
Les européennes n'étaient pas assez européennes, d'où leur flop
Encore et toujours. La participation lors des élections européennes continue de baisser. Piètres 43,5% : c'est le pire score depuis que les Européens élisent directement leurs représentants, ce qui remonte à 1979, alors que paradoxalement, le Parlement européen n'a jamais eu autant de pouvoir. Comment l'expliquer ?
« L'Europe n'intéresse pas les masses. » C'est faux. En 2005, le référendum sur la Constitution européenne, en France notamment, fut un succès populaire en termes de participation et c'est l'Europe justement qui était au cœur des polémiques. Pourtant dans les démocraties modernes, la recette pour enclencher un niveau de participation élevé n'est plus un secret : prenez un enjeu clair, rajoutez quelques bonnes confrontations entre des leaders politiques, et quelques pincées de piment grâce à des médias critiques et dynamiques.
Barroso hors campagne
Malheureusement, pour la énième fois en Europe, rien de tout cela n'a eu lieu. D'abord, car du 4 au 7 juin, nous n'avons pas eu une élection européenne mais 27 élections nationales. Et quel était l'enjeu clair et européen ? Certes, la crise économique, sauf dans une Italie focalisée sur le « Noemigate » de Berlusconi, a dominé la scène médiatique. Mais jamais dans une perspective européenne ou globale.
Ensuite, on attend encore la confrontation entre les têtes d'affiche européennes. Quel est le rapport entre une campagne européenne et Sarkozy, Aubry, Zapatero, Rajoy, Berlusconi ou Franceschini ? Nous aurions voulu voir le conservateur Barroso, président sortant de la Commission européenne, sillonner les routes d'Europe pour défendre son mandat. Ou Rasmussen, candidat « avorté », jamais officialisé, des socialistes européens du PSE, contre-attaquer avec un projet alternatif. Seuls les Verts de Daniel Cohn-Bendit ont adopté une vraie plate-forme de programme paneuropéenne en lançant une campagne transnationale pourtant timide.
Le débat sur l'Europe renouvelé grâce aux nouveaux médias
Enfin, les médias nationaux, pour ne pas dire nationalistes, n'ont pas fait le moindre effort pour européaniser une campagne forcément déprimante. Seuls les nouveaux médias font exception. Ceux qu'on accuse de manquer de sérieux, de fiabilité, qu'ils soient trop participatifs ou en dehors des normes. Les magazines en ligne, les blogs, Facebook, Twitter incarnent pourtant un renouveau, salutaire, dans cette démocratie européenne en devenir. Internet a vu fleurir des initiatives comme Bloggingportal.eu, Parlorama, Think about it et aussi « notre » EUdebate2009.eu avec son test d'affinité politique européen VoteMatch Europe (des initiatives toutes recensées dans le Netvibes de EUdebate2009.eu.)
Mais ces sites sont bien peu de chose face aux bulldozers des opinions publiques nationales, des télés et des sites Web de masse qui ont, une fois de plus, monopolisé le débat, en le nationalisant et en l'appauvrissant. La recette pour cuisiner des élections européennes à la sauce participative est connue, ce sont peut être les cuisiniers qui font tout cramer…
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De lancetre
16H04 | 08/06/2009 |
En 2005, un texte illisible avait suscité un ample débat, qui s'était conclu par un vote des plus clairs, avec une forte participation.
Avec la complicité des socialistes dits « versaillais », l'UMP est passée outre ce vote.
Comment peut-on demander à l'électeur d'aller voter lorsqu'on conchie ses choix ?
Je retournerai voter aux européennes pour me prononcer sur le traité de Lisbonne.
à lancetre
De pablico
17H58 | 08/06/2009 |
pourquoi on ne se sent pas européeens ?
les politiques de droite et de gauche ont généré un réflexe pavlovien, en nous rabâchant :
si c'est la merde c'est pas de notre faute c'est la faute à l'Europe !
si c'est bien c'est grâce à nous..
le peuple les croit… d'où ce réflexe de pavlov qui dit : Europe = caca. beurk… !
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 16H19 | 08/06/2009 |
-« Les magazines en ligne, les blogs, Facebook, Twitter incarnent pourtant un renouveau, salutaire, dans cette démocratie européenne en devenir. Internet a vu fleurir des initiatives comme Bloggingportal.eu, Parlorama, Think about it et aussi “ notre ” EUdebate2009.eu avec son test d'affinité politique européen VoteMatch Europe (des initiatives toutes recensées dans le Netvibes de EUdebate2009.eu.) »
- Ah qu'ils serait bon de rester entre soi, entre blogueurs, twitters, facebookers et Nifonistes ! …
Seulement voilà, il a tous les autres, les citoyens, les électeurs, et parmi eux, les abstentionnistes et les empêcheurs d'europer en rond…
à Waldeck
De LG240
16H31 | 08/06/2009 |
« les empêcheurs d'europer en rond » ?
Les deux listes données comme les gagnantes du scrutin d'hier (UMP+écolo) sont les deux listes les moins critiques vis-à-vis de l'Europe ! !
Ils n'ont pas fini d'europer en rond, ils vont même européer deux fois plus vite. Et si vous croyez que les bouderies à la « la-dernière-fois-qu'on-m'a-demandé-mon-avis-on-ne-m'a-pas-écouté-alors-si-c'est-ca-je-dirais-plus-rien-et-toc » va les empêcher de dormir….
à LG240
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 17H06 | 08/06/2009 |
Non, je parlais d'une approche de l'Europe trop « techno », qui décourage, c'est tout, je vous rassure, j'ai voté !
à LG240
De Le Yéti
yetiblog.org | 18H13 | 08/06/2009 |
Les deux listes gagnantes représentent respectivement 11,1% (UMP) et 6,4% (Verts) du total des électeurs inscrits. C'est-à-dire pas grand chose.
Les véritables vainqueurs sont les « abstentionnistes » (parmi lesquels, on le sait, un max de « nonistes » dégoutés).
Voici à ce sujet un superbe commentaire laissé sur mon blog par un dénommé Dissonnance :
« L'abstention est la seule forme d'expression laissée à ceux qui ne savent pas ou qui ne veulent pas choisir dans le panel politique qui leur est proposé. C'est par conséquent, au même titre que n'importe quel bulletin de vote, une réponse légitime à une question à laquelle on se sent incapable de répondre, soit qu'on ne sache pas, soit qu'on ne veuille pas.
Cet acte serait illégitime si et seulement si une autre forme d'expression de l'indécision était laissée au peuple, telle qu'un vote blanc comptabilisé à part entière, par exemple. Mais ce n'est pas le cas.
Il est vain et malvenu que le peuple se reproche à lui-même ce refus de répondre à la question posée. Étant souverain, il est en droit d'attendre qu'on lui propose une alternative réelle si l'on souhaite motiver une quelconque décision de sa part.
Il serait plus pertinent de se demander par exemple, notamment dans la classe politique, pourquoi le peuple souverain oppose majoritairement un tel refus et en tirer les conséquences. A tout le moins, modifier sensiblement la nature des offres faites, et en tout état de cause considérer qu'une indécision majoritaire conduise nécessairement à une remise en cause du résultat des suffrages exprimés, qui ne représentent plus guère qu'une minorité au sein du peuple.
“Qui ne dit mot consent”… Il me semble plutôt que l'abstention est un mot tout à fait explicite adressé à l'intention de l'ensemble de la classe politique française, ou européenne en l'occurrence. Quelque chose comme le mot de Cambrone sans aucun doute.
Le mécanisme électoral est malsain et biaisé. On offre au peuple de choisir le parti, le programme, le représentant qui lui semble “le moins pire” parmi ceux proposés. Le peuple ne veut plus avoir à choisir un moindre mal, il veut qu'on lui propose les meilleurs choix possibles. Ces choix n'existent pas dans les offres qui sont actuellement proposées lors des élections en général, et européennes en particulier.
Qui parmi ceux ayant exprimé un vote dans la journée d'hier peut affirmer sans rougir qu'il adhère de manière inconditionnelle au programme de la liste qu'il a choisi ? Que ceux qui ont la franchise d'admettre que ce n'est pas le cas se disent une chose, quel que soit leur degré d'adhésion au programme qu'ils ont soutenu, celui-ci n'est pas voué à considérer de telles nuances. Un programme est un ensemble indivisible, lorsqu'on le choisit, on en accepte même les closes auxquelles on ne souscrit pas. Ceux qui consentent, pour ne pas dire qui concèdent le plus de choses, ne sont pas nécessairement ceux qu'on pense. »
à Le Yéti
De LG240
19H30 | 08/06/2009 |
Vous vivez sur la planète Mars ? Vous n'entendez pas en boucle depuis hier soir les UMP hilares nous servir la soupe du « c'est une formidable victoire pour le gouvernement » ?
Que les résultats en terme de rapport aux nombre d'inscrits soient minables, Sarko n'en a rien a battre tant que sa liste continuera à faire presque le double des voix de son challenger.
Le résultat objectif des élections d'hier, c'est un Sarko conforté en France, une parlement européen encore plus à droite qu'avant et un Barroso réélu les doigt dans le nez. Si ca vous place dans le camp des vainqueurs , tant mieux pour vous. Moi, je n'ai rien gagné.
à LG240
De Le Yéti
yetiblog.org | 19H53 | 08/06/2009 |
Allez LG240, remballe ton petit discours culpabilisant façon catho intégriste, tu veux bien ! Ça commence à gonfler, ces salamalecs !
Si tes mentors « de gauche » n'avaient pas été aussi andouilles et caricaturaux, il y aurait eu moins d'abstentionnistes (à commencer par moi-même).
Si Sarkozy peut pavoiser, ce n'est pas à cause des abstentionnistes, mais de la pusillanimité atterrante de son opposition !
à Le Yéti
De LG240
20H11 | 08/06/2009 |
Catho intégriste et mentor de gauche… Mazette ! Pour un type qui vient de remporter les élections vous êtes sacrément agressif, cher Yéti. Parce que j'ai été voté, ca fait de moi une imbécile au cerveau de petit poix qui fait tout ce que le Pape et Mélenchon lui dise de faire ? Quelle magnifique démonstration de largeur d'esprit !
Je ne cherche à culpabiliser personne, je me contente juste de constater froidement que la droite française et européenne sort renforcée de ces élections. Si ca dérange votre merveilleux petit monde imaginaire, j'en suis désolée, mais il va falloir vous y habituer - ou couper votre abonnement internet pour au moins les 2 ans qui viennent. Car ce qui s'annonce n'est pas joli.
à LG240
De Le Yéti
yetiblog.org | 00H09 | 09/06/2009 |
Ce n'est pas parce que tu as voté que je m'en prends à tes propos, mais parce que tu te permets d'attribuer aux abstentionnistes dont je fais partie, la victoire des « UMP hilares ».
À aucun moment, je ne me suis permis, moi, de stipendier ceux qui votaient ; à aucun moment je ne me suis laissé aller à préconiser l'abstention à quiconque ; juste expliqué pourquoi moi, je m'abstenais.
Désolé, mais les leçons de conduite et de démocratie, ces façons de systématiquement rejeter sur les autres ses propres insuffisances, ça commence sérieusement à me courir !
à Le Yéti
De clive
20H33 | 08/06/2009 |
Et si les opposants s'étaient encore plus abstenus, on aurait eu l'UMP à 60%, et ça , ça aurait été le comble de l'absurde, beaucoup plus marrant qu'à 28%…
à LG240
De Dissonance
demandeur d'emploi ou pas | 21H02 | 08/06/2009 |
Puisqu'il est question d'un de mes commentaires :
L'UMP qui se gargarise, très franchement, ça m'est, à titre personnel, totalement indifférent. Souvenez-vous des municipales de l'année dernière, ce n'est pourtant pas bien vieux : Malgré une défaite explicite, les mêmes en avaient tiré les conséquences qui les arrangeaient, à savoir qu'il fallait « continuer dans le même sens, et même accélérer les réformes »
http://www.dailymotion.com/video/x4qur5_f-fillon-les-francais-ont-manife…
Leur réaction actuelle n'est donc pas surprenante, et on peut même parier sans trop de risque qu'un résultat nettement plus défavorable ne les aurait pas dérangé outre mesure. Clairement, l'équipe mise en place par un scrutin autre n'avait strictement aucune raison de se sentir menacée par ce résultat d'élections dites intermédiaires.
Sarko n'était pas voué à démissionner ou même à infléchir sa politique, quand bien même la France entière aurait voté pour un parti d'opposition. Il n'est plus ici question du comportement à « haute morale ajoutée » d'un De Gaulle mettant sa tête sur le billot à l'occasion d'un référendum anodin. Nos gouvernants actuels sont des poux (ou des morpions, ou toute autre petite bestiole nuisible et tenace) qui s'accrochent tant qu'ils peuvent à la tignasse de Marianne.
Par ailleurs, comme vous le faites remarquer, l'ensemble de l'Europe votante a donné « majoritairement » ses voix à la droite (majorité toute relative aux vues des chiffres présentés par le Yéti). Par conséquent, en faire encore un débat franco-français n'a pas plus de sens que d'avoir fait une campagne axée contre la politique intérieure de l'UMP et de Sarko. On a les résultats qu'on mérite, après tout.
à Le Yéti
De christobal0094
citoyen du monde | 08H34 | 09/06/2009 |
L'abstention comme seule forme d'expression ?
c'est totalement immature.
reclamer les abstentions pour soi est le grand jeu des perdants pendant les soirees electorale et post-electorale.
Exemple : dire que les jeunes de milieu dits populaires qui se sont abstenus est un signe de soutien ( muet ) au NPA.
pourquoi les re-voteurs du Non ( Non a l'europe sans citoyens, mais aussi non a l'europe pas chretienne, he oui, non a l'europe liberale, non a Bruxelles, etc… ) n'ont pas fait une liste ?
le peuple….. Ha… qui a le droit de parler au nom du peuple…. sans mandat electoral ?
les sondages : intention de vote ?
les groupuscules ?
les egos gonfles ?
l'abstention, le non-debat, c'est le triomphe de la strategie du Regime de Paris : pas de vague.
à christobal0094
De Dissonance
demandeur d'emploi ou pas | 13H42 | 09/06/2009 |
« le peuple….. Ha… qui a le droit de parler au nom du peuple…. sans mandat electoral ? “
A ce sujet le texte original a été amputé d'une citation d'Emmanuel Sieyès, exprimant le distinguo que tout bon politique ne manque pas d'oublier entre les notions de République et de Démocratie. Pour rappel, un régime républicain peut tout à fait être non-démocratique.
Or, la ‘mode’ dans la politique contemporaine d'affirmer la supériorité de la Démocratie n'était pas nécessairement celle des acteurs de 1789. Depuis cette époque, la France n'a jamais eu de culture fondamentalement démocratique, autrement dit orientée vers une gouvernance du peuple, son propos n'a jamais été que celui de la gestion du bien public par l'État, ce qui n'est pas la même chose. Le propos est par exemple le même en Chine, quoi qu'on en dise (exemple pris - presque - au hasard).
à LG240
De lancetre
18H44 | 08/06/2009 |
C'est bête, on est 60 pour cent à bouder en France, et ils sont 80 pour cent en Slovaquie.
ça ne vous empêche pas de dormir ? Profitez-en, et faites de beaux rêves.
Le réveil risque d'être brutal.
à LG240
De lancetre
18H57 | 08/06/2009 |
Les vainqueurs de ces élections sont les moins critiques vis-à-vis de l'Europe.
C'est parfaitement logique.
La majorité de ceux qui ont voté « non », ecoeurés par ce qu'il est advenu de leur vote de 2005, sont restés chez eux.
Tout commentaire de ces élections qui ne commence pas par rappeler les SOIXANTE POUR CENT d'abstentions est à côté de la plaque.
à lancetre
De LG240
19H43 | 08/06/2009 |
L'abstention (comme le vote blanc ou nul d'ailleurs n'en déplaise à certains) ne gêne pas les politiques. Ce qui les gênent, c'est de ne pas avoir de majorité, d'avoir moins de sièges pour caser les copains, moins de financement pour diffuser leurs idées, moins de légitimité pour passer à la TV. La meilleur chose qui puisse arriver à un homme politique, c'est que ses opposants partent à la pêche le jour du vote.
D'autre part, et bien que j'ai voté non au traité européen et que je me définisse comme quelqu'un de gauche, je trouve qu'il faut une bonne dose de mauvaise foi pour attribuer d'office les 60% d'abstention au camp des nonistes-pour-une-autre-europe. Déjà, pour des européennes, un taux d'abstention « normal » se situe autour de 40%. Ensuite, dans les 20% d'abstentionnistes supplémentaires, il peut y avoir autant d'électeurs de droite que de gauche : nous n'en saurons jamais rien. Attribuer à ceux qui ne se sont pas exprimés des intentions qui vous/nous arrangent relève du pur fantasme..
à LG240
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 00H16 | 09/06/2009 |
Vous avez raison, mais que voulez-vous, ça les rassure de penser ça. C'est assez infantile, mais bon…
De michel 13
| 18H04 | 08/06/2009 |
« Mais ces sites sont bien peu de chose face aux bulldozers des opinions publiques nationales, des télés et des sites Web de masse qui ont, une fois de plus, monopolisé le débat, en le nationalisant et en l'appauvrissant. »
A en croire l'auteur de ces lignes c'est l'opinion publique ( donc nous électeurs) qui a monopolisé le débat en l'appauvrissant.
Je ne sais pas où M. Farano a vu cela, mais nous ne devons pas vivre sur la même planète.
Le système institutionnel européen n'est démocratique ni par sa nature, ni par son fonctionnement. Personne n'a oublié le référendum de 2005 et la suite donnée par les politiques qui n'ont pas envie de respecter le choix des électeurs. Ni hier ni demain.
à michel 13
De Adriano Farano
(auteur)
Cafebabel.com | 18H31 | 08/06/2009 |
Cher Michel 13, merci pour votre commentaire à mon article.
Le problème de l'Europe est justement qu'elle ne se base pas sur une opinion publique. C'est pour cela qu'il faut la construire ! Autrement on n'aura jamais de démocratie européenne (ce qui est nécessaire car l'UE prend de plus en plus de poids dans nos vies, à raison). Laisser aux opinions publiques nationales le monopole du débat européen veut dire faire fausse route. C'est comme une robe que vous achetez pour une belle dame d'1,80 m et que vous prétendez y faire rentrer vingt-sept petits nains. Il faudrait que les politiques et les médias puissent inclure tous les citoyens européens dans un débat transnational, polarisé parce que politique. Cela intéresserait énormément, je vous le promets. Le référendum de 2005 ? Je suis d'accord avec vous, il aurait fallu respecter le choix des électeurs. Mais il aurait aussi fallu que la Constitution soit écrite par une assemblée constituante. Et puis soumettre son projet à un référendum pan-européen. Si on veut être cohérents.
Vous retrouverez ces idées dans un commentaire au NON irlandais que je vous invite à lire :
http://www.cafebabel.com/fre/article/25109/non-irlandais-europe-echec-de…
A bientôt sur cafebabel.com
à Adriano Farano
De michel 13
| 18H58 | 08/06/2009 |
Il faudrait d'abord définir quel contenu on met dans le mot « Europe ». Une Europe politique, ou économique, ou financière ou sociale ? ?
Aujourd'hui l'euro est le seul lien entre les différents pays de l'UE. Il reste donc encore beaucoup de chemin à parcourir avant de toucher le but. Qui a vraiment envie aujourd'hui de construire une Europe sociale ? Les électeurs certes, mais sont-ils entendus ? Je ne le crois pas. Quant au débat transnational, cele relève certainement de l'imaginaire, car il n'y a même pas de débat national. Le seul avis donné lors du référendum n'a pas été pris en compte. Comment croire qu'un jour notre avis pésera dans le choix des décisions prises ?
De Green-Sky
Citoyen social-démocrate à Paris | 17H41 | 08/06/2009 |
Il est dommage que l'opinion ne se mobilise pas plus pour participer à l'élection de la plus démocratique des institutions européennes. A qui la faute ?
A ces partis qui ont été incapables de faire une campagne européenne et ont voulu faire de cette élection un rendez-vous de politique nationale (en France comme hors de nos frontières). Oui, sûrement.
Mais pas seulement.
Tous les prétextes sont bons pour ne pas aller voter. On ne comprend pas, mais a-t-on cherché à comprendre ? On dit que l'Europe n'est pas assez démocratique, mais justement, la première des conditions de la démocratie est d'aller voter - et pas seulement lors des référendums nationaux.
On dit que l'on a voté non en 2005 et que ce vote a été renié, mais ne pas voter pour les listes défendant le non, c'est renier son propre vote de 2005, et laisser le champ libre à ceux qui ont soutenu le Traité de Lisbonne. Quel est le poids de l'opposition à Lisbonne, pas seulement en France, mais au parlement européen ?
Tant pis pour ceux qui n'ont pas voulu voter. Ils n'ont à s'en prendre qu'à eux-mêmes si leurs choix et leurs souhaits sont ignorés à l'avenir, parce que s'ils y croyaient vraiment, ils les auraient défendus à chaque fois que l'occasion leur était donnée.
Je suis « ouiouiste », mais j'aurais mille fois préféré que ceux qui se sont abstenus aient voté pour le NPA, Libertas ou le Front de Gauche, ou toute autre liste du non, même si je ne suis pas d'accord avec ces listes.
Tant pis. L'histoire ne repassera peut-être pas les plats.
à Green-Sky
De lancetre
18H53 | 08/06/2009 |
Le dictateur ouiouiste, ennemi de la démocratie, aurait préféré que j'aille voter ?
J'ai donc bien fait de m'abstenir.
C'est ce que je vais répétant inlassablement : le moyen de mettre aux ouiouistes le nez dans leurs excréments, c'est l'abstention.
à lancetre
De Green-Sky
Citoyen social-démocrate à Paris | 19H35 | 08/06/2009 |
Arrêtez de ressasser le passé. Ça ne sert à rien d'autre qu'à vous aigrir.
à Green-Sky
De Le Yéti
yetiblog.org | 19H45 | 08/06/2009 |
@ Green-sky
Excuse, Green-sky, mais pour s'abstenir ou aller voter pour untel ou unetelle, crois-tu qu'il nous faille savoir ce que tu « aurais préféré » ?
Chacun est libre d'avoir un point de vue, toi compris. Chacun est libre de l'exprimer (ou de s'abstenir), toi compris. Mais de là à intimer aux autres ce que tu « aurais préféré » qu'ils fassent, c'est un petit peu trop, tu ne crois pas ?
Tu comprends aussi notre agacement, j'espère. Des jours qu'on nous rabâche ce que nous sommes, ce que nous avons voulu dire, ce que nous aurions dû faire, ce que nous avons fait raté…
(Et même, cerise racornie des aigris sur le gâteau, la valse mesquine et aigrie des petits ronds rouges sabreurs. Enfin là, c'est vrai, ça porte plutôt à en rire ! )
à Le Yéti
De Green-Sky
Citoyen social-démocrate à Paris | 20H07 | 08/06/2009 |
J'en suis désolé, je ne sais pas m'abstenir de donner mon opinion. Cela étant, vous, le Yéti, vous avez déployé beaucoup d'énergie pour dire aux autres qu'il fallait s'abstenir. Combien de fois vous avez posté ces appels à l'abstention ?
Si personne ne vous conteste ce droit de dire aux autres ce qu'ils doivent faire, vous pourriez au moins tolérer que d'autres fassent état de regrets (juste une fois) sur ce que les autres auraient pu faire, non ?
La démocratie, chez vous, ça ne marche pas dans les deux sens ? Chez moi, si.
à Green-Sky
De Le Yéti
yetiblog.org | 00H15 | 09/06/2009 |
« vous, le Yéti, vous avez déployé beaucoup d'énergie pour dire aux autres qu'il fallait s'abstenir. »
Faux ! Reprenez l'ensemble de mes commentaires sur le sujet et vous constaterez que jamais je n'ai appelé les autres à s'abstenir. J'ai seulement expliqué pourquoi moi, je m'abstenais.
Vous remarquerez aussi que j'ai pris soin d'user et d'abuser du « je » (pour bien marquer mon engagement personnel), ce que j'évite systématiquement dans tous mes autres billets ou commentaires.
à Le Yéti
De zeste-95
Occupé | 09H02 | 09/06/2009 |
Je fais l'avocat du diable… le message suivant :
http://www.rue89.com/europeennes/2009/05/21/dany-et-mosco-de-la-difficul…
qui commence par « ABSTENTION MILITANTE LE 7 JUIN » fait au moins autant penser à un encouragement adressé aux autres pour qu'ils s'abstiennent (cf. le titre) qu'à la description d'un engagement personnel.
De Le Yéti
yetiblog.org | 18H03 | 08/06/2009 |
Ça y est, on va essayer de trouver des excuses à l'abstention :
« Les européennes n'étaient pas assez européennes »
Problème : les Français, et sans doute beaucoup d'autres nations de l'UE si on le leur avait demandé, ont refusé (sans s'abstenir) l'Europe telle qu'on la leur présentait.
Ce n'est probablement pas parce que ne pleur parlait pas assez d'Europe qu'ils ont déserté les urnes, mais parce qu'on ne leur parlait pas de l'Europe qu'ils voulaient. Parce que les listes qui prétendaient s'opposer à l'Europe du traité de Lisbonne, voulait le contester de l'intérieur d'un Parlement verouillé.
De aliend
citoyen à Aix-en-Provence | 18H24 | 08/06/2009 |
A l'UMP on se contente de peu. Un peu plus d'un français sur 10 (11% environ soit 28% des 40% des votants) on voté pour ce parti ce qui a généré une véritable euphorie.
C'est sans doute parce qu'il y eu pire (au royaume des aveugles etc…)
Les français ne se sont pas mobilisé. On peut les comprendre. Lorsqu'ils mettent une loi à la porte elle revient par la fenêtre (cf le NON à la constitution européenne). Elections piège à c… ?