13/07/2007 à 15h55

A Nancy, un détenu porte plainte contre sa prison

Ophélie Neiman | Miss GlouGlou

C’est une première en France. Un détenu incarcéré dans la maison d’arrêt de Nancy, construite en 1857, a déposé plainte contre X pour conditions d’hébergement contraires à la dignité humaine. Sa plainte a finalement été jugée recevable en appel, mais la procédure s’annonce bien longue.

« Dostoïevski a écrit qu’on pouvait mesurer le degré de civilisation d’une nation en visitant ses prisons. » Pour Delphine Mercier, l’avocate du détenu, cette phrase prend tout son sens dans cette affaire. Particulièrement d’actualité alors que le refus de Nicolas Sarkozy de procéder à une amnistie relance le débat sur les conditions de vie dans les prisons. L’avocate est bien déterminée à pousser l’affaire « jusqu’au bout, devant la Cour européenne des droits de l’homme si possible » .

Il y a trois ans déjà, Delphine Mercier s’était penchée sur une plainte similaire, déposée par treize détenus, mais rapidement classée sans suite. Le cas présent est différent. Parce que cette fois, la plainte a été portée en appel, jugée recevable, et que le détenu, un Italien d’une quarantaine d’années, a saisi la Cour européenne des droits de l’Homme, qui a déjà statué sur ce genre de cas.

Tout a démarré il y a un an, le 4 juillet 2006, quand « Monsieur C. » écrit à la Cour européenne. Qui lui répond qu’elle ne peut agir, puisque les voies de recours nationales ne sont pas épuisées. « C’est elle qui lui a indiqué la procédure à suivre, en lui suggérant de s’appuyer sur l’article 225-14 du Code pénal » , pointe Hugues de Suremain, membre de l’Observatoire international des prisons (OIP). « Elle agit comme un aiguillon sur les juridictions nationales. Si le juge pénal s’abstient d’effectuer une enquête impartiale, elle peut se montrer sévère. »

Le 27 juillet, le détenu s’adresse donc au doyen des juges d’instruction. Celui-ci déclare la plainte irrecevable car il s’agit d’un établissement public, du ressort du tribunal administratif. « Cet argument ne tient pas la route ! La plainte est justement déposé contre X, pour déterminer qui pourrait être responsable de la situation » , s’emporte Delphine Mercier qui entre alors dans la partie.

L’avocate fait appel de la décision devant la chambre de l’instruction qui, le 1er mars 2007, infirme la première décision en jugeant la plainte recevable. L’histoire ne s’arrête pas là. Le deuxième juge d’instruction, désigné par le précédent arrêt, demande le 24 mai à être déchargé de l’affaire « en raison des liens qu’il entretient avec la responsable de l’établissement, qui nuirait à son impartialité » . Un troisième juge est donc désigné fin juin pour effectuer l’enquête sur les conditions de détention. Une enquête qui ne devrait pas démarrer avant la rentrée. Et ce alors que le détenu a déjà été transféré dans une autre maison d’arrêt en novembre 2006.

Ce serpent de mer juridique montre les réticences de la justice française à se pencher sur une telle affaire. En effet, s’il est prouvé que les conditions de détention sont contraires à la dignité humaine, selon la Convention européenne des droits de l’Homme, il faudrait dégager des responsables : personnel de la prison, directrice, direction régionale pénitentiaire, voire le ministère de la Justice. Au bout de la chaîne, ce serait l’Etat français qui pourrait être condamné par la justice européenne.

Le 19 avril 2001, elle a déjà condamné la Grèce dans un cas similaire, notamment parce qu’il n’y avait pas de séparation entre les toilettes et le reste de la cellule et que l’aération était absente, ce qui a « porté atteinte à la dignité du requérant et a provoqué chez lui des sentiments de désespoir et d’infériorité propres à l’humilier et à le rabaisser, voire à briser sa résistance physique et morale » .

Or, dans la cellule de Monsieur C., il n’y avait visiblement pas non plus d’aération, ni de séparation entre la cellule et les toilettes… Jointe par téléphone, la directrice adjointe de l’établissement reconnaît que le bâtiment est vétuste, mais affirme que des rénovations ont été régulièrement effectuées. Par ailleurs, une nouvelle maison d’arrêt est actuellement en construction dans les hauts de Nancy, qui devrait remplacer l’actuelle prison en janvier 2009.

Pour Delphine Mercier, « l’important est de savoir quelles prisons on donne à notre pays. Car les condamnés en sortent, mais dans quel état d’esprit : rééduqués ou enragés ? “ L’enquête et l’instruction dureront au moins un an.

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  • Anonyme

    Bravo ! Il a complètement raison ! La prison est un lieu de privation de liberté, cela est bien suffisant, dixit Giscard (quel démocrate celui-là quand on a un peu de recul !). Il y a des alternatives à la prison. Stop la torture mentale, physique, morale par manque de moyens, de soins, d’intérêt. Par passivité et ignorance.

    • Anonyme

      Un condamné roumain porte plainte contre dieu. Un détenu français porte plainte contre la prison. L’étau se resserre autour de Nicolas et Rachida.......

      • Anonyme

        Le roumain n’a pas eu raison. Peut-être que dieu est vraiment tout puissant !

    • Anonyme

      lES HOMMES SONT MOINS BIEN TRAITES QUE LES ANIMAUX DANS LES ZOOS, EUX AUSSI SONT PRIVES DE LIBERTE MAIS SI LES CONDITIONS DE LEUR DETENTION ETAIENT SIMILAIRES A CELLES DE NOS PRISONS TOUT LE MONDE CRIERAIT AU SCANDALE.

      • Sexus Empiricus
        • Posté à 17h48 le 14/07/2007
        • Internaute 6004

        Bonjour,

        La comparaison des geôles de la République avec des zoos produit un effet de miroir suggestif pour plaider la cause de la population pénale, et vilipender - au-delà des conditions conjoncturelles et structurelles - l’enfermement : vivre au piquet, attaché, parqué ou sous écrou, est-ce une vie ?

        Cependant, la comparaison est glissante. Elle est casse-gueule si l’on introduit des différences étanches entre l’homme et l’animal : même combat. Il n’y a pas à jouer la misère des uns contre celle des autres.

        C’est en gros la position défendue par Yourcenar en mai 1982 : « Je passe mon temps à répéter que la protection de l’animal, c’est au fond le même combat que la protection de l’homme. Un combat en faveur de la bonté, de la justice, de la liberté de chacun. Quand on est cruel envers l’animal, on est cruel envers l’homme ; quand on dédaigne les droits de la nature vivante, on dédaigne les droits de son voisin. On est égoïste tout simplement. »
        Ce qu’elle écrivait déjà en 1957 : « L’homme a peu de chances de cesser d’être un tortionnaire pour l’homme, tant qu’il continuera à apprendre sur la bête son métier de bourreau. »
        On peut lire aussi dans un de ses entretiens avec Matthieu Galey, ce texte publié en 1980, qui pose bien le parallélisme homme/animal - et non pas le clivage ou la hiérarchie (car tout se tient) :
        « Je me dis souvent que si nous n’avions pas accepté, depuis des générations, de voir étouffer les animaux dans des wagons à bestiaux, ou s’y briser les pattes comme il arrive à tant de vaches ou de chevaux, envoyés à l’abattoir dans des conditions absolument inhumaines, personne, pas même les soldats chargés de les convoyer, n’aurait supporté les wagons plombés des années 1940-1945. Si nous étions capables d’entendre le hurlement des bêtes prises à la trappe (toujours pour leurs fourrures) et se rongeant les pattes pour essayer d’échapper, nous ferions sans doute plus attention à l’immense et dérisoire détresse des prisonniers de droit commun – dérisoire parce qu’elle va à l’encontre du but, qui serait de les améliorer, de les rééduquer, de faire d’eux des êtres humains. Et sous les splendides couleurs de l’automne, quand je vois sortir de sa voiture, à la lisière d’un bois pour s’épargner la peine de marcher, un individu chaudement enveloppé dans un vêtement imperméable, avec une “ pint ” de whisky dans la poche du pantalon et une carabine à lunette pour mieux épier les animaux dont il rapportera le soir la dépouille sanglante, attachée sur son capot, je me dis que ce brave homme, peut-être bon mari, bon père ou bon fils, se prépare sans le savoir aux “Mylaï” de l’avenir. (Mylaï est un village vietnamien dont la population fut massacrée par un détachement américain, nouvelle qui éclata à retardement et fit quelque temps scandale.) En tout cas, ce n’est plus un homo sapiens. »

        Bref, zoo et prison ne sont pas l’un en dessous de l’autre. Ils sont au même niveau. Sauf que dans le second cas, qui nous intéresse ici plus particulièrement, l’enfermement se fait au nom de la justice. Plaisante justice qu’un mur contente !

         
        • Anonyme répond à Sexus Empiricus

          Tout cela renvoie à cette agressivité, cette pulsion de mort qui fait partie de la nature humaine, au même titre que la pulsion de vie. Le danger, c’est le conformisme et l’indifférence : laisser des êtres, hommes ou bêtes, se faire maltraiter en se disant qu’après tout c’est normal.
          Les sables du désert changent plus vite que les mentalités.

          Thomas GREDAT

          • Anonyme

            Oui, nous sommes d’accord sur les ravages du conformisme et de l’indifférence. (La formule sur l’âge de pierre de nos mentalités est impeccable : vous n’avez pas le vent mauvais ; -)

            C’est que nous confondons tout : nous faisons de punir une pulsion ; nous faisons de la justice une brillante procédure, pompeuse et théâtre, où le rapport des forces est tellement inégalitaire.. qu’il en devient obscène. Nous ne savons pas sanctionner décemment : il est plus expédient de honnir, de crier « haro » et de s’en sortir en détournant les yeux. Notre langue naturelle, en fait de justice, n’est que vengeance, châtiment et vindicte. Et bonne conscience.

        • Anonyme répond à Sexus Empiricus

          Hé, Sexus Empiricus, tu t’es privé d’un superbe alexandrin à la fin. Tu aurais pu conclure :
          « Plaisante justice qu’un mur épais contente ! »

          • Sexus Empiricus
            • Posté à 00h40 le 15/07/2007
            • Internaute 6004

            Cher ami,

            Je vous remercie pour ce mur épais .
            (Je me fichais pas mal de l’alexandrin, comme le renard des raisins : ils sont trop verts ! Voilà pourquoi je m’en suis « privé » comme vous l’insinuez, alors que je ne me souciais pas du nombre de pas. 10 ou 12 qu’importe ? Une cellule, comme chacun sait, fait 9 m2...)

            Seriez-vous donc si sensible à la poésie des prisons ? (Je demande pardon, en l’occurrence, à ceux dont le quotidien est un 9 m2, non pas single, mais avec co-locataires en surnombre, bruits 24/24, odeurs et compagnie.)
            Vous connaissez sûrement les lettres de Rilke à un jeune poète.
            « Si votre vie de tous les jours vous paraît trop pauvre, ne vous en plaignez pas ; prenez-en à vous-même, dites vous que vous n’êtes pas assez poète pour évoquer ses richesses, car pour le créateur, il n’y a pas de pauvreté, aucun lieu n’est pauvre ou indifférent. Et même si vous étiez dans une prison, dont les murs ne laisseraient passer jusqu’à vos sens aucun murmure du monde, ne vous resterait-il pas encore votre enfance, cette exquise, royale richesse, ce trésor de souvenirs ? Tournez de ce côté-là votre attention. Cherchez à faire remonter à la surface les sensations englouties de ce lointain passé ; votre personnalité s’affermira, votre solitude s’élargira et deviendra votre demeure du soir, loin de laquelle passera le bruit des autres hommes. Et si, de ce retour vers l’intérieur, de cette plongée dans votre propre monde, des vers arrivent, alors vous ne penserez pas à demander à quiconque si ce sont de bons vers. »
            (« À F.X. Kappus », Paris, 17 février 1903.)

            Vous êtes ce poète - et je vous laisse conclure.

            Bien cordialement.

        4 autres commentaires
  • Camarine
    • Posté à 17h16 le 13/07/2007
    • Internaute 12114

    On ne peut que saluer l’action de Delphine Mercier et espérer que ce 3e juge sera à la hauteur.

    Au delà de ça, est ce de nature à imposer ne serait-ce qu’un bémol à la logique sarkosienne du « tout carcéral » ?

    Je ne savais pas que la Grèce avait été condammée pour un cas comparable. Est-ce que ça a changé quelque chose ? Quoi ? Quels espoirs que ça ait un réel effet ?

    Et à supposer que cette procédure aille jusqu’au bout et que la France soit aussi condamnée que la Grèce... Quels sont les recours possibles contre un... pays ? ? ? Peut-être faut-il dire un Etat...

    Bref, non non je ne suis pas fataliste, je crois que sans escompter de résultat à court ou même moyen terme, il faut encourager ce genre d’action et faire en sorte que les personnes concernées, les détenus, leurs familles et leurs proches, soient informés que c’est possible et qu’il faut oser...

    • Anonyme répond à Camarine

      il est en prison, il a le temps !
      surtout que les amnesties et autre peines alternatives semblent disparaitre ...

  • beaumasque
    beaumasque
    Conseiller municipal d' (...)
    • Posté à 17h24 le 13/07/2007
    • Expert 12155
      Conseiller municipal d' (...)

    Quelques réflexions en vrac sur cette question des prisons

    1°) Il n’y a pas si longtemps nos sociétés trouvaient normal de torturer les prévenus pour leur arracher des aveux. Il fallu attendre 1777 et Pietro Verri avec son ouvrage « observations sur la torture » pour que ce qui était la norme soit remis en cause. Malgré cela, nous continuons à voir des cas de tortures dans l’ensemble des pays du monde soit isolement soit massivement et plus ou moins officiellement.

    La peine de mort ne fut abolie que tardivement dans notre pays et elle est encore extrêmement répandu dans le monde.

    Pour ce qui est de la prison, la barbarie qu’elle représente n’est pas encore ressentie par la grande masse des êtres humains qui trouve tout à fait naturel que l’on y ait recours.

    2°) Aujourd’hui la prison est à la mode, elle devient la réponse démagogique et obscène à tout les maux de notre société. Accident de la route, blessure ou mort par imprudence, partout s’élève des voix pour que soit appliqué des peines de prison.

    Un alcoolique au volant n’est plus un malade (pourtant l’alcoolisme est une maladie) mais un délinquant que l’on doit mettre en prison. Les peines prononcées ne sont jamais suffisantes, jamais assez lourdes, quant à l’obligation de soins ... au mieux on en parle mais sans y mettre les moyens.

    Pourtant aujourd’hui bien d’autre peines et moyens pourraient exister (bracelet électronique, obligation de soins, restriction de déplacement, retrait de permis, amende, travaux d’intérêts généraux …). Mais ce que trop souvent encore il est demandé c’est que le coupable souffre, qu’il ne puisse surtout pas vivre mieux que le dernier des hommes libres (et vu comment aujourd’hui les hommes vivent et surtout le dernier d’entre eux …).

    3°) Longtemps la Justice eut pour objet de réparer le trouble social provoqué par le délit ou le crime. La victime était prise en compte mais elle n’était qu’un des éléments pris en compte. Aujourd’hui c’est à un véritable recul de civilisation auquel nous sommes en train d’assister, à un retour de la loi du Talion.

    La volonté affichée de vouloir mettre au centre de la Justice la victime, de vouloir que la peine infligée soit ressentie comme réparatrice par la victime, qu’elle est un effet thérapeutique sur elle et/ou ses proches, que la justice prenne en compte (à son compte) le désir de réparation (de vengeance) exprimé par les victimes ou leur famille ne peut que conduire à un renforcement de l’usage de la prison. En effet rien, aucune peine de prison, aucune souffrance ne pourra apaiser la douleur d’un parent qui perd son enfant ou un proche.

    Alors nous assistons à l’inflation des peines, à la multiplications des délits, à la pénalisation de comportement (qui hier s’ils étaient considérés comme gênant n’en étaient pas pour autant délictueux), à la mise en place de peine plancher qui demain risque de remettre en cause le principe de l’individualisation de la peine (comme si l’individu était effacée par le délit).

    Pour l’instant nous remplissons des prisons vétustes et insalubres, mais si demain elles étaient neuves et hygiéniques il n’en resterait pas moins que la question de l’emballement carcéral et de ce que cela dit sur notre société resterait posée.

    • bouju
      bouju répond à beaumasque
      • Posté à 21h39 le 13/07/2007
      • Internaute 11377

      D’accord sur toute la ligne avec Beauregard . A lire également : Albert Jacquard ; « Un monde sans prisons ? » (Point virgule) et De la prison à la révolte » (Serge Livrozet) ,édition « l’esprit frappeur » .

      • Anonyme répond à bouju

        Je rajouterais Foucault : Histoire de la prison. Un pavé pas très attirant au premier abord mais tellement instructif. Une leçon d’histoire et de politique.

         
        • Anonyme

          Tant qu’a recommandez un livre je recommande « Tintin & Milou »

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    c’est vrai qu’on n’a pas de quoi être fiers de ce que la France fait en notre nom dans ce domaine

  • Anonyme

    pour information et dans la meme veine, deux casernes de gendarmerie voisines, en Bretagne, la semaine passée, ont été fermées au public. en cause ? L’état de délabrement des locaux devenus dangereux. Personne n’en parle, alors que la fermeture ne concerne pas les gendarmes qui y vivent, a temps complet, avec leur famille.
    Ne pensons pas qu’une atrocité tel qu’a malakof arrive avec un pètage de plomb( !)dû au condition « d’emprisonnement légal non mérité.

    Mal Lu

    • Anonyme

      Où voulez-vous en venir avec ce communiqué ?

  • Alexad
    • Posté à 17h47 le 13/07/2007
    • Internaute 8145

    La répression est en pleine ascension. Le plus vilain côté de l’humain, celui qui crie « à mort » lors de certains procès ou « ce n’est pas assez », est galvanisé de manière insidieuse pour tous délits, au nom de la défense des victimes. 8 par cellule de 4, viol de personnes emprisonnées (qu’elles doivent y être ou non,)manque de soins, de suivi, cette honte est écrasée par le nouvel ordre du « politiquement correct ».

  • ART MONIKA
    • Posté à 18h09 le 13/07/2007
    • Internaute 10855

    ... écrivait Michel Foucault dans sa magnifique analyse du système carcéral. Une prison qui ne rééduque pas (ou simplement, pour certains, qui n’éduque pas)les délinquants, qui ne prend pas en charge les criminels pour leur faire mesurer le « mal » qu’ils ont infligé aux autres, qui ne prépare pas la sortie après la « peine »... ne sert qu’à mettre à l’écart, à protéger (un temps)ceux qui sont dehors... Mais, au bout du compte, on relâche des gens dont la plupart ont perdu tout espoir et qui s’enfoncent un peu plus dans la spirale de la destruction, entraînant d’autres êtres sur leur passage. La prison « recueille » toutes sortes de « dépassements de limites » sans avoir les moyens de les traiter correctement et de façon spécifique.
    Cet été, avec le refus des « grâces présidentielles » et l’application des « peines plancher » la prison va achever de perdre son humanité. Pour le plus grand mal des employés de prisons, des prisonniers, et de la société dans son ensemble.
    Que faire ?

    • Anonyme répond à ART MONIKA

      Beaucoup de « responsables » n’en sont pas à se demander si un détenu doit reprendre espoir avant sa sortie de prison. Ils en restent à la logique de la répression : tu fautes, tu paies, encaisse, et que cela te serve de leçon ! Enfoiré de racaille !
      Il faut croire qu’ils sont aveugles : où a-t-on vu que la répression suffisait à remettre un délinquant dans le droit chemin ? Sur quels exemples s’appuie-t-on ? Où sont les chiffres, alors qu’on fut jadis si prompt à nous brandir ceux de la délinquance ? Entre parenthèses, je m’aperçois que ce genre de danse de Saint Guy connaît un sérieux coup de mou depuis le 6 mai dernier...
      Prôner la réinsertion par la pédagogie est-il un aveu de faiblesse, ou prôner la fermeté par la répression est-il un aveu d’impuissance ?
      Ou de déni ! ?

      Thomas GREDAT

      • Anonyme

        Sur l’exemple de quel pays n’ayant pas de prison notre société pourrait-elle prendre modèle ?
        Sur la base de quel chiffre ou sondage s’appuyer pour affirmer que, si demain on fermait les prisons (insalubres), toute délinquance stopperait ?
        Sur la foi de quel livre actuel (les temps changent,les moeurs et les lois évoluent) peut-on affirmer que c’est la prison, et elle seule, qui fait récidiver ? Dans ce cas, par quoi est arrivé la première privation de liberté ? Comme de l’oeuf ou de la poule, lequel fut le premier à prendre corps ?
        Trop vaste sujet pour moi, je l’avoue ! ! !
        Mais de mettre ça sur des éventuelles lois à venir, voir celles de 2005, je ne comprends pas non plus .

         
        • Anonyme

          Qui a dit qu’il suffirait de fermer les prisons pour éradiquer la délinquance ? Qui a dit que c’était la prison seule qui faisait récidiver ?
          Pour moi aussi le sujet est trop vaste, et je suis loin de prétendre apporter des réponses infaillibles. Je m’interroge seulement, comme beaucoup de personnes ici, sur ce qu’il faut penser d’un pays où les prisons sont insalubres et abritent une loi de la jungle qui régit les rapports entre détenus.
          Le constat qui veut qu’un petit délinquant, ayant été, en prison, au contact de gros caïds, ou simplement livré à lui-même et à cette loi de la jungle, ressorte de taule encore plus endurci, et prêt à récidiver est-il une fiction ?
          La prison n’est pas à l’origine de la délinquance. Mais elle l’aggrave parfois. Et quand bien même ce ne serait pas le cas, l’état des prisons en France est à lui seul un scandale d’Etat.
          Il était important de mettre les choses au point, et, pour parler comme « quelqu’un », je voulais que cela soit dit !

          Thomas GREDAT

        1 autres commentaires
    • Anonyme répond à ART MONIKA

      Combien de fois faudra-t-il vous le répéter la prison n’a jamais eu pour but d’éduquer ou de rééduquer ça c’est l’affaire des camps de concentration staliniens.
      Les prisons sont faites pour punir et rien d’autre.

      Les gardiens de prison sont pas des éducateurs ou des assistantes sociales. On lit n’importe quoi sur ce site.

      • Anonyme

        bravo ! enfin quelqu un qui ne pete pas des plombs sur ce site.qu on cesse de jouer les faux camarades qu on viole votre gosse qu on tue votre conjoint et on verra si vous sonnerz encore les soeurs de charite...les droits des hommes et j en passe.la societe deraille completement !

         
        • Anonyme

          « Qu’on viole votre gosse, qu’on tue votre conjoint » : qui dit mieux ? Vous placez les enchères bien haut.
          Auriez-vous aimé prendre la place de l’instructeur d’Outreau ?

          Les plus gros pédophiles ne sont pas ceux d’Outreau : ils sont dans les familles. Dans la formule : « On viole votre gosse », on c’est dans 99% des cas ton (grand-)père, ton (beau-)frère ou... toi-même. Presque une histoire de linge sale.
          Aussi les violeurs ne sont pas - loin de là - ceux qui surpeuplent les prisons françaises. Pourcentage en augmentation, peut-être, mais pourcentage négligeable.
          Une société de l’enfant roi ne peut qu’avoir le fantasme du « pédophile » comme Ideal-type du bouc émissaire, responsable et justifiant la prison (à défaut des supplices de l’Ancien Régime, ou de la peine de mort).

          Les crimes de sang, là encore, sont rares : pas dans les maisons centrales, certes, mais dans la société. « Qu’on tue votre conjoint » : là encore, « on »... c’est plus souvent soi-même qu’un autre. Hélas !

          Les soeurs de charité sont assurément des sacrées emmerdeuses. Mais les Pères Fouettards des types franchement patibulaires : si « la société » - cette abstraction rassurante, puisqu’elle ne m’implique pas - déraille, merci de ne pas dérailler avec.

        • Anonyme

          Le saviez-vous ? La justice, en France, n’est pas encore la loi du Talion.
          C’est justement parce qu’il faut dépassionner les débats à la suite d’un crime que la justice ne s’applique pas « à la hussarde ».
          Mais vous semblez être un nostalgique de la peine de mort, si l’on lit entre les lignes de votre argumentaire...
          Pourquoi pas...
          Seul problème, ce n’est pas de ça dont il s’agit ici. Simplement d’une chose toute bête : mettre des gens, même criminels, dans des conditions sordides et inhumaines, n’est-ce pas se mettre au même niveau qu’eux ?
          Ce qui déraille, dans la société, comme vous dites, c’est cette bestialité que vous revendiquez.
          Le criminel n’est pas une victime, mais la société n’a pas à se montrer plus « sauvage » ou répressive que ce qui est écrit dans la loi.
          Il faut savoir si l’on « punit » pour le bien de l’individu criminel ou pour la société. Dans les deux cas, la réinsertion du criminel à sa sortie de prison est l’un des meilleurs garants d’une non-récidive. N’est-ce pas là le principal fait que l’on attende ?

          Otto Naumme

        2 autres commentaires
      • Anonyme

        Remarque intéressante sur le fait que la prison n’a pas pour vocation, dans notre système politique qui ne doit heureusement rien à Staline, de rééduquer le citoyen (être comme il faut, penser comme il faut, manger comme il faut, travailler comme il faut, baiser comme il faut, voter comme il faut, etc.).

        Les deux mammelles de la prison en France, c’est « garde » et « insertion ». Or, c’est peu dire que « insertion » est un mot d’ordre subalterne, vague et plus creux que jamais.
        La garde, aux gardiens (les agents sont rôdés : on ne parle plus de matons, ni de garde-chiourme, mais de « personnel de surveillance ») - voilà tout : sécurité est le maître mot, fourre-tout bien entendu, comme tous les gros mots.
        Et l’assistanat ? Il y a bien dans les murs quelques assistantes sociales, certes, mais elles font le même boulot que les « conseillers d’insertion » de la boutique : elles bureaucratisent à outrance, font du chiffre, passent des coups de téléphone, pondent des rapports pour la japperie... Quoi de social là-dedans ? Rien. Liens de pacotilles, pour que la machine tourne et que les magistrats aient bonne conscience : parler « logement » et « emploi » à des taulards, dans les conditions pénales actuelles, et la société que nous connaissons, c’est se moquer du monde.

        Une dernière chose : « Les prisons sont faites pour punir et rien d’autre », dites-vous avec un air exaspéré de devoir enfoncer des portes ouvertes. Soit. Mais, c’est un peu court comme vue.
        Pour punir, comment vous y prenez vous ? Avez-vous déjà puni quelqu’un ? Et pourquoi, et -surtout- comment vous y êtes-vous pris ?
        La Justice réelle, dans notre pays s’y prend, d’une telle façon qu’on ne peut que s’étonner qu’il n’y ait pas plus d’émeutes dans nos prisons.

         
        • Anonyme

          « On ne peut que s’étonner qu’il n’y ait pas plus d’émeutes dans nos prisons. »

          Oui, oui et oui - mais c’est que le Leviathan est très fortiche (les plus grosses dépenses dans le domaine concerne des appareils de sécurité et de surveillance), ou que le pire n’est pas encore arrivé.

          Aussi l’exploit de Pascal Payet aura sans doute redonné une bouffée d’air frais à des milliers de détenus confinés dans l’air vicié, mais à quel prix ?
          L’évasion n’est pas une solution recommandable (soyez sages les voyous ! !) pour faire chuter le taux d’incarcération ni celui de la récidive, mais comment faire ? Prendre en otages ? Se suicider ?

          À défaut de grâce, une journée portes ouvertes serait la bienvenue - le temps de repenser à ce que punir veut dire...

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    Bravo à ce citoyen détenu. De surcroît la plainte a été jugée recevable, ce qui apparaît intéressant à plus d’un titre.
    Les nouvelles régles pénitentiaires (R.P.E) vont bientôt rentrer dans le concret dans l’hexagone, il reste à notre nouvelle ministre de la Justice-Garde des Sceaux a relire les nombreux rapports rédigés depuis l’année 2OOO pour prendre le pouls de la situation catastrophique dans lesquelles se trouvent les prisons.De surcroît, il paraît plus que nécessaire de poser le problème de l’incarcération avant le jugement (sauf bien entendu pour les affaires criminelles) et sans oublier de donner du sens à la peine.
    Je n’oublie pas les victimes qui bien sûr ont le droit à la réparation, à l’information...
    Danyel71

    • Anonyme

      Une plainte recevable c’est en la forme juste la forme. Ce qui veut dire que tous les papiers sont dans le dossier, c’est juste ça et rien d’autre.
      Pour le fond c’est plus tard mais c’est le plus intéressant.

  • Anonyme

    En aout 2004,dans cette même prison,monsieur Johnny Agasucci fût battu à mort par deux codétenus,dont l’un attendait son jugement pour « faits de barbarie » commis sur un autre détenu.

    Bravo à ce monsieur ainsi qu’à mme Delphine Mercier, qui osent braver l’interdit et dénoncer les conditions de rétentions infâmes.
    En espérant que cette plainte puisse améliorer le sort de ces prisonniers...

    A tout hasard,le frère de mme Rachida Dati sera peut-être déféré dans cette prison , étant donné qu’il passe en appel à nancy le 17 juillet , suite à un trafic de drogue (le procureur général a fait appel de la décision du tribunal de grande instance de verdun , jugeant sa peine trop clémente).

    JL

    • Anonyme

      Les faits que vous relatez se sont déroulés à Rouen pas à Nancy

      • Anonyme

        Ces faits se sont bien passés à Nancy.
        A Rouen,c’était en janvier 2006 et, dans l’horreur,je doute que l’on puisse aller plus loin :
        Un détenu avait tué le prisonnier qui partageait sa cellule,et avait consommé une partie de la chair de son cadavre.
        Il y a eu d’autre homicides,ces dernières années en
        France,mais les conditions d’enfermement n’ont pas vraiment évoluéees.
        Les prisons ne vont faire que s’engorger,avec la mise en place des peines plancher et le refus d’amnistie du Président.

    • Anonyme

      A tout hasard etc... est de trop !

      Si je suis d’accord avec la plupart des commentaires qui en fait constatent que la répression et la déhumanisation ne sont pas une solution efficace ( la plupart des personnes en prison en ressortent libre, peine purgée), la référence au frère de rachida Dati est assez malvenue. je ne peux pas dire qu’elle m’enthousiasme depuis qu’elle est garde des sceaux mais utiliser ce fait divers est vraiment bas et vil. Elle n’y est pour rien et n’est pas responsable des agissements de son frère. Elle est concernée à titre privé car cela touche un membre de sa famille et cela doit être suffisament pénible. Ne soyez pas « petit » dans votre argumentation.

  • Anonyme

    Après toutes les enquêtes, rapports, témoignages de détenus célèbres, car ont accès à la parole par médias interposés, l’état de nos prisons ne fait aucun doute, les conditions de détention également.

    L’impératrice, en visite dans nos prisons a dû le noter, pour son empereur de mari ! ! ! ! ! ! .

    Peut-être, cela le rendra sensible aux conditions de détention, lui fera réviser sa non amistie à l’occasion du 14 Juillet, dont le but unique et hypocrite est de désengorger les prisons.

  • Anonyme

    Il serait bon de savoir si les frere de la sinistre de la justice auront les memes conditions de detention ........

  • Anonyme

    Enfin il est prouvé qu’un recours est possible pour protester contre des conditions de détention dont on sait aujourd’hui qu’elles sont indignes d’un pays comme la France, et tout simplement de ce que l’on appelle la civilisation !
    Malheureusement, cette histoire prouve aussi le refus de l’administration pénitentiaire de se remettre en question. En général, un tel refus est justement le signe qu’il y a quelque chose à remettre en question.
    Ecoutez cette émission qui passe le samedi après-midi sur... Europe 1 : « Paroles d’accusés », où d’anciens détenus incarcérés à tort viennent raconter des histoires kafkaïennes.
    Le témoignage qui m’a le plus fait frémir est celui d’un monsieur emmené au Palais de Justice d’une grande ville de France pour avoir refusé d’avouer un délit dont il n’était pas coupable. Cet homme raconte qu’attendant son audition dans une cellule, il s’est aperçu qu’elle était tapissée de... Disons de matières organiques. Il n’y avait pas de papier-toilettes dans les WC de la cellule. Ensuite, la juge d’instruction lui a signifié son incarcération. Procédure irrégulière, une telle décision appartenant au juge des libertés. Cet homme doit d’être libre à la présence d’esprit de son avocate.
    Si les paroles de ce monsieur et de tous ceux qui disent avoir vécu des expériences semblables sont vraies, il y a de quoi avoir peur d’une justice qui semble moins soucieuse de confondre les coupables que d’humilier les êtres. Pour des raisons que seuls des psychanalystes pourraient éclairer.
    Emprisonner des hommes dans des établissements vétustes, dans des conditions d’hygiène déplorables, c’est leur dire qu’ils ne sont pas des hommes, qu’ils ne sont pas même des bêtes. Il est tellement agréable d’humilier des êtres en se persuadant qu’ils ont mérité ce qu’ils subissent. Mentalité du XIXème siècle au début du XXIème.
    Ce détenu aura beaucoup de mal à remporter son combat. Mais j’ai le douloureux désir que la Cour Européenne des Droits de l’Homme donne raison à ce monsieur et inflige un blâme à mon pays, notre pays, la Patrie des Droits de l’Homme, qui depuis longtemps ne mérite plus de porter ce surnom.

    Thomas GREDAT

  • Anonyme

    Comme je l’ai dit hier dans un article sur les prisons et le système carcéral en Haiti (Lien), la France devrait faire le ménage chez elle avant d’aller voir chez les autres pour essayer de donner des leçons de Droits de l’Homme...

    T. Rebecchi

  • Anonyme

    Bravo pour cet article. La France a déjà été condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour barbarie, concernant cette détenue qui a dû accoucher menottée aux barreaux du lit et que la « matonne » n’a pas même laissé voir l’enfant.
    Ce ne sont pas les mêmes questions juridiques, les mêmes conséquences, mais le débat reste le même : jusqu’où peut aller la bonne conscience d’humilier et punir ceux qui ont fauté ?
    Quand pourra-t-on retenir la responsabilité de l’Etat pour ceux qui ont contracté le VIH suite aux viols ? Plus besoin de La Veuve, la promiscuité et le cautionnement suffisent...
    Je serai très attentive à la suite de cette affaire.

  • Anonyme

    Sarko 1er, qui a de la suite dans les idées et n’oublie pas sa profession, veut faire du corporatisme et donner du travail à ses collègues avocats. Il nous a abreuvé du droit au logement opposable. Il est donc tout-à-fait normal et naturel que certains défendent leur droit à la dignité opposable.
    Tous mes encouragements vont à ce détenu. D’autre part, je ne serais pas mécontent que ce droit opposable revienne comme un boomerang dans le nez de ceux qui l’ont lancé.

    • Anonyme

      Votre intro est bien trouvée, mais elle va un peu vite en besogne : « Sarko 1er, qui a de la suite dans les idées et n’oublie pas sa profession, veut faire du corporatisme et donner du travail à ses collègues avocats. »
      Car il y a avocat et avocat : tous ne sont pas aux mêmes services, ni aux mêmes causes. Un commis d’office ne vaut pas l’avocat prestigieux qu’on s’achète à prix d’or.
      Et puis l’avocat d’affaires vient rarement défendre son client dans une commission de discipline d’un établissement pénitentiaire. D’une façon générale, les affaires les plus juteuses mènent (très) rarement en prison : le parc des prisonniers ne se limite pas à la Santé !
      Qui osera soutenir que la justice de classe n’est pas une fiction ?

      • Sexus Empiricus
        • Posté à 00h55 le 15/07/2007
        • Internaute 6004

        Bonsoir,

        Je ne suis pas sûr de comprendre votre question.
        Selon vous, l’expression « justice de classe » est-elle une fiction, un lieu commun, une formule creuse ? Ou bien, au contraire, un état de fait dans notre Etat de droits ?

        Dans son principe, la peine de prison consiste en simple privation de liberté (d’aller et venir, de circuler dans l’espace, de se déplacer à sa guise) - et rien d’autre. Le principe, dans la réalité, se décline en mille autres privations insidieuses et mesquines, qui portent atteinte au beau principe.

        Or, la réponse pénale s’applique en effet prioritairement aux déclassés de la société. Il paraît ( ?) que la population maintenue sous écrou ressemble plus au « lumpen-prolétariat » qu’à la jeunesse dorée.
        C’est effectivement bizarre comme phénomène...

  • Anonyme

    LE PRISON SONT TROP BIEN POUR CEUX QUI ON COMMIS UN DÉLIT. C’EST TOUT.

    • Anonyme

      C’est tout ?

      Bon, intéressant comme point de vue : trop bien, les prisons (pour ceux qui ont commis un délit). Paraît que c’est le cleub mède. Un ami maton m’a dit.
      De là à dire qu’on devrait restaurer les bûchers aux sorcières, non : tel est notre humanisme, telle est notre clémence, notre magnanimité.

      Mais que ceux qui ont commis un délit s’abrutissent à petit feu entre quatre murs, oeilleton, télé et promenade en cage, - on s’en fout, c’est ça ? On n’en a rien à foutre ?

      Si vous avez les idées aussi courtaudes que votre sens du bien, « chapeau bas » ! Et puis non : je retire le chapeau. C’est bas, - tout court.

      • Anonyme

        C’est la mode du courtaud et des idées courtaudes ces temps ! ! !

      • Anonyme

        MAIS NON TA RIEN COMPRI A CE QUE G’AI DIT.
        LE PRISON TROP BIEN POUR CEUX QU ON COMMIS UN DELI. LA PREUVE ? DES CANDIDAT AU DERNIER ELECTION ON PAS FAIT BEAUCOUP DE PRISON MEME A LA SANTE. C’ES QUE LE PRISON, MEME A GRASSE (OU PAS GRACE 14 JUILLET), TROP BIEN POUR CES VOYOU.

         
        • Anonyme

          La reconnaissance vocale a encore des progrès à faire. Par exemple apprendre à être plus explicite que le dicteur, - et, accessoirement, à déverrouiler son clavier... (et nos propres prisons intérieures ; -)

        1 autres commentaires
  • toktomi
    • Posté à 20h25 le 16/07/2007
    • Internaute 9821

    c est prévu la fourniture de prison bouigues,
    il doit etre condamné à une longue peine ce gars là,autant réclamer maintenant que sarko est élu.

  • Anonyme

    Extraits d’un article de Laurence DEQUAY : « Si l’abus de grâce nuit, l’impéritie aussi », dernier numéro de Marianne, page 11.
    « (...) en prenant cette décision historique sans avoir réglé le lancinant problème de la surpopulation carcérale, le chef de l’Etat met réellement en danger la santé des détenus. Ainsi cet été, plus de 18000 prisonniers, en surnombre dans les maisons d’arrêt s’entasseront, parfois à même le sol, dans des cellules vétustes. Ces conditions de détention ne respectent ni les textes internationaux, qui proscrivent les traitements inhumains, ni les normes préfectorales relatives aux établissements accueillant des publics. (...) des conditions indignes de détention qui, de surcroît, exposent indûment les personnels pénitenciers. »

    Thomas GREDAT

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