
Européennes : pourquoi on se dirige vers une abstention record
Seuls 40% des Français se déclarent « certains » d'aller voter. Tour d'horizon des raisons d'une abstention qui menace.

Le record d'abstention de 2004 sera-t-il battu ? Il y a cinq ans, 57,2% des électeurs français n'avaient pas glissé de bulletin dans l'urne. Lundi, Libération publiait un sondage Viavoice qui indiquait que seuls 40% des sondés étaient « certains » d'aller voter le 7 juin prochain.
Le piètre intérêt pour les élections européennes demeure. Un désintérêt à la fois ponctuel et structurel. Rue89 a réalisé un tour d'horizon des raisons qui poussent les électeurs à bouder ce scrutin.
Une campagne nationale
Comme dans les débats de politique nationale, Nicolas Sarkozy est placé au centre du jeu. Le porte-parole du Parti socialiste a clairement appelé à « un vote sanction contre Nicolas Sarkozy », dès le mois d'avril. Benoît Hamon qui a ensuite rattaché les mobilisations sociales en France aux élections européennes :
« Ce que nous n'avons pas pu obtenir par la mobilisation sociale, eh bien ! il faut essayer de l'arracher par les urnes. »
Un rôle d'opposant au pouvoir en place pas forcément efficace, selon Jean-Daniel Lévy, politologue à l'Institut CSA :
« Quand on est très fâché, on le manifeste avec plus qu'une abstention. Mais l'antisarkozysme ambiant ou la volonté de sanctionner le gouvernement ne constitue pas un ressort suffisant pour engendrer un ressort de participation. »
De fait, le PS a fait évoluer ses positions ces derniers jours, en passant du « vote sanction » au « vote utile » puis au « vote efficace », ou comment essayer d'attirer à soi un maximum de suffrages de la gauche. Qu'à cela ne tienne, François Bayrou se voit très bien endosser seul les habits de premier opposant. Le président du MoDem ne s'en n'est pas caché, dimanche dernier en meeting, taclant au passage les socialistes :
« Maintenant, le mot opposition, ils considèrent que c'est un gros mot. S'ils ont renoncé à s'opposer sur l'essentiel, nous pas. Nous considérons, non pas qu'il y a un droit d'opposition, mais qu'il y a un devoir d'opposition quand l'essentiel est en jeu. Et s'ils n'en veulent plus, nous en tout cas nous allons l'assumer. »
L'UMP n'est pas non plus exempte de critiques dans cette dérive. Le parti majoritaire -et son porte-parole Frédéric Lefebvre en tête- raille la tactique, en assurant qu'ils mobilisent plutôt les adhérents de l'UMP qui « en ont assez de voir en permanence attaquer ad hominem Nicolas Sarkozy ». Mais il distribue dans le même temps tract sur tract à l'effigie du chef de l'Etat.
Des politiques peu impliqués
L'affaire avait fait grand bruit à l'époque car symptomatique du peu de considération que les têtes d'affiche politiques françaises portent aux élections européennes : Rama Yade a répondu par la négative à la demande de Nicolas Sarkozy de se présenter sur la liste UMP en Ile-de-France.
L'ire de l'Elysée ne s'est pas fait attendre, mais la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme a tenu bon, forte de la côte de popularité la plus importante des membres du gouvernement. « Je suis davantage motivée par un mandat national que par un mandat européen », avait-elle argumentée.
Elle n'a pas tardé à avoir gain de cause : quelques semaines plus tard, on annonçait sa participation à un scrutin en Ile-de-France. Mais en tant que porte-parole de la liste UMP menée par la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, aux régionales de 2010.
Pour les européennes, c'est finalement Rachida Dati qui s'y est collée. La toujours ministre de la Justice, qui ne fait plus depuis longtemps partie du premier cercle de la sarkozie, qui est loin de montrer un enthousiasme débordant pour les joutes supranationales.
D'autres figurent politique de premier plan ont également snobé le scrutin, l'une des plus notables étant Olivier Besancenot. Entre s'opposer à l'intérieur de l'hémicycle européen ou prendre le risque d'être loin des lumières nationales, le leader du NPA a tranché.
Des circonscriptions incongrues
Il s'agit de la principale explication structurelle de l'abstention : la division de la France en huit grandes circonscriptions spécifiquement délimitées pour les élections européennes. « Des circonscriptions dans lesquelles les Français ne se reconnaissent pas », analyse Jean-Daniel Lévy de l'Institut CSA.
Les circonscriptions sont trop grandes pour que les électeurs puissent connaître leurs députés européens. Mais elles sont paradoxalement trop nombreuses pour les petites formations politiques, relève Roger-Gérard Schwartzenberg, dont le Parti radical de gauche (PRG) a finalement renoncé à présenter des candidats, faute d'alliances et de moyens pour y aller seul :
« Mener huit campagnes de front coûte excessivement cher pour les petites formations politiques, pour une visibilité minimale. »
D'autres partis ont trouvé la parade, quitte à diluer leur pensée politique. C'est le cas du Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers et de Chasse, pêche, nature et tradition (CPNT) de Frédéric Nihous. Les deux partis ont fusionné le temps du scrutin à l'intérieur de Libertas, formation menée par le milliardaire irlandais Declan Ganley.
Un stratagème qui n'est pas du tout du goût de Paul-Marie Couteaux, eurodéputé MPF sortant qui ne se représente pas et pointe sur son blog l'alliance avec CPNT qui « apparaît comme contre-nature » et « surtout les positions même de Libertas qui sont de nature à faire douter les plus fervents villieristes ».
Une méconnaissance de l'Europe
Qui a déjà suivi des débats à l'intérieur du Parlement européen ? Qui connaît le cheminement d'une directive ou d'un règlement ? Peu de personnes sont en mesure de répondre à ces questions. Franck Riester, directeur de campagne pour l'UMP, souligne la problématique :
« La politique en Europe n'a pas suffisamment été incarnée ces dernières années. Les gens ne savent pas en quoi les députés européens peuvent faire changer les choses. »
Seules les décisions qui impactent directement les débats nationaux ont un retentissement en France. En témoigne l'amendement 138 du « paquet télécom ». Cela ne vous dit rien ? Mais si, il s'agit du désormais fameux amendement voté le 6 mai par le Parlement européen et qui vient en résonance avec la loi Hadopi, fraîchement adoptée par le Parlement français.
Cette « claque » signe « l'arrêt de mort » pour le projet de loi gouvernemental, a immédiatement tonné le Parti socialiste. « Cela ne change rien », lui a rétorqué la ministre de la Culture, Christine Albanel. La polémique n'est pas close. Toujours est-il que rarement un texte européen n'aura fait autant de bruit en France, traités mis à part.
Enfin, le professeur spécialiste des finances communautaires Nicolas-Jean Brehon met en cause sur Slate.fr la complexité du système institutionnel européen et la conception que l'on s'en fait en France pour expliquer ce risque d'abstention massive :
« Dans le triangle institutionnel Commission/Parlement/Conseil (constitués respectivement par les ministres des Etats membres et les chefs d'Etat et de gouvernement), la France a toujours privilégié le pôle étatique au détriment du Parlement, perçu comme un appendice démocratique inévitable mais accessoire. »

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De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 10H01 | 23/05/2009 |
J'vous d'mande ben pardon, m'sieur Martin !
Une campagne nationale, dites-vous ? Je dirais plutôt, pour ma part, une non-campagne nationale : on ne dépasse guère le niveau des invectives habituelles en temps d'entre-deux électoral, il me semble. Les discours en restent un chouïa, je trouve, au plancher du ragnagna-il-est-vilain et du bouh-la-méchante. Politiquement, l'électro-encéphalogramme demeure désespérément plat, que ce soit au niveau européen ou au niveau national.
Quant aux politiques peu impliqués, ça ne date certes pas d'aujourd'hui. Les politiques ont, beaucoup trop souvent et beaucoup trop longtemps, présenté la construction européenne comme une nécessité de retranscription législative et administrative consécutive à des décisions politiques qui auraient été prises par on ne sait trop qui (eux-mêmes, en fait) pour obéir à on ne sait trop quelle autorité quasi divine (id est le fameux Marché) pour qu'il soit aisé de faire maintenant marche arrière.
Même Delors (dont la conviction politique européenne ne saurait être contestée, ce qui n'est pas forcément le cas de son orientation) a eu tendance à présenter, entre autres exemples, l'euro comme une nécessité et pas comme une ambition. Il fallait bien que ça finisse par se payer.
Quant à la méconnaissance des enjeux européens, comment pourrait-il en être autrement, du moins en France, alors que les électeurs manifestent bien souvent une méconnaissance au moins égale des enjeux départementaux et régionaux ?
J'ajoute que le désormais fameux exemple du traité de Lisbonne, piétinant un résultat électoral par un tour de passe-passe ne fait pas grand-chose pour redorer le blason démocratique de la construction européenne (quoi qu'on pense du bien-fondé du TCE, puis du traité dit de Lisbonne).
à thierry reboud
De Annie Sétoualé
lesblogueries.net | 10H27 | 23/05/2009 |
Pareil ! Quelle campagne ? Un spot critiquable et critiqué, les invectives habituelles. L'Europe effacée devant les ambitions individuelles.
J'ai été tentée de ne pas me déplacer, compte-tenu de la façon dont a été adopté le traité le Lisbonne.
Mais vu le mal que fait l'UMP au niveau national, je me suis dit qu'il fallait tout faire pour les empêcher de nuire à un niveau supérieur.
Quand on voit que Sarko autoproclame sa Présidence de l'Europe comme une réussite !
S'lls pouvaient se prendre une immense claque, dont ils ne tiront aucune conséquence certes, puisqu'ils diront que ce ne sont pas des nationales mais des européennes, ça me ferait quand même un immense plaisir.
Je pense qu'il faut lutter contre ces gens là et leur idéologie à tous les niveaux. Donc j'irai voter, pour que ma voix compte parmi leurs adversaires.
Contre ces gens-là, nous n'avons que les urnes …
à Annie Sétoualé
De La mouche du coche
diptère | 12H43 | 23/05/2009 |
Article incroyablement méprisant à l'égard des français.
Plutôt que ce verbiage nauséeux, regardons plutôt les faits :
- Les français ont voté NON à l'Europe, donc ils ne vont fort logiquement pas voter pour un truc dont ils ne veulent pas.
- Les politiques se fichent complètement de l'Europe et savent comme les français, que ce vote ne sert à rien, puisque leur voix n'est pas pris en compte.
L'Europe montre que les français ne sont pas des veaux, sauf l'auteur qui devrait nous expliquer pourquoi il a fait cet article aux drôles de senteurs.
à La mouche du coche
De caro
délinquante avérée | 13H30 | 23/05/2009 |
les Français n'ont pas voté NON à l'Europe, ils ont voté CONTRE le traité européen tel qui leur était présenté.
à caro
De framboise92
Je refleurirai un jour ! | 13H42 | 23/05/2009 |
oui, très utile de le préciser !
à caro
De lebocksson
13H56 | 23/05/2009 |
Totalement d'accord avec toi !
je vais voter, mais voter NUL ! Car le peuple (et pas la représentation du peuple) n'a pas été consulté.
à lebocksson
De zompti
futur "départ volontaire" | 20H28 | 23/05/2009 |
Les français se sont exprimés contre cette Europe, l'UMP et le PS n'ont rien trouvé à dire que les français avaient mal vôté, qu'il ne comprenaient rien, etc… Au contraire, les français savent parfaitement ce dont ils ne veulent pas et n'acceptent pas qu'on décide à leur place.
Là où beaucoup d'électeurs ont tord même si Sarkozy s'est torché avec le référendum, c'est qu'il faut aller vôter. Si aucun groupe politique ne vous satisfait et que l'europe telle qu'on veut nous la vendre ne vous convient pas, vôtez blanc, même si le vôte nul est passé sous silence par les politiques et les medias ! C'est important car c'est un vôte exprimé dont le sens est clair : vous mettez ce que vous voulez dans l'enveloppe, une feuille de PQ avec du chocolat au milieu, la liste des élus condamnés dans des affaires, une recette de cuisine (tête de veau vinaigrette), etc…
Vôtez tant que vous en avez encore le droit, car c'est aussi un devoir !
à caro
De La mouche du coche
diptère | 14H12 | 23/05/2009 |
@ Caro,
Je ne vois pas la différence. Ils ont voté NON au système d'Europe qu'on leur propose, et donc ne vont pas voter puisqu'on le leur impose. Tout va bien.
à caro
De Naradamuni
sans | 14H38 | 23/05/2009 |
Ceux qui vous demandent de voter ce sont bien ceux « qui ont décidé » de faire retourner les irlandais aux urnes prochainement pour ce traité qui leur sert à la construction de leur Europe.
Quand on vote contre un traité (pacte fondateur ! ) c'est bien aussi contre celui qui vous le propose que l'on agit, surtout quand celui-ci essaye de vous l'imposer !
Ce Marché ne passera pas.
« Le référendum sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe (TCE) et le débat qu'il a suscité ont servi de révélateur pour un grand nombre de citoyens qui ne s'occupaient pas de politique jusque-là : révélateur d'une faiblesse inquiétante de la démocratie dans laquelle nous vivons. En Europe, mais aussi en France, aucun organe important n'est soumis à un contrôle efficace et on vérifie tous les jours que les élections ne sont pas du tout un contre-pouvoir satisfaisant.
À l'occasion de cette réflexion institutionnelle sur l'Europe, il est apparu que nos représentants se sont progressivement, depuis longtemps, affranchis de tout contrôle sérieux.
Ainsi nos institutions semblent n'avoir que l'apparence de la démocratie, une supercherie, et les citoyens découvrent qu'ils sont, de fait, exclus de la prise de décision et du débat qui précède les décisions : quand on recherche les moyens que nous avons de résister à une mauvaise décision, on s'aperçoit qu'il n'en reste pas. Entre deux élections, il ne nous reste que la rue pour résister, ce qui n'est pas une institution et ce qui montre bien le peu d'importance que les rédacteurs de nos constitutions, en Europe et en France, donnent à la volonté populaire, deux cents ans après la Révolution française.
De fait, la souveraineté du peuple a été dévoyée par la souveraineté des élus, qui constitue donc une aristocratie[1], au mauvais sens du terme (celui de voleurs de pouvoir). Chaque fois qu'on parle de donner un pouvoir réel au peuple, chaque fois qu'on demande que soient institués un moyen d'expression directe et un processus de décision autonome pour les citoyens eux-mêmes dans les cas qu'ils considèrent graves (un peu de démocratie participative, directe), les voleurs de pouvoir et leurs complices brandissent le mot “populiste” (J'ajouterais comme certains ici brandissent “Abstentionniste”) chargé d'un mépris assez révélateur de la crainte (inavouable) d'une authentique démocratie.
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Bonne_Constitution_Guerison_Democr…
à caro
De kkadim
service public rhone alpes | 06H03 | 24/05/2009 |
ben non : ils n'ont pas voté contre le traité européen « tel qui leur était présenté ». ils ont voté contre le traité européen, pas contre une présentation.
et aujourd'hui « on » nous demande de voter pour une europe (j'ai écris UNE, ce qui implique que d'autres europes puissent exister ) qui pour moi, si elle est légale, est illégitime ?
je reste logique avec moi même j'ai refusé cette europe, comme la majorité des citoyens de ce pays. on me l'a imposé, outrepassant ce choix. puisque mon opinion ne compte pas ici, je ne vois pas en quoi elle aurait d'avantage d'importance là.
à caro
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 21H46 | 24/05/2009 |
@ La mouche du coche : VOUS AVEZ RAISON !
Normalement, je mets des liens. Cette fois je mets tout l'article. Pourquoi ? Un symbole pour le manque d'intérêts de ces élections. Plus de gens liront ce textes ici qu'il n'y en a qui se donneraient la peine de le lire ailleurs… Tirez la conclusion.
La France a dit non.
Sage décision, car pourquoi monter dans un train dont on ne connaît pas vraiment la destination, quand on sait qu'il ne sera pas facile d'en descendre ? Pourtant, tous les sondages démontrent que les Français veulent plus que jamais aller quelque part et que, pour une vaste majorité d'entre eux, c'est encore l'Europe qui est au bout du voyage.
Il faudrait qu'on libère vite la voie, et qu'arrive en gare le train en partance pour une Europe à laquelle on dira oui. Hop ! Retour à la planche a dessins. Mais pour faire mieux, il faut d'abord comprendre à quoi les Français ont dit non, car ils n'ont pas dit non à l'Europe, mais à tout autre chose En fait, ils ont dit NON à trois (3) choses.
Ils ont dit non, d'abord, à une question de confiance. On a voulu profiter d'un engouement pour l'Europe et présenter à la population un texte long et dense, une liste touffue d'hypothèses procédurales – dont on savait fort bien qu'elle ne serait pas lue – pour lui arracher son aval aveugle et un blanc seing. « Suivez-nous sans discuter » – ont dit les politiciens en place et les technocrates – « nous allons vous conduire à l'Europe ». C'est cette confiance que les Français, puis les Hollandais, viennent de refuser de leur accorder. La répudiation des élites politiques est parfaitement claire. La population ne fait pas confiance à ceux qui la gouvernent pour la conduire vers l'Europe. Mandat refusé.
Ils ont dit non, aussi, au concept d'une Europe en expansion indéfinie. Non au postulat implicite, hérité de l'époque de la CECA et du Traité de Rome, d'une Europe-Zollverein, d'une Europe qui ne soit qu'un « Marché Commun » et à laquelle on peut donc inviter, si le commerce y trouve son compte, aujourd'hui les Turcs, mais pourquoi pas aussi, demain, les Japonais, les Bantous et les Patagons. Les Français ont dit non à la notion d'une Europe-Bazar.
Les Français ont prouvé qu'ils avaient de l'Europe une vision moins réductrice que leurs élites, lesquelles, hélas n'y voient encore trop souvent qu'un espace où l'on ne paye pas de frais de douanes. Ils veulent une Europe que fondent une histoire, une culture, une tradition largement communes et où s'est forgée une même vision ou des visions au moins similaires – de ce que sont l'éthique, la justice, la liberté. Ils veulent bâtir une Europe qui pourra et DEVRA susciter le développement d'un sentiment d'appartenance. C'est cette appartenance embryonnaire qui justifie aujourd'hui que les Européens veuillent se préparer un avenir commun ; c'est la réalisation progressive de cette vision de leur avenir qui rendra un jour l'Europe une et indivisible
En troisième lieu, les Français ont dit non à une Europe en simple attente d'homogénéisation. Une Europe dans laquelle on pourrait un jour passer de la Hollande à la Grèce sans s'en apercevoir, comme en va aujourd'hui sans s'en apercevoir de l'lowa au Nebraska et au Missouri. Ils ont montré, sans fausse pudeur, une certaine nostalgie pour les frontières qui séparent ce que l'on est de ce que sont les autres et qui permettent ainsi à chacun de demeurer soi-même et intéressant.
Ce refus d'une Europe monochrome de l'Atlantique à l'Oural – qui n'était certes pas la vision gaullienne de l'Europe ! – c'est l'essence du message de Bové qui a été accueilli. Ce n'est pas seulement qu'il est juste et bon que le risotto soit meilleur à Milan qu'à Marseille, le hareng à Copenhague et la sardine au Portugal ; derrière la diabolisation du Big Mac, il y a tout le refus d'une perte d'identité, sur tous les plans et à tous les niveaux.
Que l'on parle de commerce, de migrations ou de modèles sociaux, c'est toujours la volonté ferme de maintenir une IDENTITÉ française qui est au coeur du débat. Sur le plan social, en effet, il ne va pas de soi qu'un « oui » aurait entraîné une détérioration de la situation sociale actuelle et le camp du non n'a rien mis de l'avant pour améliorer la situation. Le non, sur le plan social, tient tout entier à une méfiance a priori de la population envers un modèle qui ne soit pas français et dont elle craint qu'il n'évolue vers un modèle de type USA que, majoritairement, elle juge répugnant.
C « est à ça que la France a dit non : à la confiance aveugle, à une Europe qui, pouvant être tout, risque de ne plus être rien et au nivelage du paysage culturel européen au profit de valeurs exclusivement mercantiles, ce qui met en péril son identité. À quoi la France dirait-elle “ Oui ” ?
Dans un prochain référendum, c'est un texte fondateur de l'Europe qu'il faut soumettre, non seulement aux Français, mais à tous les Européens. Ce texte doit être court et signifiant. Il doit avoir la forme et la portée d'une Déclaration des droits de l'Homme. Ce n'est pas de nouveaux croquis que l'Europe a besoin, c'est de grands desseins. Un idéal doit animer l'Europe. L'accord sur ce texte fondateur doit marquer d'abord une étape dans le désir d'intégration. Il faut que ce référendum pose au départ la question d'un désir d'appartenance et c'est un texte dans lequel doivent se reconnaître tous ceux qui se savent Européens.
Dans ce texte fondateur, les impacts matériels ne doivent pas occuper toute la place, ni même la première place. Le négoce doit être une fonction de l'unité européenne, mais ce n'est en pas l'essentiel. Les Européens ne veulent pas voter sur des astuces de bureaucrates, mais sur un projet de société. Des considérations pratiques pourront peut-être convaincre certains pays européens de ne pas participer à cette “ Europe ” que l'on veut créer, comme suggérer que cette Europe accorde des conditions économiques privilégiées à des pays qui ne sont pas européens, mais ce n'est pas ça qui doit fonder l'Europe. Faisons l'Europe. Du négoce, on pourra discuter ensuite. Entre Européens, d'abord, entre les Européens et les autres ensuite.
Le prochain référendum doit obtenir aussi un accord sur deux points. Accord, d'abord, sur une structure qui maintienne la diversité européenne, car cette diversité ne doit pas être sacrifiée à la recherche d'un optimum économique. Accord, ensuite, sur un mécanisme référendaire permanent. Toutes les politiques qui encadreront les grands volets pratiques de la construction européenne ne doivent pas être prises à Bruxelles ou en vase clos, mais soumises à la population, une à une, dès que les États se seront mis d'accord quant à la probabilité que l'une ou l'autre de ces politiques puisse faire l'objet d'une large approbation populaire.
Accord sur une structure et cette structure européenne ne peut être que confédérale. La Confédération Européenne doit exercer les pouvoirs qu'on lui transporte. Il semble efficace que l'Europe ait UNE charte des droits et devoirs du citoyen, UN code de lois, UNE politique étrangère, UNE armée, UNE police et UNE politique du commerce entre États confédérés, et entre ceux-ci et le reste du monde.
Il faut déléguer à un pouvoir confédéral tout ce qu'il est efficace de lui déléguer, mais sans mettre en péril l'identité et la spécificité des États confédérés. Il faut que ces États – et aussi les autres entités culturelles qui constituent l'Europe – disposent ce qui est nécessaire à leur soutien et à leur développement. Il ne faut pas permettre que le pouvoir confédéral s'immisce dans la gestion des éléments culturels. Mieux, il ne faut pas permettre que l'exercice même des pouvoirs qui sont consentis à la Confédération, puisse porter préjudice aux cultures nationales. Il ne s'agit pas de préserver indéfiniment une “ Europe des patries ”, mais il faut certainement conserver une Europe des cultures
Une monnaie européenne ? Oui à l'euro, bien sûr, mais l'émission de cette monnaie, comme la politique financière et fiscale de la Confédération, doit être sous le contrôle de son gouvernement confédéral démocratiquement élu. De tous les pièges qui guettent l'Europe, il n'y en a pas de plus dangereux que de laisser le contrôle de sa politique financière à cette Banque Centrale Européenne qu'on a créée et qui ne rend de comptes qu'aux shylocks qui en ont obtenu la création. Une guerre qu'il faut faire et gagner
Une politique sociale européenne ? Évidemment, mais en comprenant que l'égalité qu'on souhaiterait entre tous les citoyens de l'Europe ne peut pas être une condition de départ, mais un but à long terme. Il faut accepter que vingt ou trente ans au moins s'écoulent avant que l'effet de vases communicants ne réduise significativement les écarts de richesse entre pays pauvres et pays riches de l'Europe.
Tant qu'une quasi-égalité ne sera pas acquise, les droits sociaux de chaque Européen ne peuvent être que ceux de son pays d'origine OU de son pays de résidence, selon son choix mais dans le cadre d'accords bilatéraux entre les pays membres. Que les Européens circulent partout en Europe, soit. Mais il est contreproductif de permettre que quiconque puisse travailler n'importe où et bénéficier des avantages sociaux offerts par les structures nationales bâties à grand frais et dont il faut maintenir l'équilibre budgétaire.
La période d'accession à l'égalité au sein de l'Europe peut être abrégée, si la solidarité prévaut et qu'une forme de péréquation permet aux pays moins bien nantis de se rapprocher plus vite des meneurs, mais cette politique sociale doit être formulée clairement et faire elle-même l'objet d'un référendum ad hoc. Comme tout changement significatif doit faire l'objet d'un référendum populaire paneuropéen ad hoc et ne doit s'appliquer que dans les États confédérés où une majorité l'aura accepté.
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/119-la-planche-a-dessein…
à La mouche du coche
De VoisinDuQuartier
oui, mais quelle civilisation ? | 13H42 | 23/05/2009 |
Vous avez voté OUI à quoi ces dernières décennies ?
à VoisinDuQuartier
De La mouche du coche
diptère | 14H20 | 23/05/2009 |
@ VoisinDuQuartier,
Je ne pense pas comme vous, alors vous imaginez immédiatement que je suis un schtroumpf grognon. Ce mépris de votre part est bien la marque des gens qui demandent cette Europe. Et l'on voit bien que l'abstention vous met le nez dans votre suffisance : vous vous retrouvez seuls en train de vous dire entre vous que vous avez raison, et vous commencez à vous ennuyez d'être si intelligents.
à La mouche du coche
De artman
indépendant | 21H03 | 23/05/2009 |
« Les français ont voté NON à l'Europe, donc ils ne vont fort logiquement pas voter pour un truc dont ils ne veulent pas »
Si je suis votre raisonnement : vous avez voté « contre » l'Europe (ou l'Europe qui vous était proposée). J'imagine (si vous avez voté), que vous avez voté « contre » Sarkozy. Vous ne votez donc plus à aucune élection puisque Sarkozy est président ?
Nous savons bien que NS a jeté le référendum aux oubliettes. La seule façon d'agir de contrer l'Europe dont vous ne voulez pas, c'est justement de voter pour ceux en qui vous vous reconnaissez. C'est le seul pouvoir qui vous reste. Si vous ne vous en servez pas, ou que vous votez « nul » ou « blanc », vous faîtes grimper le score de ceux auxquels vous vous opposez. Dommage, non ?
à artman
De La mouche du coche
diptère | 23H06 | 23/05/2009 |
@ Artman,
Je me suis mal fait comprendre.
Voter pour une liste se présentant à ce scrutin européen ne sert à rien. Si c'était le cas, les politiques se précipiteraient pour en être.
Donc peu importe que tel ou tel soit élu. Rien ne va se passer. Le pouvoir est ailleurs.
La bonne manière de montrer que nous n'avons pas apprécié la façon dont notre référendum a été pris en compte est de ne plus aller aux urnes. Nous enverrons alors un message clair que nous ne sommes pas dupes de ce simulacre et qu'il n'y a là-bas qu'une bande de technocrates à qui il ne faut surtout pas donner le sentiment qu'ils ont été élus, mais qu'ils se sont arroger le pouvoir.
à La mouche du coche
De tipoux
écocitoyen | 10H42 | 24/05/2009 |
vous suivez tous tellement bien le sujet
que vous ne voyez meme pas la campagne de Europe ecologie depuis fevrier 2009
voir le programme
: //www.europeecologie.fr/programme
Le « buzz » d'Europe Ecologie pour polliniser la campagne européenne
A moins de 3 semaines du vote, Europe Ecologie lance aujourd'hui sur
son site europe-ecologie.fr une nouvelle phase de sa campagne web,
annoncée lors de « la nuit Europe écologeeks » le 7 mai. Après avoir
rassemblé les écologistes associatifs, politiques et de la société
civile, Europe Ecologie propose à tous les artistes de sensibilité
écolo, de participer à cette campagne détonnante.
Europe Ecologie lance ainsi « EcoloZik » des playlists musicales (listes
d'écoute), qui rassemblent déjà des artistes parmi lesquels Camille,
Anis, Philippe Katerine, Tiken Jah Fakoly, Wax Tailor, L'Homme Parle,
Tryo, et des artistes de la musique Libre (sous licence Creative
Commons).
Europe Ecologie lance également « Ecolobulles » un blog participatif de
bandes dessinées, auquel ont participé jusqu'ici Ferri, Pedrosa,
Camille, Patrick Morin, Jul, Mazan, Moebus, Davodeau… qui ont
illustré à leur manière « le pouvoir de l'écologie ».
Enfin, Europe Ecologie a créé de nouvelles vidéos « buzz », dont la saga
vidéo de Monsieur Untel (de polystyrenetv.com) interprêtée par la
compagie « Le Pack », ou encore la vidéo européenne de l'« Electricity
Power Championship ». D'autres surprises seront dévoilées dans les
jours qui viennent, avec notamment l'interview de Lambert Wilson par
« Pipole TV ».
à La mouche du coche
De gros lulu
prof d'histoire géo | 13H59 | 24/05/2009 |
Après quelques hésitations, j'ai voté oui en 2005, conscient des imperfections du TCE, mais avec l'espoir que la mise en place d'une vraie Europe politique nous permette de sortir des débats franchouillo-franchouillards et l'espoir encore plus naïf que cela rogne un peu les ailes de nos apprentis bonaparte (je craignais à l'époque l'élection d'un certain Sarkozy)
Aujourd'hui, je constate que sur ce point au moins, je n'avais pas tout à fait tort et la façon dont ces élections sont mises en place, le niveau rase gazon des débats (où est l'avenir de l'Europe là dedans ? Quand on voit qu'un des enjeux de ce scrutin est l'avenir politique de Aubry selon certains journaux ! ! ! ) peuvent effectivement faire craindre une abstention record mais parfaitement justifiable.Les politiques en sont responsables : quand on a eu des vrais débats pour les référendums, les gens ont montré beaucoup d'intérêt et sont allés voter. Encore faut il que les politichiens ne s'assoient pas sur le vote populaire comme ils l'ont fait ensuite avec le traité de Lisbonne.
Pourtant, sur pas mal de points, le parlement européen a plus de pouvoirs que les parlements nationaux, et avantage pas tout à fait négligeables, les minorités peuvent y faire émerger de vrais débats, pas étouffés par des majorités aux ordres du pouvoir exécutif. On devrait donc se sentir plus concernés pour cette élection là que pour élire les béni-oui-oui qui peuplent (parfois) nos parlements nationaux et font leur numéro quand les caméras s'installent.
Si les journap… qui font la pluie et le beau temps dans les rédactions de journaux faisaient leur boulot et informaient vraiment les gens sur l'importance des enjeux au lieu de servir la soupe à leurs concubins des grands partis, on avancerait peut être enfin un peu et la démocratie en Europe aussi … Encore un rêve…
à gros lulu
De amatxo
09H16 | 25/05/2009 |
Tout-à-fait d'accord avec vous ! De plus j'ai toujours considéré que aller voter était un devoir pour tout citoyen responsable. Encore faut-il savoir pour qui…A ce propos,je conseille d'aller voir le site de F. Deltort(ancien assistant parlementaire)qui a étudié les présences aux séances,les interventions etc de nombreux députés européens(autant ne pas envoyer à Bruxelles des gens comme Le Pen toujours absent ce qui ne l'empêche pas de toucher ses indemnités ! ).L'adresse du site,indiquée dans le magasine Marianne est la suivante : parlorama.eu
Quel que soit le bord politique des candidats,les citoyens doivent élire des députés qui prendront leur mission à coeur : il y va de l'avenir de l'Europe !
à thierry reboud
De pablico
10H31 | 23/05/2009 |
80% des lois votées en France sont d'origine communautaire
Certains parlent de 60%, d'autres de 70, 80 ou 90% ;
en tout cas cela fait beaucoup pour ne pas s'intéresser à l'Europe.
- prérogatives et compétences strictement nationales, quand on parle de « compétences exclusives » des États membres. Le pourcentage de l'influence du Parlement européen doit y être proche de zéro. (à peu près 20% des lois.
-prérogatives et « compétences partagées » entre les États membres et l'Union européenne. La logique amont-aval y est totale, l'élaboration par l'Union européenne - avec le Parlement européen - doit y être proche de 100 %.
Donc il serait suicidaire et inconscient de ne pas voter…
mais voila comme c'est à la proportionnelle en un tour, il y aura toujours des députés, quels qu'ils soit…
à pablico
De DBL8
Retraité | 12H01 | 23/05/2009 |
Mouai… vu que nous ne retenons que les em##rdes que nous crée ce parlement, ce n'est pas incompréhensible que les citoyens n'ai pas envi d'envoyer un politique ce planquer là-bas !
A force de les entendre calibrer les fruits et légumes, j'ai la crainte qu'il fasse de même pour notre s##e !
Lorsque l'on lit ceux qui postule … ont constate qu'ils n'ont plus leurs place parmi les élus de France, « il parait » que dans les autres pays c'est différent, à voir.
à pablico
De le copain de fredo
Un coup avec un coup sans | 18H15 | 23/05/2009 |
Ces lois sont votés où ? Au parlement européens ? Ou à l'Assemblée Nationale ? Elles ont été proposés par qui ? Les députés européens ou les gouvernements ? Quels sont les réels pouvoir du parlement européens ? Et ceux de la commission européenne ? Pourquoi ne pas dire que ce dernier n'en a aucun ? Un article sur le fonctionnement des institutions européennes aurait été bien plus pertinent. Pour exemple, la privatisation d'EDF et GDF a été décidé lors du sommet européen de Barcelone par l'ensemble des gouvernements réunis, la LRU à Bologne en Italie, etc.
à thierry reboud
De Julien Martin
(auteur)
Rue89 | 11H10 | 23/05/2009 |
Je vous suis évidemment dans votre analyse, mais on reste bien souvent dans les débats hexagonaux, quel que soit le niveau des débats, d'où cette expression de « campagne nationale ».
à Julien Martin
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
11H34 | 23/05/2009 |
« Le piètre intérêt pour les élections européennes »
Si vous arrêtiez de lire Libération, on aurait peut-être droit içi à un peu de réflexion… Cet article n'est pas un article sur les vraies raisons de l'abstention massive et vous continuez à élaborer vos petites théories d'apprenti journaliste.
Vous pensez vraiment que 60% des français se foutent de tout ! ?
Alors qu'ils ont voté à 80% aux présidentielles ?
Ça ne vous a pas traversé l'esprit que ça pouvait avoir une autre signification que « le piètre intérêt » ? Le « piètre intérêt » est du côté des politiques et des médias dont vous faites partie en France, pas du côté des électeurs. De toute façon quand il y a un référendum, « on écoute mais on tient pas compte ».
Vous êtes de ce côté là aussi Julien Martin., comme tous les médias officiels.
à Julien Martin
De 101.7
Promeneur | 11H43 | 23/05/2009 |
Dans votre article vous « oubliez » le Front de Gauche.
Il existe et propose une offre de vote à gauche qui n'est pas une énième obligation de voter P.S.
Les gens de ce Front de Gauche sont représentatifs d'une partie de ceux qui ont voté NON en 2005.
On a vite fait de passer à autre chose, méprisant ainsi ce vote républicain et démocratique. L'UMP et le PS ont été complices pour balayer d'un revers de congrès de Versailles l'expression populaire.
Donc vous avez oublié le Front de Gauche.
J'ai vu une bande annonce pour des émissions de Calvi sur les européennes… il me semble que cette bande annonce montrait Barnier, Désir, Le Modem et autres mais je n'ai pas vu dans les « offres » montrées le Front de Gauche.
C'est fou on dirait qu'il n'existe pas… où est l'équité ?
Les médias auraient déjà voté à notre place, comme pour le référendum… on a vu le résultat.
J'ai lu un peu tout ce que ce front propose et ses positionnements par rapport au fonctionnement et à la politique européenne et je dois dire que dans tout l'achalandage proposé c'est celui qui me tente le plus.
En tout cas je voterai, sans illusion sur la concrétisation de mon vote dans la prochaine politique du parlement, mais ce sera un acte volontaire réfléchi et pas une démarche de mouton suiviste des « grosses listes ».
L'avenir démocratique et respectueux de l'humain et de son environnement naturel ne sera certainement pas issu de L'UMP ou du PS tels qu'ils sont.
Dernier point quand on dit la gauche on laisse supposer P.S., il ne représente à l'heure actuelle même pas la moitié des personnes qui se disent de gauche.
L'abstention est un blanc-seing pour ceux qui sont en place ou qui veulent y être.
Votez même blanc mais allez voter.
à 101.7
De pablico
15H52 | 23/05/2009 |
ce qui est paradoxal, c'est que la gauche unie est majoritaire.
mais voila, il faut qu'elle soit unie…. sinon elle est minoritaire.
tout est là… donc si elle n'est pas unie, c'est qu'elle ne veut pas être aux affaires.
Pourquoi ? ? ?
à 101.7
De Dissonance
demandeur d'emploi ou pas | 17H47 | 23/05/2009 |
Un vote blanc est comptabilisé à ce jour, si je ne m'abuse, dans les suffrages NON-exprimés. Autant rester à la maison donc.
à Dissonance
De 101.7
Promeneur | 18H02 | 23/05/2009 |
« Autant rester à la maison donc. »
Non ! Le fait de se déplacer est un acte volontaire. Même si ça ne remet pas en question les suffrages exprimés, c'est un signe fort donné à tous ceux qui se présentent, c'est leur dire « je ne veux pas de vous ».
Il s'agit d'un avis donné de façon responsable.
Rester à la maison peut vouloir dire qu'on sait à peu près qui sera élu et qu'on fait donc confiance. Qui ne dit rien consent.
Rester à la maison c'est, dans le cas de 10 listes par exemple, donner un dixième de sa voix à chacun.
Rester à la maison c'est laisser les mains libres à ceux qui seront élus et qui vous diront une fois élus « vous n'aviez qu'à aller voter ».
Voter c'est un devoir avant d'être un droit. Nous sommes des citoyens soumis aux décisions et très souvent victimes de décisions prises à notre place.
Voter blanc c'est donner un signal fort, c'est refuser de serrer la main à des gens avec qui on ne veut pas s'acoquiner.
Perso je voterai pour la liste qui sera la plus proche de mon idéal de société, faute de celle qui serait en tous points égale à celui-ci.
à 101.7
De kkadim
service public rhone alpes | 06H13 | 24/05/2009 |
mais non, on ne reste pas à la maison ; il faut cesser cet ostracisme vis à vis de ceux qui refusent de voter : c'est un acte volontaire, une action : le refus, et pas une chose passive. c'est aussi une expression tout aussi forte. vous parlez des votes blancs : écoutez les « commentateurs » au soir des élections : est ce qu'ils vous parlent des votes blancs ? JAMAIS. par contre le taux d'abstention est le premier sujet abordé.
en fait le seul reméde serait d'avoir un quorum de votants.
à 101.7
De lancetre
16H36 | 25/05/2009 |
Que le Front de Gauche obtienne 6 pour cent et le NPA 8, ou le contraire, ou un peu moins, ou un peu plus…Cela ne changera RIEN ! ! !
Par contre, une participation à dix pour cent, cela mettrait en évidence ce que représentent vraiment les eurocrates ! ! !
à Julien Martin
De Nicolepoto
11H43 | 23/05/2009 |
Oui mais la crise est nationale, européenne et internationale… Donc les sujets nationaux et européens se rejoignent parfois. Je ne parle pas de l'agriculture, de tout les trafics etc.
Parler des sujets nationaux c'est donc aussi parler d'Europe.