
Trou de la Sécu : est-ce si grave, docteur ?
Les cris d'alarme autour des 12 milliards de déficit ne sont pas sans arrière-pensées idéologiques. Décryptage.
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2008 a été présenté ce lundi, jour de la publication des prévisions de la Commission des comptes de la Sécurité sociale. Elle table sur un déficit de la Sécu de 11,7 milliards d'euros en 2007 (au lieu des 8 milliards initialement prévus), et de 12,7 milliards en 2008. L'examen du budget de la Sécu commencera le 23 octobre.
Ce chiffre de 12 milliards paraît très spectaculaire, et les médias ne manqueront pas de le présenter comme tel. Mais recouvre-t-il vraiment une situation catastrophique ? Ou les cris d'alarme autour de ce fameux trou cachent-ils des arrières-pensées idéologiques ?
Que recouvre exactement l'expression » trou de la Sécu » ?
Dans un livre accusateur, » Le mythe du trou de la sécurité sociale » , le chercheur en sciences sociales Julien Duval accuse les médias de répéter en boucle cette expression teintée selon lui d'arrières pensées idéologiques :
» L'expression « trou de la Sécu » ne fait pas que nommer un problème, elle renvoie implicitement au principe de l'économie ménagère selon lequel on ne peut pas durablement dépenser plus qu'on ne gagne. Elle renferme ainsi une explication : l'institution est en déficit parce qu'elle vit au-dessus de ses moyens ; et si elle vit au-dessus de ses moyens, c'est qu'elle gaspille ses ressources ou fait des dépenses inutiles. »
Le » trou » , techniquement, désigne le besoin de financement des différentes branches du régime général de la Sécurité sociale : maladie, vieillesse, famille, accidents du travail et maladies professionnelles. En clair, c'est la différence entre les recettes et les dépenses.
C'est essentiellement la branche assurance-maladie qui est concernée, avec un peu moins de sept milliards d'euros de déficit.
Quelle est l'ampleur du déficit, par rapport au budget de la Sécu ?
Douze milliards, cela représente environ 3% du budget de la Sécurité sociale (contre 4,3% en 2005). Ce n'est rien, comparé au déficit de l'Etat, qui avoisine 20% de son budget. Ce montant de 12 milliards n'est ni une surprise ni une nouveauté.
Ni une surprise : en juillet dernier, la Commission des comptes de la Sécurité sociale avait prédit un déficit 2007 de 12 milliards d'euros pour le régime général. Ni une nouveauté : le déficit atteignait des niveaux comparables en 2004 et 2005 :

Face à ce tableau, deux attitudes sont possibles. On peut certes y voir une circonstance aggravante : le déficit serait » chronique » , un mot qui ne fait que renforcer les craintes. Mais on peut aussi constater que le déficit ne bouge pas depuis 2004 et, dès lors, s'interroger sur les raisons de le laisser persister. Pourquoi ne pas trouver une fois pour toute les recettes pour combler ces 12 milliards ?
Qui creuse le » trou » ?
L'augmentation des dépenses maladie, principalement liée au vieillissement de la population, explique en grande partie la difficulté à boucler chaque année le budget de la Sécu. L'économiste Etienne Wasmer écrivait en mai dernier sur son blog :
» A côté de l'évolution des dépenses de santé dans le PIB, celle des retraites est une aimable plaisanterie. D'ici 2050, si on estime à 6 à 10% de PIB de plus à prévoir pour les retraites, ce qu'il faudra provisionner pour les dépenses de santé est, selon les scenarii les plus raisonnables, entre 17 et 26%, compte-tenu des tendances. »
Les dépenses de santé sont également alourdies par la crise économique et le chômage.
Mais la Sécurité sociale a également subi des pertes côté recettes, à la suite, notamment , de l'augmentation récente des exonérations de cotisations sociales. En 2005, ces exonérations s'élevaient à plus de 21 milliards d'euros, mais l'Etat n'en n'avait compensé que 19 milliards. Autrement dit, deux milliards manquaient à l'appel.
A cela s'ajoute les arriérés de paiement de l'Etat, qui doit compenser les réductions de charges et, en tant qu'employeur, verser sa part de cotisations. Or l'Etat n'est pas d'une grande ponctualité dans le versement de ce qu'il doit. Actuellement, la dette de l'Etat dépasse 6 milliards d'euros.
Serait-il compliqué de boucher le » trou » ?
Douze milliards, ce n'est pas rien. Mais ce n'est pas non plus hors de portée des politiques publiques. A titre de comparaison, cela représente une somme équivalente aux mesures décidées par Nicolas Sarkozy dans le cadre de son » paquet fiscal » , qui a été très apprécié par les plus fortunés des Français (baisse des droits de succession, bouclier fiscal, déduction des emprunts immobiliers…).
Philippe Séguin, le président de la Cour des comptes, vient de suggérer une source de financement intéressante : il s'agirait de soumettre les stock-options aux même cotisations sociales que les autres revenus. Actuellement, les exonérations de cotisation dont elles bénéficient, selon Séguin, représenteraient trois milliards d'euros. Soit un quart du fameux déficit… François Fillon a jugé depuis la proposition » pertinente » .
En attendant, le gouvernement a choisi une autre voie, celle de la franchise médicale. Il s'agit, pour commencer, de réduire de 50 centimes d'euro le remboursement des médicaments ou des actes paramédicaux ; le remboursement des transports en ambulance sera également soumis à une franchise de deux euros. Mais ces mesures ne devraient rapporter aux caisses de la sécu que 850 millions d'euros.
L'idée d'instaurer une TVA sociale, qui a tant fait couler d'encre entre les deux tours des législatives, en revanche, semble faire long feu…
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De
18H44 | 24/09/2007 |
on parle de trou de la sécu, mais j'aimerai bien qu'on identifie clairement les postes de dépenses et qu'on sache exactement où va tout cet argent.
En gros pourquoi notre santé coute-t-elle si cher ? Je veux pouvoir pointer du doigt ceux qui profitent de nos problèmes de santé.
De
19H27 | 24/09/2007 |
N AVEZ VOUS PAS COMPRIS QUE LE POUVOIR FAIT PEUR DEPUIS QUELQUES JOURS AVEC LA SITUATION DE FAILLITE LE TROU DE LA SECU ETC .. LE BUT EST DE pouvoir reformer la fonction publique ! ! ! lorsqu on fait peur ainsi aux francais on fait de maniere a ce qu il valide automatiquement cette reforme qi n est qu un debut..
DES INFOS CHOCS SUR L ACTION DE L EQUIPE A SARKO SUR http://vigicitoyen.canalblog.com/
De
00H53 | 25/09/2007 |
l'article de julien martin sur l'école et l'esprit d'entreprise, sujet intéressant s'il en est, a disparu des premières pages dès sa première journée…
déplaisit-il trop au MEDEF ?
et cela a-t-il une incidence sur la mise en avant de tel ou tel article par rue89 ?
circulez, il y a autre chose à « décrypter »…
quiconque « attend » la suite, jamais ne s'interroge sur le présent.
aïe…
De Pascal Riché (auteur) 7
Rue89 | 05H57 | 25/09/2007 |
Ben non, il n'a pas encore quitté la page d'accueil…. Ouvrez les yeux et scrollez donc down, comme diraient les « têtes à claques ».
De
09H27 | 25/09/2007 |
Réformer la fonction publique ? quelle horreur ! ! !
Nos postes doivent continuer à être fermées le samedi après midi, les Services publics le vendredi à 15 heures, les employés de la Banque de France faire des statistiques inutiles en doublon avec l'INSEE, les impots en concrrence avec le Trésor etc..
Et que ferait-on de l'argent ainsi économisé ?
I
De Plait-il...
09H50 | 25/09/2007 |
Les « services publics » ne sont plus là pour le public lambda depuis fort longtemps. La Poste par exemple est intéressée par les grandes boite pour de la distribution en nombre (regardez ce que vous recevez dans vos boîtes aux lettres), les placements bancaires, les crédits… Ils sont là pour faire du chiffre suivant des objectifs, comme dans le privé. Ce que vous n'avez toujours pas compris, c'est que c'est ça privatiser, servir ce qui rapporte et pas le client de base venu acheter son carnet de timbres. Celui-là, il n'a pas fini d'attendre.
à Plait-il...
De
10H22 | 25/09/2007 |
Vous remarquerez, d'ailleurs, que dans le public, le terme « client », utilisé d'ordinaire dans le privé, a remplacé celui d'« usager ».
Thomas GREDAT
De turonuscivis
21H58 | 26/09/2007 |
Voila bien des années que nous ne sommes plus les usagers de nos biens mais les clients des gestionnaires de notre patrimoine ! ! nous avons encore un peu à l'intérieur d'un règlement édicté par les gestionnaires que nous rétribuons, un usage temporaire et payant, sans même l'ombre d'un mini pouvoir sur l'instauration du tarif ! ! !
Bref on nous plume par les deux bouts.
à Plait-il...
De
14H10 | 25/09/2007 |
Le problèe que nous avons avec nos services publics, c'est que pour leurs dirigeants (mis en place par les gouvernements en place) il ne s'agit plus de gérer des services publics, mais de futures entreprises privées. Exemple ancien de France Télécom, mais aujourd'hui de la poste, idem avec la SNCF. On y considère l'usager comme un client, qu'il faut faire payer au prix fort pour faire des bénéfices.
Pour la sécu, c'est pareil, pour faire de la place aux secteur privé il faut dérégler le secteur public (le meilleur au monde d'après l'Organisation Mondiale de la Santé OMS) et surtout laisser croire que la seule solution est le financement individuel.
De
15H29 | 25/09/2007 |
Si l'etat (qui ne paie ses cotisations de securite sociale que quand ca lui chante) fait des economies de salaire de fonctionnaire (des gens pas si bien payes que ca, compare au fonctionaire supreme dont le poste ne semble pas etre en voie de supression) en creant des chomeurs, le trou de la securite sociale ne pourra que s'agrandir !
A moins evidemment que la nouvelle societe a laquelle ces reformes sont sense aboutir ne soit simplement celle avec
1-10% de personne ayant un toit et de quoi se nourrir (abondamment)
90-99% de misereux louant leur services quotidiens pour quelques sous
Mais alors on n'aura plus besoin de securite sociale ! etc……
De
12H31 | 25/09/2007 |
Faillite, trou de la sécu,……..
Qui vient de faire cadeau de plusieurs milliards déjà aux Français les plus riches en vidant de fait un peu plus les caisses de l'état ?
Qui est au pouvoir depuis + de cinq ans maintenant et n'a cessé d'accroitre cette situation de « faillite » à coups d'éxonération de charges ?
Le trou de la sécu ne représente que 3% du budget, si vous aviez un découvert de 3% de votre salaire, votre banquier ne vous appelerait même pas.
ILS SE FOUTENT DE NOUS.
De
21H59 | 26/09/2007 |
Et comment ils se foutent de nous ! !
Imaginez : un marché de la santé de 300 milliards d'euros, un potentiel clientèle de 56 millions de personnes, dont l'espérance de vie s'allonge ! ! QUELLE AUBAINE !
Je ne veux pas dire qu'il ne faille pas veiller à dépenser juste, l'argent prélever « d'office » sous forme de « charges sociales ». Mais attention, notre système de santé est basé sur la solidarité. Solidarité Inter-générationnelle ; solidarité biens portants/malades…. Ce que nous propose la réforme, avec la mise en place de franchises c'est la solidarité malades/malades (puisque ne seront concernés que les consommateurs de soins…) et solidarité biens portants/biens portants (puisque moindre consomateurs de soins, et donc absolument pas impliquer dans l'effort de solidarité proposé…).
De
17H58 | 25/09/2007 |
Pourquoi ne reparle-t-on pas des cadeaux fiscaux faits il y a quelques jours ? Voilà de quoi combler les trous !
La France en faillite … Alors pourquoi faire ces cadeaux ?
On reproche à certains Français d'être surendettés mais que penser de cette dépense qui n'aurait pas dû être faite !
De
19H37 | 24/09/2007 |
ces cris d alrme n ont qu un but….vous pensez sincerement que le pouvoir a eu connaissance des chiffres de deficit qu il ne maitrisait pas qu il ne connaissait pas c une strategie de communication ! ! ! ! ! le but est de mettre la pression sur les francais pour pouvoir valider les reformes sur la fonction publique qui n est qu a mes yeux un leur et le début de reformes QUI VONT CHANGER NOTRE PAYS POUR UN ELDORADO DU MEDEF ET CIE …
des infos chocs sur l equipe de sarko sur http://vigicitoyen.canalblog.com/
ps : je ne suis pas fonctionnaire
De
09H49 | 25/09/2007 |
C'est bon, nous avons noté l'adresse de votre blog, arrêtez de laisser des commentaires juste pour caser ce lien vers un blog entouré d'annonces Google ! Vous les avez atteint les 100 premiers $ pour le premier virement ?
De facri
12H17 | 25/09/2007 |
C'est marrant comme maintenant il faut préciser que l'on est pas fonctionnaire quand on soutient le service public.N'y auraient-ils que les fonctionnaires à utiliser la poste,la sncf,edf,l'hôpital,l'école,etc,etc… ?
De
21H03 | 24/09/2007 |
ce n'est pas parce qu'il y adéficit qu'il y nécessairement des profiteurs (même si les abus existent ils représentent une infime partie du problème)
la santé coûte cher pour des raisons démographiques,sociales, économiques
démographiques car la population vieillit donc les dépenses de santé aussi (les malades de longue durée halzeimer, cancereux.. ne sont pas des profiteurs)
la santé coute cher car les soins sont de plus en plus techniques : pratiquée une IRM coute beaucoup plus cher que de donner un cachet d'aspirine pour le mal de tête
la santé coûte cher car plus un pays se développe plus les soins de santé prennent une place importante dans notre budget (nous voulons être mieux soignés : kiné, spécailiste.. )les pauvres ne se font pas soigner ! ! (cf les pays en voie de développement) paradoxalement la santé c'est le luxe des riches
les recettes pour financer la santé rentrent mal dans les caisses à cause du chômage ou des emplois précaires qui cotisent peu ou pas
de plus certains revenus ne cotisent pas (stockoption..)
voilà on pourrait encore développer mais il est mensonger de croire qu'il y des coupables qu'il faut punir le problème est ailleurs mais c'est plus facile de dire cela ! ! !
De cervodispo
10H47 | 30/09/2007 |
…et comment,qu'on pourrait développer, ne serait-ce que de l'attitude de cerains métiers (tous ? )de la santé et de leurs rapports (soumission ? ) aux industries pharmaceutiques.
De
21H06 | 24/09/2007 |
J'espère que tu n'as pas oublié de pointer du doigt cette fameuse CMU que certains ce gargarise avec ?
Il y a t-il des contrôles de la part de l'état ?
Car là, il y a du ménage à faire…
De
09H05 | 25/09/2007 |
Heureusement qu'il n'y a pas contrôle d'orthographe aujourd'hui…
Allez viens, c'est la récré …
Signé : la femme de ménage.
De
10H42 | 25/09/2007 |
Monsieur,
Le problème est trop grave pour s'attacher à un problème mineur. c'est idiot
De
12H15 | 25/09/2007 |
l'ortôgraffe n'ait pas un problaime mineure
De
19H52 | 25/09/2007 |
Oh Oh Oh
nous avons un Troll typiquement bête
Persuadé d'avoir une opinion valable sur tout, d'être de bonne foi, et que sa diarrhée verbale intéresse quelqu'un d'autre que lui, le troll bête prend l'apparence d'un message véritable. Assez redoutable en ceci qu'il refusera la qualification de troll
ce qui m'a mis la puce à l'oreille, c'est le : « Heureusement qu'il n'y a pas contrôle d'orthographe aujourd'hui. »
Les messages trollesques refusent systématiquement d'aborder le fond et privilégient la forme des messages : « purée, les fautes d'orthographe ! » ; « c'est nul de critiquer ton interlocuteur parce qu'il fait des fautes »…
mais ne jamais oublier cette maxime : « quand troll vexé, troll devenir encore plus chiant »
http://www.commentcamarche.net/faq/sujet-3610-internet-forums-qu-est-ce-…
De
12H54 | 25/09/2007 |
t'a voir ta gueule a la récré
De
11H34 | 25/09/2007 |
Curieux…
C'est vraiment curieux, c'est toujours la faute aux pauvres, ils sont toujours en train d'abuser, de gruger, de voler, de détourner, de tricher, de mentir.
Pourquoi ce doigt qui pointe (qui met en accusation) ne se dirige-t'il pas plus souvent vers d'autres personnes ?
Pourquoi ce doigt ne désigne-t'il pas cette pharmacienne qui a volé 600.000€ à la Sécu, vers ces médecins qui avaient promis de faire attention à ce qu'ils faisaient si on les augmentaient, pardon, si on les reconnaissaient un peu plus et qui n'en ont rien fait ?
Sistheleus
De
12H35 | 25/09/2007 |
Oui et vous auriez aussi pu rappeler ce médecin de la CPAM de Nantes qui s'est fait « placardiser » l'an dernier parcequ'il controlait d'un peu trop près des cliniques qui fraudaient la sécu. Et en attendant, on va encore augmenter d'un euro le tarif des médecins afin qu'ils soient plus légers sur leurs ordonnance. Comme si l'état ne pouvait pas aussi les obliger sans contre partie à être économe. De qui se moque t-on ?
De vintage
17H58 | 25/09/2007 |
vous parlez d'un medecin de la CPAM de Nantes ou du directeur qui a démissionné parcequ'on lui refusait le construction d'un nouvel immeuble avec nos cotisations ! ?
De
13H28 | 25/09/2007 |
Taxer les pauvres c'est la devise de la droite décomplexée ! ! elle ne fait que reprendre la vielle politique de Colbert qui disait : « mieux vaut taxer les pauvres, ils sont nombreux »
souhaitons dans le même temps que l'on provoque une Réelle nuit du 4 aout ! ! ! en espérant ne pas passer par la case « Terreur ».
De
21H08 | 24/09/2007 |
j'aimerai savoir quel pourcentage par rapport au budget général représentent les frais de fonctionnement des caisses de s.s. (administration et autres, frais de déplacemnt des dirigeants etc…), combien d'emplois ont été supprimés depuis la mise en place de l'informatisation.
De DO
06H46 | 25/09/2007 |
la reponse est 0,4%, c'est l'un des taux les plus bas de depense de fonctionnement !
il y a egalement des reorganisations ( mutualisations d'activites et fusions de caisses)
les reductions d'effectifs sont en rapport a ces evolutions.