
A Gaza, le difficile décompte des victimes civiles des frappes
L'ONU estime qu'un quart des 400 morts depuis le début de l'offensive de l'armée israélienne sont des « non-combattants ».
Alors que le bilan de cinq jours d'attaques aériennes israéliennes sur la bande de Gaza approche les 400 morts et près de 2 000 blessés, la question se pose de savoir qui sont les victimes, et comment distinguer, à Gaza, un combattant d'un civil. La question est d'importance, non seulement d'un point de vue humanitaire que de celui du droit international.
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Les dépêches d'agence, reprises par la plupart des médias, annonçaient jeudi matin :
« Au moins 394 Palestiniens, en majorité membres du Hamas, ont été tués, et plus de 1 900 blessés dans les attaques israéliennes depuis samedi, selon les services d'urgence à Gaza.
Au moins 25% des victimes sont des civils, selon les Nations unies.
Comment le sait-on ? La question est hautement polémique. Il suffit de jeter un oeil, en Israël, sur le site du grand quotidien libéral Haaretz, dont l'un des chroniqueurs, Gideon Levy, engagé de longue date en faveur de la paix avec les Palestiniens, a déclenché un débat violent.
“Nos excellents pilotes sont désormais devenus des voyous”
Il accuse en effet les pilotes israéliens, “certains de nos meilleurs hommes” écrit-il, d'être devenus des lâches, en envoyant leurs bombes à l'abri dans un ciel sans résistance sur des cibles qu'ils peuvent difficilement identifier.
“Ils n'ont pas fait le tri, et ne pouvaient pas le faire, entre un officiel du Hamas et ses enfants, entre un policier de la circulation et un lanceur de roquettes, entre une cache d'armes et un centre de santé, entre le premier et le deuxième étage d'un immeuble à forte densité de population contenant des dizaines d'enfants. Selon certaines informations, la moitié des personnes tuées étaient d'innocents civils.
Je ne critique pas la précision de nos pilotes, il ne peut pas en être autrement lorsque l'arme employée est un avion et l'objectif une minuscule bande de terre surpeuplée. Nos excellents pilotes sont désormais devenus des voyous. Comme dans les vols d'entraînement, ils bombardent sans états d'âme, sans avoir à se soucier d'avions ou de systèmes de défense antiaériens adverses”
On s'en doute, un tel article dans un média israélien a suscité une avalanche de commentaires presque tous hostiles, certains soulignant que les roquettes du Hamas ne sont pas plus “courageuses” en étant envoyées sans aucun ciblage sur les villes israéliennes, d'autres se demandant tout simplement si “ce Levy est vraiment juif pour défendre une position pareille”…
L'armée israélienne fait sa com » avec des vidéos choc
Toujours est-il que la question du ciblage et de l'identification des cibles est au coeur de la stratégie israélienne. Pour y répondre, Israël s'est livrée à une opération de communication sans précédent en déposant sur le site de partage de vidéo YouTube des images enregistrées par la caméra d'un avion israélien en opération à Gaza.
On y voit le zoom impressionnant du viseur à la disposition du pilote, qui, de plusieurs milliers de pieds d'altitude, peut distinguer des individus s'affairer autour d'un véhicule, avant de lancer son engin meurtrier qui ne leur laissera aucune chance.
La démonstration est éloquente, mais laisse néanmoins planer le doute lorsque la décision doit être prise en quelques fractions de seconde, sur la base d'images qui peuvent être trompeuses. Jugez vous-mêmes. (Voir la vidéo)
Sur terre, à l'autre bout des bombes des avions, comment se fait l'identification des victimes, dans un contexte où, on le sait, l'imbrication des civils et des combattants est complète, à la fois parce que les combattants font partie de la population et vivent en leur sein, mais aussi par choix stratégique du Hamas de se fondre dans la masse ?
Sur le site Slate.com, partenaire américain de Rue89, Juliet Lapidos explique que les membres des équipes des Nations unies sur place, en charge de l'aide aux réfugiés (UNRWA), rendent visite aux hôpitaux et autre centres de santé, et appliquent une méthode simple.
L'ONU ne livre pas un décompte précis, mais une estimation
Alors que les critères des Conventions de Genève stipulent que les civils sont ceux qui n'appartiennent pas aux forces armées, aux milices ou aux mouvements de résistance organisés, dans la bande de Gaza c'est plus compliqué.
Dans la ville de Gaza City, l'ONU a recensé les victimes féminines et âgées de moins de 18 ans, alors que dans le nord du territoire, où se trouvent les grands camps de réfugiés, elle a cherché à distinguer les hommes portant les uniformes bleus de policiers ou de miliciens, des autres, que les membres de leur communauté pouvaient identifier comme non-combattants.
Lors d'une conférence de presse lundi, poursuit Slate.com, les Nations unies ont souligné qu'elles ne cherchaient pas à donner un décompte précis, impossible, mais un ordre de grandeur.
Il est en effet extrêmement difficile de distinguer un membre du Hamas combattant et un autre engagé dans les activités sociales de l'organisation, et il n'est pas impossible que des femmes ou les plus âgés des enfants soient eux aussi des combattants.
Une méthode de calcul d'où il ressort qu'au moins 25% des victimes sont non-combattantes. Et qui a poussé cette agence des Nations Unies à pousser un cri d'alarme sur la page d'accueil de son site internet :
Il ne s'agit pas seulement d'un décompte macabre ou d'une question de techniciens : il s'agit aussi de droit international. Sur le site Tribune des droits humains, à Genève, partenaire de Rue89, Michel Bührer a interviewé Lucas Machon, qui représente la commission internationale des juristes à l'ONU à Genève.
« Tout pays a le devoir de protéger sa population », souligne Lucas Machon. Israël est donc dans son droit en essayant de faire cesser les tirs de roquettes en provenance de Gaza.
« Mais tout Etat a aussi le devoir de respecter le droit humanitaire, et notamment la quatrième convention de Genève. Elle stipule entre autres que la réaction à une attaque doit être proportionnelle, elle n'autorise pas les frappes indiscriminées et exige la protection des civils. »
« Si le risque de toucher des civils est évident, il faut s'abstenir »
Mais comment mesurer la « proportionnalité » d'une réplique ? Le juriste explique :
« C'est une évaluation, il n'y a pas de critères définis admet le juriste. Entrent en considération le lieu, les moyens utilisés et leur intensité en fonction du but recherché, les cibles visées… »
En l'occurrence, les frappes devraient se concentrer sur les endroits ou les personnes liées aux tirs de roquettes, épargner les personnes qui ne sont pas impliquées, et surtout éviter de toucher des civils.
« L'excuse utilisée par Israël selon laquelle les activistes du Hamas se mêlent aux civils n'est pas recevable du point de vue du droit humanitaire, continue Lucas Machon, car si le risque de toucher des civils est évident, il faut s'abstenir d'engager une action militaire.
Les services de renseignement peuvent par exemple être mis à contribution pour identifier précisément les cibles. »
Et de rappeler qu'à Gaza en 2002, l'armée israélienne avait bombardé un immeuble entier, faisant 14 morts et des centaines de blessés pour tuer un seul activiste.
Le Hamas viole lui aussi la convention de Genève
Pour autant, le Hamas n'est pas exempt de responsabilités. Les civils sont des « personnes protégées », ce qui s'exprime en termes positifs (obligation de protéger) et négatifs (interdiction d'attaquer).
En l'occurrence le Hamas viole les deux volets : il met en danger ses propres concitoyens en basant ses tirs dans des zones civiles, ce qui est prohibé par l'article 28 de la 4ème Convention de Genève, selon lequel « aucune personne protégée ne pourra être utilisée pour mettre, par sa présence, certains points ou certaines régions à l'abri des opérations militaires ».
En outre, le Hamas attaque directement des civils israéliens, « ce qui est un crime de guerre », rappelle Lucas Machon.
En terme légal, le Hamas et Israël partagent la même responsabilité, car le droit humanitaire concerne tout le monde. C'est ce que rappelle le CICR : si l'un ne respecte pas le droit, cela n'autorise pas l'autre à en faire autant. Mais, pour Lucas Machon, « du point de vue moral et politique, Israël a plus de responsabilité puisque c'est un Etat ».
► La convention (IV) de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, 12 août 1949.
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à sefero49
De lifka
17H32 | 02/01/2009 |
Un scénario qui se produit parfois. Il arrive que quand un voyou prend en otage un passant pour s'en servir comme bouclier, l'otage soit tué dans l'assaut. Sauf que en l'occurrence ces voyous n'ont pas seulement causé la mort de deux personnes innocentes, mais fait vivre depuis des années une population d'un million de personnes dans la terreur en jouant avec eux à la roulette russe. Tout ça cachés au milieu d'une autre population à peu près aussi nombreuse. C'est ça le deal.
Alors la police a d'abord essayé des solutions plus pacifiques comme encercler le quartier en ne laissant sortir personne (de peur que les voyous en question en sortent pour recommencer) ni entrer autre chose que le strict minimum pour que la population ne crève pas de faim (de peur que des armes entrent avec le reste). Mais la population protège cette bande qu'elle a mis à sa tête parce qu'ils sont lourdement armés et ont promis de les protéger. Sans compter qu'ils sont « de la famille ».
C'est donc toute une population qui lui a fait confiance que les voyous ont pris en otage. D'après vous, il faudrait faire quoi pour les déloger ? Je suis sure que vous avez une solution hautement morale à nous proposer.
De Koby
Parisien émigré à Londres | 00H04 | 02/01/2009 |
Meme les réformateurs iraniens admettent que « les défenseurs palestiniens (…) causent la mort d'enfants et de civils en s'installant dans des jardins d'enfants et des hôpitaux » et cela a valu au journal qui a publié cet artilce d'être fermé par les autorités iraniennes
Un important quotidien réformateur iranien, Kargozaran, a été fermé mercredi par l'organisme chargé du contrôle de la presse, à la suite d'un article critiquant les militants palestiniens à Gaza, a rapporté l'agence iranienne officielle Irna.
« Kargozaran a été interdit à la suite d'un délit de presse et l'affaire a été transmise à la justice », a déclaré à l'agence Mohammad Parvizi, qui est chargé des médias au ministère iranien de la Culture.
Il a précisé que la décision avait été prise en raison d'un article paru mardi « justifiant les crimes contre l'humanité du régime sioniste à Gaza et décrivant les défenseurs palestiniens comme des terroristes qui causent la mort d'enfants et de civils en s'installant dans des jardins d'enfants et des hôpitaux ».
Le directeur du quotidien, Morteza Sajadian, a confirmé la fermeture du journal, précisant que l'article en question était une déclaration d'une association étudiante proche des réformateurs, le Bureau de consolidation de l'unité (BCU). « C'est par erreur que cette déclaration a été reprise », a-t-il déclaré à l'AFP, exprimant l'espoir que l'interdiction serait temporaire.
Le quotidien est contrôlé par le Parti des serviteurs de la construction (modéré), proche de l'ancien président Akbar Hachémi Rafsandjani. Depuis son lancement il y a trois ans, il a fréquemment été la cible d'attaques par d'autres médias en raison d'une orientation perçue comme hostile au gouvernement du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.
Sous la présidence de ce dernier, les médias iraniens, y compris les sites internet et les agences représentant les différentes tendances politiques, ont été frappées par une série d'interdictions. L'Iran est un fidèle allié du Hamas et n'a en revanche jamais reconnu l'Etat hébreu, Israël étant l'ennemi juré de la République islamique d'Iran.
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 00H10 | 02/01/2009 |
Certaines fois, le décompte est plus facile à opérer : sans chercher très loin (http://www.rue89.com/2009/01/01/un-des-chefs-du-hamas-tue-dans-un-raid-i…), on peut apprendre que la bombe qui a tué le responsable du Hamas Nizar Rayn a également tué ses quatre épouses, deux de ses filles et trois autres personnes.
J'entends bien ce qu'on va m'objecter : Rayn n'était pas un enfant de choeur et il constituait une cible légitime du point de vue israélien. Certes, certes…
Mais à ce compte-là et considérant qu'il y a peut-être bien un militaire au moins par foyer israélien, J'imagine que les mêmes qui jugeront que l'attaque contre Rayn était irréprochable (du point de vue israélien, bien sûr) trouveront également irréprochable (du point de vue des intérêts du Hamas, bien sûr) que les zones civiles de Sdérot, Ashkelon ou Beer Sheva soient bombardées. Non ?
(Allez, détendez-vous, c'était juste pour plaisanter : je sais bien que l'armée israélienne fait partie du camp du Bien, du Bon et du Beau.)
à thierry reboud
De moteks
observateur | 00H17 | 02/01/2009 |
tiens, thiery reboud, vous etes journaliste ou internaute ? ? bizarre ce melange des genres…..
à moteks
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 00H51 | 02/01/2009 |
J'ai beau me gratter la calebasse avec la dernière énergie, je ne comprends rien : où avez-vous pêché que je serais journaliste ! ?
à thierry reboud
De moteks
observateur | 00H57 | 03/01/2009 |
gratte pas trop fort, tu vas choper des croutes.
je me plante peut etre mais c'est pas vous qui avez redigé un article pour rue89 ?
j'aurais peut etre du dire « redacteur/internaute lambda ».
et puis en fait je m'en fous, on est sur internet, tout est permis, on peut tout dire, tout etre, et comme moi, ne rien signer…facile. c'est le grand n'importe quoi.
ceci dit si vous continuez vous finirez bien par choper une carte de journaliste non ? vous rentrerez gratos aux musées, à défaut d'tre payé par rue89….
aller, sans rancune.
à thierry reboud
De Koby
Parisien émigré à Londres | 00H25 | 02/01/2009 |
Mais alors, Thierry, ils ont raison quand ils disent que se faire exploser dans les centres commerciaux ou les bus et les restaurants est une attaque contres des cibles militaires puique tout israélien a fait son service et est donc réserviste ou mobilisable ?
Grâce à tes explications, je comprends mieux pourquoi il est tout à fait justifié pour le Hamas de viser les cours d'écoles et les hôpitaux : les enfants sont de futurs soldats et les malades sont des militaires potentiels car dès leur sortie de l'hôpital, hop, ils prennent les armes. Ah, d'accord !
Super.
à Koby
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 00H40 | 02/01/2009 |
Vaï, vaï, vaï… Mais moi je ne prétends pas que soit légitime le bombardement des populations civiles quelles qu'elles soient. Vous saisissez la nuance ou vous faut-il un dessin ?
Cela dit, s'il faut s'en remettre à la propagande israélienne (ce que je ne fais pas), c'est un choix tactique qui peut se défendre. Parce que sinon ce serait accepter un double standard.
Et vous, qu'en pensez-vous ? (Parce que vous tutoyer, franchement, non merci.)
à thierry reboud
De Koby
Parisien émigré à Londres | 01H00 | 02/01/2009 |
« 1/4 des 400 morts serait des non combattants » : c'est logique puisque le Hamas se cache derrière eux.
Je crois que c'est toi qui a besoin du dessin.
à Koby
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 01H09 | 02/01/2009 |
Voili, voilà, suffisait de demander : et donc selon vous, cela justifie qu'on bombarde et tue des populations civiles ? (Vous avez le droit de le penser, notez bien, mais ça me botterait que vous l'écriviez en clair…)
à thierry reboud
De Koby
Parisien émigré à Londres | 01H24 | 02/01/2009 |
Franchement, n'importe quoi. Z'avez vu les guillemets qui font référence à une citation empruntée 2 commentaires plus bas et qui vous font le dessin dont vous avez besoin ?
En plus, vous dirigez l'échange de mannière caricaturale. Jamais il n'a été question de légitimer des violences quelles qu'elles soient envers de civils, c'est ridicule. Où avez-vous lu ca ?
Inutile de persévérer car nous ne nous convaincrons pas et vous avez clairement besoin de dormir
PS. « Vai, vai, vai » : je suis censé comprendre en raison de ma position, de mon pseudonyme ou bien c'est de l'anglais ?
à Koby
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 01H35 | 02/01/2009 |
C'est marrant, j'avais lu ça (sans guillemets, ce qui « a donné à croire qu'il s'agissait de votre pensée personnelle à vous que vous avez) : c'est logique puisque le Hamas se cache derrière eux.
Ce n'est donc pas une justification des opérations israéliennes ? Vous condamnez donc les opérations israéliennes qui mettent en danger la vie des civils ? Eh bien embrassons-nous Folleville, nous sommes d'accord dans ce cas !
(Vaï, vaï, vaï est une expression que j'utilise assez couramment, mais (c'est vrai) plutôt à l'oral. Promis, je ne recommencerai pas puisqu'elle vous trouble à ce point.)
à thierry reboud
De GoodGuy
Chti | 01H34 | 02/01/2009 |
Pour shématiser, on pourrait donc inculper le Hamas d'homicide volontaire quand il fait des victimes civiles (car elles sont leur cible) et les israéliens d'homicide involontaire (car les civils ne sont pas leur cible). Les 2 chefs d'inculpation sont condamnables mais le premier me parait nettement plus grave.
à GoodGuy
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 01H38 | 02/01/2009 |
Si les pilotes israéliens ciblent involontairement des immeubles civils, d'accord. Mais, dans ce cas-là, ils sont vraiment très manches (ce que je ne crois pas un seul instant).
à thierry reboud
De GoodGuy
Chti | 01H40 | 02/01/2009 |
Quel intérêt auraient les israéliens à cibler des immeubles civils ?
à GoodGuy
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 02H22 | 02/01/2009 |
Je vous laisse l'honneur de leur poser la question, je constate qu'ils le font (ce qu'ils ne se donnent pas la peine de démentir).
à thierry reboud
De GoodGuy
Chti | 02H37 | 02/01/2009 |
Pourquoi dites-vous cela ? Les israéliens n'arrêtent pas de souligner que leurs cibles sont les membres du Hamas et démentent formellement avoir des civils pour cible.
Pensez-vous que les israéliens sont suffisamment stupides pour cibler volontairement des civils ?
Je pense au contraire qu'ils ne veulent pas reproduire leurs erreurs de la guerre du Liban où les victimes civiles ont été particulièrement nombreuses.
On peut cependant leur reprocher de cibler des bâtiments dans lesquels se réfugient des militants du Hamas ET dans lesquels se trouvent des civils. C'est tout à fait regrettable mais je peux comprendre les dirigeants israéliens qui ont pour objectif de faire cesser au plus vite les tirs de roquettes sur leur population civile.
à GoodGuy
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 02H45 | 02/01/2009 |
Nous parlions d'immeubles civils, dans lesquels se seraient trouvés des membres du Hamas, mais également des civils. Et si vous comprenez les dirigeants israéliens qui décident cela pour « faire cesser […] les tirs de roquettes », c'est donc bien que vous comprenez qu'on accepte de viser des civils. Que voulez-vous que je vous dise de plus ?
Mais si vous comprenez cela, je me demande bien ce que vous pouvez trouver à redire aux choix tactiques du Hamas. Tout baigne.
à thierry reboud
De GoodGuy
Chti | 02H59 | 02/01/2009 |
J'ai l'impression que l'objectif du Hamas est la victimisation pour radicaliser au maximum son peuple. Dans cette optique se réfugier au milieu dans des bâtiments civils fait partie de leur stratégie. Il ont probablement sous estimé la réaction des israéliens. Et je ne vois pas quelle autre attitude pourraient avoir les israéliens si leur objectif est de faire cesser rapidement les tirs de roquettes.
Je ne suis pas d'accord avec vous quand vous dites que les israéliens visent des civils. Dans leur optique, ils visent des terroristes (vous les considérez probablement comme des résistants), et tant pis s'il y a des victimes civiles collatérales. C'est un peu différent que de viser sciemment des civils comme vous le dites (et comme le fait le Hamas) n'est-ce-pas ?
Cette différence peut vous paraitre superflue car les victimes sont là mais c'est shématiquement ce qui fait précisément la différence entre un homicide volontaire et un homicide involontaire.
à GoodGuy
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 03H07 | 02/01/2009 |
Relisez donc : je ne dis pas qu'Israël vise des civils, je dis qu'Israël vise des immeubles dans lesquels se trouvent des civils, et qu'il le fait en toute connaissance de cause.
Je tiens le Hamas et Israël pour également terroristes, puisque le terrorisme n'est qu'un moyen pour atteindre un but. Il se trouve que l'un des deux groupes terroristes possède des moyens plus importants que l'autre.
(Quant à savoir si le Hamas ou sa branche armée ont la capacité de seulement viser, vous me permettrez d'être plus circonspect : je crois plutôt qu'ils envoient en direction de quelque chose et qu'ils ne possèdent pas les moyens de guidage que nécessiterait une visée digne de ce nom, ce que tendrait à démontrer le bilan ridiculement faible des victimes israéliennes au regard du nombre de roquettes lancées depuis Gaza.)
Et enfin si « l'objectif du Hamas est la victimisation », comme vous dites (et sur ce point je suis d'accord avec vous), alors il faut rendre hommage à Israël qui la lui sert sur un plateau.
à thierry reboud
De GoodGuy
Chti | 03H23 | 02/01/2009 |
Enfin ! vous ne dites plus que les israéliens visent des civils mais des immeubles dans lesquels se trouvent des civils (et des membres du Hamas qui ont déclaré la guerre à Israël). Nos opinions se rapprochent mais pour moi la différence est importante, alors que pour vous cela ne fait aucune différence.
Vous soulignez également que les terroristes du Hamas ont un matériel peu sophistiqué qui ne leur permet pas de faire un carnage dans les localités israéliennes voisines, pour vous c'est une injustice, pour moi c'est une chance.
Si vous convenez que la stratégie du Hamas est la victimisation, vous imaginerez bien que les stratèges israéliens (qui ne sont pas sots) ont bien conscience qu'il leur faut faire le moins de victimes civiles possibles.
Votre définition du terrorisme est particulière, puisqu'il faut alors considérer que toutes les guerres depuis la création étaient des actes terroristes, c'est original !
à GoodGuy
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 03H36 | 02/01/2009 |
Mais je n'ai jamais écrit autre chose, vérifiez si vous ne me croyez pas sur parole. J'ai toujours parlé des immeubles comme cibles. Et c'est vrai que, selon moi, la différence est mince entre bombarder des zones qu'on sait peuplées de civils et bombarder des zones qu'on sait peuplées de civils : vous voyez ce que je veux dire ?
La faiblesse des moyens est sans doute une chance pour Israël, c'est évidemment moins vrai pour les Palestiniens puisque c'est notamment cette disproportion des forces et des moyens qui permet à Israël de se comporter de manière terroriste.
La critères pour déterminer s'il s'agit de terrorisme auxquels je me réfère sont ceux de l'OCDE. (http://www.oecd.org/dataoecd/55/3/34065616.pdf)
Et quant à parier sur l'intelligence politique des stratèges israéliens, j'ai déjà eu l'occasion de répondre à une riveraine (qui ne devrait plus trop tarder, elle est dans les parages) que j'y regarderais à deux fois puisque j'ai bien l'impression qu'ils se sont mis dans une guerre qu'ils ne peuvent pas gagner (c'est du moins l'analyse que je fais, après beaucoup de personnes bien mieux qualifiées que moi).
à thierry reboud
De Saheyus
Rêveur invétéré | 18H39 | 02/01/2009 |
Respect, Thierry Reboud, vous avez bien du courage pour discuter aussi longuement avec des gens aux oreilles et à l'horizon à ce point bouchés. Puissiez-vous leur faire entendre raison.
à thierry reboud
De lifka
19H29 | 02/01/2009 |
Et quand ils ciblent l'immeuble « civil » d'un chef de guerre après l'avoir prévenu qu'ils allaient tirer, et que le chef de guerre ne prend même pas la peine d'en profiter pour mettre ses enfants à l'abri, vous appelez ça comment ?
à lifka
De Saheyus
Rêveur invétéré | 20H05 | 02/01/2009 |
Et où voyez-vous que votre interlocuteur défend le Hamas ? Les partisans du Hamas sont des terroristes, et les dirigeants Israëliens aussi. L'un n'empêche pas l'autre.
à thierry reboud
De lifka
03H39 | 02/01/2009 |
Suggèreriez-vous que tout Israélien étant un soldat potentiel serait une cible légitime pour les Palestiniens ?
Outre que Ryan n'est pas n'importe quel troufion de base et que les Israéliens ne visent pas toutes les maisons des palestiniens au prétexte qu'il y aurait peut-être chez eux un membre quelconque du Hamas, Ryan - en période de bombardements et ayant certainement fait partie de ceux qui ont décidé cette provocation que sont les tirs sur les villes israéliennes - n'avait prévu avant de se lancer dans l'aventure aucun abri pour ses femmes ou au moins pour ses enfants alors qu'il se savait visé par les Israéliens. Comment vous expliquez ça ?
Je suis sure par contre que si des militaires israéliens de haut rang comme l'était Ryan se savaient visés, ils se débrouilleraient pour que leur famille soit à l'abri.
Alors camp du bien ou pas, votre raisonnement est totalement tordu.
à lifka
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 03H54 | 02/01/2009 |
Sauf que ce n'est pas mon raisonnement : c'est celui que suivent, entre autres, les stratèges israéliens. Je vous ai connue plus le-doigt-sur-la-couture-du-pantalon avec la finesse de la pensée israélienne.
Pour le reste, figurez-vous que j'avais anticipé votre objection concernant Rayn : lisez donc, c'est au deuxième paragraphe… Vous m'expliquerez à l'occasion, puisque c'est une antienne que vous nous resservez régulièrement, quel type d'abris peuvent construire les Palestiniens pour se prémunir des bombes de haute technologie dont dispose l'armée israélienne. Rappelez-moi, Gaza est bien soumis à un blocus, à l'occasion levé selon le bon vouloir israélien, non ?
à thierry reboud
De lifka
16H47 | 02/01/2009 |
1- Concernant votre « anticipation » de ma réponse, comme je vous l'ai dit, dès ma première ligne, elle ne tient pas la route : Rayan n'est pas un quelconque troufion. C'est l'un des chefs du Hamas, qui a même envoyé son propre fils commettre un attentat suicide en Israël. Cette fois-ci il est prouvé que les Israéliens l'ont prévenu par téléphone de l'attaque - afin de lui laisser au moins la possibilité d'évacuer les femmes et les enfants - et a malgré ça il a gardé près de lui ses femmes et ses enfants. C'est donc un homme qui considère ses propres enfants comme de la chair à canon.
Si vous voulez comparer le fait de viser sa maison à quelque chose ne le comparez pas au fait de viser la maison de potentiels soldats israéliens, mais avec le fait de viser la maison de Tsipi Livni par exemple. Mais je suis bien sure que si on lui téléphonait pour lui dire « on va vous tirer dessus », elle ne laisserait pas ses enfants dans la maison.
Donc votre référence aux stratèges israéliens ne tient pas la route. Surtout quand ils prennent la peine de téléphoner avant d'attaquer ou de lancer des tracts pour faire évacuer les lieux comme ils le font régulièrement.
Posez-vous plutôt la question sur le fait que ces conseils ne sont jamais suivis : qui a intérêt à maximiser le nombre de morts ?
2- Il semble que le blocus n'empêche pas le Hamas de faire pénétrer des armes de plus en plus puissantes sur le territoire. Je ne vois pas en quoi ce serait plus difficile d'y faire pénétrer des moyens de défense de la population civile.
Si on en croit un ministre Egyptien, les chefs du Hamas, sauf ce fanatique de Rayan, sont tous planqués dans des bunkers. Ils auraient aussi planqué Guilad Shalit dans un bunker car leur intérêt n'est pas qu'il meure. Donc ma question n'a rien d'absurde au contraire et la chose n'a rien d'impossible.
Surtout qu'ils ont eu quelques bonnes années pour le faire, et on aurait pu penser que quand ils ont décidé d'attaquer avec des centaines de roquettes malgré les avertissements conjoints des Egyptiens, de Abbas et des Israéliens, c'est qu'ils avaient les moyens de protéger la population contre les répliques. Le fait qu'ils n'aient rien prévu démontre que leur but était de montrer du sang à l'opinion internationale et rien d'autre.
à lifka
De Nekrobastard
médecin à Lunéville | 12H07 | 02/01/2009 |
MDR ! ! ! « Je suis sure par contre que si des militaires israéliens de haut rang comme l'était Ryan se savaient visés, ils se débrouilleraient pour que leur famille soit à l'abri. “
c est vrais que s” est plus facile à faire de ce coté ci des barbelets…..
Ils se sentirais surement plus visés si on donnaient aux palestiniens des F-16……
à Nekrobastard
De lifka
19H37 | 02/01/2009 |
Quand on veut vraiment protéger ses enfants, on évite de les garder avec soi alors qu'on vient d'être prévenu qu'on servira incessamment de cible. On évite aussi de les envoyer servir de martyrs en servant de bombe humaine. Ce qu'a fait ce monsieur avec son fils. Il me semble que c'est valable d'un côté comme de l'autre des barbelés.