
Soupçons de trucage autour du découpage des circonscriptions
« Tripatouillage » et « partialité », accuse la gauche. « Opération politiquement blanche », répond le gouvernement. Décryptage.

Après le paquet fiscal, le plan de relance ou encore le projet de loi Hadopi, c'est le nouveau cheval de bataille de l'opposition : le redécoupage des circonscriptions législatives. Ou comment certains députés vont voir leur fief disparaître, alors que d'autres seront créés. D'où l'intérêt supérieur que portent les élus au sujet.
Le bras de fer entre majorité et opposition ne fait que commencer. Dès mercredi, Jean-Marc Ayrault a fait connaître son inquiétude au cours de la séance des questions au gouvernement. « Tripatouillage », a tonné le président du groupe PS à l'Assemblée nationale. Une accusation reprise dimanche par Pierre Moscovici, député socialiste du Doubs.
La réponse d'Alain Marleix a été aussi rapide que limpide : « C'est une provocation car notre projet n'est pas finalisé », a affirmé le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, pilote de ce redécoupage, dans une interview accordée ce lundi au Figaro :
« La gauche ne sera absolument pas pénalisée. Au risque de me répéter, ce redécoupage sera une opération politiquement blanche. (…) Le redécoupage est conduit selon des critères démographiques encadrés par les règles édictées par le Conseil constitutionnel. On ne découpe pas en fonction des desiderata des uns et des autres. »
Pas sûr, cependant, que l'opposition se contente de déclarations d'intention. Les questions en suspens restent nombreuses dans cette opération qui est « toujours casse-gueule », de l'aveu même d'Alain Marleix. Explications.
Pourquoi il faut redécouper
L'injonction de redécouper provient du Conseil constitutionnel. Dans ses observations publiées au lendemain des élections législatives de 2007, l'institution chargée de veiller au respect de la Constitution écrit :
« Le Conseil constitutionnel a été saisi de nombreuses requêtes faisant valoir que la répartition actuelle des sièges de députés entre circonscriptions ne reposait plus sur des “bases essentiellement démographiques”, en violation du principe d'égalité devant le suffrage.
“Depuis plus de vingt ans, le Conseil constitutionnel rappelle que ‘l'Assemblée nationale, désignée au suffrage universel direct, doit être élue sur des bases essentiellement démographiques’. Or, le découpage actuel des circonscriptions, qui résulte de la loi du 24 novembre 1986, repose sur les données du recensement général de 1982. (…) Il est désormais impératif de procéder à ce découpage.”
Le découpage actuel contrevient à l'article 3 de la Constitution, qui impose un “suffrage toujours égal”. Depuis 1982, la démographie française a en effet profondément changé. La France comptait 54 millions d'habitants en 1982 ; elle en compte 63 millions selon le dernier recensement de 2006.
Les règles du redécoupage
Le gouvernement, sous la houlette d'Alain Marleix, aussi inconnu que puissant, s'est donc attelé à la tâche. Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur a, selon ses dires, déjà rencontré près de 500 députés pour mettre en place sa réforme.
Ses travaux vont se poursuivre sous le regard de la Commission de contrôle des opérations de découpage, que le Premier ministre François Fillon mettra en place le 21 avril. Elle aura deux mois pour rendre ses avis, et le Parlement devra se prononcer avant le 8 janvier 2010.
La commission sera présidée par Yves Guéna, ancien président du Conseil constitutionnel, désigné par Nicolas Sarkozy. Deux autres membres, les professeurs de droit Dominique Chagnollaud et Bernard Castagnède, ont été respectivement désignés par les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat. Enfin, la commission comprendra aussi trois membres du Conseil d'Etat, de la Cour de cassation et de la Cour des comptes, élus par leurs pairs.
Les règles qui procéderont à ce redécoupage sont déjà connues pour la plupart. Elles sont issues de la loi relative à la commission prévue à l'article 25 de la Constitution et à l'élection des députés :
- Le nombre de 577 circonscriptions représentées à l'Assemblée nationale demeure inchangé.
- Les sièges sont répartis par tranches de 125 000 habitants (contre 108 000 en 1986), avec des écarts limités à 20% de la population moyenne des circonscriptions.
- Quatorze circonscriptions seront créées, onze pour les Français de l'étranger et trois pour les collectivités d'Outre-mer.
- Des départements sous-représentés se verront ajouter des circonscriptions et, à l'inverse, des départements surreprésentés se verront retrancher des circonscriptions.
- Un redécoupage des circonscriptions sera effectué à l'intérieur de certaines circonscriptions.
Le fondement des craintes
Ces règles ne sont pas pour autant gage d'équité. Ceux qui tiennent les ciseaux conservent une marge de manœuvre appréciable ; on peut répondre aux impératifs démographiques de plusieurs manières. C'est la raison de l'actuelle polémique. Alain Marleix a donc tenu à se montrer rassurant, ce lundi dans Le Figaro :
“J'estime aujourd'hui que les suppressions concerneront 18 sièges détenus par la gauche et 15 par la droite. Trois sièges de différence sur 577 circonscriptions ! On peut tout de même reconnaître que c'est assez neutre. Et l'équilibre sera également respecté pour les sièges créés.”
Mais il le martèle lui-même : le travail n'est “pas terminé”. Surtout, plusieurs projets circulent dans les mains des élus. En témoigne l'article du Monde samedi, faisant état d'un projet prévoyant également la suppression de 33 circonscriptions, mais dont “9 sont actuellement détenues par la droite et 23 par la gauche” (pour la dernière, deux circonscriptions partagées entre droite et gauche seraient fusionnées en une seule).
La décision de reprendre la règle qui a présidé au redécoupage de 1986 n'est pas non plus pour satisfaire tout le monde. Le Parti socialiste s'en est souvent plaint, même si elle n'a pas empêché les alternances à l'Assemblée nationale. Michel Balinski, directeur de recherche au CNRS, a démonté cette règle dans une tribune parue en février dans Le Monde :
“Il a été démontré mathématiquement que cette méthode [par tranches, ndlr] surreprésente grossièrement les départements peu peuplés et sous-représente grossièrement les départements fortement peuplés. L'utiliser rendrait presque caduque l'élimination d'un minimum de deux députés : seule la Lozère serait ramenée à un seul député.”
De plus, “admettre cet écart de 20% permet qu'à l'intérieur d'un même département puissent exister des circonscriptions où les votes de deux électeurs de l'une pèsent autant que les votes de trois électeurs de l'autre, c'est-à-dire, un écart de 50 % dans le pouvoir des voix. Il est vrai que cela permettrait de satisfaire les souhaits d'un grand nombre d'élus ! ”
Enfin, la personne même d'Alain Marleix est contestée. Le président d'honneur du Parti radical de gauche, Roger-Gérard Schwartzenberg, a dénoncé son “absence manifeste d'impartialité”. Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, qui a été “de 2005 à 2008 secrétaire national aux élections à l'UMP”, a “cumulé ces deux fonctions de mars à octobre 2008, alors même qu'il était chargé du découpage électoral”.

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De Djob
15H27 | 13/04/2009 |
Je suis absolument OUTRE que certains puissent, SANS PREUVES, insinuer que notre intègre président et ses remarquables collaborateurs puissent effectuer un redécouage électoral qui leur soit favorable ! ! ! ! Y en a vraiment qui voient le mal partout….
De Desiderio
15H32 | 13/04/2009 |
Le redécoupage de la Marne est intéressant : un siège sur six va sauter (ce sera forcément un siège de droite puisque tous les élus sont de ce bord dans ce département). Mais les 2/3 des habitants vivent à Reims ou dans la périphérie proche. Il y avait alors 3 sièges pour Reims, le 3e siège rémois (abandonné par Dutreil en partance pour la haute couture à New York) a failli être gagné par la gauche et n'a qu'un nouveau député sans assise locale forte. Si on fait un redécoupage, on aboutit ou bien à des circonscriptions fort exiguës à Reims et étendues à presque tout le département ailleurs, ou bien à des circonscriptions totalement incohérentes tellement elles devront prendre de terrain dans les campagnes désertes. Cela aura néanmoins l'effet de noyer le vote de gauche urbain dans le vote rural plus conservateur ou réactionnaire. Et un département malgré sa ville la plus importante,à gauche n'aura toujours pas de député de gauche.
à Desiderio
De la champenoise
10H25 | 14/04/2009 |
Eh oui, il est superbe le redécoupage de la Marne : on supprime un siège de député, puis on redécoupe Reims et Epernay (mais pas Châlons-en-Champagne ville du député APPARU … )
Par ailleurs, Reims est à gauche mais pas sûr que cette ville y reste longtemps quand on voit comment cela se passa au jour le jour. Cela va certainement ressembler à ce qu'il s'est passé à la fin des années 70 : un petit tour avec un maire communiste puis retour à la tradition droitière de la ville. Il faut dire que le maire actuel y va fort.
De fatherwilliam
retraité | 15H32 | 13/04/2009 |
Une seule solution pour mettre d'accord tripatouilleurs et anti-tripatouilleurs : la représentation proportionnelle. J'entends bien que cette solution ne leur dit rien qui vaille. Ce qui tendrait à prouver que leur anti-tripatouillage a des limites …
à fatherwilliam
De Joseph G.
15H48 | 13/04/2009 |
« tripatouillage », pourquoi pas…
mais que la gauche hurle à « l'impartialité »…, voila qui m'étonne !
à Joseph G.
De Lohiel
non-officiel89.forumactif.net | 17H02 | 13/04/2009 |
+1
la coquille est croquignolette ! ^^
à fatherwilliam
De Les Grands Champs
Retraité, le doigt là où ça fait m... | 18H44 | 13/04/2009 |
« à un tour » pour éviter la cuisine électorale !
D'ailleurs ce n'est plus souvent de la cuisine, mais de la tambouille nauséabonde.
De aa77
Bâti | 15H37 | 13/04/2009 |
et la réforme du sénat, c'est pour quand ?
Pendant qu'on y est, ils n'ont qu'à appliquer la même base du sénat à l'assemblée et le règne se transmettra de père en fils !
Le découpage de 1986 réalisé par l'honnête, l'irréprochable Pasqua qui n'a pas été avec le dos de la cuillère mais surtout avec de grosses paires de ciseaux. Dans ma circonscription (3ème du Nord) qui à l'époque, je suppose pour rendre service au secrétaire départemental du RPR du Nord (si je ne me trempe pas) en l'occurrence Claude Dhinnin maire de La Madeleine (59110), pour rendre la circonscription normalement imperdable pour la droite a rajouté le canton de Lille-centre dans le nouveau découpage, un canton toujours à droite depuis sa création (sauf qu'il a basculé pour la 1ère fois en 2008).
c'est de cette sauce que ce fera encore le nouveau découpage ?
lorsqu'on veut sensibiliser l'opinion face à l'abstention à titre d'exemple, les élus feraient mieux de commencer par donner l'exemple !
De Le Putsch
Konopsoproctotrype putatif | 15H39 | 13/04/2009 |
Le maître incontesté en la matière restera toujours Charles Pasqua, mais il a formé des générations de successeurs.
Comment s'assurer un redécoupage électoral favorable ?
- Concentrer dans un nombre limité de circonscriptions l'électorat qui ne nous convient pas, sociologiquement parlant.
- Multiplier les circonscriptions dans les espaces à électorat potentiellement client en « étirant » le plus possible la came.
Par exemple, imaginons une ville moyenne, 450 000 habitants : Marleix, pour l'ensemble des quartiers « rouges », ne mettrait qu'une seule circonscription, garantie au PS (voire au PC), et découperait les beaux quartiers en 3 ou 4 circonscriptions « gérables » relativement facilement pour la droite.
Toute l'alchimie, c'est de multiplier les circonscriptions sans prendre le risque de trop délayer une sauce devenue sans saveur.
Et enfin, de préférence, il ne faut pas que la chirurgie devienne trop visible.
(Oui, vive la proportionnelle, sinon)
à Le Putsch
De amilcar
peureux célèbre | 16H41 | 13/04/2009 |
le sujet est particulièrement complexe et donc matière à entourloupes variées
peut-on par exemple changer les délimitations des circonscriptions en fonction de leur votes passés, je m'explique, si un village d'une circonscription de gauche vote à gauche à la limite d'une circonscription majoritairement à droite, pourrait-on rattacher ce village gauchiste à la circonscription droitière et ainsi dilluer tout vote de gauche dans des circonscriptions voisines de droite ? et est-ce le but de la manœuvre ? on pourrait en effet contraire rattacher des zones à droite entre elles pour créer des circonscription majoritairement à droite obligeant la gauche pour gagner à contrôler entièrement et uniformément des circonscriptions entières.
il manque ce me semble dans l'article l'aveu de tripatouillage de pasqua dans un de ses livres où il raconte son découpage partisan sans complexe et ceci d'autant moins qu'il avait conduit à un succès de la gauche, donc vraiment pour y voir clair il va falloir chausser ses lunettes et regarder ça de très près. ils ont désormais des outils informatiques très pointus permettant des simulations assez précises corrélées aux résultats antérieurs, il n'en reste pas moins que ce travail à la base de la démocratie devrait être effectué par des gens au dessus de tout soupçon et n'appartenant pas à des clans politiques.
De Aequopulsatpede
Sauvé de Dati par la retraite......... | 15H40 | 13/04/2009 |
Mais découpage ou pas, le Cap Nègre bénéficiera toujours d'un statut d'extra-territorialité pour ce guignol.
Dans pas longtemps, pour vouloir à tout prix ressembler au français moyen pour cause de sondages, on va le photographier à faire les poubelles chez son copain Leclerc.
La justice Immanente devrait nous débarrasser de ce danger.
à Aequopulsatpede
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 17H15 | 13/04/2009 |
Il n'a quand même pas osé faire ça dans la tranchée d'Aremberg hier……..vous imaginez ce que les spectateurs auraient fait avec tous ces pavés déchaussés, prêts à servir …
à Tigerbill
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 17H30 | 13/04/2009 |
Bernard Hinault avait comme surnom « le blaireau ».
Oui, eh alors ?
à Aequopulsatpede
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 17H40 | 13/04/2009 |
Monaco
Andorre
Suisse
cette année le tour de France passe par ces 3 paradis fiscaux.
Nicolas fils de Pal s'entraine pour la tournée de ces popotes jusqu'à c'que l'éthique gagne l'helvétique.
nb :
il semblait plus flamboyant voilà 2 ans sur Crin Blanc en Camargue.
à Aequopulsatpede
De viscomica
retraité marine commerce | 01H30 | 14/04/2009 |
Beware your périnée Tiny Nico ! ! !
De Joseph G.
15H49 | 13/04/2009 |
la gauche hurle à l'impartialité ?
Faut que tu te relises, mon Juju !
à Joseph G.
De Julien Martin
(auteur)
Rue89 | 17H10 | 13/04/2009 |
C'est corrigé, merci mon Jojo !
à Julien Martin
De Joseph G.
17H44 | 13/04/2009 |
Service !
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 16H01 | 13/04/2009 |
Je me demande ce qu'ils utilisent comme logiciels …
-L'ordinateur propose un découpage donnant 60 % des sièges à l'UMP au deuxième tour avec seulement 35 % des voix..
-Oui , mais bon . Un peu voyant quand même .. rentrez 53/47, soyons sérieux…
à Numerosix
De DBL8
Retraité | 18H47 | 13/04/2009 |
35% au niveau national !
Après il faut voir au niveau de chaque élection.
De Jean-Luc LUMEN
en invalidité | 16H16 | 13/04/2009 |
Chacun sait que cette mascarade n'est faite que pour légaliser la dictature sarkoziène aux yeux du monde, comme récemment en Algérie.
Sous Pasqua notre circonscription et passé de la forme arrondi à un long et étroit couloir allant de Bouzonville à Rombas
Avec le nouveau découpage notre circonscription aura certainement la forme d'un S d'un Z ou encore mieux d'un W
De toute façons la dictature sarkoziène remportera les élections d'une façon ou d'une autres. Quitte à manipuler les votes comme en Algérie………….. ?
Sauf si le peuple descend en masse dans la rue et bloque les bureaux de votes.
_____________________
Ais je bien entendu un chanteur s'est dressé contre sarkozy ?
Jean-Luc LUMEN
Résistant fils de Résistant
à Jean-Luc LUMEN
De mioumiou
16H45 | 13/04/2009 |
N'importe quoi ! La démagogie est vraiment la pire arme de la gauche Française.
à mioumiou
De blablablaetblablabli
patati et patata | 16H54 | 13/04/2009 |
ecoute miou miou t'est bien gentil mais tu peut pas aller
faire un petit tour au figaro ? tu seras trés trés bien la bas
tu verras.
à blablablaetblablabli
De Hemenate
17H49 | 13/04/2009 |
D'une part, Rue89 n'est pas votre propriété.
D'autre part, Rue89 est conçu comme une plateforme de débat et non comme un espace réservé à un petit groupe désireux de s'entendre bêler en coeur en s'auto-congratulant.
Bref, votre remarque ne fait que refléter votre incapacité au dialogue, et votre volonté de classer les personnes afin de vous fantasmez des icones du Mal qui vous permettront de garnir votre bonne conscience de toutes les vertus.
Vous ne recherchez pas le débat mais la joie de haïr les « Méchants » que vous vous inventez, ce qui ne me semble pas très constructif…
à Hemenate
De blablablaetblablabli
patati et patata | 18H46 | 13/04/2009 |
N'mporte quoi ,primo j'aime rire beaucoup rire dexio de quooooooi
je me mèle,vous ètes qui vous ? vous ne voyez pas que cette miou
miou n'a pas de cerveau ,
« Vous ne recherchez pas le débat mais la joie de haïr les “ Méchants ” que vous vous inventez »
Alors là je sais pas ou vous ètes allez cherchez ça.
Alors déja je ne suis pas tout quelqu'un de méchant,
et d'autre part construire quelque chose avec miou miou
Ha c'est pas possible ,mais voyons mon ami vous n'avez aucun
feeling,vous inquiètez pas vous vous en rendrez compte
au fil des articles. Et en plus je lui ai rien dit de méchant ,
ou alors vous cherchez à la draguer petit coquin.Cordialement
à mioumiou
De Deenye
citoyen | 17H17 | 13/04/2009 |
Typique de la com » de droite :
quand les choses sont trop évidentes, et qu'il devient trop difficile de les nier, alors on attaque son adversaire pour noyer le poisson…
Et là, 2 méthodes :
1. dire que son adversaire fait de la « caricature »
2. traiter son adversaire de démagogue
Ici, Mioumiou a opté pour la 2ème solution, dans une réponse très caractéristique :
aucun argument de fond, on se contente d'asséner n'importe quelle stupidité sans fondement, en se disant que si on crie un peu fort, y'en a bien quelques uns qui vont gober…
Je vous donne une 2nde chance :
si Sarko n'est pas un dictateur, et que par conséquent il respecte la séparation des pouvoirs, comment expliquez-vous qu'il qualifie de « manoeuvre dérisoire » le vote de l'assemblée nationale ?
Je sens que vous allez ramer…
à Deenye
De Hemenate
18H05 | 13/04/2009 |
« aucun argument de fond, on se contente d'asséner n'importe quelle stupidité sans fondement, en se disant que si on crie un peu fort, y'en a bien quelques uns qui vont gober… »
Effectivement cela s'applique assez bien au commentaire non-argumenté de mioumiou.
Mais cela s'applique tout autant au commentaire de Jean Luc Lumen que mioumiou « attaquait ».
Sur ce coup on ne peut pas vraiment dire que votre intervention soit une exemple d'objectivité…
« si Sarko n'est pas un dictateur, et que par conséquent il respecte la séparation des pouvoirs, comment expliquez-vous qu'il qualifie de “ manoeuvre dérisoire ” le vote de l'assemblée nationale ? »
Alors toujours sur le raisonnement, sans rentrer dans le fond :
Au lieu de démontrer que Sarkozy est un dictateur, vous demandez à votre interlocuteur de démontrer qu'il n'en est pas un.
C'est raisonner à l'envers et surtout cela ressemble beaucoup à crier un peu fort en espérant que certains vont gober, non ?
D'autre part, il n'y a pas besoin de ramer bien fort :
Si mon voisin déclare que le vote de l'AN est une « manoeuvre dérisoire », cela fait-il de lui un dictateur ?
Non car un dictateur se caractérise par ses FAITS, et non pas par ses dires.
C'était juste sur la forme, je n'ai aucune envie de rentrer dans un énième débat sur le fond.
à Hemenate
De Deenye
citoyen | 18H43 | 13/04/2009 |
J'ai démontré qu'il était un dictateur dans la mesure où il ne respecte pas la séparation des pouvoirs.
L'élément est suffisant pour caractériser une dictature.
A ce titre, je vous renvoie aux écrits de Montesquieu.
à Hemenate
De blablablaetblablabli
patati et patata | 18H44 | 13/04/2009 |
Homenate ,j'essaye de m'interessé au » découpage des circonscriptions » et cette miou miou( je pense à la vraie miou miou
elle doit etre complétement folle de voire son nom en tant que
pseudo à cette crétine) vient nous balancer » gauche démagogie »
par conséquent je lui conseillé d'aller voir le figaro point barre .
à Hemenate
De Deenye
citoyen | 18H45 | 13/04/2009 |
« Si mon voisin déclare que le vote de l'AN est une “ manoeuvre dérisoire ”, cela fait-il de lui un dictateur ? “
Si votre voisin est dépositaire du pouvoir éxécutif d'une nation, oui.