
Affaire Adidas-Tapie : « une banque et deux cons »
Après s'être posé en victime, Bernard Tapie justifie l'arbitrage rendu en sa faveur dans l'affaire Adidas. Explications.

« Dans l'affaire Adidas, il y a une banque et deux cons. » Chacun aura reconnu le style inimitable de Bernard Tapie face aux trois arbitres qui ont tranché son sort. Le premier « con », c'est lui. Le second, c'est le repreneur du groupe sportif, Robert Louis-Dreyfus, qui aurait accepté de payer quatre milliards de francs une entreprise proposée deux fois moins cher. Cherchez l'erreur. Victorieux en droit, l'ex-« wonder boy » des années 80 à la mémoire courte sur ses accointances politiques. Effet boomerang : droite et gauche ne veulent plus lui faire de cadeau.
En juillet 1990, alors au faîte de sa gloire d'entrepreneur, Tapie rachète 78% d'Adidas pour près de 1,4 milliard de francs, intégralement financé par les banques et principalement le Crédit Lyonnais, entreprise publique. Deux ans plus tard, la société est dans une situation périlleuse. Ses banquiers allemands assurant son fonds de roulement menacent de lui couper les vivres, à moins de changer le management et d'effectuer une grosse augmentation de capital. Au même moment, les premiers remboursements du prêt du Lyonnais sont exigibles et l'homme d'affaires n'a pas de quoi les rembourser.
Entre temps, Bernard Tapie s'est véritablement lancé en politique : ministre de la Ville au printemps 1992, il revient au même poste à la fin de l'année, après un passage par la case justice. La gauche mitterrandienne voit en lui le sauveur de la débâcle annoncée aux législatives de 1993. Deux visions de l'affaire Adidas sont alors possibles :
- Celle de Tapie : voulant abandonner toutes ses activités business, il confie en décembre 1992 au Crédit Lyonnais un mandat pour vendre la société, valorisée à 2,7 milliards de francs. Affaire conclue le 12 février 1993, au prix indiqué. Mais la banque cache alors qu'elle fait partie, par le biais de sociétés off-shore, du consortium des acheteurs. Et surtout, elle signe une option d'achat valable jusqu'à fin 1994 avec Robert Louis-Dreyfus (RLD), pour 4,650 milliards de francs. L'option est exercée en décembre 1994. En novembre 1995, RLD introduit le groupe en bourse sur une valorisation de 11 milliards. Argument de Tapie : je me suis fait avoir par la banque et les acheteurs, qui ont bénéficié des mesures de restructuration que j'avais engagées. En clair, le prix réel de la vente ne correspond pas au prix souhaité par le vendeur.
- La vision du Crédit Lyonnais, à partir de la nomination de Jean Peyrelevade, fin 1993. La banque publique a obéi aux injonctions de l'Elysée qui, voulant soutenir un allié politique, a financé au-delà du raisonnable un groupe en faillite. Quitte à franchir la ligne jaune du droit. Tapie est un escroc, qui a masqué sa déroute financière. La justice l'a d'ailleurs mis en liquidation judiciaire, lui et ses sociétés en 1995. Il doit payer sa dette à l'Etat, qui a récupéré les actifs pourris de la banque au sein du Consortium de réalisation (CDR). Il faut laisser faire la justice, dont les dernières décisions, en 2005 et 2006, revenaient à mettre les compteurs à zéro et à le laisser sur la paille.
Après treize ans de procédure, les deux parties (CDR et Bernard Tapie) décident de recourir à un arbitrage, une procédure privée. Logique, estime l'avocat de Tapie, Maurice Lantourne.
D'après plusieurs sources connaissant à la fois le fond de l'affaire et les mœurs judiciaires, cette procédure d'arbitrage est « exceptionnelle ». D'abord, parce qu'elle exclut d'emblée le Crédit Lyonnais. Ensuite, parce que l'Etat n'a pas pour habitude de choisir cette justice privée dans les affaires franco-françaises. Enfin, parce que, comme l'a révélé Mediapart, les deux parties s'entendent au préalable sur plusieurs points dans le cadre d'une convention d'arbitrage :
- les deux camps s'engagent à respecter la décision, en se désistant des autres contentieux en cours, sur le plan pénal ou civil ;
- ils acceptent aussi de renoncer à la procédure d'appel, prévue depuis la décision de la Cour de Cassation de 2006 ;
- ils fixent un plafond à la demande d'indemnisation présentée par Bernard Tapie : 295 millions d'euros, plus les intérêts légaux et 50 millions d'euros pour le préjudice moral ;
- l'accord comporte aussi une clause de confidentialité, à respecter en toutes circonstances ;
- Il fixe d'emblée la rémunération des trois arbitres (l'ancien président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud, l'avocat Jean-Denis Bredin et l'ancien magistrat Pierre Estoup) à un million d'euros, payable par le CDR ;
- Enfin, il s'accorde pour statuer « en droit », dans les limites de l'arrêt de la Cour de Cassation de 2006.
Proposé en août 2007, l'arbitrage est accepté en octobre. Les deux audiences ont lieu les 4 et 5 juin 2008, l'accord est dévoilé le 11 juillet : il accorde 240 millions d'euros à Bernard Tapie, plus 45 millions d'euros au titre du préjudice. Soit un total de 285 millions d'euros, auxquels il faut ajouter les intérêts légaux. A comparer avec les chiffres avancés dans l'arrêt de la Cour d'appel de 2005, dernière décision judiciaire sur le fond, qui lui accordait 135 millions d'euros, tout compris.
Pour lancer cette procédure, il fallait l'accord de l'Etablissement public de financement et de réalisation (EPFR), structure publique de contrôle du CDR. Y siègent trois fonctionnaires du ministère des Finances et deux élus, le député (Nouveau Centre) Charles de Courson et le sénateur (UMP) Roland du Luart. A l'automne 2007, les deux élus ne sont pas chaud. Selon un document dont nous avons pu prendre connaissance, ils expliquent au cours de deux réunions (le 18 septembre et le 10 octobre 2007) que le CDR aurait tout intérêt à jouer la montre judiciaire, compte tenu des dernières décisions judiciaires.
Question des élus de l'EPFR au président du CDR, Jean-François Rocchi : quelles sont les chances d'aboutir ? Réponse :
« C'est un pari dont il est difficile de savoir s'il s'avérera gagnant ou non. »
Plus tard, les trois représentants de l'Etat au sein de l'EPFR insistent pour que soit inscrit dans le procès verbal de réunion les ordres transmis par leur hiérarchie, la ministre de l'Economie Christine Lagarde :
« Ils ont instruction du ministre de se prononcer en faveur de cette solution. »
Instruction confirmée hier par Bercy, comme l'indique le Figaro. A trois fonctionnaires contre deux élus, l'affaire est pliée. Les politiques obtiennent juste que le compromis soit encadré par une convention d'arbitrage. Elément aggravant pour la majorité : la précédente tentative de médiation, initiée en 2004 mais qui a échoué, a été appuyée par le ministre des Finances de l'époque… un certain Nicolas Sarkozy. Du coup, le PS -après avoir hésité quelques jours- s'est résolu à entonner l'air de la manœuvre élyséenne pour récompenser Tapie de son soutien durant la campagne présidentielle.
L'éphémère ministre socialiste de la Ville a pu faire ses comptes. En 2005, la Cour d'appel chiffrait sa dette à plus de 200 millions d'euros :
« Le passif consolidé du Groupe TAPIE s'établit comme suit en euro : - créances sociales : 4 086 459
- créances fiscales : 37 065 912
- créances douanières : 1 035 896
- créances bancaires : 167 567 772
- créances diverses : 7 054 450Total : 216 810 489 »
Avec 285 millions d'euros, plus les intérêts à définir, moins la dette fiscale, il pourrait donc conserver 20 à 22 millions d'euros. D'autres avancent le chiffre de 40, voire 100 millions d'euros, mais en réalité personne n'en sait rien. Interrogé par Le Monde, l'intéressé avance sa propre évaluation :
« Chacun aura la confirmation qu'il me restera moins de 20% de ce que la banque a gagné sur cette affaire et qu'au total, j'ai rapporté beaucoup plus d'argent au contribuable que je ne lui en ai coûté. »
C'est l'argument massif de Bernard Tapie : je coûte moins cher que ce je rapporte. Pour couper court aux critiques de « justice privée », de « scandale politique » et à l'offensive du Parti socialiste et de François Bayrou réclamant une commission d'enquête parlementaire, Maurice Lantourne réclame la publicité de l'arbitrage.
En septembre, tout ce petit monde aura l'occasion de se retrouver devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale, où chacun pourra expliquer sa vérité. Face à l'opinion ?
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De rapatapoulos
| 15H38 | 23/07/2008 |
L'histoire de Bernard, ses « reprises » au franc symbolique, ses « relations avec le tribunal de commerce de Nanterre, sa réputation de “sauveur” d'entreprises, ses liens para-familiaux avec Tonton, tout ça serait très très long à narrer, et dans quel but ?
Le crédit lyonnais par le biais de sa filiale d'affaires la SDBO, cette banque florissante aujourd'hui a été renflouée par NOUS les contribuables, nous avons remboursé une dette énorme pendant des années, Nanard le savait bien, il s'en tape, il est acteur, c'est le métier qu'il fait depuis qu'il a essayé d'être “chanteur”, il y a presque réussi.
à rapatapoulos
De fatalyst
20H22 | 23/07/2008 |
Juste pour info :
« Le ministère de l'économie a reconnu avoir plaidé en faveur d'un règlement de la procédure par le biais d'un tribunal arbitral. Une solution réclamée par l'ancien ministre et qui, au final, lui a permis d'engranger 285 millions d'euros.
Le ministère de l'économie a confirmé mardi avoir donné des instructions pour qu'un tribunal arbitral règle le litige opposant l'État à l'ancien ministre et homme d'affaires Bernard Tapie. Ce dernier a obtenu gain de cause le 11 juillet dernier après 14 années de procédure.
Selon les informations dévoilées en fin de semaine dernière par le journal en ligne Mediapart et Le Canard Enchaîné de mercredi, Bernard Tapie a bénéficié de l'aide des plus hautes autorités françaises pour obtenir la nomination d'un tribunal arbitral plutôt qu'un nouvel examen de l'affaire devant une cour d'appel, la procédure ordinaire dans ce genre de cas. L'ancien ministre l'a ensuite emporté dans le litige qui l'opposait à l'ex-banque publique Crédit Lyonnais dans l'affaire de la vente du groupe Adidas en 1993.
Bercy a confirmé mardi que la ministre de l'économie Christine Lagarde avait donné des instructions en ce sens à l'établissement public de financement et de restructuration (EPFR), l'organe de tutelle du CDR, la structure publique qui gère le passif du Crédit Lyonnais. L'EPFR est composé de trois représentants de l'État, d'un député et d'un sénateur. Et c'est donc “sur instruction ministérielle”, comme le précisait Mediapart, que les représentants de l'État ont opté pour un règlement via un tribunal arbitral.
Le 11 juillet, ce dernier a condamné le CDR à verser 285 millions d'euros aux liquidateurs du Groupe Bernard Tapie (GBP) qui s'estimait floué d'une plus-value importante réalisée par la banque lors de la vente d'Adidas en 1993. L'ancien député devrait personnellement toucher 20 millions d'euros. Pourtant, en octobre 2006, la Cour de cassation avait annulé un arrêt de la cour d'appel de Paris qui accordait 135 millions d'euros à Bernard Tapie, ordonnant un nouvel examen du dossier.
Bernard Tapie et le CDR devront attendre le 24 juillet prochain pour connaitre les conséquences financières exactes de la sentence. À cette date, devant les trois arbitres, il s'agira de calculer les effets des impositions fiscales sur le pactole à distribuer.
Plusieurs irrégularités
Par ailleurs, selon de nouvelles révélations de Mediapart, le jugement serait entaché d'autres irrégularités. Parmi celles-ci, la décision du tribunal arbitral de demander au CDR le versement de 45 millions d'euros à Bernard Tapie “au titre du préjudice moral” provoqué par “une violente campagne de presse à son encontre”. Or, selon le journal en ligne, cette affaire a déjà été jugée et Bernard Tapie débouté en 1994.
La décision du tribunal arbitral en faveur de Bernard Tapie a suscité l'indignation de la gauche et de l'ancien candidat centriste à la présidentielle François Bayrou qui a dénoncé “les protections au plus haut niveau ” dont aurait, selon lui, bénéficié l'ancien homme d'affaires. La semaine dernière, Bernard Tapie a déclaré que le président Nicolas Sarkozy n'était “pour rien” dans la décision.
Bernard Tapie devrait être auditionné par la commission des Finances de l'Assemblée nationale en septembre tout comme Jean Peyrelevade, ancien président du Crédit Lyonnais. Auparavant, Charles de Courson, les anciens et actuels présidents du CDR et de l'EFPR, Jean-Pierre Aubert, Bertrand Schneiter, Bernard Scemama et Jean-François Rocchi doivent aussi être entendus. Le PS comme François Bayrou ont demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le règlement du litige entre Bernard Tapie et le CDR.
Source Lefigaro.fr
De plus :
»…Redevenu riche par la grâce d'un tribunal arbitral aux ordres de Bercy, Bernard Tapie a déjà prévu de mettre de côté son pactole. Il va bientôt emménager, d'après nos informations, non loin du lac Léman, près de Prangins, dans la région de Nyon. Par ailleurs, il s'apprête à vendre l'hôtel particulier qu'il occupe depuis des années rue des Saint-Pères, à Paris. Là même où la juge Eva Joly était un jour venue le chercher avec les flics de la brigade financière. Trop de mauvais souvenirs !
Après avoir remboursé quelques dettes, l'ancien ministre de François Mitterrand devrait conserver à première vue pas loin de 50 millions d'euros. Pour vivre désormais en toute tranquillité, Tapie négocie un permis de résident en Suisse, dans le canton de Vaud. L'air pur du lac lui plait tant qu'il est en train d'y acquérir une belle demeure. Une agence immobilière locale vient de lui faire une proposition pour une superbe villa. D'après nos informations, un accord aurait été trouvé à 12 millions d'euros. Un avocat de Tapie assure ne pas être au courant. Quant à Nanar, il n'a pas réagi au message laissé sur son répondeur téléphonique… »
Source Bakchich.fr
à fatalyst
De TARPON
11H44 | 24/07/2008 |
le lien suffirait,on vient pas sur rue 89 pour lire « backchich ».
à TARPON
De fatalyst
20H56 | 24/07/2008 |
@ Tarpon, tu vocifères que l'on ne va pas assez sur le net pour nous informer et là tu me critique ? ? ?
Décidément la science infuse est ton allié ; -)
De Bigseb
Blazé | 15H48 | 23/07/2008 |
Bah, ptète qu'au moins maintenant il va se faire oublier, et se tenir a carreaux…
Et honnêtement, je suis prêt a payer ma part pour qu'enfin il disparaisse du paysage.
File enterrer le magot dans ton jardin, place le dans le paradis fiscal de ton choix, mais par pitié, Bernard, fous nous la paix maintenant…
à Bigseb
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 17H54 | 23/07/2008 |
Il serait mieux pour tout le monde qu'il dispraisse en prison ; essayez vous, d'emprunter, de ne pas rembourser a une quelconque banque. Hé bien, personnellement ça me fait mal de savoir que je vais payer pour ce voyou, qui nargue son monde a longueur de temps et qui se prend pour un artiste ; quand je vois sa tête a l'écran, je zappe….Scandaleux, qu'un voyou, repris de justice, puisse avoir des roles dans des films et a la télé. Pour sauver sa tête sa collusion avec l'UMP ne m'étonne pas, si ce n'avez pas été eux au pouvoir il se serait vendu a d'autres…vraiment un personnage a oublier au plus vite et sans être méchant, vu son passé sulfureux j'aimerai qu'il soit ruiné ! il a fait beaucoup trop de mal aux gens pour qu'il s'en sorte indemne ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
à Milarepa-voyageurdanslespace
De Montrégalis
Journaliste en recherche d'emploi | 20H42 | 23/07/2008 |
Tout a fait d'accord avec vous. La voyoucratie est payante et pendant ce temps il y a le citoyen qui est en train de se débattre avec l'administration française.Maintenant je pense au anciens de chez adidas ,ceux qui sont morts après les coups de traites de cette tante ! Médiocre comédien, mauvais chanteur mais girouette en tout genre, le plus triste c'est qu'il est des appuis auprès de personnes à qui il ne faut plus faire confiance………
De cooboolt
Country people lost | 16H23 | 23/07/2008 |
Perso, j'ai une trop petit cervelle pour piger cette affaire ou tous magouillent et ou le contribuable n'ai qu'un payeur de pots cassés. Je garde le souvenir d'un type qui vampirisait les entreprises en les morcelant pour en tirer un maximum de bénéfice au mépris des personnes qui y travaillaient. Le pire, c'est que même pourrit jusqu'à l'os un type peut devenir célèbre avec son blabla tralala. Il peut se foutre de tout le monde, éviter qu'on lui saisisse tout et s'en tirer en se faisant un gros pactole pour ses vieux jours. A coté de ça, des gens honnêtes irons droit dans le mur, finiront sans un sous, seuls et dans l'oublie.
à cooboolt
De lebowsky
17H47 | 23/07/2008 |
Effectivement tu as une trop petit(e) cervelle pour piger ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
à lebowsky
De SB68
18H10 | 23/07/2008 |
Cette réponse nulle démontre que tu n'es pas « The Dude » !
à SB68
De parti
punishment park | 23H18 | 23/07/2008 |
d'ailleurs c'est pas un w…
De Pamela ken a marre
?? | 16H27 | 23/07/2008 |
Honteux ! ! ! ! Qu'est-ce que c'est que cette procédure d'arbitrage ? ? ? d'où ça sort ? ? ?
285 millions d'euros (sans compter les intérêts ! ! ! )soit environ 385 millions d'euros…. Il va lui rester (quelques) millions d'euros de quoi faire partie d'une des plus grosses fortunes de France…
Pourquoi M. TAPIE n'a-t-il pas eu recours à la COMMISSION DE SURENDETTEMENT, comme des milliers de gens ? ? ? ? ? qui eux restent sur la paille ! ! ! ! !
Nul n'est dupe du soutien présidentiel qu'a reçu ce « monsieur » (qui a retourné sa veste comme beaucoup d'autres, du « bon côté »).
à Pamela ken a marre
De TARPON
18H16 | 23/07/2008 |
il devrait lui rester un peu moins de 30 millions ,on est loin des plus grosses fortunes de France.Bernard Arnault,17,6 milliards d'euros,Muliez (Auchan) 14 Milliards (quand vous allez faire vos courses,pensez y).Mais cet argent lui revient de droit …Les procedures d'arbitrage sont courantes ,Paris abrite d'ailleurs la chambre de commerce internationale.Je vous signale que vous avez le web à votre disposition pour vous renseigner quand vous avez une lacune.
à TARPON
De fatalyst
21H30 | 23/07/2008 |
@TARPON
Excusez-moi camarade mais vous êtes dans le faux, cette procédure est courante oui mais pour les litiges entre grandes entreprises. JAMAIS il n'y a eu, à ma connaissance, de procédure entre l'état et une entreprise. Et la chambre de commerce internationale n'a rien à voir avec cette histoire (même si Londres ou Berlin… voudraient bien récupérer cette chambre prestigieuse).
Ps : Au fait Muliez, c'est pas 21 milliards ? ? ? 1er fortune professionnelle de France, non ? ? ? @plus ; -)
à fatalyst
De TARPON
21H41 | 23/07/2008 |
le CDR n'est pas l'etat ,en droit.
à TARPON
De fatalyst
21H48 | 23/07/2008 |
En droit oui mais à l'endroit ! ! ! ! ; -)
« Bercy a confirmé mardi que la ministre de l'Économie Christine Lagarde avait donné des instructions en ce sens à l'Établissement public de financement et de restructuration (EPFR), l'organe de tutelle du CDR, la structure publique qui gère le passif du Crédit Lyonnais. L'EPFR est composé de trois représentants de l'État, d'un député et d'un sénateur. Et c'est donc “sur instruction ministérielle”, comme le précisait Mediapart, que les représentants de l'État ont opté pour un règlement via un tribunal arbitral. »
Source Lefigaro.fr
J'en reviens toujours à ce que je disait, c'est la premiere fois, à ma connaissance, que l'état ce charge directement d'une affaire d'entreprise. @+ ; -)
à fatalyst
De TARPON
21H43 | 23/07/2008 |
j'oublais ,Mulliez ,non ,c'est la seconde fortune mais vous avez le web pour verifier.Alors avant…
à TARPON
De fatalyst
21H56 | 23/07/2008 |
C'est qui le premier ? ? ? moi je croyais que c'était Mulliez tout le monde l'a dit ! ! !
Bon d'accord, je vais sur le net…..
Bon voilà :
Fortunes : Gérard Mulliez détrône Bernard Arnault
Le fondateur d'Auchan prend la première place du traditionnel classement de Challenges. Avec une fortune estimée à 21 milliards d'euros, Gérard Mulliez détrône le P-DG de LVMH, Bernard Arnault, de la première place du podium des plus grandes fortunes de l'Hexagone, établi par Challenges à paraître jeudi 10 juillet.
Un bouleversement dû au bond de près de 30% des bénéfices de l'enseigne de grande distribution Auchan, alors que la baisse des cours de LVMH et de Carrefour, dont Bernard Arnault détient respectivement 47% et 5% du capital, explique le recul de 18% de sa fortune.
La médaille de bronze revient à la première femme du classement, Liliane Bettencourt, fondatrice de L'Oréal, malgré une baisse de sa fortune de 2,5 milliards d'euros.
« Meilleures entrées » et « plus belles progressions »
Sur les trente premières places du classement, 17 sont occupées par des dirigeants ou des fondateurs de groupes, que ce soit dans le secteur de la distribution, de l'industrie ou de l'agroalimentaire. Parmi les meilleures entrées, la palme revient au P-DG du groupe de services pétroliers Schlumberger, Didier Primat, qui arrive à la 24ème place du classement avec une fortune estimée à 2,2 milliards d'euros.
La plus belle progression est le fait de Pierre Papillaud, du groupe Alma, avec une progression de 400% sur un an, notamment grâce à la prise de majorité du capital de son concurrent et numéro un français, Cristaline.
Source challenges.fr
Satisfait ! ! ! ! , maintenant si vous avez d'autres infos, je suis preneurs.
à fatalyst
De Argos
06H22 | 24/07/2008 |
« Fortunes : Gérard Mulliez détrône Bernard Arnault
Le fondateur d'Auchan prend la première place du traditionnel classement de Challenges. »
Tiens, le nom me dit quelque chose : -)
… ya pas un Sarko qui traine dans le coin chez cette famille là ? surprenant ! !
à fatalyst
De TARPON
11H40 | 24/07/2008 |
le seul classement que l'on retient est celui de Forbes et Arnault reste tres loin devant Mulliez qui n'apparait d'ailleurs pas dans les 25 premieres fortunes europeennes.
Challenges ,c'est l'autoplus de l'economie ,grand public(groupe nouvel obs) qui pour faire plaisir à ses annonceurs notamment Decathlon groupe Auchan renvoie l'ascenseur.Ca fait plaisir à ceux qui le lisent et d'ailleurs quand on scrute l'evaluation Mulliez ,elle est faite sur une evaluation tres optimiste du groupe.D'autre part ,ce journal grand public s'il a le merite d'etre accessible à des debutants ,se veut directement concurrent du groupe les echos (ils sont tres optimistes)appartenant à Bernard Arnault .Je ne saurai trop vous conseiller de meilleurs points de reperes ,Challenges ,Capital ,c'est surtout interessant pour les images.
De Keloglan
16H30 | 23/07/2008 |
Il y aura une commission parlementaire mais à quoi bon ? Cette instance n'a aucun pouvoir pour annuler l'arbitrage. Tapie s'en contre-fout : il aura empoché entretemps un nombre indéfini de millions sans les avoir en rien mérités.
De Pamela ken a marre
?? | 16H33 | 23/07/2008 |
Pour faire simple, c'est pas une banque et 2 cons, c'est des millions de cons ! ! ! ! !
à Pamela ken a marre
De ecor1
sur le fil | 16H58 | 23/07/2008 |
60 millions environ.
à ecor1
De lebowsky
17H52 | 23/07/2008 |
Depuis quand « 60 millions de foyer fiscaux en France ! ! ! »
à lebowsky
De Philippe Tixier
Citoyen | 19H49 | 23/07/2008 |
Oui 60 millions ne vous en déplaise !
60 millions de consommateur qui payent la TVA, même les sdf, sans papiers payent !
Donc 60 millions de citoyens qui en consommant patent des taxes à l'état !
à ecor1
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 18H38 | 23/07/2008 |
« 60 millions environ » sans compter Tarpon ! !
De magaliesimon
célibataire | 16H51 | 23/07/2008 |
Encore un déni de justice, les deux poids deux mesures ne sont plus l'exception, ils sont la règle !
« Les lois ne font plus les hommes Mais quelques hommes font la loi » Balavoine avait 20 ans d'avance.
http://www.jesuisencolere.com
à magaliesimon
De Argos
06H32 | 24/07/2008 |
Vous trouvez surprenant que le président ait trouvé (d'ailleurs pas pour la première fois d'ailleurs) un subterfuge pour faire profiter un de ses amis des largesses de l'état quant nous devons, NOUS, faire des efforts pour sauver le pays de la faillite ?
Quand je dis « largesses de l'état » je sais bien que c'est une banque privée qui est condamnée à payer … mais soyez certains que l'état (nous) va compenser cet ordre de l'Elysée transféré par Bercy.
le DROIT des uns et les DEVOIRS de nous tous ! ! !
De compte supprimé 22 janvier
17H06 | 23/07/2008 |
Bravo Monsieur Sarkozy, vous avez préservé le pouvoir d'achat de Monsieur Tapie.
A quand le nôtre ?
De barbara44
rédactrice | 17H12 | 23/07/2008 |
Ne m'appelez pas Madame Tapie, on me l'a déjà faite…
Je ne prétend pas comprendre grand chose à cette histoire, mais le bonhomme est « intéressant », renaissant chaque fois de ses cendres… De chanteur d'occase à trader, de pigeon plumé ou de gros poisson friqué à ministre de la ville, d'entôlé à commissaire de série télé, quel ressort ! A tout prendre, je crois que je ferais plus confiance à Tapie qu'aux banques,celles-là je les ai vues clouer au sol des compagnies saines, à commencer par l'ancienne et regrettée compagnie d'aviation Swissair, et j'attends avec intérêt, mais sans aucune espérance ce qu'elles vont faire d'Alitalia, Olympic et Air France !