30/05/2010 à 11h02

Pourquoi la guerre des Corée n'aura pas lieu

Pierre Haski | Cofondateur Rue89


Le premier ministre sud-coréen Lee Myung-bak assiste à une cérémonie en hommage aux marins du Cheonan (Jung Yeon-je/Reuters)

Le conflit redouté entre la Corée du Sud et la Corée du Nord n’aura pas lieu. En tout cas, pas immédiatement. Il y a certes eu ces derniers jours une brusque montée des tensions dans la péninsule, l’un des derniers lieux du globe où règne une ambiance digne de l’époque de la guerre froide, sans pour autant déboucher sur une guerre « chaude » : les « ingrédients » ne sont pas tous là. Explications.

Techniquement, évidemment, la guerre n’a jamais cessé. L’armistice de 1953 qui a mis fin à trois ans d’affrontements terribles, n’a jamais été suivie d’un traité de paix, et donc, depuis plus d’un demi siècle, la guerre n’est que suspendue, pas terminée.

Et il suffit de visiter la zone démilitarisée de Panmunjon, le point de contact entre les deux Corées, pour s’en convaincre. Si vous avez aimé Checkpoint Charlie, à Berlin, au plus fort de la guerre froide, vous adorerez Panmunjom, avec son face-à-face explosif et sa mise en scène guerrière.

La Corée du Sud accuse Pyongyang d’avoir coulé le Cheonan

Pour autant, il n’y a pas de « logique de guerre », pour reprendre la formule de Mitterrand lors de la première guerre du Golfe, car elle ne serait dans l’intérêt d’aucun des protagonistes, surtout pas des deux « parrains » de la région, la Chine et les Etats-Unis.

Il y a malgré tout une nouvelle et authentique crise, provoquée par la destruction, le 26 mars, de la corvette sud-coréenne Cheonan, qui a coulé en emportant avec elle 46 de ses 104 membres d’équipage. Un acte de guerre pour lequel le gouvernement de Séoul a formellement accusé la Corée du Nord, ce que celle-ci a formellement nié samedi.

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Pourquoi la division entre les deux Corée ?

La Corée est un seul pays artificiellement séparé, mais qui partage une longue histoire commune, une même langue, et une identité très forte. Le Vietnam par les armes, et l’Allemagne par la diplomatie, ont surmonté de similaires divisions arbitraires imposées par l’histoire ; pas la Corée, qui vit en 2010 comme si la guerre froide n’avait pas pris fin.

C’est pourtant ici qu’elle commença. La guerre de Corée, en 1950, fut le premier conflit d’une guerre froide qui ne fut pas si froide que ça. Pendant trois ans, les Occidentaux d’un côté, se battant sous le drapeau de l’ONU mais en fait sous leadership américain, et le camp communiste se sont affrontés dans une guerre cruelle.

Il verra l’entrée en scène de la Chine à peine conquise par Mao Zedong (qui perdit un fils dans cette guerre) et encore alliée docile de Staline. Et annoncera bien d’autres guerres, en Asie et ailleurs, opposant deux blocs qui n’osaient pas s’affronter directement.

La fin des combats, en 1953, figea la ligne de démarcation au niveau du 38e parallèle nord, ouvrant un face à face dangereux et durable, avec Séoul, la capitale du Sud, à 45 kilomètres seulement des premières lignes nord-coréennes.

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Quel est le rapport de force entre le Sud et le Nord ?

Entre le Nord et le Sud, l’histoire a été cruelle. Deux régimes dictatoriaux à l’origine :

  • l’un, stalino-mégalo, sous l’égide de Kim Il-sung, qui a élaboré un calendrier officiel démarrant avec sa naissance, et qui demeure chef de l’Etat en titre seize ans après sa mort, même si c’est son fils qui est aux commandes, et demain peut-être son petit-fils.
  • l’autre, dictature militaire plus classique, pas moins brutale, protégée par des bases américaines et intégrée à la stratégie de « containment » (« endiguement ») du communisme.

A ces points de départ comparables, on trouve une immense différence à l’arrivée, un demi-siècle plus tard :

  • La Corée du Sud est devenue démocratique après avoir chassé ses généraux dans les années 80. Surtout, elle est devenue l’une des puissances émergentes de ce nouveau monde, la treizième économie mondiale.
  • La Corée du Nord n’a pas bougé d’un pouce. Son économie est exsangue, alors qu’elle avait connu des débuts plus rapides que celle du Sud, comme en témoigne la modernité très années 70 de Pyongyang, sa capitale. La RDPK, son nom officiel, a enduré ces dernières années famine et pénuries dramatiques, et dépend pour sa survie du soutien matériel chinois.

Militairement, la Corée du Nord reste dans la course

Avec près de 50 millions d’habitants au Sud, et un peu moins de la moitié au Nord, le rapport de force économique et démographique est totalement en faveur de la Corée du Sud.

Seul le terrain militaire reste celui sur lequel le Nord reste dans la course, avec, officiellement la « cinquième armée » au monde (souvenez-vous, l’Irak était la « quatrième »...), comme en attestent les tirs de missiles et surtout son accession au seuil nucléaire depuis son premier essai confirmé de 2006.

Même si on peut légitimement s’interroger sur le niveau d’équipement et de motivation réel d’une armée d’un pays reclus et démuni.

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Pourquoi ce regain de tension entre les deux Corée ?

Les « pyongyanologues », l’équivalent pour la Corée du Nord des « kremlinologues » d’autrefois, s’interrogent sur ce qui a poussé Kim Jong-il à déclencher cette nouvelle crise, si c’est bien lui qui en a pris l’initiative.

L’une des hypothèses est qu’elle s’inscrit dans les grandes manoeuvres de succession à la tête de la Corée du Nord. Kim Jong-il, qui avait succédé à son père, créant ainsi la première dynastie communiste, suivie depuis par Cuba et les frères Castro, a subi une attaque cérébrale qui l’a affaibli il y a deux ans. Il a retrouvé une partie de ses capacités, et on l’a vu récemment en visite en Chine.

Il souhaite imposer son troisième fils, Kim Jong-un, 27 ans. Mais cette décision serait loin de faire l’unanimité dans le cercle du pouvoir nord-coréen, selon des informations parvenues à Séoul.

La stratégie de la tension serait ainsi destinée à resserrer les rangs à Pyongyang, pour imposer le jeune Kim en position de dauphin. C’est lui, semble-t-il, qui a été laissé aux commandes lorsque son père a effectué son récent périple en Chine.

Jusqu’ici, la Corée du Nord avait surtout utilisé la menace et la destabilisation avec des objectifs plus prosaïques : obtenir des contreparties matérielles substantielles, et des garanties de sécurité pour le régime.

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Comment expliquer l’attitude de la Chine ?

Dans l’équation régionale, il est un pays-clé : la Chine. Historiquement, elle a été très engagée au côté de la Corée du Nord, initialement sur ordre de Staline à Mao (avant la brouille sino-soviétique), et reste le seul vrai soutien de Pyongyang.

Un soutien très critique, en privé, car les dirigeants de Pékin ne mâchent pas leurs mots contre le pouvoir nord-coréen.

Mais la Chine ne veut pas voir disparaître la RPDK à ce stade, de peur de voir arriver à sa frontière une Corée réunifiée abritant toujours des troupes américaines. Pour cette raison, elle lui assure le minimum vital : carburant, électricité, ravitaillement...

Pas question pour la Chine de laisser une guerre éclater

Cependant, ce dont Pékin veut encore moins, c’est d’une source d’instabilité dans sa zone d’influence. Concentrée sur son développement économique, elle n’a aucune intention de laisser éclater une guerre impliquant nécessairement les Etats-Unis à moins d’une heure de vol des côtes chinoises.

Elle ne donnera pas à la Corée du Nord les moyens de mener un tel conflit, et usera au contraire de son influence -qui est forte- pour l’empêcher.

Pour autant, elle ne rejoindra pas les Etats-Unis dans une condamnation franche de la Corée du Nord. Elle a choisi une approche plus discrète, tentant de convaincre Pyongyang de suivre son modèle : un développement économique rapide dans un cadre autoritaire permettant la survie du régime et des intérêts personnels de ses dirigeants.

Pour cela, elle a lancé l’équivalent d’un « plan Marshall » pour la Corée du Nord. Mais les premières tentatives de réformes capitalistes, touchant en particulier à la monnaie, ont été loin d’être un succès.

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Alors, la guerre ?

Il ne pourrait y avoir que deux scénarios de guerre dans la péninsule coréenne.

  • Le premier serait un geste suicidaire du régime de Pyongyang : perdu pour perdu, autant partir dans un feu d’artifice emportant avec lui l’ennemi du Sud. Ça ne cadre pas avec les efforts que fait Kim Jong-il pour léguer le pouvoir à son fils.
  • Le second serait une tentative du Sud d’imposer la réunification par la force. Il ne tient pas la route non plus, car les Etats-Unis, fortement implantés au Sud, ne se laisseront pas entraîner dans une guerre qu’ils n’auront pas décidée et alors qu’ils sont engagés en l’Irak et en Afghanistan.

Un dernier argument : la Corée du Sud sait que la réunification éventuelle aura un coût financier considérable. En 1991, j’avais été invité à une conférence, à Séoul, destinée à analyser le processus de réunification de l’Allemagne. Et un expert américain avait fait le calcul de ce que coûterait à la Corée la transposition de ce que l’Allemagne de l’Ouest avait payé pour redresser l’ex-RDA.

Le chiffre avait fait frémir les Sud-Coréens, qui ne sont pas pressés de récupérer leurs frères oubliés du Nord, même s’ils préfèreraient avoir un voisin moins turbulent et moins imprévisible.

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  • thegunner92
    thegunner92
    Etudiant
    • Posté à 12h55 le 30/05/2010
    • Internaute 109374
      Etudiant

    Rien à dire, bravo pour cet article. Le premier article francophone qui traite ce sujet avec sérieux.

    • PoG
      PoG répond à thegunner92
      Etudiant.
      • Posté à 13h08 le 30/05/2010
      • Internaute 70681
        Etudiant.

      Pas mieux. Comme d’habitude, Pierre Haski fait dans la qualité ! Merci à vous.

  • A déménagé le 9-8
    • Posté à 12h55 le 30/05/2010
    • Internaute 5710

    La guerre décorée peut continuer, elle. Merci pour pour toutes les brutes galonnées de la planète.

  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 23h29 le 30/05/2010
    • 49273
      Petit agité

    Bon article qui vient compléter la chronique de Bernard Guetta du 25 mai.

    résumé :

    Les Etats-Unis n’ont aucune envie de se lancer dans un nouveau conflit alors qu’ils sont embourbés où l’on sait, la Chine ne veut pas d’une Corée réunifiée qui modifierais à terme les rapports de force en Asie, ni d’un conflit impliquant les américains à ses frontières, la Corée du sud ne veut pas payer pour la reconstruction du Nord, et la Corée du Nord sait qu’elle sortirait perdante d’un affrontement militaire.

    Bref, personne ne veut de ce conflit et Pyongyang aurait provoqué cette crise dans le but de monnayer l’apaisement contre des aides.

  • argiope
    argiope
    chatouille ou pique, c'est selon
    • Posté à 13h31 le 30/05/2010
    • Internaute 34103
      chatouille ou pique, c'est selon

    (source : 24heures)

    Avant, le mur de Berlin et le rideau de fer qui coupait l’Europe et séparait les peuples.
    Maintenant, Corée.
    Mais aussi Israël-Palestine, Etats-Unis-Mexique.
    Le fric semble traverser les barrières plus facilement que les hommes.

    • Pi.K
      Pi.K répond à argiope
      Vilain Parisien
      • Posté à 13h54 le 30/05/2010
      • Internaute 105016
        Vilain Parisien

      N’oublions pas, près, si près de chez nous, le mur Irlande-Irlande de Belfast. Voilà pour le petit HS.

      À part ça, je me joins aux autres commentateurs pour louer l’article, jusqu’ici le plus complet que j’aie lu dans la presse francophone.

    • silver777
      silver777 répond à argiope
      tourisme
      • Posté à 17h46 le 30/05/2010
      • Internaute 86256
        tourisme

      Maintenant, Corée... il faut relativiser quand même.
      ça fait quasi 60 ans !

    • Boris Carrier
      Boris Carrier répond à argiope
      cogito ergo sum
      • Posté à 22h06 le 30/05/2010
      • Internaute 67367
        cogito ergo sum

      Bien vu. Les murs pourvus de barbelés entre les peuples sont la honte de l’humanité. Les marchandises, elles, ont droit à la si prisée « libre circulation »...

      peste de civilisation matérialiste et consumériste !

  • Duc du Granlac
    Duc du Granlac
    Républicain
    • Posté à 13h35 le 30/05/2010
    • Internaute 86373
      Républicain

    merci pour l’article

  • shk
    shk
    étudiante
    • Posté à 13h45 le 30/05/2010
    • Internaute 115827
      étudiante

    Petite rectification : le titre du chef d’Etat en Corée du Sud est le « président » et non pas « le premier ministre » comme au Japon. Lee Myeong-Bak n’est donc pas premier ministre, il est président.

  • laogong
    • Posté à 13h56 le 30/05/2010
    • Internaute 27856

    Quant aux liens entre Staline et Mao, j’ai lu dans un livre très intéressant de Han Suyn des explications un peu plus compliquées :
    Mao et Staline ne se sont jamais entendus et Mao a été imposé à la tête du PC chinois malgré l’opposition du représentant du Komintern soviétique qui à la même occasion s’est trouvé relégué au rang d’observateur. Chiang Kai-Chek était un allié de Staline (son fils a d’ailleurs fait ses études en Union Soviétique) et Staline a régulièrement freiné le PC chinois pour ménager Chiang qui par ailleurs massacrait allègrement les communistes.
    Mao a viré à la fois les japonais (avec le Guomintang) puis Chiang Kai-Chek et ça embêtait plutôt Staline parce que ni Mao ni Zhou Enlai n’étaient farouchement prosoviétiques. Au contraire ils souhaitaient un rapprochement avec les Etats-Unis (si si !) pour assurer le développement économique de la Chine. Ils avaient des bons rapports avec l’administration Roosevelt mais des tenants d’une ligne plus dure contre la Chine sont arrivés au pouvoir aux Etats-Unis. Mao et Zhou essayaient quand même de ne pas se heurter frontalement aux américains.
    Dans ce contexte, Han Suyin avance que Staline aurait poussé Kim-Il-Soon à attaquer la Corée du Sud en sachant que cela provoquerait un conflit entre les chinois et les américains. Et de fait à la fin de la guerre de Corée (après la raclée des américains...) il n’y avait plus de dialogue possible entre la Chine et les Etats-Unis. De fait la Chine était obligée de se tourner vers les soviétiques pour l’aider à se développer, ce qu’elle n’avait pas voulu a priori...

    • TienTien
      TienTien répond à laogong
      impavide devant les ruines de (...)
      • Posté à 17h38 le 30/05/2010
      • Internaute 86881
        impavide devant les ruines de (...)

      Vos observations sont également corroborées (pages 205 à 207) dans la biographie de Mao publiée en 1967 sous la direction de E. Krieg dans la collection « Les Amis de l’Histoire ». La presse occidentale de l’époque présentait erronément Mao à la botte de Staline et cette erreur persiste chez beaucoup, comme en témoigne le présent article de P. Haski.

      • laogong
        laogong répond à TienTien
        • Posté à 18h44 le 30/05/2010
        • Internaute 27856

        Pour information, mes commentaires sont tirés d’une biographie de Zhou Enlai par Han Suyin. A noter que Han Suyin est chinoise de coeur mais a globalement vécu aux Etats-Unis ; elle a toutefois bien connu la plupart des dirigeants chinois (et des diplomates d’autres pays).
        Elle n’est pas farouchement pro-communiste mais elle défend l’indépendance de la Chine et sous cet angle ne cache pas son admiration pour Mao et Zhou. Son travail est toutefois extrêmement documenté et bourré d’informations (en particulier sur les liens compliqués entre Mao et le PC chinois).

         
        • TienTien
          TienTien répond à laogong
          impavide devant les ruines de (...)
          • Posté à 21h11 le 30/05/2010
          • Internaute 86881
            impavide devant les ruines de (...)

          Je possède cet ouvrage également et le classe dans les meilleurs, même si Han Suyin n’est pas historienne à proprement parler. Son livre est effectivement très très bien documenté et fort complet.
          Pour en revenir à la guerre de Corée, Mao s’était alors opposé aux points de vue des « stalinistes » Lin Piao, Li Li San et Kao Kang. Si son engagement dans cette guerre semblait rencontrer les voeux de Staline, sa trouvaille des « volontaires » lui permet de garder le contrôle et de limiter les risques de son intervention. Cette subtilité n’échappe naturellement pas à Staline, mais reste incomprise par la plupart des observateurs occidentaux.

        1 autres commentaires
    • boboland
      boboland répond à laogong
      ex-o'placard
      • Posté à 18h11 le 30/05/2010
      • Internaute 104841
        ex-o'placard

      l’article de Haski est tout à fait interessant et ainsi que plusieurs commentaires -dont le votre +++.

    • LienRag
      LienRag répond à laogong
      • Posté à 22h29 le 30/05/2010
      • Internaute 34767

      De quelle « période » de Han Suyin date le livre auquel vous faites référence ? Elle a quand même pas mal évolué avec le temps, et notamment dans ses débuts il semble qu’elle se soit fait pas mal intoxiquer par le régime en place (en réalité dans ses tout débuts elle s’était plutôt faite intoxiquer par le KuoMinTang auquel appartenait son mari) avant de prendre un peu de distance et de développer un regard un peu plus critique.

      A ce sujet son autobiographie est extrêmement intéressante en ce qu’elle a été écrite en près d’une décennie, et que comme elle alterne descriptions de son enquête sur le passé au moment où elle écrit et témoignages du passé de sa famille, on peut suivre l’évolution de sa pensée avec le cours du temps.

      • TienTien
        TienTien répond à LienRag
        impavide devant les ruines de (...)
        • Posté à 07h05 le 31/05/2010
        • Internaute 86881
          impavide devant les ruines de (...)

        L’original écrit en Anglais fut publié en 1991 ou 92, tandis que sa traduction française par François Vergne a été publiée chez Stock sous le titre « Le Siècle de Zhou Enlai “ en 1993.
        Il s’agit d’un ouvrage essentiel et très richement documenté pour quiconque voudrait comprendre la Chine de 1900 à la fin des ’70.

         
        • laogong
          laogong répond à TienTien
          • Posté à 09h00 le 31/05/2010
          • Internaute 27856

          Voilà, meric de la réponse. L’ouvrage ne témoigne pas d’une fascination extraordinaire pour le communisme en soi mais bien d’une admiration sincère pour Zhou Enlai et Mao Zedong (admiration nourrie d’abord par un sentiment nationaliste).
          Je ne dis pas que c’est « objectif », typiquement il est clair qu’Han Suyin s’attarde peu sur les conditions de vie des chinois du peuple (conditions qu’elle ne connaît pas), mais c’est un très bon document sur les jeux de pouvoir et les intrigues diplomatiques qui permet de repositionner les différents acteurs.
          Ca permet de sortir de la vision un peu niaiseuse type communiste chinois=Mao=Staline=etc...

        1 autres commentaires
  • vik75
    • Posté à 14h10 le 30/05/2010
    • Internaute 89761

    bravo rue89 ! un article tres intéréssant qui fait honneur à la redaction^^

  • Thermidorien
    Thermidorien
    Journaliste précaire
    • Posté à 14h22 le 30/05/2010
    • Internaute 103972
      Journaliste précaire

    Lors de mes études à l’étranger (Canada), j’ai rencontré un certain nombre de Coréens (du Sud, évidemment). Et contrairement à ce qu’annonce l’article, tous avaient l’air impatients de voir une Corée réunifiée.

    Enthousiasme naïf de la jeunesse ? Probable certes, d’autant plus que d’après les discussions que j’ai eu avec eu (certains étant de très bons amis à moi), j’ai eu l’impression qu’ils ne comprenaient pas vraiment quelles seraient les difficultés économiques et sociales liées à la réunification. Quand on voit le demi-échec Allemand (la RDA étant alors le joyaux du Bloc de l’Est), j’ai personnellement du mal à voir comment la Corée du Nord, qui subit famine sur famine et où l’économie a régressé par rapport au niveau des années 50, pourrait rattraper le niveau du sud.

    Alors, peut-être que dans les hautes sphères sud coréennes, pour des raisons évidentes, on n’est pas impatient de voir arriver les crèves la faim du nord, mais chez le citoyen lambda, j’ai l’impression que cela fait partie du messianisme national.

    • freakfeatherfall
      freakfeatherfall répond à Thermidorien
      moonchild
      • Posté à 15h22 le 30/05/2010
      • Internaute 21024
        moonchild

      il semble qu’il y ait malgré tout un certain racisme envers les coréens du nord, si tu lis l’anglais :

      Lien

      edit : merde c pas le bon article, je recherche...

      • Thermidorien
        Thermidorien répond à freakfeatherfall
        Journaliste précaire
        • Posté à 20h25 le 30/05/2010
        • Internaute 103972
          Journaliste précaire

        Oui, j’ai également eu des retours à propos des difficultés qu’on les nordistes exilés à trouver un job ou même à s’intégrer dans la société. Mais là encore, j’imagine que les dissidents est-allemands souffraient des mêmes problèmes après être passés à l’ouest.

        Ce que je veux dire, c’est qu’il me semble que la réunification de la Corée fasse partie du mythe national. Il ne faut pas oublier que ça fait des siècles et des siècles que la Corée est une entité politique unie. Depuis bien plus longtemps que la plupart des pays européens.

        Ca ne veut pas dire que le pouvoir sud coréen essaie activement de favoriser la réunification, mais si jamais l’occasion se présentait, les dirigeants pourraient difficilement dire non.

         
        • Tyb
          Tyb répond à Thermidorien
          (par ici, par là)
          • Posté à 14h24 le 31/05/2010
          • Internaute 24914
            (par ici, par là)

          C’est aussi parce que dans les décennies précédentes il y a eu beaucoup d’affaire de réfugiés nord coréens qui étaient en fait des agents du régime qui ont commis des attentats en Corée du Sud, plus les enlèvements commis au Japon, plus pas mal d’incidents militaires, tout ça a pas mal entretenu une certaine paranoïa.

          Sur le fond je pense tout simplement que la Corée du Sud n’est pas si mure que ça politiquement... Dans les faits, la démocratie réelle est apparu bien plus tardivement que le dit l’article, disons 1993-1996, bien qu’on puisse se rappeler de manifestations assez intenses et tendues très récemment, et la réunification n’est peut être la préoccupation principale des gens.

        1 autres commentaires
  • Aloïs
    Aloïs
    .
    • Posté à 14h46 le 30/05/2010
    • Internaute 39938
      .

    Voilà un bon article de géopolitique qui ne néglige ni l’Histoire, ni les intérêts extérieurs des puissances en place.
    Rares sont mes compliments à votre égard M.Harski ; je vous préfère dans une analyse de l’Asie que dans celle du Moyen Orien (Iran méchant).

  • freakfeatherfall
    freakfeatherfall
    moonchild
    • Posté à 15h15 le 30/05/2010
    • Internaute 21024
      moonchild

    faut pas oublier que les coréens (du sud en tout cas) se considèrent comme un seul peuple, ce qui rend la dialectique/propagande guerrière/nationaliste beaucoup moins efficace...

  • Iv
    Iv
    Roboticien utopiste
    • Posté à 16h33 le 30/05/2010
    • Internaute 39192
      Roboticien utopiste

    Il y a aussi un petit détail technique qui rendrait une guerre très couteuse : Séoul est à 30 km de la frontière et de nombreuses pièces d’artillerie sont pointées sur elle. Elles sont camouflées, blindées, voire enterrées de telle façon que rien sauf une attaque terrestre ne peut les détruire. Dés que les hostilités commenceront, Seoul recevra une pluie d’obus.

    • Khamoon
      Khamoon répond à Iv
      Naufragée
      • Posté à 17h01 le 30/05/2010
      • Internaute 91501
        Naufragée

      A l’inverse, Pyongyang est sûrement la cible de beaucoup d’obus sud-Coréens.
      Les conséquences d’une destruction de Pyongyang seraient probablement plus importantes pour les nord-Coréens, vu l’état du pays...

      • Iv
        Iv répond à Khamoon
        Roboticien utopiste
        • Posté à 17h17 le 30/05/2010
        • Internaute 39192
          Roboticien utopiste

        De missiles, oui, d’obus non. Une pièce d’artillerie porte rarement à plus de quelques dizaines de kilomètres. Mais l’artillerie est bon marché, non-interceptable (au contraire des missiles qui peuvent etre en théorie arrêté par des anti-missiles) et rapide.

        De plus la Corée du Sud est une démocratie qui se soucie un minimum du bien être (ou au moins de la survie !) de ses citoyens, alors que le « Cher Dirigeant » Nord Coréen a déclaré qu’en cas de conflit, il suffisait d’un taux de survie de 30% de la population nord-Coréenne pour reconstruire une « nation victorieuse ».

         
        • mauser
          mauser répond à Iv
          • Posté à 17h43 le 30/05/2010
          • Internaute 4683

          Un obus de 155 mm c’est 30 à 60 km pour ceux munis d’une poussées aditionnelle
          Hors ils sont au catalogue des arseneaux chinois reste à savoir la quantitè livrè au Nord corèens
          deux vos canons sont reperè à la première salve et pulvérisé si ils ne sont pas sorti de batterie dans les 2 à 3 minutes .

          • Iv
            Iv répond à mauser
            Roboticien utopiste
            • Posté à 21h58 le 30/05/2010
            • Internaute 39192
              Roboticien utopiste

            Pyongyang est à plus de 200 kilomètres de la frontière.

            Toutes les estimations que j’ai vu font état d’un délai de 20 minutes pour détruire les pièces d’artillerie, correspondant à plusieurs milliers d’obus sur Seoul.

            • mauser
              mauser répond à Iv
              • Posté à 08h10 le 31/05/2010
              • Internaute 4683

              Vote délais de 20 minutes c’est du calcul de contrebattrie des années 1900 avec la plume et le boulier .
              De nos jours les moyens sont plus fins et rapides le plus long dans la chose c’est le pointage soit d’un autre canon soit d’un lance missile multiple.

        3 autres commentaires
    • LienRag
      LienRag répond à Iv
      • Posté à 22h37 le 30/05/2010
      • Internaute 34767

      Qui plus est, d’après une analyse stratégique que j’avais lue je ne sais plus où (mais si mes souvenirs sont bons, dans une source sérieuse), les 10 000 pièces d’artillerie nord-coréenne en question sont enterrées dans la montagne qui surplombe Séoul, et c’est justement la menace que fait peser sur cet élément de dissuasion majeur le développement des nouvelles technologies américaines de bombardement de précision (seules capables de détruire cette artillerie fortifiée) qui a poussé le régime de Pyongyang à se doter de l’arme nucléaire.

      • Iv
        Iv répond à LienRag
        Roboticien utopiste
        • Posté à 22h58 le 30/05/2010
        • Internaute 39192
          Roboticien utopiste

        Je crois qu’on donne trop de crédit à l’intelligence stratégique des dirigeants nord-coréens.

        Je veux bien la source, parce que 10 000 pièces ça me semble énorme. J’avais plutôt une centaine en tête.

        Si le sujet vous intéresse, voici une étude extrêmement détaillée pour un amateur de l’état de l’artillerie nord coréenne :
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      • mauser
        mauser répond à LienRag
        • Posté à 08h19 le 31/05/2010
        • Internaute 4683

        Les pièces en batterie dans un tunnel c’est un grand classique de la guerre en zone escarpèe .
        Posez la question aux amèricains piègès à Anzio un seul tue de 128 mm sur rail leur a coûtè très cher Mais à l’époque la précision n’avait rien à voir avec l’actuelle..
        Quant à la bombe est elle seulement au point en plus n’oubliez pas qu’il a fallu un certain temps aux français pour passer d’un gros cube enfoui sous une montagne à un engin transportable par un Mirage 4. Qui ne dépasserait pas la frontière .

  • Mon-Al
    Mon-Al
    roturière : -)
    • Posté à 10h30 le 31/05/2010
    • Internaute 24219
      roturière : -)

    A la lecture de cet excellent article, on peut voir que la position de la Chine est tout de même floue : elle a peur de « lâcher » le régime stalinien, ce qui permettrait (peut-être une réunification) et préfère le maintenir pour protéger sa frontière nord-ouest.

    Mais elle ferme quand même cette frontière pour le pas risquer d’être envahie par des hordes de nord-coréens qui fuieraient.

    Et la Corée du Sud également ne veut pas d’une éventuelle réunification qui lui coûterait aussi très cher et verrait son pays envahi par des hordes de nord-coréens qui fuieraient également leur enfer ...

    Donc ces deux pays ne veulent pas d’une ouverture pour ces malheureux affamés et abrutis par une dictature figée dans le temps. Donc, on garde le statu-quo ? Ça semble bien être en définitive le choix de tous ... sauf des nord-coréens !

  • sevinilud
    sevinilud
    GAULOIS
    • Posté à 17h52 le 30/05/2010
    • Internaute 27066
      GAULOIS

    y’en a qui doivent, en corée du nord, espérer la guerre. la population qui crève à petit feu !

  • A déménagé le 04-03-2012
    • Posté à 17h58 le 30/05/2010
    • Internaute 89071
      non connue

    Ca dépend. Si on considère qu’aujourd’hui les généraux ont le pouvoir militaire et politique, c’est vrai qu’il serait étonnant de voir un conflit éclater comme ça, venant d’une impulsion Nord Coréenne

    Par contre, Kim Jon Ill est vieux, mourant et il sent que son pouvoir lui glisse entre les doigts. Si on considère que malgré tout, il garde un pouvoir incontesté dans ses propres rangs, on peut sans risque dire que la montée des tensions peut-être également en rapport avec le fait que le dirigeant Nord Corréen ne veut que quiconque lui prenne son pouvoir, ni son fils, ni ses généraux, ni la Corée du Sud, ni les USA et surtout pas la mort.

    C’est typiquement le genre de mégalomane qui serait pret à décimer sa propre population uniquement pour se maintenir à le tête du pays. La question à se poser est : est-ce qu’il préfère voir toute sa population mourir avant lui ? Même, si Kim prépare sa succession, cela ne signifie pas que cela le réjouit.

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    Cosmique
    • Posté à 17h59 le 30/05/2010
    • Internaute 115836
      Cosmique

    Cette situation ainsi que cette photo me fait penser à une œuvre de Ligeti

    Lien

  • peuimporte
    peuimporte
    rien
    • Posté à 19h47 le 30/05/2010
    • Internaute 82257
      rien

    je suis déçu par l’article. la question posée n’est à mon avis pas la plus essentielle. on sait tous que le dictateur peut lancer sa bombe s’il le décide. le plus important à mon avis, c’est les répercutions de cette situation sur l’influence des usa dans la région. d’autre part, quelle va être la réponse de la chine à l’évènement, sachant qu’elle est pressée par les autres pays de condamner l’agresseur. enfin, il semble que la santé du dictateur soit moins bonne que ce que vous estimez.

    • utilisateur supprime le 3 11 2010
      • Posté à 22h12 le 30/05/2010
      • Internaute 111922

      Pour la santé du dictateur vous avez surement un dossier détaillé que la CIA vous a envoyé ce matin sur votre application iphone IWarCorea ? ;)

  • Neihu
    Neihu
    Habitant de Taiwan
    • Posté à 20h08 le 30/05/2010
    • Internaute 58474
      Habitant de Taiwan

    Bonsoir,

    L’article est effectivement excellent, même sil la situation de la population nord-coréenne est vue de manière quelque peu « manichéenne ».

    Tous les gouvernants asiatiques savent depuis longtemps que deux paramètres « guident » la politique, variable, de la Corée du Nord : 1) les intérêts de la dictature chinoise sans laquelle le régime nord coréen aurait du mal à exister, 2) les intérêts de la caste dirigeante de l’Etat nord coréen (qui est loin d’être monolithique) comme présentée en Europe, voire aux Etats-Unis, et aussi un peu trop dans l’article.

    L’auteur a donc raison de souligner que la dictature de Pékin, la seule au monde qui est si bien en cours auprès des gouvernements de presque tous les pays de la planète (soit dit en passant), ne cherche qu’à s’enrichir et à garder son pouvoir, même s’il commence à vaciller pour de nombreuses raisons hors sujet ici. Pour Pékin, un conflit est un DANGER MORTEL pour le régime et....pour l’économie du pays qui ralentit et qui voit le flot des délocalisations enfler..

    Le jeu politique nord coréen s’inscrit donc dans un marchandage très habile qui consiste en ceci de très simple : quand la charge sur le régime chinois de la Corée du Nord devient trop lourde (ou est jugée telle par les dictateurs de Pékin), le régime nord coréen est autorisé à faire monter la pression régionale- dans une stratégie bien huilée maintenant depuis des années afin que d’autres sources...aident le pays ! Pékin joue dans ce cas l’arbitre très hypocrite en s’attirant la reconnaissance des autres pays de la région qui veulent tous paix et stabilité.

    Dernière remarque qui ne retire rien aux travaux de l’auteur de l’article : le régime nord coréen a beaucoup investi dans les forces armées. De plus, les Coréens du nord ont des qualités scientifiques égales à leurs compatriotes du Sud ! ! Lesquels sont très doués en technologies des armes modernes dites « conventionnelles ».

    Si en Irak, l’armée de Saddam Hussein était usée par une guerre longue et sanglante avec l’Iran, et que le pays comptait peu de scientifiques militaires, ce n’est pas le cas en Corée du Nord.

    Plus simplement dit, ce n’est pas parce que certains ont surestimé (de manière intéressée) l’armée irakienne en 2003 qu’il faudrait sous-estimer celle de la Corée du Nord, d’autant que l’armée est le joyau du régime, un corps social pour lequel le régime sait être généreux et attentionné.

    L’armée est donc acquise au régime. Pour la population, les choses sont plus diverses, mais là aussi, le manichéisme est un danger pour effectuer une analyse de fond.

    Comparaison statistique n’est pas raison pratique.

    De Taipei (Taiwan)

    Bien cordialement à l’auteur

    • Thermidorien
      Thermidorien répond à Neihu
      Journaliste précaire
      • Posté à 20h51 le 30/05/2010
      • Internaute 103972
        Journaliste précaire

      La différence, c’est que là où les états-majors occidentaux présentaient l’armée irakienne comme la 4° du monde, personne ne croit vraiment que la Corée du nord possède la 4° (et non pas 5°) armée du monde.

      Toutes les analyses montrent que le pays possède principalement du matériel obsolète. Beaucoup d’équipement datant de la seconde guerre mondiale (T-34 et T-55) ou des débuts de la guerre froide (MiG-17, 23 et 29, T-62...). Le tout agrémenté de vieux matériel chinois modifié, qui - au contraire de ce que faisaient les soviétiques - n’a jamais été à la pointe du progrès ou de l’efficacité.

      Alors oui, une balle ça tue et un missile ça explose, quelque soit l’époque. Mais l’armée nord-coréenne accuse quoi qu’on en dise d’un retard assez important en matière d’équipement (ce qui n’était pas le cas pendant la guerre de Corée). Ajoutons que même si l’armée est chouchoutée, personne ne sait si elle dispose d’assez de ressources pour être ravitaillée pendant une campagne militaire (notamment de pétrole, dont l’ensemble des réserves provient de Chine).

      • mauser
        mauser répond à Thermidorien
        • Posté à 08h27 le 31/05/2010
        • Internaute 4683

        C’est le dilemen de ces inventaires un char c’est un char mais un T62 face à un Abraham c’est une Deudeuche contre une porsche sur autoroute.
        Pour les stock de pètrole ne vous inquitez pas l’armnée nordiste n’aurait même pas le temps de finir ses stocks en place.

    • Jarahueca
      Jarahueca répond à Neihu
      Sur l'Equateur
      • Posté à 11h50 le 31/05/2010
      • Internaute 112257
        Sur l'Equateur

      Entierement d’accord avec vous.

      Pyongyang est une marionnette que Beijing manipule dans un but bien precis : marchandage du Taiwan, re-evaluation du RNB, etc.

      Et d’ailleurs, aussi faible soit l’armee Nord-Coreenne, personne n’a interet a un conflit qui deraillerait la croissance dans la region.

  • Avatar
    Avatar
    Cosmique
    • Posté à 20h41 le 30/05/2010
    • Internaute 115836
      Cosmique

    Et aussi à une chanson de Boris Vian

    Lien

  • utilisateur supprime le 3 11 2010
    • Posté à 22h10 le 30/05/2010
    • Internaute 111922

    Très bonne analyse, c’est rare d’en voir des comme cela de nos jours !

  • peuimporte
    peuimporte
    rien
    • Posté à 00h20 le 31/05/2010
    • Internaute 82257
      rien

    l’auto-satisfaction des français est une réelle faiblesse. votre problème.

  • normandave
    normandave
    petite main d'un SIG
    • Posté à 00h46 le 31/05/2010
    • Internaute 75239
      petite main d'un SIG

    Il y a eu depuis quelques développements dont l’auteur n’avait sans doute pas connaissance : tout d’abord, les restes de la torpille ont été retrouvés autour de l’épave de la corvette, et identifiés avant d’être présentés à la presse. Il s’agissait d’une torpille d’origine chinoise, avec des marquages classiques de la corée du nord.
    Ensuite des bruits ont filtrés de la frontière faisant état du retour en héros de l’équipage d’un sous marin. L’opération aurait été décidée en représailles d’un accrochage entre les deux marines en novembre 2009
    Bruits difficilement vérifiables, mais si c’est exact, il semble que la Corée du Nord ait été un peu dépassé par le bilan des pertes, car elle n’a pas revendiqué l’opération
    Même si personne n’est dupe.

    • mauser
      mauser répond à normandave
      • Posté à 08h54 le 31/05/2010
      • Internaute 4683

      Dépassée par les pertes sud coréennes ?
      A vote avis une torpille qui touche une unitè moyenne cella ne fait pas juste un trou dans la coque pour faire entrer l’eau doucement dans le navire
      Les torpilles modernes ne touchent même pas le plus souvent le bateau elles explosent sous sa quille le brisant en deux .
      Il faut avoir vu les films d’essais pour le croire..
      La seule chose qui me chiffone ce sont les images entraperçues
      Ce serait la proue qui aurait coulèe alors que généralement l’on vise le compartiment machine bien plus délicat à cloisonner .
      A moins que le Sud mente lui aussi et ayant repèré le submersible décide de l’intimider . Une passe pleinne vitesse sur lui .
      Juste pour bousiller les sonars passifs et leurs servants les oreilles d’or , sans eux l’engin ne sert plus à rien ou presque .
      L’autre commandant avec ses instructions tente un tir de face et la patatras une grosse part de le proue se détache et coule .
      Et bien trop vite pour que les marins puissent évacuer les compartiments étanches qui sont fermès dans ce enre de situations.

      • normandave
        normandave répond à mauser
        petite main d'un SIG
        • Posté à 21h24 le 31/05/2010
        • Internaute 75239
          petite main d'un SIG

        Dans le cas d’une torpille c’est le sonar actif de celle-ci qui déclenche l’exposition. Et les sismographes locaux ont enregistré une explosion de magnitude 1.5, ce qui correspond à 200kg de TNT, soit la charge explosive d’une torpille
        Il reste néanmoins des éléments étranges dans cette histoire, par exemple la disparition d’un hélicoptère lynx (de lutte anti-sousmarine ?) avec 4 passagers à bord, et le meurtre d’un garde sud coréen, le tout la meme nuit.
        Mais il y a peu d’indications indiquant une duperie de la part de la corée du sud.

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