
Après tout, pourquoi déteste-t-on tant l'inflation ?
On le sentait venir, l'Insee l'a confirmé : l'inflation est de retour… 3,2% en mars (hors tabac et loyers). Alimentée par la flambée des prix du pétrole (+20% en un an) et des produits alimentaires (+5,6 % en un an), cette hausse des prix touche tous les postes de consommation courante (alimentation, énergie, services, produits manufacturés…).
Inédite depuis 1991, cette bouffée d'inflation devrait se poursuivre jusqu'en juin, selon les prévisions de l'Institut national de la statistique (Insee). » Il faut remonter à janvier 1987 pour trouver une progression mensuelle au moins aussi importante » , relève l'institut. Au secours, l'inflation revient, mais faut-il vraiment en avoir peur ?

Pourquoi l'inflation est-elle mauvaise pour l'économie ?
La question peut paraître naïve, mais la réponse est loin d'aller de soi. Imaginez que l'on multiplie par 100 tous les prix, tous les salaires, et la masse monétaire en circulation. Ce serait une simple convention, qui n'aurait aucune incidence pour l'économie (la France avait d'ailleurs réalisé l'opération inverse en 1958, en créant le franc » lourd » ). Mais l'inflation n'est pas une simple convention orchestrée à l'avance. C'est un phénomène avec des gagnants et des perdants, où chacun -entreprise, salarié, épargnant, fournisseur- essaye de tirer son épingle du jeu, d'éviter de prendre du retard. Et ce phénomène a toujours tendance à s'emballer. Tôt ou tard, la banque centrale ou le gouvernement doit intervenir pour stopper cet emballement, par des hausses de taux d'intérêt douloureuses pour l'économie et/ou une politique d'austérité. Le coût principal de l'inflation, c'est ce retour de bâton, qui fait chuter la croissance.
L'autre coût, c'est la déformation de la structure des prix relatifs. Les prix évoluent les uns par rapport aux autres. Si leur évolution est imprévisible, les entreprises prennent de mauvaises décisions. Ils renoncent par exemple à des projets d'investissements qui deviennent trop risqués.
L'inflation est-elle forcément mauvaise pour les salariés ?
C'est ce que suggère le bon sens (les prix grimpent, donc mon pouvoir d'achat baisse). Historiquement, pourtant, les salariés se sortent plutôt bien des périodes d'inflation. Car leurs salaires augmentent aussi.
Le partage de valeur ajoutée de l'économie, pendant les années 1970, a ainsi évolué en faveur des salaires, et au détriment du capital. C'est pendant la désinflation que ce partage s'est déformé au profit du capital.

Aujourd'hui encore, certains économistes jugent que les salariés ne devraient pas compter parmi les perdants. C'est le cas de la directrice des études économiques et de la stratégie des marchés de HSBC France, Mathilde Lemoine. Interrogée par Le Monde, elle parle d'une » corrélation positive » de l'inflation sur les salaires.
Comme le prévoit la loi, le Smic sera relevé de 2,3% dès le 1er mai pour plus de 2 millions de personnes. D'habitude, la revalorisation n'a lieu qu'au 1er juillet. Mais cela ne signifie pas forcément une bonne nouvelle pour les smicards comme répond Jacques Le Cacheux, professeur à l'université de Pau et des pays de l'Adour, et à la tête du département des études de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) :
Malgré le mécanisme d'indexation du salaire minimum, les smicards perdent au jeu de l'inflation, parce qu'ils consacrent une part plus importante de leur revenu à l'achat d'énergie ou de produits alimentaires.
Quels sont les gagnants de l'inflation ?
L'inflation a-t-elle des vertus ? » Quelques-unes » , admet Jacques Le Cacheux. Certes, l'inflation, qui ronge les créances, est crainte par les épargnants. Mais symétriquement, elle est bénie par les ménages qui empruntent à taux fixe. Normal : si votre salaire augmente (pour suivre les prix) mais que vos mensualités ne changent pas, vous faites une très bonne affaire. De très nombreux Français sont ainsi devenus propriétaires à la faveur de l'inflation des années 1970.
Autre grand bénéficiaire de l'inflation, l'Etat, parce qu'il est un gros débiteur, et parce que sa principale ressource est la TVA, qui grimpe avec les prix :
Les français ont sentiment d'un recul de leur pouvoir d'achat, qui n'apparaît pas dans les chiffres de l'Insee. Pourquoi ?
Selon la définition de Fabrice Lenglart, chef du département des comptes nationaux de l'Insee, le pouvoir d'achat, » c'est ce qui reste aux ménages une fois qu'ils ont payé leurs prélèvements obligatoires, leurs impôts et leurs cotisations. C'est le revenu qu'ils ont à leur disposition, pour soit pour consommer, soit pour épargner. »
Les Français sont de plus en plus nombreux à dénoncer une baisse de leur pouvoir d'achat depuis des mois. Pourtant, selon l'Insee, si le pouvoir d'achat devrait » ralentir » en 2008, » il s'est très bien comporté en 2007 et il a progressé » . Pourquoi un tel décalage ? L'insee avance plusieurs facteurs pour l'expliquer :
-
Premièrement, l'Insee fournit une moyenne du pouvoir d'achat, alors que les ménages en ont » une perception individuelle » , avance Fabrice Lenglart :
Certains Français voient leur pouvoir d'achat augmenter, d'autres baisser. Ainsi, tous les Français ne vivent pas de la même manière la hausse actuelle des prix des produits alimentaires. Pour les ménages les plus modestes, qui consacrent une part plus importante de leur revenu à l'alimentation, celle-ci a un impact bien plus lourd.
- Deuxièmement, les ménages ne considèrent pas l'évolution de leur pouvoir d'achat comme l'écart entre la hausse de leurs revenus et celle des prix. Ce qu'ils prennent en compte, c'est ce qui leur reste à dépenser, une fois qu'ils ont réglé toutes les dépenses » contraintes » . De quoi s'agit-il ? De frais prélevés tous les mois comme le loyer ou le remboursement des prêts immobiliers, les charges, les impôts, les abonnements Internet ou de téléphonie mobile… Or, la part des dépenses contraintes ne cesse de grimper. Au début des années 1960, elles représentaient un sixième du revenu des ménages. Aujourd'hui, elles en représentent un tiers. La part des dépenses sur lequel on a une marge de manœuvre, elle, ne cesse de décroître.
- Troisièmement, selon l'Insee, la prise en compte des évolutions démographiques -et particulièrement du dynamisme des naissances- permet également de mieux comprendre la perception qu'ont les ménages d'un ralentissement de leur pouvoir d'achat. Or, » la population française s'accroît. (…) La croissance du pouvoir d'achat par tête s'en trouve amputée d'autant » . Ainsi, alors que, ces dernières années, le pouvoir d'achat augmentait de 2% par an pour l'ensemble de la population, sa hausse par ménage était limitée à 1%.
Marion Mourgue et Pascal Riché
► Lire aussi : Rapport Insee sur la mesure du pouvoir d'achat et sa perception par les ménages
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De www.laguerredesmots.com-yannick
pays de gex | 10H58 | 18/04/2008 |
voilà de quoi mettre un peu les choses en perspective
C'est un peu long à lire mais très instructif :
http://www.attac78nord.org/IMG/pdf/monnaie_attac_au_19_10_04_.pdf
De Martin D
11H02 | 18/04/2008 |
de nombreux pays sont dans un état tel, que la population n'a pas les moyens d'acheter ne serait-ce que du pain ! ! !
mois après mois, de + en + de pays pauvres sont touchés par la famine…
les grandes institutions (FMI, Banque mondiale, BCE, OMS, OCDE,…) à la solde des puissants (entreprises multi-nationales, banques d'affaires privées,…) savaient que cela arriverait, que cela va continuer à toucher toute l'Afrique, l'Asie et l'Amérique Latine en causant famine, extrême pauvreté et conflits…
l'objectif étant de réduire la population mondiale et de créer à terme un gouvernement mondial virtuel mais dont les décisions seront bien réels et impacteront les citoyens du monde…
c'est la voie des illuminatis…nous sommes à leurs merci…leurs plans machiavélique se réalisera…
De zut
11H09 | 18/04/2008 |
« Quand il y a inflation, les salaires augmentent. »
C'est ce que l'on pouvait dire avant les années 80 ; il est passé du temps et des correctifs depuis.
Lors des augmentations fortes des années 70, les salaires étaient indexés. Merci à la 1ère présidence de Mitterrand, qui « nous » a débarrassé de tout cela.
Peut-on trouver de bon sens chez les politiques mais aussi les « informateurs ».
Pour exemple, je n'ai jamais trouvé que les crédits, notamment immobiliers, à 3 ou 4%, étaient ridiculement bas, avec une inflation de 2, voire moins %.
Quand ces mêmes prêts étaient à 17 ou 18%, l'inflation était de 16%, et les salaires étaient indexés,au moins ceux de la fonction publique, qui servaient de locomotive pour ceux du privé.
Ayons aussi un peu de mémoire : il y a 35 ans, j'étais jeune prof, et mes copains prolos ricanaient, en disant qu'ils refuseraient de travailler pour ma paye.
à zut
De papy55
prof. en province | 14H27 | 18/04/2008 |
»….les salaires étaient indexés,au moins ceux de la fonction publique, qui servaient de locomotive pour ceux du privé. »
C'est la raison essentielle pour laquelle nos « ultras » gouvernants veulent à tout prix casser la fonction publique et ses « avantages », plus aucune référence pour les salariés du privé…. !
De Utop
11H09 | 18/04/2008 |
C'est tout le problème des théoriciens économiques. L'article ci-dessus serait vrai SI les salaires augmentaient effectivement EN MEME TEMPS et dans les mêmes proportions que l'inflation, ce qui n'est évidemment pas vrai. L'écart entre les prix et le revenu disponible des ménages va donc se creuser et le pouvoir d'achat s'effriter un peu plus.
Par conséquent, les avantages collatéraux (comme l'augmentation des revenus de la TVA) seront eux-mêmes à relativiser.
On ne vit pas dans un monde parfait de théorie économique, depuis le temps ça se saurait ! !
à Utop
De Pascal Riché
7
Rue89 | 11H35 | 18/04/2008 |
Dans les années 70, les salaires ont augmenté plus que les prix (d'où un partage de la VA plus favorable aux salariés). Est-ce encore possible aujourd'hui ? Peut-être pas… car les rapports de force ont changé.
à Pascal Riché
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 12H40 | 18/04/2008 |
il ne suffit pas de dire « les rapports de force ont changé ». Il faut expliquer pourquoi. Tritisation, mondialisation, montée en force de la Chine, du Japon, d'autres pays….
S'en tenir a cela, c'est mettre de l'huile ds les rouages de « lextremisme politique.
à Pascal Riché
De Utop
13H36 | 18/04/2008 |
Il ne faut pas inverser l'ordre des facteurs : C'est parce que le partage de la VA était plus favorable aux salaires qu'aujourd'hui que cet état de fait était possible (ce que je n'ai pas personnellement vérifié).
Aujourd'hui, qu'est-ce qui pousserait les entreprises à augmenter de façon uniforme les salaires de plus de 3% pour « rattraper » l'inflation ? (Hors obligation légale sur le Smic)
Tant qu'on poussera au libre échange entre des nations ayant des niveaux socio-économiques si différents, la pression se fera toujours plus forte sur les salaires dans nos pays du nord. Mais je crois qu'on s'écarte du sujet initial…
à Pascal Riché
De jissé
Ingé retraité | 09H26 | 19/04/2008 |
Bonjour Pascal.
Dans les « années 70 », pour s'en sortir, on faisait tourner la planche à billets et on DEVALUAIT continuellement, par voie de conséquence (vis-à-vis du Mark, entre autres)
Maintenant avec l'Euro, ce sont les membres de la zone Euro, dont les allemands qui font les frais de la politique Sarkozienne .. via la B.C.E.
Pourtant en Allemagne et en Autriche (j'en viens) le carburant et les cigarettes y sont 30% moins chers.
Z'auraient des puits de pétrole cachés ?
(Par contre vu en Germanie des « champs » d'éoliennes
toutes neuves)
Et les autoroutes - Hélas monopolisées (comme les nôtres, A86 et Francilienne) - par les camions de « Logistik », donc autoroutes allemandes gratuites.
Bon vouiquende.
Jissé
PS : Au sujet d'autoroute.
Selon une info non personnellement vérifiée les « radars » seraient gérés par une ou des sociétés privées (et pas bénévolement, pourcentage indirect sur les PV) dont au moins une serait « patronnée » par le propre frère de Gilles de Robien ! !
C'est beau l'esprit de famille en Sarkozie.
« edit » : Z'avez pas vu tizizi, le petit chien multiple qui nous cherche partout ?
Faudrait le faire piquer ! !
Rue89 c'est pas la SPA.
à jissé
De cowboysolitaire
doctorant | 18H23 | 19/04/2008 |
Sur la question de la gestion des radars j'avais également entendu cela au moment de la multiplication des radars, alors même que Robien était ministre des transports…Rendons à césar ce qui est à césar, c'est plutôt un héritage de la chiraquie : )
Faudrait regarder qui dirige les boites qui ont raflé le marché des lampes chauffantes pour terrasses de café ou autres cabines à fumeurs pour entreprises, on aurait peut-être des surprises…
à jissé
De kk
star malgré elle | 08H24 | 20/04/2008 |
les gendarmes ont maintenant des voitures « qui font tout toutes seules », il suffit de mettre deux gendarmes dedans et de la faire tourner. Elles flashent et envoient directement par WIFI la photo à Rennes.
Ces voitures (dixit un gendarme) seraient également gérées par une société privée qui rale (en direct) quand la voiture ne fait pas assez « de chiffre »
à kk
De jissé
Ingé retraité | 22H20 | 20/04/2008 |
Bonsoir kk
Vu une photo (dans un diaporama) de gendarmes installant un radar dans une fausse poubelle.
Rigolerai bien si des éboueurs passaient par là et en déchargeaient le contenu dans leur benne ! !
Bonne fin de soirée.
Jissé
De patdu49
chomiste du maine et loire | 11H23 | 18/04/2008 |
salut
visionnez mes vidéos ou je decortique souvant le pouvoir d'achat, d'un foyer celibataire, entre smic et minimas sociaux par exemple ..
ou je dénonce aussi le mauvais partage des richesses en France, l'assistana des riches, l'argent facile via l'immobilier, les revenus d'un foyer fiscal de député etc :
une chose est certaine, le malheur des uns fait le bonheur des autres ..
une mauvaise nouvelle pour la route, le gaz devrait augmenter 2 FOIS de + de 5% …
comme prévu en MAI + en juillet en prévision soit disant pour l'investissement et l'entretien des conduites de gaz etc ..
patrick
à patdu49
De Tophee
en haut a gauche | 14H41 | 18/04/2008 |
Pour le pric du gaz, je vous conseille la lecture du carnard. Il y as un tres bon article qui montre que GDF paie son gaz 10% MOINS CHER cette annee que l'annee precedente. Rien qui puisse donc justifier es 10% de hausse cette annee.
à Tophee
De Croa
12H45 | 20/04/2008 |
Tophee a écrit : « Rien qui puisse donc justifier es 10% de hausse cette annee. »
SI : Ainsi ça lui fait 20 % ! Et je passe sur l'augmentation de valeur de l'entreprise induite… ( N'oublions pas que cette corne d'abondance est à vendre.)
à patdu49
De robindesfoix
cherche une issue | 18H55 | 18/04/2008 |
Hé oui patdu49 l'histoire de l'entretien on nous l'a déjà fait avec l'entretient des autoroutes et du réseau de distribution de l'eau payé avec nos impôts et cédés à des compagnies privées on à tous vu les résultats…
quand on regarde une facture d'eau c'est sur qu'il faut être économiste la comprendre……
à patdu49
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 20H41 | 18/04/2008 |
Depuis la création de EDF-GDF les prix de vente tiennent compte de l'entretien des réseaux et même parfois comme chez EDF du coût du démantellement des centrales nucléaires et autres.
Ceux qui veulent justifier les augmentations se servent de tous les arguments possibles,y compris les plus faux.
Cet argument a déjà servi pour augmenter le prix de l'eau lorqu'elle passe dans le domaine privé. Pauv'con, c'est ce qu'ils nous disent tous les jours.
De all
11H48 | 18/04/2008 |
La masse monétaire doit être la contrepartie des biens et des services qui sont produits. Lorsqu'un état dépense trop (plus qu'il n'encaisse), cela se traduit d'abord par de la création monétaire qui entraîne l'inflation. L'effet le plus visible en est la hausse des prix, l'inflation avance alors comme un impôt masqué, puisque l'état n'a pas eu le courage de diminuer les dépenses et/ou d'augmenter les recettes.
Ceci est beaucoup moins marquant avec l'euro, qui est la monnaie commune de plusieurs états souverains, une unité de compte moyenne.
L'inflation que nous connaissons actuellement n'est pas générale, elle concerne certains biens et services (énergie, matières premières). Elle provient d'une autre création monétaire, en dollar, unité de compte du commerce mondial : les USA financent leur déficit par du papier dont la valeur se déprécie ; les marchands qui facturent en dollar sont obligés de compenser cette dépréciation par une hausse des prix (accentuée par la spéculation). Cette inflation importée est un impôt masqué que nous payons au trésor US.
De Prolo du livre
11H50 | 18/04/2008 |
« Le coût principal de l'inflation, c'est ce retour de bâton, qui fait chuter la croissance. »
L'intégrisme de la croissance… La croissance est un postulat que rien ne vient démontrer, plus toujours plus ?
2« Car leurs salaires augmentent aussi » Ha…
Les vertus de l'inflation sont de foutre le bordel et de précipiter la chute d'un système pourrit.
3« Quels sont les gagnants de l'inflation ? […]De très nombreux Français sont ainsi devenus propriétaires à la faveur de l'inflation des années 1970. »
Soyez heureux, soyez proprio… Et il est vrai que 100 % des français ont les moyens et l'envie de devenir proprio.
4« Les Français sont de plus en plus nombreux à dénoncer une baisse de leur pouvoir d'achat depuis des mois. Pourtant, selon l'Insee, si le pouvoir d'achat devrait “ralentir” en 2008, “il s'est très bien comporté en 2007 et il a progressé”. »
Il est sur que vu les mensonges qu'a put proférer l'insee depuis le passage à l'euro, où les économistes ont essayé de nous faire gober que le cout de la vie n'a pas bouger alors que le pain est passé de 3/3.5 francs à 5 francs (80c d'euros), on peut dire que le pouvoir d'achat a augmenter en 2007…
« Certains Français voient leur pouvoir d'achat augmenter, d'autres baisser. »
Huuumm… C'est sur que pour Johnny et ses 15 milliards de cadeaux, l'inflation, c'est que dalle… Pour un Johnny combien de « vrai » français ? (J'entend vrai, non pas dans le sens de Pierrre, Bardamu, ou Raoul mais dans le sens de gens qui ne passent pas à la télé et qui sont obligés de trimer, pas pour le bonheur comme nous le vantait Raffarin et Seillière).
Mes profs d'économie du lycée et de la fac m'ont toujours appris de se méfier de l'économie, science molle par excellence, qui ne peut qu'expliquer et jamais rien prévoir.
Comme j'ai horreur des religieux qui me prévoient soit le paradis, soit l'enfer, et ben les ayatollahs de l'économie, avec leur curée la télé et les médias, y peuvent se carrer leurs discours et s'attendre à « L'Insurrection qui vient ».
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 12H07 | 18/04/2008 |
Vous oubliez de dire que ds la'article du monde la journaliste écrit que c'est a COURT TERME que l'inflation nous est bénéfique mais qu'a long terme la tendance s'inversé, héhé ! investissement en baisse, renchérissement du crédit…, grèvent alors notre porte monnaie.
à Jess Feuillie
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 12H08 | 18/04/2008 |
cet oubli, cher (e) journaliste(e), serait il volontaire ? ? ? ? Je n'ose le croire.
De TARPON
12H58 | 18/04/2008 |
« on le sentait venir »,decidement vous avez le nez bouché à rue 89 .Il vous faiut combien de temps pour vous apercevoir que des humains n'arrivent plus à se payer à bouffer ? vous avez les yeux en face des trous ;
De 2plus5font7
13H25 | 18/04/2008 |
S'agissant de l'augmentation du pétrole (qui me touche quotidiennement dans mes trajets domicile-travail soit 40km par jour …et oui, le milieu rural n'a pas de transport en commun…)… donc, s'agissant de l'augmentation du pétrole, je n'ai pas les mêmes chiffres :
+ 71,57% en un an
+ 18,63% depuis janvier
sur un an : prix le plus bas = 64€74, prix le plus haut (hier) 113,20€
mon « pouvoir d'achat » théorique vient de se prendre une claque de plus de 50% …m(ç'^ç) alors ! ! !
De bozox
13H58 | 18/04/2008 |
L'inflation est indolore quand elle s'accompagne d'une augmentation de la masse monétaire en circulation.
Mais si tous les prix grimpent sans que la masse monétaire grimpe, là c'est embêtant.
à bozox
De Croa
13H03 | 20/04/2008 |
Oui, mais pas exactement. Tout dépend où va l'augmentation de liquidités : dans l'économie réelle ou dans une bulle ? D'autant que depuis toujours les masses monétaires augmentent.
Correction :
« Mais si tous les prix grimpent sans que la masse monétaire en circulation grimpe, là c'est embêtant. »
De moguerou
14H04 | 18/04/2008 |
Une remarque : l'article cite l'exemple des années 70 ou une forte inflation avait favorisé le pouvoir d'achat . Il ne faut pas oublier que à cette époque les salaires étaient indexés sur l'inflation et ce n'est plus le cas aujourd'hui ; quant aux retraites …
Une question : nous avons tous remarqué que avant même que l'augmentation du prix du baril à New York soit connue à Paris les prix ont augmentés à la pompe. Mais le prix de référence est en dollars, devise qui à fortement chutée par rapport à l'eoro en particulier, corrélativement à l'augmentation du pétrole . Il devrait alors y avoir compensation , non ?
à moguerou
De Ramses
14H26 | 18/04/2008 |
Il ne faut pas se faire d'illusion, les index sont toujours sous évalués, c'est pourquoi l'inflation est un impôt « furtif ». Particulièrement pour les retraités qui n'ont pas beaucoup de possibilités de négocier une revalorisation.
De papy55
prof. en province | 14H07 | 18/04/2008 |
Ce que je vois de positif dans ce retour de l'inflation, c'est qu'il est « officialisé », reconnu bien que certainement minimisé, alors que cette inflation est niée, « ignorée » depuis de nombreux mois alors qu'elle existe dans les faits… !
Ce mécanisme inflationniste a été « masqué » un certain temps par les délocalisations des productions qui ont entrainé des baisses sur des produits qui sont maintenant « incontournables » et malheureusement, ce processus touche à sa fin, le citron n'a plus de jus !
De fredmanquilitleweb
14H18 | 18/04/2008 |
rue89 veut se donner des avis simplistes sur la situation, comme si telle décision sur la banque européenne pouvait changer la situation, la crise financière n'est qu'une norme spéculative dans le système capitaliste…. Les salaires n'augmentent pas, les minimas sociaux et les smic ne suivent pas le cours de l'inflation, et vous voulez qu'on accepte cette inflation fabriquée par l'opep et aussi les entreprises et les commerces de distribution ! Arrêtez de soutenir des thèses foireuses, rue89,les moins pourvus dans l'histoire financent l'oppulence de certains, et nous devrions tolérer cela !
De Ramses
14H21 | 18/04/2008 |
Je trouve cet article interessant. Une ou deux remarques : Il ne faudrai pas mélanger l'inflation monétaire et la hausse des prix. L'inflation c'est quand l'argent en circulation(Masse monétaire) augmente par rapport a la quantité de biens (ou services) disponibles.
La hausse des prix en est la conséquence.
Si l'état ou la banque centrale cause de l'inflation (augmente la masse monétaire), c'est un impot caché.
La pénurie des matières premières est due a l'augmentation des la consommation mondiale. Il y a aussi de la spéculation, mais ça n'explique qu'une petite partie.
Heureusement que la BCE maîtrise assez bien les taux. Essayer de faire un concours de taux bas avec la FED US rendrait les choses bien pires (ex facture énergétique). Une grande partie du problème est que les Etats-Unis exportent leur inflation monétaire atravers le commerce international.