tout ira mieux !
L'inflation a été terrassée pendant quelques années (ou du moins, on pouvait avoir cette impression), depuis l'apparition de l'Euro, le dollar n'a cessé de s'affaiblir donc l'Euro est devenu « fort » et tout va encore très mal (ou du moins pour les citoyens du bas, catégorie de plus en plus nombreuse), donc qui faut-il croire ? Les doctes économistes qui « savent » ou ceux qui souffrent d'une situation bien réelle qu'elle soit inflationniste ou pas.. !

Portrait de w111

De w111

9y5z | 14H39 | 19/04/2008 | Permalien

Nous allons bientôt assister à des tragédies dans les pays développés car une inflation sans précédent va nous appauvrir comme jamais par manque de ressources suite aux pillages légalisés de ses ressources pour le bénéfice du libéralisme économique, la production de masse est le problème du capitalisme, si le capitalisme de petite taille et de production modeste ou mieux individuel est une bonne chose, le capitalisme de masse est mauvais, il est devenu hystérique en plus d'être pernicieux à long terme pour la planète et ses habitants même s'il semble pour l'instant satisfaire le consommateur mais ceci est temporaire et quand les ressources viendrons à manquer cette production de masse nous entraînera droit vers un mur.

Portrait de millesime

De millesime

retraité | 17H46 | 19/04/2008 | Permalien

parmi les gagnants vous indiquez l'Etat par le biai de la TVA, vous omettez de souligner un autre point important, la dette, plus l'inflation augmente et mieux c'est pour l'Etat qui rembourse en monnaie de singe… !
autres perdants en phase d'inflation : les retraités
(eh oui hélas sans commentaire.. ! )

http://millesime.over-blog.com

Portrait de voxpopuli

à millesime Portrait de millesime De voxpopuli

18H14 | 19/04/2008 | Permalien

Je suis tout à fait d'accord, cela évite une politique de rigueur (Réduire les effectifs pléthorique de l'administration). Le cout du travail n'est pas cantonné dans les salaires ou les prestations sociales, mais aussi dans une pression fiscale globale. La France est dans ce domaine entre la 1ere et 3eme position de mémoire et pourtant nous sommes loin d'avoir les résultats des pays nordique. Il faut dire que chez eux les députés et autres fonctionnaires doivent justifier ou assumer leurs dépenses ! Et cette pression est préjudiciable pour tous, riches ou pauvres à différent niveau TIPP, Impôts locaux etc… ! Lorsque l'on voit comment sont gérés les communes (quid d'un conseiller municipal) je n'ose imaginer au niveau de l'Etat. Enfin, lorsque l'on voit que le déplacement pour une semaine à Lyon du ministre du logement a couté 250000€ pour faire un coup médiatique, en s'affichant dans une cabane de chantier pour une semaine.
Bref, pour en revenir à l'inflation, retraité ou non chacun et encore ceux qui peuvent font des économies pour leurs retraites, ou souhaite le faire, vu que leur payement est loin d'être assuré à mon avis ! Et bien, grace à l'inflation tout ces efforts seront réduit à néant ! Et si l'inflation a été très avantageuse pour une population majoritairement jeune des années 60-80 né en sortie de la seconde guerre mondiale et qui fait aujourd'hui la génération des papy boomer, elle va être catastrophique pour notre société actuelle, dont elle fait la majorité. Que va t il se passer ? Les jeunes devront ils subvenir aux besoins de leurs parents, voir grands parents, ils ont déjà du mal à s'en sortir. ALORS OU VA T ON ?

Portrait de gribouillemoqueur

à voxpopuli Portrait de voxpopuli De gribouillemoqueur

19H02 | 19/04/2008 | Permalien

L'inflation présente quelques avantages certains. C'est peut être la seule réponse à la dette de l'Eat quand ce dernier est dépossédé de l'arme monétaire. (bien entendu, cela ne doit pas l'empêcher de faire preuve de rigueur dans la gestion du denier public)
C'est aussi peut être la réponse des futurs actifs aux retraités qui souhaitent imposer un effort de solidarité disproportionné.

Portrait de Pascal Riché

à millesime Portrait de millesime De Pascal Riché

Rue89 | 23H19 | 19/04/2008 | Permalien

@ A Millesime
Nous n'avons pas oublié ce point : « l'Etat, parce qu'il est un gros débiteur ». Et écoutez le son.

Portrait de Croa

De Croa

18H12 | 19/04/2008 | Permalien

Cet article dit n'importe quoi !

Il existe plusieurs types d'inflations, ce que l'article ne dit pas !

Celle qui commence n'a rien à voir avec celle des années 60-70 qui était maîtrisée. L'état était alors maître de sa monnaie et pouvait la laisser filer un peu plutôt que d'emprunter, payant ainsi en temps réel par un peu d'inflation un déficit utile à l'activité. Cette politique favorisait le travail au dépend de l'investissement. Elle a donc été très critiquée… Résultat : Chômage et dette publique abyssale !

Celle d'aujourd'hui, non maîtrisée bien que prévisible est vraiment mauvaise. Elle a plusieurs causes dont l'épuisement de certaines ressources et, ponctuellement, une crise du crédit à cause de ses abus. Celle-ci ne profitera à personne mais ceux qui souffriront le plus seront ceux qui n'y sont pour rien, comme d'habitude !

Portrait de gribouillemoqueur

à Croa Portrait de Croa De gribouillemoqueur

19H41 | 19/04/2008 | Permalien

Il existe plusieurs types d'inflation :
- 1) Une inflation dont l'origine est une variation des prix relatifs. On sait que l'industrie fait davantage de gains de productivité que les services, il est normal que les prix des services augmente relativement aux prix des biens industriels.

- 2) Une inflation par les coûts. Hausse des prix de certaines matières premières car il y a une tension sur l'offre des dites matières premières.

- 3) Une mauvaise inflation qui provient des anticipations inflationnistes des agents économiques. Anticipations qui deviennent autoréalisatrices. Ainsi si j'anticipe que mes salaires vont augmenter de x % pour l'année prochaine, mon catalogue de prix intégrera cette hausse par anticipation, et mes salariés viendront me voir pour que j'augmente leurs salaires de x% pour ne pas perdre en pouvoir d'achat. C'est cette inflation qu'il faut combattre.

Aujourd'hui, nous subissons une inflation par les couts sur les matières premières et l'énergie (cas n°2). On rappellera que les prix en économie de marché sont un signal de rentabilité qui doivent entrainer des investissements qui combleront à terme l'offre insuffisante. Et si jamais, ce mécanisme ne pouvait jouer, notamment après épuisement des ressourees et, ou impossibilité de trouver des substituts, le prix fixé par le marché assurera la meilleure allocation entre les acteurs économiques pour un bien qui devient plus rare. Ce n'est plus un problème d'inflation qui se pose mais de rareté.
Le cas n°3 qui correspond à la mauvaise inflation, équivalent du mauvais cholestérol contre le bon cholestérol des n° 1 et n° 2. C'était l'inflation des années 70 qui était mauvaise pas celle d'aujourd'hui car les réflexes inflationnistes ont été brisés. On ne va plus acheter un bien car on s'attend à une augmentation de son prix dans les 15j.

Portrait de Croa

à gribouillemoqueur Portrait de gribouillemoqueur De Croa

09H44 | 20/04/2008 | Permalien

Tout à fait Gribouillemoqueur, toutefois ce classement là est sectoriel. Le mien est global.
On constate que dans une économie grobalement stable il existe toujours des secteurs inflationistes et des secteurs en déflation. C'était le cas de l'économie de marché « libérale », en fait régulée par quelques banques dominantes, de ces toute dernières années. En déflation les secteurs perdants (on pense aux productions du tiers monde, café, coton… Mais pas seulement ! ) et en inflation les secteurs gagnants (immobillier.)

Toutefois ici le sujet à considérer est bien l'inflation globale.(Enfin, c'est ce que j'avais compris ! )

Portrait de gribouillemoqueur

à Croa Portrait de Croa De gribouillemoqueur

14H39 | 20/04/2008 | Permalien

Je ne sais pas s'il existe un concept d'inflation global mais on peut distinguer l'inflation sur les prix des biens et services, celle du sujet de l'article, et l'inflation des prix des actifs, (financiers et immobiliers), qui mériterait aussi d'être mentionnée.
Il est vrai que cette dernière ne fait pas l'objet de la même attention et surtout de la même célérité de la part des autorités monétaires malgré les critiques des économistes.

Les remèdes administrés ne sont pas également les mêmes.
Dans le cas d'une inflation sur les biens et services, c'est une politique sur les salaires qui est préconisée. Elle est particulièrement défavorable aux salariés (et accessoirement modifie le partage de la VA en faveur des entreprises….)
Dans le cas de l'inflation sur les actifs, c'est une politique prudentielle qui doit être mise en oeuvre, elle consiste notamment à controler la solvabilité des emprunteurs pour éviter les sprirales inflationnistes des prix des actifs achetés avec des crédits sans garanties suffisantes, (suivez mon regard de l'autre coté de l'Atlantique…).

On peut ajouter que l'inflation sur le prix des actifs n'a fait l'objet du même volontatirisme. Probablement favorable au système financier, elle a fait des banques traditionnelles des véhicules d'investissement avec des rentabilité de start-up. Elle fut en partie à l'origine de la croissance aux Etats-Unis, en Espagne, en Irlande et en GB sous l'impulsion notamment d'un secteur de la construction ultra dynamique. On notera qu'en Allemagne, l'application de règles prudentielles strictes a évité le boom immobilier avec en contrepartie des performances économiques médiocres.

En définitive, si on devait en tirer des conclusions. L'inflation sur le prix des actifs confirmerait l'idée que l'inflation peut être bonne sur la croissance, si bien entendu, on évite les excès à l'image de la crise des subprimes.
Elle pose également une question sur la différence de traitement entre les deux grandes catégories quand on considère que, l'une n'a jamais fait l'objet d'aucune politique de contrôle sérieuse de la part des autorités monétaires alors, que l'autre, est toujours considérée comme mauvaise à telle point que des politiques préventives ont été administrées parfois de manière excessive.

Portrait de Autre raleur

De Autre raleur

23H30 | 23/04/2008 | Permalien

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