
Pourquoi faire de Mayotte le 101e département français ?
Les Mahorais se sont prononcés dimanche en faveur de la départementalisation de leur territoire. Explications sur la réforme et ses conséquences régionales.

Il fut un temps où l'on parlait de « sens de l'histoire », et celui-ci allait dans la direction de la décolonisation. A Mayotte, petit territoire volcanique de l'Océan indien, il souffle ce dimanche dans le sens inverse, celui de la recolonisation.
La population de Mayotte (71 000 électeurs) s'est en effet massivement prononcée par référendum dimanche en faveur de la proposition de devenir le cinquième département français d'outre-mer (rejoignant La Réunion, La Guadeloupe, la Martinique et la Guyane) et le 101e département français. D'après les résultats de bureaux-tests rapportés par l'AFP, le Oui l'emporterait avec 92,67 % des
voix. Le taux de participation s'élèverait à 58,81%.
La réponse des 180 000 habitants ne faisait guère de doutes, toutes les forces politiques locales, y compris le parti communiste, faisant campagne pour le « oui », ancrant ainsi durablement Mayotte dans la République.
Cette belle unanimité ne doit pas empêcher de se poser des questions sur lesquelles la population métropolitaine est peu informée, et pas consultée.
Le poids de l'histoire
Mayotte a été la première des îles comoriennes à devenir française : dès 1841 (il faudra encore un demi-siècle pour que le reste de l'archipel passe sous le giron français). Puis, pendant un siècle, la France a traité Mayotte comme une des quatre îles de l'archipel des Comores (avec la Grande Comore, Anjouan, et Moheli), avec un statut de protectorat puis de territoire d'outre-mer.
Mais en 1974, lors du référendum d'autodétermination organisé dans l'archipel, Mayotte vote seule à 64% pour rester française alors que les trois autres îles choisissent massivement l'indépendance.
Valéry Giscard d'Estaing, alors président, décide de la séparer de ses trois « soeurs », allant à l'encontre des principes internationaux qui militent pour le respect des frontières héritées de la colonisation.
Des Comores indépendantes, mais « à trois pattes », sans Mayotte
Cette décision historique vaut à la France des condamnations régulières aux Nations unies : la résolution 3385 du 12 novembre 1975 affirme ainsi « la nécessité de respecter l'unité et l'intégrité territoriale de l'archipel des Comores, composées des îles d'Anjouan, de la Grande-Comore, de Mayotte et de Mohéli ».
Même réaction de la part de L''Union africaine, qui est basée sur ce principe de l'intangibilité des frontières, et verrait un profond et tragique remodelage de la carte de l'Afrique si elle acceptait de revenir sur cette règle.
En plus de trente ans de séparation, le fossé entre Mayotte restée française, et les Comores indépendantes « à trois pattes » comme disent les Comoriens, n'a cessé de se creuser.
Les Comores font partie des pays les plus pauvres du monde, alors que Mayotte, en tant que « collectivté départementale » française, bénéficiait d'un niveau de vie plus élevé garanti par la « mère patrie » française.
Les barbouzeries de Bob Denard, épisode peu glorieux
Ces années-là furent également celles de la destabilisation des Comores par les mercenaires conduits par Bob Denard, l'un des épisodes les plus incongrus mais détestables de l'ère post-coloniale et barbouzarde française en Afrique.
Bob Denard, parfois en service commandé par Paris, parfois pour son propre compte, a même pris le contrôle des Comores dans les années 80, sous le nom de Saïd Mustapha Mahdjoub !
Après des décennies d'instabilité, qui ont vu tour à tour certaines des îles prendre le large, comme Anjouan l'an dernier jusqu'à l'intervention des forces de l'Union africaine, les Comores sont redevenues un Etat unifié, mais pauvre : ses seules ressources sont l'ylang-ylang, une huile utilisée en parfumerie, la vanille, et les mandats de l'importante diaspora comorienne, notamment à Marseille, première « ville comorienne » avec une communauté estimée à quelque 50 000 personnes…
Le fossé avec les autres îles des Comores
Le décalage n'a cessé de croître avec Mayotte, qui bénéficie de certains avantages liés à la présence française, notamment en termes de système de santé et d'éducation, attirant un flot continu d'immigration comorienne attirée par des prestations sociales supérieures.
Avec le durcissement des politiques métropolitaines d'immigration, et la lutte contre l'immigration clandestine, Mayotte est devenu une véritable « ligne de front », avec tous ses drames et ses dérapages.
Des milliers de Comoriens -7 000 depuis quinze ans, selon des estimations- ont en effet perdu la vie en tentant de passer à Mayotte, lorsque leurs embarcations de fortune, les fameux « kwassa kwassa », font naufrage. Des morts dans l'indifférence totale d'une métropole distante de 8 000 kilomètres.
Sur 26 000 expulsions revendiquées, 16 000 concernent la seule Mayotte !
Quant à ceux qui parviennent à bon port, ils sont massivement expulsés : 16 000 expulsions de Mayotte en 2008, à comparer avec les 26 000 reconduites à la frontière en métropole comptabilisées la même année par le ministère de l'Immigration.
Non sans passer par l'un des plus infâmes Centres de rétention de la République : cette vidéo diffusée il y a trois mois par nos confrères de Libération en est l'un des témoignages les plus forts. Là encore, émotion pendant quelques minutes en métropole, puis retour à l'indifférence. (voir la vidéo ci-dessous)
Dans Libération, un agent de la police de l'air et des frontières (PAF) avait témoigné :
« Les conditions de rétention des sans-papiers sont indignes, dit-il. Les gens sont traités comme des animaux. Et nous, on a la pression de la hiérarchie pour faire notre boulot sans rien dire. L'objectif, c'est de répondre aux attentes du ministère. »
Des sans-papiers d'un type un peu spécial puisqu'ils sont les cousins des Mahorais, et que la libre circulation entre les îles a existé pendant des siècles, et n'a été progressivement interdite qu'avec la présence française à Mayotte.
La départementalisation, solution miracle ?
Pourquoi cette départementalisation de Mayotte ? Pour tenir une promesse faite aux Mahorais, répond le gouvernement.
Et, de fait, on voit bien que l'ensemble des acteurs politiques de l'île y sont favorables, pour des raisons évidentes : entre la misère et l'incohérence politique des Comores, et la prospérité relative et les institutions républicaines, il n'y a pas photo.
Mais comment gérer les conséquences de cette décision ?
Elle coule dans le bronze le choix contesté de 1975 de séparer l'archipel des Comores, et accentue le décalage régional entre les départements français de La Réunion et de Mayotte, et une région qui se débat dans d'inextricables problèmes de développement et de stabilité politique, comme viennent de le montrer les derniers développements à Madagascar.
Rendre Mayotte aux Comores serait arbitraire et antidémocratique
Aucun homme politique, Mahorais ou métropolitain, n'a de réponse à cette question. Tous savent pourtant qu'elle ne disparaîtra pas comme par enchantement vu le décalage croissant qui va découler de la départementalisation, conduisant à d'inévitables drames et à des politiques de contrôle de moins en moins humaines.
L'alternative, qui serait de « rendre » Mayotte aux Comores contre la volonté des Mahorais serait tout aussi arbitraire et antidémocratique.
Le piège créé par Giscard en 1974 se referme aujourd'hui. Seule une politique régionale cohérente, qui permettrait de codévelopper la région en harmonie et pas en érigeant des murs de Berlin impossibles en haute mer, serait de nature à éviter les tragédies qui s'annoncent. Mais elle n'est pas sur la table, pas même réaliste en l'état.
Au coeur de la crise économique et sociale, il est clair que l'enjeu est minime vu de métropole. On a cependant bien vu récemment avec la Guadeloupe que les « confettis de l'empire », pour reprendre la formule de Jean-Claude Guillebaud, savent se rappeler au bon souvenir de leurs « maîtres » de temps en temps…
En attendant, en l'absence de vrai débat, comme le soulignait Jean-Louis Le Moing, membre d'une mission du PCF revenue très critique d'un voyage à Mayotte :
« Les Français vont découvrir que la France s'agrandit lors du JT de 20 heures »…
Le sens de l'histoire, décidément, ne sait plus où il en est.
►Mise à jour 18h45 : avec le résultat du référendum.
►Correction sur le nombre d'expulsions de Mayotte.
- ► Départementalisation de Mayotte : les frontières coloniales renforcées ?
- ► Mayotte : les relents néocolonialistes de la départementalisation
- ► La presse de l'Océan indien se déchaîne sur le sort de Mayotte
- ► A Mayotte, dérapages face aux « sans-papiers » comoriens
- ► Tous les articles de Rue89 sur Mayotte
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De nemo3637
Déchoukeur | 14H25 | 29/03/2009 |
Indépendance, départementalisation à géométrie variable… La France fait ce qu'elle veut de ces anciennes colonies et la volonté des peuples n'est considérée que de façon subsidiaire.
Ce qui est toujours déconcertant c'est l'ignorance - entretenue ? - dans la population métropolitaine de ce que sont ces régions du monde. Et Mayotte aura t-elle toujours, elle-aussi, l'image d'une « danseuse » entretenue ?
Un récent article parue sur Rue89, montrait la politique cynique de l'Etat Français à l'égard de ses colonies d'Afrique dans l'après-guerre. Mayotte, petite île, ne coûtera pas bien cher de toutes façons.
à nemo3637
De kazhkoad
- | 16H19 | 29/03/2009 |
« volonté des peuples n'est considérée que de façon subsidiaire »
Pourquoi donc cette phrase vue que la départemantalisation est également une volonté des Mahorais qui ont déjà exprimé lur refus de l'indépendance !
à kazhkoad
De nemo3637
Déchoukeur | 21H38 | 29/03/2009 |
Cette volonté des peuples n'est conssidérée que de façons subsidiaire à l'aune de l'Histoire. Ainsi, un récent artcle sur Rue89 montrait que l'Etat français avait octroyé l'indépendance à ses anciennes colonies africaines sans consultation aucune des populations. Et le Sénégal de Senghor, voulant devenir département français, a reçu une fin de non recevoir en 1948.
Pour en revenir aux Comores, l'article et les commentaires des riverains montrent qu'il y a eu en 1974 des hésitations au sein du pouvoir en France. Mais c'est après tout le même cas de figure que dans les autres confettis : que signifierait l'indépendance - ou le rattachement aux Comores - quand on est dans une société héritière d'une économie de comptoir ? Et entre un vague statut de colonie ne vaut-il pas mieux devenir département et se rattacher à un grand pays comme la France ? C'est le choix entre rester pauvre mais avoir néanmoins quelques droits ou crever de faim comme le reste des pays anciennement dits « en voie de développement ». Evidemment le choix est vite fait… Merci Madame La France.
à nemo3637
De kazhkoad
- | 22H04 | 29/03/2009 |
Dans vos exemples : c'est au Sénégal et non à Mayotte qu'on peut regretter la non prise en compte de la volonté de la population (à nuancer car il faut voir qui a voté au Sénégal : tous les habitants ou seulement ceux ayant la nationalité française ? )
Je pense que même en ayant le statut de DOM ils auront « néanmoins quelques droits “ ! ! ! pensez vous qu'ils auraient moins de droits dans un DOM ? Posez la question aux habitants d'Anjouan par exemple …
De Madiran
(Business Analyst) | 14H33 | 29/03/2009 |
Mayotte ,
On demande par référendum aux électeurs d'un territoire s'ils veulent « devenir » un département Français…
Ce au moment ou un rapport « Balladur » demande la supression de niveaux administratifs dans notre république…
(Dont la suppression du « niveau » départemental ou régional par regroupement…)
Au moment ou dans notre république nous allons supprimer les départements… ! ! (D'abord sur les plauqe minéralogiques de nos voitures.. et ensuite… ? )
Expliquez moi monsieur Balladur,
Expliquez moi Monsieur Attali…
à Madiran
De Hemenate
15H17 | 29/03/2009 |
Vous ne seriez pas un peu de mauvaise foi ?
Vous trouveriez plus logique qu'on passe directement de l'échelon communal à un échelon régional de type Mayotte-Réunion-Kerguelen ?
Le tout sans administration locale propre à mayotte ?
à Madiran
De kazhkoad
- | 16H22 | 29/03/2009 |
celà ne fait pas une collectivité de plus mais une collectivité différente !
Par contre c'est l'exemple de St Barthélémy et de St Martin qui sont devenues récemment deux nouvelles collectivités séparées de la Gaudeloupe, qui est incompréhensible : peut être uniquement pour créer deux postes de sénateurs ? ? ?
à kazhkoad
De Humain
17H20 | 29/03/2009 |
Je vois que vous avez bien compris… !
Mais ce ,'est pas en créant des postes nouveaux et en differenciant que l'on harmonise… Mais cela je pense, vous le savez !
Moi je ne parle pas de collectivité mais de république… Comme vous , me semble-t-il.
Qui parle d'echelon communal ou départemental… ? Personne sinon vous.
Balladur ; lui, parle d'economie… et de gagner de l'argent.
Et surtout pas de social, un peu comme le font Strauss Kahn ou Attali.
Demain matin les gens de mayotte auparavant gérés par la justice Islamique seront pris en compte (en 2011) par l'administration de la république, les Assedic et par l'ANPE….
C'est paut être mieux, au moins pour les femmes… Et c'est donc déjà pas si mal.
à Humain
De Hemenate
17H50 | 29/03/2009 |
« Demain matin les gens de mayotte auparavant gérés par la justice Islamique seront pris en compte (en 2011) par l'administration de la république, les Assedic et par l'ANPE »
N'exagérons rien, Mayotte est pour l'instant une collectivité d'outre mer française, ce qui entraîne des aménagements
au niveau douanier, fiscal et sur le système de protection sociale, mais les différences juridiques avec la métropole s'arrêtent là.
Bref l'administration française est présente depuis très longtemps et il n'y aen principe pas de tribunaux islamique.
(Si il y en a en pratique ce n'est pas la départementalisation qui va changer quelque chose).
à Humain
De verseau974
19H25 | 29/03/2009 |
» Demain matin les gens de mayotte auparavant gérés par la justice Islamique «
Les cadis ne sont pas des juges islamiques, mais musulmans. La différence est grande. Les cadis ne gèrent pas la population, mais statuent sur les conflits d'ordre privés et familiaux.
La justice dans certains pays de tradition chrétienne , se fait en jurant sur la Bible de “ dire la vérité , toute la vérité.” Y a t il une différence avec une justice musulmane ?
Au fait, combien d'expatriès accepteront d'être réveillés à 05h00 du matin par l'appel du muezzin ?
à Humain
De kazhkoad
- | 21H48 | 29/03/2009 |
D'accord avec vous : il y a déjà trop de sénateurs et d'un côté faire passer des parties de DOM à un statut de COM tandis que l'on fait passer ailleurs une COM vers un statut de DOM, ça n'est pas un signe d'harmonisation
A part la Nouvelle Calédonie et la Polynésie qui ont souhaité autre chose, pourquoi tous les autres COM ne deviendraient ils pas des DOM ?
quant à gagner de l'argent en réformant les collectivités c'est pas forcément un mal : à voir comment c'est fait ? jusqu'à présent on n'a que trop tapé sur les fonctionnaires en veillant à épargner les élus !
je n'avais pas parlé d'échelon communal comme vous l'indiquiez, mais en effet, une commune de moins de 50 habitants sans école ni commerces à moins de 3 km d'un bourg d'une autre commune : est ce judicieux ?
si c'est pour éviter de payer trop d'élus (notamment à l'échelon départemental et régional) et pour abroger un décret de Pétain sur la Bretagne…
à Madiran
De mounsalvat@gmail.com
moi | 22H40 | 29/03/2009 |
peut on me demander par référendum si je suis d'accord pour payer pour un département de plus en France ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ,
De mamane
Ingénieur | 15H10 | 29/03/2009 |
Pour information, l'armée française coule les navires des comoriens qui veulent rejoindre leur 4e ile. La France a un gros tas de cadavres sur la conscience.
En ce qui concerne la déstabilisation politique des Comores, la France a participé à 21 coups d'état et tentative de coup d'état depuis l'indépendance des Comores. Chaque chef d'état qui mener une politique autonome de la volonté française a été, ou a tenté d'être, assassiné.
C'est ce que l'on appelle du post-colonialisme.
à mamane
De kazhkoad
- | 16H27 | 29/03/2009 |
quand on accuse l'armée française de couler des navires de comoriens : ça serait bien de donner quelques éléments complémentaires (sources, preuves…)…
sinon on peut dire vraiment n'importe quoi et ça s'apparente à de la diffamation : ça n'est pas franchement constructif !
à mamane
De verseau974
19H21 | 29/03/2009 |
Mamane
Où sont les preuves de ce que vous avancez ? Les batiments militaires basés à Mayotte disposent de quel armement ?
à verseau974
De mamane
Ingénieur | 00H55 | 30/03/2009 |
Témoignages d'amis comoriens.
Mais c'est assez positif de demander aux journalistes d'enquêter là dessus.
De Ibride
mal assis | 16H45 | 29/03/2009 |
? ? ? ? pour rester cohérent avec cette logique de main mise depuis 1974.
Pour agrandir son droit de zone d'eaux territoriale (France 2ème puissance après les USA)
pour maintenir sa base d'observation radar sur l'Océan Indien (base des Badamiers)
Pour ne pas trop s'éloigner de Mada ……………….. et de son potentiel en reserve ! ! ! (Il faut rappeler que réside un contingent de légion étrangère sur Mayotte : force mercenaire plus officielle, mais tout aussi efficace.)
Il ne faudra pas oublier au-delà de cette évènement institutionnel (consultation et non référendum) construit sur de magouilles partagées (cf dossiers noirs 19 : Pierre Caminade : Comores- Mayotte une histoire néocoloniale) l'évènement socio-religieux avec le premier endroit français officiellement musulman.
Ce paramètre est à mon sens un des éléments majeur de cet évènement historique, et apportera j'espère de belles aventures sur ce croisé culturel : terre - philosophie - culture
Ce soir le climat et serein. Les gens sont convaincus et engagés. Ils vont fêter, quelques dizaine de minutes après la nuit tombée, sur un statut conquis. ……………………….. mais qui a conquis qui ? ? ? ?
A suivre ………………
De ninaneux
retraité | 17H08 | 29/03/2009 |
(sic) merci ! Les DOM-TOM (520 euros/hab/an) coûtent moins chers que la Corse (2400 euros/hab/an) ou la métropole (1200 euros/hab/an). Alors renseignez vous et lisez le rapport du délégué interministériel à l'égalité des chances des français d'outre mer (Patrick Karam). Par ailleurs sans les DOM-TOM la France ne posséderait pas la 3eme zone maritime mondiale, ni aucun droit sur les droits de douane et passage pour le Canal du Panama (grâce aux Antilles) et du Canal de Suez (La Réunion). La CCIR est bien placée pour le savoir.
Prés de 80% des Français ne connaissent pas l'histoire des DOM et TOM, le bagne, l'esclavage, la colonisation, les comptoirs coloniaux, dont il est vrai ne leur a jamais profité.
Le pauvre peuple français, dans son ensemble, que l'on exploite à la sauce Sarkozy devrait se réveiller et avoir une lucidité de compréhension et de logique politique et d'un petit peu de valeur humaine ! !
Les territoires marins, les comptoirs coloniaux, l'exploitation du Nickel, ce tourisme de plage et d'hôtel de luxe, une vue très courte ou il serait nécessaire d'avoir une autre manière de comprendre toute cette coloration et ce métissage de la France dans le monde. Ce n'est pas un ministre ou un secrétaire d'état un peu différent tout cela pour donner un peu de couleur à ce gouvernement qui apportera une valeur a la France, rester dans l'ombre et à penser à leur propre avenir politique, c'est regrettable.
Demander à 80% des Français ou se trouve, Djibouti. Et que faisons-nous là-bas !
Pourquoi il y a encore une quinzaine années nous avions un fort potentiel de notre armée à la Réunion ! Que représentent les iles Kerguelen !
C'est une catastrophe de rencontrer autant « d'imbéciles “et de s'enfermer dans des idées aussi courtes, mais de constater aussi le déficit intellectuel et culturel des français moyens et l'exploitation des politiques de tous genres pour rester en places.
Le système capitaliste se module dans l'exploitation des hommes quelques soit leur valeurs.
Leur bonheur ne concerne pas le système et l'individu en lui même s'imagine par son individualisme que cela est bon pour lui ! Soit en se référant à sa propre culture refermé sur des idéaux d'un autre temps
à ninaneux
De Madmad
passante | 22H47 | 29/03/2009 |
Juste un éclaircissement : nous sommes bien d'accord sur le fait que Djibouti ne fait pas partie des Dom-Tom ? Ce n'est pas très clair car vous parlez de l'Outre-Mer et évoquez Djibouti tout à coup…
Djibouti est un état indépendant et (il me semble, pas vérifié car il est tard) la dernière colonie française à avoir obtenu son indépendance, en 1977.
à ninaneux
De mounsalvat@gmail.com
moi | 22H54 | 29/03/2009 |
Merci au fond de mon Ariège de débile je ne comprends pas les habitants des iles lointaines,je ne connais pas leus palaces mais j'ai la malchance de payer l'impôt même modestement ,j'aimerais comprendre pourquoi moi je ne pourrais pas voyager et venir dans vos iles ? La somme dérisoire pour vous que je donne au percepteur me permettrez de venir visiter vos iles magnifiques.Si vous pouviez éclairer ma pauvre lanterne ,elle fonctionne encore avec du suif,merci.
à ninaneux
De Peureux anonyme
00H11 | 30/03/2009 |
La France a t elle pour vocation de verser le RMI / RSA à tous les miséreux du tiers monde ?
à Peureux anonyme
De freestyler
17H13 | 30/03/2009 |
Chuuut c'est tabou !
De Siroccococo
Retraité et heureux | 18H05 | 29/03/2009 |
Réponse aux 2 messages de msadjadja concernant les Comores
Ce que tu écris est plus que confus et l'on ne sait pas où tu veux en venir. Mais je suppose que tu veux prendre ta petite armée pour libérer Mayotte et Dzaoudzi. Bon courage ! Ils n'attendent que toi !
De Young_Crazy26
Lycéen | 18H27 | 29/03/2009 |
Les départements français, c'est comme les dalmatiens, on se demande pourquoi ils ont voulu qu'il y en ai 101.
à Young_Crazy26
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 18H43 | 29/03/2009 |
Sacré rigolo !
De dijaca
19H35 | 29/03/2009 |
mayotte a besoin de sous, beaucoup de sous, en ces temps si difficiles, les aides de l'état seront les bienvenues.
sinon quelles raisons ont les habitants de mayotte de vouloir à tout prix devenir un des départements français ?
la france a -t-elle les moyens aujourd'hui, à l'heure ou l'état se désengage partout ? incompréhensible !
à dijaca
De freestyler
17H14 | 30/03/2009 |
Surtout qu'une bonne partie des habitants de l'île n'est même pas de Mayote
De Chevalier De Monlac
Chevalier en mousse | 19H52 | 29/03/2009 |
C'est une excellente nouvelle que l'integration de ces territoires dans la république.
Je pense que ceux qui parlent de neocolonialisme se trompent,on a demandé démocratiquement au populations locales leur avis et leur volonté ne souffre d'aucun doute.
Ceux qui veulent rejeter ces territoires car ils sont peuplés d'africains ne valent pas mieux que les gros c… racistes qui enchainent les « La France tu l'aimes ou tu la quittes ».
D'ailleurs c'est assez etonant qu'on retrouve une convergence de vue entre l'umpiste de base qui veut l'independance des dom-tom car ils coutent trop cher au budget et d'un autre coté le gauchiste tiers-mondiste qui trouve que lutter contre la colonisation c'est fun ! ! !
Et nos deux comperes se moquent de l'avis des populations et qu'importe qu'il y ai un profond attachement à la republique ,seul compte leur idéologie.
De Kassandr
20H54 | 29/03/2009 |
Comment se fait-il que les citoyens français n'aient pas eu leur mot à dire sur ce choix ? Pourquoi nous n'avons pas voter nous autres ? D'autant que ce sont une partie de nos impôts et encore de l'emprunt supplémentaire pour payer les infrastructures de cette île du tiers monde !
Avons-nous les moyens financiers d'entretenir toutes ces colonies transformées en DOM TOM ?
Personnellement j'aurais voter non ! Mayotte appartient aux Comorriens et non aux Français ! ! !
Cette France est prête à acheter une île aux frais des contribuables de la métropole en développant une politique sociale et nataliste, qui encourage la surnatalité d'une part et l'immigration clandestine de l'autre tout ça pour avoir un avant-poste militaire en Afrique de l'Est !
Après on pourra toujours défiler dans les rues pour moins d'impôts et de taxes, l'Etat gaspille notre argent durement gagner pour garder les miettes de ses anciennes colonies !
C'est scandaleux, et nous devons dénoncer cette politique de l'absurde !
à Kassandr
De kazhkoad
- | 22H38 | 29/03/2009 |
t'as raison, que tous les français de métropole votent pour que les Mahorais deviennent pauvres !
et après on éliminera de la république les autres départements pauvres : des DOM, la Creuse, le Cantal…
et on restera entre nous : les riches ! super c'est la France égalitaire que je veux pour mes enfants ! ! !
l'indépendance forcée pour les pauvres !