Ribéry, Benzema : la majorité sexuelle, comment ça marche ?
Karim Benzema, Franck Ribéry et le beau-frère de ce dernier sont mis en examen depuis mardi 21 juillet. Restés libres, ils risquent trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.
Ce qu’on reproche aux footballeurs et au troisième homme s’appelle en droit « sollicitation de prostituée mineure ». C’est donc parce que Zahia avait 16 ans au moment des faits mais aussi parce qu’elle faisait payer ses services qu’ils sont inquiétés par le juge d’instruction Dando. Peu importe par exemple l’écart d’âge entre Zahia et Benzema (qui nie les faits), qui avait alors 18 ans et était seulement de deux ans son aîné.
Les relations avec des prostitués ne sont pas interdites en France (seul le racolage et le proxénétisme le sont), sauf quand le ou la prostitué(e) a moins de 18 ans. L’article 225.12.1 du code pénal dispose en effet :
« Le fait de solliciter, d’accepter ou d’obtenir, en échange d’une rémunération ou d’une promesse de rémunération, des relations de nature sexuelle de la part d’un mineur qui se livre à la prostitution, y compris de façon occasionnelle, est puni de trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. »
C’est pour cette raison que toute la défense s’arc-boute sur le fait que la jeune femme a reconnu, à plusieurs reprises, avoir caché le fait qu’elle était mineure.
Plusieurs avocats interrogés estiment que les cas de racolage impliquant des mineures sont plutôt rares.
Si Zahia n’avait pas facturé ses prestations, Karim Benzema, de deux ans son aîné, n’aurait pas été poursuivi à la demande du parquet. Ribéry, qui avait dix ans d’écart et dont elle a manifestement été le cadeau de 26e anniversaire, pas davantage. Parce que les relations sexuelles non tarifées entre un adulte et une mineure de plus de 15 ans sont légales : c’est ce qu’on appelle la « majorité sexuelle ».
A l’inverse, en dessous de 15 ans, le code pénal dit ceci à l’article 227-2 :
« Le fait, par un majeur, d’exercer sans violence, contrainte, menace ni surprise une atteinte sexuelle sur la personne d’un mineur de 15 ans est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. »
Au-delà de 15 ans, un adulte ne pourra être poursuivi pour des relations sexuelles avec un mineur seulement si il ou elle (l’adulte) a une relation d’autorité avec le mineur. Explications à l’article 227-27 :
« Les atteintes sexuelles sans violence, contrainte, menace ni surprise sur un mineur âgé de plus de 15 ans et non émancipé par le mariage sont punies de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende :
- Lorsqu’elles sont commises par un ascendant légitime, naturel ou adoptif ou par toute autre personne ayant autorité sur la victime ;
- Lorsqu’elles sont commises par une personne qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions. »
Enfin, si deux mineurs ont des relations sexuelles entre eux en-dessous de 15 ans, rien n’est prévu par la loi.
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D’accord sur le paramêtre purement juridique.
Il s’agit néanmoins de remettre en perspective le fait qu’on a ici l’idole de beaucoup de jeunes (et d’une ville entière) qui pour son anniversaire, se payer... une pute.
Voilà les héros de notre époque (j’ai exactement l’âge de Ribéry). Voilà pourquoi je suis content d’avoir eu comme héros, enfant, des musiciens et pas des sportifs. Parce que les musiciens - pour la plupart - travaillent pour le public ; leur nombril n’est pas leur horizon et ils savent qu’ils restent soumis au bon vouloir de leurs spectateurs.
Rarement, hélas, j’entends des interviews d’avant- ou d’après-match pendant lesquelles des sportifs annoncent que leur objectif c’est de faire plaisir au public.
C’est pourtant leur seul intérêt, leur seul « service rendu » à la société. Celui de divertir les foules, de les faire vibrer, de leur faire vivre des émotions ; et il est possible d’en vivre, des émotions en suivant un match de tel ou tel sport.
Mais contrairement aux artistes, les sportifs semblent ne pas comprendre ça : ils sont focalisés sur la victoire, la victoire, la victoire. Certes, c’est celle-là qui apporte le plus de plaisir (encore que les fans de sport pas crétins apprécient les beaux moments même de leur adversaires du jour) ; mais je trouve que les sportifs (les footeux surtout, d’ailleurs) oublie tout ça ; et alors la victoire n’est pas pour le plaisir de leur supporters mais simplement un paramètre positif dans la suite de leur carrière.
...
Et je ne parle pas du fric...




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