Qui contrôle les médias en Europe ?

Les titres les plus influents chez nos voisins sont le plus souvent indépendants des groupes industriels. Petit tour d'Europe.


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« Journalistes et citoyens ensemble : debout pour le journalisme » : c'est l'appel que lance l'intersyndicale de la profession à l'occasion, lundi, de la Journée européenne de la liberté de la presse.

En France plus que dans les pays européens comparables (cliquer sur les petits drapeaux), la situation de l'information est inquiétante : la presse écrite est en crise, certains des plus puissants médias appartiennent à des groupes dont les intérêts sont liés à ceux de l'Etat et le nouveau président de la République entretient des rapports étroits avec des patrons de presse, dont beaucoup ont bâti leurs empires avec l'aide -ou l'assentiment- du pouvoir politique. En parallèle, les journalistes sont dans des situations de plus en plus précaires, ce qui rend toute protestation difficile.

Bouygues, Lagardère, Dassault, Arnault, Bolloré, tous amis de Sarkozy

La chaîne la plus regardée de France -et d'Europe-, TF1, appartient à Bouygues, groupe de BTP qui signe quotidiennement des contrats avec la puissance publique. Arnaud Lagardère, important actionnaire du groupe aéronautique EADS, contrôle l'empire qui porte son nom et donc Europe 1, Paris Match, le Journal du Dimanche, 25% du Parisien-Aujourd'hui, 17% du Monde, et la moitié du plus grand circuit de distribution de journaux, les NMPP.

Serge Dassault, qui essaie en vain de vendre ses Rafale avec l'aide de l'Etat français, est propriétaire du Figaro. Bernard Arnault -La Tribune, peut-être bientôt Les Echos- a été le témoin du défunt mariage de Nicolas Sarkozy. Le patron du pôle presse de son groupe, Nicolas Bazire, est un sarkozyste historique. Vincent Bolloré, venu aux médias relativement récemment, a une vision toute personnelle de l'indépendance de ses rédactions, qui lui sont très utiles pour promouvoir ses intérêts en Afrique.

Toutes les rédactions de ces groupes ne sont pas logées à cette enseigne. Et dans le reste de l'Europe, les patrons de médias sont souvent proches du pouvoir politique. « C'est comme ça dans toutes les démocraties occidentales », relève Jean-Marie Charon, sociologue des médias au CNRS :

« Mais ce double couplage entre des amitiés politiques et des groupes qui ont besoin des commandes de l'Etat est assez unique, et en tous cas redoutable. C'est en France que l'information est la plus perméable aux autres pouvoirs. »

La France n'a jamais réussi à tracer des lignes entre les pouvoirs

Pour Nadine Toussaint-Desmoulins, professeur d'économie des médias à l'Institut français de presse, c'est une évidence : « La proximité des pouvoirs nuit à la qualité de l'information ».

Alors que les pays voisins de la France, qui ne pâtissent pas d'un tel contexte de proximité, ont presque tous réussi à tracer des lignes entre les pouvoirs, la France s'enferre dans sa crise de l'information, dans une relative indifférence du grand public. La situation est tristement simple : selon Jean-Marie Charon, pour de multiples raisons historiques, « on ne voit pas pourquoi il faudrait des frontières entre le propriétaire d'un média et la rédaction, ou entre la publicité ou le rédactionnel ».

Un exemple : en France, c'est le directeur de la publication -l'actionnaire majoritaire ou son représentant- qui est responsable juridiquement. « C'est boîteux », ajoute le sociologue, « car on ne voit pas pourquoi il donnerait de l'autonomie à sa rédaction ». En Allemagne, en cas de condamnation par les tribunaux, c'est le rédacteur en chef qui trinque.

Des industriels qui s'achètent des « danseuses » dans la presse

Alors que les pays voisins ont tous des groupes 100% médias -certains sont si puissants qu'ils possèdent de nombreux titres en France-, la presse française reste gangrenée par le manque de professionnalisme : des industriels achètent des titres pour le prestige -des « danseuses“-, ou comme vecteurs d'influence pour leurs affaires. ‘Est-ce qu'ils apportent de la compétence, du savoir-faire pour la gestion d'un média ? se demande Jean-Marie Charon. Non. En général, ils manquent de vision à long terme, et n'investissent pas dans l'éditorial, qui est pourtant le coeur de ce métier.’

Or, pour que l'information soit de bonne qualité, ‘il faut que les médias aient de l'argent’, rappelle Nadine Toussaint-Desmoulins. L'économiste appelle à la création de groupes multimédias :

‘La concentration n'est pas forcément néfaste si elle permet à une forme de médias d'en compenser une autre. Par exemple, quand une presse de distraction ou de loisirs finance la presse d'information.’

Jean-Marie Charon pense autrement : ‘L'effet de taille n'apporte pas la qualité rédactionnelle.’ En fonction du média, le recours à de grands groupes n'est pas forcément nécessaire, selon lui :

‘En radio, télévision généraliste ou magazines grands publics, il y a un avantage économique à avoir des grosses structures dotées de capacités d'investissement considérables. En presse quotidienne, c'est moins le cas. Le titre de presse régionale qui se débrouille le mieux est le Télégramme de Brest.’

Il cite aussi des exemples étrangers comme le Guardian ou la Süddeutsche Zeitung.

Mais le problème français tient aussi à l'importance des coûts de fabrication et de distribution des journaux, qui sont donc largement subventionnés… Une dépendance de plus des médias à l'égard des pouvoirs publics et économiques. ‘Si l'on veut redonner aux rédactions les moyens de travailler, il faut créer un cadre juridique qui affirme leur indépendance’, préconise Jean-Marie Charon. Mais Nadine Toussaint-Desmoulins pose la question : ‘Est-ce que les gens veulent vraiment une information de qualité ? Je pense que seule une minorité la demande.’

► L'appel de l'intersyndicale des journalistes à une journée d'action aujourd'hui (manifestation à 13h30 devant l'Assemblée nationale).
► Le communiqué du Forum des sociétés de journalistes.

Les Journalistes et leur public : le grand malentendu de Jean-Marie Charon - éd. Vuibert - 224p., 22€.
L'Economie des médias de Nadine Toussaint-Desmoulins - éd. PUF, coll. Que sais-je ? - 126p., 7,60€.

Des journalistes lors de l'université d'été du PS (Audrey Cerdan/Rue89).

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Portrait de Courageux anonyme

De

10H02 | 05/11/2007 | Permalien

Juste analyse, je rajouterai qu'en matière de production télévision et de cinéma, qui ne fait pas partie du cénacle est exclu d'office. Que l'on ne s'étonne pas de la médiocrité ambiante qui se traduit par nos nullissimes parts de marché à l'international.

Portrait de Courageux anonyme

De

11H46 | 05/11/2007 | Permalien

le cinéma en France est tenu par les mêmes personnes qui controlent les médias,
les médias sont le relais des politiques, l'information on se la fait comme on peut, et gràce à internet, on peut avoir des informations que les journalistes occultent volontairement.
S e tenir au courant de ce qui se passe en France et à l'étranger est un vrai parcours du combattant.
allez faire un tour sur un site d'un gars indépendant qui a fait un vrai boulot de journaliste ;
www.forestent.free

Portrait de Courageux anonyme

De

18H43 | 05/11/2007 | Permalien

je ne peux pas aller sur le site que vous indiquer la page s'affiche . C'est bien dommage je suis pessimiste pour l'avenir de notre pays.nous n'aurons plus de libertés dans peu de temps .ou veut -on en venir exactement. Les français sont ils devenus amorphes. Ils n'ont plus de réactions

Portrait de Courageux anonyme

De

19H08 | 05/11/2007 | Permalien

Pour accéder au site, passez par google et tapez « forestent » bonne lecture

Portrait de Courageux anonyme

De

19H25 | 05/11/2007 | Permalien

Si vite une adresse communiquée si vite censurée BIG BROTHER est de retour et big brother est un nain

Portrait de Courageux anonyme

De

11H46 | 05/11/2007 | Permalien

le cinéma en France est tenu par les mêmes personnes qui controlent les médias,
les médias sont le relais des politiques, l'information on se la fait comme on peut, et gràce à internet, on peut avoir des informations que les journalistes occultent volontairement.
S e tenir au courant de ce qui se passe en France et à l'étranger est un vrai parcours du combattant.
allez faire un tour sur un site d'un gars indépendant qui a fait un vrai boulot de journaliste ;
www.forestent.free

Portrait de Courageux anonyme

De

12H49 | 05/11/2007 | Permalien

« 200 familles sont maîtresses de l'économie française et, en fait, de la politique française. Ce sont des forces qu'un État démocratique ne devrait pas tolérer, que Richelieu n'eût pas tolérées dans le royaume de France. L'influence des 200 familles pèse sur le système fiscal, sur les transports, sur le crédit. Les deux cents familles placent au pouvoir leurs délégués. Elles interviennent sur l'opinion publique, car elles contrôlent la presse. »

Edouard Daladier en 1934.

Rien de neuf donc, d'ailleurs nous continuons à le tolérer.

Portrait de Courageux anonyme

De

20H41 | 05/11/2007 | Permalien

Et les Echos qui viennent de passer pour de bon dans le groupe LVMH. Comment les journalistes vont pouvoir sortir ce journal ? comment rester neutre, comment resister à l'autocensure ? Quelle entourloupe devant les foules impuissantes ou indifférentes. Quel scandale. Que faire ?

soutien à la grève des Echos demain et +

Portrait de pablico

De pablico

13H37 | 05/11/2007 | Permalien

La fameuse recette : « DU PAIN ET DES JEUX » a été modifiée dans notre siècle
C'est maintenant : « DU PAIN, DES JEUX, et de L'INFO »
Donc on nous fournit cela bien enveloppé, bien présenté, bien aseptisé.
Avalons bien cela, comme un complément alimentaire aux journaux de midi et de 20 heures.

Portrait de Courageux anonyme

à pablico Portrait de pablico De

22H36 | 05/11/2007 | Permalien

Le journal de 20h : ce n'est pas de l'info mais du « divertissement ».

Portrait de Courageux anonyme

De

22H43 | 05/11/2007 | Permalien

A lire aussi sur le site d'@si le traitement du « Grenelle » par les grands JT
http://arretsurimages.net/post/2007/10/31/Grenelle-de-lenvironnement

Et si vous pouvez, abonnez-vous (30 euros par an), Daniel Schneidermann vient de dire qu'il renonce à la pub pour son nouveau site en construction !

http://arretsurimages.net/post/2007/10/23/Pas-de-pub

Portrait de pi314116

De pi314116

10H10 | 05/11/2007 | Permalien

Les médias aux mains des grands industriels ? voilà une situation pas très neuve en effet ! et qui rappelle beaucoup l'avant guerre (non pas la Guerre du Golfe ni la Guerre d'Algérie mais bien de la Seconde guerre mondiale).
Donc retour à la case années 30 voir même ante, sans forcément passer par la case prison pour tout le monde mais en touchant sûrement plus de 20.000 euros. Mais, au fait, l'a-t-on vraiment jamais quitter la case départ ou n'était ce qu'une illusion ? On prend les mêmes et on continue. Tout change rien ne change… etc…etc…

Portrait de Courageux anonyme

à pi314116 Portrait de pi314116 De

12H17 | 05/11/2007 | Permalien

Il aurait été intéressant dans cet article de parler davantage des autres pays européens, notamment : existe-t-il une législation limitant les effets de trust, les relations entre grands groupes médiatiques et industries liées aux marchés publics ?
Ce que réclamait récemment un Bayrou, par exemple…

La différence par rapport aux années 30, c'est cette illusion du public que l'information est devenue gratuite, avec les quotidiens gratuits.

Je dis ça, je passe mon temps sur le site de Rue89, en attendant d'acheter Charlie et le Canard tous les mercredi ; -)

Portrait de Augustin Scalbert

De Augustin Scalbert (auteur)

Rue89 | 13H16 | 05/11/2007 | Permalien

Cliquez sur les petits drapeaux (sur la carte).

Portrait de Courageux anonyme

à Augustin Scalbert Portrait de Augustin Scalbert De

13H59 | 05/11/2007 | Permalien

Merci c'est très instructif

Portrait de thierry reboud

à Augustin Scalbert Portrait de Augustin Scalbert De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 19H00 | 05/11/2007 | Permalien

Merci pour l'article, merci pour les petits drapeaux.

Juste un petit agacement pour la forme : l'Europe, ce n'est tout de même pas que l'Allemagne, l'Espagne, la France, l'Italie et le Royaume-Uni. Après tout, les pratiques portugaises ou lituaniennes ne manquent peut-être pas d'intérêt.

Portrait de Courageux anonyme

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De

07H59 | 06/11/2007 | Permalien

Cest curieux cette Europe réduite à 5. Est-ce la vision européenne de rue 89 ?

Portrait de Courageux anonyme

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De

14H35 | 06/11/2007 | Permalien

il est vrai que la france risque moins en comparaison de la lithuanie.
mais bientot elle en sera au niveau

Portrait de Courageux anonyme

De

21H10 | 06/11/2007 | Permalien

en Allemagne, lLa presse, les chaînes de télévision et de radios privées sont par convention d'Etat sous scellés de la censure. Lorsque les chaînes privées apparurent sur le marché, le Bundestag a avec une rapidité-éclair, fait voté une loi imposant que seules les chaînes ayant ratifié un contrat acceptant une commission de censure peuvent aussi, obtenir un brevet d'autorisation d'émettre sur les ondes.

Prenons la convention d'Etat avec le Zweites Deutsches Fernsehen ou ZDF (deuxième chaîne de télévision allemande) comme exemple :

« Convention d´Etat : (….)
Décret, version du 14 juillet 2000

§ 21, Composition des Représentants de la Commission (Rundfunk- und Fernsehrat) de la 2e chaîne de TV

La commission est composée de soixante dix-sept personnes
- un représentant pour chaque Land (région) du pays, envoyé
par les gouvernements locaux,
- trois représentants du parlement envoyé par le Bundestag
(assemblée nationale),
- douze représentants des partis politiques, en rapport avec leur
force parlementaire, et qui sont mandatés
par le président de leur parti,
- deux représentants de l´Eglise protestante,
- deux représentants de l´Eglise catholique,
- un représentant du conseil juif,
- un représentant du syndicat des ouvriers, un représentant du
syndicat du travail, un représentant du syndicat
des fonctionnaires, un représentant du syndicat des
employeurs du secteur de la main-d'œuvre, un
représentant de la maison du commerce, un représentant des
fermiers,
- deux représentants de l´association des éditeurs de journaux,
- un représentant de l´association des journalistes, un
représentant du syndicat de la presse, de l´industrie,
de l´imprimerie, du papier, des publicistes et de l´art,
- quatre représentants de l´association de bienfaisance, un
représentant de l´association de bienfaisance
de l´Eglise protestante, un représentant de l´association de
bienfaisance Caritas (Eglise catholique),
un représentant de la Croix Rouge, un représentant du conseil
de l´association de bienfaisance des travailleurs,
- un représentant du Conseil des villes (Städtetag), un représentant des communes, de la Fédération
allemande des villes et des communes et du Conseil des départements,
- un représentant de l´association du sport en Allemagne,
- un représentant de l´association Europa Union,
- un représentant de l´association des défenseurs de
l´environnement, un représentant des défenseurs
de la nature,
- un représentant des rapatriés,
- un représentant des victimes de Staline,
- seize représentants venant de l´éducation, de l´instruction, de la science, des arts, de la culture, du cinéma, de la défense des enfants, de la jeunesse, des défenseurs de la faune, des défenseurs des
consommateurs. »

Nulle part vous ne verrez dans ces commissions un défenseur des droits du citoyen. Les salaires des employés de ces commissions sont assurés par la redevance audiovisuelle. Les citoyens subventionnent la censure qu´ils subissent.

Ce style de contrat d'Etat, tous les médias (d'Allemagne) le signent, c'est une obligation.

Portrait de Dan51

De Dan51

11H12 | 09/11/2007 | Permalien

Vous écrivez vraiment n'importe quoi :
 »…un contrat acceptant une commission de censure peuvent aussi, obtenir un brevet d'autorisation d'émettre sur les ondes. »… « Nulle part vous ne verrez dans ces commissions un défenseur des droits du citoyen »

Ce que vous oubliez - courageux anonyme - c'est qu'en Allemagne, les « citoyens » sont organisés en associations beaucoup plus qu'en France et qu'ils font valoir leurs droits pas ces intermédiaires citoyens.

Les associations de consommateurs sont autrement plus actives et efficaces qu'en France ! ! ! Elles ont plusieurs fois fait plier les entreprises et l'Etat.

Vous citez vous-mêmes diverses associations membres de la Commission chargée d'examiner les programmes. Elles représentent la quasi-totalité de la société.

C'est AUTREMENT plus démocratique que le sulfureux CSA, dont la composition est uniquement le fait du Prince…

Comme il faut une majorité pour l'accord de passage d'un programme,on a beaucoup moins de violence á la tv allemande qu'en France. Car dans leur ensemble, les citoyens réunis en associations refusent la violence qui n'est le fait que de producteurs voulant faire de l'argent.

Je vis en Allemagne et préfère mille fois ce système beaucoup plus respectueux des différentes composantes de la société que le CSA aux ordres du pouvoir en place uniquement.

Portrait de Courageux anonyme

De

10H16 | 05/11/2007 | Permalien

des patrons ont ils des journaux de gauche ca existe ca ?
sarkozy connait des patrons de gauche ?

Portrait de Courageux anonyme

De

12H14 | 05/11/2007 | Permalien

Oui, le banquier Rothschild est propietaire de Liberation, sa famille est aussi propietaire de The Economist

Portrait de Courageux anonyme

De

13H10 | 05/11/2007 | Permalien

Libération journal de gauche ? Gôche caviar alors !

Portrait de shibumi

De shibumi

17H03 | 05/11/2007 | Permalien

oui en effet libération est bien un journal de gauche : de
la gôche caviard-aussi vrai que bhl est le petit télégraphiste de l'empire

Portrait de Courageux anonyme

à shibumi Portrait de shibumi De

07H55 | 06/11/2007 | Permalien

Oui euh…. et Rue 89 fait en grande partie appel à des ex-journalistes de Liberation..donc on en sort pas !

Portrait de Courageux anonyme

De

10H27 | 05/11/2007 | Permalien

A quand le retour d'un ministre de l'Information ?
KGB

Portrait de Nicolas Kayser-Bril

De Nicolas Kayser-Bril

Window on the media | 10H31 | 05/11/2007 | Permalien

C'est marrant, dans le bouquin de Nadine Toussaint-Desmoulins, internet n'a droit qu'un un tout petit encadré. De là à dire que l'économiste de Paris II comprend le marché de l'information d'une manière originale, il n'y a qu'un pas.

Qu'elle franchit allègrement en parlant « d'information de qualité'. La minorité en question s'arroge le droit de définir la qualité, par laquelle elle entend le plus souvent “information qui me convient, financée par les autres'.

Le problème de la propriété des médias réside pas tant dans les conflits d'intérêts (réels) qui surviennent. Le principal danger, c'est que ces médias ne sont pas obligés d'être rentables et peuvent se permettre d'ignorer leur public.

Portrait de k_reno

à Nicolas Kayser-Bril Portrait de Nicolas Kayser-Bril De k_reno

Voyageur | 11H48 | 05/11/2007 | Permalien

Il me semble qu'il y a un lien de causalité : quand les médias ignorent leur public, ils ne peuvent être rentables et doivent donc être soutenus par les pouvoirs publics ou par des groupes qui ont des intérêts spécifiques.

En revanche, la seule qualité qui compte pour être rentable c'est la satisfaction des attentes de la cible de marché, ce qui demeure subjectif.

Je suppose qu'il vaut mieux qu'un média soit dépendant de ses consommateurs que de ses actionnaires…

A propos, merci à rue89 pour la fraicheur de leur travail. Mais pourquoi ne pas nous en dire plus sur l'indépendance des médias en Europe, cet article est essentiellement consacré à la France.

Portrait de Augustin Scalbert

à k_reno Portrait de k_reno De Augustin Scalbert (auteur)

Rue89 | 13H11 | 05/11/2007 | Permalien

Cliquez sur la carte, nous parlons de quatre pays comparables à la France.

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