22/05/2009 à 15h39

Pourquoi il faut s'intéresser aux élections européennes


C'est le buzz de cette campagne : « Les élections européennes n'intéressent personne. » Réalité ou prophétie auto-réalisatrice, près de 50% des Français envisagent de s'abstenir.

Il faut dire que les partis y mettent du leur. L'UMP vient à peine de boucler ses listes électorales, à trois semaines de l'élection -le 7 juin, rappelons-le, et il n'y a qu'un tour. Les autres partis font campagne avant tout sur les enjeux nationaux. Avec un mot d'ordre collectif : l'anti-sarkozysme, dans un nuancier qui va du sommaire au primaire.

Pourtant, les enjeux européens sont bien là. Ils n'ont même, paradoxalement, jamais été aussi forts.

Les enjeux politiques européens

Depuis son élection, en 1979, au suffrage universel direct, le Parlement européen est monté en puissance. Son domaine d'intervention s'est élargi avec l'extension progressive des compétences communautaires : agriculture, politique économique, fiscalité (TVA, droits indirects), transports, recherche, innovation, environnement, droit du travail, social, asile, immigration... Et il possède désormais les quasi-pleins pouvoirs législatifs. Dans le jargon communautaire, on parle de « co-décision ». Cela signifie qu'aucun texte communautaire ne peut être pris sans son aval.

Dès lors, les enjeux politiques sont les mêmes que pour une élection législative nationale : les lois votées seront d'orientation progressiste ou conservatrice, en fonction de la majorité politique issue des urnes, selon que les parlementaires sont de gauche ou de droite.

Quelques exemples simples. C'est à l'initiative des députés de gauche que le Parlement a démantelé la fameuse « directive services », d'essence très libérale, proposée par le Commissaire Frits Bolkestein, et qui avait contribué à faire dérailler le référendum sur la Constitution européenne. Ce sont les députés de gauche qui tentent de faire passer une directive-cadre sur les services publics. C'est dans le cadre du débat droite/gauche que se négocie le projet sur le temps de travail en Europe.

Bref, comme dans tous les pays européens, les députés européens de gauche travaillent à plus de régulation et d'Etat-providence, les députés européens de droite à plus de libéralisme et de marché.

Certes, il n'y a pas une forte discipline de vote partisane, de sorte que les députés se distinguent parfois par leur vote individuel. Et il y a une tradition de dialogue et de compromis trans-partisans. Mais c'est aussi le cas pour de nombreux parlements nationaux, comme aux Etats-Unis, qui ne sont pas tous aussi polarisés politiquement que l'Assemblée nationale française ou aussi structurés que la Chambre des Communes britannique où les chief wigs « fliquent » les parlementaires de chaque camp.

Les enjeux institutionnels européens

Mais le Parlement européen a une grande faiblesse. Il lui manque en réalité le pouvoir principal dévolu aux parlements nationaux dans les démocraties parlementaires : le pouvoir d'investir, et de faire tomber, le gouvernement.

En Europe, l'exécutif, c'est la Commission européenne. Or la Commission n'est pas investie par le Parlement européen. Elle est nommée par les gouvernements : le président de la Commission est nommé par accord unanime des chefs d'Etat et de gouvernement ; chaque Commissaire, un par pays membre, est désigné par son gouvernement national.

C'est tout le problème du « déficit démocratique » en Europe. La Commission est un exécutif technique ; elle n'est pas un gouvernement démocratiquement responsable devant les citoyens européens.

Cette réalité institutionnelle non-démocratique est un legs de la construction européenne. Le rêve des pères fondateurs, au sortir de la guerre, c'était l'Europe politique et démocratique. Ils ont failli y parvenir, avec la Communauté européenne de défense (CED). Elle faisait le grand saut avec une armée européenne, dotée d'un gouvernement politique. Mais le projet échoue, rejeté par l'Assemblée nationale française en 1954, à l'issue d'un psychodrame politique majeur.

Les pères fondateurs de l'Europe ne renoncent pas. Ils tirent les leçons de l'échec de la CED. L'Europe politique ne passera pas en force, ex nihilo ; la « révolution fédérale » est impossible face aux nationalismes d'après-guerre encore brûlants. Il faut inventer une autre méthode, plus gradualiste, moins frontale, renoncer à faire l'Europe politique aujourd'hui pour pouvoir la faire demain.

C'est ainsi que Jean Monnet et Robert Schuman conçoivent la Communauté économique européenne (CEE), « première étape » permettant de créer la confiance, les solidarités, la masse critique nécessaires pour basculer, un jour, vers l'Europe fédérale.

Ils inventent ainsi l'Europe technique, comme « sas » vers l'Europe politique. L'Europe technique consiste à faire l'Europe, avec un exécutif supranational, la Commission, à qui l'on transfère des compétences. Mais une Europe non-politique : la Commission n'est pas responsable devant les citoyens européens, elle n'a pas la légitimité démocratique, qui reste l'apanage des seuls gouvernements nationaux.

Cet arrangement institutionnel est acceptable tant que les compétences transférées à l'Europe demeurent limitées, sectorielles et peu chargées politiquement : les droits de douane, l'union douanière. Mais au fil du temps, les compétences transférées à l'Europe deviennent de plus en plus nombreuses et importantes.

Dès lors, la « grand écart » entre accumulation de compétences politiques voire souveraines et absence de responsabilité démocratique devient intolérable pour les citoyens. Ils dénoncent à juste titre la « technocratie européenne », les « eurocrates » - le déficit démocratique.

Un exemple illustratif. Dans les Pyrénées-Orientales, il y a une vallée encaissée, qui part de Céret et longe les Pyrénées, au pied du Canigou, la montagne sacrée catalane : le Vallespir. Elle est en passe d'être classée au patrimoine mondial de l'Unesco pour son intérêt environnemental exceptionnel. Or un projet de ligne électrique à très haute tension à 400 000 volts (THT), qui vise à raccorder l'Espagne au réseau électrique européen, prévoit de passer à travers le Vallespir : des pylônes de 80 mètres de haut, avec des tranchées de 100 mètres de large défigurant le paysage de manière irrémédiable.

Les citoyens et les politiques locaux se révoltent. Leurs questions sont simples : qui a pris cette décision, qui a choisi d'arbitrer au profit de l'industrie contre l'environnement et la qualité de vie ? Et sur la base de quel mandat ? Réponse : la Commission européenne. Et sans mandat démocratique : la Commission n'est pas élue, elle n'a pas de « circonscription » ni de programme validé dans les urnes.

L'avenir de l'Europe

C'est justement cet enjeu qui est au cœur du débat européen aujourd'hui, et il se cristallise dans ces élections européennes.

Le camp progressiste propose de surmonter le déficit démocratique en transformant la Commission en gouvernement démocratique de l'Union, issu de la majorité politique sortie des urnes le 7 juin. C'est tout le sens de la campagne socialiste « stop Barroso » : la gauche, si elle est majoritaire au Parlement, ne veut pas que José-Manuel Barroso, le président sortant de la Commission européenne, conservateur portugais, soit reconduit ; elle veut que le nouveau Président de la Commission soit issu de ses rangs. La gauche propose, tout simplement, l'Europe fédérale.

La droite, à l'inverse, s'y oppose. Michel Barnier explique partout que la Commission ne doit pas dépendre du résultat des élections européennes. Elle doit rester neutre, non-partisane : c'est pourquoi le président de la Commission doit continuer à être désigné par consensus des chefs d'Etat et de gouvernement.

Et ces derniers se sont déjà mis d'accord sur la reconduction du Président sortant : ils investiront José-Manuel Barroso, quel que soit le résultat des élections européennes. Le modèle de la droite, c'est la confédération : la Commission est une administration, et c'est le Conseil européen - les chefs d'Etat et de gouvernement - qui doit « basculer » au-dessus de la Commission pour devenir le gouvernement collégial de l'Europe.

La présidence française de l'Union en a été l'éclatante préfiguration, avec un Nicolas Sarkozy qui a ravalé José-Manuel Barroso au rang de directeur d'administration. La droite propose ainsi, sans le dire, un modèle de Suisse européenne.

Europe fédérale contre Suisse européenne : c'est cela le vrai clivage de ces élections européennes, et il passe entre les progressistes et les conservateurs. Il pèsera, au-delà de la question institutionnelle, sur l'avenir de l'Europe.

L'Europe fédérale est plus démocratique et permet la projection politique sur la scène internationale. On vit bien sans la Suisse européenne, mais au prix de plus de technocratie et de l'incapacité de peser sur l'avenir de la mondialisation. Décider que l'Europe, pour la première fois depuis l'Antiquité, renonce à faire l'Histoire, ce n'est pas rien. Il serait temps qu'on en parle.

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  • Laurent-Weppe
    • Posté à 16h01 le 22/05/2009

    « Les autres partis font campagne avant tout sur les enjeux nationaux. Avec un mot d'ordre collectif : l'anti-sarkozysme, dans un nuancier qui va du sommaire au primaire »

    Compte tenu du fait que le conseil de l'Union Européenne (ministres des gouvernements nationaux) jouit d'importants pouvoirs, et que le Conseil Européen (chefs d'États et de Gouvernements) désigne le président de la commission Européenne, on ne peut pas vraiment faire comme si Nicolas Sarkozy, chef d'état du deuxième État membre de l'Union par sa population et ayant autant de poids que la chancelière allemande aux votes du conseil, était étranger à la politique européenne.

    • Counch
      Counch répond à Laurent-Weppe
      • Posté à 16h21 le 22/05/2009

      Par françois Delapierre (Parti de Gauche)

      Dans la culture républicaine dont est pétri notre pays, il est périlleux de soutenir publiquement l'abstention. L'appel civique au vote est presque une figure imposée car notre société considère globalement l'abstention comme un problème pour la démocratie. On pourrait oublier que ce point de vue est singulier. Les Etats-Unis se pensent comme la démocratie la plus avancée du monde malgré un taux d'abstention record sans y voir de contradiction. Pas la France. Seul Devedjian, alors ministre et précurseur de l'atlantisme décomplexé de Sarkozy, avait eu la franchise de déclarer au Sénat en 2003 : « dans l'abstention, on peut regretter l'insuffisance de civisme, mais on peut aussi se féliciter d'une meilleure expression du consensus (...) qui s'exprime d'autant plus facilement que la société est apaisée ».

      Ajoutons plus prosaïquement qu'il est pour le moins maladroit de solliciter les suffrages des électeurs tout en les incitant à rester chez eux. C'est pourquoi vous n'entendrez aucun des principaux protagonistes de cette élection européenne appeler à déserter les urnes. Et pourtant c'est le message subliminal qu'ils diffusent.

      Depuis quelques jours, les médias annoncent ainsi comme une certitude inévitable un taux d'abstention dépassant 65%. Cette « information » est généralement accompagnée du commentaire suivant : ce n'est pas étonnant, les Français ne comprennent rien à l'Union Européenne. Après le référendum de 2005 les mêmes avaient expliqué la participation record par un « vote de la peur ». Le diagnostic varie, jamais le malade. C'est toujours le peuple qui va de travers. Les puissants, eux, sont sans doute contraints à leur corps défendant de conserver entre leurs mains par définition expertes les affaires européennes victimes de l'indifférence populaire. D'ailleurs les dirigeants européens ne font-ils pas preuve d'un activisme débordant et sincère pour impliquer leurs concitoyens ? Le 9 mai, ne financeront-ils pas un bus civique à l'occasion de la journée de l'Europe ? Devant de tels efforts, il serait franchement déplacé d'oser rappeler que les mêmes ont pris soin de placer la Banque Centrale Européenne à l'abri des caprices des peuples ou encore de proscrire tout référendum populaire sur le traité de Lisbonne. Il y a des appels au vote qui feraient fuir les isoloirs.

      Embarqués dans ce courant de despotisme éclairé qui domine les élites européennes, l'UMP mais aussi le PS, semblent convaincues à leur tour des délices de l'abstention. Sinon pourquoi un départ en campagne aussi tardif, à un mois seulement de l'échéance alors qu'ils sont en train de commencer la campagne des régionales plus d'un an à l'avance ? Les listes européennes de l'UMP ne sont toujours pas bouclées et Pécresse révèle déjà les premiers noms de celle qu'elle conduira pour les régionales en Ile-de-France ! Quant aux dirigeants socialistes, que font-ils ? Ils sont conduits par une Martine Aubry qui explique que l'Europe est un « projet en soi » après l'avoir été pendant dix ans par un François Hollande qui disait pareillement « quand nos engagements européens sont en cause, il n'y a plus de clivages politiques qui demeurent ». Ils devraient donc obsédés par cette rencontre entre l'Europe et le peuple. Eh bien non. Ils sont, de Hollande à Rebsamen, ostensiblement occupés à discuter de l'alliance avec le Modem pour les prochaines régionales.

      « Le but est dans le chemin » disait le taoïste Lao Zi. Projet européen et rapport au peuple forment un tout cohérent. La poursuite, même aménagée dans un sens plus « social », du cours actuel de la construction européenne est incompatible avec la participation populaire. Ce n'est pas une accusation polémique. C'est désormais officiel depuis que les partisans du traité de Lisbonne ont admis publiquement que la ratification qu'ils défendent justifiait le non recours aux référendums et le non respect du vote des peuples. A l'inverse, la réorientation radicale de la construction européenne n'aura pas lieu sans un processus d'implication populaire. Comme dirait l'autre, tout se tient ! C'est pourquoi les listes pro-traité de Lisbonne sont aussi des listes pro-abstention. C'est pourquoi les partisans du Front de Gauche se crèvent la peau pour faire vivre cette échéance. Deux cohérences s'affrontent. Ceux qui croient contester l'Europe actuelle en s'abstenant se laissent donc enfumer. Quant on veut changer d'Europe, le slogan de saison c'est « abstention piège à cons ! ».

      • Laurent-Weppe
        Laurent-Weppe répond à Counch
        • Posté à 16h31 le 22/05/2009

        Ce n'est pas que je sois maladivement contre l'emploi de copier-coller, mais quand un texte a déjà été publié sur le net (en l'occurence ici : Lien ) il n'est pas très utile de le reproduire à l'identique dans la section des commentaires : un lien suffit.

         
        • Counch
          Counch répond à Laurent-Weppe
          • Posté à 17h55 le 22/05/2009

          Désolé je n'ai pas pu résité, la place était trop belle, alors je l'ai prise. J'ai opté pour cette solution par simple esprit pratique de lisibilité.

          Vous avez bien raison je me mets un nase tient....

          • zorbek
            zorbek répond à Counch
            • Posté à 08h23 le 23/05/2009
            • Internaute

            Pas de quoi être désolé, j'ai lu le texte - très pertinent - et je ne l'aurais peut-etre pas lu s'il avait été placé sous forme de lien, car 9 fois sur 10 l'auto-pub pour son blog a qc de gavant.

        2 autres commentaires
    • pablico
      pablico répond à Laurent-Weppe
      Sudoku et Nord de face
      • Posté à 17h49 le 22/05/2009
      • Internaute
        Sudoku et Nord de face

      80% des lois votées en France sont d'origine communautaire
      Certains parlent de 60%, d'autres de 70, 80 ou 90% ;

      en tout cas cela fait beaucoup pour ne pas s'intéresser à l'Europe.

      - prérogatives et compétences strictement nationales, quand on parle de « compétences exclusives » des États membres. Le pourcentage de l'influence du Parlement européen doit y être proche de zéro. (à peu près 20% des lois.

      -prérogatives et « compétences partagées » entre les États membres et l'Union européenne. La logique amont-aval y est totale, l'élaboration par l'Union européenne - avec le Parlement européen - doit y être proche de 100 %.

      Dons il serait suicidaire et inconscient de ne pas voter...

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 16h16 le 22/05/2009
    • Internaute
      Prisonnier dans le village (...)

    Ça sert à quoi, tout ça ?
    Ça sert à quoi, tout ça ?
    Ne me demandez pas de vous suivre.
    Ça sert à quoi, tout ça ?
    Ça sert à quoi, tout ça ?
    Il nous reste si peu à vivre.

    Lien

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 16h21 le 22/05/2009
    • Internaute
      yetiblog.org

    INTÉRÊT MAXIMUM

    Ah mais si, on s'y intéresse diablement ! Et c'est en toute connaissance de cause, toutes listes et tous programmes bien pesés, que nous nous abstiendrons le 7 juin.

    • Counch
      Counch répond à Le Yéti
      • Posté à 16h25 le 22/05/2009

      Si vous saviez comme celà les arrange que vous ne votiez pas ! ! ! ! !

      • Numerosix
        Numerosix répond à Counch
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 16h34 le 22/05/2009
        • Internaute
          Prisonnier dans le village (...)

        hé, hé , hé
        C'coup la, on m'la déja fait ..

        trouvez autre chose .

         
        • Counch
          Counch répond à Numerosix
          • Posté à 17h12 le 22/05/2009

          Quel coup ? ? ? ? ?

          • kawouede
            kawouede répond à Counch
            • Posté à 21h29 le 22/05/2009

            Le coup qu'on est plusieurs à trouver qu'il a tort, mais comme on lui a déjà dit et qu'il a répondu, il pense ne plus avoir à s'en justifier.

            Bon ben en attendant, l'Europe politique est morte, comme dit Rocard - pour qui j'ai voté en 1994, snif. La gauche se délite un peu plus, entre souverainisme et bayrouisme. Et Sarkozy règne.

            Est-ce que ce sont des collectifs de citoyens qui vont faire renaître la politique ? J'attends de voir - et j'ai lu « L'insurrection qui vient », mais j'ai des doutes.

        • Utilisateur désinscrit à sa demande
          • Posté à 17h13 le 22/05/2009

          C'est comme le coup de : « Finis ton assiette ! les petits soudanais n'ont rien à manger, eux ; tu devrais avoir honte ! ».

          Une autre ! Une autre !

          • Numerosix
            Numerosix répond à Utilisateur désinscrit à sa demande
            Prisonnier dans le village (...)
            • Posté à 18h02 le 22/05/2009
            • Internaute
              Prisonnier dans le village (...)

            la vache , Cyp .qu'est ce qu'on se prend comme vote « naze », par les p'tits gars pro-européens.

            C'est normal, hein , de la part de spécialistes du vote naze ..

            Vous avez vu l'histoire
            Du réferendum
            Comment il vecut
            Comment il est mort
            Ca vous a plus hein
            Vous en d'mandez encore
            Et bien
            Ecoutez l'histoire
            Des européennes du 7 juin...

        12 autres commentaires
      • FabiendeMénilmontant
        FabiendeMénilmontant répond à Counch
        journaleux - blogueur
        • Posté à 17h05 le 22/05/2009
        • Internaute
          journaleux - blogueur

        il y en a aussi qui s'arrangent pour ne pas organiser les élections :
        Lien
        sans compter des communes des Hauts-de-Seine, au nombre d'une dizaine, (oui… oui…) qui, du fait d'une circulaire MAM du mois de mars, seront privées de vote électronique et n'ont pas prévu de bulletins papier ! deux communes (dont Issy) ont prévu de passer outre.

  • DocteurSka
    • Posté à 16h27 le 22/05/2009

    Oui mais même pour que l'Union devienne une « Suisse européenne », il reste du chemin à faire.

    Par exemple en Suisse :
    - le référendum est obligatoire pour toute révision constitutionnelle ou traité d'adhésion
    - le Parlement, les régions, ou les citoyens, peuvent assez librement provoquer des référendums sur certaines questions (proposant, validant ou détruisant des lois)
    - il existe un droit d'initiative populaire en matière CONSTITUTIONNELLE (sur demande de 100 000 citoyens seulement)(sur environ 7 600 000)

    Et puis la Suisse est de moins en moins une confédération, puisqu'avec le temps elle tend à se « fédéraliser » et qu'on remarque même peu à peu un renforcement du pouvoir de l'Etat central...

    Quoi qu'il en soit, une Europe « à la Suisse » serait forcément plus légitime que cette Europe des lobbies et des économistes !
    Mais le but à atteindre, je pense, c'est « une France fédérale dans une Europe fédérale » (citation de Yves Cochet, mais il n'est évidemment pas le premier à avoir eu cette idée...).

    • General Subverciòn
      • Posté à 17h22 le 22/05/2009

      « Par exemple en Suisse :
      - le référendum est obligatoire pour toute révision constitutionnelle ou traité d'adhésion
      - le Parlement, les régions, ou les citoyens, peuvent assez librement provoquer des référendums sur certaines questions (proposant, validant ou détruisant des lois)
      - il existe un droit d'initiative populaire en matière CONSTITUTIONNELLE (sur demande de 100 000 citoyens seulement)(sur environ 7 600 000) »

      ça,c'est dans la théorie,en réalité c'est toujours une question d'influence et ici aussi (en Suisse) on a des taux d'abstention record dûs au fait que les gens en ont soit marre d'être pris pour des cons ,soit n'en ont rien à foutre parce que trop individualistes ou soit sont persuadés que leur vote ne changera pas la donne.De plus,les objets de votations sont souvent tellement orientés et ambigus qu'ils en sont parfois contradictoires et poussés par des lobbyistes qui bossent pour les intérêts financiers ,Nestlé,les pharmas,UBS et compagnie vu que ce sont eux qui dirigent en réalité et qui les financent aux politicards qui ont tous plus ou moins quelque chose à leur devoir.La population,elle n'est tenue que de cautionner et quand des intérêts sont en jeux,il baissent les oreilles au nom du sacro-saint CONSENSUS...et on sait aussi ici à qui ça profite...ou pas,alors prendre la Suisse comme exemple pour donner des leçons de démocratie c'est aussi se foutre de la gueule du monde,tu repasseras Camarade...

      • DocteurSka
        • Posté à 21h56 le 22/05/2009

        Houlà ! Loin de moi l'idée de faire de la Suisse un exemple de démocratie.

        Je m'appuyais plutôt sur « l'exemple Suisse » (cité par l'auteur de cet article comme projet des conservateurs) pour montrer les lacunes démocratiques de l'Europe, même envisagée sous cet angle (confédération,etc...)

  • Atacama-
    Atacama-
    sur terre
    • Posté à 16h36 le 22/05/2009
    • Internaute
      sur terre

    Pourquoi faut-il s'intéresser aux élections européennes ?

    Pour bien des raisons, dont celle-ci, moins anodine qu'il n'y paraît : parce que tout fut et reste fait pour que les électeurs ne s'y soient pas intéressés et ne s'y intéressent, paraît-il, toujours pas.

    • Utilisateur désinscrit à sa demande
      • Posté à 17h15 le 22/05/2009

      C'est que ce n'est pas du tout intéressant, leur machin.

      D'ailleurs ça ne m'a jamais intéressé. C'est comme si je décidais soudain de m'intéresser à toi : ce serait un signal fort, Nom Pas Déjà Pris.

      • Atacama-
        • Posté à 18h03 le 22/05/2009
        • Internaute
          sur terre

        En me comparant à une institution européenne, vous n'avez pas l'impression de flirter avec le ridicule ?

        Sur ce, vous serez bien aimable de me laisser écrire sous le pseudo de mon choix dans la mesure ou moi je n'insulte personne, ami de la liberté et de la Sociale, et ennemi de la censure.

         1 autres commentaires
      • Oeillet rouge
        • Posté à 11h09 le 23/05/2009

        Ben alors, si ces élections ne vous intéressent pas, pourquoi venez-vous polluer ce fil ?

        Perso, je vais voter Front de gauche à ces élections pour que l'idée de concurrence et de compétition qui a envahi toutes les sphères de la vie recule et qu'à l'inverse celles de coopération économique et de solidarité humaine avancent.

        Contrairement à ce que veulent nous faire accepter les libéraux, l'homme n'est pas une marchandise comme inscrit dans la directive Bolkenstein qui prône le dumping social à tous les étages, la concurrence de tous contre tous - délocalisations, baisse des salaires et des prestations sociales, privatisation des services publics à la clé -.

        En ce moment dans les entreprises françaises et européennes, on met les gens au chômage partiel, on leur demande d'accepter qu'on baisse leurs salaires « pour que la boîte ne coule pas » et pendant ce temps les dividendes versés aux actionnaires continuent de grimper… Et puis on vend la boîte et on jette tout le monde.

        Des actionnaires qui n'ont, comme de bien entendu, aucun effort à fournir face à la crise, Quel type d'effort peut d'ailleurs bien fournir un actionnaire ?

        Avant la crise du crédit des subprimes, la crise est venue du système de l'actionnariat et de la spéculation qui est son moteur.
        L'accumulation du capital se trouve avec l'exploitation aux fondements mêmes du capitalisme. Et pour accumuler toujours plus, il faut mettre les hommes en concurrence pour accroître leur productivité et la plus-value. C'est cela l'Europe libérale.

        C'est contre cette vision destructrice de l'humanité et de l'Europe que je voterai le 7 juin prochain pour le Front de gauche.

        Lien

         
        • Utilisateur désinscrit à sa demande
          • Posté à 11h29 le 23/05/2009

          La pollution d'un fil de discussion, ça se discute. Toi, tu trouves que je pollues, et quelques autres aussi... mais pas tout le monde, figure-toi.

          Je dis ce que je pense à propose d'une élection que je réfute : j'en ai parfaitement le droit.

          Ta pub pour le front de gauche est d'une consternante platitude : ce n'est pas un post, mais un tract.

          Je ne peux pas blairer Mélenchon : il a dit sur le Tibet une telle avalanche de conneries que j'ai bien du mal à le prendre au sérieux. Un homme qui connaît aussi peu ses dossiers, c'est remarquable !

          S'il l'a fait sur le Tibet, je n'ose même pas songer au reste.

          • Oeillet rouge
            • Posté à 11h24 le 25/05/2009

            « Ta pub pour le front de gauche est d'une consternante platitude : ce n'est pas un post, mais un tract. »

            Si cela ne te plaît pas, passe ton chemin. Et mon post ce n'est pas de la pub pour la bonne raison que je n'ai absolument rien à y gagner comme tu dois t'en douter (mis à part plus de solidarité et de justice dans ce monde de brutes, et ce n'est pas rien ! )

            Quant au Tibet, les avalanches de conneries ne manquent pas dans les médias sur le sujet mais ce n'est pas du côté de Mélenchon qu'il faut les chercher...

            Enfin, je crois que beaucoup de personnes ont compris que la dynastie tibétaine qui s'appuie sur la religion pour asseoir son pouvoir sur les pauvres gens a déjà fait beaucoup de mal au Tibet les siècles passés et pratiquait l'esclavage.

            • Utilisateur désinscrit à sa demande
              • Posté à 12h16 le 27/05/2009

              Hé ben, je vois que tu connais aussi bien l'histoire tibétaine que cet ignare de camarade-sénateur Mélenchon : -)))

              Ça confirme : la gauche actuelle est d'une incommensurable bêtise et totalement inculte.

              Le 7 juin je reste au pieu.

              • Mon-Al
                Mon-Al répond à Utilisateur désinscrit à sa demande
                roturière : -)
                • Posté à 13h53 le 27/05/2009
                • Internaute
                  roturière : -)
                • Utilisateur désinscrit à sa demande
                  • Posté à 14h26 le 27/05/2009

                  Ben oui quoi, Mon-Al : dire que l'ancien régime tibétain, c'était l'enfer esclavagiste, c'est réellement avoir un pois chiche à la place du cerveau, et surtout parler sans rien savoir... ce qui est devenu la norme actuelle.

                  D'aucuns se disent de gauche et d'autres de droite ou de je ne sais de quel bord encore, mais c'est juste une façon de se rassurer par rapport au fait qu'ils ne savent pas où se situer, et encore moins penser de manière autonome.

                  Gauche, droite : la paire de béquilles de la pensée éclopée.

                  • Mon-Al
                    Mon-Al répond à Utilisateur désinscrit à sa demande
                    roturière : -)
                    • Posté à 14h40 le 27/05/2009
                    • Internaute
                      roturière : -)

                    Bonjour Cyp
                    C'est vrai que çà devient de plus en plus difficile de se situer : la « droite » s'extrémise ou se centralise ou s'ouvre ... la gauche s'extrémise ou se centralise ou s'ouvre .... on est orphelins comme le disait Raslacouette (que je bise à l'occas ... ).
                    Le régime tibétain (ou ce qu'il en reste) est d'abord basé sur le bouddhisme, c'est vrai, mais ce n'était pas l'enfer esclavagiste que les ignares veulent décrirent. Avant de parler, il faut savoir. Les origines du Tibet remontent à 100 ans avant JC (d'après ce que l'on en sait), l'histoire du pays est foisonnante, la culture profonde et le sort qui en est fait par la Chine est un crime ... mais on ne va pas refaire l'histoire de ce pays ici ...
                    Mon avis, c'est que la droite et la gauche n'ont plus vraiment de signification maintenant. C'est effectivement la béquille utilisée par les pensées ... éclopées.

        6 autres commentaires
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        • Raslacouette
          • Posté à 13h03 le 26/05/2009
          • Internaute

          A part poser des diagnostics, vous argumentez des fois ? Quel âge avez-vous pour jouer ainsi à cache-cache ?

        1 autres commentaires
    • jissé
      jissé répond à Atacama-
      • Posté à 19h16 le 22/05/2009

      B'soir.

      On a déjà Ribouldingue et Filochard, Dulcroquignol est à la bourre.
      Va pas toucher ses jetons de présence ?

      Ce fil serait Nickel, mais c'est vraiment pas le Pied !

      Bon vouique.

      Jissé

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 16h51 le 22/05/2009
    • Internaute
      Prisonnier dans le village (...)

    La sphère de la représentation politique se clôt. De gauche à droite, c'est le même néant qui prend des poses de cador ou des airs de vierge, les mêmes têtes de gondole qui échangent leurs discours d'après les dernières trouvailles du service communication. Ceux qui votent encore donnent l'impression de n'avoir plus d'autre intention que de faire sauter les urnes à force de voter en pure protestation.

    On commence à deviner que c'est en fait contre le vote lui-même que l'on continue de voter. Rien de ce qui se présente n'est, de loin, à la hauteur de la situation. Dans son silence même, la population semble infiniment plus adulte que tous les pantins qui se chamaillent pour la gouverner. Le couvercle de la marmite sociale se referme à triple cran tandis qu'à l'intérieur la pression ne cesse de monter.

    Extrait de « L'insurrection qui schtroumpfe »

    Liberez Coupat ( qui ne l'a pas écrit).

    • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
      • Posté à 17h02 le 22/05/2009

      Il prend ses désirs pour des réalités ce gars-là...

      Je doute fort qu'il y ait plus qu'une petite minorité d'électeurs qui voient les choses comme ça...

      • Numerosix
        Numerosix répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 17h24 le 22/05/2009
        • Internaute
          Prisonnier dans le village (...)

        Sur les antennes nationales et sur TF1 , ils ne verront pas et ne rapporteront pas les choses comme ça , si c'est ce que tu veux dire, hulk .
        On te parle de comités « invisibles », écrits avec du citron
        le message n'apparaitra que si on le chauffe par en dessous, comme dans les aventures de Buck Danny

         
        • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
          • Posté à 17h33 le 22/05/2009

          Je me demande un truc, là.

          Est-ce que ce ne serait pas une idée astucieuse pour Sarkozy de faire libérer Coupat quelques jours avant le 7 juin ?

          Je vais soumettre mon idée en haut lieu.

          • Numerosix
            Numerosix répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
            Prisonnier dans le village (...)
            • Posté à 17h45 le 22/05/2009
            • Internaute
              Prisonnier dans le village (...)

            Trop tard .
            Le 7 juin , on va à la pêche ..

          • Al nasr al tair
            • Posté à 18h42 le 22/05/2009

            Non il sera libéré au coeur de l'été, afin d'en limiter les conséquences... sur la crédibilité des services anti-terroristes, policiers et judiciaires et donc politiques...
            Ca tombe bien, le juge d'instruction à qui on a refilé le cadeau, compte bien prendre son temps et décider seul de la date de la libération de Coupat, histoire pour lui aussi de ne pas trop passer pour un con.
            Apparemment cette libération est acquise, c'est déjà quelque chose.

        6 autres commentaires
    • Utilisateur désinscrit à sa demande
      • Posté à 17h21 le 22/05/2009

      Le truc, c'est que seules les marmites à pression indiennes explosent... comme celle-ci, qui fut la nôtre et faillit bien nous envoyer à l'hôpital :

      Pour le reste, il ont tout juste.

      LIBÉREZ JULIEN COCOTTE !

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