Pourquoi il faut s'intéresser aux élections européennes
C'est le buzz de cette campagne : « Les élections européennes n'intéressent personne. » Réalité ou prophétie auto-réalisatrice, près de 50% des Français envisagent de s'abstenir.
Il faut dire que les partis y mettent du leur. L'UMP vient à peine de boucler ses listes électorales, à trois semaines de l'élection -le 7 juin, rappelons-le, et il n'y a qu'un tour. Les autres partis font campagne avant tout sur les enjeux nationaux. Avec un mot d'ordre collectif : l'anti-sarkozysme, dans un nuancier qui va du sommaire au primaire.
Pourtant, les enjeux européens sont bien là. Ils n'ont même, paradoxalement, jamais été aussi forts.
Les enjeux politiques européens
Depuis son élection, en 1979, au suffrage universel direct, le Parlement européen est monté en puissance. Son domaine d'intervention s'est élargi avec l'extension progressive des compétences communautaires : agriculture, politique économique, fiscalité (TVA, droits indirects), transports, recherche, innovation, environnement, droit du travail, social, asile, immigration… Et il possède désormais les quasi-pleins pouvoirs législatifs. Dans le jargon communautaire, on parle de « co-décision ». Cela signifie qu'aucun texte communautaire ne peut être pris sans son aval.
Dès lors, les enjeux politiques sont les mêmes que pour une élection législative nationale : les lois votées seront d'orientation progressiste ou conservatrice, en fonction de la majorité politique issue des urnes, selon que les parlementaires sont de gauche ou de droite.
Quelques exemples simples. C'est à l'initiative des députés de gauche que le Parlement a démantelé la fameuse « directive services », d'essence très libérale, proposée par le Commissaire Frits Bolkestein, et qui avait contribué à faire dérailler le référendum sur la Constitution européenne. Ce sont les députés de gauche qui tentent de faire passer une directive-cadre sur les services publics. C'est dans le cadre du débat droite/gauche que se négocie le projet sur le temps de travail en Europe.
Bref, comme dans tous les pays européens, les députés européens de gauche travaillent à plus de régulation et d'Etat-providence, les députés européens de droite à plus de libéralisme et de marché.
Certes, il n'y a pas une forte discipline de vote partisane, de sorte que les députés se distinguent parfois par leur vote individuel. Et il y a une tradition de dialogue et de compromis trans-partisans. Mais c'est aussi le cas pour de nombreux parlements nationaux, comme aux Etats-Unis, qui ne sont pas tous aussi polarisés politiquement que l'Assemblée nationale française ou aussi structurés que la Chambre des Communes britannique où les chief wigs « fliquent » les parlementaires de chaque camp.
Les enjeux institutionnels européens
Mais le Parlement européen a une grande faiblesse. Il lui manque en réalité le pouvoir principal dévolu aux parlements nationaux dans les démocraties parlementaires : le pouvoir d'investir, et de faire tomber, le gouvernement.
En Europe, l'exécutif, c'est la Commission européenne. Or la Commission n'est pas investie par le Parlement européen. Elle est nommée par les gouvernements : le président de la Commission est nommé par accord unanime des chefs d'Etat et de gouvernement ; chaque Commissaire, un par pays membre, est désigné par son gouvernement national.
C'est tout le problème du « déficit démocratique » en Europe. La Commission est un exécutif technique ; elle n'est pas un gouvernement démocratiquement responsable devant les citoyens européens.
Cette réalité institutionnelle non-démocratique est un legs de la construction européenne. Le rêve des pères fondateurs, au sortir de la guerre, c'était l'Europe politique et démocratique. Ils ont failli y parvenir, avec la Communauté européenne de défense (CED). Elle faisait le grand saut avec une armée européenne, dotée d'un gouvernement politique. Mais le projet échoue, rejeté par l'Assemblée nationale française en 1954, à l'issue d'un psychodrame politique majeur.
Les pères fondateurs de l'Europe ne renoncent pas. Ils tirent les leçons de l'échec de la CED. L'Europe politique ne passera pas en force, ex nihilo ; la « révolution fédérale » est impossible face aux nationalismes d'après-guerre encore brûlants. Il faut inventer une autre méthode, plus gradualiste, moins frontale, renoncer à faire l'Europe politique aujourd'hui pour pouvoir la faire demain.
C'est ainsi que Jean Monnet et Robert Schuman conçoivent la Communauté économique européenne (CEE), « première étape » permettant de créer la confiance, les solidarités, la masse critique nécessaires pour basculer, un jour, vers l'Europe fédérale.
Ils inventent ainsi l'Europe technique, comme « sas » vers l'Europe politique. L'Europe technique consiste à faire l'Europe, avec un exécutif supranational, la Commission, à qui l'on transfère des compétences. Mais une Europe non-politique : la Commission n'est pas responsable devant les citoyens européens, elle n'a pas la légitimité démocratique, qui reste l'apanage des seuls gouvernements nationaux.
Cet arrangement institutionnel est acceptable tant que les compétences transférées à l'Europe demeurent limitées, sectorielles et peu chargées politiquement : les droits de douane, l'union douanière. Mais au fil du temps, les compétences transférées à l'Europe deviennent de plus en plus nombreuses et importantes.
Dès lors, la « grand écart » entre accumulation de compétences politiques voire souveraines et absence de responsabilité démocratique devient intolérable pour les citoyens. Ils dénoncent à juste titre la « technocratie européenne », les « eurocrates » - le déficit démocratique.
Un exemple illustratif. Dans les Pyrénées-Orientales, il y a une vallée encaissée, qui part de Céret et longe les Pyrénées, au pied du Canigou, la montagne sacrée catalane : le Vallespir. Elle est en passe d'être classée au patrimoine mondial de l'Unesco pour son intérêt environnemental exceptionnel. Or un projet de ligne électrique à très haute tension à 400 000 volts (THT), qui vise à raccorder l'Espagne au réseau électrique européen, prévoit de passer à travers le Vallespir : des pylônes de 80 mètres de haut, avec des tranchées de 100 mètres de large défigurant le paysage de manière irrémédiable.
Les citoyens et les politiques locaux se révoltent. Leurs questions sont simples : qui a pris cette décision, qui a choisi d'arbitrer au profit de l'industrie contre l'environnement et la qualité de vie ? Et sur la base de quel mandat ? Réponse : la Commission européenne. Et sans mandat démocratique : la Commission n'est pas élue, elle n'a pas de « circonscription » ni de programme validé dans les urnes.
L'avenir de l'Europe
C'est justement cet enjeu qui est au cœur du débat européen aujourd'hui, et il se cristallise dans ces élections européennes.
Le camp progressiste propose de surmonter le déficit démocratique en transformant la Commission en gouvernement démocratique de l'Union, issu de la majorité politique sortie des urnes le 7 juin. C'est tout le sens de la campagne socialiste « stop Barroso » : la gauche, si elle est majoritaire au Parlement, ne veut pas que José-Manuel Barroso, le président sortant de la Commission européenne, conservateur portugais, soit reconduit ; elle veut que le nouveau Président de la Commission soit issu de ses rangs. La gauche propose, tout simplement, l'Europe fédérale.
La droite, à l'inverse, s'y oppose. Michel Barnier explique partout que la Commission ne doit pas dépendre du résultat des élections européennes. Elle doit rester neutre, non-partisane : c'est pourquoi le président de la Commission doit continuer à être désigné par consensus des chefs d'Etat et de gouvernement.
Et ces derniers se sont déjà mis d'accord sur la reconduction du Président sortant : ils investiront José-Manuel Barroso, quel que soit le résultat des élections européennes. Le modèle de la droite, c'est la confédération : la Commission est une administration, et c'est le Conseil européen - les chefs d'Etat et de gouvernement - qui doit « basculer » au-dessus de la Commission pour devenir le gouvernement collégial de l'Europe.
La présidence française de l'Union en a été l'éclatante préfiguration, avec un Nicolas Sarkozy qui a ravalé José-Manuel Barroso au rang de directeur d'administration. La droite propose ainsi, sans le dire, un modèle de Suisse européenne.
Europe fédérale contre Suisse européenne : c'est cela le vrai clivage de ces élections européennes, et il passe entre les progressistes et les conservateurs. Il pèsera, au-delà de la question institutionnelle, sur l'avenir de l'Europe.
L'Europe fédérale est plus démocratique et permet la projection politique sur la scène internationale. On vit bien sans la Suisse européenne, mais au prix de plus de technocratie et de l'incapacité de peser sur l'avenir de la mondialisation. Décider que l'Europe, pour la première fois depuis l'Antiquité, renonce à faire l'Histoire, ce n'est pas rien. Il serait temps qu'on en parle.
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De Laurent-Weppe
15H01 | 22/05/2009 |
« Les autres partis font campagne avant tout sur les enjeux nationaux. Avec un mot d'ordre collectif : l'anti-sarkozysme, dans un nuancier qui va du sommaire au primaire »
Compte tenu du fait que le conseil de l'Union Européenne (ministres des gouvernements nationaux) jouit d'importants pouvoirs, et que le Conseil Européen (chefs d'États et de Gouvernements) désigne le président de la commission Européenne, on ne peut pas vraiment faire comme si Nicolas Sarkozy, chef d'état du deuxième État membre de l'Union par sa population et ayant autant de poids que la chancelière allemande aux votes du conseil, était étranger à la politique européenne.
à Laurent-Weppe
De Counch
Citoyen en résistance en Sarkozye !... | 15H21 | 22/05/2009 |
Par françois Delapierre (Parti de Gauche)
Dans la culture républicaine dont est pétri notre pays, il est périlleux de soutenir publiquement l'abstention. L'appel civique au vote est presque une figure imposée car notre société considère globalement l'abstention comme un problème pour la démocratie. On pourrait oublier que ce point de vue est singulier. Les Etats-Unis se pensent comme la démocratie la plus avancée du monde malgré un taux d'abstention record sans y voir de contradiction. Pas la France. Seul Devedjian, alors ministre et précurseur de l'atlantisme décomplexé de Sarkozy, avait eu la franchise de déclarer au Sénat en 2003 : « dans l'abstention, on peut regretter l'insuffisance de civisme, mais on peut aussi se féliciter d'une meilleure expression du consensus (…) qui s'exprime d'autant plus facilement que la société est apaisée ».
Ajoutons plus prosaïquement qu'il est pour le moins maladroit de solliciter les suffrages des électeurs tout en les incitant à rester chez eux. C'est pourquoi vous n'entendrez aucun des principaux protagonistes de cette élection européenne appeler à déserter les urnes. Et pourtant c'est le message subliminal qu'ils diffusent.
Depuis quelques jours, les médias annoncent ainsi comme une certitude inévitable un taux d'abstention dépassant 65%. Cette « information » est généralement accompagnée du commentaire suivant : ce n'est pas étonnant, les Français ne comprennent rien à l'Union Européenne. Après le référendum de 2005 les mêmes avaient expliqué la participation record par un « vote de la peur ». Le diagnostic varie, jamais le malade. C'est toujours le peuple qui va de travers. Les puissants, eux, sont sans doute contraints à leur corps défendant de conserver entre leurs mains par définition expertes les affaires européennes victimes de l'indifférence populaire. D'ailleurs les dirigeants européens ne font-ils pas preuve d'un activisme débordant et sincère pour impliquer leurs concitoyens ? Le 9 mai, ne financeront-ils pas un bus civique à l'occasion de la journée de l'Europe ? Devant de tels efforts, il serait franchement déplacé d'oser rappeler que les mêmes ont pris soin de placer la Banque Centrale Européenne à l'abri des caprices des peuples ou encore de proscrire tout référendum populaire sur le traité de Lisbonne. Il y a des appels au vote qui feraient fuir les isoloirs.
Embarqués dans ce courant de despotisme éclairé qui domine les élites européennes, l'UMP mais aussi le PS, semblent convaincues à leur tour des délices de l'abstention. Sinon pourquoi un départ en campagne aussi tardif, à un mois seulement de l'échéance alors qu'ils sont en train de commencer la campagne des régionales plus d'un an à l'avance ? Les listes européennes de l'UMP ne sont toujours pas bouclées et Pécresse révèle déjà les premiers noms de celle qu'elle conduira pour les régionales en Ile-de-France ! Quant aux dirigeants socialistes, que font-ils ? Ils sont conduits par une Martine Aubry qui explique que l'Europe est un « projet en soi » après l'avoir été pendant dix ans par un François Hollande qui disait pareillement « quand nos engagements européens sont en cause, il n'y a plus de clivages politiques qui demeurent ». Ils devraient donc obsédés par cette rencontre entre l'Europe et le peuple. Eh bien non. Ils sont, de Hollande à Rebsamen, ostensiblement occupés à discuter de l'alliance avec le Modem pour les prochaines régionales.
« Le but est dans le chemin » disait le taoïste Lao Zi. Projet européen et rapport au peuple forment un tout cohérent. La poursuite, même aménagée dans un sens plus « social », du cours actuel de la construction européenne est incompatible avec la participation populaire. Ce n'est pas une accusation polémique. C'est désormais officiel depuis que les partisans du traité de Lisbonne ont admis publiquement que la ratification qu'ils défendent justifiait le non recours aux référendums et le non respect du vote des peuples. A l'inverse, la réorientation radicale de la construction européenne n'aura pas lieu sans un processus d'implication populaire. Comme dirait l'autre, tout se tient ! C'est pourquoi les listes pro-traité de Lisbonne sont aussi des listes pro-abstention. C'est pourquoi les partisans du Front de Gauche se crèvent la peau pour faire vivre cette échéance. Deux cohérences s'affrontent. Ceux qui croient contester l'Europe actuelle en s'abstenant se laissent donc enfumer. Quant on veut changer d'Europe, le slogan de saison c'est « abstention piège à cons ! ».
à Counch
De Laurent-Weppe
15H31 | 22/05/2009 |
Ce n'est pas que je sois maladivement contre l'emploi de copier-coller, mais quand un texte a déjà été publié sur le net (en l'occurence ici : http://gauchedecombat.wordpress.com/2009/05/09/abstention-piege-a-cons/ ) il n'est pas très utile de le reproduire à l'identique dans la section des commentaires : un lien suffit.
à Laurent-Weppe
De Counch
Citoyen en résistance en Sarkozye !... | 16H55 | 22/05/2009 |
Désolé je n'ai pas pu résité, la place était trop belle, alors je l'ai prise. J'ai opté pour cette solution par simple esprit pratique de lisibilité.
Vous avez bien raison je me mets un nase tient….
à Counch
De zorbek
07H23 | 23/05/2009 |
Pas de quoi être désolé, j'ai lu le texte - très pertinent - et je ne l'aurais peut-etre pas lu s'il avait été placé sous forme de lien, car 9 fois sur 10 l'auto-pub pour son blog a qc de gavant.
à Laurent-Weppe
De pablico
16H49 | 22/05/2009 |
80% des lois votées en France sont d'origine communautaire
Certains parlent de 60%, d'autres de 70, 80 ou 90% ;
en tout cas cela fait beaucoup pour ne pas s'intéresser à l'Europe.
- prérogatives et compétences strictement nationales, quand on parle de « compétences exclusives » des États membres. Le pourcentage de l'influence du Parlement européen doit y être proche de zéro. (à peu près 20% des lois.
-prérogatives et « compétences partagées » entre les États membres et l'Union européenne. La logique amont-aval y est totale, l'élaboration par l'Union européenne - avec le Parlement européen - doit y être proche de 100 %.
Dons il serait suicidaire et inconscient de ne pas voter…
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 15H16 | 22/05/2009 |
Ça sert à quoi, tout ça ?
Ça sert à quoi, tout ça ?
Ne me demandez pas de vous suivre.
Ça sert à quoi, tout ça ?
Ça sert à quoi, tout ça ?
Il nous reste si peu à vivre.
http://www.deezer.com/track/886655
De Le Yéti
yetiblog.org | 15H21 | 22/05/2009 |
INTÉRÊT MAXIMUM
Ah mais si, on s'y intéresse diablement ! Et c'est en toute connaissance de cause, toutes listes et tous programmes bien pesés, que nous nous abstiendrons le 7 juin.
à Le Yéti
De Counch
Citoyen en résistance en Sarkozye !... | 15H25 | 22/05/2009 |
Si vous saviez comme celà les arrange que vous ne votiez pas ! ! ! ! !
à Counch
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 15H34 | 22/05/2009 |
hé, hé , hé
C'coup la, on m'la déja fait ..
trouvez autre chose .
à Numerosix
De Counch
Citoyen en résistance en Sarkozye !... | 16H12 | 22/05/2009 |
Quel coup ? ? ? ? ?
à Counch
De kawouede
20H29 | 22/05/2009 |
Le coup qu'on est plusieurs à trouver qu'il a tort, mais comme on lui a déjà dit et qu'il a répondu, il pense ne plus avoir à s'en justifier.
Bon ben en attendant, l'Europe politique est morte, comme dit Rocard - pour qui j'ai voté en 1994, snif. La gauche se délite un peu plus, entre souverainisme et bayrouisme. Et Sarkozy règne.
Est-ce que ce sont des collectifs de citoyens qui vont faire renaître la politique ? J'attends de voir - et j'ai lu « L'insurrection qui vient », mais j'ai des doutes.
à Numerosix
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 16H13 | 22/05/2009 |
C'est comme le coup de : « Finis ton assiette ! les petits soudanais n'ont rien à manger, eux ; tu devrais avoir honte ! ».
Une autre ! Une autre !
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 17H02 | 22/05/2009 |
la vache , Cyp .qu'est ce qu'on se prend comme vote « naze », par les p'tits gars pro-européens.
C'est normal, hein , de la part de spécialistes du vote naze ..
Vous avez vu l'histoire
Du réferendum
Comment il vecut
Comment il est mort
Ca vous a plus hein
Vous en d'mandez encore
Et bien
Ecoutez l'histoire
Des européennes du 7 juin…
à Numerosix
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 18H01 | 22/05/2009 |
Ça me rappelle le bon temps des fritages mahousses au moment du vote contre le TCE.
Enfin, un peu d'ambiance, après ces mois de mornitude et de routine mortellement ennuyeuse dans la Rue !
Ce coup-ci on va se faire encore plus nazer, vu qu'une partie de ceux qui ont voté NON vont aller voter à coup sûr.
Ça va, les cocus ?
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 18H11 | 22/05/2009 |
Moi, ça va, j'ai pas de cornes. J'ai voté OUI en 2005, j'ai voté Sarkozy en 2007 et donc pour le traité de Lisbonne, et je vais aller voter UMP le 7 juin.
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 18H13 | 22/05/2009 |
hé ben on est content pour toi, gars .
( mais que pour toi, hein , que ce soit clair ..)
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 18H22 | 22/05/2009 |
Toi au moins tu es cohérent… mais eux, hum hum : -)
Va falloir qu'ils équipent leurs voitures automobiles du même attirail que celui du marquis de Montespan :
(Lisez « Le Montespan » de Jean Teulé, éd. Juillard : c'est excellent)
Et une bonne critique d'icelui dans le Figaro :
http://www.lefigaro.fr/livres/2008/04/03/03005-20080403ARTFIG00090-quand…
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De InitiativeDharman
Merde in France. | 19H23 | 22/05/2009 |
T'as pas les mains sales quand tu lis « le Figaro » ?
à InitiativeDharman
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 20H19 | 22/05/2009 |
Pas spécialement, surtout quand j'y lis des critiques littéraires bien fichues.
Je lis plein de journaux de toutes les tendances, et pas que français. C'est grave ?
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De InitiativeDharman
Merde in France. | 05H03 | 23/05/2009 |
Réponse humble. Pas prétentieuse pour un sou.
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De InitiativeDharman
Merde in France. | 05H18 | 23/05/2009 |
Ben moi, j'ai voté oui à Maastricht, oui au référendum de 2005.
Et PS en 2007.
Le 7 juin je voterai europe écologie.
Je n'ai pas honte d'avoir contribué à faire obtenir aux ex-dictatures les libertés individuelles…
L'économie, je m'en fous et de toute façon, aucun homme politique n'a le pouvoir de faire face aux pressions de l'OMC, du FMI, de la BCE, et des boursicoteurs…(sauf en dictature).
à Counch
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 16H05 | 22/05/2009 |
il y en a aussi qui s'arrangent pour ne pas organiser les élections :
http://lesoir.be/dossiers/elections_2009/article_707866.shtml
sans compter des communes des Hauts-de-Seine, au nombre d'une dizaine, (oui… oui…) qui, du fait d'une circulaire MAM du mois de mars, seront privées de vote électronique et n'ont pas prévu de bulletins papier ! deux communes (dont Issy) ont prévu de passer outre.
De DocteurSka
Etudiant | 15H27 | 22/05/2009 |
Oui mais même pour que l'Union devienne une « Suisse européenne », il reste du chemin à faire.
Par exemple en Suisse :
- le référendum est obligatoire pour toute révision constitutionnelle ou traité d'adhésion
- le Parlement, les régions, ou les citoyens, peuvent assez librement provoquer des référendums sur certaines questions (proposant, validant ou détruisant des lois)
- il existe un droit d'initiative populaire en matière CONSTITUTIONNELLE (sur demande de 100 000 citoyens seulement)(sur environ 7 600 000)
Et puis la Suisse est de moins en moins une confédération, puisqu'avec le temps elle tend à se « fédéraliser » et qu'on remarque même peu à peu un renforcement du pouvoir de l'Etat central…
Quoi qu'il en soit, une Europe « à la Suisse » serait forcément plus légitime que cette Europe des lobbies et des économistes !
Mais le but à atteindre, je pense, c'est « une France fédérale dans une Europe fédérale » (citation de Yves Cochet, mais il n'est évidemment pas le premier à avoir eu cette idée…).
à DocteurSka
De General Subverciòn
viva Makhnovchtchina | 16H22 | 22/05/2009 |
« Par exemple en Suisse :
- le référendum est obligatoire pour toute révision constitutionnelle ou traité d'adhésion
- le Parlement, les régions, ou les citoyens, peuvent assez librement provoquer des référendums sur certaines questions (proposant, validant ou détruisant des lois)
- il existe un droit d'initiative populaire en matière CONSTITUTIONNELLE (sur demande de 100 000 citoyens seulement)(sur environ 7 600 000) »
ça,c'est dans la théorie,en réalité c'est toujours une question d'influence et ici aussi (en Suisse) on a des taux d'abstention record dûs au fait que les gens en ont soit marre d'être pris pour des cons ,soit n'en ont rien à foutre parce que trop individualistes ou soit sont persuadés que leur vote ne changera pas la donne.De plus,les objets de votations sont souvent tellement orientés et ambigus qu'ils en sont parfois contradictoires et poussés par des lobbyistes qui bossent pour les intérêts financiers ,Nestlé,les pharmas,UBS et compagnie vu que ce sont eux qui dirigent en réalité et qui les financent aux politicards qui ont tous plus ou moins quelque chose à leur devoir.La population,elle n'est tenue que de cautionner et quand des intérêts sont en jeux,il baissent les oreilles au nom du sacro-saint CONSENSUS…et on sait aussi ici à qui ça profite…ou pas,alors prendre la Suisse comme exemple pour donner des leçons de démocratie c'est aussi se foutre de la gueule du monde,tu repasseras Camarade…
à General Subverciòn
De DocteurSka
Etudiant | 20H56 | 22/05/2009 |
Houlà ! Loin de moi l'idée de faire de la Suisse un exemple de démocratie.
Je m'appuyais plutôt sur « l'exemple Suisse » (cité par l'auteur de cet article comme projet des conservateurs) pour montrer les lacunes démocratiques de l'Europe, même envisagée sous cet angle (confédération,etc…)
De Atacama
sur terre | 15H36 | 22/05/2009 |
Pourquoi faut-il s'intéresser aux élections européennes ?
Pour bien des raisons, dont celle-ci, moins anodine qu'il n'y paraît : parce que tout fut et reste fait pour que les électeurs ne s'y soient pas intéressés et ne s'y intéressent, paraît-il, toujours pas.
à Atacama
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 16H15 | 22/05/2009 |
C'est que ce n'est pas du tout intéressant, leur machin.
D'ailleurs ça ne m'a jamais intéressé. C'est comme si je décidais soudain de m'intéresser à toi : ce serait un signal fort, Nom Pas Déjà Pris.
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De Atacama
sur terre | 17H03 | 22/05/2009 |
En me comparant à une institution européenne, vous n'avez pas l'impression de flirter avec le ridicule ?
Sur ce, vous serez bien aimable de me laisser écrire sous le pseudo de mon choix dans la mesure ou moi je n'insulte personne, ami de la liberté et de la Sociale, et ennemi de la censure.
à Atacama
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 20H05 | 22/05/2009 |
Ah ben il suffisait de le dire, Nompas.
Liberté, Liberté chérie : -)
EDIT : ah oui, j'oubliais la suite :
« combats avec tes défenseurs ».