Après tout, pourquoi déteste-t-on tant l'inflation ?

On le sentait venir, l'Insee l'a confirmé : l'inflation est de retour… 3,2% en mars (hors tabac et loyers). Alimentée par la flambée des prix du pétrole (+20% en un an) et des produits alimentaires (+5,6 % en un an), cette hausse des prix touche tous les postes de consommation courante (alimentation, énergie, services, produits manufacturés…).

Inédite depuis 1991, cette bouffée d'inflation devrait se poursuivre jusqu'en juin, selon les prévisions de l'Institut national de la statistique (Insee). » Il faut remonter à janvier 1987 pour trouver une progression mensuelle au moins aussi importante » , relève l'institut. Au secours, l'inflation revient, mais faut-il vraiment en avoir peur ?

Pourquoi l'inflation est-elle mauvaise pour l'économie ?

La question peut paraître naïve, mais la réponse est loin d'aller de soi. Imaginez que l'on multiplie par 100 tous les prix, tous les salaires, et la masse monétaire en circulation. Ce serait une simple convention, qui n'aurait aucune incidence pour l'économie (la France avait d'ailleurs réalisé l'opération inverse en 1958, en créant le franc » lourd » ). Mais l'inflation n'est pas une simple convention orchestrée à l'avance. C'est un phénomène avec des gagnants et des perdants, où chacun -entreprise, salarié, épargnant, fournisseur- essaye de tirer son épingle du jeu, d'éviter de prendre du retard. Et ce phénomène a toujours tendance à s'emballer. Tôt ou tard, la banque centrale ou le gouvernement doit intervenir pour stopper cet emballement, par des hausses de taux d'intérêt douloureuses pour l'économie et/ou une politique d'austérité. Le coût principal de l'inflation, c'est ce retour de bâton, qui fait chuter la croissance.

L'autre coût, c'est la déformation de la structure des prix relatifs. Les prix évoluent les uns par rapport aux autres. Si leur évolution est imprévisible, les entreprises prennent de mauvaises décisions. Ils renoncent par exemple à des projets d'investissements qui deviennent trop risqués.

L'inflation est-elle forcément mauvaise pour les salariés ?

C'est ce que suggère le bon sens (les prix grimpent, donc mon pouvoir d'achat baisse). Historiquement, pourtant, les salariés se sortent plutôt bien des périodes d'inflation. Car leurs salaires augmentent aussi.

Le partage de valeur ajoutée de l'économie, pendant les années 1970, a ainsi évolué en faveur des salaires, et au détriment du capital. C'est pendant la désinflation que ce partage s'est déformé au profit du capital.

Aujourd'hui encore, certains économistes jugent que les salariés ne devraient pas compter parmi les perdants. C'est le cas de la directrice des études économiques et de la stratégie des marchés de HSBC France, Mathilde Lemoine. Interrogée par Le Monde, elle parle d'une » corrélation positive » de l'inflation sur les salaires.

Comme le prévoit la loi, le Smic sera relevé de 2,3% dès le 1er mai pour plus de 2 millions de personnes. D'habitude, la revalorisation n'a lieu qu'au 1er juillet. Mais cela ne signifie pas forcément une bonne nouvelle pour les smicards comme répond Jacques Le Cacheux, professeur à l'université de Pau et des pays de l'Adour, et à la tête du département des études de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) :


Malgré le mécanisme d'indexation du salaire minimum, les smicards perdent au jeu de l'inflation, parce qu'ils consacrent une part plus importante de leur revenu à l'achat d'énergie ou de produits alimentaires.

Quels sont les gagnants de l'inflation ?

L'inflation a-t-elle des vertus ? » Quelques-unes » , admet Jacques Le Cacheux. Certes, l'inflation, qui ronge les créances, est crainte par les épargnants. Mais symétriquement, elle est bénie par les ménages qui empruntent à taux fixe. Normal : si votre salaire augmente (pour suivre les prix) mais que vos mensualités ne changent pas, vous faites une très bonne affaire. De très nombreux Français sont ainsi devenus propriétaires à la faveur de l'inflation des années 1970.

Autre grand bénéficiaire de l'inflation, l'Etat, parce qu'il est un gros débiteur, et parce que sa principale ressource est la TVA, qui grimpe avec les prix :

Les français ont sentiment d'un recul de leur pouvoir d'achat, qui n'apparaît pas dans les chiffres de l'Insee. Pourquoi ?

Selon la définition de Fabrice Lenglart, chef du département des comptes nationaux de l'Insee, le pouvoir d'achat, » c'est ce qui reste aux ménages une fois qu'ils ont payé leurs prélèvements obligatoires, leurs impôts et leurs cotisations. C'est le revenu qu'ils ont à leur disposition, pour soit pour consommer, soit pour épargner. »

Les Français sont de plus en plus nombreux à dénoncer une baisse de leur pouvoir d'achat depuis des mois. Pourtant, selon l'Insee, si le pouvoir d'achat devrait » ralentir » en 2008, » il s'est très bien comporté en 2007 et il a progressé » . Pourquoi un tel décalage ? L'insee avance plusieurs facteurs pour l'expliquer :

  • Premièrement, l'Insee fournit une moyenne du pouvoir d'achat, alors que les ménages en ont » une perception individuelle » , avance Fabrice Lenglart :


    Certains Français voient leur pouvoir d'achat augmenter, d'autres baisser. Ainsi, tous les Français ne vivent pas de la même manière la hausse actuelle des prix des produits alimentaires. Pour les ménages les plus modestes, qui consacrent une part plus importante de leur revenu à l'alimentation, celle-ci a un impact bien plus lourd.

  • Deuxièmement, les ménages ne considèrent pas l'évolution de leur pouvoir d'achat comme l'écart entre la hausse de leurs revenus et celle des prix. Ce qu'ils prennent en compte, c'est ce qui leur reste à dépenser, une fois qu'ils ont réglé toutes les dépenses » contraintes » . De quoi s'agit-il ? De frais prélevés tous les mois comme le loyer ou le remboursement des prêts immobiliers, les charges, les impôts, les abonnements Internet ou de téléphonie mobile… Or, la part des dépenses contraintes ne cesse de grimper. Au début des années 1960, elles représentaient un sixième du revenu des ménages. Aujourd'hui, elles en représentent un tiers. La part des dépenses sur lequel on a une marge de manœuvre, elle, ne cesse de décroître.
  • Troisièmement, selon l'Insee, la prise en compte des évolutions démographiques -et particulièrement du dynamisme des naissances- permet également de mieux comprendre la perception qu'ont les ménages d'un ralentissement de leur pouvoir d'achat. Or, » la population française s'accroît. (…) La croissance du pouvoir d'achat par tête s'en trouve amputée d'autant » . Ainsi, alors que, ces dernières années, le pouvoir d'achat augmentait de 2% par an pour l'ensemble de la population, sa hausse par ménage était limitée à 1%.

Marion Mourgue et Pascal Riché

Lire aussi : Rapport Insee sur la mesure du pouvoir d'achat et sa perception par les ménages

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Portrait de tedral06

De tedral06

Retraité | 14H45 | 18/04/2008 | Permalien

Plus d'inflation n'aura a mon avis qu'un effet positif, du fait que les classes moyennes seront très vite touchées dans leur quotidien les fera peut etre réagir et évitera à certain de croire aux boniments de NS qui n'est autre qu'un marchand de tapis talentueux, il n'y aura pas beaucoup de gagnants et ce sera toujours les mêmes, donc cela devient urgent de nous regrouper pour agir avant qu'il ne soit trop tard, je reste convaincu que tous ensemble nous avons le pouvoir de faire changer les choses.

Portrait de Den Iga

De Den Iga

15H11 | 18/04/2008 | Permalien

Cela va choquer certains amateurs de l'économie mais les ménages se moquent des chiffres.
Ceux qu'ils veulent savoir c'est comment trouver un logement décent avec un prix décent,comment pouvoir manger,se vêtir,élever ses enfants.
Ce qui me révulse c'est l'apparition des ces travailleurs pauvres qui ont un emploi mais qui ne peuvent pas se lever.
Si la gauche et surtout le PS veut se réconcilier avec l'électorat populaire,il doit apporter des solutions concrètes non démagogiques.
Finalement critiquer le gouvernement de Mr Sarkozy cela fait du bien et s'est facile mais ce sont de vraies propositions que l'on attend.
Le PS s'est gargarisé de sa victoire aux municipales mais on a vu aucun changement positif

Portrait de papy55

à Den Iga Portrait de Den Iga De papy55

prof. en province | 09H50 | 19/04/2008 | Permalien

Le début de votre intervention est très bien : « mais les ménages se moquent des chiffres. », vous avez certainement raison, les chômeurs et les travailleurs pauvres aussi…du taux de chômage qui baisse, baisse, baisse….alors qu'ils ne trouvent toujours pas de boulot qui leur permettent de vivre décemment !
Votre final sur la gauche, le PS et….Mr Sarkozy est par contre décevant et fleure bon la propagande UMP !

Portrait de Quirinus-K

De Quirinus-K

15H36 | 18/04/2008 | Permalien

J'ai un mot à l'esprit qu'on ne trouve curieusement pas dans votre article ni sur la première page… c'est le mot…

* * STAGFLATION * *

= Stagnation + inflation. Les économistes adorent… Je ne dispose pas des outils théoriques pour comprendre le couple inflation / croissance. Nous sommes semble-t-il en ce moment en présence d'une poussée inflationniste sur crainte de récession… Non ?

Et il faut y voir un bon signe ? l » Insee ? le ministère ? Rue 89 ?

Portrait de pomme53

De pomme53

Médiation | 15H58 | 18/04/2008 | Permalien

En vertu du principe que l'article de Rue 89 est fondé à partir d'un taux d'inflation à 3,2%, chiffre gracieusement fourni par l'INSEE, il serait charitable d'expliquer aux statisticiens de ladite INSEE qui « fabrique » l'indice des prix à la consommation, qu'il n'est pas aisé pour le consommateur ordinaire que nous sommes, de tremper dans son bol de café chaque matin un écran plat LCD, ou un ordinateur portable ; matériels qui, selon l'INSEE fait partie des calculs de base, aboutissant à une inflation de seulement 3,2% !
Pour mémoire, le gaz aura pris 9% d'augmentation en 4 MOIS !
En outre, si l'on ne retenait que les prix de la grande distribution, l'alimentation des ménages, budget essentiel chacun en conviendra, alors on arrive à un indice moyen de plus de 10% en un an ! De quoi donner des sueurs froides à Christine LAGARDE et François FILLON s« il venait à l“idée des Français d'en réclamer la compensation sous forme d‘augmentations de salaires !
C'est d'ailleurs peut-être pour anticiper cette éventualité qu'ils se sont fendus pour le 1er MAI prochain, d'une aumône smicarde de 2,3% ! Bien avant l'augmentation habituelle du SMIC en JUILLET qui, en considérant les prochaines envolées de prix, aurait dû être bien plus importante que les 2,3% ! Tu parles d'une bouffée d'oxygène !
En attendant des jours meilleurs, ils se raccrochent l'un et l'autre à l'indice de la consommation des ménages en Février, qui est de 1,2% ! Là encore, pour arriver à ce chiffre, ils ont dû réussir à faire rentrer l'écran plat , l'ordinateur et l'appareil photo numérique dans le même bol de café des Français ! On se demande qui sont les dindons ? ?
Maigre consolation pour Mme La Marquise Lagarde : l'inflation permettra d'abondantes ’ rentrées de TVA, à condition toutefois que les Français consomment ! Or pour les smicards et les précaires, cette consommation n'est pas vraiment à l'ordre du jour !

A entendre Jürgen Stark le chef économiste de la Banque Centrale européenne, l'inflation de la zone euro n'est qu'un ‘ simple sujet de préoccupation ’ ; alors que si l'on y regarde de plus près, ce sujet est un véritable baril de poudre qui pourrait pulvériser cette chère union européenne si imprudente en matière de cohésion sociale, et d'équité salariale.

Quant à l'article de Rue 89, dont on ne peut dire que son ‘angle d'étude est original’, il a au moins le mérite de la pédagogie, sauf qu'il utilise des chiffres certes fournis par l'INSEE, mais qui ne correspondent absolument pas à notre réalité. Avons-nous les mêmes valeurs ? !

Portrait de Lugi

à pomme53 Portrait de pomme53 De Lugi

16H42 | 18/04/2008 | Permalien

Je crois que t'as pas très bien compris pourquoi l'augmentation du SMIC a été avancée sur le calendrier.

C'est bien parceque l'inflation n'en est encore qu'à 3.2%( selon l'insee).

Portrait de pomme53

à Lugi Portrait de Lugi De pomme53

Médiation | 18H50 | 18/04/2008 | Permalien

à LUGI,
Pour autant que je sache, lorsque l'inflation atteint environ 3%( ? ), elle « déclenche » de façon automatique une revalorisation du SMIC.
Au point où nous en sommes,il n'y avait pas urgence, cela pouvait peut-être attendre l'habituel 1er Juillet.
En donnant dès maintenant (au 1er Mai),un « coup de pouce » au SMIC, le gouvernement à sans doute voulu envoyer un « signe » d'apaisement !
Mais il sait aussi que s'il avait attendu au 1er Juillet, il aurait fallu prendre en compte les augmentations des prix des matières premières à venir d'ici à l'été, soit une plus grande inflation et donc proposer une majoration du SMIC plus importante que celle « offerte » aujourd'hui, qui est d'environ 20 euros !
Amitié

Portrait de kk

à pomme53 Portrait de pomme53 De kk

star malgré elle | 08H42 | 20/04/2008 | Permalien

En application des articles L. 141-2 et L. 141-5 du code du travail, le SMIC est revalorisé : Le code du travail prévoit qu'au-delà d'un seuil de 2% d'inflation depuis le dernier relèvement du SMIC, celui-ci est revalorisé dans les mêmes proportions le premier jour du mois qui suit la publication de cet indice.
Mais rassurons nous, la refonte du code du travail va mettre fin à cet état de fait Une refonte du calcul du smic est en effet à l'étude. L'augmentation n'interviendrait plus qu'une fois par an, le 1er janvier, elle ne serait plus liée à la hausse des prix ni à celle du salaire ouvrier moyen, mais soumise à un « comité d'experts ».

Portrait de nada

De nada

16H10 | 18/04/2008 | Permalien

Déja les mots en in sont chiants comme insatisfait, infidèle, indécis, inculte, indéfini, etc… alors pourquoi aimer inflation ? A t'elle un truc extra qui fait crac boum hue ! Pitié de nous prendre pour des imbéciles !

Portrait de Les Ln au carré

De Les Ln au carré

démocrates sociales convaincues | 16H18 | 18/04/2008 | Permalien

Je sais que je vais me prendre des « nuls » très rapidement mais je l'écrit quant même !

Ce que je sais moi, c'est que cette hausse des prix est innévitable… En France et dans les pays riches nous vivons au dessus de la moyenne planètaire en matière de niveau de vie. Nous gaspillons ! Nous n'avons plus la vrai valeur (mondiale) des choses ! Il est physiquement impossible pour la Terre de supporter la croissance actuelle bien longtemps. Nous épuisons les ressources natuelles, mais il y a un fond.

C'est bête à dire mais il va aussi falloir que nous nous mettions dans la tête que nous avons vécus en privilégiés des années, et que nous ne pouvons plus vivre de cette manière.

Si cette inflation à pour effet de nous pousser à moins gaspiller, je m'en fous ! C'est positif à long terme : parce qu'au moins dans 150 ans il y aura peut-être encore moyen d'y vivre sur notre bonne vielle planète !

Portrait de Croa

à Les Ln au carré Portrait de Les Ln au carré De Croa

13H29 | 20/04/2008 | Permalien

Ton commentaire n'est pas nul… Mais hélas, cette nouvelle inflation ne va pas nous empêcher de continuer à gaspiller !
(Sauf enfin prise de conscience ! )

Pour la plupart d'entre nous il faudra quant même faire plus attention mais, pour quelques uns, le plein du yatch sera aussi régulièrement assuré qu'auparavant !

Par contre ceux qui n'ont jamais rien gaspillé parce que disposant du juste nécessaire pour survivre, payront pour nous en crevant de faim.

Portrait de Phil2922

De Phil2922

Retraite invalidité | 16H34 | 18/04/2008 | Permalien

Pas d'inquiétude, Mme Lagarde veille…Elle va bientôt nous dire : « ils ne peuvent plus manger du pain, mais qu'ils mangent de la brioche »…

http://phil195829.overblog.com

Portrait de nada

à Phil2922 Portrait de Phil2922 De nada

17H10 | 18/04/2008 | Permalien

Nous viellissons mieux, nous sommes plus en forme Y'a qu'à croire cette vieille bique avec sa canne ! lagarde meurt mais ne se rend pas ! Piquée à l'inflation, elle nous foudroie à la caf et les chomeurs qui ont cotisé sur fiches de paie n'ont rien à demander ! Dehors les fainéants ! D'accord ! ! ! Lagarde tu prélèves plus aucun impôt sur nos fiches de paie concernant l'Assurance chômage et tu vas te soigner ! T'as un grain dans la tête et ce grain est entrain de pourrir !

Portrait de robindesfoix

De robindesfoix

cherche une issue | 16H46 | 18/04/2008 | Permalien

« hors tabac et loyer“on pourrait rajouter hors yacht et hôtels de luxe.
que je sache les français (jusqu'à présent) ne vivent pas sous des toiles de tentes.
dans les années 80 toute personne de 20 ans travaillant et percevant le SMIC pouvait se loger s'acheter une voiture (d'occasion) allez au restaurant le samedi soir et boire un verre et vivre pour le moins simplement.
les jeunes aujourd'hui vivent chez les parents jusqu'à 30 ans en plus doivent rouler a bicyclette ,se font livrer la pizza à la maison(un café a 2,50€ ça calme).
QUI peut se loger avec le SMIC ?
ALORS LES ECONOMISTES ET LEURS BLABLA on s'en fout ! ! !
même le nul en math aujourd'hui sait suffisamment calculer pour savoir que SON pouvoir d'achat est en berne
la différence entre 1200€ par mois et le privilégié à 1400€ se résume a un repas au restaurant par semaine
pour ce dernier.
salaud de privilégié ! !
de qui se fout on dans ce putain de pays ?
j'attends de rencontrer un ECONOMISTE ENTRE quatre yeux
pour qu'il m'explique que mon pouvoir d'achat a augmenter ces 30 dernières années.
la seule chose qui aura augmenté c'est les bosses sur son front ! ! ! ! !

Portrait de Servais-Jean

De Servais-Jean 4591

alpha-béta | 16H53 | 18/04/2008 | Permalien

« les salariés se sortent plutôt bien des périodes d'inflation. Car leurs salaires augmentent aussi. »

Pour une raison bien simple, les salariés étant les seuls fabricants de richesses il convient de ne pas recommencer le coup de la crise de 1929 où même les gros capitalistes ont laissé des plumes.

Maintenant ce sont seulement les plus démunis qui payent. Voir les révoltes de la faim.
Et comme le danger de déstabilisation mondiale est là aussi trés grand, les pays riches vont distribuer de l'argent pour calmer ces ventres affamés par quelques prédateurs financiers.

Et tout le monde sera content, les riches resteront riches, les salariés resteront salariés et les plus démunis, le ventre plein, se calmeront.
Jusqu'à la prochaine fois.

PS-S'il y avait une pénurie de nourriture comme nous l'entendons de plus en plus, ce n'est pas avec de l'argent qu'elle serait résolue.

Portrait de BZH

De BZH

16H54 | 18/04/2008 | Permalien

Tant que le système monétaire actuel n'aura pas sauté, ça ira de pire en pire, Les bulles vont éclater au fur et a mesure. Créer des bulles pour en sauver d'autres ne tiendra pas longtemps.

Portrait de VIVIANE PALUMBO

De VIVIANE PALUMBO

professeur | 17H09 | 18/04/2008 | Permalien

faire travailler l'argent et pas les gens ! ! un jour cela vous explose à la gueule ! !

la spéculation est une bulle de savon
moquez-vous d'elle, elle se tire d'ailes
la spéculation va faire une explosion
ne vou sen faites pas, ce monde n'est pas réel..

vaut mieux en rire, parce que si non on pleure toute la journée..

Portrait de C. Creseveur

De C. Creseveur

D'actualité | 17H13 | 18/04/2008 | Permalien

Faut pas faire ses courses pour dire que l'inflation à du bon !

Portrait de kitopabe

De kitopabe

17H29 | 18/04/2008 | Permalien

il faudrait arrêter de se fier a l'insee car l'insee fait parti du ministère des finances donc on peut mettre en doute sa partialité .

Portrait de Zicatela

De Zicatela

19H35 | 18/04/2008 | Permalien

En France, les salaires sont évidemment trop faibles, notamment par rapport à ceux de nos voisins allemands et britanniques. Et pourtant, paradoxe, un salarié français, même modeste, est en quelque sorte un privilégié. Une paye qui tombe chaque mois, c'est sacrément rassurant. Des congés payés, c'est agréable…

Portrait de Greg73

De Greg73

21H20 | 18/04/2008 | Permalien

La question importante réside dans la compréhension d'où provient l'inflation. Les années 1970 ont été marquées par un taux de chômage très faible. C'était le pleine emploi et l'inflation fut l'expression de cette contrainte de mains d'œuvre. Pas étonnant que dans ces conditions le salarié fut le grand gagnant de cette période.
Aujourd'hui la situation est malheureusement bien différente. Je peux vous assurer que la contrainte n'est pas l'accès à la main d'œuvre en France, en Chine ou ailleurs… Le problème aujourd'hui est un problème d'accès aux ressources naturelles. Particulièrement dans le domaine de l'énergie. L'impact de la raréfaction du pétrole ne fait que commencer à se faire sentir. L'augmentation du prix réel du pétrole qui perdurera temps qu'aucune alternative ne sera développée, imposerait de la déflation dans d'autres secteurs d'activités, comme le secteur financier, afin de maintenir un niveau d'inflation globale maîtrisé. Il n'y qu'à regarder de l'autre côté de l'Atlantique pour comprendre que le pouvoir politique et financier n'est pas près à s'adapter à la nouvelle donne énergétique mondiale. Et l'inflation qui est actuellement créé par la banque fédérale américaine bénéficiera uniquement aux actionnaires des banques et fonds spéculatifs.
Trichet (BCE) est souvent critiqué de ne pas baisser les taux, mais dites lui merci. Nous avons encore des taux réels à 0.4% en Europe…
Bref tout cela pour vous dire qu'il y a actuellement un clair manque de courage politique d'affronter la réalité sur les énergies fossile. Et que la volonté de sauver coûte que coûte le système et les rentes existences ne peut mener qu'à mal orienter l'épargne mondiale, les biocarburants à des famines, l'inflation des banque centrales à une perte de pouvoir d'achat vertigineuse de la classe moyenne et le refus d'accepter le changement de beaucoup d'acteurs politique à des guerres.

Portrait de el loco

De el loco

éducateur spécialisé | 21H21 | 18/04/2008 | Permalien

l'inflation c'est juste mauvais pour les pauvres

Portrait de survivant

De survivant

21H38 | 18/04/2008 | Permalien

L'article n'est pas mal fait le problème c'est que les commentateurs n'ont pas saisi ce qu'il se passe. La réalité des choses c'est que la population mondiale a rétrogradée le faussé entre les riches et les pauvres s'est tout simplement élargi. Hier ce que l'on appelait les smicards sont aujourd'hui les laissés pour compte et les marginaux de la société, les classes moyennes sont devenues les smicards d'aujourd'hui et lorsque l'article évoque que se sont les smicards qui vont tirer leur épingle du jeu c'est parce que se sont les seuls qui peuvent encore consommer par le biais d'un revenus stable se sont donc les gagnants les grands perdants évidemment se sont les autres chômeurs, rmistes ect. pour terminer sur les classes moyennes c'est qu'elles ont totalement disparues de la société.

Portrait de Le réboussaïre

De Le réboussaïre

22H27 | 18/04/2008 | Permalien

Lorsque les banques refusent des prêts à des taux de 5 à 9% (3 à 5 fois l'inflation) et que l'on se tourne vers tous ces hyper-marchés ou autres margoulins qui nous proposent sans contrôle sérieux des prêts à entre 15 et 18%, est-ce l'emprunteur qui est gagnant en payant 7 à 9 fois l'inflation ?
Lorsque l'inflation est par ex à 8% peut-on prêter à 3,7 ou 9 fois l'inflation ? Là les bénéfices des préteurs aigrefins vont devenir plus « modestes ».
Si l'inflation profitait au capital,dans cette mondialisation néo-libéral nos amis de la finance le saurait et il y a belle lurette que l'inflation aurait repris son envol.

Portrait de Kenjiclochette

De Kenjiclochette

Etudiant Sciences Po | 23H08 | 18/04/2008 | Permalien

Bon rue89, faut arrêter la fumette avant les articles. Vous semblez oublier que le système monétaire et par conséquent l'inflation sont aujourd'hui à considérer dans un contexte européen puisque aux dernières nouvelles, on a encore l'euro. Alors vos digressions sympathiques sur le rôle de la banque centrale et compagnie, c'était bien sous Mitterrand mais aujourd'hui, la banque centrale est européenne et pour la faire bouger sur l'injection de monnaie (et donc la résolution ou non de l'inflation), il suffit pas de se lever tôt et d'agiter ses petits bras dans tous les sens. Effectivement, l'inflation prise dans le simple contexte national et dans un Etat autarcique, ça pose pas de problèmes. Sauf que l'Etat français autarcique n'a existé jusqu'à présent que dans vos divagations surréalistes.
Quant aux salariés gagnants de l'inflation, faudra venir me les montrer parce que comme vous le dites si bien, la répartition de la valeur ajoutée est aujourd'hui au profit du capital et non des salaires (ce qui permet notamment à notre cher gouvernement d'avoir un argument pour tailler en pièces les régimes spéciaux en oubliant leur mission de départ, mais c'est un autre débat).
Enfin, en ce qui concerne le Smic, vous oubliez également une chose importante s'il en est. Le Smic est certes revalorisé chaque année mais… il est revalorisé en juillet sur les calculs de janvier. Or, l'inflation ne se fait pas par paliers mais au jour le jour. En revalorisant en juillet le SMic sur l'inflation de janvier, on perd sans doute de 0,1 à 0,3 points dans le pire des cas. Rien de très grave à l'échelle d'une année, beaucoup plus inquiétant à l'échelle d'une décennie. Or, ça ne fait maintenant pas moins de 20 ans que ce décalage dans la revalorisation existe. Et vous espérez une solution en revalorisant cette année au 1er Mai ? Permettez moi d'en douter.

Alors explicateur, c'est très bien, mais en l'occurrence cet article fait plutôt figure de manoeuvre obscurantiste.

Portrait de jabier

De jabier 31087

consultant dans les Landes | 23H12 | 18/04/2008 | Permalien

L'inflation aujourd'hui c'est un drâme. Il y a 20 40 ans Nous savions point par point regagner pour les salaires. Aujourd'hui avec le poid du chomage, l'inflation vas courrir et les salaires stagner. La valeur travail minorée

Portrait de Marcelus

De Marcelus

02H11 | 19/04/2008 | Permalien

Je suis d'accord avec ce dernier commentaire. Mais j'irai plus loin. Ce n'est pas juste un problème de théorie vs monde réel… C'est tout le système qu'il faut repenser ! ! !
J'ai pas l'habitude de « poster » des commentaires mais si celui-ci permet d'amener des gens à visiter ce blog et à lire et comprendre les idées qui y sont exposées, l'humanité ne pourra que mieux s'en porter : P.

http://nouvellesociete.wordpress.com

Portrait de FdT

De FdT

En pleine décroissance | 02H33 | 19/04/2008 | Permalien

Je ne suis pas expert en économie mais l'inflation est aussi le signe d'une économie dynamique et se doit d'être, contrairement à ce qui se passe aujourd'hui, accompagnée d'une augmentation des salaires.
L'inflation actuelle n'est pas le signe d'une saine économie mais le résultat de manipulations de certains industriels et de grandes banques privées internationales. La financiarisation de nos économies se prête à diverses magouilles afin d'enrichir certains acteurs et ceci indépendamment de la production industrielle réelle, en terme plus simple on spécule sur du vent…
Notons aussi que les états occidentaux ont délégué le droit de produire ou détruire la monnaie (contrôle de la masse monétaire) à des intérêts privés. La FED et la BE ne sont pas des entités étatiques mais bel et bien des institutions aux services et contrôlées par de grandes banques privées. Par ailleurs dorénavant quand l'Etat emprunte pour financer de grands travaux d'intérêts généraux il doit payer à ces banques privées des intérêts ruineux et ce sont ces derniers et non pas les malades, chômeurs…qui sont responsables en bonne partie de la dette. Quand une nation perd le contrôle de sa monnaie elle est à la merci de la cupidité d'intérêts privés.

Je ne me lasserai jamais de citer Jefferson, Sir Josiah Stamp et Wilson sur le sujet :

« Je considère les institutions bancaires sont plus dangereuses qu'une armée…
Si jamais le peuple américain autorise les banques privées à contrôler leur masse monétaire les banques et les corporations se développant autour d'elles vont dépouiller les gens de leurs possessions jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront sans domicile sur le continent que leurs pères avaient conquis » --Thomas Jefferson 1743-1826

« Si vous voulez rester esclaves des banquiers et payer le coût de votre propre esclavage laisser-les continuer à créer de l'argent et contrôler le crédit de la nation » -- Sir Josiah Stamp 1880-1941

« Notre grande nation industrielle est contrôlée par leur système de crédit. Notre système de crédit est privatisé c'est pourquoi la croissance du pays ainsi que toutes nos activités sont entre les mains d'une poignée d'hommes, qui si nécessaire, pour des raisons qui leur incombent, peuvent geler, vérifier et détruire l'authenticité de la liberté économique…il ne s'agit plus d'un gouvernement libre d'opinion ni d'un gouvernement de conviction élu à la majorité mais d'un gouvernement soumis à la volonté et à la fermeté d'un petit groupe d'hommes dominants » --Woodrow Wilson 1856-1924

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De nonno

la hague ou retraité | 02H47 | 19/04/2008 | Permalien

Ce n'est peut être pas dans le sujet mais c'est dans l'air dutemps. On a formaté les esprits depuis tellement de temps que plus rien n'étonne, plus rien ne pousse à la révolte. hier soir à « ce soir ou jamais » Jean Ziegler le suisse,un homme que j'apprécie et qui parle avec ces tripes et qui c'est engagé en prenant des risques personnels sur pas mal de sujet, est arrivé à parler de NESTLE la plus grande multi nationale dans l'agro alimentaire et il a dit le PDG de NESTLE spécule à la baisse sur le prix du café, cela pousse à la ruine des paysans d'amérique du sud et d'afrique, jusque la rien à dire, mais il a ajouté , à son poste c'est normal, il fait son travail. Je suis navré Mr Ziegler que je respecte,( j'espére que je respecte l'orthographe de votre nom), mais il n'est pas normal qu'un acte économique ou commerciale pousse à la ruine des paysans.

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la hague ou retraité | 03H00 | 19/04/2008 | Permalien

Toujours a coté mais pour le prix du gaz, GDF a besoin d'argent afin de racheter pour un milliard d'euro de ces propres actions. C'est à dire si elles étaient sous formes papier , faire un grand tas valant 1 milliard d'euros et y mettre le feu.
Cela pour soutenir le prix de son action , et aussi pour augmenter les dividendes et donc interésser les actionnaires pour la future privatisation et fusion avec Suez. Actions qui peuvent trés bien retombées parce que l'indice de je ne sais quelle université américaine ne sera pas bon, aucun rapport avec le gaz, mais c'est comme cela, et ce sera vraiment 1 milliard d'euros parti en fumée.

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