
Le droit à l'oubli numérique, un casse-tête juridique
Il n'est pas facile de se faire oublier sur le Net. Exemple : un adolescent laisse un commentaire grossier sur un blog. Quelques années plus tard, il cherche un emploi, et un employeur auquel il a envoyé son CV a l'idée de « googler » son nom et tombe dessus. Autre exemple : un homme sort de prison, parvient à retrouver une vie normale ; mais son passé reste affiché aux yeux de tous sur divers sites…
Internet, dit-on, est un média « de flux » ; c'est oublier que c'est aussi un média de stock : à la différence des archives des journaux, les informations sur Internet restent visibles de façon permanente, comme gravées dans le marbre. Et peuvent empoisonner la vie de nombreuses personnes. D'où l'idée d'instaurer un « droit à l'oubli numérique ». Une belle idée dont la mise en application est un effroyable casse-tête.
Pour tenter de le résoudre, deux sénateurs, Yves Détraigne (MoDem) et Anne-Marie Escoffier (PRG), ont déposé au Sénat une proposition de loi. De son côté, Nathalie Kosciusco-Morizet, sécrétaire d'Etat chargée de la Prospection et du Développement de l'économie numérique, lui consacre un atelier de travail, demain, dans un amphithéâtre de Sciences-Po Paris. Objectif :
« Faire émerger des propositions concrètes
pour améliorer la protection de la vie privée des citoyens sur Internet. »
Qu'entend-on par « droit à l'oubli numérique » ?
Internet, explique sur le site Neteco Denis Ettighoffer, fondateur d'Eurotechnopolis Institut, est doté de ce qu'on appelle une mémoire éidétique, une mémoire totale. Tout y est préservé : bons et mauvais souvenirs, erreurs passées, écrits qu'on aimerait renier… Un véritable défi pour les libertés publiques :
« L'homme numérique doit pouvoir compter sur la loi pour faire effacer des données sur le Net qui pourraient être attentatoires à son intégrité morale, à sa liberté individuelle, à celle de sa famille, qui limiteraient ou tenteraient d'influencer ses activités privées, publiques ou professionnelles. »
Pour Bernard Benhamou, délégué aux usages d'Internet, et animateur de l'atelier de jeudi :
« Il est important que des informations laissées sur le réseau de manière volontaire ou involontaire par des individus puissent rester sous leur contrôle. »
Les internautes sont souvent à l'origine du problème qui va les rattraper, lorsqu'ils diffusent sur leurs blogs ou sur leur page personnelle Facebook des informations intimes. Mais le problème va au delà des simples indiscrétions volontaires : de nombreuses entreprises ont un intérêt commercial à collecter des données nominatives pour les exploiter, souvent sans l'assentiment des personnes concernées.
La question du droit à l'oubli est également liée à la lutte contre de la délinquance, dans des formes plus ou moins nouvelles : traçage d'internautes, fichage, diffamation, non-respect de la vie privée… Même si Internet n'est pas une zone de non-droit, policiers et magistrats ne sont pas forcément formés et outillés.
Quelles sont les bases juridiques du « droit à l'oubli » ?
« Les lois européennes sont claires. On ne peut utiliser les informations personnelles d'un individu sans son consentement préalable. » Le principe est posé par Viviane Reding, commissaire européenne chargée de la Société de l'information et des Médias.
Un des éléments importants de la directive du 24 octobre 1995 sur la protection de la vie privée est que les responsables de fichiers ne doivent pas conserver des données personnelles au-delà de la période nécessaire à leur traitement. Par exemple, les fournisseurs d'accès ne doivent pas stocker pendant plus d'un an les adresses IP de leurs clients.
En France, ces dispositions ont été ajoutées à la Loi informatique et liberté du 6 janvier 1978. Un site qui conserverait des données nominatives au-delà de la période qu'il a déclarée lors de l'inscription de l'internaute encourt des sanctions pénales.
Le respect du droit à l'oubli passe aussi par la négociation : depuis avril, des discussions ont été entamées entre la Commission européenne et le géant des moteurs de recherche Google. Ce dernier a accepté de fixer à un an la durée de stockage des données personnelles alors que la Cnil et ses homologues européens préconisent une période de 6 mois au maximum.
Que prévoit la proposition de loi des deux sénateurs ?
Les deux sénateurs prévoient un volet formation (à l'école) sur les usages d'Internet. Et de conférer à l'IP le statut de « donnée à caractère personnel ». D'obliger les sociétés à fournir une information claire sur la durée de conservation des données personnelles et à « sécuriser » les données collectées pour empêcher leur fuite.
Dans la proposition des deux élus, le droit d'opposition à la collecte de données personnelles devient un droit à la suppression de ces données, sans frais, et par voie électronique. Jusque là, les responsables des sites pouvaient exiger que les demandes de ce type passent par le courrier postal, afin de décourager les personnes concernées.
La proposition de loi prévoit également la possibilité de « tracer » les données personnelles en possession d'un site : le responsable devra être capable de justifier de l'origine des données, ce qui permettra de remonter au fichier d'origine.
Par ailleurs, les sanctions financières de la Cnil seraient doublées (jusqu'à 600 000 euros), et il serait plus aisé de saisir la justice en cas d'impossibilité pour les personnes d'exercer leur droit à la suppression des données.
Quels sont les obstacles ?
Plusieurs problèmes semblent encore très difficiles à résoudre. On peut en mentionner deux :
-
Le copié-collé. Même si l'internaute parvient à faire supprimer des données personnelles sur un site, il se peut que ces informations aient été transmises ou recopiées ailleurs. Comment les retrouver toutes ? Cela devient très difficile à vivre, par exemple en cas de diffamation : même si le site « source » est condamné et retire l'article litigieux, il est fréquent que le texte ait été « copié-collé » par de nombreux sites ou blogs.
-
L'internationalisation. De nombreux pays ne reconnaissent pas le droit à l'oubli : ainsi, comme le remarquent les Echos, « les informations collectées par Google ou Facebook, dont le siège social est installé aux Etats-Unis, peuvent rester stockées indéfiniment ».
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De ysengrimus
19H23 | 11/11/2009 |
L'ignorance ouverte de ce droit à l'oubli numérique fonde la réalité actuelle du cyber-anonymat. Le cyber-anonymat a des raison qu’il faut décrire...
http://ysengrimus.wordpress.com/2008/11/29/le-cyber-anonymat-symptome-pu...
… qu’il faut COMPRENDRE, en fait…
Paul Laurendeau
à ysengrimus
De elLolo
20H25 | 11/11/2009 |
« qu’il faut COMPRENDRE »
Effectivement, le premier effort est de réussir à vous comprendre. Quel style chiant. Rien n'est épargné au lecteur pour essayer de donner de l'épaisseur à un machin creux.
Je vais faire court : je suis favorable à l'anonymat sur le net pour permettre plus de liberté de parole. Je ne suis par contre pas choqué par l'idée que des services de l'État aient les moyens de remonter à l'origine de quelqu'un qui se cache sous un pseudo. Cela me paraît normal pour éviter des cas manifestes de diffamation (entre autres choses).
L'absence d'anonymat va simplement amener à un langage aseptisé digne de nos pires hommes politiques. Tout le monde aura peur de s'exprimer.
à elLolo
De ysengrimus
22H48 | 11/11/2009 |
On "comprend" surtout ici l'énergie que vous investissez à protéger votre droit d'injurier impunément... et, sans ironie aucune (car j'ai bien rigolé), on regrettera votre aptitude à bien faire rire... quand le cyber-anonymat tombera (car il est foutu à moyen terme, vous vous en avisez, j'espère)...
Paul Laurendeau
à ysengrimus
De philippe.edmond
unvoyageauliban.bafweb.com | 01H00 | 12/11/2009 |
Il faut aussi un peu de bon sens,
du point de vue des internautes pour ne pas tout dire sous leur nom et pour utiliser un pseudonyme quand il le faut,
et du point de vue des recruteurs pour chercher des personnalités plus que des lavettes bien lisses.
Churchill était alcoolique, mais bien meilleur pour son Job que Chamberlain.
à ysengrimus
De ALLAIN JULES C@MMUNICATION
23H37 | 11/11/2009 |
Le Net a pourri ma vie.
http://allainjules.wordpress.com/
De pablico
09H49 | 12/11/2009 |
pour l'instant c'est comme un tatouage.. fini le droit à l'oubli..
beaucoup n'en en pas conscience..
que vous soyez acteur, ou témoin malgré vous. C'est le tatouage qu'on ne peut pas cacher sous une petite culotte.....
cela peut faire froid dans le dos..
la question qui va se poser :
sera-t-il plus facile de changer de nom, que d'effacer un pan de vie (même vécu malgré soi) sur internet?
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 19H42 | 11/11/2009 |
¤ Pour Bernard Benhamou, délégué aux usages d'Internet, et animateur de l'atelier de jeudi :
« Il est important que des informations laissées sur le réseau de manière volontaire ou involontaire par des individus puissent rester sous leur contrôle. »
- Il va de soi que c'est là l'essentiel !
Hélas, ce n'est pas avec un Gouvernement avide de contrôles tout azimut et atteint d'une frénésie de création de fichiers divers qu'on pourra prétendre à avoir simplement une paix royale.
* Il faudrait que les "pseudos" deviennent vraiment inviolables, mais là, franchement...il ne faut pas rêver.!
PS : Les gens s'étant rendu coupables de petits délits qui auraient justifié un séjour en prison, n'ont guère de chance non plus de voir oublier leur faute,
- même s'ils en ont réglé l'addition à la société !
De Pierrrrre
19H41 | 11/11/2009 |
« pas facile de se faire oublier sur le Net »
► Moi, je m'en fous,
je m'appelle Pierre Dupont.
à Pierrrrre
De Disciple ressucité
Tiens, il pleut. | 19H51 | 11/11/2009 |
Pierre Dupont, c'est toi ?
Tu caches bien ton jeu, foutre-dieu !
Le chant des ouvriers de Pierre Dupont :
"...Nos bras sans relâche tendus,
Aux flots jaloux, au sol avare,
Ravissent leurs trésors perdus,
Ce qui nourrit et ce qui pare :
Perles, diamants et métaux,
Fruits du coteau, grains de la plaine ;
Pauvres moutons, quels bons manteaux
Il se tisse avec notre laine !
Quels fruits tirons-nous des labeurs
Qui courbent nos maigres échines?
Où vont les flots de nos sueurs?
Nous ne sommes que des machines.
Nos Babels montent jusqu’au ciel,
La terre nous doit ses merveilles
Dés qu’elles ont fini le miel,
Le maître chasse les abeilles.."
Eh ben, si on m'avait dit...
à Disciple ressucité
De Pierrrrre
20H22 | 11/11/2009 |
« Le chant des ouvriers de Pierre Dupont :»
► Je peux vous en donner les derniers vers,
écrits rien que pour vous:
«....
Mais au bout de ma tourmente,
Horizon qui se dégage,
M’en vais tourner la page,
Plus jamais ne me lamente,
Liberté me tend la main,
J'en ferai mon lendemain
Libéral vais devenir,
Prendre mon destin et choisir,
Etre mon propre patron,
Plus être pris pour un con,
Merci à ce mur d’être tombé,
Et me permettre de changer....»
à Pierrrrre
De Disciple ressucité
Tiens, il pleut. | 20H40 | 11/11/2009 |
Je ne sais ce que je vais faire de ces quelques vers, sans doute les remettre d'où ils viennent.
à Disciple ressucité
De Pierrrrre
22H14 | 11/11/2009 |
► en vers et contre tout,
Ils ressortiront de terre
Vous ne pourrez rien n'y faire,
Même à remettre le mur debout,
C'est la liberté qu'ils préfèrent,
A vos goulags sans lumière.
à Pierrrrre
De Disciple ressucité
Tiens, il pleut. | 10H08 | 12/11/2009 |
C'est rigolo on dirait un jeu vidéo, "worms".
A la fin je pense à Richepin, poète.
à Pierrrrre
De Emilande
précaire | 06H13 | 12/11/2009 |
Même avec un nom courant, on retrouve certaines coordonnées. Je viens de taper sous google un Bernard Martin que je connais, avec le nom de la ville où il habite, j'ai lu, entre autre, son numéro de téléphone et ses derniers commentaires sur un site qu'il fréquente régulièrement où il s'exprime sous son vrai nom. J'ai ainsi appris des choses sur son compte....
à Emilande
De vincelemat
non comuniquee | 11H39 | 12/11/2009 |
En même temps, il faut vraiment être con pour surfer sous son vrais nom.
à vincelemat
De Pierrrrre
14H02 | 12/11/2009 |
« il faut vraiment être con pour surfer sous son vrai nom. »
► Moi, je prends celui de mon voisin,
celui que je ne peux pas blairer... ☺
De Laclairette
informaticienne | 19H59 | 11/11/2009 |
"un adolescent laisse un commentaire grossier sur un blog. Quelques années plus tard, il cherche un emploi, et un employeur auquel il a envoyé son CV a l'idée de « googler » son nom et tombe dessus."
Encore faudrait-il qu'il connaisse le ou les pseudos utilisés par le jeune en question... je n'imagine pas un seul ado laisser son vrai nom sur un forum !
à Laclairette
De milou83
neant | 21H29 | 11/11/2009 |
oui, excat.......mais il y a toujours l'ombre,suivant l'employeur !!!!
De alaixih
20H02 | 11/11/2009 |
Je crois qu'un brillant homme politique a eu l'idée il y a peu de créer une identité électronique permanente.
C'est vrai c'est tellement pas normal que les gens s'expriment " librement " sans être pour autant identifiables ?
L'identité électronique permanente supprimerait tout commentaire acide sous peine de se voir catalogué et fiché... Un tel à dit tel truc tel jour...
Mais ! ! ! C'est un gauchiste ! ! !
Je ne veux pas de gauchiste dans ma boite on prend quelqu'un d'autre.
La seule manière d'être anonyme c'est de le rester... Et comme cela l'anonymat est définitif.
à alaixih
De Eliott
15H01 | 12/11/2009 |
Effectivement, depuis qu'Hadopi est là, ils veulent passer à un stade supérieur pour le "flicage".
A terme, il va falloir passer par des proxys à l'étranger, et si cela ne suffit pas, par des réseaux cryptés anonymisés comme I2P.
De zakhiel
Etudiant | 20H07 | 11/11/2009 |
Je ne comprends vraiment où est le problème...
Les gens n'ont tout simplement pas a utiliser leur identité réelle sur le net ! Excepté dans un cadre professionnel, je n'en vois pas l'utilité.
Est ce que les gens griffonnent leur nom et prénom sur les murs des villes ? Non. Même les tagueurs le savent, le pseudonyme est la protection la plus élémentaire quand on veut s'exprimer anonymement.
Si des gens sont assez bêtes pour exposer leur vie aux yeux de tous, qu'ils assument.
Ce ne me viendrait jamais à l'esprit de placarder en pleine rue des photos de mes beuveries ! Pourtant les gens trouvent normal de le faire sur le net ?
C'est clairement un problème d'éducation... On complexifie un problème qui est pourtant simple à résoudre ! Ne pas divulguer son identité sur le net de façon public !
à zakhiel
De argiope
chatouille ou pique, c'est selon | 21H43 | 11/11/2009 |
Pas besoin de placarder vos photos dans la rue!
Vous circulez avec votre voiture, vous affichez votre numéro d'immatriculation qui peut être photographié par le premier mouchard venu; pas la peine de nier, vous étiez dans ce bar le 10 novembre à 3 heures du matin.
Vous payez avec votre carte de crédit: numéro de carte transmis, en même temps que vos habitudes d'achat.
Vous appréciez les petits cadeaux, alors vous avez plusieurs cartes de fidélité de magasins: là encore, vous faites cadeau d'informations en or pour les distributeurs.
Vous téléphonez de votre ligne fixe ou de votre portable: le fournisseur sait qui vous appelez, quand, peut-être même pourquoi.
Vous avez 60 ans, vous recevez des publicités pour vous faire contrôler la vue ou vous équiper en prothèses auditives.
Vous avez 15 ans, on vous encourage de toutes parts à ouvrir des comptes à taux préférentiel.
Vous êtes cerné, fiché, classé, surveillé, contrôlé, exploité.
à argiope
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 18H45 | 12/11/2009 |
Ouep, c'est ça aussi le problème, sans oublier le stalking et le outing . Aux USA, ça fait belle lurette que des boîtes se font un max de pognon en centralisant toutes les infos concernant le numéro de Sécurité sociale, équivalent américain de la carte d'identité, utilisé dans toutes sortes de transaction.
Il faut bien évidemment que l'UE légifère sur le sujet, lutte contre ces pratiques commerciales d'espionnage et de centralisation de l'info, et, aussi, que les Internautes soient éduqués, et qu'on diffuse les programmes d'anonymisation (cela va sans dire que ça va totalement à l'encontre d'HADOPI et surtout de l'Accord commercial sur la contre-façon actuellement en négociations par toutes les grandes puissances, sorte d'HADOPI mondial qui prévoit notamment d'accorder aux douaniers et flics le droit de fouiller les ordinateurs).
Mais vu les moyens de la CNIL et ses positions timorées, on peut guère être optimiste...
à zakhiel
De pablico
09H57 | 12/11/2009 |
il y a problème, non sur les écrits, mais imaginez que vous faites parti (directement ou indirectement ) d'un fait divers.
vous allez entrer de plein pied dans le net.
imaginez que vous entrez dans une association banale, et cette association dérape, même après que vous en soyez parti.
votre nom y sera gravé dans le marbre, et qui va étudier les dates?
au premier degré, tout va bien, mais c'est au second que cela risque de déraper.
à zakhiel
De lapin
étudiant | 12H43 | 13/11/2009 |
Moi par exemple il y a facebook qui me pose problème. Je peux me retrouver avec une photo de moi à poil avec une plume dans le cul et mes noms et prénoms tagués dessus. Evidemment je pourrais les faire supprimer, mais pour ça il me faut un compte et j'en ai pas, poufpouf dans le cul.
De pmithrandir
Developpeur | 20H15 | 11/11/2009 |
Concernant l'exemple donné par rapport au comentaire sur un blog, je ne vois absolument pas le rapport avec le problème d'accès aux données.
La personne qui écrit quelque chose doit pouvoir en assumer les conséquences à vie. (affaire Frederic Miterrand récemment). Que ce soit sur un support livre ou informatique, qu'elle est la différence.
En revanche, le possibilité de supprimer ses données enregistrer par google et facebook me parait nécessaire, et cette possibilité existe.
suppression de compte sur facebook(et non désactivation)
www.google.com/dashboard/ pour google depuis quelques jours
Sachant que donner la possibilité d'éditer tous ses messages à quelqu'un est assez difficile. On perd la cohérence d'un fil si les discussion sont supprimées ou changent. C'est pour cela qu'en général, on a le droit d'éditer, jusqu'au moment ou l'on reçoit une réponse.
De argiope
chatouille ou pique, c'est selon | 22H16 | 11/11/2009 |
Vous avez lu les conditions générales de Gmail? Je trouve ça sidérant.
http://www.google.com/accounts/TOS?loc=CH&hl=fr
11.1 "...vous acceptez de concéder à Google une licence perpétuelle, irrévocable, pour le monde entier, à titre gratuit et non-exclusive pour reproduire, adapter, modifier, traduire, publier, représenter, afficher et distribuer tout Contenu que vous soumettez, affichez ou publiez..."
11.3 "...Vous reconnaissez que Google, dans l'exécution des étapes techniques requises pour fournir les Services à ses utilisateurs, peut (a) transmettre ou distribuer votre Contenu sur différents réseaux publics et sur plusieurs supports..."
à argiope
De VyGER
Ingénieur informaticien | 23H18 | 12/11/2009 |
Ce sont les conditions générales pour tous les Services de Google.
Chrome fait exception sur le paragraphe 11, car il n'est pas nécessaire d'avoir un compte Google pour l'utiliser et la clause a été retiré pour Chrome uniquement (sous la pression quand même).
Le perpétuelle et irrévocable du 11.1 est abusif. Il serait sûrement jugé ainsi si une affaire mettant en cause une utilisation abusive des données était portée devant un tribunal. D'ailleurs Facebook avait pris la même route et a fait marche arrière. Ca devrait évoluer côté Google aussi, espérons.
C'est ce qui autorise le fonctionnement de Picasa Web, des filtres anti-spam et anti-hameçonnage, l'intégration entre les différents services etc.
Il suffirait que ce soit révocable (au minimum par la suppression du Contenu modulo un délai pour la mise à jour des caches) pour que ce soit tout a fait correcte.
Le 11.3 ne pose pas de problème et est indispensable. Elle se retrouve un peu partout (par exemple sur MSN). Ca permet de couvrir tous les modes de transmissions qui peuvent être utilisé (Internet, 3G, SMS) et l'adaptation du Contenu à l'appareil cible (une photo en 2048x1024 sur un mobile, ça le fait pas).
De jmax
20H23 | 11/11/2009 |
le vrai problème ne vient pas d'un commentaire laissé sur un forum car effectivement, on peut utiliser des pseudos mais si, par exemple, on habite à Tarnac ou à Outreau et on se fait serrer par les flics. Le nom est sorti dans une dépêche AFP ou autre et là c'est fiché à perpette
à jmax
De zakhiel
Etudiant | 20H24 | 11/11/2009 |
Si vous avez un casier judiciaire, l'employeur peut le vérifier sans internet...
De plus pour les petits délits, les noms cités dans la presse sont souvent changés.