Après tout, pourquoi déteste-t-on tant l'inflation ?

On le sentait venir, l'Insee l'a confirmé : l'inflation est de retour… 3,2% en mars (hors tabac et loyers). Alimentée par la flambée des prix du pétrole (+20% en un an) et des produits alimentaires (+5,6 % en un an), cette hausse des prix touche tous les postes de consommation courante (alimentation, énergie, services, produits manufacturés…).

Inédite depuis 1991, cette bouffée d'inflation devrait se poursuivre jusqu'en juin, selon les prévisions de l'Institut national de la statistique (Insee). » Il faut remonter à janvier 1987 pour trouver une progression mensuelle au moins aussi importante » , relève l'institut. Au secours, l'inflation revient, mais faut-il vraiment en avoir peur ?

Pourquoi l'inflation est-elle mauvaise pour l'économie ?

La question peut paraître naïve, mais la réponse est loin d'aller de soi. Imaginez que l'on multiplie par 100 tous les prix, tous les salaires, et la masse monétaire en circulation. Ce serait une simple convention, qui n'aurait aucune incidence pour l'économie (la France avait d'ailleurs réalisé l'opération inverse en 1958, en créant le franc » lourd » ). Mais l'inflation n'est pas une simple convention orchestrée à l'avance. C'est un phénomène avec des gagnants et des perdants, où chacun -entreprise, salarié, épargnant, fournisseur- essaye de tirer son épingle du jeu, d'éviter de prendre du retard. Et ce phénomène a toujours tendance à s'emballer. Tôt ou tard, la banque centrale ou le gouvernement doit intervenir pour stopper cet emballement, par des hausses de taux d'intérêt douloureuses pour l'économie et/ou une politique d'austérité. Le coût principal de l'inflation, c'est ce retour de bâton, qui fait chuter la croissance.

L'autre coût, c'est la déformation de la structure des prix relatifs. Les prix évoluent les uns par rapport aux autres. Si leur évolution est imprévisible, les entreprises prennent de mauvaises décisions. Ils renoncent par exemple à des projets d'investissements qui deviennent trop risqués.

L'inflation est-elle forcément mauvaise pour les salariés ?

C'est ce que suggère le bon sens (les prix grimpent, donc mon pouvoir d'achat baisse). Historiquement, pourtant, les salariés se sortent plutôt bien des périodes d'inflation. Car leurs salaires augmentent aussi.

Le partage de valeur ajoutée de l'économie, pendant les années 1970, a ainsi évolué en faveur des salaires, et au détriment du capital. C'est pendant la désinflation que ce partage s'est déformé au profit du capital.

Aujourd'hui encore, certains économistes jugent que les salariés ne devraient pas compter parmi les perdants. C'est le cas de la directrice des études économiques et de la stratégie des marchés de HSBC France, Mathilde Lemoine. Interrogée par Le Monde, elle parle d'une » corrélation positive » de l'inflation sur les salaires.

Comme le prévoit la loi, le Smic sera relevé de 2,3% dès le 1er mai pour plus de 2 millions de personnes. D'habitude, la revalorisation n'a lieu qu'au 1er juillet. Mais cela ne signifie pas forcément une bonne nouvelle pour les smicards comme répond Jacques Le Cacheux, professeur à l'université de Pau et des pays de l'Adour, et à la tête du département des études de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) :


Malgré le mécanisme d'indexation du salaire minimum, les smicards perdent au jeu de l'inflation, parce qu'ils consacrent une part plus importante de leur revenu à l'achat d'énergie ou de produits alimentaires.

Quels sont les gagnants de l'inflation ?

L'inflation a-t-elle des vertus ? » Quelques-unes » , admet Jacques Le Cacheux. Certes, l'inflation, qui ronge les créances, est crainte par les épargnants. Mais symétriquement, elle est bénie par les ménages qui empruntent à taux fixe. Normal : si votre salaire augmente (pour suivre les prix) mais que vos mensualités ne changent pas, vous faites une très bonne affaire. De très nombreux Français sont ainsi devenus propriétaires à la faveur de l'inflation des années 1970.

Autre grand bénéficiaire de l'inflation, l'Etat, parce qu'il est un gros débiteur, et parce que sa principale ressource est la TVA, qui grimpe avec les prix :

Les français ont sentiment d'un recul de leur pouvoir d'achat, qui n'apparaît pas dans les chiffres de l'Insee. Pourquoi ?

Selon la définition de Fabrice Lenglart, chef du département des comptes nationaux de l'Insee, le pouvoir d'achat, » c'est ce qui reste aux ménages une fois qu'ils ont payé leurs prélèvements obligatoires, leurs impôts et leurs cotisations. C'est le revenu qu'ils ont à leur disposition, pour soit pour consommer, soit pour épargner. »

Les Français sont de plus en plus nombreux à dénoncer une baisse de leur pouvoir d'achat depuis des mois. Pourtant, selon l'Insee, si le pouvoir d'achat devrait » ralentir » en 2008, » il s'est très bien comporté en 2007 et il a progressé » . Pourquoi un tel décalage ? L'insee avance plusieurs facteurs pour l'expliquer :

  • Premièrement, l'Insee fournit une moyenne du pouvoir d'achat, alors que les ménages en ont » une perception individuelle » , avance Fabrice Lenglart :


    Certains Français voient leur pouvoir d'achat augmenter, d'autres baisser. Ainsi, tous les Français ne vivent pas de la même manière la hausse actuelle des prix des produits alimentaires. Pour les ménages les plus modestes, qui consacrent une part plus importante de leur revenu à l'alimentation, celle-ci a un impact bien plus lourd.

  • Deuxièmement, les ménages ne considèrent pas l'évolution de leur pouvoir d'achat comme l'écart entre la hausse de leurs revenus et celle des prix. Ce qu'ils prennent en compte, c'est ce qui leur reste à dépenser, une fois qu'ils ont réglé toutes les dépenses » contraintes » . De quoi s'agit-il ? De frais prélevés tous les mois comme le loyer ou le remboursement des prêts immobiliers, les charges, les impôts, les abonnements Internet ou de téléphonie mobile… Or, la part des dépenses contraintes ne cesse de grimper. Au début des années 1960, elles représentaient un sixième du revenu des ménages. Aujourd'hui, elles en représentent un tiers. La part des dépenses sur lequel on a une marge de manœuvre, elle, ne cesse de décroître.
  • Troisièmement, selon l'Insee, la prise en compte des évolutions démographiques -et particulièrement du dynamisme des naissances- permet également de mieux comprendre la perception qu'ont les ménages d'un ralentissement de leur pouvoir d'achat. Or, » la population française s'accroît. (…) La croissance du pouvoir d'achat par tête s'en trouve amputée d'autant » . Ainsi, alors que, ces dernières années, le pouvoir d'achat augmentait de 2% par an pour l'ensemble de la population, sa hausse par ménage était limitée à 1%.

Marion Mourgue et Pascal Riché

Lire aussi : Rapport Insee sur la mesure du pouvoir d'achat et sa perception par les ménages

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Portrait de Pascal Riché

à pene-r Portrait de pene-r De Pascal Riché 7

Rue89 | 11H31 | 18/04/2008 | Permalien

Par le mécanisme du SMIC, les salariés les plus modestes sont mieux protégés contre la hausse des prix que les salariés gagnant 1,5 à 2 fois le SMIC : la hausse des prix n'est pas répecutée dans les même proportions sur les salaires de ces derniers.

Portrait de pene-r

à Pascal Riché Portrait de Pascal Riché De pene-r

11H44 | 18/04/2008 | Permalien

Ben va pour le smic, mais quand il n'y a qu'un smic à la maison ! ! l'augmentation compense pour 1 par pour deux !
Qu'en est il des minimas sociaux ? Et le décalage (entre l'augmentation et la re évaluation du smic) ?

Ce qui gène aussi c'est votre vocabulaire.
les salariés les plus modestes sont mieux protégés
Avant cela ils sont les plus exposés et pas qu'un peu. Ils ne sont pas « les mieux protégés » (à mon avis), ils sont ceux qui ont peut être le moins mauvais amortissement, c'est pas pareil.
C'est pas parceque leur revenu va plus vite augmenter à la suite de l'inflation, que l'inflation ne va pas durement les toucher. Les 1,5 ou 2 fois le SMIC, vont la subir plus longtemps peut être, mais leur revenus supplémentaires les mettaient justement à l'abri.

Je dirai que l'on a dans un cas un amortissement par anticipation (2 fois le smic), et un amortissement à retardateur (le SMIC). perso je trouve plus confortable, donc mieux protégé, la première ! !

Portrait de NicolasLeBelge

à pene-r Portrait de pene-r De NicolasLeBelge

12H19 | 18/04/2008 | Permalien

tout à fait d'accord…

Je pense fairer partie des moyen revenu et j'ai vu mon panier augmenté … ca me fait raler au moment des courses et puis j'oublie…

Les revenus modestes ne peuvent pas oublier… Les smicards comme vous les appelez passe tout le mois avec en tête cela…

Portrait de Jess Feuillie

à pene-r Portrait de pene-r De Jess Feuillie

liberté et vérité | 12H49 | 18/04/2008 | Permalien

Et toc. Rien a dire. Ces paroles sont le « Lucie in the Sky with Diamands ». Les pauvres, pendant que vos revenus supplémentaires vs mettront a l'abri, eux, seront a la merci du moindre regain d'inflation. Le long terme, cher journaliste, le long terme….C'est ce qui compte en politique et en économie et ds nos porte monnaie aussi. Vs avez vraiment mal plagié l'article du monde.
Au fait, ce genre de propos est aussi tres dangereux : il fait le nid de ceux que vs combattez (ou prétendez), vs savez, ceux quii disent a bas l'aide aux pauvres, nous, qui sommes au milieu, sommes comme eux en fait. Mais peut etre est ce votre situation que vs défendez….

Portrait de Jess Feuillie

à Pascal Riché Portrait de Pascal Riché De Jess Feuillie

liberté et vérité | 12H19 | 18/04/2008 | Permalien

Cela est vrai, mais, a lé vérité, vous ne faites que plagier l'article du monde. Sur le long terme, l'inflation n'est bénéfique ni a l'état, ni aux modestes. Plus elle dure plus les bénéfices quelle permet touche une petite caste de populasse (comme les emprunteurs a tx fixe).

Aron, qui fut un grand journaliste et un immense penseur écrivit un jour que le piege du métier de journaliste c'est d'oublier le long terme qui nécessite les rigueurs de la réfléxion et une connaissance approfondie en économie politique sociologie géoplitique. Je pense que cet article n'aurait pas du etre publier comme tel, il est tres partial et n'évoque pas la complexité dune telle question. plutot que, maintenant, défendre bec et ongles votre articles face a des lecteurs qui ont le mérite d'en pointer les insuffisances,il aurait été plus simple den faire un plus riche et plus honnete.

PS : évidemment, les « adorateurs », indépendamment de leurs connaissances économiques, diront que cet article est génial puisqu'il confirme leurs présupposés : méchants politiques, il faut la révolution, les riches sont des voleurs. J'imagine évidemment qu'ils vous en faut plus.

Cordialement

Portrait de Autre raleur

à Pascal Riché Portrait de Pascal Riché De Autre raleur

13H17 | 18/04/2008 | Permalien

<<
Par le mécanisme du SMIC, les salariés les plus modestes sont mieux protégés contre la hausse des prix que les salariés gagnant 1,5 à 2 fois le SMIC
>>

Les personnes touchant le SMIC sont vraiment d'odieux privilégiés !

Portrait de kk

à Autre raleur Portrait de Autre raleur De kk

star malgré elle | 08H09 | 20/04/2008 | Permalien

Pas d'odieux privilégiés mais juste pris en compte par un article du code du travail : L. 141-2 et L. 141-5
« Le code du travail prévoit qu'au-delà d'un seuil de 2% d'inflation depuis le dernier relèvement du SMIC, celui-ci est revalorisé dans les mêmes proportions le premier jour du mois qui suit la publication de cet indice. »
celà veut dire que mon compagnon verra son salaire augmenté le 1er mai (puisqu'il n'y a pas eu de coup de pouce au SMIC au 1er juillet), alors que moi, qui ai un salaire brut de 2407,70 € mensuel depuis février 2007 sans augmentation, je ne serai pas augmentée.
Lequel de nous deux est un gros privilégié ?

Portrait de Autre raleur

à kk Portrait de kk De Autre raleur

23H40 | 20/04/2008 | Permalien

Un second degré est apparemment passé inaperçu…

Portrait de Le Yéti

à Pascal Riché Portrait de Pascal Riché De Le Yéti

yetiblog.org | 11H25 | 18/04/2008 | Permalien

L'inflation en France est un pendant de l'inflation mondiale sur les matières premières, aggravée par la spéculation sur ces matières premières due aux capitaux chassés par les subprimes.

Distinguer l'inflation française sans la mettre en perspective avec la situation mondiale n'a aucun sens. Et cette situation mondiale est aujourd'hui explosive.

Quant aux « économistes », je suis persuadé qu'ils connaissent toutes les courbes. Mais combien ont prévu et anticipé l'effondrement économique international auquel nous assistons aujourd'hui ?

« Elle [l'inflation] devrait se poursuivre jusqu'en juin, selon les prévisions de l'Institut national de la statistique (Insee). » Rendez-vous en juin, et même surtout à la fin de l'année 2008…

Portrait de Jess Feuillie

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De Jess Feuillie

liberté et vérité | 12H21 | 18/04/2008 | Permalien

et toc. Ce qui me fait plaisir, c'est que des internautes se démarquent, a l'occasion des articles de rue 89. Ce qui veut dire que ns ne sommes pas ds la catégorie des « adorateurs » mais que ns réflechissons. Continuez dc a bien noter le « Yeti » car il a tt a fait raison, ; en tte objectivité ! ! !

Portrait de Tibow

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De Tibow

18H23 | 19/04/2008 | Permalien

Je vous rejoins sur le point que l'inflation en France et en europe est bien un pendant de l'inflation mondiale…
Néanmoins je me permet d'apporter quelque précisions ou perspectives.
Effectivement l'inflation àlaquelle nous assistons est en grande partie due à l'augmentation des prix des matiere premieres dans le monde. C'est un inflation importée. Mais il est à noter que cette augmentation n'est pas que le fait de la spéculation mais également de l'engouement pour les bio carburant qui constitue une véritable catastrophe pour une grande partie d ela population mondiale.
Mais ce n'est pas seulement ça, l'inflation à longtemps été contenue par les baisse de couts permis par les importations en provenance de chine…Or les chinois commencent à voire leur salaire augmenter…Et ils n'ont pas de smic eux. Certe ça nous fait un peu mal…finalement ce n'est qu'un juste retour de baton.

« Quant aux économistes » je pense que quand vous parlez d'éffondrement vous faite référence à la crise des subprimes…Les crises de ce types sont théorisées depuis les années 70 par hyman minsky…L'utilisation des subprime mortage est dénoncé par nombre d'économistes depuis deja un moment, mais il faut bien se rappeler que ce fut pour les états unis un des moyens de se sortir de la crise dramatique engendré par le 11 septembre, si on a pas mis un terme à l'utilisation risqué de ce genre de produit c'est essentiellement pour des raison politique.(je ne peux maintenant m'empecher de citer N.Sarkozy en 2004 alors ministre de l'économie« il faut developper le credit hypothécaire pour favoriser la consomation des ménages les plus modestes… »)

Portrait de Le Yéti

à Tibow Portrait de Tibow De Le Yéti

yetiblog.org | 09H38 | 20/04/2008 | Permalien

@ Tibow

Non, non, « l'effondrement » dont je parle ne se limite pas à la seule crise des subprimes. La crise des subprimes n'est qu'un révélateur d'un effondrement bien plus général : celui d'un système économique bâti autour et sur la seule idée de CROISSANCE. Une idée de croissance, qui ne repose plus sur rien, mais de plus conduit à des catastrophes sociales et écologiques qui mettent en péril jusqu'à notre propre existence. (Pour plus de développement, cf. Crise de croissance)

L'effondrement de ce système suicidaire n'est pas seulement un constat ou une anticipation, mais un souhait profond, une réaction de survie.

Le Yéti (ex-étudiant en Sciences éco à Assas)

Portrait de pene-r

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De pene-r

11H11 | 18/04/2008 | Permalien

Ben voilà vous nous avez énervez le Yéti (avec qui je suis assez d'accord quand même ; -)

Alors je sais pas pourquoi « on » déteste l'inflation, mais je sais pourquoi je déteste l'inflation ! !

Déjà je la déteste parce que je la prend en pleine poire avant que les organismes ne la reconnaissent et ça déjà ça m'énerve. Quand je rempli à peine la moitié du caddy de course où je le remplissais complètement un an avant, sans que les revenus aient changés ça m'énerve.

Quand mes revenus augmentent ils ne rattrapent pas le décalage, du coup je me suis fais avoir entre le temps où j'ai constaté l'inflation et l'augmentation des revenus.

Ensuite je déteste l'inflation, parce que si l'on voulait elle serait maîtrisé ou atténué par une baisse de la TVA instantané sur les produits de premières nécessité. Un président du pouvoir d'achat pourrait faire cela, sans difficulté et sans que personne ne l'en empêche.

Enfin je déteste l'inflation, parce que les pauvres (catégories de laquelle je m'approche à grand pas) doivent tout le temps se passer un peu plus du minimum et quand les uns ou les autres la commentent c'est toujours la faute d'un autre. ça aussi ça m'énerve.
Tout les pauvres diables qui vont à l'affrontement pour une bouchée de pain, allez leur raconter que l'inflation va au final être bénéfique en faisant augmenter leur salaire, c'est maintenant qu'ils ont faim,
dans un an ils seront peut être crevés ! ! tiens je m'énerve comme le Yéti, j'arrête ….

Portrait de Pascal Riché

à pene-r Portrait de pene-r De Pascal Riché 7

Rue89 | 11H33 | 18/04/2008 | Permalien

Mais on peut aussi détester la phobie radicale de l'inflation : c'est elle qui pousse la Banque centrale européenne à ne pas toucher à ses taux d'intérêts, malgré la crise financière qui a eu lieu depuis l'été dernier, malgré la hausse de l'euro…

Portrait de pene-r

à Pascal Riché Portrait de Pascal Riché De pene-r

12H00 | 18/04/2008 | Permalien

Ben moi j'y connais pas grand chose et peut être ils m'ont mentis (dans ce cas veuillez pardonner mes erreurs ; -), mais si j'ai bien compris les arguments « pro-BCE » les taux n'étaient pas spécialement élevés, les baisser soutiendrait la consomation, mais la demande toujours forte ferait encore augmenter les prix ! ! En plus si l'on consomme des biens importés, ça n'aide pas vraiment la zone influencé par la baisse de taux.
ça ne me paraît pas un raisonnement idiot.

Je crois que l'on peut ne pas avoir la phobie de l'inflation dans une société assez riche, où les pauvres ont un peu plus que le minimum. ça ne me semble pas être le cas, déjà en France et surement pas chez les « nouveaux entrant ». Il me semble que réclamer la baisse des taux à la BCE c'est dans un intérêt « Franco-Français » (et les pays assez riches de la zone), pour les autres ça m'interpelle ! !

Portrait de Jess Feuillie

à Pascal Riché Portrait de Pascal Riché De Jess Feuillie

liberté et vérité | 12H25 | 18/04/2008 | Permalien

je vs rappelle tt de meme que si la BCE avait augmenter ses taux plus tot la marge de manoeurvre pour lutter aurait été plus étroite aujourdhui et surtt fin 2008. Puisque que vs pompez tt le monde, un article dil ya un ou deux mois disat : « le retour de l'inflation, et si la BCE avait raison » (ou un truc comme ca)

Diaboliser la BCE estextrememnt dangereux, non seulement pour des raisons psychologiques, mais aussi politiques, puisqu'elle tend a diminuer le sentiment dappartenir a l'europe. Cela fait le nid des extremes. D'ailleurs, il n'y a que la France, pratiquement, pour remmetre en cause la politique de la BCE. « Ns ne sommes pas seul », comme dirait le beau David Duchovny ds X files.

Portrait de Jess Feuillie

à Jess Feuillie Portrait de Jess Feuillie De Jess Feuillie

liberté et vérité | 12H52 | 18/04/2008 | Permalien

et puis cst si facile de dire fuck la BCE quand ca vaca mal sans avoir quelle nous protege au niveau énergitique et que sans elle, les catastrophes des 1980's avec les dévaluations du franc, se seraeint répéteées a noytre défaveur.

Portrait de charlotte cordier

à pene-r Portrait de pene-r De charlotte cordier

17H17 | 18/04/2008 | Permalien

le problème , c » est que les besoins en général ce sont beaucoup modifié
et la part qui reste pour l » alimentaire , ce qu'on achète tous les jours est de plus en plus réduite
par contre , il faut savoir que le revenu du seuil de pauvreté d » aujourdhui , est égale au revenu moyen des années 70
mais en 70 , il y avait 3 fois moins de voitures , pas ou peu de telephone meme fixe , pas de canal+ et autres abonnements et on mangeait tout à fait différemment également , pas de tomates ni de fraises hors saisons , beaucoup moins de viande , ect
un mode de vie , bien plus simple ,
et des pauvres il y en avaient et dans les pays sous développés la grande majorité mangeaient encore moins à leur fain que maintenant

Portrait de Jess Feuillie

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De Jess Feuillie

liberté et vérité | 12H12 | 18/04/2008 | Permalien

tt a fait Yéti.

Portrait de CAUSTICUM

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De CAUSTICUM

désabusé de plus en plus ... | 18H29 | 19/04/2008 | Permalien

Yeti,
ne mélangez pas les CONSEQUENCES avec les CAUSES.
L'inflation est essentiellement un gonflement enflement) anormalement élevé de la masse monétaire.

- Ce gonflement est dû essentiellement à une hausse des coûts (coûts d'extraction du pétrole par exemple …) et/ou concomitamment, à un accroissement de la demande (consommation de nos amis chinois par exemple …). Ce gonflement peut être dû aussi à la planche à billets ou plutot à sa version moderne : l'injection de lignes de crédit, pour maintenir les créanciers (banques prêteuses) à flot.
- Ce gonflement de la masse monétaire a une conséquence logique : la perte de valeur de la monnaie ; plus il y en a et moins elle vaut ; d'où la nécessité d'en avoir toujours plus pour maintenir son pouvoir d'achat, ce qui engendre la hausse des prix.

Ce qui devrait vous choquer, ce n'est donc pas tant l'inflation, mais ce sont les CAUSES profondes de l'inflation.
Celà étant, il est vrai que l'inflation enrichit les emprunteurs (à taux fixe) et appauvrit les créanciers (prêteurs à taux fixe).
L'inflation appauvrit aussi les épargnants, tout au moins les moins avertis …

Portrait de Le Yéti

à CAUSTICUM Portrait de CAUSTICUM De Le Yéti

yetiblog.org | 21H53 | 19/04/2008 | Permalien

@ Causticum
J'avais bien compris. Je suis autant choqué par les CAUSES que par les CONSÉQUENCES. Si je m'attarde ici plutôt sur les CONSÉQUENCES, c'est par respect du sujet de l'article. Qui parle bien des conséquences de l'inflation plus que de ses causes. Cordialement.

Portrait de jjezfm

De jjezfm

Internaute | 10H43 | 18/04/2008 | Permalien

excellent article, MERCI ! ! !

en particulier d'accord avec le point sur les charges fixes (logement…) qui ont BEAUCOUP augmenté
il y a vraiment deux catégories de français, ceux à qui il reste de l'argent pour consommer, dans notre société où cela est si important, voire même pour s'offrir des vacances (veinards) et les zotres, qui travaillent (quand ils le peuvent), dorment au chaud (déjà pas mal), bouffent, et … point.

par contre les économistes qui prétendent que les salaires, aujourd'hui, suivraient l'inflation ? ? ? Il faut les virer tout de suite.
Déjà, ce n'est pas le cas pour les fonctionnaires`
Mais je doute que les collègues du privé voient leurs salaires augmenter, surtout ceux qui en ont le plus besoin.
La loi de l'offre et de la demande (de travail), ils en ont pas entendu parler, les économistes ?

Bien sûr que le peuple a raison de s'inquiéter !

Portrait de Jess Feuillie

à jjezfm Portrait de jjezfm De Jess Feuillie

liberté et vérité | 12H29 | 18/04/2008 | Permalien

tiens, un adorateur de rue 89. Savez vs qua long terme, une hausse des salaires pour pallier les effets de l'inflation entraine des effets encore plus négatifs ? ? ? Bien sur il faut veiller au pouvoir d'achat. Mais sur le long terme, il ne serait pas bénéfique de monter les salaires a chaque fois que l'inflation grimpe. Cela aurait pour effet d'alimenter l'inflation encore plus. Et plutot qune banane, c'est un baobab quon aurait ds le cul.

Portrait de charlotte cordier

à jjezfm Portrait de jjezfm De charlotte cordier

17H20 | 18/04/2008 | Permalien

aujourdhui , je suis allée chez ALINEA , CASA , ALICE , et LEROY MERLIN et bien qu'on dise que les gens n'ont pas de sous , je peux vous dire qu'il y avait du monde sur les parkings
C » est d » ailleurs la reflexion que je me suis faite , peut etre qu'ils se promènent en fin de compte

Portrait de zénon denon 84

à charlotte cordier Portrait de charlotte cordier De zénon denon 84

Bonne | 18H20 | 18/04/2008 | Permalien

Vous avez vu des autos sur le parking ! ok
Mais les gens venaient peut-etre se chauffer dedans
maintenant quant à acheter , ? à voir

Portrait de kk

à zénon denon 84 Portrait de zénon denon 84 De kk

star malgré elle | 08H15 | 20/04/2008 | Permalien

Personnelement, avant de prendre ma voiture (j'habite à 8 km du 1er commerce et du 1er transport en commun)je me demande si je peux éviter, et 8 fois sur 10, je reste chez moi. Je n'ai plus les moyens de rouler, et ça tombe bien, ça m'évite d'acheter

Portrait de Quirinus-K

De Quirinus-K

10H43 | 18/04/2008 | Permalien

Quatrièmement : Je dois des sous à ma tante, elle va s'impatienter.
Cinquièmement : Je viens d'acheter un stock de ferraille, si vous avez un vieil entrepôt faites moi signe. Il pourrait nous rapporter de quoi remplir la baignoire avec du sucre. Il n'y a pas de petits profits.
Sixièmement : Je voulais des travaux à la maison, le projet n'est pas prêt, et les artisans se font désirer, dépêchons nous tant que nos économies n'ont pas fondues.
Septièmement, Je vais louer un petit lopin pour repiquer des poireaux.
Huitièmement, Si je me souviens, l'inflation c'est pour ceux qui courent vite. Pas de chance, avec la même volonté qu'hier j'ai sérieusement ralenti le rythme
Neuvièmement : éclairez-moi quand je me trompe.

Portrait de zoblugubre

De zoblugubre

10H50 | 18/04/2008 | Permalien

Mais c'est fou ! Alors voilà le nouveau mensonge de nos économistes néolibéraux ?

« Les pauvres s'appauvrissent ? Eh bien non ! Leur perception est faussée, en fait tout va bien. »

Personne ne va avaler ça.. A part peut-être les journalistes..

Portrait de Rue de la Guerre

à zoblugubre Portrait de zoblugubre De Rue de la Guerre

11H54 | 18/04/2008 | Permalien

oui les économistes « néolibéraux » ont toujours défendu l'inflation, c'est pour cela qu'ils sont arrivés dans les années 70 en pleine période d'inflation galopante pour demander la fin du système interventionniste…

vous pensez en fait la même chose que ceux que vous condamnez… pas trop dur ? ^^

sinon plus sérieusement, tout article qui relativise une conception manichéenne des faits est forcément un article nécessaire, dans la mesure où il équilibre les préjugés anti-inflationnistes en leur répondant qu'il existe des contreparties positives pour les petits, avec notamment un rapport de force souvent inversé en faveur du salariat

dans l'histoire des faits économiques, les gens ont toujours râlé à chaque hausse des prix alors que c'est dans ces périodes que leur situation s'améliore à long terme

maintenant comme cela a été dit, la situation n'est plus totalement comparable en raison du décrochage massif des salaires sur les prix

cela n'empeche que nous en sommes à une période de 20 ans sans inflation, la question pourrait donc se poser de cette façon : faut-il détester les périodes sans inflation ?

Portrait de Pascal Riché

à zoblugubre Portrait de zoblugubre De Pascal Riché 7

Rue89 | 23H40 | 19/04/2008 | Permalien

@zoblugubre
Les économistes néolibéraux ont toujours détesté l'inflation. Ce n'est pas le cas des économistes keynésiens, qui sont bien plus zen.
Keynes y voyait une simple conséquence (certes regrettable mais inévitable) des politiques visant le plein emploi.

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